Rassemblement diocésain des hommes : Le Doyenné de Morne-à-l'Eau était au coeur de l'organisation


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lundi 2 mars 2026
Anse-Bertrand

Le Doyenné de Morne-à-l'Eau qui comprend également les paroisses du Nord Grande-Terre a été pleinement impliqué dans l'organisation et la réussite du rassemblement diocésain des hommes qui s'est déroulé dimanche 1er mars 2026 au Gymnase de Petit-Canal. Le récit de cette journée avec notre correspondant de secteur.

Quelle joie fut pour nous, doyenné du Nord Grande Terre d’accueillir plus de 900 hommes venus des quatre coins de l’archipel avec l’évêque Mgr Philippe GIOUGOU et leur aumônier, le Diacre José OBERTAN. Un programme alléchant leur a été préparé : marcher ensemble, prier, chanter, partager, témoigner, manger ensemble, célébrer l’eucharistie, tout cela ponctué par des moments de silence. Les interviews effectués ce jour-là. Il y a eu des moments importants dans la journée comme les témoignages, les échanges libres sur des questions épineuses sur la vie de famille. Notre évêque a su porter son analyse qui permettra au diocèse de déboucher sur des conduites à tenir pour l’avenir, afin d’aider la famille guadeloupéenne à se reconstruire sur des bases religieuses, et sociales.

"Je suis très heureux de voir ce rassemblement composé essentiellement des différentes pastorales des groupes d’homme des paroisses de notre diocèse. Cette marche a donné une nouvelle dimension à ce rassemblement. Avec cet appel tiré de l'Evangile, Relève toi, sois sans crainte, nous voulons dire aux hommes que c’est le Seigneur qui nous relève. Avec lui, à nos côtés, nous arrivons à avancer malgré toutes les chutes que nous pouvons avoir dans notre vie. C’est une occasion importante, pour parler et prier ensemble et nous rappeler que c’est la foi et l’intériorité qui nous permettent de tenir notre vie de travail, notre vie de foyer, notre vie d’église. Les témoignages de vie touchent les cœurs, car ils ont exprimé des moments difficiles de santé, de vie de famille ou même des prises d’engagement. C’est important pour moi, d’entendre et d’accompagner nos hommes en leur disant « assumons nos responsabilités de père de famille, de vie d’église, de vie en société pour que nous puissions rendre notre société meilleure. Aujourd’hui, j’ai plus de 900 hommes que j’envoie en mission et ainsi nous pourrons démultiplier l’annonce de la Bonne Nouvelle de l’Evangile" a souligné Mgr Philippe GUIOUGOU.

Ce que les hommes ont pensé de cette journée

"C’est une très grande joie pour moi de voir tous ces hommes rassemblés aujourd’hui, deuxième dimanche de carême. Cela fait plaisir, car quand j’entre dans nos églises, je dis mon Dieu où sont nos hommes. Notre évêque effectue un travail considérable et je suis heureux de voir tant d’hommes réunis. Je peux dire à nos familles désorientées, et désunies qu’il faut revenir à Dieu, parce notre peuple a abandonné le Seigneur. Il faut qu’on revienne pour donner une éducation solide, civique et religieuse à nos enfants, et que les papas fassent vraiment jouer leur rôle d’autorité de papa et d’époux sans pour cela écraser l’autre" a indiqué le Diacre Ismaël.

"J’ai été agréablement surpris de voir tant d’homme. La participation a été de qualité et la marche s’est très bien passée. Nous étions dans un petit circuit où il n’y avait pas de difficultés. Nous avons fait notre marche tranquillement en présence de notre évêque. Les hommes ont été très disciplinés. Durant la journée, j'ai été impressionné par les questions posées par les jeunes. Face à toute cette violence, il faudrait que les parents reprennent leur place dans la famille, et que le père en soit le « potomitan », à l’écoute de ses enfants" nous a confié Henry, de la paroisse Christ-Roi. "C’est un évènement qui doit être renouvelé très vite. Je crois que c’est comme cela et avec cette mentalité que l’on va pouvoir faire revenir les enfants de Dieu. Avec toutes les difficultés d’éducation, le Seigneur aimerait qu’on amplifie ce genre de mission. Je suis heureux et je passe une agréable journée. Si tout le monde croyait que Dieu est sauveur, tous les parents devraient courir au chevet de Dieu" a ajouté Christian, de la paroisse de Port-Louis. 

"Cela m’a paru vraiment important que nous marchions, car nous avons pu prier et entrer en communication. La journée a très bien commencé, les témoignages nous ont touchés et certains participants étaient même en larme. L’évêque a commencé à mettre les choses en place, et les deux jours d’entrée en carême nous ont fait du bien. À partir de cela, chacun de nous pourra prier pour les jeunes et surtout prier pour que la violence cesse. Il nous faudra nous rapprocher des organisations existantes, et trouver du temps pour communiquer avec les familles. Si chaque famille trouve cinq minutes pour parler de leurs difficultés, en une année ce fléau de la violence va certainement se réduire" a partagé Hilaire de la paroisse d'Anse-Bertrand. 

Chacun est maintenant appelé à y mettre du sien

"On pourra apporter une amélioration, si chacun y met du sien. La base, c’est l’éducation familiale et à travers l’enseignement de ce jour, nous pourrons apporter un soutien à certaines familles pour améliorer l’existant. Je crois en l’espérance et nous devons rester en tant qu’exemple et travailler avec les valeurs que nous ont laissées nos grands-parents" a commenté Alain, un autre paroissien d'Anse-Bertrand. 

"Avec les paroles données par l’évêque, chaque homme de son côté, dans son foyer, surtout ceux qui sont en famille devrait, chaque jour trouver un temps pour un entretien de foi et se tourner vers la spiritualité. Partir de ce que nous sommes et chercher quel est notre rôle de parent ou d’enfant. Il faudrait que dans chaque paroisse, nous nous fixions des actions à mener et que lorsque nous venons dans ces grands rassemblements, nous puissions témoigner de ce que nous avons fait ou vécu durant l’année pastorale et chacun pourra s'enrichir de l’expérience de l’autre" a suggéré un autre participant également du Nord Grande-Terre.

"C’est avec plaisir que j'ai participé à cet évènement. Au début j’avais une petite réticence, mais je me suis très vite mis dans l’ambiance. Je me dis qu’il y a de l’espoir et surtout après l'intervention de l’évêque, les choses devraient pouvoir s’améliorer. Sans père, je pense que cela pose des problèmes et il faut trouver des aides. Ce fut une très belle journée. Il y a des hommes qui sont engagés dans le diocèse et j’espère que les jeunes vont prendre le relais pour l’année prochaine. Cette détresse chez les jeunes est mondiale, et on ne peut pas dire que c’est une fatalité pour la Guadeloupe.  Je ne sais pas comment on pourra éradiquer cette violence. Ce serait au sein des familles qu’il faudrait commencer. Avec les deux parents qui travaillent, c’est devenu plus difficile d’élever les enfants". Propos de Rodrigue de Port-Louis.

"Ce rassemblement était une première pour moi. J’ai apprécié cette occasion de me retrouver avec des hommes que je connais, (frères, cousins) mais aussi avec d’autres guadeloupéens que je ne connaissais pas. Donc un ressenti extraordinaire rempli d’émotion pour moi aujourd’hui. Petit-Canal est un lieu historique et cela revêt encore plus de sens dans ce cadre-là. Je suis très fier de l’organisation et c’était le lieu idéal pour ce type d’évènement. Notre évêque nous a bien fait comprendre que nous devons passer le message et ramener le dialogue, et l’amour dans les familles" a conclue enfin José de la paroisse de Sainte- Rose.

Chers hommes, que cette journée soit pour vous un nouveau départ, et choisissez de ne pas laisser les échecs vous décourager et vous supplanter. Tel est le message de confiance que Monseigneur Philippe a adressé à la pastorale diocésaine des hommes et à tous les messieurs qui ont fait le déplacement en nombre dimanche 1er mars 2026, durant toute la journée, au Gymnase de Petit-Canal pour ce rassemblement. 

Fred PRUDENTÉ, de la paroisse d’Anse-Bertrand (avec le service diocésain de la communication)

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