« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde »


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vendredi 16 janvier 2026
Diocèse de Guadeloupe

La méditation de la Parole de Dieu du dimanche 18 Janvier 2026, 2ème dimanche du temps ordinaire (Année A), par le Père Anthony ETIENNE, curé des paroisses de Basse-Terre.

En ce deuxième dimanche du temps ordinaire, Jean-Baptiste se tient devant nous comme figure du témoin. Il ne garde pas Jésus pour lui : il le désigne, il s’efface, il envoie vers lui. En cela, il est un modèle pour l’Église d’aujourd’hui, appelée à être non pas centrée sur elle-même, mais tournée vers le Christ et vers le monde.

1. « Voici l’Agneau de Dieu »

La première parole de Jean est une parole missionnaire : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Il montre Jésus, il l’indique, il oriente les regards vers lui.  L’Agneau de Dieu révèle un style : celui de la douceur, de l’humilité et du don de soi. Être missionnaires aujourd’hui, ce n’est pas imposer, mais proposer ; ce n’est pas dominer, mais servir ; ce n’est pas exclure, mais rejoindre.

2. « Avant moi, il était »

Jean-Baptiste accepte de s’effacer pour que le Christ grandisse. Voilà une attitude profondément synodale : reconnaître que l’Église n’est pas à elle-même sa propre lumière, mais qu’elle reçoit tout du Christ.  Témoigner aujourd’hui, c’est laisser le Christ être au centre de nos communautés, de nos décisions, de nos engagements.

3. « Je ne le connaissais pas »

Cette parole de Jean nous rappelle que la foi est un chemin, un discernement, une écoute de l’Esprit. Jean reconnaît qu’il a dû se laisser conduire pour entrer dans la vérité. Le signe décisif fut la descente de l’Esprit qui « demeura sur lui » (Jn 1,32). Une Église missionnaire est d’abord une Église qui se laisse guider par l’Esprit Saint. Une Église synodale est une Église de l’écoute : écoute de Dieu, écoute de la Parole, écoute des frères et sœurs, écoute des cris du monde.

4. Témoigner ensemble : une mission partagée

Nous témoignons quand nos communautés deviennent des lieux d’accueil, de dialogue, de fraternité ; quand nous marchons avec les pauvres, les jeunes, les personnes blessées par la vie ; quand nous savons travailler ensemble, prêtres, diacres, consacrés et laïcs, chacun selon sa vocation.

5. Fils et filles bien-aimés, envoyés en mission

Jean-Baptiste entend la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Cette parole fonde toute mission. Nous ne sommes pas envoyés parce que nous serions meilleurs, mais parce que nous sommes aimés.  Par notre baptême, nous sommes tous disciples-missionnaires. Le pape François insiste : « La mission n’est pas une tâche parmi d’autres, elle est la raison d’être de l’Église » (Evangelii Gaudium, n°273).

Frères et sœurs, à la suite de Jean-Baptiste, apprenons à désigner le Christ, à marcher ensemble, à nous laisser conduire par l’Esprit. Ainsi, notre Église deviendra toujours davantage signe de paix, d’espérance et de fraternité au cœur du monde.

Seigneur Jésus, Agneau de Dieu, fais de nous une Église synodale et missionnaire, humble dans le service, audacieuse dans l’annonce, fidèle dans le témoignage. Amen.     

Père Antony ETIENNE

 

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