A Saint-Pierre et Saint-Paul, à Pointe-à-Pitre : les fidèles rassemblés pour la célébration de la Passion du Christ


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vendredi 3 avril 2026
Diocèse de Guadeloupe

Vendredi Saint 3 avril 2026, à 15h, en l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre, de nombreux fidèles se sont réunis pour la célébration de la Passion du Christ. Un Office qu’a présidé le Père Gérard FOUCAN, curé de la paroisse, avec à ses côtés son vicaire, le Père Jacques AGOSSOU.

Cette célébration solennelle de l’Office de la Passion du Seigneur, présidée par le Père Gérard Foucan, curé de la paroisse, accompagné de son vicaire, le Père Jacques Agossou, a plongé l’assemblée dans une atmosphère de silence, de prière et de profonde méditation. Ce temps liturgique rappelle en effet les souffrances du Christ, sa crucifixion et sa mort sur la croix.

L’après-midi du vendredi saint, à 15h, dans le prolongement des chemins de croix du matin, l’on célèbre l’Office de la Passion du Christ. Cette célébration se décline en trois parties : La liturgie de la Parole, L’adoration de la Croix et La Sainte Communion. Le rouge est la couleur liturgique de rigueur ce jour-là. Le célébrant, les ministres ordonnés qui l’assistent s’avancent vers l’autel en silence, et après l’avoir salué, se prosternent face contre terre ou se mettent à genoux. Tous prient en silence un moment. Ensuite, le prêtre, avec les ministres, gagne le siège où, se tenant vers le peuple, il dit, les mains étendues, la prière d’ouverture en omettant l’invitation Prions le Seigneur.

 

La liturgie de la Parole s’est articulée autour d’abord de la première lecture, tirée du prophète Isaïe (Is 52, 13 – 53, 12), avec son psaume, avant la deuxième lecture, tirée de l’épître aux Hébreux (He 4, 14-16 ; 5,7-9), et le chant précédant l’Évangile. Puis on a lu la Passion du Seigneur selon saint Jean (Jn 18,1 – 19, 42), de la même manière que le dimanche des Rameaux. (cf. p. 13 n°21). Après la lecture de la Passion, Père Gérard FOUCAN, le célébrant, nous a enseigné dans son homélie.  « Frères et Sœurs, des chrétiens disent : « Moi, le Vendredi Saint, je n’y vais pas, c’est morbide, on célèbre la mort. Ce qui m’intéresse, c’est la résurrection. Il est vrai que le vendredi saint, c’est le jour du silence. L’Église est en silence. La célébration commence en silence et se termine en silence… Pas de cloches, pas de chants de joie… seulement la gravité de ce jour où nous contemplons la Croix. Mais réduire le Vendredi Saint à quelque chose de “morbide” c’est passer à côté de son sens profond » a-t-il indiqué à l’entame de sa prédication.

L’amour de Dieu qui va jusqu’au bout

« Oui, extérieurement, ce jour peut sembler sombre : souffrance, injustice, mort sur la croix… Le récit de la Passion est dur, presque choquant, mais la foi chrétienne ne s’arrête pas à cette apparence. Le Vendredi Saint, l’Eglise ne célèbre pas la douleur pour elle-même. Elle ne cherche pas à glorifier la souffrance ou la mort. Au contraire, elle les regarde en face, sans les cacher » a-t-il poursuivi.

« Frères et sœurs, le Vendredi Saint n’est pas une célébration morbide de la souffrance. Ce que nous contemplons aujourd’hui, ce n’est pas la mort pour elle-même…c’est l’amour de Dieu qui va jusqu’au bout, même à travers la mort. Comme je le disais à la messe de mercredi soir dernier, le Jeudi Saint, nous accueillons l’amour qui se fait service. Le Vendredi Saint, nous contemplons l’amour qui se donne jusqu’au bout. A la Veillée Pascale, nous célébrons la victoire de la lumière sur les ténèbres. Autrement dit, n’oublions pas que le Vendredi Saint n’est qu’une étape. Sans Pâques, il serait en effet désespérant. Mais avec la Résurrection, la Croix devient un passage vers la vie » a ajouté Père Gérard FOUCAN.

Jésus nous sauve parce qu’il nous apprend à changer de posture face à ce qui déshumanise, il nous apprend à reconstruire ce qui est détruit, à continuer à entrer en relation. Il nous invite à la patience, à l’humilité, à la confiance et surtout à l’espérance.

« Notons que l’évangéliste Jean développe tout son récit à la lumière de la Résurrection. On le perçoit dans la manière dont il présente Jésus, maître de lui-même, majestueux dans ses réponses. Jésus avance librement vers la mort dans une grande sérénité. Son heure, celle de la vérité de Dieu, est venue. Frères et Sœurs, toute la souffrance présente dans ce long récit de la Passion nous interroge. Il est vrai aussi que bien souvent, toutes nos souffrances nous dérangent et nous interrogent. Quelqu’un a dit : Trouver du sens à la souffrance est un leurre. En revanche, trouver du sens à la vie à travers cette souffrance ouvre un avenir.  N’est-ce pas le chemin que nous ouvre le Christ à travers ses souffrances, sa mort et sa résurrection, chemin où il rejoint l’homme au plus profond de sa détresse, pour lui tendre la main et lui dire que tout est possible, qu’un avenir est toujours à bâtir avec lui à nos côtés ? Il nous sauve par son amour. Non pas en faisant disparaître d’un coup de baguette magique nos maladies, nos angoisses, nos peurs. Il nous sauve parce qu’il nous apprend à changer de posture face à ce qui déshumanise, il nous apprend à reconstruire ce qui est détruit, à continuer à entrer en relation. Il nous invite à la patience, à l’humilité, à la confiance et surtout à l’espérance » a indiqué également le vicaire général du diocèse et curé de cette paroisse dans sa prédication.

Préparons-nous à accueillir la joie de la Résurrection

« Frères et sœurs, devant nos propres souffrances, nous n’avons pas toujours des réponses. Mais nous avons une certitude : nous avons un Dieu qui a souffert avec nous et pour nous. Alors aujourd’hui, nous pouvons faire un acte simple : Déposer au pied de la Croix ce qui nous fait mal, ce que nous ne comprenons pas et ce que nous portons en silence (qui nous empêche peut-être de dormir ou que nous n’osons pas dire aux autres). Croyons que mystérieusement, Dieu agit, que de la Croix peut jaillir la vie, que de la souffrance peut naître l’espérance. Seigneur, nous remettons entre tes mains tout ce qui nous fait souffrir. Apaise notre cœur et donne-nous de continuer à nous préparer à accueillir la joie de la Résurrection ! » a conclue Père Gérard FOUCAN, en invitant les fidèles à temps en silence.

Moment central de la célébration, la vénération de la Croix où chacun est venu s’incliner devant ce symbole fort de l’amour et du sacrifice du Christ. Toutes et tous ont avancé vers cette croix dans un geste personnel de foi, d’abandon, de reconnaissance et d’attachement au mystère de la Passion.

Par cette liturgie, l’Église invite les fidèles à s’unir aux souffrances du Christ crucifié, dans l’espérance de la Résurrection. Car au cœur même de la douleur du Vendredi Saint se profile déjà la lumière de Pâques, lorsque, selon la foi chrétienne, le Christ ressuscitera d’entre les morts dans la joie et la victoire de la vie sur la mort.

Cette célébration intense et recueillie, magnifiquement animée par la chorale de cette paroisse avec Jean-Michel LESDEL à l’orgue, accompagné de violons pour l’occasion, a permis à la communauté paroissiale de vivre pleinement et dans une grande intériorité, ce temps fort du Triduum pascal, qui nous prépare à la fête de Pâques.

Après la célébration, l’autel fut dépouillé, comme le prévoit la liturgie et tout le monde s’en alla en silence après la bénédiction solennelle. 

Le service diocésain de la communication

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