Nous avons tout simplement, pour cette célébration, pris la parole de Dieu de ce dimanche, la liturgie de ce 3ème dimanche du temps ordinaire, et donc nous laissons guider par cette parole avec la certitude, évidemment, que la Parole a toujours quelque chose à nous dire et a toujours à éclairer les circonstances de notre vie. Cette circonstance particulière, c’est cette passation. Ce passage de témoin, si on peut dire, si on utilise le terme sportif, et vous savez, comme Saint Paul nous dit, que finalement la foi c’est une course. On mène une course, et dans cette course, eh bien, on peut passer aussi le témoin. Alors ce matin, ce n'est pas la même assemblée que j'ai devant moi, et c'est ça aussi la joie d'un prêtre. Ce matin, j'avais des tout-petits [ndlr : A la messe des 80 ans de l’ACE, à Saint-Pierre et Saint-Paul] avec qui j'ai échangé. Mais finalement nous sommes tous des enfants, nou dakô ? De grands enfants, certes, mais nous sommes tous des enfants. Nou sé ti moun a bondyé, n’est-ce pas ? Alors j'ai posé la question et je leur ai dit trois choses. Jésus, on nous dit dans la première lecture, et qu'on ramène à Jésus.
Nous sommes les premiers malades à qui le Seigneur déploie tout son amour pour nous guérir de toutes nos infirmités.
Dans les ténèbres, une lumière a resplendi, dans les ténèbres, une lumière a jailli. Tout ce que l'on veut comme qualificatif. Et j'ai demandé aux enfants, mais quelle est cette lumière qui a resplendi dans les ténèbres, dans la nuit, il n'y a pas très longtemps ? ? Si vous trouvez aussi vite que les enfants, vous êtes pas mal, ils ont trouvé assez rapidement. Quelle est cette lumière qui a jailli, resplendi il n'y a pas si longtemps que cela ? Oui, cette lumière c’est le Seigneur Jésus, le Christ. En tout cas, nous avons relu ce passage de l'Ancien Testament c'est le Christ qui va venir illuminer notre vie, une lumière qui vient jaillir. Alors, j'ai aussi posé la question, t'a-t-il déjà montré la route, le chemin ? Parce que cette lumière, en fait, elle éclaire la nuit, elle nous montre la route. Donc je leur ai demandé et j'ai envie de demander à Huguette et à Nicole, le Seigneur vous a-t-il déjà montré la route à suivre ? Alors si vous disiez non, ça m'aurait quand même un peu surpris. Elle a même dit, et comment ? Et comment ? Le Seigneur qui nous montre la route, le chemin à suivre. Dans la nuit. Dans les ténèbres, parfois aussi de notre vie, dans les ténèbres, dans les moments difficiles comme dans les moments joyeux, le Seigneur est aussi celui qui nous montre la route. Et d'ailleurs, c'est ce qui nous détermine comme chrétien, la capacité à repérer, à discerner la présence de Dieu dans ce que nous vivons. Et c'est lui qu'il faut suivre et pas un autre.
Une feuille de route en toute en subtilité
C'est bien cette mission qu'un berger, une bergère diocésaine doit avoir, parce que si la bergère ne suit pas le Christ, tout le troupeau s'en va dans le mauvais sens. On est d’accord ? Si la bergère que l'évêque nomme pour tenir cette responsabilité au sein du Renouveau Charismatique diocésain, si la bergère ne suit pas le Christ, alors là, nous partons tous à vau l'eau, comme dit l'expression. Ben j'espère qu'il y en a quelques-uns qui vont dire à la bergère awa an pa kay la ou kay la, quand même, j'espère quand même. Parce que nous avons tous la capacité, par le baptême que nous avons reçu, de discerner la présence du Christ dans notre vie. L'évêque, le prêtre est celui qui peut être amené à conduire. Mais j'aime bien l'expression du pape François, il disait, en parlant aussi notamment du catéchisme et du prêtre, de l'enseignant, celui qui dirige un groupe, il peut être quelquefois devant le troupeau, le peuple de Dieu. Il peut être quelquefois, donc il guide au milieu pour, comme il dit, humer, humer en fait l'odeur du peuple, pour que ses paroles soient aussi à la hauteur, soient en adéquation avec ce que vit le peuple. Et il dit aussi, le catéchisme, le prêtre, le guide, la bergère doit être aussi quelque fois derrière et se laisser guider par le peuple. Comme pour se rappeler aussi que s'il pense que c'est lui uniquement le chef, le responsable, il se trompe. Le peuple de Dieu suit aussi le Seigneur. Et quelquefois ça vous est arrivé forcément dans une responsabilité où on se dit on va faire ça. Mais en consultant un peu les autres, ou son bureau, ou ceux qui nous accompagnent, on voit que peut-être notre décision n'était pas bonne. Et heureusement qu'on fait ce qu'on appelle en église la synodalité ; partager, échanger avec d'autres pour suivre le chemin.
… Le Christ d'abord, je ne suis ni pour un tel, ni pour un tel, ni pour un tel, parce que nous risquons par cela de créer une division interne. Et rien de pire quand la division vient au cœur même de ce que nous sommes et de ce que nous vivons.
Jésus t'a-t-il déjà éclairé, aidé à prendre une décision, à faire un choix, surtout quand ce choix est important. Oui, avez-vous répondu ? Rassurez-vous que dans le processus de nomination établi ensemble, les bergers ont voté. Mais pour bien signifier que c'est l'Église et l'évêque en son nom qui nomme, j'ai moi-même rencontré Nicole, discerné, consulté, et j'ai pris la décision pour montrer que cela est bien d'Église. Et notamment, évidemment, il me fallait essayer de sentir en quoi il y a une dimension bien d’église, ecclésiale, dans la personne qui m'a été présentée et qui pourra vous guider. La tentation de la division peut toujours nous guetter. Évidemment, et c'est bien d'entendre cela en ce jour. Est-ce qu'on est pour Paul ? Est-ce qu'on est pour Apollos ? Est-ce qu'on est pour Pierre ? Est-ce que je suis pour Huguette ? Est-ce que je suis pour Nicole ? Est-ce que je suis pour je ne sais trop qui ? Non, nous poursuivons Dieu, le Christ d'abord, je ne suis ni pour un tel, ni pour un tel, ni pour un tel, parce que nous risquons par cela de créer une division interne. Et rien de pire quand la division vient au cœur même de ce que nous sommes et de ce que nous vivons.
Nous sommes à la fin de la semaine de l'unité des chrétiens. Donc nous essayons de faire une unité entre chrétiens, catholiques, orthodoxes, maronites, et cetera, protestants. Mais quand la division est interne en nous, dans notre propre Eglise, elle est encore plus difficile à extraire, plus difficile à combattre. Cette unité, nous sommes invités à la vivre entre nous. Dans notre famille, famille chrétienne que nous représentons, mais aussi la famille, tout largement notre propre famille. Parce que si nous prônons l'unité dans notre église et que nous faisons le désordre dans notre famille de sang, quel est le sens de cette unité malgré nos propres limites ? Mais il ne peut pas avoir ce trop grand écart entre ce que nous prônons et ce que nous sommes invités à faire à la maison, au travail ou dans tout autre lieu. Ça peut arriver qu'un chrétien soit un bon chrétien le dimanche et soit un chrétien terrible le lundi au bureau. Ça peut arriver. Je le dis parce que ça doit nous interpeller, ce n’est pas pour le plaisir de le dire, pour nous rappeler que le chrétien pratiquant, c'est à tout moment.
Le Renouveau, l’école de la conversion constante et véritable ?
Alors, frères et sœurs, la tentation de la division nous guette toujours et elle peut être très interne. La première mission qui est à la fois donné aussi au à l'aumônier, c’est d’être garant de l'unité. L'aumônier veille sur l'unité et l'ecclésiologie de tout groupe. Est-ce que ce qui se fait est bien d'Église ? Si ce n'est pas d'Église, l'aumônier va dire à l'évêque, il y a un problème, ce qui se fait là, on est en train de sortir du cadre ecclésial, mais aussi est-ce que nous sommes dans l'unité. Mais évidemment, la bergère principale, mais comme vous aussi, bergers dans vos différents groupes, vous devez être garant de l'unité, d'où vient l'unité en Christ. Parce que le Christ n'est pas divisé. Voilà ce que nous entendons dans Saint Paul, Christ n'est pas divisé.
La troisième chose que je veux vous dire, c'est dans l'Évangile. Finalement, n'y a-t-il pas quelque chose qui vous étonne dans l'Évangile ? Dans ce qui va se faire. Jésus va appeler des disciples, des hommes au bord de la route, en train de travailler, des pécheurs, il va les appeler et qu'est-ce qu'ils vont dire ? Que vont-ils répondre à l'appel ? Que vont-ils faire ? Ils vont suivre le Christ. Mais finalement, ne sommes-nous pas étonnés de tout ce qu'il y a juste avant ? À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : "Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est proche." Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il dit à deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets - c'étaient les pêcheurs -, venez à ma suite. On pourrait penser que d'abord il les appelle et puis il leur dit convertissez-vous, maintenant que vous marchez avec moi. Non, il va d'abord demander et les inviter à se convertir. La conversion consistera à avoir confiance en celui qui appelle et être prêt à le suivre et à lui dire oui.
Nicole, dans cette responsabilité, peut être que la chose la plus difficile que vous avez à faire, c'est de constamment vous convertir, de constamment laisser le Christ frapper à votre porte et accéder à votre cœur. Voici le chemin de la conversion
Le Seigneur nous invite d'abord à faire le saut de la foi, le saut de la confiance, dans toute responsabilité qu'il nous donne et dans tout appel. Si je réponds oui, c'est d'abord parce que je suis prêt à faire confiance et que je suis dans un chemin de conversion auprès du Seigneur. Parce que j'ai fait ce chemin de conversion, je suis prêt à répondre à son appel. Convertis-toi et suis-moi, non pas suis-moi, puis convertis-toi. Vous savez, cela peut demander tout un chemin de vie de foi pour comprendre cela, pour comprendre que finalement nous suivons le Christ, parce qu'il y a déjà un chemin de conversion qui s'est fait en nous, que bien sûr, nous aurons toujours à faire, que nous aurons toujours à refaire, parce qu'à chaque fois nous avons de nouveau à dire oui au Seigneur, et donc à chaque fois, nous avons ce chemin de conversion à faire en nous. La conversion n'est pas unique, elle est tout au long de notre vie. Donc Nicole, dans cette responsabilité, peut être que la chose la plus difficile que vous avez à faire, c'est de constamment vous convertir, de constamment laisser le Christ frapper à votre porte et accéder à votre cœur. Voici le chemin de la conversion.
Alors, à la finale de l'Évangile, nous ne serons pas étonnés par ce qui se passe. Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans leur synagogue, proclamait l'Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité. Celui qui se laisse convertir, celui qui suit le Seigneur, sera témoin de l'annonce de l'Évangile, mais aussi des merveilles et des guérisons qu'il fait. Et je pense qu'au sein des 18 années du renouveau charismatique, vous avez été témoin, Huguette, de cette annonce de la parole, mais aussi de ces cœurs guéris ou voire même de ces corps guéris. La mission qui nous est donc donnée, frères et sœurs, elle n'est pas que pour Nicole, pour le bureau qu'elle va constituer, mais aussi pour vous, dans vos responsabilités. Que vous soyez toujours à l'écoute et vous vous laissiez enseigné par le Seigneur, et que vous soyez vous-mêmes de ceux qui guérissent les malades et qui aussi guérissent toute infirmité. Surtout si vous considérez que vous êtes le premier, nous sommes les premiers malades à qui le Seigneur déploie tout son amour pour nous guérir de toutes nos infirmités. Amen.
(Retranscription : Service diocésain de la communication)
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