1027 - L'Esprit du Seigneur est sur nous !

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3 € N° 1027 - Mai 2022 www.guadeloupe.catholique.fr LEGLIZ POU TIMOUN : AVEC MARIE pages 13 à 16 Pages 4-5 DOSSIER VOCATIONS pages 10 à 12 PÂQUES EN PAROISSES pages 5 à 7

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2 Editorial ...........................................2 Le mot de l’Administrateur ..............3 Messe chrismale ...........................4-5 Pâques en paroisses ..................5 à 7 Pastorale des jeunes ............................8 Pastorale d’ensemble ...........................9 Vocations ...................................10 à 12 DOSSIER : Légliz pou timoun ....................13 à 16 A la rencontre de nos prêtres .........17 La J.O.C. et le M.T.C. .........................18 Paroisse de Petit-Bourg ...................19 La société ......................................20-21 Eglise diocésaine : Iles du Nord .........................................22 Culture ................................................23 Paroles entendues ........................24-25 Mots croisés ...................................26 "vwVˆi� ...........................................27 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Père Silvère NUMA Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC, Laetitia PÉNAVA, Pascale LOUIS, Dimitri BAJAZET Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos courriers : Jean-Marie GAUTHIER agnes.jean-marie.gauthier.haiti@wanadoo.fr SOMMAIRE Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia ! La vie est-elle un éternel recommencement ? Durant le week-end pascal nous avons été témoins d’une explo- sion de vie. Était-ce un nouveau départ ? Revivions-nous enfin ? Beaucoup de personnes durant la semaine sainte, et les semaines précédentes, se sont persuadées et rassurées d’être encore vi- vantes. Tous nous avions le sentiment d’une vie confisquée, 2 ans durant. Les différentes célébrations de la semaine sainte ont libéré les communautés paroissiales d’une liturgie confinée. L’exultation de la joie de Pâques ! Était-ce un recommencement ? Vivions-nous enfin ? Partout, la fraternité était en pôle position. Les familles se sont re- trouvées qui à la plage ou au bord de la rivière, qui au restaurant, qui dans des manifestations sportives… Ce jour de la Pâque est une leçon de vie qu’il s’agit de pérenniser. Notre montée de Pâques est une montée crescendo vers la vie, la vie éternelle. C’est désormais notre but arrêté. Saint Paul désigne la vie du chrétien par ce terme de « course » : « je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus » (Philippiens 3, 14). J’ai vécu le crité- rium motos de la montée de Gourbeyre, le jour de la résurrection, comme une expérience spirituelle. D’où le titre de mon édito « départ-arrêté ». Nous sommes des Guadeloupéens augmentés, la foi chevillée au cœur. Le chemin de tous les possibles est désormais dégagé. Le « départ-arrêté » d’une Pâque annoncée, nous apprendra à travailler et à faire le bien dans la dynamique de la pastorale d’ensemble. Demeurons conscients de l’interdépen- dance mondialisée de notre société et de la vulnérabilité de notre économie. La guerre en Ukraine a des répercussions ici même. Sans doute, pour la première fois de son histoire, l’humanité l’expérimente. Tout est lié. Nou adan mènm bato la ! « davwa lanmou é lanmitié sé dé poto ki aksyonné anmitan an nou. » C’est la Pâque ! Silvère Père NUMA ÉDITORIAL « DÉPART-ARRÊTÉ »

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3 UN FUTUR BIENHEUREUX Il y a quelque part dans la chrétienté, un homme qui ne sait pas le bonheur qui l’attend : le futur évêque de Guadeloupe ! Chers diocésains, découvrir votre diocèse, entre le « continent » et les îles est un cadeau de Dieu dans ma vie de pasteur et de baptisé. Mais aujourd’hui, en période électorale, je pense à la société. Nous devons arrêter de prendre les politiques pour des demi-dieux capables de tout régler. Il est idiot de penser qu’un(e) candi- dat(e) sera une catastrophe nucléaire tandis qu’un(e) autre serait doué(e) de tous les talents ! Zot Ja sav’, le salut ne viendra que de l’unique Sauveur, Jésus- Christ ! Or le Corps du Christ c’est l’Eglise, et légliz sé nou ! Les très nombreux fidèles présents dans les liturgies pascales déconfinées nous ont montré la soif de tant de baptisés pour l’annonce de la Résurrection du Christ ! Ce ne sont pas nos beaux yeux, la qualité de nos célébrations ou de notre accueil, mais l’ambiance angoissante et ténébreuse du monde qui a attiré les hommes vers la lumière du Ressuscité. Les distrac- tions massives que la société nous propose ne réussissent plus à tromper les gens et commencent à laisser un goût amer dans les cœurs. Du coup, nous voilà face à une lourde responsabilité que la Providence nous offre. En pleine réflexion synodale sur la mission de notre communauté, en attendant un nouveau pasteur, le Seigneur nous lance un défi plein d’espérance : fini l’Eglise en repli sur son nombril ! Seras-tu une Eglise en sortie qui saura nourrir cette Guadeloupe qui compte sur toi… ? Vraiment notre futur évêque est un futur bienheureux ! Il aura du travail… et vous aussi. LE MOT DE L’ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE Mgr David Macaire, op Archevêque de Martinique FOCUS Agir pour la paix et la justice ! Le dérèglement climatique détruit, il tue même, déplace des populations entières, chamboule leur vie par les sécheresses, les inondations et autres catastrophes qu’on appelle naturelles, mais qui sont le fruit d’un système de prédation, de spolia- tion et de destruction de la nature. Selon le rapport du GIEC paru tout récemment, entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes - soit la moitié de l’humanité - vivent au- jourd’hui dans des contextes « hautement vulnérables au changement climatique ». […] La guerre en Ukraine montre à nou- veau, et de manière terrible, les tensions et l’insécurité liée à l’exploitation des énergies fossiles, à l’appropriation des ressources, à leur prédation. À l’occasion de la publication du rapport du GIEC, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a d’ail- leurs déclaré que les événements actuels soulignent la vulnérabilité de l’économie mondiale et de la sécurité énergétique aux chocs et crises géopolitiques et la néces- sité urgente de se tourner vers les éner- gies renouvelables. Le Secrétaire général de la Croix Rouge a lui aussi alerté les États du monde, et appelé à traiter enfin la crise climatique comme un problème de sécurité mondiale, au même titre que la guerre. Pour garantir la Justice et la paix, nous devons agir pour le climat : sortir de la dépendance aux énergies fossiles, d’où qu’elles viennent, et tout miser sur la so- briété et le développement des énergies renouvelables […]. Mgr B.-M. DUFFÉ Vie des TKL Le 24 avril, dimanche de la divine Misé- ricorde, était la fête diocésaine des TKL. Dans toutes les paroisses, les TKL ont eu à cœur de marquer ce jour important qui nous relie les uns aux autres, par une intention de prière universelle ou un té- moignage. Dans la communauté de Bouil- lante nous avons confectionné des petits cartons en forme de cœur : d’un côté une phrase de l’Evangile, et de l’autre un ar- ticle de notre charte ! Tous les chrétiens ont pu repartir avec ce petit présent. Le 27 mai : marche en doyenné à « Village – Bouillante » qui sera clô- turée par la messe de la libération ! Les rameaux à Capesterre Belle-Eau

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4 MESSE CHRISMALE Ce lundi saint 11 avril toute la communauté diocésaine était représentée à la messe chris- male présidée par Mgr David Macaire, administrateur apos- tolique, par l’ensemble du pres- byterium et la présence de tous les ambassadeurs du synode pastorale d’ensemble. « Quelle belle cérémonie empreinte de ferveur et de solidarité, s’est ex- clamée Andrée B., mère de famille et ambassadrice de Grande Terre pour le chantier 2, à la sortie. Le message était bien vulgarisé et j’ai tout compris les rites parfaitement. C’est bien la première fois. Je vais pouvoir expliquer comme il faut aux enfants du catéchisme que j’accom- pagne dans ma paroisse ». Le chant d’entrée « peuple de prêtres, peuple de rois, assemblée des saints, peuple de Dieu, chante ton Seigneur », magistralement sou- tenu aux grands orgues par Jean-Mi- chel Lesdel, et chanté à plein cœur par la chorale et l’assemblée, don- nait du relief à la procession. « L’esprit du Seigneur est sur moi » dans la première lecture tirée d’Isaïe, invitait à l’intériorité. Tandis que l’Evangile de St Luc proclamé par le diacre Jacky Ramassamy : « au- jourd’hui s’accomplit le passage de l’Ecriture » en était la feuille de route, ainsi l’homélie de Mgr Macaire nous permettait de cheminer en Eglise pour aborder la semaine sainte qui s’ouvre. « Pourquoi se sont battus nos pères, nos prêtres en particulier ?... Et au- jourd’hui encore, ne nous y trom- pons pas, c’est la direction que l’Esprit-Saint nous a donnée. » Et reprenant l’intuition qui guidait Mgr Cabo dans ses homélies, Mgr Ma- caire nous a fait chanter « peuple de prêtres… » tout au long de son ensei- gnement, pour bien ancrer en nous ces paroles fondatrices de l’Eglise depuis les origines. « N’était-ce pas l’intuition du Synode de 1995 qui dans notre Eglise en Guadeloupe a ouvert des horizons de vitalité pour nous tous, peuple chrétien en Gua- deloupe ». … « nous sommes tous prêtres, pas des chefs au sens po- tentat du mot, mais serviteurs de la prière en premier, qui souffrent avec le monde, qui prient, qui portent, qui offrent. Succès du synode qui a fait de nous en Guadeloupe un peuple de priants, et d’ouvriers agissants. Quel privilège nous avons de pas-ser le flambeau aujourd’hui à nos jeunes ! Le sanctuaire dont parle la Bible c’est le bâtiment édifice où le peuple se rassemble, mais c’est aussi ta chambre, dans le secret ton Dieu te parle. Ma vie, notre vie est devenue le temple de Jésus. Le temple n’est jamais en repli, mais en sortie comme le pape François nous le recommande avec juste raison. Legliz sé la kaz a w… Allez dans la paix du Christ, pour aller le porter véritablement à nos frères et sœurs dehors… voilà le peuple de prêtres. Peuple de rois, mais c’est un roi couronné d’épines… en grec prêtre se dit liturgia… afin de tourner le monde tout entier vers Dieu. Roi en grec c’est diaconia… service ! Pourquoi Lucifer s’est re- bellé contre Dieu, je vous le donne en mille, c’est parce que Dieu lui a demandé de servir. L’orgueil de Lucifer ne le pouvait pas. Nous de- vons donc être au service, non pas comme contremaître ou chef. Roi qui nous regarde d’en bas, comme Jésus le jeudi saint qui lavant les pieds de ses disciples les a regardés d’en bas. Roi qui nous regarde d’en haut, comme le Christ mais c’est sur la croix qu’il nous regarde d’en haut. … Nous sommes tous assis devant le même Dieu, implorant le même Dieu. Nous sommes tous prophètes pour être des témoins. Celui qui té- moigne de ce que Dieu a fait dans sa vie. On chante l’amour quand on est amoureux, on doit chanter aussi l’amour quand on est croyant. Retrouvons aujourd’hui le témoi- gnage véritable en nous jetant dans l’amour de Dieu. Qu’est-ce qu’une assemblée prophétique : c’est être là malgré tout, quoi qu’il arrive ! Retrouvons le ministère de mon- trer Jésus. » Ma voisine se penche vers moi et me chuchote à l’oreille « quelle conviction dans cette homé- lie ! J’ai envie de me mettre debout tout de suite ! ». La messe se pour- suivait dans un grand recueillement : renouvellement des engagements L’ESPRIT DU SEIGNEUR EST SUR NOUS !

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5 PÂQUES EN PAROISSES sacerdotaux par tous les prêtres présents. La prière universelle nous poussait ensuite à dilater notre cœur aux dimensions du monde. Le rite de bénédiction et de consécration des huiles saintes se déroulait dans un recueillement absolu afin que chacune et chacun d’entre nous in- tégrions bien la portée de ce rituel pour en vivre dans nos communau- tés par la suite. L’Eucharistie se pour- suivait dans un bel élan porté par des chants en créole d’une grande piété et bien adaptés à l’importance de la liturgie présente. Nous avons prié pour le prochain évêque qui nous sera donné. Nou sé Legliz a Jezikri… c’est la joie au cœur que nous avons pu repartir chacune et chacun dans nos mai- sons et nos lieux de mission ! Jean-Marie GAUTHIER CHEMIN DE CROIX DES ENFANTS DE BASSE-TERRE ET PETIT-BOURG Le samedi 2 avril, les enfants du primaire des trois lieux de cultes : Cathédrale, Carmel et Sainte-Thérèse, ont eu la grande joie de participer à un temps fort lors de la très belle célébration du chemin de croix à la paroisse de Petit-Bourg, présidée par le père Gérard Foucan (curé de Basse-Terre) et le père Régis Kplé (curé de Petit-Bourg). Un accueil chaleureux nous a été réservé par les enfants, les parents et les catéchistes de Petit-Bourg. Une rencontre appréciée de tous qui n’a pas manqué de créer une proximité entre nous. Pendant une heure, c’est avec enthousiasme et curiosité qu’au cours d’une visite guidée, les enfants catéchisés des 2 paroisses ont sillonné les rues de Petit-Bourg à la découverte de certains sites historiques. Durant cette marche, poussé par l’Esprit-saint, un temps de louange s’est inscrit dans le programme, pour laisser s’estomper une pluie diluvienne. A notre retour à l’église, le père Gérard Foucan introduit le chemin de croix en soulignant que : « la Croix, c’est le signe de l’Amour immense que Dieu a eu en nous donnant son Fils Jésus pour sauver le monde du péché. C’est pour nous tous qu’il a donné sa vie. Nous allons ap- prendre à revivre le chemin que Jésus a fait ce vendredi-là. C’est un exercice d’Amour ». Une démarche bien organisée avec des enfants très impliqués qui ont lu, animé et porté les tableaux des différentes stations. Père Régis a conclu en disant que ce chemin de croix devrait les aider à s’améliorer dans leur vie actuelle. Dans l’après-midi, un temps de détente a été jalonné par un partage, une louange animée par une chorale prévue à cet effet et une remise de cadeau à chaque enfant et accompagnateur de Basse-Terre (fleur portant des actions de carême). Avant notre départ, le curé de la paroisse propose à tous, parents, catéchistes, enfants de former une chaîne de l’amitié, un seul cœur, unis dans la prière. Un beau signe d’espérance dans la montée vers Pâques. Merci aux pères Gérard et Régis qui ont pris le temps de nous accom- pagner dans cette démarche, à la pa- roisse de Petit-bourg et à tous ceux qui ont collaboré au bon déroulement de la journée. Malika P. Et Simone L. (Catéchistes de Basse-Terre)

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6 PÂQUES EN PAROISSES SACREMENT DE LA RECONCILIATION ET CHEMIN DE CROIX À GOURBEYRE POUR VIVIFIER SA FOI Les catéchistes du secondaire de la paroisse Saint-Charles Borromée de Gourbeyre n’entendent pas se laisser abattre. Si durant ces deux années de crise sanitaire, les rencontres étaient difficiles, c’était sans compter sur le dynamisme et l’envie de partage de cette équipe active qui n’a jamais lâché. Avec la participation du curé de la paroisse, père Dismas, de nombreuses actions ont été initiées, avec comme idée phare de renforcer le partage et l’union de la foi chrétienne au sein de toute la communauté. Maintenant que nous pouvons organiser des rencontres plus formelles, les catéchistes n’ont pas manqué de se rassembler pour donner le La de ce renouveau charismatique. Trois temps forts étaient prévus : Célébration « Dieu dans la vie de nos jeunes collégiens » - chapelle de Saint Jean Bosco (samedi 12 mars) : avec plus d’une centaine de jeunes. Il était important pour la com- munauté autour de ces jeunes de leur redonner le goût d’être avec d’autres comme eux et de partager ce qui, pour eux, est le cœur de la foi chrétienne. Rencontre à l’église Saint-Charles Borromée (samedi 2 avril) : il nous a paru important de présenter le thème sur la réconcilia- tion, surtout après cet épisode sanitaire où les relations humaines ont été tellement mises à mal. La réconciliation pour un chrétien passe par le pardon, par l’acceptation qu’il est pêcheur et l’importance de croire que notre Seigneur est le Dieu d’Amour et qu’il est et sera toujours présent et à l’écoute. Beaucoup d’entre eux ont sollicité la confession qui leur a été accordée avec plaisir par les pères Juste, Roland et Dis- mas. Rencontre finale avec les adolescents et les primaires ce samedi 9 avril – « 40 jours pour laisser plus de place à Dieu dans sa vie » : apothéose sous forme de chemin de croix à la Chapelle de Saint-Jean Bosco. Les enfants ont répondu présents car nous étions plus d’une centaine à revivre les moments de la vie de Jésus sur terre. Les parents étaient aussi là pour participer mais aussi nous accompa- gner dans cette démarche de foi que nous avons eu avec leur enfant. Il nous plaît aussi de croire que les parents qui nous ont suivis et aidés dans ces moments ont su reprendre goût à ces instants d’amour et de foi sincère. Les enfants du primaire ont été tout aussi surprenants. Accompagnés de leurs catéchistes ils ont suivi, lu et chanté pendant les quatorze sta- tions. Cette participation à ce chemin de croix ne peut-être que l’espoir d’un engagement profond et sincère au sein de notre paroisse. Le Carême, nous a ainsi tous réunis sur ce chemin nous menant jusqu’à Pâques. Les conditions de vie de ces deux dernières années nous ont laissés croire que cette ferveur perdrait en intensité mais bien au contraire avec Dieu nous sommes tous plus que vainqueurs. Roselande ZOU et les équipes de catéchistes

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7 FERVEUR À CAPESTERRE DE MARIE-GALANTE Nous avons eu une semaine sainte chaleureuse et réconfortante qui s’est ache- vée par la veillée pascale et la bénédiction du feu nouveau sur le parvis de l’église et l’entrée en procession du cierge pascal. Dimanche de Pâques, l’A.C.E. très active dans notre secteur a permis la procession des offrandes par les enfants sur le chant : « Papa Bondyé mi sa nou pote jodila ». Belle unité malgré les difficultés du moment ! Pascal POTONY LA COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE DE TERRE-DE-BAS SUR LE PONT ! Père Anson Daciné est venu prêter mains fortes au curé des Saintes pour vivre avec nous la semaine sainte durant laquelle tous les chrétiens ont pris une part active. Notamment les jeunes qui savent s’impliquer de plus en plus. « J’aime cette île où le labeur et le courage des habitants marchent en complé- mentarité avec une foi enracinée en Jésus » n’a pas manqué de dire le père Georges Magloire dans un de ses écrits. Et les chrétiens savent se rappeler les empreintes de ce grand pas- teur saintois qui nous mobilise encore aujourd’hui. La veillée pascale s’est déroulée en l’église St Nicolas à Petite-Anse, tandis que la messe du dimanche a eu lieu en la chapelle rénovée de Notre-Dame de Consolation à Grande-Anse. « Cap vers l’avenir dans la confiance et l’Espérance ! » s’est rappelée une ambassadrice pas- torale d’ensemble devant tous les présents apportés à l’offrande ! Roberte MORVAN A LA PAROISSE SAINT CHARBEL Le carême chez les maronites est une période très importante de la vie. Nous nous unissons avec Rome, les églises catholiques, par contre notre carême commence toujours le lundi par l’imposition des cendres, c’est un carême de privation, d’abstinence et surtout de jeûne sans aucun produit venant des animaux, nous dînons très peu pendant le carême et jeûnons jusqu’à midi, de lundi à vendredi, pas les samedis le jour de la Création, sauf le samedi Saint ou samedi Gloria en attente de la résurrection, ni les dimanches le jour du Seigneur. Le carême commence par la litur- gie des Noces de Cana pour se terminer par les noces Pascales. Durant le carême chaque mardi et vendredi messe et chemin de croix. La semaine sainte se déroule comme suit : Lundi Saint : Le Rituel de l’arrivée au port, c’est la barque du Seigneur qui nous mènera à bon port le jour de la Résurrection, un Rituel qui se fait sur le perron de l’église pour terminer par un chemin de croix. Mardi Saint : messe, chemin et adoration de la Sainte Croix. Mercredi Saint : Rituel de La Lampe et bénédiction des huiles des malades, appelé aussi mercredi de Jacob, qui a tout perdu et a gardé sa foi en Christ, c’est un Rituel de l’allumage de lumière qui est le Christ. Jeudi Saint : Rituel de lavement des pieds, Sainte Cène, Adoration du Saint Sacrement et confession. Vendredi Saint : Le matin messe des Présanctifiés. L’après-midi, passion du Christ, vénération et procession de la Sainte Croix, à savoir dans la liturgie Maronite nous faisons un tombeau au Christ dans nos églises et en procession nous marchons derrière lui avant de l’ensevelir. Samedi Saint ou Samedi Gloria : à 11h30 nous faisons le Rituel du Pardon avant midi tapante, nous annonçons la joie de la résurrection. Notre jeûne se termine soit le samedi après la messe de minuit sinon le dimanche après la messe de la résurrec- tion, nous offrons un œuf dur à chaque fidèle symbole de la vie après la mort et aussi un autre symbole après le jeûne de 40 jours, le Christ avait mangé un œuf. Père Jacques NICOLAS

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8 NOTRE JEUNESSE A DE L’AVENIR ! Les JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) se tiendront à Lis- bonne au Portugal du 1 er au 6 août 2023. Les jeunes catholiques du monde entier ont rendez-vous pour les 37 ème JMJ. De nombreux jeunes participants, catholiques ou non, entre 18 et 35 ans seront mobilisés pour y aller. Les jeunes de Guadeloupe sont prêts : telle la devise des scouts... sans oublier celle des CV.AV : « à cœur vaillant, rien d’impos- sible », mais les jeunes s’interrogent comme Marie « comment cela se fera-t-il ? » Durant le mois de mai, je visiterai tous les doyennés et les mouvements d’action catholique, en accord avec les curés, doyens et les responsables de mouve- ments de jeunes. La conférence des Évêques de France a nommé un comité pour organiser le pèle- rinage. Notre diocèse de Guade- loupe participera au prochain We- binaire Samedi 7 mai, de 14h à 16h : Atelier pratique « Comment créer l’évènement du diocèse », avec création de formules depuis la « formule nationale ». En effet, après un premier report à cause de la pandémie du coronavirus : beaucoup de jeunes se deman- daient si la guerre en Ukraine ne va pas encore bousculer le calendrier des JMJ ? De partout ils ont prié le ciel et Maman Marie a intercédé. Le Pape François les a rassurés d’une parole d’espérance, le 7 mars dernier, dans un message vidéo adressé aux jeunes qui se préparent aux Journées Mondiales de la Jeunesse : « Les crises se sur-montent ensemble, pas seuls. Et les crises nous mettent à l’épreuve pour en sortir meilleurs. » Par ailleurs, le thème choisi « Ma- rie se leva et partit avec empres- sement » (Luc 1, 39) est un vibrant appel à vaincre la peur. Car l’éner- gie des jeunes ne trahit pas et leur foi ne défaille pas. À l’instar du dé- vouement et de la motivation de la jeune fille de Nazareth, il est natu- rel que des jeunes du monde en- tier veuillent se rencontrer, témoi- gner, se ressourcer et louer Dieu. Chers jeunes, chers parents, la par- ticularité de ces JMJ est dûe au fait de la sollicitude et de la nécessi- té d’une jeunesse qui a besoin de fraternité et d’envoyer des signaux clairs pour la paix sincère. Depuis le lancement du synode et la pastorale d’ensemble, la Pas- torale Diocésaine des Jeunes en Guadeloupe et l’Aumônerie des Étudiants multiplient les rencontres sur le terrain pour être à l’écoute des jeunes, des accompagnateurs paroissiaux et des prêtres. Je peux en témoigner : « notre jeunesse a de l’avenir ». P Kaze EUGÈNE, smm. Responsable de la PastoDiocéJeune en Gwadloup PASTORALE DES JEUNES HOSANNA ! HOSANNA ! HOSANNA ! GLOIRE À TOI SEIGNEUR ! Cette acclamation après plus de 2000 ans, retentissait de manière vigoureuse et convaincue, tandis que Mgr David Macaire, administrateur apostolique, et le père Kaze Eugène, curé de Capes- terre-Belle-Eau, se frayaient un passage parmi les fidèles tant au parterre que dans les gradins, pour la bénédiction des Rameaux qui se déroulait au gymnase Gérard Marianne ce dimanche 10 avril à 16 h. Magnifique eucharistie des Rameaux pleine de vie animée par la pastorale de l’enfance [ACE, Chœur des Semeurs d’Accords, Lecteurs Liturgiques Enfants, Traits D’Union #Ps150, Paix et Joie (Enfance Missionnaire), Scouts enfants, Servants d’Autel enfants, Ti Voix Kapèstè (TVK)]. En effet, s’appuyant sur Mt 21, 15-16 : « voyant les choses étonnantes qu’il venait de faire et ces enfants qui criaient dans le Temple : « Hosanna au Fils de David ! », les grands prêtres et les scribes furent indignés ils lui dirent : « Tu entends ce qu’ils disent ? » Mais Jésus leur dit : « Oui ; n’avez-vous jamais lu ce texte : Par la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu t’es préparé une louange ? ». Le P. Kaze avec les Équipes de Liturgie, décidait de placer cette célébration complètement dans son contexte, en l’intitulant : Rameaux de la catéchèse en Synode. Mgr Macaire, dans son homélie replaçait bien cette fête dans son contexte, à travers une histoire vécue par lui dans son enfance : « Comment, moi petit garçon, faire comprendre à des limaces qu’en traversant la rue elles se fe- raient écraser par les camions ? Les sortir une à une de la route sous les roues des voitures ? Elles ne comprendraient pas et repren- draient le même parcours. Le leur dire dans mon langage de petit garçon ? Elles comprendraient encore moins. La solution alors : Écouter et apprendre, moi, le langage des limaces pour le leur expliquer, voire me mettre avec elles, parmi elles dans leur condition de limace, quitte à me faire écraser avec elles pour leur faire comprendre le danger dans lequel elles se mettaient, en empruntant le chemin des camions ». Tous les fidèles étaient amenés à entrer dans le Mystère du Sauveur de tous les hommes, entrant dans la condition humaine jusqu’au bout, sauf le péché, ce qui allait le conduire à sa Passion d’amour et à sa mort pour le salut de tous les hommes. Rien d’étonnant qu’après, au moment de la communion, des enfants se soient présentés spontanément en une file inter- minable, pour se faire bénir par l’évêque… L’ensemble des services au cours de la célébration était assuré par les Groupes, Services, Mouvements de jeunes et d’enfants de la Paroisse. Quoi d’étonnant ? L’actuel Responsable Diocésain de la Pastorale des Jeunes, c’est le curé de la Paroisse St Hyacinthe. À la fin de la Célébration, toute la Catéchèse, les Animateurs, l’ensemble des fidèles avec l’Evêque dans une partie solo improvisée, emboîtaient le pas à 3 petits garçons des Semeurs d’Accords, avec le chant, à l’allure d’engagement, dans une prière : « We are the world. We are the children… », sans oublier une intention particulière pour toutes les situations difficiles actuellement vécues ici en Guadeloupe et ailleurs partout dans le monde. S. M.-G.

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9 PASTORALE D’ENSEMBLE APPRENDRE À TRAVAILLER ENSEMBLE On connaît le dynamisme et la ferveur des chrétiens de Marie- Galante. Edmond Lanclas, am- bassadeur pour la pastorale d’ensemble, a bien voulu nous partager le cheminement spiri- tuel entrepris sur l’île dans une belle cohésion. La Pastorale d’Ensemble rassemble régulièrement les chrétiens de Marie-Galante. Peux-tu nous dire où en est le cheminement ? Il y a des réalités qui ne se per- çoivent qu’à l’occasion de certains évènements. C’est ainsi que la pastorale d’ensemble a apporté son lot de révélations à propos de notre vécu de chrétien vivant sur celle que l’on appelle com- munément la grande galette. Les ambassadeurs de Grand-Bourg, Capesterre et Saint-Louis se sont unis pour traiter des quatre chan- tiers de la pastorale d’ensemble. Ce mode de fonctionnement que nous découvrions s’est imposé comme une méthode ô combien efficace, pour l’avancée de nos tra- vaux. Nous avons surtout trouvé là un moyen de donner une nouvelle dimension à notre action, qui dé- sormais se vit à l’échelle de l’île. Notre identité de chrétien sur le territoire est désormais vécue de la même façon, quelle que fut notre paroisse, nous appartenions à une même communauté. Ce sentiment découle de la particularité du terri- toire, exigu et sans frontière, avec des relations interpersonnelles très vives qui n’occultent pas notre vie de chrétien. Mais quelle est la place de l’Eglise au sein de cette population d’une forte ruralité ? La réponse nous a été donnée durant la période de carême. Marie-Galante a gardé, par-delà toutes les évolutions so- ciales, politiques et économiques, une relation particulière avec l’Eglise. C’est l’élément essentiel de la dialectique du devenir de l’homme et de sa mission sur cette terre. Alors qu’en doyenné, grâce aux informations que nous appor- taient les fiches FFPO, nous nous efforcions de trouver des réponses aux problématiques de la pasto- rale. Nous constations une forte si- militude entre les réponses et, les attitudes, les postures à l’occasion de cette période de carême. Les Chrétiens, qu’ils soient de grand- Bourg, de Capesterre ou de Saint- Louis, marchent tous ensembles vers un même but, quel que soit leur condition de vie, leur cou- leur politique. Ils se souviennent que Dieu ne fait acception de personne ! Quelles sont les perspectives et espérances tracées ? La pastorale d’ensemble, nous a permis d’initier une démarche sy- nodale au sein du doyenné. Notre premier constat fut unanime : Ce travail en commun est d’une évi- dence qui ne doit pas se limiter à la pastorale d’ensemble. Nous avons ressenti le besoin de cette mise en commun bien au-delà du sujet du moment. Nous projetions déjà cette méthode à propos de nombreux sujets qui concernent le doyenné de Marie-Galante. La dé- cision est prise, le doyenné se ren- forcera de ce travail en commun, avec l’objectif de proposer aux trois curés de l’île des organisations pour simplifier, améliorer, vivifier la vie des chrétiens. « L’intergénérationnel fonctionne bien à Marie- Galante » disait un jeune chrétien l’autre jour à la sortie de la messe chrismale. Explique-nous ce dynamisme qui place l’appel de Dieu au centre de toute vie ? S’il y a une structure qui a fait du bien à la chrétienté à Marie-Ga- lante, ce sont les TKL introduites par Mgr Cabo ! Elles se sont mul- tipliées sur l’ensemble du territoire et ont permis à l’Eglise de vivre au plus près des familles. Pour ce qui est de la paroisse de Grand-Bourg, chaque maison du quartier deve- nait Eglise, à l’occasion des réu- nions des fidèles au sein des TKL. Les familles entières s’y sont inves- ties, et, à côté des grands-mères, il y avait les enfants et les petits enfants qui ont ainsi fait leurs pre- miers pas de chrétiens engagés. Les résultats des TKL ont été une grande mixité, une intergénération agissante au sein de notre Eglise sur l’ensemble du territoire. L’action des TKL a favorisé la mixité au sein des autres groupes de la paroisse, Légion de Marie, Rosaire, Sacré-Cœur etc. Elle a permis de structurer des familles qui se sont mises au service de l’église. La ri- chesse, l’engagement des groupes agissant au sein de la paroisse en témoignent. Même si l’évêque qui a succédé à Mgr Cabo n’a pas soutenu cette action, la paroisse de Grand-Bourg a su garder ce dynamisme, les récentes festivi- tés autour de la montée pascale et la fête de Pâques, ont laissé apparaître une fois de plus, cette ferveur. Notre église était pleine et joyeuse de célébrer son Seigneur. Il appartiendra à toute la commu- nauté, autour du curé de maintenir cette présence de Dieu dans les cœurs. Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER

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10 DIMANCHE 8 MAI : JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS Voilà ce que dit le Concile Vatican II. Décret Optatam Totius Ecclesiae Renovationem sur la formation des prêtres. Le devoir de cultiver les voca- tions revient à la communauté chrétienne tout entière, qui s’en acquitte avant tout par une vie pleinement chrétienne. Ce sont principalement les familles et les paroisses qui doivent collaborer à cette tâche : les familles, animées par un esprit de foi, de charité et de piété, devenant une sorte de premier séminaire ; les paroisses offrant aux adolescents eux-mêmes une participation à la fécondité de leur vie. Les maîtres et tous ceux qui, d’une manière quelconque ont la responsabilité de la formation des enfants et des jeunes gens, les associations catholiques sur- tout, auront le souci d’éduquer les adolescents qui leur sont confiés, de manière qu’ils puissent percevoir la vocation divine et y répondre de grand cœur. Tous les prêtres feront preuve du plus grand zèle aposto- lique pour cultiver les vocations, et ils attireront vers le sacerdoce les âmes des jeunes par leur vie per- sonnelle humble, laborieuse, vécue d’un cœur joyeux, par des rapports mutuels empreints de charité sa- cerdotale ainsi que par une coopé- ration fraternelle. […] Cette action concertée de tout le Peuple de Dieu pour cultiver les vo- cations répond à l’action de la Pro- vidence divine. C’est cette dernière qui choisit certains hommes pour les faire participer au sacerdoce hiérarchique du Christ, et qui leur accorde les dons nécessaires et les aide de sa grâce. C’est elle aussi qui confie aux ministres légitimes de l’Église la mission, après avoir reconnu leur identité, d’appeler et de consacrer au culte de Dieu et au service de l’Église, par le sceau de l’Esprit, les candidats éprouvés qui auront demandé une si grande charge avec intention droite et pleine liberté. VOCATIONS MENER UNE VRAIE RÉFLEXION SUR LA PASTORALE DES VOCATIONS Remarques particulières des prêtres réunis en mai et juin dernier Chaque prêtre doit se sentir responsable pour susciter les vocations religieuses et sacerdotales au sein de nos communautés paroissiales et travailler sérieusement sur les vraies vocations locales ; Organiser des forums sur la vie consacrée pour permettre à tous les religieux et religieuses du diocèse de se rassembler et pour réfléchir sur la question des vocations ; favoriser une véritable pastorale vocationnelle qui sera l’affaire de tous (trop de prêtres restent indifférents à cette mission)… LE SOUS-CHANTIER VOCATIONS MÈNE SON ENQUÊTE Au niveau du diocèse et des différentes paroisses, il a besoin de votre avis ! Dans votre paroisse, dans votre mouvement quelle est la dynamique vocationnelle mise en place ? Que faire pour aider les jeunes à répondre aux appels du Seigneur ? Quelles propositions pour repenser la pastorale vocationnelle dans les paroisses, les communautés religieuses, les établissements catholiques ? Au niveau Vocations, au sein du diocèse ou dans notre paroisse, merci d’exprimer brièvement : ✔ 3 choses qui fonctionnent bien (Forces) ✔ 3 problèmes à solutionner (Faiblesses) ✔ 3 souhaits, idées ou projets (Projets) ✔ Ce qui pourrait freiner ces projets (Obstacles) Merci de renvoyer votre travail de réflexion à : pgerardfoucan@gmail.com Chantier 2 : La famille Sous-Chantier 7 : Vocations Réflexion Pastorale d’Ensemble : EN ATTENDANT LE PROCHAIN ÉVÊQUE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS Père très bon, nous te rendons grâce pour ton fils Jésus-Christ qui a révélé ton amour aux hommes et a donné sa vie pour nous. Tu nous révèles que Tu nous aimes comme ton fils. Tu nous confirmes que tu veux notre bonheur, dans le don absolu de nous-mêmes. Tu nous appelles à construire une civilisation d’amour en servant nos frères et sœurs. Nous Te prions de ne jamais cesser de don- ner à ton Eglise qui est en Guadeloupe des ministres et des apôtres saints qui, par la Pa- role et les sacrements, ouvrent le chemin de la rencontre avec Toi. Père Saint donne-nous les prêtres dont nous avons tant besoin. Amen

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11 TÉMOIGNAGES DE NOS SÉMINARISTES Chers amis, je vais bien grâce à Dieu. Je suis très content de cette année diaconale à Toulouse. Je suis aussi très heureux de vous retrou- ver très bientôt, de retourner enfin à la maison pour vivre avec vous et célébrer ensemble notre Seigneur. Cette année à Toulouse m’a per- mis de bien me former pour mieux vous servir. J’ai eu la joie de faire de nombreux baptêmes, mariages et de mieux avancer dans ma vo- cation au service de notre Église. (Gino) Frères et sœurs, Je suis dans la joie, l’espérance de retrouver mon Archipel très bien- tôt. Il est vrai que ma formation au séminaire de Toulouse se déroule bien par la grâce de Dieu. Cepen- dant, mon cœur bat quotidienne- ment par mon Seigneur envers son peuple, tout particulièrement pour le peuple guadeloupéen nourri par la prière sans faille pour chacun de vous. (Cédric) La vie au séminaire est très belle. Au séminaire il faut travailler, vivre la vie communautaire, nous vivons comme les apôtres : la vie même du Christ. Vivre la vie de notre Sei- gneur c’est le suivre dans sa Croix. Le séminaire, c’est la pépinière, c’est le Terrain où l’on fait pousser de jeunes arbres destinés à être replantés. Le séminaire nous offre la possibilité de connaître et aimer notre Seigneur, son Église pour porter du fruit dans le monde. Aussi il nous permet de grandir dans notre discernement pour ac- complir la volonté du Seigneur en nous. Être au séminaire ne veut pas dire être prêtre tout de suite. Faire l’expérience du séminaire, c’est s’abandonner dans les mains du Potier pour qu’il fasse de nous ce qu’Il voudra. (Gino) Le séminaire a pour but de rassem- bler des hommes qui ont ressenti un appel, celui de Dieu. Dieu ap- pelle des hommes de tout horizon, de toutes cultures, de tout niveau social ou parcours scolaire ou pro- fessionnel. Par conséquent, nous ne nous sommes pas choisis. C’est en cela qu’il peut y avoir une difficul- té. Il nous faut apprendre à vivre, grandir, cheminer ensemble et tout cela avec des inconnus. Néanmoins, cette difficulté devient une grande richesse. Elle nous donne une cer- taine expérience humaine dans nos rapports les uns les autres ; avec des personnes différentes de nous, mais qui ont fondamentale- ment un point commun : « la foi en l’amour de Dieu ». Nous avons du mal à nous aimer les uns les autres comme Jésus-Christ lui-même nous invite et c’est en cela que nous comprenons les difficultés liées à l’expérience humaine au séminaire. Le séminaire nous aide à marcher pas à pas sur le chemin de Dieu dans l’amour et le renoncement pour son prochain. Celui qui veut me suivre, qu’il prenne sa croix. Ainsi le chemin n’est pas facile, mais oh combien il est beau de le vivre, car il nous conduit à une vraie liberté, celle de l’Amour. (Cédric) Pour moi, cela ne se pense pas en termes de difficultés ou de facilités. La vie du prêtre c’est d’abord une vocation, un appel du Seigneur, une grâce reçue. Tout en respec- tant notre liberté, la formation au séminaire nous aide à discerner et nous prépare à répondre à cet ap- pel. Dans l’Église chaque vocation a ses exigences. (Christopher) Je suis actuellement dans le diocèse de Toulouse où j’exerce mon mi- nistère de diacre dans un ensemble paroissial. En parallèle, une semaine par mois, j’ai une formation complémentaire au séminaire. (Christopher) VOCATIONS EN FORMATION À TOULOUSE, DONNEZ-NOUS DE VOS NOUVELLES… ON DIT QUE LA VIE AU SÉMINAIRE ET LA VIE DE PRÊTRE SONT DIFFICILES. QUEL EST VOTRE AVIS ? (Année diaconale) Christop her JEAN-JACQUE S (Année diacona le) Cédric BLONDI N (3 ème année de Théolo gie)

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12 VOCATIONS MESSAGE AUX PARENTS DU DIOCÈSE DE GUADELOUPE ✔ Votre enfant vient vous parler de vocations : vie religieuse, vie sacerdotale : un appel qu’il semble per- cevoir. Quelle sera votre réaction ? Comment accueillez-vous cela ? Voyez-vous cela comme un sacrifice ? ✔ Quelle devrait être votre position ? Peut-être en parler avec un prêtre, des personnes proches de vous, dans la prière, prier silencieusement l’Esprit-Saint ? L’inviter à s’engager dans les mouvements d’églises ou associatifs ? Demander à l’enfant d’aller voir un prêtre, un catéchiste, un diacre, une religieuse pour en discuter. Cela peut susciter chez vous une vive émotion, de l’étonnement, de la joie, de la colère. Tout baptisé est appelé à cultiver le terrain vocationnel, à avoir le souci des vocations même si nous sommes convaincus que l’appel vient de Dieu. Sœur Marie-Laurence et Marie-Claude S. (Membres de l’équipe diocésaine des Vocations) JUBILÉ DE SŒUR ELISE. Sœur Elise, religieuse domini- caine de sainte Catherine de Sienne, a eu récemment la joie de fêter son jubilé de 27 ans de vie religieuse avec tous les enfants et la communauté éducative de Notre-Dame de Grâce. Quel grand moment pour elle, la communauté des Dominicaines, mais aussi pour tous ces enfants et familles qui l’entouraient avec tant de joie et de confiance ! « Je dois tant à cette sœur qui m’a connue enfant et qui m’a toujours aidée à discerner, disait une jeune maman, et nous sommes heureux avec mon mari, que nos enfants bénéficient de son charisme ». Père Jean-Marie Luc, curé des Abymes et prêtre référent de l’école, a célébré la messe dans la cour même et la communauté scolaire a chanté à plein cœur pour rendre grâce. Avec l’hu- milité qu’on lui connaît, et dans un grand sourire, Sr Elise témoigne : « Pour moi c’est comme un retour en arrière pour regarder le temps écoulé, et consolider cette vocation fortifiée en moi par le Seigneur. Tout est grâce ! En effet, tout vient de Lui, tout est pour Lui ! » et de poursuivre « … jeunes qui vous sentez concer- nés, Dieu appelle toujours, il suffit de se jeter dans ses bras sans regarder en arrière, et s’abandonner à lui comme disait sainte Catherine de Sienne. Je fais mien ce beau refrain du père Gillot « Seigneur mon Dieu, d’un cœur simple et joyeux j’ai tout donné ! » Le mot clé qu’a Sr Elise en point de mire, malgré les difficultés du moment qui bousculent tout le monde : « Confiance ! car Dieu entend nos prières. » J.-M. G. Mon message pour vous chers amis c’est de laisser le Seigneur agir véritablement dans votre vie. Il vous appelle à être heureux. Et cette joie vient de Lui. Père de famille, prêtre, moine, religieux, consacré, quelque soit son appel il t’invite à vivre pleinement son amour. À être missionnaire, à être Un avec lui. Je prie pour vous pour que le Seigneur accomplisse en vous sa volonté. Dieu vous bénisse. (Gino) Chers Jeunes, Je pense que pour chacun de ceux qui ont répondu à l’appel de Dieu, il y a la crainte de se tromper ; la crainte du change- ment des plans que nous avions en tête ou ceux de nos proches ; la crainte de perdre de notre liberté. Toutes ces craintes sont légitimes, car elles sont des regards du monde sur un choix de mise à part par Dieu. Mais Dieu, dans le murmure de votre cœur, insuffle ce désir en vous, non pas comme une pu- nition, mais pour vous donner la grâce de ce pourquoi vous êtes là. La vie est faite de choix, je t’invite à faire le choix de te laisser conduire par Dieu. En finalité, toutes ces craintes qui te freinaient aujourd’hui s’effaceront pour donner la place à une vraie joie, à un sentiment que c’est là ta place et le désir d’aller encore plus loin pour le Seigneur. Le Christ a fait le premier pas dans ton cœur, alors sois confiant et ose faire un pas vers Lui. (Cédric) Il y a plusieurs étapes dans le che- minement vers le sacerdoce. Il faut se demander : « quel premier pas le Seigneur m’appelle à faire ? » (Christopher) QUELS SONT VOS MESSAGES POUR LES JEUNES QUI PENSENT SE CONSACRER AU SEIGNEUR MAIS QUI HÉSITENT OU ONT PEUR D’ÊTRE PRIVÉS DE LIBERTÉ ?

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13 LE CHRIST EST VRAIMENT RESSUSCITÉ, ALLÉLUIA ! Au matin de Pâques, notre cri était joyeux et fraternel : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. ». C’est comme si on se disait bonjour ! Quelques heures plus tard, nous avons souhaité « Joyeuses Pâques à chacun » et repris ce chant : « Criez de joie, Christ est ressuscité ! Il est vivant comme il l’avait promis. Alléluia, Christ est ressuscité ! Il nous ouvre la vie ! » Et après Pâques… Invités à vivre la joie de Pâques jusqu’à la Pentecôte, il faut se mettre en route ou conti- nuer la route ! Tu es peut-être en attente de ton baptême comme Morane, de ta première communion, de ta profession de foi ou de ta confirmation ! Les mois à venir seront riches d’enseignements, d’expériences, de crainte mais de joies aussi… Alors, prends le temps de prier, seul ou en famille, de participer à la messe dominicale et de suivre Jésus. Gisèle ACOMAT, déléguée pour la Catéchèse LLLLEE AtidPâ Editorial 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun Vers Pâques Les enfants du groupe CE2 de la paroisse Saint-Michel du Raizet nous racontent comment ils ont vécu leur Carême ! A Pâques, nous fêtons la résurrection de Jésus. Nous nous y préparons pendant quarante jours, c’est le carême. Bon chemin de Pâques ! Mais que veut dire le mot « Carême » Le Carême c’est une période de 40 jours pour te permettre de laisser plus de place à Jésus dans ta vie. Cette année, le Carême débute le mercredi 2 mars 2022 (mercredi des cendres) et prend fin samedi 16 avril 2022 (samedi saint) 40 jours pour te préparer à fêter Pâques le dimanche 17 avril 2022 (la Résurrec- tion de Jésus) avec tous les chrétiens. Pendant cette période de carême, différents feuillets nous ont été distribués pour nous préparer à la fête de Pâques. A chaque étape, il fallait les travailler. Ensuite, nos catéchistes nous ont demandé de faire un ef- fort de carême : pour certains c’étaient se priver de son jeu vidéo, d’autres de bonbons, d’autres d’aider un cama- rade, ou d’aider maman à la maison, de prier plus, de ne pas dire de gros mots, etc… les idées ne manquaient pas. Dans un autre groupe les en- fants se sont dirigés vers le coin prière. Ils ont fait un beau signe de croix, et ont lu cette belle prière pour ce temps de carême : Mon Dieu, en ce Carême, je veux te faire une place dans ma vie. Je veux te connaître et t’aimer chaque jour davantage. Apprends-moi à être généreux et à aider ceux qui sont autour de moi, En particulier ceux qui sont seuls, pauvres ou malheureux.

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14 Je m’appelle Morane, j’ai 10 ans, je suis en CM2, j’ai 3 frères et je suis la petite dernière de la famille. Mes parents ont décidé de demander le baptême pour moi quand je suis entrée au catéchisme. Depuis 2 ans, je fais partie du groupe catéchuménal de ma paroisse avec six autres camarades. Notre ani- matrice nous rencontre une fois par mois d’octobre à juin ; nous apprenons à mieux connaître Jésus, l’Eglise et les deux sacrements que nous recevrons bientôt, le baptême et l’eucharistie. Chacun de nous a complété une carte de relation avec nos parents, parrain, mar- raine sans oublier notre animatrice et notre catéchiste du CM2. Trois temps forts ou 3 étapes nous ont préparés à notre baptême : s ,EOCTOBRE ACCUEILLIEPARLACOMMUNAUTÏ j’étais fière de dire : « Moi Morane, je veux faire partie de la famille de Dieu, de vivre avec lui tous les jours ». s ,E DIMANCHE  DÏCEMBRE  ON NOUS A RÏUNIS pour la 2 ème étape. Ce jour-là, nous avons été mar- qués du signe de croix. Je sais que la croix est le signe de Jésus. Le prêtre nous a posé plusieurs questions : nous avons répondu que nous voulons devenir amis de Jésus. Chacun de nous a reçu « Bible en nous », une image et nous avons été invités à écou- ter la Parole de Dieu et à prier avec l’Assemblée. s ,E SAMEDI  AVRIL  NOS PARENTS PARRAINS ET marraines nous ont accompagnés pour le dernier temps fort avant le baptême. Cette troisième étape est un « rite pénitentiel » ; le curé nous a imposé les mains, et nous a donné l’onction avec l’huile des catéchumènes. J’étais très émue au moment d’aller à l’église déposer mon lumignon et prier avec mes camarades. Dans mon groupe de catéchumènes, j’ai mes amies Rachel et Kessy, avec qui je m’entends bien, nous échangeons parfois sur ce que nous faisons dans le groupe catéchuménal. J’ai particulièrement apprécié la première rencontre avec le prêtre, quand il nous a demandé pourquoi nous voulions être baptisés… J’ai dit que je veux être aux côtés de Jésus et vivre de son Evangile. Dimanche 24 avril 2022, je recevrai le baptême et l’eucharistie entourée de la communauté. J’espère que la célébration se passera bien, j’ai hâte de deve- nir pleinement enfant de Dieu et de l’Eglise, je pourrai dire dans mon cœur « Jésus, j’ai confiance en Toi ». Aide-moi à ouvrir mon cœur pour être attentif et mes mains pour rendre service. Amen ! Morane nous parle de sa vie de catéchumène Catéchuménat Seigneur comme Pierre Tu nous appelles et Tu nous conduis là où nous ne penserions pas aller. Comme lui, Tu nous appelles par notre nom, ce nom unique, connu de Toi seul… Nous avons peur de dire « oui » mais nous savons que Tu nous donneras la force sur le chemin ; Tes paroles résonnent à nos oreilles : « Va, n’aie pas peur, c’est moi qui te conduirai et je parlerai par ta bouche même si tu m’abandonnes, moi, je ne t’abandonnerai pas ».

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15 s ! .OÑL LA PROMESSE DE $IEU FAITE Ì -ARIE TU VAS devenir la maman de Jésus), se réalise. Elle a fait confiance à Dieu. Elle sait qu’Il tient toujours ses promesses, comme le lui ont appris ses parents Joachim et Anne. Marie accepte de faire ce que Dieu lui demande. Cette promesse la rend heu- reuse et elle remercie Dieu dans sa prière : « Mon âme exalte le Seigneur. » Luc 1,46 s %NACCEPTANTDEDEVENIRLAMAMANDE*ÏSUS -ARIE s’occupera de lui comme toute maman : le nourrir, l’habiller, s’en occuper, jouer avec lui, lui apprendre à parler, à prier. Auprès d’elle, il y a Joseph. Dieu lui a confié une mission : accueillir Marie qui porte en elle le Fils de Dieu et élever cet enfant comme s’il était le sien. Joseph a aimé Jésus, l’a aidé à grandir, lui a appris à travailler. Par Joseph, Jésus s’inscrit dans une histoire et dans la lignée du roi David. s !PARTIRDESANAISSANCEETAUCOURSDESONENFANCE Marie ne comprend pas toujours ce qui arrive à Jésus (visite des bergers (Luc 2,19) ; Jésus avec les docteurs du Temple (Luc 2,41-52)), mais elle pense souvent dans sa prière à ces gestes et ces paroles qui l’ont étonnée. s -ARIE EST LA PREMIÒRE Ì COMPRENDRE QUI EST *ÏSUS elle sera la première des disciples. s 1UAND *ÏSUS MEURT SUR LA CROIX -ARIE EST Ì CÙTÏ de Lui. Elle souffre et prie avec Lui. C’est là que Jésus lui dit qu’elle est aussi la maman de tous les hommes. s !PRÒS LA 2ÏSURRECTION -ARIE EST AVEC LES AMIS DE Jésus et se réjouit avec eux. Elle prie avec eux. s #E QUE -ARIE A FAIT POUR *ÏSUS ET SES AMIS ELLE continue de le faire pour nous qui sommes aussi les amis de Jésus. C’est pour cela que nous disons qu’elle est notre Mère. s%LLENOUSFAITCOMPRENDREQUELACONlANCEEN$IEU apporte le bonheur. Elle nous montre son fils en nous disant : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le. » Parler de Marie avec les enfants, c’est les aider à découvrir comment elle nous invite à nous tourner vers son fils, Jésus. Voici quelques passages des évangiles qui nous parlent de Marie. Parler de Marie avec les enfants, c’est aussi leur apprendre à prier Dieu avec elle et leur faire découvrir la place qu’ils tiennent dans cette grande chaîne solidaire des enfants de Dieu. Mois de Mai Mois de Marie Le 15 mai 2022 Charles de Foucauld va devenir saint Il avait tout abandonné de sa vie dissolue de militaire, de sa fortune, pour aller vivre de l’Evangile dans le désert africain. Il y a été assassiné en 1916. Depuis, des hommes et des femmes ont choisi de vivre comme lui à la rencontre d’autres, de toutes religions et cultures, habités par la prière et la charité comme les petites sœurs et les petits frères de l’Incarnation en Haïti et dans la Caraïbe.

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16 Amusons-nous ! M comme Mai Par ce magnifique matin de mai, la belle Mélanie se marie. En regardant bien ce dessin, tu trouveras au moins vingt mots commençant par la Lettre M. Bravo, si tu en trouves davantage ! En y regardant de plus près, tu découvriras quelques situations bizarres. Lesquelles ? Illustration : Dupu y-Berbrian / Conception : Christophe Cornu Solution : moulin, manège, masque, moto et motard, moineau, mairie, mansarde, Marianne, mappemonde, momie, : moine, marin, maïs, maharajah, mariée, Mexicain, menhir, militaire, marche, marelle. Le s situation s bizarre s : un Mexicain porte un menhir. Le marié est un maharajah. Il y a une momie dans la mairie.:

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17 PÈRE FULGENCE MONSHI VICAIRE DE LA PAROISSE DU LAMENTIN À LA RENCONTRE DE NOS PRÊTRES Nous sommes allés à la ren- contre du Père Fulgence, origi- naire de Tanzanie, récemment arrivé en Guadeloupe qui a bien voulu nous parler un peu de lui et de sa nouvelle affec- tation. Père Fulgence Monshi ? Je suis né le 4 août 1987 à Arusha en Tanzanie (Afrique de l’Est), où j’ai grandi et suivi toute ma scolarité. Je garde un souvenir particulier de cette époque de mon enfance, en- fant de chœur, j’étais déjà intrigué par les faits et gestes du curé lors- qu’il officiait à l’autel et quelque part dans ma petite tête, je me voyais déjà exerçant les mêmes fonctions, un vœu qui s’est réalisé plus vite que je ne le pensais. Quand j’ai an- noncé aux parents que je voulais entrer au Séminaire, ils ont accepté, même si c’était une décision difficile pour eux. J’étais en effet l’aîné de la fratrie, j’avais donc des obligations envers eux, car c’était un manque à gagner certain pour la famille. Un parcours enrichissant J’ai commencé par le petit sémi- naire en Tanzanie. Le 19 juin 2014, après des études de philosophie et un an de Noviciat, je prononce mes premiers vœux temporaires. Je pars ensuite au Sénégal pour faire un stage et me familiariser avec la langue française, parce que chez nous en Tanzanie c’est l’anglais qui est pratiqué. Dans la foulée, je suis envoyé par le supérieur du Sénégal poursuivre ma formation dans une église : « Saints martyrs de l’Ouganda » et là, je participais aussi à l’accompagnement des plus jeunes. Par la suite, je continue avec les études de théologie toujours à Dakar et ensuite, je pars au Kenya où je suis ordonné diacre le 4 sep- tembre 2019. De retour en Tanza- nie, je suis ordonné prêtre le 6 août 2020. Pressenti pour venir en Gua- deloupe, mon arrivée est retardée à cause de la pandémie. Un parcours qui peut paraître long pour certains, mais très enrichissant pour moi. Pourquoi avoir choisi la congrégation des Spiritains ? J’ai été attiré par leur charisme, no- tamment avec la rencontre d’un des leurs qui a vu en moi un fu- tur prêtre. Ce dernier m’a un peu suivi, il est venu chez mes parents célébrer la messe, il m’a conseillé de persévérer dans cette voie et c’est un peu grâce à lui que j’ai réa- lisé mon vœu le plus cher, celui de devenir prêtre. Ces échanges avec cette congrégation et les ensei- gnements diffusés ont beaucoup pesé dans la balance, mais c’est au moyen séminaire que j’ai vraiment appris à mieux les connaître. En Guadeloupe je ne suis pas en terre inconnue, je sais qu’ils y sont bien implantés et sont un peu liés à l’his- toire de ce pays. Ce côté mission- naire, ce charisme, cet engagement voire cet esprit de bénévolat, c’est un peu tout cela qui m’a poussé à faire partie de cette congrégation. Votre arrivée en Guadeloupe J’ai été accueilli à mon arrivée par mon supérieur, le père Jonas. J’ai fait quelques semaines à Massa- bielle, puis à Gourbeyre, au Moule et au Gosier, des étapes très impor- tantes qui m’ont aidé à me fami- liariser avec mon nouvel environ- nement. De mon côté, j’ai cherché à m’intégrer, à connaître les gens. En effet, j’ai découvert un peu la culture du pays à travers quelques bouquins, mais rien ne vaut l’ap- proche du terrain, c’est au contact de la communauté que j’ai vrai- ment commencé à me fondre dans la masse. J’ai découvert une com- munauté chrétienne très spirituelle, des laïques engagés, toujours prêts à servir leur Eglise, des groupes bien structurés et organisés, catéchistes, mouvements, groupes…, tous ceux qui participent à la vie de l’Eglise. Être prêtre, c’est savoir écouter, observer, analyser, mais c’est aussi sentir cette chaleur humaine, avoir l’impression d’être le bienvenu, tout cela aide à s’intégrer dans la vie de la communauté. Le prêtre apporte son expérience et aide les fidèles à vivre leur foi certes, mais en retour, il a beaucoup à apprendre, c’est ce partage réciproque qui forge la communauté, on n’est pas chrétien tout seul. Le diocèse attend son évêque, pour vous qui venez d’arriver, quel serait votre message ? Oui, le diocèse attend son évêque, mais à ce que je sache, nous ne sommes pas seuls, il y a l’Adminis- trateur apostolique en la personne de Mgr Macaire qui effectue un travail considérable. Gérer deux diocèses en même temps, celui de Martinique et de Guadeloupe, n’est surement pas une chose facile. Concernant la fête de Pâques, j’inviterais les fidèles à vivre inten- sément ce moment important. C’est l’occasion de consolider sa relation avec Dieu, de se réconcilier avec ses frères et sœurs et de tisser des liens de fraternité avec la com- munauté. C’est un moment clé qui doit nous permettre de vivre pleine- ment notre foi. Propos recueillis par Jeremiah CARLTON

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18 ÉGLISE DIOCÉSAINE LA J.O.C. ET LE M.T.C. « POUR FAIRE LE BIEN » ! La Jennès Ouvriyèw Krétyen (J.O.C.) é Mouvman Tra- vayè Krétyen (M.T.C.) sanmdi 9 é dimanch10 mwa davril touvé yo sanblé ansanm-ansanm kon yo ni la- bitid fè chak lanné pou on tan pou mété tèt ansanm asi sa sa yé pou yo ‘’Lapak’’. Sanmdi pasi koté prèbitè Kannal, té tini pasé senkant moun ; jenn é granmoun sòti antout kwen a dyosèz-la. Willy Nathou ki té mèt- pyès pòté mannèv pou chakmoun santi yo adolé. Monpè Pòl Antwan rèskonsab dyosézen bay mètmo a week-end la : « Fo pa nou jan las fè lèbyen » Pawòl-la- sa sòti adan mésaj a Pap Fwanswa pou karenm lasa La kontantman té asi chak figi apwé tout péripési nou viv épi pandémi-lasa ki pa ni bout menm. Pap-la ka mandé nou rété konfyab, pa arèsté fè lèbyen kardèdi jou-la ké rivé larékòt ké bon alòs, fò nou rété solid. Mi sé pousa, chakfwa nou pé fè lèbyen… fèy anbyen a toutmoun. Pou byen konpwann, Pap-la ka ban nou kat fil pou suiv : 1) Annou pa arèsté travay anbyen. 2) Pa jan arèsté priyédyé Bondyé. 3) Pa jan arèsté lité kont lèmal. 4) Pa jan arèsté enmé sè é fwè a-w. I ka di nou osi gadé alantou an-nou é sèvi èvè tousa pé rédé nou viv an sè é fwè é adan tousa ‘’Bible en nous’’ é ‘’Fratelli Tutti’’ la pou rédé nou vansé. Pou nou té sa travay, nou fè kat krèy pou nou pé sa kouté sa Jézikri ka di nou, pou nou chèché répons, partajé, priyédyé é mèt tèt ansanm pou vansé si chimen a lakonfyans, lasolidarité dapré tousa nou ka viv an vi-la. Nou pé di-y sa maché, toutmoun mèt gennsèl a yo pou pé sa dékouvè lafwa, libèté é lanmityé. Nou pran on tanpo é nou pwofité pou té sa monté mach-lèskalyé a sé èsklav-la pou nou té bengné adan istwa a zansèt an-nou. Aprésa, nou woutouvé nou ansanm pou priyédyé vèp avanwvwè nou ay manjé majé a lèswa an-nou. Asiré pa pétèt, sété difé-kako jennmoun é granmoun té sanblé ka fè onsèl. (pli piti la Téo tini senk mwa é bonenpé té ja asi kont a gou- vèlman kon Jan Mari.) On bèl lanmen pou yo (J.O.C. - M.T.C.) davawa lanmou é lanmityé sé dé poto ki aksyonné anmitan yo. On bèl lavéyé vin bout jouné la an légliz Sen Filip é Sen Jak kannal épi on animasyon a déotwa jenn la JOC ki bokanté on ‘’quiz’’ asi ‘’Bible en nou’’ é asi ‘’Fratelli Tutti’’ sa fè moun ri toubòl- man. Piplis tousa nou dékouvè adan jouné-la, an krèy menné nou dirèk a lapriyè èvè Jérémi é ti ékip a-y : ‘’Lakontantmant an fon kyè ka ba-w lanvi bay ankò plis é, sa ka mèt lapé an kyè an-nou, sé la nou ka santi nou réyèlman lib’’ sé pawòl a fwè-w A. Francklin adan liv i maké. Adan lavéyé-la, on mètmo té ka pati èvè Jérémi pou té sa soukwé moun : ‘’Sa Bondyé vé…’’ é toutmoun la ka réponn ‘’Nou pa arèsté fè lèbyen.’’ Dimanch, apréwvwè nou didiko, nou priyédyé lélòd é aprésa nou woumèt nou an krèy pou on dòt mèt- pawòl ki sé : « Risivwè lèbyen Bondyé ka fè é kouté sa i ka di pou nou pé viv jòdijou. » Chak krèy-la viv on bèl bokantaj, lakòz, sé touléjou nou ka viv soufwans a tra- vayè é chèché ankijan nou pé mofwazé soufwans-la- sa an èspérans ! Monpè Sèwj Plokòs rivé lapré midi-la pou ba Mon- pé Pòl Antwan on favè poudavwa fò i té ay sélébwé lanmès Léramo an sèktè-la. Adan 2è ti krèy-la nou pran tan priyédyé Bondyé épi Vanésa : « Poukisa Mon- dyé ou ka pèrmèt souvantfwa nou travay an dlo toub ? É Bondyé ka réponn : « Mé pas lèlmi a-w pa sav najé ! » Manjé a lèmidi la, ban nou chans konnèt nou plis ankò é, lanmès Léramo fè nou bout épi week-end la. É pou nou sa an bon léta labé-la té paré ba lésèz ki té vlé konfésé sakrèman a la pénitans. Monpè Sèwj Plokòs avan nou pati, ban nou dèkwa pou nou sa kontigné lawout èvè mésaj-lasa : « Apwann Jézikri adan Lévanji a Sen Jan » An tan a sinòd-la nou ka viv la sé on sin ki ni pòtalans ay pou nou. Dionysos D. T. Témoignages « Amitié, foi et espérance font bon ménage à la JOC / MTC. C’est le côté intergénérationnel qui est très intéressant. De quoi recharger mes batteries qui en ont bien besoin actuellement, tandis que je vais passer le Bac énergies renouvelables au LEP de Blanchet en juin prochain. Merci pour ce temps fort ! » (Jean-Wilkens, Saint-François) « La JOC et le MTC est un vrai chemin de foi pour mon couple, mes enfants et au- jourd’hui mes petits enfants que je suis heureuse d’ac- compagner partout. On a besoin d’une foi et d’une pratique ancrées dans nos vies et nos réalités. Merci à la JOC et au MTC de nous permettre cet éclairage salvateur du Christ ! L’ACE pour les enfants, la JOC pour les jeunes, et le MTC pour les adultes… voilà une trinité pour garder confiance, solidifier nos familles et pour nous guider dans notre vie à tous ! » (Hoëlle C. – grand-mère de Théo-Baptiste – Prise d’Eau Lamentin)

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19 PAROISSE DE PETIT-BOURG JUBILÉ DES 90 ANS DE NOTRE-DAME DE BON PORT En ce deuxième dimanche de Carême de nombreux paroissiens sont venus participer à l’eucharistie présidée par Mgr Macaire pour le lancement du jubilé des 90 ans de l’église de Petit-Bourg. Le curé de la paroisse, père Régis Kplé, a ac- cueilli chaleureusement toutes les autorités et la foule présente. En effet, Notre-Dame de l’Assomp- tion ou de Bon-Port a été bénie le 15 août 1932. Elle se compte parmi les nombreuses réalisations d’Ali TUR, architecte en charge de la reconstruction des bâtiments ra- vagés par le cyclone Okeechobee qui dévasta l’archipel en 1928. Dès 1830, les pierres de l’ancien édi- fice ont fait place au béton armé façonnant une nouvelle allure ins- pirée de l’architecture d’Afrique du Nord. Dans 10 ans, avec la grâce de Dieu, ce sera l’année du cen- tenaire ! Pour sa première célébration dans la paroisse, Mgr Macaire a vivement touché le cœur des membres de l’assemblée. Avec simplicité, convivialité et convic- tion, il a rappelé à chacun son état d’être unique aux yeux de Dieu, dans la relation intime qui nous lie à Lui. Des membres de l’assem- blée ont témoigné : « La célébra- tion était merveilleuse, la chorale a bien chanté, on s’est senti vivre et je demande que tous les di- manches soient comme ça. » M. David Nebor, maire, n’a pas hésité à témoigner : « C’est la deuxième fois que j’écoutais Mgr Macaire au sein d’une église. Aujourd’hui j’ai été heureux d’en- tendre un homme qui véritable- ment a des qualités pastorales, dans sa manière de s’adresser aux gens, dans la conviction qu’il a. C’est un homme vrai qui a une qualité de prédication très intéres- sante ; c’est-à-dire il s’interpelle, il nous interpelle tous. Il s’adresse aux gens. Et j’ai beaucoup ap- précié cette phrase : le Seigneur n’aime pas tout le monde, il aime chacun d’entre nous. Cela nous donne la conviction que tous nous avons une expérience personnelle à faire avec notre Christ parce qu’on a besoin de spiritualité, mais on a surtout besoin de faire vivre en chacun de nous le Christ. Ce n’est pas très respectueux des valeurs de la République ce que je dis, puisque je suis le maire, mais je tiens beaucoup à ce que la spi- ritualité fasse partie de nos vies quotidiennement. » Père Régis nous a rappelé que ce jour était également le jour du 9 ème anniversaire de l’élection du Pape François : « L’église dont nous fêtons les 90 ans est donc la quatrième qui a traversé les âges, fruits de la foi, du dévouement de nos devan- ciers à la suite du Christ. C’est donc enracinés dans ce passé si riche et tournés vers l’avenir plein d’espé- rance que nous entrons officielle- ment dans ce jubilé qui sera source de renouveau. Bonne entrée dans le jubilé ! » Catherine POLIFONTE RECOLLECTION DES CATÉCHISTES À PETIT-BOURG Le 27 mars, dimanche de la Joie, le Père Régis Kplé, a animé la recollection des catéchistes de la paroisse. Le carême étant la période propice à l’exa- men du cœur, ce temps de réflexion a conduit les participantes à s’interroger sur leur vie de foi, sur la relation qu’elles entretiennent avec Jésus et leur conversion afin de parvenir à la sainteté. Dans ses propos, le père Régis est revenu sur la relation personnelle et étroite avec Jésus comme unique et seul vrai chemin vers la sainteté, grâce reçue de Dieu à la fin de la vie terrestre. Ses propos furent allégrement illustrés de passages des Evangiles, où Jésus apparait comme le lien vers le Dieu d’Amour que désirent tant connaître, tourmentés, la Samaritaine et Nicodème. Il cita ainsi St Augustin : « Tu nous as faits pour Toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ». Il a aussi été question de ce qui nuit à cette relation. Comme juger l’autre, ne pas croire en la conversion de son prochain. « Le cœur de l’homme est compliqué et malade ! Qui peut le connaître ? » (Jérémie 17, 9-10) Si ce n’est Dieu Lui-même et Lui seul. Et encore ne pas faire fructifier les talents qui nous ont été confiés. Qu’apportons-nous d’amour, de paix et de joie dans nos milieux de vie ? […] Puis en petits groupes, les travaux ont porté sur l’analyse de notre pratique actuelle de catéchiste et les projets à mettre en œuvre afin de mieux la réaliser. Enfin, père Régis a fait écouter au groupe l’interview de collégiens de passage sur la paroisse interrogés sur le catéchisme. C’est avec attention que leurs attentes ont été entendues. L’enseignement de père Régis, richement illustré, a permis de se recentrer sur le savoir-être et l’objectif de la mission. C.P. et l’équipe de catéchistes

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20 LA SOCIÉTÉ LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE EST L’AFFAIRE DE TOUS ! Les chiffres en effet sont alarmants. En 2021 dans notre Guadeloupe : 461 accidents de la route. 636 victimes de la route. 65 tués sur nos routes : dont 14 piétons, 20 motards, 5 cyclistes, 26 automobilistes. La courbe est ascendante depuis quelques années c’est pourquoi ces Assises de la Sécurité Routière ont été mises en place pour qu’une prise de conscience se fasse authen- tiquement à la fois collectivement et individuellement. Après les associations, les collectivi- tés, toutes les instances éducatives, scolaires, citoyennes, politiques, sani- taires, professionnelles et religieuses ont été invitées à donner leur avis et proposer des solutions pour en- diguer ce fléau tout au long de ces assises. « Il nous faut regarder les choses en face, et faire un travail de conscientisation, prévention et de formation » appuie Arlette Oxybel qui promeut à tous les niveaux l’Eco- conduite. « Nous avons 2480 km de routes en Guadeloupe, et nous avons eu 65 morts l’an dernier : 1 mort tous les 38 km ! Comment pouvons-nous dormir tranquilles ! » Le triptyque : comportement, addiction, vitesse est le plus dangereux C’est sur lui qu’il faut agir nous dit Mme Dina Latchoumaya. Tous les établissements scolaires d’enseigne- ment en sont bien conscients. Le LEP de Blanchet promeut chaque année des forums pour permettre aux jeunes de prendre conscience des dangers et de se responsabiliser par l’apprentissage sur des simula- teurs. L’Enseignement Catholique et les instances de l’Eglise veulent apporter leur pierre à l’édifice. Aimer Dieu et aimer l’Eglise, c’est aussi vouloir préserver la famille, faire pro- gresser la société dans le sens du bien commun et apporter la sécurité et le bonheur autour de nous. N’hésitons pas dans toutes nos ré- unions de groupes, de formation, de mouvements, d’aumônerie, de catéchèse… de parler de la Sécu- rité Routière ! « Quel engagement de jeune chrétien prenez-vous au- jourd’hui à la suite du sacrement de Confirmation que vous recevez ? » avait demandé Mgr Cabo aux jeunes confirmands de l’aumône- rie Dom Helder Camara en 2007 à St Jean Bosco. L’un deux avait répondu : « je m’engage à rendre ma Guadeloupe plus belle en fai- sant un effort de comportement écologique : participer régulière- ment aux nettoyages des plages de ma commune ! » Et un autre : « je m’engage à ne plus boire au- cun alcool avant de prendre ma moto, et je m’engage à faire en sorte que la sécurité routière pro- gresse chez nous en respectant les panneaux de circulation et les limitations de vitesse ! » Mgr Cabo les avait félicités chaleureusement et cités en exemples : « continuez de vivre en chrétiens surtout, et re- venez me voir régulièrement pour me dire où vous en êtes de votre engagement et de votre responsa- bilité, je serai heureux d’échanger avec vous ! » Jean-Marie GAUTHIER C & S EN MARCHE AVEC L’EVANGILE Créée en 2016, Chrétiens & SIDA Guadeloupe est une association œcuménique qui met au service du plus grand nombre, les ressources spirituelles de l’Evangile, en partageant avec tous, les expériences de la prévention du Sida, du soutien aux patients infectés. C&S est membre du COREVIH Guadeloupe -St Martin - St Barth qui a été mis en place en 2008. Les COREVIH sont des organisations territoriales qui réunissent tous les acteurs de la lutte contre le VIH d’une région (crées par décret ministériel du 15 novembre 2005). Il est constitué de 30 membres titulaires et de leurs suppléants nommés pour un mandat de 4 ans, qui se ré- partissent en 4 collèges. Le 31 mars dernier, C&S a participé à la journée des acteurs COREVIH où les actualités VIH et COREVIH ont été données (sur un groupe de 1983 personnes testées, 69,27 % sont des hommes et 30,73 % des femmes. La transmission hétérosexuelle est de 60,79 %), puis les informations sur le dispositif VIH Test (dépistage gratuit du VIH sans ordonnance dans les laboratoires de biologie médicale) et enfin la 2 ème feuille de route de la Société Nationale de Santé Sexuelle 2021-2024. La parole a été donnée aux acteurs concernant entre autre le dépistage par le Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD), la PrEP qui empêche le virus du VIH de se développer et de se fixer dès son entrée dans le corps. L’épidémie de COVID-19 a profondément et durablement déstabilisé le recours au dépistage du VIH. C’est pourquoi l’engagement de tous est important dans la prévention du SIDA. Il a été annoncé les différentes actions : la semaine Caribéenne (20-26/06/22), la semaine de la santé sexuelle (30/05 au 04/06/22). Cette semaine caribéenne du dépistage du VIH est l’occasion de se rendre à nouveau dans les lieux de dépistage et de se faire dépister, de s’informer sur les enjeux du dépistage et de la prévention diversifiée et de prendre soin de sa santé sexuelle, de se protéger et de protéger les autres. Le 17 mai, Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie et la Transphobie et la semaine précédant le 1 er décembre Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA. Une campagne de dépistage est en cours depuis 2019. VIH : Indétectable = Intransmissible. Une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH y compris lors de rap- ports sexuels. Il est temps que cela se sache ! Après les années de désert d’animation dues à l’épidémie, C&S repart en croisade… Venez nous rejoindre. Les chrétiens doivent être concernés, c’est un engagement humain et communautaire. Serge-Daniel FIOLET

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21 PÂQUES : LA FRATERNITÉ EN POLE POSITION ! A Gourbeyre, le 17 avril dans la montée de Blanchet, de nom- breux sportifs et passionnés s’étaient donnés rendez-vous pour un critérium moto 400 mètres départ arrêté. Familles et amis se sont déplacés en foule pour cette rencontre sportive. Chers amis, je vous remercie de m’avoir invité à bénir ce critérium. J’en dis du bien, au nom de l’Eglise, c’est le sens du verbe bénir. Cette journée conviviale avec vos familles et vos amis, avec vos proches et un public nombreux, plaît à Dieu. Le fait de savoir que nous sommes capables de faire quelque chose de beau et de bien avec les autres, c’est déjà une performance. Vous nous donnez l’opportunité de vivre cette dimension humaine, jour de Pâques ! Jésus est vivant et toujours présent sur la route de chacune et chacun. Cette journée sportive de compéti- tion se déroule dans un environne- ment sécurisé, dans le respect mu- tuel, dans l’esprit fair-play propre à la pratique de ce sport mécanique. Le fait de savoir que vous êtes capables de faire cela avec d’autres, c’est déjà la récompense des vainqueurs ! La route doit être partagée. Aujourd’hui cette portion de route qui descend vers Basse-Terre est toute à vous ; mais rappelons à tous les usagers des routes de Guadeloupe : au quotidien les routes appartiennent à tous, il faut les partager et vivre ensemble le message de la Sécu- rité Routière en Guadeloupe que PRIÈRE DU MOTARD Seigneur, Toi qui es toujours présent sur la route de chacune et chacun. Toi dont l’Amour féconde nos gestes quotidiens, tourne vers moi Ton Visage. Sois mon fidèle compagnon tout au long de mes voyages. Accorde-moi de bien user de ma liberté et de garder le sens de mes responsabilités. Donne-moi, même si cela parfois me coûte, d’observer scrupuleusement le code de la route Par respect pour la vie que Tu m’as donnée et pour celle de mes frères et sœurs qui est sacrée. Que je ne fasse jamais de ma moto un imbécile char d’assaut, pour me vanter de quelque performance ou assouvir mon instinct de puissance. Qu’elle soit un docile outil au service de mon travail et pour le plaisir de mes loisirs. Accorde-moi comme le bon samaritain de savoir porter secours à celui qui en a besoin, et de faire un détour pour aider mon voisin. Accorde-moi de garder sous mon casque un cerveau frais et lucide, des yeux bien ouverts sur les radars et les panneaux de signalisation, une oreille attentive à mes frères routards. Accorde-moi l’humour et la patience dans les encombrements ; et devant un beau paysage le temps de l’émerveillement. L’humilité pour accepter mes propres limites, et la sobriété quand quelqu’un m’invite. Rappelle-moi que je ne suis qu’un pauvre voyageur qui roule vers Ton ultime rendez-vous, mais qui ne doit pas lui-même en devancer l’heure. Amen. « J’apprécie ces rencontres amicales et en famille. J’ai fait mes études de mécanique au lycée de Blanchet voisin, et dont l’au- mônerie m’a guidé vers la JOC-MTC (mou- vement des travailleurs chrétiens) où j’ap- prends à me comporter comme il faut et à faire le bien. Actuellement je suis stagiaire au RSMA pour parfaire ma formation. J’aime la moto et je suis un fidèle admirateur du père Paul-Antoine Bernard qui a lui-même une moto pour se déplacer plus rapidement et en sécurité. Après avoir vécu la messe de Pâques, je suis content de me retrouver là à ce critérium avec mes amis. Ludovic C. Capesterre Belle-Eau nous rappellent les Assises actuelle- ment. Pâques, c’est la résurrection, la vie ; nous sommes reliés les uns les autres. Protégeons la vie ! Proté- geons la vie des autres ! Protégeons notre vie ! Protégeons-nous les uns les autres ! Belle leçon de fraternité comme nous le rappelle si souvent le pape François. Nous prions aussi pour les victimes de la route. Nous pensons à tous les blessés. Nous avons une pensée pour Pascal Minatchy, l’ami de tous, fidèle organisateur de ces rencontres sportives motocyclistes décédé l’an dernier et pour lui nous faisons une minute de silence. Béni sois-tu, Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, Toi qui, dans ta sagesse, as donné à l’homme la ca- pacité de construire toutes sortes de véhicules pour se déplacer. Nous te présentons celles et ceux qui roule- ront sur ces motos et nous te prions : qu’ils fassent route à l’abri de tout danger, qu’ils fassent preuve de pru- dence pour la sécurité des autres, et qu’en se rendant à leur travail ou leurs loisirs, ils sachent reconnaître dans le Christ leur compagnon de route. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Chers amis motards, et tous les amis qui sont autour, que l’eau dont je vais vous asperger maintenant, et qui a été bénite au cours de la veil- lée pascale chez les sœurs Carmé- lites voisines hier soir, vous apporte la paix ! Nous réciterons ensuite tous ensemble la prière du motard. Père Silvère NUMA

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22 A ST BARTH ET ST MARTIN LA FOI ET L’AMITIÉ SONT AU RENDEZ-VOUS A St Barth. Il a rencontré les enfants dans l’école catholique qui l’ont accueilli chaleureusement. Il a eu la joie de rendre visite au père Robert Blanchard retiré près de sa famille. Grâce au père Evariste Hitayezu il a pu com- prendre combien les habitants sont attachés à l’Eglise. C’est ce qu’a pu constater Mgr David Macaire lors de sa récente visite pastorale dans les îles du nord où il ne s’était jamais rendu jusqu’ici. A St Martin. Mgr Macaire a béni la nouvelle radio catholique qui, en lien avec le diocèse, va pouvoir émettre pour plus de proximité avec tout le monde. Avec père Lavaud il a rendu visite aux sœurs Salésiennes qui réa- lisent un travail de terrain remarquable au niveau éducatif et pastoral. Roger Raquil, en guide prévenant, lui a fait toucher du doigt les qualités de cette île singulière qui par-delà les disparités sait cultiver un humanisme et une fraternité authentique. Roger Raquil conclut « Le temps fort de cette visite, à tout jamais gravé dans tous les esprits : le chemin de croix, animé par les jeunes de la pastorale d’ensemble dans une église pleine et fraîchement rénovée, présidé par Mgr Macaire. C’est dans la plus grande joie que nous avons reçu sa bénédiction ». J.-M. G. VIVRE LA FRATERNITÉ PAR LE GESTE QUI SAUVE Le geste qui sauve est le geste que n’importe quel citoyen doit être en capacité de prodiguer dans un esprit d’humanisme. Dans mon quotidien de professeure des écoles ou dans ma vie sportive, notamment en sauvetage sportif, activité aquatique que je pratique, j’ai eu à réaliser l’un de ces gestes. Un mercredi soir d’entraînement à la plage de Rivière-Sens, j’ai secouru un homme qui allait se noyer. À l’appel de mon entraîneur, j’ai dû aller le récupérer au plus vite à 4 mètres sous l’eau alors qu’il convulsait. J’ai pu, toute seule, ramener cette victime au bord de l’eau où l’équipe encadrante a pu assurer la partie secourisme et réanimer l’homme. Dans ces circonstances, ai-je eu peur ? Non ! je n’ai même pas pris le temps de la réflexion. C’est grâce aux entraînements que je suis parvenue à agir rapidement, en maîtrise et sans peur. Cependant, j’ai vécu la situation la plus impressionnante de ma vie et en suis ressortie très fière. Il est important de savoir que n’importe qui peut sauver, il suffit simplement d’acquérir quelques techniques de sauvetage et de secourisme. Erika HELISSEY, Saint-Claude ÉGLISE DIOCÉSAINE

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23 L’HISTOIRE DU DIOCÈSE DE GUADELOUPE Voilà un livre qui fera date ! Les Éditions du Signe font un travail considé- rable et depuis longtemps pour répandre le message chrétien : publications artistiques, publications musicales de chants catholiques, livrets, BD, livres de bibliothèque… Beaucoup de régions apostoliques en métropole ont fait pa- raître l’histoire de leur diocèse en format soigné sur laquelle on peut s’appuyer quand on veut apprendre, connaître, étudier ! La Martinique et la Guyane ont leur livre chacun déjà en rayons et dans une esthétique éblouissante, il n’y avait pas de raison que la Guadeloupe n’ait pas son édition à elle ! M. René Bélénus, historien de renom chez nous et dans la Caraïbe, « a fait un travail remarquable de recherches historiques et approfondies depuis de nombreuses années, et il n’a oublié aucun des aspects de la vie de la Guadeloupe » ainsi que le dit M. Riehl, responsable des éditions du Signe, de passage chez nous actuellement, et il poursuit : « le livre, qui intègre de nombreuses photos attractives, est couronné par une magnifique préface de Mgr Macaire, administrateur apostolique. » René Bélénus et M. Riehl, partout où ils sont passés, pour assurer la promotion de ce bel ouvrage et inviter à la souscription ont été reçus à bras ouverts. Les fidèles ne s’y trompent pas qui ont accueilli avec une grande joie cette parution qu’on attendait depuis longtemps : on y trouve tout dans une véritable rigueur historique : les débuts du diocèse, les évêques, tous les prêtres qui ont marqué notre île, les communautés religieuses, les engagements, les mouvements, les diacres, toutes les paroisses… Le livre est broché, couverture rigide, et tiendra une belle place dans nos bibliothèques. « Nous serons fiers de le lire et de le montrer » comme le dit un professeur à la retraite qui poursuit « ne manquons pas de participer à sa souscription ces jours-ci dans nos paroisses car le prix de 30€ est très attractif et on l’aura pour la Pentecôte ». Sa sortie en librairie est prévue pour septembre et sera à un prix plus élevé du fait de la grande qualité de l’ouvrage bien évidemment ! Merci M. Bélénus pour le travail « d’historien et de scribe » que vous faites dans notre diocèse ! Nous rendons grâce à Dieu de vous avoir et les générations qui viendront après nous sauront en récolter les fruits ! 80 ANS DE GÉNIE ARTISTIQUE ! Jacqueline Cachemire-Thole qui vient de fêter son jubilé de chêne nous enchante par la sortie d’un DVD resplendissant dans lequel avec l’Akademiduka elle déploie son immense talent ! De quoi rêver « et vivre authentiquement surtout » nous dit une de ses nombreuses élèves qu’elle a suivie depuis toutes ces années… « Ils y ont mis du leur, Yves et Jacqueline, travaillant sans relâche les musiques cari- béennes, le Ka dans tous ses états et ses ébats, et la danse » soutenait un de leurs fidèles admirateurs à la sortie du grand spectacle au Moule. Femme d’une grande sensibilité, Jaklyn a la foi chevillée au cœur (Radio Massabielle en sait quelque chose !) et le don de faire vibrer le rythme et la musique dans des auréoles et des arabesques qui transcendent les sentiments. Tout n’est que beauté ! En plus de ses nombreux talents on sait que le cœur de Jaklyn est immense et pour elle la solidarité humaine n’est pas un vain mot ! Pour toutes ces raisons, nous ne manquerons pas de nous procurer ce DVD qui tiendra une grande place dans nos foyers. « Engajé, nou engajé » comme le chantent si bien Yves et ses compagnons, pour nous sortir de l’ornière de la violence et de cette crise sanitaire. Et reprenons, comme Yves et Jaklyn, ce bon mot de Guy Tirolien : « à force d’amour, demain il fera jour ». D’UN CŒUR SIMPLE ET JOYEUX, J’AI TOUT DONNÉ ! Voilà le refrain que chantonnait sou- vent père Yves Gillot quand il était à Pointe-à-Pitre… il suggérait déjà d’en faire un livre, « le moment venu si Bondyé vlé ! » disait-il. Et bien voilà, ce livre est là, même s’il n’a pas le même titre qu’envisagé auparavant, c’est le cœur qui parle et les idées bien en place aussi, et tout un vécu humain attaché à Dieu, à l’Eglise et à la Caraïbe. Le vice-doyen du diocèse de Guade- loupe a gardé toute sa flamme et son ardeur de partager et commu- niquer sa foi et son amour des autres. Mgr Guy Gaucher, qui fut évêque de Lisieux, disait quand il enseignait au grand sé- minaire d’Orléans : « Quand je prie, j’écris. Quand je réfléchis et médite, je pense aux autres. N’est-ce pas un beau chemin pour qu’avance la fraternité dans le monde. Petit-à-petit on peut y contribuer, chacune, chacun à notre mesure ! » Merci père Gillot pour ce livre qui paraît ces jours-ci enfin ! « Foi et confidences… 60 ans de vie sacerdotale ». Beau cadeau de Pâques que vous nous faites ! Vo ve à d’e ve bi n’ au et et D v lo so i fi d CULTURE - s ombr euses Ja fêt par lequel i l !D Dossier réalisé par Jean-Marie GAUTHIER

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24 Au cours d’une conversation, un ami m’interrogeait à propos de certaines choses qu’il avait en- tendues au sujet de la réforme liturgique et qui sont entrées en vigueur récemment. Mais la conversation est allée au- delà de la réforme liturgique elle-même, en particulier sur la question de la nouvelle constitution canonique que le Vatican vient de publier. Philippe : père Gillot, vous avez été à la tête de l’officialité diocé- saine de Guadeloupe pendant une vingtaine d’années. L’Officiali- té qu’est-ce que c’est ? On vient d’entendre aussi que le Pape vient de publier une nouvelle constitu- tion, de quoi s’agit-il ? Vous allez, sans doute, pouvoir me répondre, puisque nous savons que vous avez fait des études de droit cano- nique à l’Université de Rome. P. Gillot : Vous me posez deux questions. La première concerne l’officialité diocésaine. D’abord qu’est-ce que c’est ? Dans chaque diocèse catholique, il y a un groupe de prêtres (un véritable tribunal ecclésiastique) composé d’un juge qui préside, d’un défenseur du lien, et d’un notaire et éven- tuellement des avocats. Au terme d’un procès diocésain par exemple concernant la validité ou l’invalidité d’un mariage religieux, le défen- seur du lien doit faire appel de la décision auprès d’une autre ins- tance supérieure. Je ne vais pas entrer pour l’instant dans d’autres précisions ou questions sur ce su- jet qui d’ailleurs ont déjà fait l’objet d’un article dans « Eglise en Gua- deloupe ». La deuxième question est une ré- forme concernant la gouvernance au sein de l’Eglise catholique. Pourquoi cette nouveauté ? Cette réforme touche des pouvoirs plus importants qui sont reconnus dé- sormais aux évêques et aux confé- rences épiscopales de chaque pays par rapport à Rome. C’était d’ailleurs la demande qui avait surgi au moment de l’élection du pape François : les 5000 évêques « de terrain » n’en pouvaient plus d’un exercice du pouvoir romain hypercentralisé. Et comme disait l’un de ces évêques, relativement à l’autorité de la Curie : « celle-ci (la curie) ne nous laissait guère de manœuvre, faisant de nous des sortes de hauts fonctionnaires aux ordres du pape ». Il faudrait encore expliquer ce que c’est que la Curie : c’est l’ensemble des « or- ganismes romains » qui aident le pape à gouverner l’Eglise univer- selle. Lointaine héritière de l’Em- pire romain, l’Eglise catholique a toujours été organisée autour de la suprématie de Rome et de son évêque - le pape successeur de l’Apôtre Pierre - qui joue un rôle PAROLES ENTENDUES DROIT CANONIQUE CONFINEMENT 2022 prééminent. « Roma locuta , causa finita . Rome a tranché, la cause est entendue. » Je crois, si je ne m’abuse, que cette parole est attri- buée à St. Augustin. Philippe : Pourquoi alors cette réforme à notre époque ? P. Gillot : La difficulté apparue au tournant de ce siècle, c’est que ce qui pouvait convenir pour une Eglise essentiellement euro- péenne ne l’était plus pour une Eglise mondialisée de plus de 1,2 milliards de pratiquants. On n’est pas catholique de la même manière en Pologne, au Brésil, au Vietnam, au Congo. Et quantité de choses ne peuvent se décider à Rome. Je me rappelle cette petite histoire que j’avais entendue pendant ma formation. Un jour, ra- conte-t-on, des missionnaires ca- tholiques, quelque part en Afrique ou en Inde, avaient trouvé des rai- sins un peu semblables aux raisins que l’on cueille dans les vignobles européens et qu’eux-mêmes uti- lisaient. Alors, ils avaient interrogé le Saint-Siège sur le fait de savoir si, avec la boisson faite avec ces raisins, dont les indigènes de ces pays se servaient, pouvait être utili- sée comme « vins pour la messe » ? Voici la réponse qui, dit-on, leur avait été donnée : si ces raisins sont des « vrais raisins de la vigne » comme dit le concile de Trente, et si les pains sont fabriqués avec la vraie farine de blé : Missa valida est ! Sinon, cela n’est pas permis ! Certes, on peut faire du vin avec des petits fruits semblables au fruit de la vigne, mais ce n’est pas du vin de raisin de la vigne. On peut faire du pain avec la farine de ma- nioc et du fruit-à-pain, mais ce n’est pas du pain fabriqué avec la farine de blé… Il me vient à l’es- prit aussi, une autre histoire. Alors curé de la paroisse St Pierre et St Paul à Pointe-à-Pitre, un jour, un couple était venu me voir pour la

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25 célébration du baptême de leur enfant. Or Voici leur question : « Père, serait-il possible de faire le baptême de notre enfant sur la plage avec l’eau de coco ». Et pour quelle raison avais-je demandé ? « Parce que ça fait plus local ! » Mais, chers amis avais-je répondu « vous ne baignez pas votre bébé dans l’eau de coco ! Et puis, on ne se lave pas, on ne se baigne pas avec l’eau de coco ! » La nouvelle constitution s’efforce donc de rééquilibrer les pouvoirs au profit des conférences des évêques de chaque pays, la Curie romaine ayant désormais pour mission de se mettre à leur service et non l’inverse. Une décentrali- sation qui devrait permettre, sou- ligne Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président des évêques de France, dans un entretien avec le journal La Croix, de mieux prendre en compte la dimension régionale. Philippe : Mais jusqu’où va cette décentralisation ? Comment s’assu- rer que chaque pays ne construise pas progressivement sa propre Eglise, de manière autonome ? P. Gillot : Excellente question ! Avec la montée des nationalismes au XIX e siècle, le catholicisme s’est gardé de trop favoriser le cadre étatique, pour éviter que l’Eglise ne soit instrumentalisée ou prise en otage par le politique. « L’exemple orthodoxe actuel montre que cette crainte n’est pas vaine. L’orthodoxie, contrairement au catholicisme, est basée sur l’autocéphalie. Ce qui veut dire que chaque Eglise a son propre patriarche, élu localement, qui jouit d’une indépendance totale, sur le plan juridique comme sur le plan spirituel, par rapport à une quelconque autorité. » Il n’existe pas de pape au-dessus d’eux. On ne retrouve pas l’organi- sation pyramidale du catholicisme. Philippe : Que dire encore ? P. Gillot : La prise en compte des intérêts nationaux ou ethniques dans les questions d’Eglise ouvre la porte à une instrumentalisation de la religion comme arme poli- tique. C’est exactement ce qui se passe actuellement avec le Patriar- cat de Moscou qui a adopté de manière caricaturale les arguments bellicistes du Président, dont il épouse totalement la ligne… En France nous avons connu par le passé une tentation gallicane, qui a conduit à confondre christianisme et nationalisme. Le centralisme ro- main a ses inconvénients. Mais il permet de porter le regard au-delà de nos frontières pour une Eglise qui se veut catholique, c’est-à-dire universelle. Père Yves GILLOT MESSE CHRISMALE À SAINT-DENIS Depuis près de 20 ans, j’avais la joie de célébrer la messe chrismale avec les prêtres à Pontoise ou en Guadeloupe. Devenu évêque émérite, en ce mardi-saint, à l’invitation de l’évêque de Saint-Denis, Mgr Delannoy, j’ai concélébré la messe chrismale dans ce diocèse qui m’accueille depuis septembre. Bonheur de la messe chrismale rassemblant prêtres, diacres, consacrés et peuple de Dieu autour du pasteur de l’Eglise locale ! Splendeur de la liturgie avec la bénédiction des huiles dans le cadre majestueux de la célèbre basilique, lieu de sépulture des rois de France. Oui, cette cathédrale au nord de Paris émerge, tout comme le Stade de France. Et le contraste est grand : monument de notre pays, elle accueille tous les fi- dèles de toutes origines. Originaires de France, d’Afrique, des Antilles – très nombreux- d’Asie ou du Moyen Orient, ils remplissaient la cathédrale et la chorale avec des jeunes nous entraînait avec les cantiques au rythme d’un orchestre comme j’en ai connu dans le Val d’Oise ou en Guadeloupe. La présence d’une centaine de prêtres venant de vivre une journée de prières et d’échanges ensemble était un signe fort par ce presbyterium divers au service d’un diocèse de un million six cent mille habitants. Joie pour moi de m’insérer dans ce groupe dont je connais déjà un certain nombre. Au repas, entre un jeune prêtre originaire du diocèse et un Fils de la Charité, et des prêtres du Cameroun ou du Congo, nous avons pu évoquer l’Eglise locale dans le 9-3 et l’Eglise Universelle. Après les Vêpres dans une chapelle de la basilique, la longue procession s’est déployée dans cette magnifique église remplie de fidèles joyeux. Au début de la messe, Mgr Pascal Delannoy a introduit la liturgie et, surprise, m’a présenté en mentionnant la Guadeloupe : applaudissements inattendus, preuve de la présence antillaise nombreuse. A la fin de la messe, sur le parvis, que de rencontres de Guadeloupéens originaires de Baillif, Le Moule, Les Abymes ou Sainte Rose ! Preuve s’il en est, que les Antillais sont bien présents dans les paroisses et dans les diocèses métropolitains, particulièrement en Ile de France. Dans son homélie, l’évêque a expliqué le thème de l’année : Synode. Marcher ensemble en Eglise ! Ce que nous faisons déjà et ce que le diocèse fera lors d’un autre rassemblement du diocèse, à Vaujours ce lundi de Pâques, 18 Avril. Auparavant, nous vivrons le triduum pascal en paroisse et en communauté. Joie pour moi de célébrer la Vigile Pascale à Jambville dans les Yvelines avec 4500 chefs et cheftaines scouts et guides de France réunis pour un camp de formation. Joie de baptiser Emilie, 24 ans, qui a cheminé vers le baptême dans le mouvement scout. Anticipant la joie de Pâques. En union de prières en ces jours saints. + Jean-Yves RIOCREUX

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26 — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. HORIZONTALEMENT 1 - Grâces. 2 - Egocentrique. 3 - Modèle de pile. Banque suisse. Trois fois par jour. 4 - Télé à Lyon. Arôme. Pronom. 5 - Trois. Pronom. Mois. 6 - Tout-terrain. Action. Ville de Syrie. 7 - Sa capitale set Abou Dhabi. Interjection. Application. Possessif. 8 - Genre musical. Sud-ouest en anglais. Danemark. 9 - Amoureusement. 10 - Qualité de ce qui est isolable. VERTICALEMENT 1 - Joies. 2 - Paritaire. 3 - Nord-ouest. Note. Mit (inversé). 4 - Ancienne monnaie. Centrale de traitement d’air. 5 - Instrument pour nettoyer un conduit. 6 - Institut national de statistique et de démographie. Pronom. Qatar. 7 - Carat. Saison. Sous. 8 - Percé. Fin de Huawei. 9 - Deux. Marque d’ordinateur. Millilitre. 10 - Tournoi de qualification olympique (inversé). Mégaoctet. Après Agnus. 11 - A la faveur de la nuit. 12 - Envoûtante. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 89 M OTS CROISÉS N O 88 ( SOLUTION )

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27 CALENDRIER de Mgr MACAIRE Dimanche 1 er Mai sH-ESSEDE,ANCEMENTDESANS de Radio Massabielle à l’église de Massabielle sH-ESSEAU#ENTREHOSPITALIER Jacques Salin à Palais Royal - Abymes Du 2 au 6 Mai Conférence des Evêques de la Caraibe Jeudi 19 Mai sH#ONSEIL%PISCOPAL Vendredi 20 Mai Visite pastorale à Marie-Galante sH#ONlRMATIONPOURLESPAROISSES à l’église de Grand-Bourg Samedi 21 Mai sH#ONlRMATIONÌ3AINTE !NNE Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30 et les Vêpres le dimanche à 17h45 suivis de la messe dominicale à 18h15. Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30 Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican OFFICIEL Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr 1882-2022 Bicentenaire de l’arrivée des sœurs de Saint Joseph de Cluny aux Antilles Pour célébrer les merveilles du Seigneur, Sœur Joseph-Marie et toutes les Sœurs de Saint Joseph de Cluny de la Province Antilles-Guyane ont l’honneur de vous inviter aux différentes manifestations du Triduum les 20, 21 mai et à la célébration Eucharistique qui aura lieu au Pensionnat de Versailles à Basse-Terre, le dimanche 22 mai 2022 à 15 h. JUBILÉ DE PORCELAINE POUR LE GROUPE « A CŒURS D’HOMMES » Messe d’action de grâce dimanche 1 er mai à 11 h 30 à la cathédrale de Basse-Terre

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Mai mois de Marie Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles M arie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles : fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde ; fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. M arie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations ; donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. M arie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent « en hâte » vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile. Amen. Pape François Notre-Dame de Lourdes à Beauso leil (Vieux-Ha bitants)

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