A la Chapelle du CHU : Ferveur et fraternité pour le dimanche des malades


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lundi 9 février 2026
Diocèse de Guadeloupe

Dimanche 8 février avait lieu dans toutes les communautés chrétiennes le « dimanche de la santé » où l’Église nous invitait à porter un regard reconnaissant sur tous ceux qui prennent soin de la vie et à prier pour toutes les personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap. Ce temps fort diocésain a eu son point culminant à la chapelle du CHU à Pointe-à-Pitre : une Eucharistie solennelle présidée par Mgr Philippe GUIOUGOU assisté du père José NGOMA, aumônier de l’hôpital. Messe animée par la chorale du Sacré-Coeur avec un talent et une émotion qui en a ému plus d’un.

Mgr Philippe GUIOUGOU, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, a donc présidé la messe du 5ème dimanche du Temps Ordinaire, Dimanche de la santé, le 8 février 2026, à 10h, à la Chapelle du CHU de Guadeloupe. Il avait à ses côtés le Père José NGOMA, aumônier de cet établissement hospitalier. Contrairement aux précédentes années, cette Eucharistie ne s’est pas déroulée sur le parking des médecins, en plein air, devant l’hôpital, en raison du plan blanc lié à l’épidémie sévère de la grippe qui touche l’archipel. L’onction des malades a bien entendu été donnée par l’évêque et le Père NGOMA, aux patients présents en nombre limité et aux personnes de l’assemblée qui en avaient fait la demande.

« Ne te dérobe pas à ton semblable ! » a été le thème à partir du livre d’Isaïe, que Mgr Philippe a décliné dans son homélie qu’il a voulu chaleureuse et proche de tous. « Si tu combles les désirs du malheureux... oui soulager la maladie et la souffrance bien-sûr, mais aussi les désirs des personnes qui souffrent et que nous visitons et accompagnons, car elles ont des désirs elles-aussi... soyons attentifs aux désirs de l’autre... comme Jésus est capable de s’accorder au désir de Dieu, il nous apprend aussi à être à l’écoute des désirs du cœur des autres... Vous êtes la lumière du monde, nous dit l’Évangile et bien appliquons cela en ce dimanche de la santé, dimanche des malades... Posons nous la question humblement, sincèrement, voilà ce que je fais comme chrétien pour les malades ».

Se faire proche de ceux qui souffrent

La sincérité qui s’en est suivie dans le dialogue ainsi instauré a permis à plusieurs de s’exprimer : s’occuper de ses parents âgés, importance de l’éducation pour juguler la violence qui s’insinue partout, montrer Dieu dans ce que nous faisons, aimer Dieu à travers le bien, faire du bien au nom de Jésus... Et Mgr Philippe GUIOUGOU de reprendre : « Dans la dimension du soin il doit y avoir une étincelle de Dieu ! Comme saint Paul nous l’a dit dans la seconde lecture : que notre foi repose sur la puissance de Dieu, car c’est au nom de Dieu en qui j’ai ma foi que tout repose ».

« La ferveur de cette messe me fait un bien fou, si vous saviez ! » nous a glissé à l’oreille, dans le temps de silence qui suit la communion, une grand-mère venue visiter son petit-fils. « Tous les membres de l’aumônerie des malades du CHU forment une vraie famille je peux vous l’assurer » nous disait une jeune maman qui préparait avec d’autres le verre de l’amitié et la petite collation. « J’en suis témoin » relevait un jeune aidant, assistant un malade âgé et aveugle.

Lieu de présence fraternelle et d’accompagnement spirituel

Très émue, la porte-parole de l’aumônerie, a eu une pensée pour Yowé, une enfant malade, dans son mot de remerciement. « Yowé, notre petite fille l’aumônerie. Merci pour ta joie, ta spontanéité, et ta lumière qui rappellent à chacun de nous que l’Evangile se vit aussi avec le sourire d’un enfant. Nous souhaitons rappeler l’importance de l’aumônerie catholique à l’’hôpital, ici en Guadeloupe. Lieu de présence fraternelle, d’accompagnement spirituel et d’espérance où chacun, malades, famille ou soignants, peut trouver écoute, réconfort et soutien, sans distinction. Que le Seigneur nous bénisse tous, nous comble de sa paix, et nous aide chaque jour à témoigner de son amour surtout là où la vie est éprouvée. » a-t-elle témoigné. 

« Si je suis là c’est que je suis venu de Saint-Martin pour le week-end afin de donner mon sang en cette semaine de sensibilisation aux groupes sanguins rares. J’ai un ami de trente ans comme moi qui après un accident aux Abymes a dû être opéré, il y a dix jours. Il souffre beaucoup, son sang est précis, c’est pourquoi je n’ai pas hésité à venir donner mon sang pour lui ! » témoignage bouleversant de Yénaël, partagé en quittant le CHU après la messe, et qui m’a demandé de le conduire à l’aéroport pour prendre son avion et rentrer chez lui. « Je suis pompier et je travaille cette nuit, c’est pourquoi je veux rentrer vite. J’ai été élève à Blanchet, mais vous ne vous en rappelez plus peut-être ! ». Chapeau jeune homme, tu as tout compris de l’entraide à apporter à ceux qui souffrent, et en plus sans tambour ni trompette ! Une belle leçon d’humilité.

Plus de 300 patients ont demandé le sacrement des malades l’an dernier au CHU

Pour illustrer davantage toute l’importance de l’aumônerie du CHU, ces quelques chiffres communiqués par le Père José NGOMA, qui témoignent du sens profond de l’engagement missionnaire et du rôle de l’Eglise aux côtés des patients hospitalisés. L’an dernier, le sacrement des malades a été donné à 326 personnes soignées dans l’établissement, 71 ont demandé et reçu la communion, dans le cadre de confessions personnelles, hors des démarches particulières prévues à cet effet durant l’année sainte 2025, 52 ont vécu le sacrement de la réconciliation. Enfin, si en 2025, l’aumônier du Centre Hospitalier Universitaire de Guadeloupe, n’a pas été sollicité pour le baptême d’enfants en danger de mort, il n’en est pas de même depuis le début de cette année 2026, car le Père NGOMA a déjà été amené à donner ce sacrement dans l'urgence. 

Il convient de saluer l’engagement de tous les bénévoles de l’aumônerie du CHU qui sont constamment mobilisés aux côtés des malades, qui sont à leur écoute et qui les visitent très régulièrement, leur apportant chaleur et réconfort. Une réalité concrète et palpable du Christ rejoignant notre condition humaine par le biais de ses serviteurs engagés. 

Vous pouvez revivre en images cette messe du dimanche de la santé à la chapelle du CHU de Guadeloupe, en cliquant sur ce lien.

Jean-Marie Gauthier (avec Thierry FUNDERE)

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