Célébrations du 8 mai : L’Eglise catholique en Guadeloupe marque sa présence


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vendredi 8 mai 2026
Diocèse de Guadeloupe

C’est le Père Isadan KOUKA-MBEMBA, Supérieur Majeur des prêtres Spiritains en Guadeloupe qui représenta notre diocèse aux cérémonies officielles du 8 mai, cette année, sur la Place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre. A Basse-Terre, sur le Champs d’Arbaud, Père Edouard SILENE, vicaire à Basse-Terre, était invité lui-aussi, à être là pour notre Eglise, à la demande du vicaire général et en l’absence de Mgr Philippe GUIOUGOU qui achevait en cette fin de semaine, son déplacement à Rome.

Cette année, c’est donc le Père Isadan KOUKA-MBEMBA, Supérieur Majeur des prêtres Spiritains en Guadeloupe qui représenta notre diocèse aux cérémonies officielles du 8 mai, sur la Place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre. En l’absence de Mgr Philippe GUIOUGOU qui devait achever samedi 9 mai son déplacement à Rome, et du vicaire général, Père Gérard FOUCAN, retenu à l’assemblée générale des Centres de Préparation au Mariage (CPM), à Prise d’Eau ce jour, Père Isadan a ainsi répondu à la demande du bras droit de Mgr Philippe de représenter notre Église à cette commémoration. Père Edouard SILÈNE, vicaire des paroisses de Basse-Terre, avait pour sa part été invité à en faire de même sur le Champs d’Arbaud, à Basse-Terre, aux côtés des autorités civiles et militaires également.

L’an dernier, la participation de Mgr Philippe GUIOUGOU, évêque de Guadeloupe, aux commémorations à Pointe-à-Pitre avait été très appréciée. La présence de l’Eglise catholique de notre territoire à ces célébrations du souvenir peut s’interpréter à plusieurs niveaux : historiques, symboliques et pastoraux.

Une mission de mémoire et de prière

D’abord, il faut rappeler que le 8 mai 1945 ne célèbre pas seulement un événement militaire, mais la fin d’un conflit mondial marqué par des souffrances humaines immenses. Dans ce cadre, l’Église se sent légitime à être présente comme porteuse d’une mémoire spirituelle, notamment autour de la paix, du deuil et de la réconciliation. Plus encore dan le contexte actuel de conflits armés dans le monde.

La participation du diocèse s’inscrit par conséquent dans la tradition de l’Église d’accompagner les moments de mémoire collective. Elle rappelle le souvenir des morts, la reconnaissance envers ceux qui ont combattu, et la nécessité de prier inlassablement pour la paix. Comme ce sera du reste le cas, dimanche 10 mai 2026, à la Chapelle du CPSO, où Mgr Philippe, de retour de Rome, présidera une célébration eucharistique pour la paix au Liban et au Moyen Orient, dans le rite maronite avec la communauté libanaise de notre diocèse. S’agissant des cérémonies du 8 mai, la présence de notre Eglise dans un cadre républicain et laïque, se veut porteuse d’une offre de sens spirituel à un événement historique.

Le signe d’une coopération avec les autorités civiles

En Guadeloupe, territoire français d’outre-mer, de nombreux Guadeloupéens ont participé à la Seconde Guerre mondiale. L’Église locale, profondément enracinée dans la société, accompagne donc naturellement ces commémorations comme acteur historique et social. La représentation de l’évêque, montre une volonté de continuité : même en l’absence de son Pasteur et de son vicaire général empêché, le diocèse tient à être visible. Cela traduit une responsabilité institutionnelle, et un souci de proximité avec la population. Mais aussi une volonté de ne pas laisser ce moment sans dimension spirituelle, et de marquer que la paix célébrée dépasse le seul cadre politique.

Rappelons qu'au regard de la laïcité en France, la participation d’un représentant religieux à une cérémonie officielle est admise tant qu’elle reste dans un cadre non cultuel et respectueux de la neutralité de l’État. La présence d’un représentant (comme le supérieur des Spiritains) à la demande du vicaire général montre toutefois une forme de coordination implicite  et en bonne intelligence avec les autorités civiles, à l'image de ce qui se vit dans l'ensemble de nos paroisses.

En résumé, la présence de l’Église catholique en Guadeloupe lors des cérémonies du 8 mai relève moins d’une revendication institutionnelle que d’une mission d’accompagnement de la mémoire collective. Elle exprime une continuité : celle d’une Église qui, même dans un cadre laïque, rappelle à chacun, par l’annonce même silencieuse de la Bonne Nouvelle, est appelé dans sa mission de baptisé à être un artisan de paix et de respect de la dignité humaine, et non de guerre ou de toute autres formes de violences. 

Thierry FUNDERE, service diocésain de la communication

 

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