« Vainqueur du match de la Foi »


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dimanche 5 avril 2026
Diocèse de Guadeloupe

Nous publions l’homélie de Père Paulin, curé de la paroisse de Sainte-Bernadette dans les Grands-Fonds, à l’occasion de la messe du dimanche de Pâques, dimanche 5 avril 2026.

Frères et sœurs bien-aimés,

Ce matin, la lumière est différente. Hier encore, nous étions dans la nuit de la Vigile, autour du Cierge pascal. Aujourd’hui, le soleil de Pâques se lève, et avec lui, une joie qui ne vient pas du monde. Regardez : le tombeau est vide !  Et je veux vous dire, avec toute la force de cette fête : Le match n’était pas fini.   Nous avions commencé la Semaine Sainte dans l’enthousiasme des Rameaux. Puis tout s’est accéléré : le Jeudi saint, le vendredi de la Passion, le silence écrasant du samedi. 


Pour les disciples, tout semblait terminé. Ils étaient enfermés, le cœur brisé : « Nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël… », disent les disciples d’Emmaüs. Mais Dieu ne s’est pas arrêté au verdict du vendredi. Il a refusé que la croix soit le score final. La nuit des nuits, dans l’obscurité la plus profonde, Dieu joue à la prolongation. Et au premier rayon de l’aube, Il a marqué le but le plus décisif de l’histoire humaine : « Il n’est pas ici ! Il est ressuscité, comme il l’avait dit ! »   


Frères et sœurs, ces trois mots changent tout : Ils changent le sens de nos souffrances, de nos échecs, de nos deuils, de nos nuits les plus longues. La Résurrection n’est pas une belle histoire du passé. C’est la victoire définitive qui éclaire notre présent et notre avenir. Regardez comment Dieu procède : Ce n’est pas à des rois ni dans un palais qu’Il annonce la Bonne nouvelle. C’est à des femmes courageuses qui viennent au tombeau de grand matin. C’est à Pierre, encore marqué par ses reniements. C’est à deux disciples qui marchaient tristement vers Emmaüs, dans la mauvaise direction.

Tous ces premiers témoins étaient des véritables athlètes blessés : Marie-Madeleine pleurait son deuil… et elle devient le premier apôtre de la Résurrection. Pierre portait la honte de trois reniements… et Jésus lui confie quand même son troupeau. Les disciples d’Emmaüs avaient le cœur lourd… et soudain, sur la route, leurs cœurs se sont mis à brûler. Après la faction du pain, Ils ont fait demi-tour et sont repartis en courant, pleins de feu.


Voilà le style de Dieu : Il choisit les blessés, les déçus, les fragiles, pour en faire les porteurs de la plus grande joie. Et aujourd’hui, par cette Eucharistie, Il nous dit à nous aussi : « Tu joues maintenant en mon équipe pascal, l’équipe ses ressuscités. En à croire saint Paul, ce n’est plus toi qui vit, mais le Christ qui vit en toi. Pour tout dire, même quand tout paraît ordinaire ou difficile, la flamme que personne ne peut éteindre, ta flamme de résurrection brille en Jésus.

Joyeux et fructueuse Pâques à tous !

Père Paulin MUTORO, curé de la paroisse Sainte-Bernadette des Grands-Fonds

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