Avec la 1ère lecture, comprenons que Paul et Barnabé se rendent à Antioche de Pisidie un jour de sabbat et trouvent d’abord un accueil favorable de la part des juifs qui décident de les suivre. Le sabbat suivant « presque toute la ville » se rassemble pour les écouter. Mais certains juifs se montrent jaloux : ils contredisent Paul, l’injurient et rejettent son discours. Face à ce rejet, Paul et Barnabé décident de se tourner résolument vers les nations païennes. Les païens présents parmi la foule jubilent et glorifient le Seigneur. Les deux missionnaires sont expulsés de la ville, mais ils demeurent « remplis de joie et d’Esprit-Saint ».
Aujourd’hui encore, après les innombrables missionnaires au cours des siècles, souvent incompris, rejetés, persécutés et mis à mort, la Parole de Dieu continue d’être annoncée , grâce aux réponses données par des jeunes et des adultes, qui, laissant tout, acceptent de se mettre au service du Christ, de son Evangile et de son Eglise.
Si en 2025, la Bonne Nouvelle touche encore des cœurs, c’est parce qu’il y a des apôtres masculins et féminins, qui, courageusement, malgré bien des obstacles de toutes sortes annoncent le Royaume de Dieu, dans un don total. Aimer, donner, se donner, pardonner, être miséricordieux : voilà les armes du disciple appelé par le Bon Berger. Il est important de s’en rappeler en ce « dimanche du Bon Pasteur ».
Ce Bon Berger qui nous redit dans l’Evangile de ce jour : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. » Prenons bien conscience de cette promesse du Seigneur. Il nous donne la vie éternelle pour que personne ne périsse. En cette année Sainte, cette promesse prend une superbe dimension, car pécheurs, nous savons que nous ne pouvons nous relever que parce que le Bon Berger nous tient solidement attachés à lui, « Personne ne nous arrachera de sa main ».
Que cette conviction ne cesse de nous habiter. Faisons nôtres des extraits du message que le Pape François avait écrit en perspective de cette Journée Mondiale des Vocations :
« L’Église a besoin de pasteurs, de religieux, de missionnaires, d’époux qui sachent dire “oui” au Seigneur avec confiance et espérance. La vocation n’est jamais un trésor enfermé dans le cœur, mais elle grandit et se renforce dans la communauté qui croit, aime et espère. Et puisque personne ne peut répondre tout seul à l’appel de Dieu, nous avons tous besoin de la prière et du soutien de nos frères et sœurs.
Chers amis, l’Église est vivante et féconde lorsqu’elle engendre de nouvelles vocations. Et le monde cherche, souvent inconsciemment, des témoins d’espérance annonçant par leur vie que suivre le Christ est source de joie. Ne nous lassons donc pas de demander au Seigneur de nouveaux ouvriers pour sa moisson, certains qu’Il continue à appeler avec amour. Chers jeunes, je confie votre cheminement à la suite du Seigneur à l’intercession de Marie, Mère de l’Église et des vocations. Marchez toujours comme des pèlerins de l’espérance sur le chemin de l’Évangile !
Père Gérard FOUCAN
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