Au Sacré-Cœur : La messe mensuelle en espagnol s'inscrit dans les habitudes


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dimanche 19 avril 2026
Diocèse de Guadeloupe

Dimanche 19 avril 2026, à 18h, l’église du Sacré-Cœur de Pointe-à-Pitre a été remplie d’une atmosphère particulièrement chaleureuse et fraternelle. À l’occasion de la messe mensuelle en espagnol, portée par la pastorale des migrants du diocèse de Guadeloupe, des fidèles originaires de Saint-Domingue, de Cuba, du Venezuela, de Colombie et d’autres pays d’Amérique latine se sont rassemblés pour prier ensemble.

Au fils des mois, depuis son lancement, cette célébration attire un nombre croissant de fidèles hispanophones qui vivent en Guadeloupe. Elle ne se limite pas à une simple messe dans une autre langue : elle devient un véritable lieu de rencontre, où la foi s’exprime avec des accents variés, des gestes culturels riches et une joie profondément communicative. De nombreux fidèles guadeloupéens s’y associent également, découvrant ainsi la richesse spirituelle de ces communautés et s’unissant à leur manière de vivre la foi.

Dès le début de la célébration, les chants et la participation active de l’assemblée ont manifesté une foi vivante, incarnée dans des cultures différentes mais unies par un même Évangile. Ce dimanche, la messe était présidée par le père Herman EKO, prêtre spiritain, vicaire de la paroisse Saint-Louis du Gosier. Le père Gino De la Cruz, habituellement célébrant, avait rejoint la chorale, mettant ainsi son talent au service de la prière commune. Cette configuration illustre la richesse du presbyterium de Guadeloupe, où plusieurs prêtres maîtrisent différentes langues, au service d’une Église toujours plus ouverte.

Une Église en Guadeloupe aux multiples langues, mais qui bat au rythme d'un seul cœur

Parmi les moments marquants, celui de la paix du Christ a particulièrement touché l’assemblée. Loin d’un simple geste formel, il s’est vécu dans une grande intensité fraternelle, à travers des accolades sincères échangées entre fidèles de cultures et d’origines diverses. Une image concrète de l’Église comme famille, unie dans la paix.

L’Évangile proclamé ce jour-là relatait le récit des disciples d’Emmaüs. Ces deux hommes, bouleversés et désorientés, marchaient sans reconnaître le Christ qui les accompagnait. Ce passage a trouvé un écho profond dans la vie de nombreux fidèles présents. Beaucoup ont quitté leur pays, parfois dans des conditions difficiles, et vivent en Guadeloupe une forme de cheminement intérieur, mêlé d’espérance et d’incertitude. Comme les disciples d’Emmaüs, ils découvrent peu à peu que le Christ marche à leurs côtés, dans l’écoute de la Parole et le partage du pain.

Dieu rejoint chacun sur son chemin

L’homélie a ainsi souligné ce lien entre l’Évangile et la vie concrète des migrants : Dieu rejoint chacun sur son chemin, même dans l’exil ou le déracinement, et transforme les cœurs. La tristesse laisse place à la joie, le doute à la foi. L’Eucharistie devient alors ce moment privilégié où, comme pour les disciples d’Emmaüs, les cœurs se remettent à brûler en reconnaissant la présence du Ressuscité.

Présent à cette célébration mensuelle, le consul général de la République dominicaine en Guadeloupe, et pour l’ensemble des régions françaises de la Caraïbes, Georges Robles Rodriguez, a dit avec émotion combien il est important pour ses compatriotes de vivre ainsi leur foi au sein de notre diocèse. Le consul a rappelé que ce mois d’avril est vécu dans le recueillement par la communauté dominicaine, un an après le triste souvenir de l'effondrement d'une discothèque à Saint-Domingue qui avait fait près de 300 morts, dont le célèbre chanteur de merengue Rubby Pérez qui se produisait sur scène.

Un manque désormais comblé

Térésita Ramirez, qui vit en Guadeloupe depuis 1993, fait partie de la pastorale des migrants et de la communauté catholique des fidèles originaires de la République Dominicaine qui vivent ici. Elle a exprimé toute sa reconnaissance pour ce que le Seigneur a rendu possible. « Cela nous manquait ici en Guadeloupe. Nous venons d’un pays chrétien, alors ça nous manquait vraiment d’assister à la messe et de vivre notre foi. Alors une fois par mois, c’est déjà bien pour le moment, mais j’espère que cela évoluera pourquoi pas. C’est avec joie que nous constatons que les fidèles de notre communauté répondent de plus en plus présents et nous continuerons à les mobiliser en ce sens. Mais pour un début nous pouvons déjà dire que c’est une réussite. Merci Seigneur aussi que nous ayons un prêtre dominicain, le Père Gino DE LA CRUZ, je crois que cela permettra au peuple, petit à petit de mieux s’intégrer. Merci aussi à l’évêque, Mgr Philippe GUIOUGOU, qui nous soutient. Merci Seigneur, merci à la Guadeloupe, merci à tous » nous a-t-elle confié.

Cette messe mensuelle en espagnol apparaît ainsi comme bien plus qu’une initiative pastorale : elle est le signe d’une Église qui accueille, qui s’adapte et qui se laisse enrichir par la diversité de ses membres. Elle est aussi une invitation à l’unité, où chaque culture apporte sa manière propre de vivre et de célébrer la foi.

En cette soirée d’avril, à Pointe-à-Pitre, la Basilique du Sacré-Cœur avait un visage latino, un accent caribéen… mais surtout, elle révélait son visage universel : celui d’une communauté de fidèles - rassemblée dans le Christ -, qui par leur diversité sont une belle grâce pour le diocèse de Guadeloupe.

Le service diocésain de la communication

POUR ALLER PLUS LOIN 

En el Sagrado Corazón: la misa mensual en español se consolida como una costumbre

El domingo 19 de abril de 2026, a las 18:00 horas, la iglesia del Sagrado Corazón de Pointe-à-Pitre se llenó de una atmósfera particularmente cálida y fraterna. Con motivo de la misa mensual en español, impulsada por la pastoral de migrantes de la diócesis de Guadalupe, fieles originarios de Santo Domingo, Cuba, Venezuela, Colombia y otros países de América Latina se reunieron para rezar juntos.

Mes tras mes, esta celebración atrae a un número creciente de fieles hispanohablantes que viven en Guadalupe. No se trata simplemente de una misa en otro idioma: se convierte en un verdadero espacio de encuentro, donde la fe se expresa con acentos variados, gestos culturales ricos y una alegría profundamente contagiosa. Muchos fieles guadalupeños también participan, descubriendo así la riqueza espiritual de estas comunidades y uniéndose a su manera de vivir la fe.

Desde el inicio de la celebración, los cantos y la participación activa de la asamblea manifestaron una fe viva, encarnada en culturas diferentes pero unidas por un mismo Evangelio. Ese domingo, la misa fue presidida por el padre Herman EKO, sacerdote espiritano y vicario de la parroquia San Luis de Le Gosier. El padre Gino De la Cruz, habitualmente celebrante, se unió al coro, poniendo así su talento al servicio de la oración común. Esta configuración ilustra la riqueza del presbiterio de Guadalupe, donde varios sacerdotes dominan diferentes lenguas, al servicio de una Iglesia cada vez más abierta.

Una Iglesia de múltiples lenguas, pero un solo corazón

Entre los momentos más destacados, el de la paz de Cristo conmovió especialmente a la asamblea. Lejos de ser un simple gesto formal, se vivió con gran intensidad fraterna, a través de abrazos sinceros intercambiados entre fieles de diversas culturas y orígenes. Una imagen concreta de la Iglesia como familia, unida en la paz.

El Evangelio proclamado ese día relataba el episodio de los discípulos de Emaús. Estos dos hombres, conmovidos y desorientados, caminaban sin reconocer a Cristo que los acompañaba. Este pasaje encontró un eco profundo en la vida de muchos fieles presentes. Muchos han dejado su país, a veces en condiciones difíciles, y viven en Guadalupe un proceso interior marcado por la esperanza y la incertidumbre. Como los discípulos de Emaús, descubren poco a poco que Cristo camina a su lado, en la escucha de la Palabra y en la fracción del pan.

Dios sale al encuentro de cada uno en su camino

La homilía subrayó así este vínculo entre el Evangelio y la vida concreta de los migrantes: Dios sale al encuentro de cada uno en su camino, incluso en el exilio o el desarraigo, y transforma los corazones. La tristeza deja lugar a la alegría, la duda a la fe. La Eucaristía se convierte entonces en ese momento privilegiado en el que, como para los discípulos de Emaús, los corazones vuelven a arder al reconocer la presencia del Resucitado.

Presente en esta celebración mensual, el cónsul general de la República Dominicana en Guadalupe y para el conjunto de las regiones francesas del Caribe, Georges Robles Rodríguez, expresó con emoción cuán importante es para sus compatriotas poder vivir así su fe dentro de nuestra diócesis. El cónsul recordó que este mes de abril se vive en recogimiento por la comunidad dominicana, un año después del triste recuerdo del derrumbe de una discoteca en Santo Domingo que dejó cerca de 300 muertos, entre ellos el célebre cantante de merengue Rubby Pérez, que se presentaba en el escenario.

Una carencia ahora colmada

Térésita Ramírez, que vive en Guadalupe desde 1993, forma parte de la pastoral de migrantes y de la comunidad católica de fieles originarios de la República Dominicana que viven allí. Expresó su profundo agradecimiento por lo que el Señor ha hecho posible. «Esto nos hacía falta aquí en Guadalupe. Venimos de un país cristiano, y realmente extrañábamos poder asistir a misa y vivir nuestra fe. Por ahora, una vez al mes ya está bien, pero espero que esto evolucione, ¿por qué no? Con alegría constatamos que los fieles de nuestra comunidad responden cada vez más y seguiremos movilizándolos en este sentido. Pero para un comienzo, ya podemos decir que es un éxito. Gracias Señor también por tener un sacerdote dominicano, el padre Gino De la Cruz; creo que eso permitirá al pueblo integrarse poco a poco. Gracias también al obispo, Mons. Philippe Guiougou, que nos apoya. Gracias Señor, gracias a Guadalupe, gracias a todos».

Esta misa mensual en español aparece así como mucho más que una iniciativa pastoral: es el signo de una Iglesia que acoge, que se adapta y que se deja enriquecer por la diversidad de sus miembros. Es también una invitación a la unidad, donde cada cultura aporta su propia manera de vivir y celebrar la fe.

En esta tarde de abril, en Pointe-à-Pitre, la basílica del Sagrado Corazón tenía un rostro latino, un acento caribeño… pero sobre todo revelaba su rostro universal: el de una comunidad de fieles —reunida en Cristo— que, por su diversidad, constituye una hermosa gracia para la diócesis de Guadalupe.

El servicio diocesano de comunicación

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