Au Raizet : Clôture du mois du Rosaire et invitation à poursuivre la prière avec Marie

Informations

lundi 2 novembre 2026
Diocèse de Guadeloupe

Le samedi 31 octobre 2026, les Équipes diocésaines du Rosaire se sont réunies à l’église Saint-Michel du Raizet pour clôturer le mois du Rosaire. Une journée de témoignages, d’enseignement et de prière, au cours de laquelle le père Gérard FOUCAN, vicaire général du diocèse, a invité les fidèles à cultiver l’humilité à l’exemple de Marie et à faire du chapelet un compagnon de route tout au long de l’année.

Une journée de rencontre, de témoignages et de prière

La journée a débuté par un temps d’accueil avec le père SAMBOU, aumônier des Équipes diocésaines du Rosaire, et le père Frédéric CAPO, curé de la paroisse.

Plusieurs témoignages ont nourri cette rencontre : celui d’une religieuse de Saint-Joseph de Cluny en Martinique, un autre d’une « petite étoile » qui, après un pèlerinage à Lourdes, a évoqué sa guérison, celui aussi d’une autre « petite étoile », membre des Équipes du Rosaire en Seine-Saint-Denis, de passage en Guadeloupe.

Un temps d’adoration et un enseignement du père Frédéric CAPO autour de la dévotion mariale ont également rythmé cette journée. En fin de matinée, les participants se sont rassemblés pour l’Eucharistie, présidée par le père Gérard FOUCAN.

Les Équipes du Rosaire : prier avec Marie, au cœur de la vie quotidienne

Dans notre diocèse, où la dévotion mariale est profondément ancrée, les Équipes du Rosaire offrent un cadre fraternel pour vivre cette foi au quotidien. Ce mouvement de prière, de spiritualité mariale et d’apostolat, invite à méditer la vie du Christ avec Marie.

Son fonctionnement repose sur deux rendez-vous complémentaires : une rencontre mensuelle chez l’un des membres, pour méditer ensemble la Parole de Dieu à l’aide du feuillet Le Rosaire en Équipe, et une prière personnelle quotidienne autour d’un mystère du Rosaire, en communion avec les autres équipiers. La prière se prolonge ainsi dans les maisons et dans la vie de chacun, en entretenant des liens de soutien et de fraternité.

La journée de clôture du mois du Rosaire au Raizet s’inscrivait dans cette démarche : se retrouver, partager sa foi et renouveler son engagement à suivre Jésus avec Marie.

L’homélie du père Gérard FOUCAN : L’humilité, un regard lucide sur soi et bienveillant sur les autres

Dans sa prédication s’appuyant sur l’Evangile du samedi 31 octobre (Lc 14, 1.7-11), « Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé », a livré un véritable enseignement sur l’humilité. « En préparant cette homélie, je me suis dit que, au sujet de certaines personnes, qu’elles peuvent parfois être tenté de penser, de dire, « a pa jé on tala, la tè paka poté’y ». Oui, dans l'Église, comme hors de l'Église, nous rencontrons en effet des personnes qui sont orgueilleuses, qui souffrent d'un manque d'humilité. Il y a aussi des personnes qui ont une fausse modestie en disant : « Moi, au niveau de l'humilité, je suis imbattable. » Eh bien justement, la page d’évangile que nous venons d'entendre nous donne une belle leçon d'humilité. Il faut savoir que le mot « humilité » vient du latin « humus », qui évoque le niveau du sol, mais aussi l'idée d'une condition humaine avec ses faiblesses et ses qualités. Tiré de la poussière du sol, l'homme est empreint de l'image de Dieu. Il est appelé à développer toutes ses potentialités » a dit Père Gérard à l’entame de son homélie.

« L'humble est celui qui se voit avec un regard lucide. Il voit ses richesses, mais aussi ses pauvretés. Il porte sur les autres un regard bienveillant qui reconnaît toujours en eux quelque chose de positif. Quelque chose qu'il n'a pas lui-même et qu'il accepte de recevoir d'eux. À l'opposé, l'orgueilleux ne voit que lui, il est enfermé en lui-même. Et dans le mot « enfermé » on trouve le mot « enfer ». Son regard sur les autres est réducteur et destructeur parce que leurs qualités, leurs réussites lui font une honte qu'il ne supporte pas » a-t-il poursuivi.

Marie, un modèle d’humilité

« Avec la page évangile, comprenons que le chef des pharisiens invite Jésus à sa table. Il y a beaucoup d'invités. Il y a beaucoup de pharisiens qui sont heureux de se retrouver à la table avec Jésus, car ils vont avoir le temps de lui poser des questions embarrassantes. Mais, fidèle à lui-même, Jésus ne va pas se laisser faire. Resté à l'écart, il remarque l'empressement des orgueilleux à prendre les premières places. Leur chef a bien du mal à leur faire comprendre qu'il faut céder la place d'honneur à Jésus. Et quand il l'invite à approcher, Jésus leur donne une leçon de bonne éducation et surtout d'humilité. Évidemment, cette leçon d'humilité nous concerne. Est disciples du Christ, celui qui, comme lui, s'abaisse pour être relevé. Alors comment cela se traduit-il dans notre vie quotidienne, nos relations, nos responsabilités, mais aussi au sein de notre communauté paroissiale ? Aujourd'hui, avec ce récit évangélique, Jésus nous invite à changer de logique » a prêché également le vicaire général de notre diocèse.

« Et pour apprendre cette humilité, nous avons un merveilleux modèle : la Vierge Marie. Jésus conclut son enseignement par cette parole : « Qui s'élève sera abaissée, qui s'abaisse sera élevée. Marie aurait pu se glorifier d'avoir été choisie par Dieu pour devenir la mère du Sauveur. Et pourtant, dans son Magnificat, elle proclame :  Le puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom.  Autrement dit, Marie reconnaît que tout vient de Dieu. Elle ne s'attribue pas la gloire. Elle rend grâce au Seigneur. Elle ne cherche pas la première place. Elle laisse toute la place à Dieu. Oui, Marie a vécu cette humilité jusqu'au bout. Elle a accueilli la volonté de Dieu, même lorsqu'elle ne comprenait pas tout. Elle a gardé les événements dans son cœur. Elle est demeurée fidèle à sa mission » a ajouté Père Gérard.

Servir sans rechercher les premières places

« Alors, frères et sœurs, dans nos engagements respectifs, posons-nous les questions suivantes : Est-ce que je fais pour aider ou pour être remarqué, pour le m'as-tu vu ? Est-ce que je cherche à faire grandir les autres ou au contraire à montrer que je suis indispensable ? Et quand je suis cloué sur mon lit d'hôpital ou chez moi, tout’ bitin mô, ayen paka fonksyonné ankô. Alors ça m'a fait penser, ce n'est pas écrit sur mon papier, il y a quelques années, je ne sais plus de quel service il s'agissait, mais peu importe. Un confrère me disait : « Père Gérard, tel service n'arrive pas à avoir du monde parce que c'est un service où les gens ne sont pas assez en avant. C'est une réalité, avouons-le » a tenu à rappeler le vicaire général.

Puis, il poursuivi en ces termes. « Vierge Marie, humble servante du Seigneur, apprends-nous à ne pas rechercher les premières places, mais à rechercher la volonté de Dieu. Apprends-nous à servir sans orgueil, à aimer sans calcul et à faire confiance au Seigneur qui élève les humbles. Que notre vie puisse reprendre les mots de ton Magnificat : Le Puissant fit pour moi des merveilles. Marie, modèle d'humilité, conduis-nous à Jésus et apprends-nous à servir avec un cœur humble et généreux ».

Le mois du Rosaire se termine, mais la prière continue

« Bien évidemment, vous le savez, cette messe est dans le cadre de la clôture du mois du rosaire. Le mois du rosaire se termine. Ce n'est pas pour autant qu'il faut laisser notre chapelet prendre de la poussière. Je pense que nous sommes bien tous d'accord. Le mois du rosaire se termine, mais la prière continue. Alors nous pouvons prendre un engagement simple. Justement, ne pas laisser notre chapelet prendre la poussière et en faire un compagnon de route. Quand nous aurons peur, prier ! Quand nous serons découragés, prier ! Quand nous serons heureux, rendons grâce ! Et lorsque nous ne saurons plus comment avancer, prenons la main de Marie et laissons-là nous conduire vers Jésus. Oui, frères et sœurs, nous célébrons actuellement la clôture du mois du rosaire. Le mois du rosaire se termine, mais le rosaire continue. Le mois d'octobre s'achève, mais la Vierge Marie reste avec nous et ne l'oublions jamais, Jésus nous attend chaque jour dans la prière. Amen » a conclu Père Gérard FOUCAN dans son homélie.

Une mission portée tout au long de l’année

Notre récit de ce temps fort est aussi l’occasion de saluer le travail réalisé par Mme Solize ANDRE, responsable diocésaine des Équipes du Rosaire, et par son bureau. Leur engagement tout au long de l’année, et particulièrement durant ce mois du Rosaire, accompagne la vie du mouvement dans notre diocèse.

Les Équipes du Rosaire interviennent également régulièrement sur les antennes de Radio Massabielle. Ces rendez-vous prolongent l’invitation à prier avec Marie, au-delà des rencontres et du seul mois d’octobre.

Le service diocésain de la communication (Avec Béatrice APPATORE)

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