La liturgie de la parole de ce 26e Dimanche, nous présente deux figures: l’homme riche et Lazare. Un riche vivant somptueusement et à sa porte un pauvre qu’il ignore. Jésus décrit leur destinée après leur mort. L’un est désormais dans le malheur, l’autre est “près d’Abraham” ce qui veut dire: il est établi dans le bonheur près du père des croyants, celui avec qui Dieu a fait alliance. Un abîme les sépare. Cet abîme, c’est le riche lui-même qui l’a creusé; aveuglé par ses richesses, il n’a même pas remarqué à sa porte le pauvre qui souffrait. Ce dernier n’avait même pas droit aux miettes qui tombaient de la table, seul les chiens qui léchaient ses ulcères, en apportant la guérison.
Dans cette parabole, Jésus ne condamne pas une classe sociale, il ne porte pas un jugement sur le riche ou le pauvre. Cela ne veut pas dire que la richesse est un mal. Le péché des riches n’est pas d’être riches. Ce que Jésus leur reproche, c’est de ne pas voir les pauvres. Ils ne voient qu’eux-mêmes. Ils sont trop occupés à s’enrichir ; ils ne veulent pas perdre leur temps à s’occuper des pauvres. Ils s’enfoncent dans leur aveuglement mais aussi dans leur indifférence envers les pauvres. Ce qui cause la perte des riches c’est que leur cœur est devenu un désert d’humanité.
C’est ainsi que le prophète Amos dans la première lecture met-il les riches en garde contre leur fausse sécurité. Il dénonce les responsables qui sont aveuglés par leurs richesses et leurs privilèges. De ce fait, ils sont devenus incapables de voir la situation qui se dégrade dans leur pays. Au dernier jour Dieu n’entendra que la plainte des opprimés, d’ailleurs nous venions de l’entendre atravers le psaume 145. Soyons attentif aux cris de nos frères et soeur en humanité qui sont dans le besoin.
La conclusion de l’Evangile insiste sur la nécéssité de bien écouter la parole de Dieu, qui nous invite à aider les pauvres. Le riche demande à Abraham d’envoyer Lazare à la maison de son père pour les avertir et les préserver des tourments qu’i subit. Abraham répond: “ils ont Moïse et les Prophète: qu’ils le écoutent!”. L’idée même du jugement final peut être utile pour réveiller notre générosité.
En ce dimanche, contemplons l’amour de Jésus, qui veut nous combler et nous transformer, pour participer pleinement à la vie de notre église en donnant un bon témoignage, comme pèlerin de l’espérance. Que le Seigneur, nous garde dans son amour.
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