1025 - Un carême solidaire : Jésus face à nos misères

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3 € N° 1025 - Mars 2022 www.guadeloupe.catholique.fr LEGLIZ POU TIMOUN : EN CARÊME pages 13 à 16 Pages 4 à 8 PASTORALE D’ENSEMBLE pages 9 à 11 MGR RANSAY ÉVÊQUE DE CAYENNE page 12

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2 Editorial père Silvère Numa .............2 Le mot de l’Administrateur ..............3 DOSSIER : En Carême .................................4 à 8 Pastorale d’ensemble ..............9 à 11 Mgr Ransay, évêque de Cayenne ......12 DOSSIER : Légliz pou timoun .......................13-16 Vie en paroisse ..................................17 Actualités en diocèse ...................18-19 La famille ............................................20 Enseignement catholique ...................21 In mémoriam : sœur Thémyre .............22 Pour les souffrants ..............................23 Forum et Courrier des lecteurs ........24 Mots croisés ...................................25 Médias ...........................................26 "vwVˆi� ...........................................27 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Père Silvère NUMA Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC, Laetitia PÉNAVA, Pascale LOUIS, Dimitri BAJAZET Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos courriers : Jean-Marie GAUTHIER agnes.jean-marie.gauthier.haiti@wanadoo.fr SOMMAIRE « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ! », est la consigne impérative du carême. Nous sommes invités à changer de paradigme, de représentation, de vision du monde, de modèle, de courant de pensées, de point de vue. Reconnaissant nos limites et nos capacités, l’humilité sera la première marche de notre montée vers Pâques. L’humilité, comme chemin de conversion. Le thème de cette année inspire à un renouveau du monde dans le contexte délétère d’un point de vue sanitaire, économique et social : Jésus face à nos misères. Tant de misères ainsi déclinées : le péché, la solitude, les blessures intérieures, les addictions, les angoisses, les infesta- tions spirituelles, la maladie, les conflits, la mort, les violences, la méchanceté, le chômage… Afin de parcourir ce chemin d’endurance, 4O jours, nous nous appuierons sur les trois bâtons de marche (piliers) du carême : prière, jeûne et aumône. Ce numéro recense les multiples moyens mis à notre disposition pour marcher ensemble, pour un carême solidaire. Des appels à ouvrir les yeux sur de nombreuses solitudes, pour un meilleur ac- compagnement, nous sont ainsi lancés : « Les misères sont à notre porte avec cette crise sanitaire qui se prolonge et qui laisse de nombreuses personnes en difficultés » … « La crise socio-sanitaire a été un facteur déclencheur de troubles psychiques chez de nombreuses personnes. Notamment, chez les séniors (qui ont souffert davantage d’isolement socio-affectif) et les mineurs. », témoignage d’un psychiatre. Laissons-nous pétrir d’oraison (prière) et choi- sissons de suivre le Christ qui nous conduira d’étape en étape, en tournant la roue du Carême, avec les Timoun. La formation permanente, l’éducation en établissements scolaires catholiques permettront à tous, jeunes et adultes, d’explorer le « for interne » et de découvrir les réalités locales, les problématiques, les orientations à enraciner dans l’au- jourd’hui des vies… Des pédagogies, des concepts pour répandre plus encore la Miséricorde et l’Amour dans les cœurs. Ayons le désir de transmettre et de susciter, par ces outils, le zèle de bâtir une société selon le cœur de Dieu. Mais l’une des conversions prophétiques pour ce carême 2022, sera le retour dans nos églises en présentiel. Le caractère audacieux de l’Église sera de faire corps. Quelle prédiction dans la perspective pascale ! 40 jours pour affermir notre foi et mille raisons d’espérer. Le focus sur le Secours Catholique « Ensemble pour un monde juste et fraternel » nous invite au partage (Jeûne et aumône). Les efforts de carême ont pour destinataires les victimes de la crise sanitaire chez nous. Le respect du Droit au sens des valeurs est gage d’une société juste, fraternelle et apaisée. Il est entendu que chacun a droit au respect de sa personne donc de son intégrité. Un nouvel évêque pour la Guyane, Mgr Alain Ransay, ordonné le 6 février dernier, augure un avenir prometteur. Les paroles qu’il a prononcées à cette occasion, mettent en confiance : « Ne crains pas, crois seulement ». Père Silvère NUMA, D.E.I., Délégué Épiscopal à l’Information ÉDITORIAL “L’HUMILITÉ, COMME CHEMIN DE CONVERSION“

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3 LÉGLIZ SÉ NOU, PAWOL LA ÓSI ! On le dit. On le chante. On le ré- pète : « nou sé Légliz, Légliz sé nou tout ». Cela est juste ! … et bon ! Mais il faut aller plus loin ! Savez-vous que nou sé Pawol a Bondyé ? Et je dis bien « Pawol ». Car il ne faut pas confondre parole et écriture. Dieu a parlé et Il parle encore aujourd’hui. Mais Dieu n’a rien écrit. L’Ecriture est Sainte, mais elle n’est pas première. L’Ecri- ture est l’outil de la Parole. L’Ecriture restera jusqu’à la fin de l’Histoire des Hommes pour leur rappeler la Ré- vélation Divine. La Parole, elle, est éternelle, elle est de toujours à toujours. Elle était, elle est et elle sera. L’Ecriture est un outil de transmission de cette Révé- lation parlée. Parole qui jadis a été adressée aux pro- phètes puis aux apôtres et qu’ils ont transmis à des communautés non par des écrits (au départ) mais par des enseignements. Ainsi, les disciples qui écoutaient, co-naissaient (naissaient ensemble) dans la Parole, « non de la chair et du sang mais de l’Esprit » (cf Jn 1,13). « La foi naît de l’écoute d’une Parole » (Rm 10,17) et non de la lecture d’un texte ! Car l’enseignement des apôtres et de leurs disciples, n’est pas seulement un savoir qui est transmis, mais un témoignage de celui qui prend la Parole. Celui qui parle dans l’Esprit, n’est pas qu’un « haut-parleur » il est un témoin, il devient Parole de Dieu. La Parole prend son accent, sa langue, sa culture, sa manière de vivre et de prier. Dans chaque peuple, la Parole s’incarne et se transmet dans les cœurs des Hommes. En Guadeloupe et dans les îles aussi : Pawol a Bondyé sé nou. Elle est notre vie, notre personne, notre témoi- gnage ! Elle est nous. LE MOT DE L’ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE Mgr David Macaire, op Archevêque de Martinique FOCUS Ensemble pour un monde juste et fraternel « Je veux témoigner combien le Secours Catholique en Guade- loupe m’a accueillie, comprise, aidée, et soutenue quand, de re- tour de métropole en hâte il y a huit ans, avec mon fils qui se lais- sait entraîner dans des bandes et la justice commençait à s’en mê- ler, j’ai voulu qu’il se refasse une santé en revenant chez moi. Démunie au départ, je n’avais pas où aller, seulement chez ma sœur qui a accepté de nous hé- berger pour un temps dans sa petite maison avec son mari et ses enfants. Mon fils a trouvé sa voie au LEP de Blanchet qui a fait preuve d’une compréhension et d’une grande bienveillance. Il a retrouvé confiance en lui et a re- pris des études florissantes dans une voie où il se reconstruit et s’épanouit bien. Je sais ce que nous devons à Blanchet, mais je sais surtout ce que nous de- vons au Secours Catholique qui nous a accompagnés pendant trois ans pour nous aider à nous loger sobrement et dignement à Pointe-à-Pitre, à subvenir à nos besoins. Dieu est grand à travers le Secours Catholique ! Mesi mesi Bondyé ! » R. J. (mère de famille)

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4 EN CARÊME Il n’y a pas que les chrétiens qui jeûnent. On note que dans toutes les religions c’est une saine pres- cription. On pourrait dire même une prescription de bonne santé que de se priver pour garder la forme comme on entend dire quel- quefois. Les moines se privaient, se privent encore aujourd’hui pour leur santé et aussi pour ressembler au Christ, afin d’aider les autres. Le jeûne, pour ressentir la faim et la soif, nous donne de compatir à la souffrance de tant de gens qui à travers le monde n’ont pas de quoi se nourrir. Pour nous chrétiens en effet, le Christ fait le silence en lui- même et autour de lui : désert et prière… Savons-nous aujourd’hui faire silence ? ça nous ferait tant de bien ! Faire jeûne de réseaux sociaux, de portable, du tout visio ou vidéo à certains moments : cela serait tellement formateur spiri- tuellement pour nous tous, et cela nous permettrait en vérité de nous priver, pas du superflu, mais du né- cessaire pour aider les autres. Rencontre authentique avec Dieu Finalement le « covid est un jeûne » qui nous est imposé vis-à-vis de la nourriture, mais aussi de la fra- ternité, privation de contact (éloi- gnement et distanciation). Toute la vie humaine peut être occasion de méditation. Les circonstances pré- sentes nous forcent à l’approfondir. Le jeûne ne serait-il pas aujourd’hui à l’inverse, de retrouver une pra- tique communautaire, plus vraie, plus essentielle afin que la fraternité grandisse et que la charité authen- tique s’ancre en nous. Le besoin ne créée-t-il pas en nous une faim, et ne nous jette-t-il pas dans toutes sortes de choses pour satisfaire cette faim : manger, jouer, jouir… Les moines vivaient une forme de privation pour établir une rencontre authentique avec Dieu… ainsi pre- nons-nous conscience de notre de- venir, de notre finitude. « Si je n’ai pas mon portable je suis perdu » comme on l’entend souvent, mais c’est Dieu qu’il ne faut pas perdre. Dr Dimitri Cocoyer, médecin psychiatre, nous aide à y voir clair. La crise sanitaire et sociale chez nous entraîne des épreuves que vivent les familles ! Y-a-t-il une recrudescence de malades psychiques ? En effet, nous avons constaté une augmentation des consultations pour des troubles anxieux dans les centres médicaux psychologiques (CMP). La crise socio-sanitaire a été un facteur déclencheur de troubles psychiques chez de nombreuses personnes. Notamment, chez les séniors (qui ont souffert davantage d’isolement socio-affectif) et les mineurs. Comment en tant que médecin accompagnes-tu ces êtres blessés ? Dans un premier temps, il est important que toute personne en souffrance puisse se sentir écoutée. Ainsi, une relation de confiance va se tisser. Ensuite, on va rechercher les ressources de chaque individu. On va utiliser ces compétences afin de trouver ensemble des solutions. Comment devancer les difficultés pour ne pas arriver au pire ? Avoir une bonne hygiène de vie. Manger équilibré. Faire de l’activité physique régulièrement. Dormir suffisamment. Rester en contact avec autrui (au moins par les réseaux sociaux ou le téléphone). Consulter son médecin de famille précocement. Une parole d’espoir Le corps et l’esprit, humains, sont puissants. Tout problème a une solution. Nous avons des ressources incroyables en nous ! L’espoir chevillé au corps et au cœur, on peut arriver à tout surmonter, c’est un chemin. Je vous livre ces trois pensées, parmi d’autres, qui sont de vraies clés : « La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté. » c’est Georges Bernanos qui le dit. « Même si on ne nous laisse qu’une ruelle exiguë à arpenter, au-dessus d’elle il y aura toujours le ciel tout entier. » pensée d’Etty Hillesum. Et enfin : « C’est quoi une vie d’homme ? C’est le combat de l’ombre et de la lumière… C’est une lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… Je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. » parole d’Aimé Césaire. D La crise sanitaire et soc En chemin Ce n’est pas un mal d’être relié, mais pourquoi on en oublie Dieu ? « Ora et Labora » Prie et travaille avec ce que tu es, avec cette ou- verture à l’univers qui nous oblige à nous convertir (regardons le mes- sage du pape François qui nous ouvre à l’écologie… à la fraternité authentique… à la justice). Durant le carême la prière de toute l’Eglise nous entraîne dans cette vérité du regard de la foi. Fraternité Comme l’abbé Pierre avant lui, Frère Francklin Armand écrit aujourd’hui : « Tu es pauvre, démuni, ne fuis pas, ne te laisse pas aller à toutes sortes d’addictions, de perversités super- ficielles, d’illusions factices… viens avec moi, cheminons ensemble ! ». Ainsi tous les deux ont essayé et essaient encore de transformer leur pays, leur peuple et de vivre la fra- ternité sous le regard de Jésus. A mon âge avancé, je ressens dans mes entrailles le désir encore d’aider les gens autour de moi… Même si la mort du père Chalder m’a beaucoup secoué, je demeure plein de courage et d’espérance. C’est Michel-Ange qui a dit : « Dieu a donné une sœur au souvenir, il l’a appelée Espérance ! » Bonne route vers Pâques ! Père Yves Gillot LE TRÉPIED DU CARÊME : LA PRIÈRE, LE JEÛNE, L’AUMÔNE

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5 CC AA RR ÊÊ MM EE 22 00 22 : UU n Carême solidaire ! En chemin : ma rr cc hons ee nn ss ee mm bb llee ! JéJééJéJéJéééJééJéJéJéJésuuuuuuuussssssssss ss sssfafaafafafafafaafafafafafafafaacecececececeececccecececcececeeeeeeecc ààààààààànnnnnoso souuuufffffffffffrarararararancncnncncn esesesesesss gua delouppppéenn esesesses ! 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; il dit plus en co rer : iil l did t ququ ’iil lpopo usus sese llla a popo rte pour e ntn rer, ««ecec cece sstoto aad d osos titium et pulso » (A p 3,20). NoNo trtre cœc ur eest donc comme une po rte à la quq elel lele llee MaMa îtîtrere ffrara pp e et par laquelle il cherc heh à entrer » (B(Bx xAnAn totoininee ChCh eev ririerer,,LeLe vvéréitable disciple p.124 et suiv.) Notre effort collectif de Carême : pour les vvictimes de la crise sanitaire en Guadelou ppe. (d(décécreret t dede MM grgr MM acacaiairere)) Chaque jour penddant le carême, du 2 mma rssaau u1717 aavrvrilil220202 2,2, nnouou s svovo usus pproro popo soso nsns dde e :: MéMé diter la Parole de Dieu avec des f rèèreres s et ssœuœ rsrs //AApppp roro fofondnd irirlle e NoNo trtreePèPè rere //PPririerer lleses vvêpêp rerss/ / Parta ger nos intenti onns s de prière / Ec ouuteter rleles s coco nfnférérenen cece sssusu r r raradidio Maasasa bibielellele // EcEc haha ngng erer ssurur nnotore mama nièrèreedede vivre lleecaca rêrêmeme //NNouou s s ininststruru irire e papa rr dede ss lelecturur eses sspipiriritutuelelleles.s.

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6 EN CARÊME Quel Droit quand je n’ai même plus de droits ? Cette apostrophe vient de Ethan, jeune dominiquais, en Guadeloupe depuis un an qui vit de petits boulots sur la Grande Terre et qui voudrait tant « être loyal en tout » (ce sont ses mots). Maître Robert Valérius, avocat, nous éclaire. Le Droit qu’en est-il ? Quelle que soit la situation (riche ou pauvre), tu as des droits. Quand on vit légalement dans un pays on a des droits. Mais « Droits » est différent de « moyens ». Celui qui a des droits, peut ne pas avoir les moyens de vivre dans le pays où il a le droit de vivre. Il est important d’avoir la connaissance de ses droits, afin d’obtenir les moyens pour faire face aux difficultés de la vie. L’Eglise doit, par cha- rité, informer les personnes sur leurs droits. Elle le fait. Ces droits là peuvent permettre d’avoir des moyens. L’Eglise est dans son rôle quand elle soutient et nourrit les personnes dans le besoin. La solidarité fait partie de l’ADN de tout chrétien quel qu’il soit. En cas de personne en danger, toute femme, tout homme, à plus forte raison tout chrétien, a le devoir et le droit de porter secours. La non-assistance à personne en danger est punie par la loi. Droit au sens des valeurs : chaque personne a droit au respect de sa personne donc de son intégrité. Cela relève des Droits de l’Homme. La question lancinante aujourd’hui tient au fait que la situation prolongée de crise créée des égoïsmes terribles qui font que les gens se recroquevillent et sont prêts à accepter des violations qui mettent en cause les principes des Droits de l’Homme. Il est heureux que CIMADE, l’Eglise, Ligue des Droits de l’Homme… s’élèvent contre cela. En outre le pape parle, et pas seulement lui, pour conscientiser les femmes et les hommes à travers la planète. La technologie a du bon, elle permet d’aller plus vite mais une forme de deshumanisation, de désocialisation s’installe sournoisement partout. Chacun bien souvent reste dans son coin, et n’établit plus de vrais liens de solidarité. Dans les réseaux, on déverse son propre « ego ». Cela crée des contacts certes, mais il n’y a rien à voir avec les vrais liens de solidarité. Être un homme, une femme, c’est respecter pour tout homme pour toute femme les grandes valeurs de Respect, du sens de la Fraternité et de la Solidarité. Chaque être humain est un frère, une sœur indépendamment de sa couleur, sa culture, son origine, sa religion, son histoire. Le chrétien doit considérer que ce qui doit le guider c’est l’amour du prochain. C’est quelquefois difficile, mais il faut s’efforcer de concrétiser cet idéal, seul ou avec d’autres. Car tout homme a le droit de vivre sur cette terre-là : vivre et manger. Les misères à notre porte… le psychanalyste Serge-Daniel Fiolet témoigne. Lors de la dernière rencontre Chrétien&Sida, tu as dit : « les misères sont à notre porte avec cette crise sanitaire qui se prolonge et qui laisse de nombreuses personnes dans des difficultés psychologiques »… sida, IST, jeunes en déroute… des jeunes n’ont plus rien, sont à la rue (« je dors dans ma voiture car je n’ai plus de quoi payer mon loyer » dit une jeune femme qui a pourtant un petit emploi même s’il est précaire)… Y a-t-il selon toi actuellement une recrudescence de ces jeunes, de ces familles en difficulté ? Lorsque j’occupais le poste de coordonnateur du schéma département enfance famille jeunesse, en 2015, le contexte social présentait 45 % de familles monoparentales. Les chiffres actuels nous donnent 40 % des jeunes de moins de 20 ans sont sans travail. Or, lorsqu’il n’y a pas de travail, il n’y a pas de désir, en quelque sorte une errance se met en place, une réponse aux demandes s’établit, de job en job ils compensent un manque de revenu, ils sont la proie de situations peu adaptées, une fuite s’installe … addictions, herbes, comportements délictueux etc. Et c’est un cercle vicieux. An tan lontan il y avait Lacou : les jeunes se retrouvaient, les adultes, les parents étaient là, une famille… la confiance régnait, la relation était constructive. Aujourd’hui on est de plus en plus dans le virtuel. La communication n’est sou- vent qu’une affaire de portable. C’est déstructurant au possible. Le tout virtuel ne devrait pas être une addiction. Les violences parentales faites aux jeunes sont de plus en plus importantes. Ainsi la communication, les médias, aujourd’hui baignent dans le négativisme. Et cela les jeunes le subissent, c’est nous les adultes qui leur avons donné cette démarche de vie. C’est comme un tableau hors de son cadre placée sur un mur, il s’étiole. Dans un cadre bien adapté, le tableau tient sa place et ressort en beauté et valeur. Aujourd’hui notre jeunesse semble ne plus avoir de cadre référent. Et le cadre c’est quoi : c’est l’estime de soi. Si ce cadre, cette estime de soi n’est pas réalisée, tu ne peux évoluer positivement dans la société. Que fait-on dans l’Eglise pour aider cette jeunesse à espérer en demain ? Ne pas rester dans les beaux discours, des sermons non adaptés mais dans les faits. L’accompagnement est plus que nécessaire pour devancer tous les problèmes ? Aujourd’hui il ne faut pas en rester au dire. Il faut faire. Il faut être dans l’action pour exister. Il convient d’aller vers les jeunes, les écouter, leur parler. Mysion Lari, Chrétien&Sida qui se restructure… sont des leviers pour permettre aux jeunes actuellement de vivre l’intergénération. Beaucoup de jeunes dès leur plus jeune âge subissent internet. Or s’il n’y a pas de création véritable, s’il n’y a pas de vraies passerelles, au niveau de notre peuple, c’est à ce moment-là que le vertige intervient. C’est une authentique démarche d’avenir qu’il faut construire avec eux. Par la création de « projets » bâtir un contexte favorable pour la construction de soi. Le Christ dans (1 Jean 3,18) nous rappelle : « Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité ». Une parole d’espoir ? Je suis un homme d’espérance, et chrétien qui plus est, la base familiale du catéchisme est à revitaliser pour nos enfants. « La vérité vous rendra libre » dit la Bible. Osons une vérité dans le discours enfin, et risquons l’agir qui émane d’elle. Le droit L’accompagnement Propos recueillis par J.-M. GA UTHIE R

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8 SPIRITUALITÉ « AVOIR UN AIR DE CARÊME SANS PÂQUES » N’est-ce pas une métaphore utili- sée par le Saint Père pour décrire les chrétiens qui cheminent vers le Calvaire (qui vivent un chemin de croix), sans penser à la joie de la Résurrection. Leur vie chré- tienne est configurée dans un « vendredi saint » sans « dimanche de Pâques ». On reste dans l’obs- curité du vendredi saint sans faire un effort pour voir la lu- mière de la Résurrection. À noter que, la vie chrétienne n’est pas une vie basée uniquement sur la mort de Jésus. Mais aussi et sur- tout sur sa Résurrection d’entre les morts et de son Ascension auprès du Père. Donc, il ne faut pas rester seulement à pleurer (comme Marie-Madeleine), il faut aussi avoir l’audace d’entrer dans la joie du Ressuscité. Nous précisons pour dire que Marie n’était pas restée dans les pleurs après la mort de Jésus. Après son entretien avec le Ressuscité, elle a pu connaître la joie pas- cale, au point de devenir apôtre de cette Bonne Nouvelle. Ce qui veut dire que, comme chrétiens, nous sommes invités à nous dé- pouiller de « l’air de Carême » pour vivre pleinement la joie de Pâques. « Avoir un air de Carême sans Pâques », c’est penser unique- ment à notre passé, au dégât que le péché a causé dans notre vie, en ignorant l’amour, le pardon et la miséricorde de Jésus. De ce fait, faisant référence à la pa- rabole de l’enfant prodigue (Cf. Lc 15), nous sommes comme le frère aîné qui refuse d’entrer dans la maison du Père afin de partager la joie du pardon et de la réconciliation. Dans ce cas, restant dehors, nous sommes toujours tristes, jamais heureux. Cependant, nous devons penser à la situation, à la réalité (au mi- lieu de vie) de chaque chrétien en particulier. En faisant allusion à la situation du chrétien/de la chrétienne, nous voulons dire que l’Évangile qui est porteur de joie parfaite ne nous traverse pas de la même manière ni au même niveau. Nous devons être honnêtes pour dire que l’Évan- gile n’est pas toujours pour nous une source de joie. En réalité, quand nous n’accueillons pas le regard d’amour de Jésus, l’Évan- gile peut aussi nous rendre triste. « [L’homme riche] s’en alla tout triste, car il avait de grands biens » (Voir Mc 10, 17-30). Beaucoup d’entre nous, chrétiens, le plus souvent, nous nous retrouvons dans cette même situation. Après une homélie (qui nous dé- range) nous partons tout triste. Être triste, c’est avoir l’air de ca- rême. C’est comme un refus de l’amour de Jésus. Alors, une situation quelconque (maladie, crise économique, poli- tique, insécurité, deuil, chômage ; trop de confort matériel, l’esprit de mondanité, etc.), tout cela peut nous empêcher de vivre pleinement la joie de l’Évangile. Ce genre de situation, suivant le pape François, peut « voler » notre joie. Une joie qui émane de la Résurrection de Jésus. Et, le Pape François, en écrivant cette « Exhortation apostolique » avait les deux pieds sur terre. Car, dit-il : « Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause des graves difficultés qu’elles doivent supporter… ». Le problème le plus grave, c’est quand, au mi- lieu de nos difficultés, au milieu de cette crise sanitaire nous pen- sons qu’il n’y a pas d’issue. On dirait, suivant cette logique, notre vie est conditionnée/condam- née à tourner autour de nos dif- ficultés et nos problèmes. À ce moment-là, il peut nous arriver de perdre pour toujours notre joie et notre espérance. En plus de cela, il y a des chrétiens qui vivent dans un éternel « senti- ment de culpabilité ». Même s’ils ont fréquenté le Sacrement de la Réconciliation, ils ne croient pas vraiment dans le pardon de Dieu. Car, ils répètent toujours sur les mêmes choses. Tout cela nous rend tristes et engendre chez nous un air de Carême. C’est-à-dire que nous sommes toujours en situation de péni- tence. Pour paraphraser l’Évan- gile (Mc 2, 18-20), l’époux n’est pas là – il n’est pas présent dans nos vies. L’époux est enlevé de nos cœurs. C’est comme si, nous sommes cloués pour toujours sur la croix, nous sommes ensevelis pour l’éternité dans le tombeau du péché. Nous ne croyons pas en notre propre résurrection. En somme, en n’ayant pas toujours une même approche de la mi- séricorde de Dieu, nous pouvons dire : “Nous sommes à la fois des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques ; nous sommes aussi des chré- tiens qui cherchent à cultiver, la joie pascale”. Peu importe notre situation, écoutons Jésus qui nous dit ceci : pécheur-converti, serviteur bon et fidèle, « Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25, 23). Durant ce temps de synode, frères et sœurs, « mar- chons ensemble » dans la Joie de notre Seigneur – la joie de l’Évangile. P. Norbert TIBEAU, SMM

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9 PASTORALE D’ENSEMBLE BÔMATIN LA SA CÉ BÔMATIN LAPENTKÔT ! En me levant ce matin et en pensant à ce rassemblement en multiplexe (Cpso, Eglise de Prise d’Eau, de St Pierre et Paul, du Raizet) j’ai pensé à la Pentecôte, j’ai pris comme une bouffée d’Esprit Saint car de cette journée peut jaillir des nombreux fruits. Un évènement fort nous a surpris, comme l’Esprit Saint peut nous sur- prendre, c’est le désir du Nonce qui a souhaité nous rassembler et nous interroger sur le nouvel évêque, d’abord les prêtres, les religieuses en décembre, puis les ambassa- deurs laïcs en janvier. A travers le nouvel évêque ce n’est pas telle- ment un homme mais une Eglise qui est interrogée, une Eglise syno- dale qui marche ensemble. Cela ne sert à rien de nommer le meilleur des hommes si derrière il n’a pas un peuple - avec ses grandeurs et ses limites - un peuple en synode, en marche. […] Vous les ambassa- deurs (prêtres, religieuses et laïcs) êtes des jardiniers prêts à labourer, à sarcler, à désherber, à planter et à patienter. Un jardinier a de bonnes méthodes : la méthode principale est celle de la fiche FFPO (Force Faiblesse Projet Obstacle). Cette fiche permet de réfléchir seul ou en communauté. En sous-chantiers elle permet de donner les 3 forces, 3 faiblesses etc. Cette méthode va nous permettre de synthétiser après avoir dialogué, écouté, discuté avec nos frères dans tous les milieux dans lesquels nous sommes. L’arbre ! Les racines : En ce matin de Pen- tecôte pour nous, on ne peut pas ignorer nos racines. L’Histoire de notre peuple, la traite, l’esclavage, la colonisation, l’immigration, l’assi- milation politique et administrative, l’évangélisation. Dans ces racines il y a l’Eglise, le clergé local, la dispa- rition du clergé missionnaire, le dé- veloppement et la provocation des Le 12 février, M gr Macaire a lancé la réflexion synodale sur la Pastorale d’ensemble avec Père Gérard Foucan. Les chrétiens étaient rassem bl és en quatre lieux : St Pierre et St Pau l, St Mic hel du Raizet , Ste Thérèse de Prise d’Eau et CPSO. Ils ont entendu en visio un enseignement p lein de foi et de prop hétisme qui les a mar qués. Et se sont mis en route pour un travail et une réflexion par chantier et sous-chantier qui durera trois mois (Extrait ). mouvements évangéliques protes- tants qui nous interpellent et nous remettent en question ; les remises en cause par la franc-maçonnerie ; les affaires d’abus et les accusations contre le clergé et les catholiques. En même temps dans nos racines il ne faut pas ignorer de bonnes choses : la décolonisation du dio- cèse (nos Eglises en Guadeloupe et Martinique ne dépendent pas de la France ou du Vatican pour leurs existence ou orientations pastorales etc.), nous sommes en liens avec le Pape et les autres épiscopats mais nous avons une indépendance économique et spirituelle. Notre Eglise a son poids social : nous sommes attendus. On compte sur nous ! Même ceux qui sont loin de nous : ils attendent une Parole, une façon de vivre : « Voyez comme ils s’aiment ! ». Ici ce matin, cette responsabilité nous incombe. Dans ces racines, il y a le Synode 1995. Il y a d’ailleurs un sous-chantier, avec père Plaucoste, qui réfléchira sur le bilan de ce synode pour vivre et porter du fruit. Le tronc (ce qui est aujourd’hui) : la réflexion va se faire dans les sous-chantiers sur : La spécificité du diocèse (P. Numa & Diacre Freddy) ; L’archipel guadeloupéen (P. Lavaud et P. Vincent de Paul) ; La question des réseaux catholiques et implication dans la société (associations, politiques, médias...) ; Le catéchisme qui est encore important dans notre diocèse. La messe dominicale. Nos tradi- tions, nos bâtiments (presbytères, salles paroissiales, chapelles...). Ça c’est notre patrimoine, ce que nous avons aujourd’hui ! Nous avons aussi un sens certain que j’admire comme administrateur, un sens de l’organisation dans le diocèse de Guadeloupe, par les fidèles et les prêtres qui est assez impression- nant ; ne serait-ce qu’aujourd’hui, avec les moyens techniques, la ré- gularité et la fidélité des ambassa- deurs présents dans les différents

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10 PASTORALE D’ENSEMBLE lieux ce matin. C’est émouvant ! Les choses sont en places et nous savons être solidaires. Nous devons penser à ces points positifs car nous sommes souvent plus forts dans l’autocritique. Malheureusement ce que nous avons aujourd’hui dans le tronc de cet arbre c’est la crise démogra- phique violente de notre île, avec le départ de nos jeunes et le vieil- lissement rapide de la population ; la crise sanitaire, sociale, politique qui va laisser des éléments très profonds dans les années à venir. Il y a aussi dans ce tronc des élé- ments qui nous aident : le clergé local, le clergé venu d’ailleurs qui nous renforce avec des nou- veautés (il le faut pour ne pas se recroqueviller sur nous). Le diaco- nat permanent avec le père Denis (responsable). La féminisation qui est à la fois une richesse, une force car dans nos églises il y a environ 80 % de femmes, c’est bien une richesse ; mais à la fois une pauvre- té du point de vue masculin. Il y a dans ce tronc la situation mo- rale des jeunes (cohabitation, ins- tabilité sexuelle et professionnelle, tout le questionnement que nous les adultes nous faisons peser sur ces jeunes au niveau des mœurs… ils se sentent parfois alors rejetés de l’Eglise). L’émigration massive de nos jeunes, et la question de l’intergénération. Je sais que le père Hamot - et son équipe - doit réfléchir en sous-chantier sur cette question. Le pape François, est aussi un élément majeur du tronc de notre Eglise aujourd’hui car il nous encourage à une « Eglise en sortie » et nous demande de vivre la Synodalité (et la décléricalisation). Il ne s’agit pas d’enlever aux prêtres un quelconque pouvoir, mais que tout le monde retrouve sa place de baptisé ! […] C’est un feu que nous partageons ! Quand on partage un feu, je n’enlève pas la flamme à l’autre, la flamme se multiplie sur les bougies. Ce n’est pas un gâteau de pouvoir que nous partageons mais le Feu du Service. Dans le feu du service, plus tout le monde fait, plus on fait, plus chacun est à sa place et plus on est heureux et plus la Mission avance. C’est vraiment le travail de la Synodalité. La question aussi des nouvelles technologies de l’information et de la communication NTIC (Fred Nomed comme responsable de sous-chantier), doit être au cœur de notre vie de l’Eglise notamment avec la crise sanitaire et les réu- nions Zoom, mais avec discerne- ment et sans naïveté. On attend un nouveau pasteur, c’est un élément majeur et extraordinaire pour nous en Guadeloupe. Un autre élément de ce tronc, c’est la dévotion po- pulaire. […] Ce peuple de Dieu qui aime se rassembler dans ses traditions est une de nos princi- pales forces ! Il y a aussi dans ce tronc, l’Enseignement catholique (DDEC), le service des pauvres (Secours Catholique, St-Vincent de Paul etc). C’est ce que nous avons ! Mais nous avons un élément négatif dans ce tronc, c’est l’obsolescence de notre modèle économique. Frères et sœurs, le modèle écono- mique de l’Eglise aujourd’hui re- pose sur les quêtes du dimanche, et nous vivons de ce qu’on nous donne. Avec le vieillissement de la population, la crise sanitaire et les confinements, on voit bien aujourd’hui que le modèle éco- nomique de l’Eglise est en défi- cit. Notre Eglise est très pauvre – et non riche comme certains le croient – et il faut vraiment que les catholiques donnent au « Denier de l’Eglise ». […] Cette question est un vrai souci actuel, aujourd’hui : le renouvellement de notre mo- dèle économique, de notre rapport à l’Eglise. Dans d’autres commu- nautés, les fidèles donnent systé- matiquement 10 % de leur revenu chaque mois ! Donc des « églises » beaucoup moins nombreuses que nous ont bien plus de moyens que nous pour faire progresser leur mission (conversion de leur média, numérisation ; renouvellement du site …) Les feuilles : captent l’énergie et donne de la force (mais peuvent mourir). La Synodalité de notre Eglise. C’est un fait, nous marchons ensemble et les catholiques de Guadeloupe l’ont bien compris ! Par contre il y a quelque chose qui doit se terminer : le CBAF = « chak bèt à fé ka kléré pou nam li ». C’est bien que prêtres, diacres, fidèles avancent ensemble ; mais il ne faut pas que tel petit groupe s’oppose à tel autre petit groupe. C’est une décision qui doit habiter notre cœur sinon on va em- pêcher aux feuilles de notre arbre, à la synodalité, de prendre l’éner- gie de l’Esprit Saint, et notre arbre ne portera pas de fruits, si chacun nous continuons de tracer notre sil- lon sans regarder ce que vit l’autre. Il ne s’agit pas de changer soi- même mais d’avancer ensemble et de travailler ensemble. Entre prêtres et laïcs c’est acquis. Il faudra vraiment mettre en place une pen- sée synodale ! 1 - Les feuilles : les communautés Le presbyterium. […] Les paroisses qui doivent réfléchir à leur accueil. Des nouveaux arrivants se sentent- ils accueillis dans une communau- té ? Ça c’est un élément majeur de notre réflexion ! D’autres « églises » savent très bien accueillir ! Ici dans nos paroisses, quelqu’un qui vient, tout triste car il à perdu un membre de sa famille, peut-il être écou- té et accompagné ? Les TKL (P. Blanchard responsable) : cela doit être une préoccupation de tous les prêtres et fidèles… Les com- munautés religieuses (P. Juste). Les communautés nouvelles de

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11 laïcs, prêtres et consacrés ( Che- min Neuf ; Vie et Partage ; l’Em- manuel…) sont essentielles au dynamisme de notre Eglise. C’est là qu’on capte l’énergie. Les pas- torales. Les mouvements (Scout ; Mysion lari ; action catholique…). Le Renouveau Charismatique que j’appelle à être profondément re- nouvelé et à foncer sans complexe car l’Esprit est là et attend ce renou- vellement. Car le nouveau est aux frontières de l’Eglise. […] L’Ecoute et l’accompagnement, l’exorcisme (P. Anthony et Huguette Boqué Olanor animent un chantier sur cette question). La Vie Spiri- tuelle et l’Animation Biblique de la Pastorale (ABP). 2 - Les feuilles : les familles La pastorale familiale (avec le diacre J.-M. Lapoussin), la caté- chèse (Gisèle Acomat), la pasto- rale des hommes, la pastorale des jeunes (P. Kaze), vocations (P. Foucan) ce sont des lieux qui existent déjà et doivent être en positionnement comme des pan- neaux solaires pour recevoir toute l’énergie. 3 - La question de L’identité La formation, le catéchuménat sont aussi des lieux essentiels de captation d’énergie pour notre Eglise. C’est beaucoup de choses, je le sais. Mais je suis obligé de vous partager la préoccupation du pasteur. C’est une préoccupation globale. Vous allez vous réunir en chantier et vous fixer sur un des éléments. 4 - Les questions sociales La diffusion de la pensée sociale de L’Eglise (« Laudato Si » du Pape François) et la question de l’éco- logie. La question de la dignité du travail humain (P. Paul-Antoine). Toutes les questions sociétales qui sont au cœur : l’Eglise comme dit le concile Vatican II n’est en dehors d’aucune de ces questions. Nous ne pouvons pas nous laver les mains en disant « moi c’est le Bon Dieu et la messe et le reste non ». L’Eglise a reçu mission de porter au cœur de notre réflexion les ques- tions sociales, cela fait partie de l’ADN de l’Eglise Catholique. Les fruits qui viendront ou pas Les fruits seront les 5 essentiels (Ac 2, 42-47 - Le Témoignage - Le Service - La prière - La fraternité - La formation. […] Faisons un rêve… Les fruits qui viendront sont les fruits de guérison, de réconci- liation ! Je vous demande de rê- ver pendant que je suis en train de parler, pas une utopie, mais un rêve dans la foi. Si nous l’avons dans le cœur je suis sûr que ça arrivera, vrai- ment ! Ce matin, c’est un matin de Pentecôte ! De réconciliation dans nos couples, dans nos familles, de justice et de paix. Des fruits aussi en termes de vocations. Pas seu- lement de prêtres, mais de fidèles engagés, de baptisés, de jeunes qui désirent le mariage, pas pour faire plaisir à maman mais parce que Dieu est là et qu’il y a un appel. Des vocations de missionnaires, de religieuses, de religieux, de femmes consacrées. Je vous demande de rêver à une solidarité réelle où un couple chré- tien qui a besoin d’aide pour aller chercher ses enfants, sait qu’il peut compter sur la TKL. Où on donne la moitié d’une patte de banane à sa voisine, où on s’entre-aide. Il faut que cela revienne ! Il faut que nous rêvions. C’est l’Eglise qui doit réaliser cela ! Je vous demande de rêver en termes de beauté. Hier à Beausoleil j’ai admiré le jardin fait par les paroissiens. On a besoin de beauté ; de lieux de contemplation, de propreté où on replante notre pays avec des fleurs. Je vous demande de rêver aussi en termes de financement. Que notre Eglise retrouve des fidèles joyeux de donner librement à leur Eglise. En sachant que ce don les bénit, et permet de restaurer et d’entretenir des bâtiments. D’avoir des projets nouveaux pour notre jeunesse, de les envoyer en formation, en camp, en mission. Je vous demande de rêver à une écologie de l’Homme et de la na- ture ensemble. De rêver à la libé- ration de tant de personnes qui ont besoin de délivrance d’esprit de haine, de rejet, d’écrasement, qui ont subi le mal, de ceux qui ont subi des attouchements et des abus. Il y en a tellement ! Je vous demande de rêver de réus- site pour nos jeunes. Pas de réussite sociale pour avoir une grosse voiture ou un gros métier ! Mais de réussite humaine faite de joie, de fierté. Oser travailler à la mer, travailler la terre, travailler dans les services. Que nos jeunes développent leurs talents ! Combien de Mozart assassine-t-on aujourd’hui en Guadeloupe ? Je vous demande de rêver de vé- rité, de liberté, et même de sain- teté ! Ce matin nous avons la pos- sibilité de jeter les bases, les graines de cet arbre-là. Il portera des fruits car il les a déjà portés et il les porte encore. (Rm 8,34-39) Amen ! DES DATES 12 Février au 12 Avril 2022 : Le sous-chantier est au travail à partir des consignes indiquées par le responsable de sous-chantier… Plusieurs dates de rencontres sont à prévoir. Chacun organise sa méthode de travail… 12 Avril au 29 Avril : Le responsable de sous-chantier relit les fiches et fait la synthèse des fiches. 30 Avril au 13 Mai : Le responsable de chantier relit les fiches des sous-chantiers et fait la synthèse. 14 Mai au plus tard : Le responsable de chantier remet toutes les fiches au bureau de la pastorale d’ensemble : pastoraledensemble@gmail.com 14 Mai au 7 Juin : Temps de travail pour le bureau de la pastorale d’ensemble : Préparation du document à remettre à Mgr Macaire = pistes du projet pastoral à remettre au nouvel évêque.

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12 MGR ALAIN RANSAY ÉVÊQUE DE GUYANE Mgr Alain Ransay a été ordonné le dimanche 6 février, évêque de Cayenne au Palais Régional Omni- sports Georges Théolade. Une cérémonie qui a ras- semblé un millier de per- sonnes dont près d’une dizaine d’évêques venus de toute la Caraïbe et de la métropole, une cinquan- taine de prêtres, des reli- gieux et religieuses, des re- présentants des différentes paroisses du diocèse de Cayenne, plusieurs autorités civiles et militaires de la Guyane, une dé- légation du diocèse de Saint-Pierre et Fort-de-France parmi laquelle quelques membres de la famille de l’évêque. Une célébration marquée par les gestes forts du rituel d’ordi- nation, le recueillement et la beauté des chants. Après le mot d’accueil de Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, lecture a été faite de la bulle par le père Joseph Dume chancelier du diocèse. Celle-ci atteste du choix du pape François qui demande au peuple catholique de Guyane de recevoir leur nouvel évêque comme « un père à aimer, un maître à écouter, un pasteur vigilant de leurs âmes ». Après la liturgie de la Parole et l’homélie de Mgr Fortunatus Nwachukwu, vint le moment de l’ordination : Veni creator, engagements pastoraux de Mgr Ransay, prostration pendant la litanie des saints, imposition des mains durant la prière d’or- dination : Mgr Fortunatus donne l’onction à Mgr Alain, puis il lui confie l’évangile, lui remet l’anneau pastoral, la mitre et la crosse, l’ensemble des insignes épiscopaux. L’évêque nouvellement ordonné prend ensuite place sur la ca- thèdre et préside la célébration eucharistique. Avant la fin de la messe Mgr Alain Ransay s’est recueilli pendant un moment devant la Vierge. À la fin de la messe il a pris la parole avec une joie visible et une certaine émotion, livrant un peu son cœur de pasteur : « C’est un nouveau chapitre de ma vie qui commence en ce jour où je deviens le 5 ème évêque de Cayenne […] le Pape souhaitait me nommer au siège de Cayenne, je n’ignorais pas la situation difficile et compliquée que rencontre le diocèse. C’est pour cela que, conscient de mes limites, j’ai éprouvé quelques craintes et appréhensions. Mais, immédiatement, une parole du Seigneur m’est venue au cœur : Ne crains pas, crois seulement ». Extrait d’« Eglise en Guyane » ORDINATION ÉPISCOPALE

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13 NOUS APPROCHONS DU TEMPS PASCAL Pendant 40 jours, nous allons nous préparer à célébrer Pâques : c’est le Carême. Pendant 40 jours, les Hébreux ont marché dans le désert en route vers la Terre Promise. Ils avaient souvent envie de s’arrêter ou même de retourner en arrière. C’était leur tentation. Il fallait qu’ils choisissent de suivre Dieu qui les conduisait d’étape en étape. Pendant 40 jours, Jésus a été dans le désert pour être seul avec son Père et se préparer à sauver le monde. Le démon en a profité pour lui conseiller de ne pas s’occuper des autres, mais de lui-même. Ce fut sa tentation. Mais il choisit de servir son Père et accepta de mourir sur la croix. Pendant 40 jours, nous allons marcher vers Pâques. Nous marchons vers la mort et la résurrection avec Jésus. Nous avons envie de vivre en égoïstes. C’est notre tentation. Depuis notre baptême, le choix est fait de vivre pour Dieu et pour les autres. Mais il nous faut toujours choisir la route de l’amour et refuser celle de l’égoïsme. Tu peux redire tous les jours cette phrase : « Sei- gneur, que ta Parole nous aide à choisir ce qui est bien ; fais-nous comprendre ton amour pour que nous rejetions toute violence de notre cœur ». Gisèle ACOMAT, déléguée pour la Catéchèse Editorial 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun Entrer en Carême Mercredi des cendres Cette année, le 2 mars ouvre le temps du carême. Le Christ invite les chrétiens à se mettre en route en partici- pant à la messe. Les cendres reçues sur le front ou dans la main, nous rappellent que Dieu a créé l’homme à partir de la poussière du sol (Gn2, 7). L’homme n’est rien sans Dieu, sans l’amour de Dieu. Le jeûne proposé ce jour-là (pas ou moins de nourriture, de distractions) marque notre désir de conversion : « Convertis-toi et crois à la Bonne Nouvelle ! » (Mc1, 15). Les piliers du Carême Nous sommes invités pa- rents et enfants à lutter contre nos défauts. Il fau- dra faire comme Jésus : il a prié dans le désert, il a fait pénitence, il a résisté au démon qui souffle des idées pour faire quelque chose de mal. Tu peux confectionner avec l’aide de tes parents, ou de tes grands-parents ou de ta catéchiste, un carnet de Carême où tu noteras au jour le jour tes efforts à la fois pour la prière, pour les bonnes actions et pour les sacrifices. Tu pourras aussi y écrire une phrase d’Evangile et ta réflexion. Avec Théobule ! Faites tourner la roue du Carême ! Chaque semaine, à partir du 2 mars 2022 : l’Évangile en vidéo, des fiches d’activités, des coloriages, des jeux. www.theobule.org

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14 Prière Joseph, je te confie ma famille : mes parents, mes grands-parents, tous ceux que j’aime. Veille sur chacun d’eux. Réchauffe leurs cœurs quand ils sont tristes. Aide-moi à être comme une petite lumière pour eux. Amen LE 19 MARS, nous fêtons St Joseph Prier avec les psaumes Saint Joseph Joseph est charpentier, il habite à Nazareth. C’est un homme juste, bon et humble qui fait confiance à Dieu en toutes circonstances. Il est protecteur et courageux vis-à-vis de Marie et de son enfant, Jésus. Il est visité par un ange à trois reprises. Dans un premier songe, l’ange lui annonce : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qu’elle attend vient de l’Esprit Saint. Tu lui donneras le nom de Jésus, ce qui veut dire « Dieu sauve ». Le deuxième songe annonce le départ pour l’Egypte de Marie, Joseph et Jésus, afin d’échapper au massacre des enfants décidé par le roi Hérode 1 er. Le troisième songe annonce le retour d’Egypte à la mort d’Hé- rode. Sa mission : devenir le père terrestre de Jésus. Il lui donne un nom. Il va aimer Jésus de manière juste pour le faire grandir. Il protège Marie et son enfant. Joseph nous apprend à écouter la parole de Dieu et à la mettre en pratique. Dans l’Ancien Testament, des hommes ont souvent crié vers Dieu, parfois même contre Dieu. Les psaumes sont des cris de tristesse, de désespoir, de joie, de crainte, d’espoir, de confiance. La tradition les fait remonter au siècle du roi David (1000 avant J.C.) mais ils ont été écrits jusqu’à l’Exil (587-538 avant J.C.) et même au-delà. Jésus a prié les psaumes. Après la Cène, Matthieu indique que Jésus et ses disciples chantent les psaumes avant de partir pour le Mont des Oliviers (Matthieu 26, 30). Jésus cite aussi à plusieurs reprises un verset de psaume. Par exemple : Quand il s’adresse à son Père lorsqu’il est en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Psaume 21,2 ; Matthieu 27,46) ou « Père, entre tes mains, je remets mon esprit » (Psaume 30,6 ; Luc 23,46) Combien y-a-t-il de psaumes et quels sont-ils ? Le livre des psaumes est constitué de 150 prières qui traduisent toute une gamme de sentiments humains. Ils sont adressés à Dieu. On distingue trois formes principales de psaumes : la louange, la supplication et l’action de grâce. Psaume de louange Ce sont des chants adressés à Dieu pour le louer pour ce qu’il est ou ce qu’il fait dans la création et dans l’histoire, parce qu’il est fidèle et bon. « Ô Seigneur, notre Dieu, Qu’il est grand ton nom Par toute la Terre jusqu’aux cieux, Ta splendeur est chantée » (Psaume 8) Psaume de supplication Ce sont des cris d’appel dans la détresse ou des demandes faites à Dieu pour qu’il sauve ceux qui lui sont fidèles. Les situations difficiles sont variées : la maladie, la vieillesse, les fausses accusations, l’exil et la culpabilité. « Ecoute Seigneur, réponds-moi » (Psaume 85) « Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur » (Psaume 126) « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 21)

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15 Psaume d’action de grâce Ils ressemblent aux psaumes de louange, mais sont écrits à la suite d’une épreuve, d’un péril, ou de malheurs. Le psalmiste remercie Dieu de l’avoir épargné de la mort. Les psaumes d’action de grâce proclament que Dieu est sauveur. « Je t’aime Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse. Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite. Mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, Je suis sauvé de tous mes ennemis » (Psaume 17) Source : Modules « Appelés à choisir l’espérance » Tu nous parles en chemin – L.A.C Je crie vers Dieu, il m’entend - module 1 – Livret jeunes, p. 18 Cher collégien : entraîne-toi ! A quelle forme appartient chacun des psaumes de la page ci-dessus. Dans « Bible en nous », trouve les psaumes 22 et 50. Deux psaumes à prier pendant le carême ! Mais tu peux en choisir d’autres à ta convenance !

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16 RÉPONSES : L’unité des chrétiens… qu’en sais-tu ? 1. Quel est le livre commun à tous les Chrétiens ? La Bible. 2. Que veut dire T.O.B. ? L’abréviation T.O.B. signifie « Traduction œcuménique de la Bible » et désigne la traduction commune aux Chrétiens de confession catholique, protestante, orthodoxe. 3. Comment s’appelle le moine qui a été à l’origine de la séparation entre catholiques et protestants ? Quand a-t-il vécu ? Martin Luther, a vécu au XVI ème siècle. Il est à l’origine de la réforme chez les protestants. 4. Comment appelle-t-on le ministre du culte chez les protestants ? Le pasteur. 5. Quelle est la prière tirée directement de l’Évangile commune à tous les chrétiens ? Le Notre Père. Ce texte nous est rapporté par Matthieu 6, 9-15 et Luc 11,2-4. 6. Quels sont les Chrétiens qui sont unis au Pape ? Les catholiques. 7. Comment s’appelle le lieu de prière et de rassemblement des protestants ? Le temple pour les protestants réformés, l’église pour les luthériens. Chez les protestants, le temple est juste un lieu de prière et de réunions, il n’y a pas de statues, juste une croix, une table, un pupitre, des bancs. 8. Comment appelle-t-on le ministre du culte chez les catholiques ? Le prêtre. Le curé est le prêtre en charge d’une paroisse. 9. Pouvez-vous citer trois familles ou courants protestants ? Luthériens, anglicans, réformés, libéraux, évangéliques … 10. Comment s’appelle le lieu de prière et de rassemblement des catholiques ? L’église. Ne pas confondre avec l’Eglise (grand E), qui est le peuple de Dieu. 11. En quelle année les catholiques et les protestants se sont-ils séparés ? En 1517. 12. D’où vient le nom de protestant ? De la protestation de Martin Luther. Affirmant sa foi, il « proteste » contre la richesse et les abus d’une grande partie de l’Eglise. 13. Dans l’Église catholique, où se tient le plus souvent le prêtre ? A l’autel. 14. Qui peut devenir prêtre catholique et comment le devient-on ? Des hommes, célibataires, appelés et ordonnés pour toute leur vie par un évêque. 15. Quel est le premier sacrement de tous les Chrétiens ? Le baptême. 16. Comment appelle-t-on la liturgie célébrée le dimanche dans un temple ? Le culte, suivi ou non de la Sainte Cène. La Sainte Cène est célébrée en général le 1 er dimanche de chaque mois, les fidèles se réunissent autour d’une table et le pasteur partage le pain et le vin. 17. Combien y-a-t-il de sacrements chez les protestants ? Lesquels ? Chez les protestants, il y a deux sacrements : le baptême et l’eucharistie. 18. Comment se prénomment les 4 évangélistes ? Matthieu, Marc, Luc, Jean. 19. Que veut dire le mot « Chrétiens » ? Selon les Actes des Apôtres 11, 26, il désigne les disciples du Christ. 20. Combien y-a-t-il de sacrements chez les catholiques ? Lesquels ? (7) Baptême, confirmation, eucharistie, mariage, ordre, réconciliation, sacrement des malades. 21. Qui peut devenir pasteur et comment le devient-on ? Hommes ou femmes, célibataires ou mariés. Ils sont les guides d’une communauté religieuse. Ils sont choisis par les fidèles de la communauté et appelés par la commission des ministères de leur Eglise. 22. Connaissez-vous une phrase tirée de l’Évangile montrant que Jésus désire l’unité des Chrétiens ? Chercher dans la bible Jean 10, 16 ou Jean 17, 20-23. 23. Connaissez-vous en France un lieu de rencontre où les Chrétiens de différentes confessions se retrouvent pour prier ensemble ? TAIZÉ : la com- munauté de TAIZE en Saône-et-Loire existe depuis 1960. Elle a été créée par Frère Roger et réunit des frères de différentes confessions chrétiennes. 24. A quel moment de l’année prie-t-on plus spé- cialement pour l’Unité des Chrétiens ? Au mois de janvier, il y a toujours une semaine de l’Unité des Chrétiens. En résumé : Tous les chrétiens croient en Dieu Le Père et en Jésus son Fils mort sur la croix et ressuscité. Tous croient aussi que Dieu donne aux hommes son Esprit Saint pour vivre et aimer à la manière de Jésus. Les chrétiens lisent La Bible, disent le « Notre Père », reçoivent les sacrements du Baptême et de l’Eucha- ristie. Ils participent à de grandes fêtes comme Noël ou Pâques. Même si elles n’ont pas la même façon de pratiquer, de s’organiser, même si elles ne sont pas d’accord sur certaines questions de la foi, les Églises chrétiennes ont énormément de choses en commun !

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17 LOURDES, LE LIEU DE NOTRE CŒUR… À BEAUSOLEIL ! VIE EN PAROISSE Le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, Mgr David Macaire est venu bénir l’installation de la magnifique statue de Notre-Dame et l’inauguration de la grotte de Lourdes à la fin d’une journée remplie de ferveur et de piété. Tout a été coordonné et organisé de façon impeccable ! De nom- breux corps de métier qui ont œuvré tout au long de la construc- tion et de l’aménagement du site de la chapelle Notre-Dame de Lourdes à Beausoleil (Vieux-Habi- tants), étaient là. Tous ces travail- leurs, toutes ces aides, toutes ces femmes dévouées ont apporté leur concours avec le sentiment du devoir accompli… « Car Marie mé- ritait bien ça, ainsi que notre curé a su nous entraîner dans son sil- lage tout au long de ces deux ans et demi de chantier » comme me l’affirmait un carreleur ému. « Père Alfred Lavital c’est un vrai bâtis- seur, il s’implique à fond et met la main à la pâte toujours » me dit Tania, mère de famille et caté- chiste. « Il a le souci chevillé au corps et au cœur de la construc- tion matérielle certes, mais aussi de l’édification de toute la com- munauté : il réunit les jeunes, fait s’entendre les chrétiens, a le souci des besoins de chacun, surtout des plus petits, des plus isolés. » De quoi recharger nos batteries ! Une autre catéchiste d’expliquer « aujourd’hui c’est le grand jour, mais demain et après-demain tous les enfants et les jeunes et grands jeunes de la paroisse vien- dront se recueillir, prier, entendre un enseignement du père Lavital et des catéchistes, et aussi voir le film de Bernadette Soubirous pour bien comprendre l’enjeu qui se joue ici ». Un enthousiasme et une cohésion à vous couper le souffle ! En tout cas, en cette soirée du 11 février la pastorale des hommes est au complet, ainsi que les nom- breux enfants et jeunes en tenue irréprochable qui entourent la Vierge en procession… Il règne un vrai esprit de famille… tout le monde a sa place, les familles, les vieillards, les malades ! La chapelle est petite, et bien rem- plie (tout en respectant les règles sanitaires), la chorale composée de nombreux jeunes et de pères et mères de famille, les joueurs de ka… tous unis dans la prière et l’al- légresse partagée entraînent à leur suite les très nombreux pèlerins disposés sous les chapeaux à l’ex- térieur et qui pouvaient suivre au moyen d’écrans de télé. La messe est concélébrée par les pères Alfred Lavital, Gérard Fou- can, Albert Blanchard et Joseph Ambrose, ainsi que le diacre Robert Cabald. L’homélie de Mgr Macaire marque les esprits. « Aux noces de Cana, on ne parle que des hommes : le marié, les serviteurs, les nombreux convives… Une femme Marie. Le sixième sens féminin. Elle fait mar- cher tout de suite l’intelligence de son cœur. Elle voit : ils n’ont plus de vin et elle prend l’initiative, elle va voir Jésus, elle est sa maman, elle l’a engendré puis élevé. Marie à Cana a perçu le mystère, elle parle, elle prie. Le premier acte de Marie c’est de voir la misère, les manques du monde. Aujourd’hui. Ils n’ont plus de vin, ils n’ont plus la foi, ils n’ont plus de force. Tout ce qu’Il va dire, faites-le ! Toute la révélation des prophètes est dans cette petite phrase. Il nous faut vaincre le mal- heur par la foi. Amen ! » A la fin de la messe, père Lavital remercie tout le monde. Il a le souci de n’oublier personne ! « L’édifica- tion de ce site, c’est d’abord une affaire de fidèles, d’êtres humains, chacune, chacun ayant apporté sa pierre comme il a pu ». Procession de Marie et bénédiction de la sta- tue, de la grotte… belle ferveur de tous les fidèles : litanie des saints, prière universelle, témoignages… bénédiction de tout le peuple chré- tien rassemblé là. Jean-Marie GAUTHIER

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18 ACTUALITÉS EN DIOCÈSE UN PRESBYTÈRE TOUT NEUF À LA PAROISSE DE BAILLIF Père Gilles Mavoungou depuis 4 ans curé de Baillif logeait jusqu’à pré- sent dans une maison louée par la mairie de Baillif. Le presbytère étant à l’époque inhabitable… Il a été rappelé que le précédent curé à avoir logé au Presbytère était Père Emmanuel Flower. Désormais, le curé de Baillif qui est aussi doyen de Basse-Terre pourra loger dans son presbytère tout neuf… Dans l’après-midi de ce dimanche 13 février, j’ai eu la joie de participer à la bénédiction du presbytère de Baillif qui a été faite par le vicaire général, père Edouard Silène. En tant que voisin, j’ai tenu à participer à ce moment fort. Il y avait aussi père Lucien Kouarogo (curé de Saint-Claude) et père Roland Kinkouni (curé de Trois-Rivières). Les travaux de reconstruction ont été pris en charge par la mairie de Baillif (la mairie étant propriétaire du presbytère). Dans son mot d’introduction à ce moment solennel, Madame le Maire a dit combien il lui tenait à cœur que le curé loge au plus près de l’église et soit accessible aux paroissiens afin qu’il soit plus à l’aise dans son ministère. Au nom de notre Administrateur apostolique, Mgr David Macaire, du délégué de l’évêque, père Edouard Silène, grand merci à Madame le maire et à ses équipes pour cette belle réalisation. Merci aux paroissiens de Baillif, véritables soutiens et collaborateurs de leur curé. “Nou sé Légliz, Légliz sé nou tout… Marchons ensemble”. Père Gérard FOUCAN, Vicaire épiscopal et curé de Basse-Terre IL Y A VINGT ANS, MGR OUALLI NOUS QUITTAIT ! En cette année de Grâce 2022 nous nous rappelons qu’il y a vingt ans, exactement le 17 de ce mois de mars, le premier évêque Guadeloupéen, Mgr Siméon Oualli nous quittait. Tristesse humaine, espérance chrétienne et paix évangélique se sont tout naturellement entremêlées très vite dès l’annonce sa mort… Cependant, l’annonce éclatante prononcée au matin de Pâques nous rassurait aussitôt : « Christ est ressus- cité ; sur lui la mort n’a aucune emprise ». À cette occasion mémorable, continuons à prier encore et tou- jours pour lui, certes, mais aussi à prier avec lui au sein de nos familles, de nos communautés paroissiales, de nos congrégations religieuses, de nos mouvements d’action catholique et de spiritualités diverses. Oui, saisissons cette occasion pour prier plus ardemment pour les vocations religieuses et celles au ministère ordonné. Demandons avec audace au Seigneur de susciter de très nombreuses vocations dans les familles, nos familles pour sa plus grande gloire et le salut du monde. […] Maurice MODETIN, prêtre diocésain FLAMME D’ESPOIR Voilà une chorale pleine d’entrain qui vient de fêter son jubilé de coton. Elle a en effet été créée il y a un an et anime la pas- torale des migrants de notre diocèse. Ce 6 février une messe d’action de grâce a été célébrée en l’église de St Michel du Raizet par les pères Kaze, Norbert, Jonas et Wilner. La chorale a pu chanter à plein cœur et dans cette joie communicative qui a fait plaisir à toute la communauté. Givenson, chef de chœur est jeune, dynamique, compétent et enthousiaste. Il sait nous mettre tous en mouvement. Lanoze Gracet en tant qu’ambas- sadeur des migrants pour le synode a retracé le parcours déjà exemplaire et plein de dévouement de cette chaleureuse cho- rale. “Lévé alé travay !” Marie-Jeanne URSULE VIE DU CHEMIN NEUF EN GUADELOUPE Du 7 au 11 février, à Duzer (Sainte-Rose) s’est déroulée la ren- contre des consacrés du Chemin Neuf (prêtres et religieuses) sur le thème de la fraternité. Venus de Martinique, Guadeloupe, Mé- tropole, (ceux du Canada n’ont pas pu venir à cause de la pan- démie), 9 frères et soeurs originaires de 5 pays (Burundi, Congo, Côte d’Ivoire, France et Tchad) ont pu échanger et prier à la lu- mière du message du pape François : « ou bien nous sommes frères, ou bien tout s’écroule » (message du 4 février 2022, à l’oc- casion de la 2 ème journée internationale de la fraternité humaine). Pendant ces jours, nous avons pu apprécier la beauté des plages et du paysage gouadeloupéen particulièrement à Deshaies et Bouillante. La session s’est terminée le vendredi 11 sous la béné- diction de Notre-Dame de Lourdes. Merci aux frères et sœurs de Guadeloupe qui nous ont accueillis très fraternellement. Père Arnaud GOMA, Coridon, Fort-de-France

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19 TRIDIUM EN L’EGLISE SAINT-MARTIN DE TOURS DE MARIGOT Du 8 au10 février, la communauté chrétienne de St Martin s’est retrouvée pour fêter Notre-Dame de Lourdes autour du thème : faites tout ce qu’Il vous dira ! Premier jour : chapelet en français, anglais, espagnol, créole. Deuxième jour : invocations à l’Esprit-Saint. Troisième jour : Prières pour nos malades et que nous gardions confiance en Marie. Adoration, méditation, enseignement et eucharistie permettent aux chrétiens de se ressourcer et de se préparer à la solennité de Notre-Dame de Lourdes. Roger RAQUIL EN PRIÈRE ! A l’exemple de laïcs catholiques, initiateurs du mouvement : « La France prie », la paroisse de Port-Louis est entrée dans le rythme du chapelet à travers la commune. Il s’agit de promouvoir et multiplier la récitation du chapelet dans l’espace publique, ainsi confiée à la Vierge Marie. Déjà plus de 2 600 points de rassemblement pour obtenir d’elle le retour de la paix et de la liberté dans le respect des droits naturels dans la société française. A l’invitation des ambassadeurs synodaux de la paroisse, depuis le 8 février, chaque mardi, Port-Louis récite le chapelet à travers la commune en dépo- sant le monde et surtout les situations difficiles, dans les bras de Marie. Tous les quartiers entrent en prière à 17h15 et convergent vers l’église pour prier la 5 ème dizaine avec toute l’assemblée, sur le parvis. Ce pèlerinage est suivi de la messe habituelle du mardi à 18h30, avec prière des vêpres. Double intérêt de cette institution : - Dynamique synodale pour une Église de « communion, mission, participation » - Dynamique mariale, en l’honneur de Marie « Notre-Dame de la Visitation », patronne de la paroisse. Compte tenu de la situation sanitaire mondiale et ses douloureuses conséquences, les paroissiens Port-Louisiens suggèrent que d’autres paroisses et groupes puisse les rejoindre dans ce mouvement pour la fin de ce temps d’épreuve dans le monde. Emile MOUSTACHE JUBILÉ DES SALÉSIENNES À SAINT-MARTIN L’Institut des sœurs salé- siennes dont le siège cen- tral est à Rome, assure une présence de plusieurs mil- liers de religieuses réparties dans plus de 97 pays dont 17 maisons en Haïti et de- puis peu (en Guadeloupe) sur l’île de Saint-Martin. De nombreux paroissiens de tous âges ont répondu présents à l’invitation des sœurs Emilienne Michel et Jeannette Mereus pour fêter le 150 ème Anniversaire de cet évènement dont le temps fort est marqué par la messe célébrée à l’église de Marigot, par le père Lavaud et retransmise en direct sur la fréquence de radio Sainte Marie des Iles (Saint Barthélémy). Une très belle célébration eucharistique dans une église toute rayonnante. Après la bénédiction finale l’as- semblée entonne avec autant d’allégresse le chant de sortie sous la direction de la sœur Jeannette et sœur Emilienne à l’orgue : Al on zanmi Bondye bay tout peyi, tout ras ak tout koulè, Pou jèn ki san mwayen. Zanmi sila a yo rélel Don Bosko, Tout vi l ap kreye patwonaj ak entèna kòte l fome jèn yo. FÊTE DE LA LUMIÈRE (CHANDELEUR) Le 1 er février, les enfants du catéchisme du quartier Grand-Case, encadrés par leurs catéchistes et leurs parents se retrouvent à la chapelle provisoire dans la salle paroissiale de l’église Sainte Marie de la Mer pour la messe des enfants de la catéchèse célébrée par le père Lavaud. Dans son homélie il parle de la présentation de Jésus au temple, un échange très fructueux avec les enfants. Il rappelle également la signification de la Chandeleur, fête de la lumière. Après la bénédiction, tous les participants marchent en proces- sion, jusqu’à la statue à l’effigie de Sainte Marie de la Mer, lumi- gnons en main. Suit un moment de prières et de chants de dévotion, les enfants se prosternent en faisant un vœu puis déposent les lumières au pied de la vierge avant de repartir dans la joie.

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20 Prenons un temps pour lire le récit de Vanina et Emma- nuel Magdeleine qui ont fait confiance à Dieu en Lui offrant leur vie de couple. Ils conti- nuent à progresser dans la foi. N’est-ce pas là un exemple pour les fiancés désireux de devenir couples mariés et ser- vir le Seigneur dans la foi ? E. : Je suis Emmanuel, j’ai 29 ans et mon épouse Vanina 28 ans. V. : Nous sommes mariés depuis un an, et parents de 3 enfants âgés de 6 ans, 5 ans et 4 mois. Aujourd’hui, fête de la Sainte fa- mille, nous sommes heureux de rendre grâce à Dieu pour la force qu’il nous donne chaque jour pour s’aimer, le prier et éduquer les en- fants qu’Il nous a confiés. LES ÉQUIPES NOTRE-DAME LA FAMILLE LE MOUVEMENT « LA PRIÈRE DES MÈRES » EN GUADELOUPE Unies, dans la prière nous sauverons nos enfants : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous donnerai le repos » (Matthieu. 11, 28). Né en Angleterre en 1995, le Mouvement de la « Prière des Mères » soutient toutes celles qui ont un cœur de mère et qui désirent prier ensemble pour leurs enfants, petits-enfants et tous les enfants du monde. Présente aujourd’hui dans plus de 120 pays, cette prière s’appuie sur un même livret, traduit en 45 langues. Il est le lien d’unité qui nous permet de prier les unes pour les autres avec tous les groupes du monde. Nous sommes environ 3500 groupes sur le territoire français. La spiritualité propre à la « Prière des mères » et sa fécondité : Convaincues que la prière peut tout changer, nous nous réunissons régulièrement, guidées par l’Esprit Saint et demandons la grâce de vivre de plus en plus la spiritualité de l’Abandon dans la Joie et la Confiance. Nous cheminons, balisées par deux règles impératives : nous ne donnons pas de conseils et respectons la confidentialité. En se soutenant mutuellement par les prières toutes simples du livret, en s’appuyant sur la Parole de Dieu et en choisissant la confiance, nous recevons de magnifiques et nombreuses réponses à nos prières, la première étant toujours une grâce de Paix. Les réunions de « Prière des mères » : Chaque semaine des groupes de 2 à 8 mères, grands-mères ou « mères spirituelles » se réunissent principalement à la maison, ou à l’église, dans une salle paroissiale ou dans la chapelle d’une Communauté religieuse. Pour plus de renseignements vous pouvez consulter le site : www.prieredesmeres.com - Coordinatrice du Mouvement : Marie-Lysianne CORNEILLE Email : prieredesmeresguadeloupe@gmail.com / Tél. : 0690 76 64 15. La coordinatrice se déplace à la demande, pour présenter le Mouvement dans les paroisses ou accompagner les groupes qui démarrent. E. : Dès notre première rencontre, nous étions convaincus que nous étions faits l’un pour l’autre. Mais petit à petit, les difficultés d’une re- lation à deux venaient y mettre le doute. Le soutien de nos parents, nous a aidés à accepter nos diffé- rences. Et c’est suite à la naissance de notre aîné que nous avons déci- dé de vivre ensemble et de prendre le temps pour réfléchir sur le sa- crement du mariage. Nous avons tous les deux reçu une éducation religieuse catholique, mais peu pra- tiquants depuis la confirmation. V. : Les parents d’Emmanuel, pour approfondir leur sacrement de mariage sont reliés au mouve- ment des Équipes Notre-Dame et ils nous ont fait la proposition des Équipes Tandem afin d’échanger et de réfléchir sur les divers as- pects de notre vie quotidienne et de renouer avec une vie de foi. E. : D’un commun accord, nous avons répondu favorablement, puisque nous voulions le meilleur pour notre couple. Ce parcours, nous a permis de mieux nous connaître, d’apprendre ce qu’est l’écoute de l’autre, à nous pardon- ner et à nous rapprocher de la Parole de Dieu. Notre équipe est formée de 4 couples, un couple animateur des Équipes Notre-Dame et un prêtre. Nous nous réunissions une fois par mois et nous pouvons dire que nos échanges avec les autres couples ont été une expérience enrichissante et édifiante. V. : Notre deuxième enfant est venue au monde et nous avons choisi de les baptiser tous deux à la même date, heureux de té- moigner de notre vie de foi. Nous avons donné la première place à Dieu au sein de notre couple et avons décidé de franchir le pas vers le sacrement de mariage, qui a eu lieu à l’Église Sainte Thérèse à Prise d’Eau. E. : La préparation au mariage nous a permis de vivre ce temps pour découvrir l’importance du sa- crement du mariage. Le « oui » que nous nous disons en toute liberté et vérité est un « oui » qui nous unit pour la vie avec Dieu. Nous disons merci à l’équipe de préparation au mariage et au père Anthony. V. : Nous envisageons sous peu de demander le baptême pour notre dernier, d’inscrire pour la prochaine rentrée notre fils aîné au catéchisme et intégrer une Équipe Notre-Dame. A la maison nous prions en famille et ce sont sur- tout les enfants qui nous invitent à dire le bénédicité à table. Nous avons beaucoup à apprendre de la Sainte-Famille, et pour cela nous demandons à Jésus, Marie, Joseph de nous aider à vivre pleinement la volonté de Dieu, chaque jour de notre vie de couple et de famille. Amélie et Joseph NAGAU

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21 L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DIOCÉSAIN HONORÉ ! Prosper Congré a reçu en effet tout dernièrement des plus hautes autorités de la Guadeloupe la médaille Grand Or du travail. Cette cérémonie officielle s’est déroulée au LEP de Blanchet où M. Congré a œuvré comme professeur d’éducation physique et sportive pendant plus de quarante ans. Et c’est justice que de reconnaître le travail fabuleux de ce « monsieur cent mille volts » qu’il est dans le domaine du sport, de l’éducation, de la culture et du journalisme. Le palmarès élogieux qui a été déployé devant nous par les autorités : M. Landres directeur du lycée en premier, puis Mme Marcelle Pierrot préfète émérite et M. le Préfet Rochatte saluant les qualités du lycée de Blanchet dont on lui avait parlé mais qu’il découvrait pour la première fois. « Ce sont les jeunes que vous avez toujours servis et éduqués au mieux, et c’est vers eux et pour eux que l’on doit se tourner encore et toujours ! » Je retiendrai en ce qui me concerne la remise des médailles par ses enfants : c’était très émouvant. « La famille est la clé de voûte de nos sociétés. Ne l’oublions jamais ! » aime répéter à qui veut l’entendre Frère Francklin Armand qui, en Haïti, est un prophète pour notre temps, et Dieu sait le combat courageux qu’il mène pour ses semblables. Le discours final de Prosper était très touchant et rempli d’humour et de gravité ! Il est allé droit au cœur de tous ! Merci M. Congré. Jean-Marie GAUTHIER Du 16 au 19 février, Philippe De- lorme, Secrétaire Général de l’En- seignement Catholique de France, a visité l’Enseignement Catholique de Guadeloupe. Il était accompa- gné de Louis-Marie Piron, délégué général du SGEC pour les DOM et de Benoît Vanachter, économe du SGEC. Il a rencontré le CODIEC (Comité Diocésain de l’Enseigne- ment Catholique), les Chefs d’éta- blissements, les différents acteurs de nos communautés éducatives : élèves, parents d’élèves, ensei- gnants, les personnels d’OGEC, les prêtres référents, les APS. Sa visite a été clôturée par une célé- bration eucharistique qui a eu lieu au Raizet avec des représentants de tous les établissements catho- liques de Guadeloupe. Ce fut un moment fort de recueillement, de fraternité et de reconnaissance. L’objectif premier de cette visite était de rencontrer les principaux acteurs qui portent le projet de l’Enseignement Catholique et qui font bouger les lignes. Il les a écou- tés avec attention et intérêt et a répondu au fur et à mesure aux questions posées par les partici- pants. C’était aussi l’occasion pour lui de découvrir en direct nos réalités quotidiennes, les défis à relever, encourager les initiatives du réseau catholique et manifester sa reconnaissance envers tous. Il a profité de son séjour pour pré- senter le grand projet national de l’institution sur la prospective. Il s’agit d’une démarche qui consiste à redire, à renforcer et à promou- voir le projet de l’Enseignement Catholique avec cette interroga- tion : si l’Enseignement Catholique n’existait pas qu’est ce qui man- querait ? Les réflexions se portent autour de 4 axes : - Affermir et mieux faire connaître notre projet d’éducation de la personne. - Développer la liberté et l’excel- ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE UNE VISITE RÉCONFORTANTE QUI NOUS ENGAGE lence éducatives et pédago- giques pour tous. - Adapter et déployer une offre éducative actualisée. - Réinterroger le modèle écono- mique et la gouvernance. L’école catholique doit mieux dire qui elle est, mieux présenter ce qu’elle offre de spécifique. Dans un monde où tout est lié, nous devons être en mesure de présen- ter le sens d’un projet catholique d’éducation. Tous ces axes seront repris et feront objet de réflexion et de décision lors de nos prochaines journées diocésaines que la pan- démie a mises en pause. Un grand merci à l’ensemble des acteurs qui s’étaient mobilisés pour la circonstance. Grâce à eux, la visite du SGEC fut une réussite. Père Thierry ST-CLAIR, Directeur Diocésain

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22 UNE FIGURE DE NOTRE ÉGLISE Fin janvier, la congrégation des sœurs de la Charité de Nevers, nous a fait part du décès de sœur Thémyre Cazenave. Sœur Thémyre, pendant de nom- breuses années a été membre de l’équipe d’évangélisation de l’équipe pastorale du Secteur sainte Trinité (Baie-Mahault, La- mentin, Petit-Bourg, Prise-d’Eau, Cadet sainte Rose). Originaire de la Martinique, sœur Thémyre avec d’autres membres de sa congré- gation, a répondu favorablement à la demande du diocèse de Gua- deloupe afin de venir servir et prêter mains fortes. Domiciliée à la paroisse de Baie-Mahault, édu- catrice de formation, elle a œuvré à la promotion de la pastorale des jeunes, à la formation des accom- pagnateurs de la catéchèse des jeunes, à la mise en place du relais vocationnel du diocèse et du sec- teur. Par sa simplicité, sa proximité, son souci de faire le lien entre la Foi et la Culture, son combat pour l’accueil des petits et des sans voix, elle reste présente au cœur de tous et de chacun. Ses funérailles ont eu lieu le 3 février 2022 à la communauté des sœurs de la Charité à Sens. son corps reposera au caveau des SŒUR THÉMYRE sœurs au cimetière de Sens. Nous confions sœur Thémyre à l’Amour, à la Tendresse et à la Miséricorde de Dieu. Par notre prière accompa- gnons sa famille et par notre com- munion fraternelle restons proches de sa communauté religieuse. Fraternellement en Christ Jésus. Anicette Témoignage La mort de Sœur Thémyre me remplit de peine… vous savez, je lui dois la vie ! Nous étions un groupe de jeunes et elle nous formait à l’animation liturgique avec Sœur Danielle qui composait de si beaux chants créoles. Un jour où je n’avais pas le moral du tout, ayant eu du mal à terminer mes études de CAP/BEP Couture, je me suis retrouvée enceinte, je ne trouvais pas de boulot et j’ai dû quitter ma famille ; j’étais à la rue, l’idée m’est venue d’en finir avec la vie… Ayant mesuré le gouffre qui m’envahissait, Sœur Thémyre m’a invitée à venir dîner avec elle et dormir dans sa communauté. Echanger et prier avec elle m’a permis de passer ce mauvais cap. A la naissance de mon bébé elle s’est comportée comme une maman avec moi. J’ai même pensé à un moment devenir religieuse, tant l’idéal qu’elle portait en elle nous remplissait de courage. J’ai alors rencontré Alain, elle nous a aidés à discerner et à nous marier. Aujourd’hui nous avons quatre enfants dont trois ados, et nous formons un couple heureux même si nous avons peu de moyens. Mais l’idéal de Sr Thémyre continue de rejaillir sur nous. Merci Sr Thémyre et du haut du ciel, continuez à veiller sur nous et aidez-nous à éduquer nos enfants comme il faut ! Tu aimais nous entretenir de cette « spiritualité du devoir d’état » que les pères Chérubin Céleste et Daniel Romulus nous enseignaient si bien . Stéphanie R. BONNE FÊTE SŒUR THÉMYRE 2 FÉVRIER En cette belle journée de la Vie Consacrée Nous venons nous confier à la Vierge Marie Mère de Jésus-Christ qui nous a appelées Sœur-Thémyre notre exemple près de toi pour la vie. Sœur-Thémyre aimait tant prier Vierge de Lourdes Elle nous guidait toujours dans la paix et la joie A nos demandes jamais elle n’est restée sourde Et avec Bernadette avons trouvé la voie. Vie consacrée reliée avec la liberté Avec la vie des hommes et des femmes debout Avec la vérité et la fidélité Notre-Dame de Lourdes’soutiens-nous jusqu’au bout ! Paola et Aurore (Grande Terre) Nous étions le 3 à Nevers aux obsèques de Sr Thémyre Représenter le peuple de Guadeloupe

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23 RENCONTRE ET PRIÈRE AVEC LE PERSONNEL SOIGNANT POUR LES SOUFFRANTS Grande ferveur dans les paroisses de Petit-Canal et des Mangles, en ce dimanche 6 février afin de prier pour tous les chrétiens qui ont souffert et souffrent encore de la cruauté de cette pandémie. Le personnel soignant a tenu à venir en nombre se confier au Seigneur pour garder la force et l’es- pérance ainsi que les ont invités père Paul-Antoine Bernard et le diacre Ismaël. Témoignage En auxiliaire de vie sociale, nous intervenons à domicile auprès de personnes âgées, handicapées, malades ou recontrant des difficultés passagères. Nous accompagnons ces personnes dans toutes les actions du quotidien : pour les démarches administra- tives ou encore les activités de loisirs ainsi que l’aménagement et l’entretien du cadre de vie (soutien, toilette, repas…). Nous par- ticipons aussi à la prévention de la maltraitance. Nous diagnosti- quons les situations d’urgence en collaboration avec les infirmiers et les aides-soignantes à domicile. C’est un public qui a besoin de beaucoup d’affections et de com- préhension. Se voir diminuer de jour en jour et ne pas pouvoir effectuer ses propres tâches n’est pas toujours évident. Pour s’épanouir dans ce métier, il faut aimer l’autre. En période de confinement, ils étaient isolés, notre aide et notre écoute leur étaient dans soutien précieux. Leur apporter de la chaleur fait par- tie de ces valeurs humaines qui nous donnent chaque jour la force de continuer. Les années passent et demain nous serons à leur place. Béatrice EN SYNODALITÉ AVEC LES SOURDS ET MALENTENDANTS Nous paroissiens de l’église Notre-Dame du Rosaire à Cadet Sainte-Rose avons eu le plaisir d’accueillir le dimanche 13 février, dimanche de la santé, la pastorale des sourds et malentendants pour célébrer la messe de rentrée de leur pastorale. Que de mer- veilles pour nous et pour certains qui ne connaissent pas ce handicap. Grâce à l’Esprit Saint nous avons pu célébrer l’eucharistie dans toute sa splendeur et sans fondement avec leurs façons de communiquer, voilà le ressenti d’un sourd et malentendant retranscrit avec ses propres mots : « Moi, ça fait du bien le langage des signes et aussi belle musique, et aussi les enfants apprennent le langage des signes, j’ai été étonnée et ouvrit ma bouche ». Les jeunes de la catéchèse ont contribué à l’éclat de cette célébration en signant le chant d’action de grâce nous avons recueilli leur témoignage : « Rinaelle a apprécié les échanges en signes fait avec la pastorale même si des fois ; elle n’avait pas l’impression de faire ce qu’il fallait. Une maman a ressenti des frissons en voyant les jeunes communiquer avec la pastorale c’était magnifique. » La responsable du groupe qui elle aussi a vécu un moment de bonheur : « J’ai été touchée de la joie présente lors de cette messe, très heureuse d’avoir travaillé avec les jeunes et d’avoir contribué à cet échange, surtout qu’il n’y avait pas eu de telle célébration depuis trois ans ». « Effata ouvre-toi …. » Ouvre-toi à l’autre ! Ouvre-toi pour que l’amour et la joie se manifestent !

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24 Appel à un dialogue social positif et pacifique pour une autre Guadeloupe. Sortir de la Grande nuit par le dialogue – An nou bokanté lapawol ! Je joins ma voix et ma plume à la voix et à la plume de tous ceux qui, au nom de l’intérêt supérieur de la Guadeloupe, ont exhorté solennellement les élus et le « Collectif des organisations en lutte » à entreprendre avec courage, audace et foi un dialogue consensuel, respectueux et responsable. Ce n’est pas une faiblesse, mais une force que de chercher le dialogue. Ce n’est pas une faiblesse, mais une force d’oser faire le premier pas. « Faites le pre- mier pas sur le chemin de la foi [de la négociation]. Vous n’avez pas à le parcourir entièrement, juste à faire le premier pas. » Martin Luther King. Nous les encourageons à accomplir un acte difficile, mais courageux et responsable pour le Bien, la Paix et la Prospérité de la Guadeloupe : reprendre les né- gociations. Nous sommes convaincus que nous pou- vons vaincre l’anarchie, la haine et la violence par la volonté inébranlable de sortir de l’impasse. Kidonk, An nou palé, pou nou arété malpalé, An nou palé, pou nou arété dépalé, An nou byen palé pou byen a péyi-la ! Ce que nous recommandons n’est pas une obligation imposée, mais une invitation pro- posée. À tous, nous demandons une déclaration so- lennelle et publique pour la reprise des négociations dans les plus brefs délais. Nous requérons des élus et du « Collectif des organisations en lutte » : s 1UE LESÏLUS SENGAGENT DEVANT LE PEUPLE QUI LES JUSTICE ET PAIX FORUM a choisis, et qui leur a donné mandat pour défendre leurs intérêts à un dialogue avec le collectif pour tous les points qui les concernent, et qui relèvent de leurs compétences et de leurs prérogatives dans la plus grande transparence. s1UELEi#OLLECTIFDESORGANISATIONSwENLUTTESENGAGE solennellement devant les Guadeloupéens et les Gua- deloupéennes à reprendre les négociations sans délai avec les élus uniquement sur les points qui relèvent des compétences et des prérogatives de ces derniers. Nous préconisons aux élus et aux membres du « Collectif des organisations » trois choses : Première- ment, une volonté manifeste pour le succès de ces négociations, que nous espérons intentionnellement bienveillantes. Deuxièmement, l’acceptation d’être accompagnés par des membres de la société civile compétents, laïcs et religieux. Troisièmement, à l’issue de ces négociations, nous leur demandons de s’unir pour rencontrer l’État, afin de poursuivre ensemble un dialogue social apaisé, mais ferme et exigeant. Nous attendons des réponses concrètes et immé- diates, mais aussi la mise en place d’une réflexion approfondie et durable pour un projet guadeloupéen holistique : politique, social, économique, écologique. Nous les appelons TOUS à la construction d’une culture de justice, de paix et de réconciliation pour le Bien de notre pays. Ainsi je joins donc ma voix à celle de centaines de croyants qui prient afin que la Gua- deloupe sorte de ce conflit stérile, mortifère et trouve des chemins de vie. « Montre-nous ce que nous devons faire. Montre-nous aussi quelles sont les limites de notre pouvoir et ce que nous ne pouvons pas faire » Reinhold Niebuhr. Jean-Claude GIRONDIN O YO N S FRATERNEL S RÉSOLUMENT ! Vive le courrier des lecteurs qui s’ouvre aux jeunes ! En ce jour du 4 février, journée mondiale de la Fraternité humaine, grâce à l’Aumônerie Dom Helder Camara qui nous relie, on a pu se réunir à une vingtaine de jeunes en présentiel pour huit d’entre nous et en distanciel pour les autres. Après la prière à l’Esprit Saint chacun(e) a pu décliner et partager son ressenti à propos de cette belle intuition du pape François qui dé pense une « éner gie extraordinaire à faire pro gresser l’humanité dans ce sens, déclare Laurane étudiante en Martini que, croire en Dieu c’est aussi important que de croire en la place de tous les hommes et toutes les femme s dan s le monde » … « Il y a l’idéal, soutient Jérôme en Martini que lui-auss i, mais il y a le concret quand on voit tousi les problèmes de la faim dans le monde c’est un combat à mener en Af ghanistan comme en Haïti : au cœur de la Fraternité i l doit y avoir le combat pour la justice qui doit nous animer. » L’ouverture des jeux ol ympiques d’hiver à Pékin « est un bel exem ple de Fraternité, soutient Aurore, et j’espère que le jeune Richardson Viano prodige Haïtien en ski pourra y participer. La Fratern ité c’est pour tout le monde. » « Je ne veux c hoquer personne mais je vou drais témoigner que pour moi : deux évènements récents parmi d’autres portent les couleurs de la Fraternité : la déclaration de Christiane Taubira qui se lance dans la bataille électorale avec courage, loyauté et conviction pour nous défendre et défendre toutes les personnes qui sont dans les périphéries (une femme noire qui se présente avec autant de force d’âme on devrait tous se rallier à son panache blanc !) , intervient Malcom d e- puis la Guyane où il est étudiant, et le deuxième évènement c’e st l’ordination du Père Alain Ransay’ comme évêque de Guyane y à laquelle je vais m’empresser d’assister ce week-end, de quoi redonner du cœur à l’ouvrage à tout le monde. D’ailleurs suivez SO l d l ’ Courrier des lecteurs

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25 HORIZONTALEMENT 1 - Vocalisation du cheval. 2 - Substance contre les bactéries. 3 - Belgique. Etat-Major. Union européenne de cyclisme. Millimètre. 4 - Partirez. Lui. Structure du Ministère de la justice français. 5 - Formule politesse. Pré-adulte. Roumanie. 6 - Possessif. Centre d’études et de recherche de Grenoble. Couleur. 7 - Enlevée. Ventilé. Possessif. 8 - Deux. Laboratoire. Société à Saint-Nabord. 9 - Chercher à établir des relations aimables. 10 - Conquérante. VERTICALEMENT 1 - Guadeloupéenne. 2 - Affaiblissement des forces physiques. 3 - Nouveau Testament. Ecole polytechnique. Curriculum vitae. 4 - Réfutez. Prénom féminin. 5 - Marque d’ordinateur. Article. Allocation aux adultes handicapés. 6 - Condition. Titre de Jésus. 7 - Habitant d’une commune du Cantal. 8 - Saison. Sierra Leone à l’envers. 9 - Région en Océanie. 10 - Début d’équipe. Ancêtre du PS. 11 - Digitalisées. 12 - Passager. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 87 M OTS CROISÉS N O 86 ( SOLUTION ) là sur vos écrans. » Johanna étudiante à Fouillole : « Ma grand-mère vient de me parler de Sœur Thémyre qui vient de mourir, personnellement je ne l’ai pas connue, mais elle a fait tant de bien en Guadeloupe, elle m’a appris à être une vraie femme et une vraie chrétienne, affirme ma grand-mère, c’est pourquoi j’ai pu élever tes parents comme il faut, c’est pourquoi tu es là, c’est cette fraternité-là dont il nous faut continuer à vivre. Ma grand-mère, sur les conseils de Sr Thémyre, a pu suivre un pèleri- nage-retraite chez les Petites Sœurs de la Fraternité de l’Incarnation à Saintard en Haïti en 2018, elle me dit toujours ces petites sœurs-là portent bien leur nom aussi, elles sont tellement fraternelles et font un travail de proximité extraordinaire avec les gens, les pauvres, les paysans dans leur pays ! » … « Moi c’est dans le sport que je vis vraiment la fraternité… dans les sports collectifs c’est une obligation, sinon on perd, c’est sûr, et si t’es un individualiste en sports-co t’as pas ta place. Même Teddy Riner sait ce qu’il doit à toute l’équipe qui œuvre autour de lui pour qu’il avance » déclare John depuis St-Martin. « On est allé visiter Père Yves Gillot en convalescence à la clinique La Violette, j’ai été ému par la paix, le sourire et la foi qui émanent de ses paroles. A 90 ans quel bel exemple, mon Dieu ! Et il vous parle de ses voyages, ses rencontres, ses études qui l’ont mené un peu partout… c’est un bloc de Fraternité à lui tout seul » témoigne Foucauld depuis Marie-Galante. On aurait encore plein d’exemples de vraies et belles fraternités à partager. Je pense à Amhed, originaire du Bangladesh, qui peine en métropole pour élever sa famille restée là-bas et qui veut demeurer loyal en tout. Le beau dossier sur la sécurité routière dans le dernier Eglise en Guadeloupe est un bel exemple de travail et d’éducation pour que la fraternité advienne vraiment ! « Flammes d’espoir » est une belle chorale aussi qui promeut la Fraternité tellement bien. Nous avons terminé notre rencontre par la prière du Notre Père en anglais ! Sylvain BOISDUR (jeune de Trois-Rivières)

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26 — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. FORMATION PERMANENTE Messe de rentrée de la Formation Permanente des APS et Catéchistes des paroisses le di- manche 6 mars à 18 h en l’église de St Michel du Raizet. La formation se met en place en doyenné à partir du 9 mars, les informations sont à la disposition de tous les chrétiens dans les paroisses. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr La Paroisse Sainte-Rose de Lima et la Communauté du Chemin-Neuf vous invitent à particip er au Parcours Alp ha org anisé à la sa lle p a- roissiale de Du zer du samed i 5 février au 1er mai 2022. Vous pouvez r encore embar que r pour suivre ce fabuleu x p arcrours, et exp érimente r une rencontr e p ersonnelle avec Dieu. Le Parcours A lpha se dérou le sur dix sessions et une journée. I l est ouvert à tous, croyants ou non, que l que soit l’âgege, l’origine ou la confession des personnes. Les gran ds principes de ce parcours sont l’accuei l, la liberté, la bienvei llance et le respect de c hacun . Chaque rencontre se dérou le autour d’une co llation, suivi d’un expo - sé et d’un temps d’éc hange libre en petit groupe. Le but du Parcours Alpha est de permettre aux invités d’ex plorer le sens de la vie, révé - lant que le Christianisme n’a pas pris une ride : il est aussi pertinent aujour d’hui qu’i l y 2000 ans. Faites de ce parcours, votre priorité. Vous pouvez vous inscrire en contactant les numéros suivants : 0690 95 14 71 / 0690 95 32 7 6 0066990 995 1471/ 0690 95 32 066990 995 3227 6 32 7676 Quel est le sens de la vie ? Prier : pourquoi et comment ? Dieu guérit-il encore aujourd’hui ? Thèmes FÉVRIER : le 12 et le 19 MARS : le 5 , le 12, le 19 et le 26 De 15h à 17h30 AVRIL : le 2, le 9, le 23 La journée du 1 er MAI de 8h30 à 17h onnelle avec Dieu. et le 19 Samedis suivants

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27 CALENDRIER de Mgr MACAIRE QUELQUES DATES s 3AMEDIMARS Appel décisif des Catéchumènes à Pointe d’Or aux Abymes. s ,UNDIAVRIL 10h30 Messe Chrismale à la cathédrale de Basse-Terre Jeudi 3 Février sH $IFFUSIONDELAPREMIÒRECONFÏRENCE de Carême sur Radio Massabielle Thème : Jésus face à nos misères. Rediffusion sur le Facebook et la Chaîne YouTube « Eglise Catholique en Guadeloupe » Vendredi 11 Mars 2022 sH6ISITEÌLAMAISONDARRÐTDE"ASSE 4ERRE sH-ESSEAU#ARMEL Samedi 12 Mars 2022 sH !PPEL$ÏCISIFÌLACHAPELLEDE0OINTED/R sH -ESSEÌ'OYAVE Dimanche 13 Mars 2022 sH -ESSEÌ0ETIT "OURG sH -ESSEÌ3AINT &RAN¥OIS Vendredi 25 Mars 2022 Visite pastorale à Saint-Barthélemy sH -ESSEÌ'USTAVIA Vendredi 1 er Avril 2022 Visite pastorale à Saint-Martin sH -ESSEÌ-ARIGOT OFFICIEL INFORMATIONS OFFICIELLES s ,A #ONFÏRENCE %PISCOPALE &RAN¥AISE A lXÏ AU  ème dimanche de Carême, la journée de prière pour les personnes victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église. s -GR -ACAIRE ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE DÏCRÒTE QUE LES OFFRANDES DE #ARÐME  SONT DESTINÏES AU profit des personnes en difficulté dans notre diocèse. Le Secours Catholique et la Conférence Saint Vincent de Paul sont chargés de la juste répartition. s !PARTIRDU er mars, le Casuel (offrandes pour les funérailles et les mariages) est fixé à 200 €. Nomination Promulguée par Mgr David Macaire, administrateur apostolique. Est nommé à partir du 1 er mars 2022 Diacre Phylippe Pavilla, aumônier des maisons d’arrêt de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre Faites remonter vos réactions par les moyens suivants : Père Silvère NUMA : 0690 53 45 09 Mail : communication@catholique-guadeloupe.org 3€N° 1024 - Février 2022 www.guadeloupe.catholique.fr

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S eigneur, « brûle » en nous ce qui nous aliène, afin que nous soyons libres pour aller vers Toi. Brûle en nous ce qui nous ferme au prochain que tu aimes et que tu nous demandes d’aimer. Brûle en nous nos paroles insignifiantes, nos paroles qui blessent, et mets sur nos lèvres des paroles de réconciliation. Fais que peu à peu, nous soyons identifiés, ajustés à ta sainteté. Seigneur Dieu, ami des hommes, fais-nous découvrir dans le quotidien de nos vies les germes de la résurrection. Franck for Medjo Prière pour un bon Carême

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