1024 - La vie humaine est une valeur sacrée

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3 € N° 1024 - Février 2022 www.guadeloupe.catholique.fr LEGLIZ POU TIMOUN : LE TEMPS ORDINAIRE pages 13 à 16 Pages 4 à 7 RETRAITE DU PRESBYTERIUM pages 8 à 10 MISYON LARI page 11 JeJeJe ananan -P-P-P- auaa l III (EnE cycycyyclclclciqiq ueue Evangeliu m m vivitatataaaae)e)e)ee p ©SDIS Gua adeldel oupoupuee

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2 Editorial père Silvère Numa .............2 Le mot de l’Administrateur ..............3 DOSSIER : La vie est sacrée ........................4 à 7 Retraite du presbyterium .........8 à 10 Misyon Lari ..........................................11 Journée Mondiale du Malade ...........12 DOSSIER : Légliz pou timoun .......................13-16 Spiritualité ..........................................17 Justice et Paix .....................................18 Jubilé à St-Barhélemy ......................19 Jubilé dioconal : Il y a tant de joie à servir ......................20 Récollection des hommes ...................21 Fête de la mission à Capesterre Belle-Eau ........................22 Brèves .................................................23 Patrimoine ...........................................24 Mots croisés ...................................25 Courrier des lecteurs .....................26 "vwVˆi� ...........................................27 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Père Silvère NUMA Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC, Laetitia PÉNAVA, Pascale LOUIS, Dimitri BAJAZET Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos courriers : Jean-Marie GAUTHIER agnes.jean-marie.gauthier.haiti@wanadoo.fr SOMMAIRE « Lanmò pa ka mandé tanprisouplè ». La mort ne demande pas je vous en prie, s’il vous plaît. Le bilan très alarmant de l’année 2021 et du début 2022 confirme malheureusement l’adage ancestral. Les accidents sur nos routes ont fait 553 victimes dont 65 tués, en 2021, est déjà 4 tués en début d’année. La mort s’invite à sa guise, elle est une fatalité qui peut frapper à tout moment. Trop de larmes coulent dans les yeux des parents, des frères et sœurs, des proches. « La bonne conduite est une école de vie », nous rappelle Maître Robert Valérius, dans son article. « J’ai mis devant toi la vie et la mort... CHOISIS LA VIE, afin que tu vives », nous enseigne Deutéronome 30, 19. « On a 2 vies et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une », Confucius. « LÉVÉ PYÉ ». La campagne de la Sécurité Routière et la journée « 100 jeunes, sans drogue, sans accident » du LEP de Blanchet nous sensibilisent. Il est bien préférable de profiter de la vie pour que notre existence ait du sens en faisant nos propres choix et en créant du lien social. « Il nous faut espérer toujours, même quand les choses ne vont pas bien ; c’est la seule issue pour rester en vie. » clament dans le courrier des lecteurs, et en duo, avec le chanteur Jean-Marc Le Bihan : Cindy, Christopher, Jordan et Marvin, étudiants à Fouillole. Protégeons ces tranches de vies Si la vie est un combat, elle est une victoire lorsque nous posons des gestes de vie et de fraternité. La lettre ouverte « pour une Guadeloupe de justice et de dignité ! » de Justice et Paix… L’envoi missionnaire des enfants… Mysion lari… la pastorale des sourds et des malenten- dants… la célébration du centenaire de la chapelle de Colombier à Saint- Barthélemy… le jubilé des 20 ans et 3 ans d’ordination de 6 Diacres per- manents du Diocèse… le dossier central pour « Ti-moun » qui convoque les plus jeunes à vivre les temps forts de l’Eglise, etc. A l’occasion du dimanche de prières pour l’unité des chrétiens, le Pasteur Daniel Angely nous a convié à une relation avec Dieu basée sur la foi, nous femmes et hommes de bonne volonté. Le thème de cette année : « Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage » (Mt 2,2) . Ce numéro est riche de l’expérience missionnaire d’un grand nombre d’entre nous et rend hommage à ceux qui voient se lever l’astre lumi- neux du salut. Il y a, pour chacun d’entre nous, de vraies raisons de croire en soi et en l’avenir. « Mort, où est ta victoire ? » s’exclamait saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens. Certes, la victoire est autre. Mais, il s’agit d’être des vivants, dès aujourd’hui. Père Silvère NUMA, D.E.I., Délégué Épiscopal à l’Information ÉDITORIAL “LANMÒ PA KA MANDÉ TANPRISOUPLÈ“

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3 QUI CONDUIT ? La plus belle Ferrari du monde n’avance pas, n’exploite rien de son potentiel si elle n’est pas prise en main par… un chauffeur ! Or le chauffeur est « surnaturel » à la voiture, il ne fait pas partie de la voiture, il vient d’ailleurs ! Mieux vaut une bwadjak avec un bon chauffeur, qu’une Ferrari qui reste là à kannir et qui prétend conduire toute seule. L’être humain est ainsi fait ! Livré à lui-même, il ne peut guère faire mieux que de dévaler la pente de la vie en desserrant le frein à main des règles morales. Sans son « pilote » surnaturel il ne peut qu’échouer, s’encastrer dans les murs, (s’ensauvager) et s’entre- tuer. Comme disait le grand saint Augustin « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est déséqui- libré tant qu’il ne demeure en Toi ». Être chrétien ce n’est pas uniquement lire la Bible, connaître les enseignements de l’Eglise et se mettre à juger les hommes selon les règles de la Parole de Dieu, sans jamais se laisser bousculer, même par Dieu et même par l’Eglise. Être vraiment croyant c’est écouter Dieu en tout temps. « Ecoute Israël » (Dt 6,2) La foi est une relation permanente, constante et im- médiate avec Dieu et la mise en œuvre de la Volonté divine en toute chose. Pour avoir la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir, le croyant, le vrai, se laisse conduire par la volonté de Dieu à chaque instant à travers les évènements. Il est libre et n’a qu’un seul panneau de limitation : celui de la charité fraternelle que président les pasteurs. Bonne route avec Jésus, notre pilote !LE MOT DE L’ADMINISTRATEUR Mgr David Macaire, op Archevêque de Martinique FOCUS Bonne et Heureuse Année L’année qui vient sera bonne et heureuse... ...S i j’évite de klaxonner en agglomération quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit ! ...S i j’évite de forcer le passage par des dépassements risqués en me prenant pour un champion ! ...S i j’évite d’accélérer à l’orange, de brûler un feu rouge ou un stop en me croyant plus rapide que les autres ! ...S i j’évite de mettre en danger la vie des autres par mon impru- dence en me croyant plus malin que le voisin ! ...S i j’évite d’accélérer quand un autre me dépasse ! ...S i j’évite d’utiliser ma voiture comme un jouet avec lequel je veux toujours gagner l’autre ! ...S i j’évite d’utiliser la route comme ma propriété privée où je roule trop vite ou trop lentement sans me soucier des autres ! ...S i j’évite d’aveugler les autres la nuit avec mes feux de route ! ...S i j’évite de balancer mes ordures par la fenêtre, en pensant que la Guadeloupe est une pou- belle ! ...Alors Bonne Route ! ŒŒ de dedeeJérJéôôme Jean--C ŒuŒuŒuŒŒŒŒŒŒuvuvuuuuuŒuŒuŒŒuŒ vvvuvuvuvuvvvvrerrvvvrrrereererereeerededededdde ee edede JéJéJéJééééJééJéJéJéérérrérérérrrôôôôôrrrôôômmmmmômôômmeeememeeJJeJJJJeeeeeeeJeJeJeeaaaaaaeeeaaaaaan-nn-nnanaanaa ChaChaCha llllll --nn-n--CCCCCCCCC--CCCChChChhhhhhhChChChChhChaaaaaaaaahahahahahahaahaarrrrrraaaaarrrrrrlerlerlerlerlelerlllrrlrllrlrleeeeeeeeeelelelelelelesssssseeeeesssss

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4 LA VIE EST SACRÉE UN BILAN 2021 TRÈS ALARMANT ! Le bilan provisoire de la sécurité routière pour 2021 est alarmant. Les accidents ont fait 553 victimes dont 65 tués. Comparés à 2020 ce sont 14 personnes de plus qui ont perdu la vie cette année sur nos routes. Il faut remonter à l’année 2012 pour retrouver de tels chiffres. Si l’on ramène le nombre d’accidents (447) et le nombre de victimes (553) au linéaire routier du département, soit 2480 km de routes, un accident Suite à l’accident mortel qui a eu lieu le dimanche 23 janvier 2022 à 22h25 à Gosier, nous en sommes à 4 tués au 23/01/2022 sur les routes de Guadeloupe. Selon les premières constatations, un usager en scooteur « Tmax » a été percuté par un automobiliste qui a pris la fuite. En résumé, au 23/01/2022, on dénombre 4 tués (3 en zone GN Gendarmerie Nationale et 1 en zone PN Police Nationale). (la troisième zone étant ZSP Zone de Sécurité Prioritaire). En 2021, à la même période au dénombrait 7 tués, soit une baisse de 43 %. En 2020, à la même période au dénombrait 5 tués, soit une baisse de 20 %. Ces chiffres reposent sur un système de remontées rapides, il s’agit de données provisoires. Parmi ces 4 tués , on dénombre 2 en VL, 1 en cyclo et 1 piéton. Les usagers vulnérables représentent 50 % des tués. Suite à l ’accident mortel qui a e Dernière minute Mortalité par million d’habitants outre-mer selon l’âge (moyenne 2018-2020 ) Mortalité par million d’habitants par territoire (mo yenne 2018-2020) s’est produit en moyenne tous les cinq kilomètres, et on déplore un tué ou un blessé tous les 4 kilomètres. Les principales causes ou facteurs aggravants des ac- cidents corporels demeurent constants en proportion d’une année sur l’autre et témoignent d’une insuffi- sante prise de conscience de certains usagers. Ce sont en majorité des fautes de comportements tels des excès de vitesse, le défaut de maîtrise des véhicules notamment pour les deux roues, la conduite sous l’emprise d’un état alcoolique ou sous psychotropes, la circulation sur la voie de gauche, l’absence d’équi- pements adéquats tel que le casque ou la ceinture de sécurité pourtant obligatoire depuis 1973. Les autori- tés annoncent de nouvelles orientations afin d’amé- liorer de façon drastique la sécurité sur les routes de la Guadeloupe en 2022. Au cours du premier trimestre se tiendront notamment les assises de la sécurité rou- tière qui mettront autour de la table les intervenants habituels de cette grande cause mais aussi tous ceux qui souhaitent s’y investir et aider à la réflexion col- lective. Les conclusions de ces assises serviront no- tamment à la définition des grandes orientations en matière de sécurité routière pour les cinq prochaines années. Plus largement, seront également entreprises en 2022 des études plus axées sur les comporte- ments fautifs sur nos routes et les solutions à leur apporter. […] La sécurité routière en Guadeloupe est l’affaire de tous et de tous les instants.

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5 LA BONNE CONDUITE EST UNE ÉCOLE DE VIE Sur les routes de la Guade- loupe, il y a plus d’accidents et plus de victimes qu’ailleurs. Chacun d’entre-nous est ca- pable de mieux se conduire et mieux conduire pour éviter l’accident. Les plus fragiles que sont les piétons et les deux roues payent un lourd tribut. Levez le pied, “Lévé pyé !” La vie a un prix. Ensemble préser- vons la nôtre, préservons celle de nos enfants, celle de nos proches et celle des autres. Maître Robert Valérius, avocat chrétien, dresse un bilan et nous fait part de conseils pratiques. Conduire n’est pas jouer, c’est une responsabilité, à moto comme en voiture. Responsabilité individuelle car on détient le contrôle du véhicule. Responsabilité collective car la société doit mettre les in- frastructures adéquates en termes de routes, signalisations, éclairages etc… Responsabilité individuelle : ne pas prendre d’alcool ni de stu- péfiants et respecter le code de la route. Si on s’aime soi-même, on saura évaluer le risque pour soi, mais aussi pour l’autre. De l’amour de soi découlent l’amour et le res- pect du prochain. Faire attention à lui sur la route c’est aussi se pro- téger soi-même. C’est ce balan qu’il faut apprendre à cultiver en soi quand on est conducteur. Car les conséquences de l’accident déstructurent les familles : un père qui meurt sème la douleur dans sa famille, un fils/une fille qui meurt entraîne chagrin et épreuve pour la famille entière car le jeune qui était l’espoir des siens a anéanti son avenir à lui. Aujourd’hui la façon de conduire en Guadeloupe (surtout chez les jeunes) est trop souvent l’expres- sion d’une désespérance : on n’a pas d’avenir, alors on se projette dans une conduite débridée en voiture ou à moto. A l’image de notre pays qui se cherche, qui semble manquer de perspectives, on « brûle la vie par les deux bouts », on est dans l’instant présent d’un pouvoir et d’un bonheur factice de détenir un rôle. Résultat : 65 morts en un an ! Que faire ? La sanction n’est pas inutile car on ne peut pas rester indifférent au non-respect du code la route. Mais il faut surtout éduquer ceux qui conduisent, et l’entourage a un rôle important à jouer. Ensemble il convient de modérer celui qui conduit et qui peut facilement se prendre pour un boss investi d’un pouvoir. La voiture et la moto sont trop souvent un moyen de prouver qu’on existe. Or c’est le pire des moyens puisqu’il peut être mor- tifère. Les auto-écoles font un travail pé- dagogique toujours remarquable, surtout chez nous, en cultivant chez les apprentis conducteurs la sérénité, le contrôle de soi et la courtoisie. Il convient de mettre en place une prévention en offrant un cadre et en rappelant toujours la nécessité de la maîtrise de sa conduite. Un peu comme la for- mation continue dans le monde professionnel, il faut une école en continue en instaurant une infor- mation permanente (les médias y contribuent, les artistes aussi). Une collectivité humaine ne peut pas vivre sans se responsabiliser. La conduite maîtrisée d’un véhicule (auto ou moto) est un élément qui participe de cette responsa- bilité. Notre archipel est trop pe- tit pour voir partir de la sorte ses forces jeunes qui sont l’avenir, et ses forces vives qui en mourant emportent leurs expériences avec elles. Chacune, chacun devant cette hécatombe de la route doit réfléchir à sa responsabilité. Et la collectivité doit mettre en place les moyens qu’il faut. Il est important par exemple d’avoir des lieux adéquats (comme un circuit sportif automobile qui fait tant défaut chez nous) où les jeunes peuvent s’entraîner à leur passion, à leur désir de pratiquer le sport automobile. « Montre-moi comment tu conduis, je te dirai qui tu es » aimait répéter père Albert Chalder dans ses temps formidables de formation à la vie, auprès des jeunes ! Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER

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6 100 JEUNES : SANS DROGUE SANS ACCIDENT Le 16 décembre 2021, au LEP de Blanchet, a eu lieu pour la deu- xième édition, une journée de sensibilisation sur les addictions et la sécurité routière. Plus d’une centaine de jeunes, lycéens et étudiants, ont pu participer à dif- férents ateliers, en échangeant par exemple avec les animateurs du CSAPA-G, les éducateurs de rue de la SCEP de Basse-Terre, la Gendarmerie, les animateurs de la Sécurité Routière et expérimenter la conduite à haute vitesse sur des simulateurs de voitures. Le choix de la date avait été décidé compte tenu de la période festive de Noël et du départ en vacances de nos élèves. De retour des grandes vacances, nous avions observé que plusieurs d’entre eux revenaient avec des blessures dues à des accidents. Nous voulons prendre le pari qu’avec cette journée de sensibili- sation nos élèves sauront prendre les bonnes décisions et faire les bons gestes, non seulement pour eux mais aussi pour leurs proches, afin de réduire le nombre de vic- times durant les fêtes, et reprendre le chemin de l’école en toute sé- rénité et surtout en bonne santé. Un stand de voitures de courses et LA VIE EST SACRÉE de motos était visible également ce jour-là pour leur permettre de voir de plus près les modifica- tions portées, et faire passer un message important, à savoir que l’on peut s’amuser à deux roues ou en voitures en respectant les règles de sécurité, dans un cadre prédéfini, avec le soutien de l’as- sociation de sport automobile de la Guadeloupe. En outre, nous avons eu le privilège d’avoir cette année, la présence des secouristes du CNRBT ainsi que le camion de l’EFS pour les dons de sang. Une manifestation qui visiblement a eu un grand succès, et qui s’est clôtu- rée par un chanté nwel. Un grand merci aux collègues qui ont contribué à la réussite de cette manifestation, en particulier les professeurs de l’atelier Mainte- nance de Véhicules avec son res- ponsable M. Josias HATIL. Vivement la prochaine édition ! Bernard-Mehdi SAINTE-LUCE Conseiller Principal d’Education au LEP de Blanchet

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8 RETRAITE DU PRESBYTERIUM « LES CAILLOUX DU SACERDOCE » : UNE RETRAITE DÉCAPANTE « Dieu n’a pas de force. Vous êtes la seule bible. L’Évangile s’écrit aujourd’hui. Chaque prêtre est le 5 ème évangile. Le prêtre sert le Christ et sert le monde ». Le ton est donné par le prédicateur de notre retraite annuelle qui s’est déroulée du 3 au 7 janvier. Le Père Gérard Tietcheu, prédicateur atta- ché au Foyer de Charité de la Mar- tinique, bien calé dans son fauteuil roulant, de sa voix de stentor, nous a d’emblée captivés. Le thème de la retraite suscitait déjà un questionnement : « Les cailloux du sacerdoce. ». De quoi serait-il question ? Le Père Gérard a commencé par dessiner les contours du prêtre. Il est grand quand il est à genoux. Il est sans frontière. Il est un chris- tophore enraciné dans une culture sans être enfermé dans cette der- nière. Le Christ vit dans toutes les cultures. Le sacerdoce ne souffre pas de repli identitaire. Le prêtre est universel. Il doit s’inculturer où l’Église l’envoie. Ce dernier n’est nullement jaloux et n’appartient à personne. Il est au service du peuple et ne doit pas se laisser phagocyter pour autant. Le prédicateur a traité le sujet à la façon d’une anthologie du sacer- doce. Au fil des jours les cailloux du sacerdoce remontaient à la sur- face. Ils sont au nombre de 6 : 1 - La croix. 2 - L’universalité, la catholicité, la synodalité ecclésiale. 3 - Le célibat, la chasteté, la con- tinence. 4 - Le levain des pharisiens : l’hy- pocrisie. 5 - Le devoir de porter et supporter le confrère. 6 - La joie sacerdotale. En substance La croix est plantée au cœur du sacerdoce. L’être du prêtre est lié au Christ. Il est configuré au Christ. Le prêtre célébrant l’Eucha- ristie n’est plus lui-même. Il n’est pas dans le « Faire », mais dans « l’Être ». Il est dans la déposses- sion de lui-même pour accepter la croix. Le célibat du prêtre a une triple signification : 1 - Christique. Le Christ a demeu- ré jusqu’au bout dans la virgini- té, fidèle à sa vocation. 2 - Ecclésiologique. Le Christ a donné sa vie pour l’Église dans la liberté et pour le service de la mission. 3 - Eschatologique. Le Christ an- ticipe la vie du ciel : signe de la résurrection. Le célibat est un amour théolo- gal et un trésor pour l’Église. C’est pourtant plus une question qu’une réponse pour la société actuelle. Le célibat comme un caillou du sa- cerdoce. Nous devons reconnaître notre fragilité et ne pas évacuer ce caillou de notre sacerdoce et nous porter mutuellement sur les épaules. La comparaison de la pa- rabole du paralysé dans l’Évangile de Marc éclaira parfaitement les propos du Père Gérard. Le prêtre qui montre le visage mi- séricordieux de Dieu, sans opacité, a besoin d’être confié à la commu- nauté, lui aussi. Une Église prophé- tique et solidaire des plus faibles. Le prêtre est un pécheur sur lequel le Seigneur a posé son regard. Le christianisme est la religion de la joie. La joie de l’Évangile. Notre joie est le meilleur moyen de don- ner Jésus au monde. « La seule page d’Évangile que certains vont lire c’est ton témoignage. » (Don Helder Camara, fut Archevêque de Récife, au Brésil). Alors, ne soyons pas opaque, écran, obstacle pour les chrétiens. Le prêtre est l’enfant de prédilection de la Vierge Marie. A son école nous apprenons à vivre les 3 « P » de ministère sacerdotal : 1 Prière. 2 Patience. 3 Persévérance. Être prêtre quelle merveilleuse vie En conclusion, cette retraite sans langue de « buis » (bois) nous a boostés afin d’éviter que « les cailloux du sacerdoce » ne deviennent pas des « pierres d’achoppements ». Silvère Père NUMA

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9 COMMUNAUTÉS : AIMEZ, AIDEZ ET CONSEILLEZ VOS PRÊTRES ! Père Gérard Tietcheu, vous avez rappelé à l’ensemble du presbyterium, durant cette retraite, les cailloux du sacerdoce. Comment les communautés, dont ils sont les pasteurs, peuvent les soutenir, afin que ces cailloux ne soient pas des « pierres d’achoppements », des occasions de chutes ? Les communautés ont un devoir, une obligation, un droit d’aider le prêtre à vivre son sacerdoce. C’est aimer le prêtre, l’aider et le conseil- ler. Il revient au prêtre d’écouter les conseils des fidèles. Il est au service des fidèles. Le prêtre réfractaire aux conseils des fidèles n’est pas un serviteur. C’est par amour qu’on le conseille. Sinon ils encouragent le prêtre dans ses sottises, ses bê- tises. Le prêtre qui écoute grandi. Celui qui refuse d’écouter périt. La tenue liturgique du prêtre, sa tenue vestimentaire, sa tenue sacerdotale c’est d’abord l’humilité. Un prêtre humble est un prêtre selon le cœur de Dieu. Un prêtre orgueilleux est au service de la mondanité. Conseiller le prêtre ce n‘est pas l’asservir. Le prêtre est au service de la communauté. Les laïcs sont au service de l’Église. Chacun doit assumer sa vocation dans le res- pect mutuel. Un laïc qui vient à entraîner un prêtre sur un chemin qui n’a rien à voir avec l’Évangile constitue un danger pour l’Église. Une communauté qui méprise son pasteur n’a plus en elle l’Es- prit Saint. Le Saint Esprit qui vient pour unir, mettre l’unité dans la paroisse, est sa force. La commu- nauté doit prier pour le prêtre, le pasteur et non passer son temps à le critiquer. Le rapport Sauvé a mis en plein jour dans l’Église des scandales commis par des prêtres et des laïcs. Le scandale n’empêche pas la marche de l’Église. Elle a reçu une promesse d’éternité. C’est un petit nombre de prêtres. Il ne faut pas généraliser. Le fidèle vient à l’église d’abord pour Jésus-Christ, il vient le chercher, l’écouter et non regarder le prêtre. Les chrétiens doivent garder les yeux fixés sur Jésus-Christ, non sur les prêtres. Ils passent, Jésus demeurent. Les prêtres sont des pêcheurs, Jésus lui est Saint. Le prêtre est un « alter christus », un autre Christ. Il est aussi un « ipse christus », le Christ lui-même, quand il célébré l’Eucharistie. En conséquence il doit être un té- moin, vivre ce qu’il annonce. Notre monde a besoin de témoins. Quel est le message particulier pour le presbyterium de Guadeloupe ? La foi, qui est connaissance et confiance totale en Dieu. Qu’il se laisse anesthésié par Jésus-Christ. Le prêtre est un christophore, un porteur du Christ. Qu’il porte le Christ en Guadeloupe et au-delà. Qu’il soit radicalement donné à Dieu corps et âme. Qu’il s’identifie et se configure au Christ. Dans un monde fugitif, comme le nôtre, le prêtre est celui qui prend la direc- tion opposée. Il va à contre-cou- rant des idéologies ambiantes. Et, plus particulièrement dans l’attente du nouvel évêque ? Le peuple de Dieu qui est en Gua- deloupe doit se mettre à genoux pour travailler et pour accueillir le nouveau pasteur. Mais cela dans le calme et le sérieux, sans agitation, sans contestation. Propos recueillis par Père Silvère NUMA

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10 RETRAITE DU PRESBYTERIUM C’est avec un double sentiment de nostalgie et de gratitude que je vous adresse ce mot au nom de mes confrères prêtres qui ont par- ticipé à cette retraite annuelle de 2022, sans m’en exclure. Nostalgie parce que nous allons nous séparer pour regagner nos différents lieux de mission. Nous, ici dans ce diocèse formé de huit îles habitées et plus ou moins éloi- gnées les unes des autres (St Bar- thélémy, St Martin, Terre-de-Haut, Terre-de-Bas, Grande-Terre, Basse- Terre, Désirade et Marie-Galante). Et vous, en Martinique où vous êtes en mission depuis un peu plus de cinq ans comme prédica- teur au Foyer de Charité. Gratitude parce que ces jours passés en ces lieux et en votre compagnie ont formidablement été réconfortants, re-vivifiants et ri- chissimes. C’est le signe que votre dose de vitamines a été efficace et bien proportionnée. Des vitamines venues de votre témoignage de vie et de votre expérience pastorale, sans oublier votre sagesse teintée d’une acuité sans pareille où le franc-parler se mêle à la force des images et des proverbes africains et où l’humour fait bon ménage avec le sourire vrai et rayonnant. Retraitants que nous avons été pour nous être mis à l’écart de tout ce qui nous encombre au quoti- dien, en retrait, loin du tourbillon pastoral, nous sommes à l’heure précise des re-traités pour avoir reçu, de votre part, un traitement nouveau. Un traitement revigorant et revitalisant qui nous permet naturellement de rebondir. Ainsi donc, merci d’être revenu aux fon- damentaux sacerdotaux qui nous disent que nous ne sommes pas des roublards de l’ambon, mais des pasteurs à l’image du Christ Jésus : par Lui, avec Lui et en Lui. Merci de nous exhorter à l’unité, à la patience, à la persévérance et non pas au Carpe Diem éphé- mère d’Horace. Et tout ceci autour du thème : Le prêtre, les cailloux du sacerdoce. Merci pour ces six cailloux présentés et détaillés en long et en large, sans langue de bois, mais dans un esprit fraternel, à savoir : la croix, le célibat, la sy- nodalité, l’hypocrisie, le savoir por- ter et supporter son confrère et la joie du sacerdoce. Ces cailloux, se trouvant indubitablement dans nos souliers sacerdotaux et que nous utilisons quelquefois pour bles- ser ou lapider les sœurs et frères que Jésus nous confie, doivent en vérité être utilisés pour bâtir son Eglise, toujours à ses côtés : Lui la Pierre Angulaire, le Grand Prêtre. Il nous appartient dorénavant de faire en sorte qu’ils ne fassent plus mal à personne ni de l’intérieur ni de l’extérieur de l’Eglise ; nous que le Christ a appelés chacun par son nom, mais appelés à faire route ensemble puisque membres d’un seul corps : le presbyterium. Vous avez su nous le dire cher père ! D’où, la découverte de votre vocation de prédicateur à partir de votre propre nom. En effet, dissé- qué en deux syllabes, Gérard, vient de l’allemand : « ger » = lance, pi- que, fort. Et « herd » = dur, cou- rageux. Quant à Tietcheu, après m’être soigneusement renseigné auprès de mes confrères spiritains du Cameroun [ le pays qui vous a permis de voir le soleil pour la première fois et de contempler les prodiges de la terre, comme pour essayer de transformer à ma façon ce poème de Carama Laye dans L’Enfant noir, faisant alors l’éloge de sa maman Dâman], j’ai appris qu’il signifie littéralement en langue bamiléké (de Bafang) : « Tie » = Arrête-toi ! « Tcheu » = médite. Voilà votre chemin tout tracé dès la naissance ! Vous êtes donc votre propre nom, car le sage que vous êtes, s’arrête et médite ce qu’il va dire. Et il le dit avec force, vigueur et courage qui n’ex- cluent épisodiquement, ni piqûres verbales, ni ton sévère, afin que l’essentiel soit retenu par la per- sonne qui l’écoute. Merci infiniment pour ce kaïros vécu pour notre propre bien et pour celui de la portion de l’Eglise catholique qui est en Guadeloupe. En union sacerdotale avec vous cher père prédicateur ! Mèsi on pil ! Père Juste NIONGUI, C.S.Sp. REMERCIEMENTS À PÈRE GÉRARD TIETCHEU

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11 MISYON LARI : « ALLONS AILLEURS… » « Allons ailleurs, dans les vil- lages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti » (Marc 1,35-38). Misyon Lari existe depuis 2016, et sa priorité est d’aller à la ren- contre des jeunes qui sont dans les « biks », qui se rassemblent sur les places. Un membre de cette équipe écrivait, après ses pre- mières sorties ceci : « Habituelle- ment, j’évite de passer trop près des groupes de jeunes, particu- lièrement ceux dont l’apparence physique est très révélatrice, même si pour moi « l’habit ne fait pas toujours le moine ! » Lors d’une de nos sorties, parce que le prêtre était avec nous, je me suis sentie plus « forte » et j’ai osé entamer une conversation avec des jeunes d’un groupe « en activité ». Comme ils écoutaient de la musique, alors je leur ai posé quelques questions autour de ce thème et ils ont répondu de manière tout à fait sympathique. J’ai pu les regarder dans les yeux, sans aucune peur ». (Thérèse) PASTORALE D’ENSEMBLE La vie en équipe L’expérience de ces petites équipes qui sillonnent les rues s’est dé- roulée particulièrement dans les régions de Pointe-à-Pitre et des Abymes. Pour faire connaître cette expérience auprès des paroisses, et créer un mouvement missionnaire dans chaque ville, les marches de carême se sont mises en place. Après les 37 jours de marche sur la Grande-Terre en 2018, Misyon Lari a entrepris la marche sur la Basse- Terre depuis 2020. En raison de la géographie, c’est durant le premier week-end du temps de carême que cette marche a lieu. En 2020, nous avons pris le dé- part du Sacré-Cœur pour arriver à Sainte-Rose. En 2021, nous sommes partis de Cadet, Sainte-Rose pour arriver à Pigeon Bouillante. Marche le premier dimanche de carême Les 5 et 6 mars 2022 : De Pigeon Bouillante à Sainte Thérèse, Basse-Terre. Cette année-ci, c’est de l’Eglise de Pigeon Bouillante que Misyon Lari propose à des pèlerins de prendre le départ pour arriver à l’Eglise Sainte Thérèse à Basse-Terre. sKILOMÒTRESDEMARCHE le sa- medi, en priant pour les jeunes et les familles en Guadeloupe, en ac- ceptant de camper à la chapelle de Beausoleil à Vieux-Habitants, après une veillée de prière confiante à 20h dans cette même chapelle. s  KILOMÒTRES DE MARCHE le dimanche en passant par Baillif pour arriver à Sainte-Thérèse où la messe d’Action de Grâce sera célé- brée à 15h30. Inscription sur Internet entre le 1 er et le 26 février En raison de la situation sanitaire, cette marche est ouverte à 30 pè- lerins qui acceptent de marcher les 2 jours complets (jeunes et adultes). Afin de connaître le lien d’inscrip- tion qui se fera uniquement sur un lien google et qui sera ouvert du 1er février au 26 février. Vous pouvez envoyer un sms au 0690 92 08 76 le 1 er février (Père Paul-Antoine). Ce sont les pre- miers inscrits sur ce lien qui seront retenus pour prendre part à cette marche qui est une marche médi- tative. « On ne peut pas non plus pré- tendre définir là où Dieu ne se trouve pas, car il est présent mys- térieusement dans la vie de toute personne, il est dans la vie de chacun comme il veut, et nous ne pouvons pas le nier par nos sup- posées certitudes. Même quand l’existence d’une personne a été un désastre, même quand nous la voyons détruite par les vices et les addictions, Dieu est dans sa vie. Si nous nous laissons guider par l’Esprit plus que par nos raison- nements, nous pouvons et nous devons chercher le Seigneur dans toute vie humaine. » (n°42 - Pape François, Appel à la sainteté…) Père Paul-Antoine BERNARD

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12 MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS Il y a trente ans, saint Jean-Paul II institua la Journée Mondiale du Malade pour sensibiliser le peuple de Dieu, les institutions sanitaires catholiques et la société civile à l’attention envers les malades et envers tous ceux qui prennent soin d’eux. […] Que la 30 ème Journée Mon- diale du Malade - dont la célébra- tion culminante ne pourra pas avoir lieu comme prévu, à cause de la pandémie, à Arequipa, au Pérou, mais se tiendra dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican – puisse nous aider à grandir en proximité et dans le service des personnes malades et de leurs familles. Miséricordieux comme le Père Le thème choisi pour cette tren- tième Journée : « Soyez miséricor- dieux, comme votre Père est mi- séricordieux » (Lc 6, 36), oriente avant tout notre regard vers Dieu « riche en miséricorde » (Ep 2, 4), qui regarde toujours ses enfants avec un amour de père, même lorsqu’ils s’éloignent de lui. […] Jésus, miséricorde du Père Le témoin suprême de l’amour miséricordieux du Père envers les malades est son Fils unique. Com- bien de fois les Évangiles nous rap- portent-ils les rencontres de Jésus avec des personnes frappées par différentes maladies. […] E. Lévinas, penseur du XX ème siècle, nous sug- gère une raison : « La douleur isole d’une ma- nière absolue et c’est de cet isolement ab- solu que naît l’appel à l’autre, l’invocation à l’autre » […] Toucher la chair souffrante du Christ L’invitation de Jésus à être miséricordieux comme le Père ac- quiert une signification particulière pour les personnels de santé. Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux labo- rantins, à ceux qui sont préposés à l’assistance et au soin des malades, de même qu’aux nombreux volon- taires qui donnent de leur précieux temps à ceux qui souffrent. […] Le malade est toujours plus important que sa maladie et c’est pourquoi toute approche thérapeutique ne peut pas négliger l’écoute du pa- tient, son histoire, ses angoisses et ses peurs. […] Les lieux de soins, maisons de miséricorde La Journée Mondiale du Malade constitue aussi une occasion pro- pice pour faire porter notre atten- tion sur les lieux de soins. Au cours des siècles, la miséricorde envers les malades a conduit la com- munauté chrétienne à ouvrir d’innombrables “auberges du bon Samaritain” […] La miséricorde pastorale : présence et proximité Au long du cheminement de ces trente années, la pastorale de la santé a vu également son indis- pensable service être toujours plus reconnu. Si la pire discrimination dont souffrent les pauvres – et les malades sont les pauvres en santé – est le manque d’attention spirituelle, nous ne pouvons pas manquer de leur offrir la proximi- té de Dieu, sa bénédiction, sa Pa- role, la célébration des Sacrements et la proposition d’un chemin de croissance et de maturation dans la foi […] « J’étais malade et vous m’avez visité » ( Mt 25, 36). 30 ème JOURNÉE MONDIALE DU MALADE u - a - t - à pense aux Pri ère Mon chemin, Sei gneur, est parfois bien sombre Il m’arrive souvent de marcher dan s la nuit. Nuit de la souffrance ou de la maladie , nuit du doute ou du deuil. Et je ne sais plus où je suis… Toi, sans Te lasser, Tu m’a pp elles à la Vie . Tu me dis que je suis lumière. Tu m’invites à faire jaillir la lumière. Par mes mains, mes re gards de tendresse, et mes actes solidaires. Permets que mon chemin de nuit s’éc laire, et que pour d’autres, je sois lumière. Chanta lLAVOILLOTTE Nous sommes tous concernés par le week-en d de la santé qui aura lieu cette année les 12 et 13 février. La Pastorale Diocésaine de la santé nous invite à nous mettre en marc he et à faire preuve d’initiative.

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13 DEVENIR MISSIONNAIRE Depuis novembre, le journal « Eglise en Guadeloupe » offre un encart « Ti moun » réservé aux enfants du catéchisme. Les grands événements de la nouvelle année liturgique, la Toussaint, Noël, l’Epiphanie vous ont été présentés dans les trois précédents numéros. Avec le mois de février, nous entrerons dans une période moins faste, marquée hélas, par la reprise de la pandémie et pour beaucoup de paroisses de Guadeloupe, la suspension des séances de catéchisme. Dans cette édition, nous voulons vous faire découvrir des moments forts qui vont ponctuer le mois : comme la Présentation de l’Enfant Jésus au temple, les fêtes de Notre-Dame de Lourdes et Sainte Bernadette, de Sainte Joséphine Bakhita et Saint Jean Bosco, fêté lui le 31 janvier, tous, amis des enfants. Et pour nous ouvrir sur l’histoire de l’Eglise, nous vous suggérons de répondre, seul ou en groupe au jeu de questions sur l’unité des chrétiens dont nous aurons célébré la semaine du 18 au 25 janvier. Ne perdons pas courage, n’ayons pas peur ! Nous sommes tous, petits et grands invités à nous laisser guider par l’Esprit Saint pour continuer à rendre notre communauté plus vivante, à devenir missionnaires et à rester au service du Seigneur et de notre prochain comme les nouveaux servants d’autel de Saint-François. Nous faisons le rêve que ‘Ti Moun » devienne l’ami des enfants et des parents et grands-parents, désireux de partager leur foi et de la transmettre à leurs enfants. Gisèle ACOMAT, déléguée pour la Catéchèse Depuis novembre le jo Editorial 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun fête de la lumière Mercredi 2 février 2022 : fête de la chandeleur 40 jours après sa naissance, Marie et Joseph vont présenter Jésus au Temple de Jérusalem. Il s’agit à cette époque d’une pratique religieuse incontournable. Et c’est à ce moment que Si- méon, un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, vint lui aussi au Temple. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Il reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux na- tions et donne gloire à ton peuple Israël ». Anne, âgée de 84 ans, la mère des fidèles du Temple, y vivait depuis son veuvage, et servait Dieu nuit et jour, dans la prière et le jeûne. Avec Siméon, elle accueille elle aussi Jésus, à sa première venue au Temple. Prophétesse, son cœur a reconnu en lui le fils de Dieu. Marie, en accord avec la loi de Moïse, est purifiée ce jour-là. Ce mercredi 2 février 2022, on célèbre à la lumière des chandelles : c’est la Chandeleur. Il s’agit bien d’une fête chrétienne, même si beaucoup d’enfants, et d’adultes retiennent sur- tout que c’est le jour des crêpes.

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14 Retrouve douze fêtes et célébrations de notre Église parmi les plus importantes 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun Temps ordinaire 2022 Comme chaque année liturgique, le temps dit « ordinaire », se dé- ploie sur 2 périodes distinctes : s D’abord, entre le baptême du Seigneur (dimanche 9 janvier 2022) et le mercredi des Cendres (mercredi 2 mars 2022) ; s Ensuite, entre la Pentecôte (dimanche 5 juin 2022) et l’Avent (dimanche 27 novembre 2022). Il comprend, pour cette année liturgique C, les 34 semaines situées en dehors des temps forts que sont l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le Temps pascal. Il est jalonné d’un certain nombre de fêtes et solennités. Parfois appelé temps de l’Église, sa couleur liturgique est le vert, couleur de la croissance et de la vitalité dans le quotidien. C’est durant cette période que nous pouvons vivre pleinement les richesses de la liturgie, pour qu’elles produisent en nous tous leurs fruits. HORIZONTALEMENT 1 – Jésus est acclamé à Jérusalem 2 – Fête de tous les chrétiens avec le Christ par leur baptême 3 – Dieu se manifeste à tous les peuples 4 – Célébration de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. 5 – Fête terminant l’année liturgique 6 – Célébration de Dieu qui s’est fait homme VERTICALEMENT 7 – Célébration de la naissance de l’Eglise missionnaire. 8 – Cette fête religieuse devient fête du royaume de France sous le règne de Louis XIII. 9 – La plus grande fête des chrétiens. 10 – Rappel de la présentation de Jé- sus au temple. 11 – Entrée en carême 12 – Jésus disparaît mais reste avec ses disciples jusqu’à la fin du monde. (Solution dans le prochain numéro)

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15 En janvier et février, nous fêtons aussi… LE 11 FÉVRIER : Fête de Notre-Dame de Lourdes Le 11 février 1858, près du village pyrénéen de Lourdes, la Vierge Marie apparaît à Bernadette Soubirous, dans une grotte appelée Massabielle. La Vierge Marie apparaît ensuite à plusieurs reprises à la petite Bernadette. Au cours de l’une des apparitions, à Bernadette qui lui demande qui elle est, la Dame répond (en gascon) : Que soy era immaculada councepciou, c’est-à-dire : « Je suis l’Im- maculée Conception ». La Vierge Marie, la Mère de Jésus, le Sauveur, a été épargnée par le péché originel dès sa concep- tion à la différence des autres humains depuis Adam et Ève. Bernadette rapporte ces mots à son curé sans savoir que le pape Pie IX avait proclamé quatre ans plus tôt le dogme de l’Immaculée Conception à propos de la Vierge Marie, la mère du Christ. A la Grotte de Lourdes, chaque année, des millions de pèlerins prient la Vierge Marie, demandent la guérison, trouvent paix et réconfort. s ,ECTURECONSEILLÏEPOURENFANTDEÌANSi"ERNADETTE,ENFANTQUIAVUw DE'EMMA3ALES PAGES #OLLECTION-3-CHEZ-3- %!.  s &ILM 9OU4UBEi,ENFANTQUIAVUDE3TAN+RAJnFÏVRIERn LE 8 FÉVRIER : Sainte Joséphine Bakhita Joséphine Bakhita, dont la date de naissance est estimée à 1869 au Soudan, province du Darfour, à Olgossa, à l’ouest de Nyala, près du Mont Agilerei, dans la tribu nubienne des Dadjo, et morte le 8 février 1947 à Schio en Italie, est une ancienne esclave devenue religieuse Canosienne, et canonisée en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II. !VOIRVIDÏO  #ARREFOUR&2!4n6IDÏO3AINTE*OSÏPHINE"AKHITA LE 31 JANVIER : Saint Jean Bosco

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16 Servant d’autel Pourquoi pas toi ? Dimanche 9 janvier à l’église de St François d’Assise, 7 garçons et 2 filles âgés de 11 à 14 ans ont rejoint le service à l’autel. Après plusieurs sessions de formations avec le curé de la paroisse et leurs accompagnatrices, Enzo, Luidgi, Tis- sya, Bryan, Josh, Gonzague et Nolhan, attendaient ce grand jour avec impatience. Avec une grande joie dans le cœur, ils ont pour la première fois, suivi la croix, lors de la belle procession d’entrée, précédés de leurs aînés dans le service. Après la présentation à la communauté et devant leurs parents émus, ils ont répondu aux questions posées par le célébrant et curé de la paroisse, Père Eddy Coriolan. Puis est venu le moment de la prise d’aube: les grands frères de service leur ont passé la précieuse tunique blanche, symbole de la pureté du cœur, suivi de la croix de service, signe d’humilité que le curé leur a enfilée. Pourquoi voulez-vous être servant d’autel ? Où allez-vous puiser la force de votre service ? Prêts « pour servir le Christ, la communauté et le prêtre, ils puiseront leur force dans l’eucharistie, la vie fra- ternelle et le secours de la Très Sainte Vierge Marie ». Et toi ? Enfant, ado, es-tu prêt à t’engager au service de l’Eglise dans ta paroisse ? Tu pourras nous raconter ton expérience que nous publierons dans un prochain encart « Ti moun ». L’unité des chrétiens … qu’en sais-tu ? 1. Quel est le livre commun à tous les Chrétiens ? 2. Que veut dire T.O.B. ? 3. Comment s’appelle le moine qui a été à l’origine de la séparation entre catholiques et protestants ? Quand a-t-il vécu ? 4. Comment appelle-t-on le ministre du culte chez les protestants ? 5. Quelle est la prière tirée directement de l’Évangile commune à tous les chrétiens ? 6. Quels sont les Chrétiens qui sont unis au Pape ? 7. Comment s’appelle le lieu de prière et de rassemblement des protestants ? 8. Comment appelle-t-on le ministre du culte chez les catholiques ? 9. Pouvez-vous citer trois familles ou courants protestants ? 10. Comment s’appelle le lieu de prière et de rassemblement des catholiques ? 11. En quelle année les catholiques et les protestants se sont-ils séparés ? Savez-vous pourquoi ? 12. D’où vient le nom de protestant ? 13. Dans l’Église catholique, où se tient le plus souvent le prêtre ? 14. Qui peut devenir prêtre catholique et comment le devient-on ? 15. Quel est le premier sacrement de tous les Chrétiens ? 16. Comment appelle-t-on la liturgie célébrée le dimanche dans un temple ? 17. Combien y-a-t-il de sacrements chez les protestants ? Lesquels 18. Comment se prénomment les 4 évangélistes ? 19. Que veut dire le mot « Chrétiens » ? 20. Combien y-a-t-il de sacrements chez les catholiques ? Lesquels ? 21. Qui peut devenir pasteur et comment le devient-on ? 22. Connaissez-vous une phrase tirée de l’Évangile montrant que Jésus désire l’unité des Chrétiens ? A rechercher dans (Jean 10, ou Jean 17, OU Actes des Apôtres) 23. Choisissez un sacrement de l’initiation chrétienne à mimer et vous présentez-le aux autres équipes qui doivent deviner de quel sacrement il s’agit. 24. Connaissez-vous en France un lieu de rencontre où les Chrétiens de différentes confessions se retrouvent pour prier en- semble ? 25. A quel moment de l’année prie-t-on plus spécialement pour l’Unité des Chrétiens ? (Réponses dans le prochain numéro)

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17 SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS SPIRITUALITÉ Clin d’œil d’un pas- teur protestant qui se sent impliqué dans cette démarche avec tous les chrétiens de son Eglise… Daniel Angely, pasteur évan- gélique à Bouillante, se confie… Il est certain que « ce beau projet » dont l’Eglise Catholique a l’initiative à l’échelon du monde, ne peut qu’interpeller tous les chrétiens et les mettre en mouvement dans le sens de cette Uni- té tant recherchée par Jé- sus dans l’Evangile. Nous devons pour cela nous placer sous le regard de Dieu (Hébreux ch.11 v.6) « Or, sans la foi, il est im- possible d’être agréable à Dieu, car celui qui s’ap- proche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent ». Nous y voilà, ce retour vers Dieu est plus qu’in- dispensable aujourd’hui, il n’est nulle question de religiosité mais une relation avec Dieu basée sur la Foi. On a trop souvent appris à l’homme qu’il peut s’en sortir et se débrouiller tout seul par lui-même. Voilà l’impasse à éviter abso- lument. La Bible "IBLE EN NOUS sur laquelle tous les chrétiens doivent s’appuyer loyalement, nous enseigne que la dimension spirituelle fait partie intégrante de la vie de toute femme et de tout homme œuvrant en ce monde. Nous avons besoin de Dieu dans toutes les sphères de notre vie : relationnelle, familiale, professionnelle, sociétale. Seule la présence de Dieu dans sa vie peut apporter à l’homme, à la femme, le bien-être. Mais le monde a rejeté Dieu (2 ème épitre de Paul à Timothée ch. 3) : voilà l’image de notre monde ! Alors que faire ? Tous les chrétiens doivent être des femmes et des hommes de bonne volon- té qui veulent se rejoindre et vivre la Fraternité pour chercher inlassablement la face de Dieu. C’est alors que Dieu peut toucher et changer les cœurs (2 Chroniques ch.7 v.14). C’est dans cet esprit que les Mages se sont mis en route, c’est dans cette mission que nous de- vons nous engager (un vrai modèle aujourd’hui : le Festival du beau qui se déroule chaque an- née durant la semaine de l’unité des chrétiens au sanctuaire de Notre- Dame de Montligeon ou à Saint-Ferdinand des Ternes à Paris. Brigitte Sauvegrain sa fondatrice, artiste chrétienne, af- firme « La division des chrétiens me scandalise. Mais l’art est un vecteur d’unité, nous réunis- sant dans une communion de contemplation ». Pourquoi ce festival ne se déplacerait-il pas un jour dans la Caraïbe ! Il y a de grands artistes partout dans les Antilles.) C’est dans cette perspective que la Parole de Dieu est la pierre d’angle sur laquelle nous de- vons absolument nous appuyer pour avancer ensemble sur la voie de l’Unité des Chrétiens tant désirée par Jésus-Christ, et dont le pape François est un si bel exemple comme l’ont été Martin Luther King, Frère Roger de Taizé, Ruti- lio Grande, Oscar Romero, Joseph-Serge Miot et Desmond Tutu ! Pape François ne vient-il pas de déclarer Irénée de Lyon Doctor unitatis Docteur de l’Eglise pour l’Unité des chrétiens ! (propos recueillis par J.-M. Gauthier) e e e , r s nt i- é- us us de 6) m - le p- l l Al o To u êt re hom té et ch e fa c qu et Ch C’ le en m vo vr le s n d a D à T fd

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18 Face à la crise qui sévit actuelle- ment en Guadeloupe, la Commis- sion Justice et Paix de l’Eglise ca- tholique ne peut rester insensible devant la détresse des hommes et des femmes de Guadeloupe, elle vient interpeller tous les chrétiens ainsi que tous les acteurs, poli- tiques, économiques, sociaux et de la société civile du pays. La question du vaccin a en réalité mis en lumière l’existence d’une crise profonde qui touche tous les acteurs de la société Guadelou- péenne. Il est certains que la vio- lence ne peut être le moyen de résoudre cette question et ne peut être acceptée. Mais au-delà, la crise montre la réalité dans laquelle vit le peuple de Guadeloupe. Que les élus se souviennent que lors des élections municipales et commu- nautaires de 2020, la commission avait adressé une lettre ouverte aux candidats précisant que « Mes- dames et messieurs les candidats, le peuple vous regarde et attend de vous lors de votre élection des décisions concrètes, claires et vi- tales pour lui ». Le peuple est aujourd’hui fatigué, la jeunesse exaspérée et en colère. Cette situation ne peut durer au re- gard de la dignité humaine et prin- cipalement au regard des jeunes qui subissent de plein fouet cette situation dégradée, qui obère, qui compromet leur avenir et celui du pays. Il convient de trouver des solutions pérennes afin que le peuple et la jeunesse retrouvent en vous une raison d’espérer car ils attendent beaucoup de vous. Cette jeunesse et le peuple tout entier espèrent toujours en « On dòt politik pou Gwadloup », pour un « vivre mieux et construire une meilleure Guadeloupe pour de- main. Alors allez-vous encore bot- ter en touche ? ». Chaque acteur est mis en face de ses responsa- bilités car il ne peut être sérieuse- ment supporté que le pays Guade- loupe voit sa situation se dégrader, sa jeunesse se perdre. Il est urgent qu’un dialogue constructif et utile, s’instaure entre les personnes de bonne volonté pour trouver les voix et moyens afin de sortir de la situation présente et, au-delà, ré- soudre les questions posées. Il y va aujourd’hui de la survie du pays Guadeloupe. Chacun doit en être conscient et prendre ses respon- sabilités. Trop d’injustices sociales et sociétales, trop de manque de respect de la personne humaine. Disciples de celui qui est venu pour que tous aient la vie en abondance (Jean 10,10), nous n’oublions pas que « la vie économique ne vise pas seulement à multiplier les biens produits et à augmenter le profit et la puissance ; elle est d’abord ordonnée au service des personnes, de l’homme tout en- tier et de toute la communauté humaine » (catéchisme de l’Eglise Catholique N° 2426). Ainsi, tous les hommes, toutes les femmes et toutes les familles ont le droit de vivre décemment et dignement. Tous les peuples ont droit au développement et tout vrai développement doit être « intégral » (toute la personne et toutes les personnes), « intégré » (donc à partir des richesses naturelles et humaines du pays) et « durable » (respectant l’environ- nement à transmettre aux généra- tions futures) (Populorum Progres- sio du Pape Paul VI) Maintenant, il convient d’ouvrir le champ qui permet l’espérance à tous ceux et celles qui vivent sur cette terre. Il ne pourra y avoir de paix sans justice et sans moyens corrects de vivre. Il convient d’of- frir une espérance à cette terre de Guadeloupe qui a connu tant de souffrance et qui aspire à vivre dans la dignité et dans la justice. N’oublions pas que l’activité éco- nomique doit s’exercer dans les limites de l’ordre moral suivant la justice sociale afin de répondre au dessein de Dieu pour « l’homme ». « Quand le souci de l’Homme, de tout l’Homme et de tous les Hommes devient prioritaire, l’es- pérance renaît ». Que l’Esprit de Dieu nous aide à discerner, à nous maîtriser et à prendre résolument le chemin de la paix ! Presbytère de Bouillante Commission Justice et Paix Albert BLANCHARD, Marie-Annette RELMY-MADINSKA Lucien MICHEL, Robert VALERIUS, Dominique MUGERIN POUR UNE GUADELOUPE DE JUSTICE ET DE DIGNITÉ ÉGLISE DIOCÉSAINE

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19 100 ANS : UNE PAGE D’HISTOIRE La seule manière pour faire revivre la foi des fidèles de la campagne était de bâtir une chapelle située au milieu d’eux. Grâce à la Provi- dence et la générosité de quelques amis de la mission, nous pou- vions, pour la fête de Sainte-Rose de Lima poser la première pierre pour une chapelle spacieuse dans le centre des différents quartiers appartenant à la paroisse de la ville comptant ensemble sept cents paroissiens… D’une longueur de 16 m et une largeur de 7,50 m avec des murs de 55 cm d’épaisseur. […] On travaillait jusqu’à la veille de Noël car pour Noël serait la première messe. […] Mgr voulut bien me donner la permission d’aller en procession avec le Saint Sacre- ment après la messe de minuit à la ville, vers la chapelle nouvelle pour y célébrer la première messe. La chapelle Sainte Catherine de Sienne pour les besoins des gens […] Je n’oublierai jamais cette nuit […] la messe de minuit, suivie de la deuxième messe fut finie à 2 h15 du matin […] environ quatre cents personnes […] attendant leur Dieu et leur roi dans un silence de mort. Il faisait tout noir, seule- ment une trentaine de lumières, des petites flammes, la plupart des bougies dans des bouteilles, illuminèrent faiblement la rue… J’avais mis la Sainte Eucharistie dans une bourse des malades et attachée à mon cou avec une corde de soie… Quand j’arrivais à la porte de l’église avec la Sainte Hostie pour monter à cheval, la plupart des personnes se proster- naient à genoux, les carillons son- naient dans la nuit silencieuse et majestueuse, les chanteuses en- tonnaient le i!DOROTE$EVOTEwx Le silence nous parle […] On chantait et on priait seule- ment. Quand les chanteuses gar- daient le silence alors les autres femmes commençaient à prier le chapelet et les marins grossière- ment chantaient avec leurs voix ef- fritées le i6IERGE&IDÒLEw leur can- tique plus aimé à la Sainte Vierge. […] Le chemin est à quelques points dangereux, d’un côté s’ouvre un abîme et de l’autre côté les ro- chers. Mon cheval marchait avec sûreté […] Les hommes s’agitaient continuellement dans le silence pour me montrer les meilleurs en- droits […] Ils auraient donné leur vie dans ces moments pour proté- ger le prêtre et le Saint Sacrement. Après une heure presque nous étions venus à une distance de cinq minutes de la chapelle. Je descendais de mon cheval et maintenant nous avancions vers la chapelle si possible encore plus majestueusement […] un cortège : des pauvres, des malheureux, des vieillards nous rencontraient. A cause d’infirmité ou de maladie ou de vieillesse, ils n’avaient pas pu aller à l’église depuis longtemps et maintenant, pour la première fois après beaucoup d’années, ils pouvaient célébrer la fête de Noël dans une église. Leur église […] JUBILÉ À ST BARTHÉLEMY Une messe inoubliable […] Rarement les fidèles auraient assisté à la messe avec plus de dévotion […] les murs de la cha- pelle en blocs de roches et le pavé de sable vous faisait penser à la pauvre crèche de Jésus. Il faisait nuit noire, à peine trois heures et demie du matin et quelques bou- gies illuminaient la place […] Sans doute la crèche de Jésus était aussi de bois scabreux et sans peinture, de même que le pauvre autel pro- visoire sur lequel le même enfant allait se reposer sous les accidents du Pain […] La Chapelle en était remplie […] une foule compacte […] une flamme rayonnait de leurs yeux qui tombait sur l’Enfant Divin. Ils étaient émus jusqu’à pleurer en se prosternant devant Jésus. […] Retentit pour la première fois entre ces murs le chant. Gloria in exelcis Deo, Gloire à Dieu dans le ciel et paix aux hommes de bonne volonté. A cinq heures du matin les céré- monies étaient finies et tous ren- traient la Sainte Paix de Noël dans leur cœur, et bénissaient et remer- ciaient Dieu dans leur cœur pour ses grâces extraordinaires en cette nuit mémorable de Noël. (Extrait de la lettre du Père De Bruyn à son supérieur relatant la messe d’ouverture de la Chapelle de Colombier dans la nuit de Noël, nuit du 24/25 Décembre 1921)

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20 IL Y A TANT DE JOIE À SERVIR Cette parole de saint François d’As- sise (qui est demeuré diacre toute sa vie) « on aurait dit qu’elle flot- tait au-dessus de notre humble assemblée et la remplissait de lu- mière et de paix » faisait remarquer une jeune mère de famille venue ce jeudi 30 décembre participer à la messe d’action de grâce des diacres permanents Robert Cabald et Jacky Ramassamy qui fêtaient le vingtième anniversaire de leur ordi- nation diaconale à Notre-Dame du Mont-Carmel à Basse-Terre. Le 30 décembre 2001 en effet Alain Bertaud, Georges Bervin, Robert Cabald, Frantz Dessout et Jacky Ramassamy étaient ordonnés diacres permanents par Mgr Cabo. Quel beau chemin parcouru par chacun d’eux pour notre diocèse de Guadeloupe, pour arriver à ce jubilé de porcelaine ! Père Silvère Numa, ancien curé de Saint-Claude, assurait l’homélie au cours de cette messe présidée par père Albert Sambou, lui-même ancien curé de Saint-Claude, qui était assisté du père Joseph Ambrose lui aussi ancien curé de Saint-Claude… « on est comme en famille » me faisait remarquer à la fin de la cérémonie diacre Jean-Marie Lapoussin, en te- nue de service lui aussi avec diacre Enogat Ruffine. Père Silvère décli- nait de façon harmonieuse cette belle épître de Jean « je vous l’ai écrit pour vous les parents, vous les jeunes gens, vous les enfants, vous LES FAMILLESx JOIE AU CIEL EXULTE LA TERREx CELUI QUI FAIT LA VOLONTÏ DE $IEU DEMEURE POUR TOUJOURSx les valeurs familiales, humaines et évangéliques sont mises au fronton de nos communautés aujourd’hui, JUBILÉ DIACONAL LA MISSION DU DIACRE Sur les réseaux sociaux, j’ai écouté en me rendant en bus au lycée Charles Coeffin où je suis étudiant, le témoignage du diacre Freddy Algou sur sa mission. Ce qui m’a interpelé c’est qu’au moment où il parlait de l’aumônerie des prisonniers où il travaille, on passait devant la prison de Baie-Mahault justement et j’ai pensé à tous ces gens privés de liberté, surtout les jeunes… Je le résume en espérant ne rien ou- blier. i $IACRE &REDDY !LGOU  1UELLE EST MA MISSION  *E SUIS SOUVENT EN PAROISSE COMME TOUT CHRÏTIEN DIGNE DE CE NOM JHABITE AVEC MA FAMILLE Ì "IS PRÒS DE LA PAROISSE .OTRE $AME DU 2OSAIRE Ì #ADET 3TE 2OSE  ET CEST VRAI QUON ME VOIT SOUVENT ANIMER DES FUNÏRAILLES PRÏSIDER DES MARIAGES DONNER LE BAPTÐMEx CE SONT DES SERVICES COMME DIACRE PERMANENT QUE JEPEUX RENDRE PARTOUT -A MISSION SPÏCIlQUE JE LAI RE¥UE DE LÏVÐQUE IL Y A TROIS ANS LORS DE MON ORDINATION  AIDER Ì LANIMATION DE LAUMÙNERIE DES PRISONNIERS DE "AIE -AHAULT #EST UNE MISSION Ì LA FOIS TRÒS PRENANTE ET CAPTIVANTE TANT LES PRISONNIERS HOMMES FEMMES LES JEUNES SUR- tout, ont besoin d’écoute et d’attention. Je travaille à la prison au niveau de l’insertion professionnelle pour accompagner les PRISONNIERS LES AIDER Ì SE FORMER ET Ì ENVISAGER POSITIVEMENTLEUR SORTIE ,ES TEMPS SUPPLÏMENTAIRES DAUMÙNERIE QUE JE LEUR consacre désormais permet de prier avec eux, de parler spiritualité quand ils le demandent, de vivre des célébrations. Un jeune m’a déjà demandé une bible ! Certains vivent de beaux cheminements intérieurs. J’apprends l’humilité dans ce milieu éprou- vant. Pour en revenir à la mission puisque c’est l’objet de cet entretien radio, on peut affirmer que tout chrétien a une mission  $IEU A UN PROJET POUR TOUT LE MONDE Oá QUIL SOIT  PA NI TAN A PÒD  )L Y A BEAUCOUP DE SOUFFRANCE DANS CE MONDE QUI SIN- DIVIDUALISE DE PLUS EN PLUS /N DOIT BÏNIR LES AUTRES DIRE DUBIEN ET RÏPANDRE AINSI LAMOUR QUE *ÏSUS #HRIST NOUS A DONNÏ  Il faut nous ouvrir au partage, vaincre nos peurs, sortir de notre zone de confort. La dure réalité nous saisit bien souvent, mais il faut continuer à répandre l’espérance. L’orgueil ne doit pas nous empêcher d’être lucide et de demeurer humble. Nous sommes RICHESDE*ÏSUS #HRIST6OILÌNOTREROCHER#ESTLUINOTREBOUSSOLE NOTREBUT NOTREAPPUI$ANSTOUTESLESSITUATIONSDELAVIENOUS POUVONSTROUVERENLUILACONlANCEPOURVIVREUNEVRAIE&RATERNITÏ6OILÌENQUELQUESMOTSLAXEETLECONTENUDEMAMISSIONw Ces mots ont résonné en moi toute la journée, et m’ont redonné du cœur à l’ouvrage. Quelle est ma mission de jeune chrétien ? Laurent C. en term. Bac malgré les difficultés et les épreuves QUENOUSRENCONTRONSx#ETTEMIS- SION NOUS CONCERNE TOUS  ELLE SE déploie à travers les multiples ren- contres dans l’ordinaire de notre quotidien. Les diacres permanents présents ici, et ceux qui sont unis à nous par la prière, ainsi que leurs épouses et leurs familles, sont les signes du service, de la charité et de la solidarité qui doivent animer tous les chrétiens ; et en cette pé- riode si difficile de pandémie on a bien besoin de leur exemple, de leur témoignage qui sont des lu- mières pour nous tous, et pour les familles d’aujourd’hui ». Il passait la parole à Diacre Robert Cabald qui, rempli d’émotion, nous expliquait son cheminement, les joies et les épreuves de toute vie familiale… iJEDOISBEAUCOUPÌMAFAMILLEx et une pensée particulière pour le père Chalder qui a été un vrai père spirituel pour moi ». Diacre Jacky Ramassamy prenait le relais pour témoigner lui aussi du soutien in- dispensable de sa femme Viviane et de leurs enfants pour le service des malades ; il terminait son pro- pos « c’est que du bonheur de s’en- gager à la suite du Christ ! ». Jean-Marie GAUTHIER

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21 Le 8 janvier, une quinzaine d’hommes ont convergé dès 8h à l’hôtel Rotabas à Sainte-Anne, pour prendre part à une récollection or- ganisée par la Communauté Vie et Partage. « Il peut tout reconstruire ! » était le thème de cette rencontre qui invitait les hommes à se mettre authentiquement à la suite du Christ. Des heures de partages et des tonnes de grâces ! Accueillis dans une salle de l’hôtel par les membres du noyau de Vie et Partage – Guadeloupe enrichi de la présence du Père Silvère Numa, les hommes ayant répon- du à l’invitation étaient informés du programme de la journée par le diacre permanent Jean-Paul Levif, animateur à cette occasion. Toute l’équipe de retraitants vi- vra 18 heures d’enseignements, d’échanges, de messe, de confes- sions, de prières, de partage du repas, avec une tranquille déter- mination qui semblait proclamer : « nous sommes en route pour Jé- sus, en marche avec Jésus, nous sommes des hommes qui nous levons pour Jésus ». L’ampleur de cet élan était d’autant plus remar- quable que la récollection se fai- sait en duplex, par visioconférence, avec près de 70 hommes en re- traite au Morne Rouge en Mar- tinique dans le centre de retraite de la communauté Vie et Partage – Martinique. Un temps pour de profondes transformations La journée commençait par une petite introduction du diacre Levif : « Nous sommes à la recherche d’une façon de vivre notre foi spécifiquement masculine et an- tillaise. Il ne s’agit pas de rentrer en compétition avec les femmes très bien représentées dans notre Eglise, mais simplement d’y prendre notre place pour une meilleure harmonie de la vie spi- rituelle dans l’ensemble du Corps du Christ. Dieu recherche des hommes engagés et responsables ancrés dans la foi. Soyons ouverts à ce que Dieu dira et fera en nous durant cette journée ». Le modéra- teur de la communauté Vie et Par- tage International délivrait un puis- sant témoignage de conversion exaltant la miséricorde de Dieu. Il n’en fallait pas plus pour lancer les confessions grâce à la présence du père Numa venu pour accueil- lir tout homme assoiffé de faire (ou refaire) l’expérience de la mi- séricorde de Dieu. Une séquence vidéo émaillée d’échanges invitait alors à prendre conscience de l’im- portance du rôle de Marie SEULE femme autorisée dans cette récol- LECTION  dans la vie spirituelle et invitait à recourir à son aide pré- cieuse en ces temps difficiles. Après un temps de détente, les confessions se sont poursuivies avec l’infatigable père Numa. Christophe, le berger de Vie et Partage Paris, par une prédication énergique, conduisait à prendre conscience des blocages qui em- pêchent les hommes antillais de rentrer ou de demeurer dans le projet de Dieu, notamment au sein de leurs familles. Il dévelop- ÉGLISE DIOCÉSAINE RÉCOLLECTION DES HOMMES : IL PEUT TOUT RECONSTRUIRE ! pait quelques pistes concrètes pour revenir dans l’ordre de Dieu et assumer sa mission masculine spécifique dans sa famille, dans la société et dans l’Eglise : conver- sion, lecture de la Parole, prière, vie sacramentelle, proclamation de sa foi en Dieu en paroles et surtout en actes. L’Eucharistie, sommet de cet évènement En fin d’après-midi, débutait la messe anticipée du dimanche, fête du baptême du Seigneur, pré- sidée par le père Numa et servie par le diacre Jean-Paul Levif. Dans une homélie à deux voix, ils in- vitaient les hommes à s’ouvrir à l’Esprit-Saint pour mieux accomplir leur vocation d’hommes. L’homme antillais doit apprendre à donner sa vie pour ceux qui lui sont confiés (Jean 15, 12-13). Un dîner fraternel est venu fortifier les organismes ainsi que la joie dans les cœurs. La Communauté Vie et Partage propose le service après-vente Des hommes ont publiquement marché pour Jésus dans cette ré- collection d’une journée. Mais il y a 2000 ans, c’est Dieu qui a marché ouvertement avec les hommes. Cette alliance doit continuer grâce au ministère particulier dévo- lu aux hommes dans ce monde. Aussi, la communauté Vie et Par- tage Guadeloupe, forte de cette remarquable expérience, a pris la décision de fonder un groupe d’hommes en son sein, qui fonc- tionnera en binôme avec le groupe d’hommes de la communauté Vie et Partage de Martinique compo- sée d’une soixantaine d’hommes réguliers. Ce groupe accueille tous les hommes qui veulent aller plus loin dans l’expression d’une foi ac- tive, solidement ancrée dans un Christ vivant et Lumière dans ce monde. Pour tout contact : site www.vieetpartage.com téléphone : 0690 34 48 33. Jean-Paul LEVIF, diacre

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22 BELLE FÊTE DE LA MISSION À CAPESTERRE BELLE-EAU ! Ce dimanche 2 janvier, pour la fête de l’Epiphanie, la paroisse Saint Hyacinthe de Capesterre-Belle-Eau a décliné de façon très péda- gogique et attractive l’appel des mages partis à la rencontre de Jé- sus et l’envoi en mission qui nous concernent tous aujourd’hui. En reliant ces deux réalités au temps favorable de la synodalité telle qu’elle est proposée à l’Eglise uni- verselle actuellement. Mission L’équipe d’animation paroissiale a donc déployé toute son énergie et sa créativité pour que la pastorale des enfants, des jeunes et des fa- milles soit mise en avant. Coup de chapeau à cette équipe qui, autour du père Kaze Eugène, curé, et de sœur Marie-George à l’œuvre dans la paroisse depuis plus de cin- quante ans, a su décorer, organiser, et animer cette belle cérémonie. « L’Eucharistie a revêtu les couleurs joyeuses de la convivialité et du partage plus encore aujourd’hui » me faisait remarquer une grand- mère à la sortie. Et de poursuivre : « le semeur est sorti pour semer, et bien mettons nous à l’œuvre pour que les vocations fleurissent chez nous ! » La messe était célé- brée par père Silvère Numa, délé- gué épiscopal à l’information, qui dès le début de la messe appelait les mages à avancer vers la crèche. Beau tableau rempli d’humanité ! « Ensemble, ensemble, nous vou- lons faire ensemble ; ensemble ensemble un monde nouveau ». La chorale paroissiale dynamique entraînait l’ensemble des partici- pants dans une belle harmonie. Puis dans un ordre parfait était ac- cueillie la lumière de Bethléem, ap-portée par les scouts, « lumière de la paix pour guider nos chemins ». Ensuite venaient les adultes s’en- gageant comme « socle » pour la pérennité du Service Missionnaire Enfance/Jeunesse. Les servants d’autel dans un ordre cohérent et appliqué veillaient au bon déroule- ment de l’ensemble. Père Numa, dans son homélie a su relier pour la compréhension de tous, les en- gagements des jeunes et des fa- milles d’aujourd’hui : « l’Epiphanie du Seigneur, c’est le début de la MISSION UNIVERSELLEx TOUTES LES nations sont associées à la même promesse par l’annonce de l’Evan- gile. Les mages se sont déplacés, ils se sont mis en route, la foi de- mande de faire des déplacements ; on ne peut pas rencontrer Jésus en restant chez soi, en demeu- rant en soi. La foi ne se vit pas PAR PROCURATIONx ON SENGAGE on s’épaule ; vous en êtes tous un bel exemple aujourd’hui. Prendre un autre chemin c’est se convertir pour marcher à la suite de Jésus. !LORS VIVONS ET FAISONS %PIPHANIE Le Synode comme on le vit actuel- LEMENT ET COMME LE PÒRE +AZE en sait relayer le contenu avec les AMBASSADEURS DOITNOUSRÏVEILLER la réflexion sur la pastorale d’en- semble doit nous inviter à nous mettre debout comme le pro- phète Isaïe vient de nous y inviter dans la première lecture ». Engagement A travers l’engagement de sept enfants aujourd’hui pour la pre- mière étape dans l’Enfance Mis- sionnaire, puis, à la suite, de huit enfants pour la deuxième étape, il nous est donné de voir que les enfants sont reconnus comme acteurs de la mission de l’Eglise. Père Numa de poursuivre : « L’en- fant est capable d’évangéliser sa FAMILLE LA COMMUNAUTÏx ET LES JEUNESÌLEURSUITEAUSSISCOUTS ENFANCEMISSIONNAIRE !#% PASTO- rale missionnaire, servants d’autel, 2ELVOC RELAI VOCATIONNEL LES 3E- meurs d’accord, les Trait-d’Union qui ont fêté leurs cinquante ans DEXISTENCEwi!DMIRABLETOUTCET engagement ! et tous les adultes qui vous accompagnent fidèle- MENTCERTAINESETCERTAINSDEPUIS tant d’années ont été eux-mêmes cette enfance missionnaire au dé- PART xVOILÌLAMISSIONENROUTE COMME LA DIT LE PÒRE +AZE DU- rant les temps de formation qui ont précédé cette belle fête » ainsi que me le rappelait une catéchiste. « Je suis maman, et je m’engage aujourd’hui dans le « socle » pour encadrer les enfants et les jeunes. C’est Sœur Marie-George qui m’a mis le pied à l’étrier quand j’étais enfant ; je ne l’ai jamais regret- té jusqu’ici, c’est pourquoi au- jourd’hui à mon tour, et à son ap- pel pour accompagner et guider je réponds présente » témoignait cette mère de famille à la sortie. La messe s’est déroulée dans une grande ferveur et la joie se lisait sur tous les visages. Avant l’envoi les scouts sont venus témoigner de leur engagement et de l’en- thousiasme qui les anime, et leur chant « je sais qui je suis » a en- traîné l’adhésion de tous. Belle image de cette Eglise synodale agissante qui ne demande qu’à « faire tiger les semences jetées en terre par le Semeur » ! Jean-Marie GAUTHIER ÉGLISE DIOCÉSAINE e t d l i i d l’E li

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23 ÉGLISE DIOCÉSAINE SESSION LITURGIQUE Mardi 1 er Mars 2022 de 9 H à 13 H A l’église SAINT LUC de BAIMBRIDGE L es membres des équipes liturgiques et des chorales sont invités à participer à cette rencontre. 2 personnes seront désignées par paroisse. Inscriptions et renseignements auprès des paroisses : Pascale LOUIS - Tél. 0590 81 38 30 - Email : eveche@catholique-guadeloupe.org Avec Bernadette Mélois,Directrice de la Pastorale liturgique et Sacramentelle - CEF Nouvelle traduction du Missel romain Lundi 28 Février 2022 de 9 H à 13 H Salle Paroissiale SAINT LUC de BAIMBRIDGE Une session est proposée aux prêtres et diacres ✔ M oi ch rétien du diocèse ✔ La famill e ✔ Les communaut ?s ✔ La soci?t ? 4 Lieux ATTENTEDECONlRMATION 4 Chantiers 19 Sous-Chantiers — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : ........................................................................................................................................................................... Prénom : .................................................................................................................................................................................................... Adresse : ..................................................................................................................................................................................................... S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. Nom:(M Mme M LG ✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁✁ Samedi 12 fevrier Lancement de la réflexion sur la Pastorale d’Ensemble AVEC LES AMBASSADEURS

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24 LA BASE NATIONALE INVENTAIRE DES ORGUES Un projet collaboratif et participatif, ouvert depuis octobre 2021. Recensant près de 10 000 instruments du territoire hexagonal et des outre-mer, le projet a été réalisé par l’association « Orgue en France » avec le soutien financier du ministère de la Culture, et la Fédération francophone des Amis de l’orgue (FFAO). Bien plus qu’une simple base documentaire, le portail permet une visibilité et une connaissance des instruments par les facteurs d’orgues, organistes, étudiants en musique ou passionné, leur permettant d’appréhender les éléments techniques de l’instrument sur lequel ils sont amenés à intervenir ou jouer, ou mettre en exergue le travail entier d’un facteur d’orgue en pouvant découvrir l’ensemble de ses réalisations. Dans cet esprit de collaboration, tout le monde (associations nationales et locales, personnes privées…) peut alimenter le portail et devenir contributeur en rédigeant une fiche instrument. La plupart des informations déjà présentes dans la base ont été réunies par un bénévole de l’Association Orgue en France et sont issues de sites associatifs. Les Associations ou personnes passionnées par l’orgue peuvent également développer ou conserver un site existant inventoriant des orgues, qui sera ensuite valorisé dans le portail « Inventaire des Orgues ». L’objectif premier étant d’atteindre une information d’une grande qualité scientifique, chaque description est structurée et nor- malisée, et chaque fiche est accompagnée de documentation, photographies et d’informations précieuses (historique détaillé, références bibliographiques complètes,etc.). Cet outil puissant, accessible à tous et rendu attrayant par la jeune société qui a créé le portail saura toucher toutes les générations, et promet de belles découvertes de ce patrimoine parfois inconnu. Aurore MONDAIN, archiviste L’orgue est un instrument capable d’offrir une très grande variété de timbres (jeux) différents. Variété de sonorités permettant à l’organiste de faire sa regis- tration, donc choisir les jeux qu’il va utiliser lors de l’accompagnement des chants liturgiques ou des pièces qu’il va exécuter. Bien sûr, tout cela va dépendre justement des jeux dont dispose son instrument, en fonction, plus ou moins de son importance, et du style musical qu’il va proposer (accompagnement, exécution d’œuvres et aussi de l’époque de celles- ci). La registration est donc l’ensemble des jeux que choisit l’organiste. Nous insisterons donc, dans cette rédaction sur la registration des chants liturgiques car ce sujet est très vaste et nécessiterait un très long cha- pitre tant cet univers est complexe si l’on rentre dans le détail des familles de jeux qui composent un grand orgue. Comment définir les registres et uniformiser un plan général pour l’accompagnement des chants de la messe ? PATRIMOINE LA REGISTRATION DE L’ORGANISTE Avant de choisir quelle registration il va proposer pour chaque chant, l’organiste doit toujours regarder et définir : s ,AMESURE LATONALITÏ LESDIFFÏRENTESSÏQUENCESDE la structure du chant etc… s ,ETYPEDÏCRITURE s ,ENOMBREDECHANTEURSQUIVONTEXÏCUTERLESCHANTS Généralement, un orgue possédant deux claviers mi- nimum, permettra de dissocier l’accompagnement de l’assemblée (sur les refrains), habituellement donc, sur le clavier dit grand-Orgue, et des solistes, psalmistes ou chœurs (sur les couplets et des inter- ventions du célébrant ) sur le deuxième clavier dit po- sitif ou récit. De manière claire, tous les chants doivent être introduits afin que l’assemblée puisse entendre la mélodie qu’elle va reprendre en chœur. Nous pouvons donc encourager la registration suivante comme plan pouvant aider les jeunes organistes : sChant d’ouverture : Sur le plein-jeu (ensemble des jeux de fond et de mixtures d’un orgue). sKyrie : sur les jeux de fond de 8 pieds. sGloria : Sur le Plein-jeu. -Psaume : introduction sur un jeu solo (cornet composé par exemple), et l’accompa- gnement sur des jeux de fond de 8, et de 4 pieds. sAlléluia : Sur le Plein-jeu. sSanctus : Sur le Plein-Jeu. sAnamnèse : sur les jeux de fond, introduction du célébrant par un jeu discret et doux. sDoxologie : en fonction de celle choisit, on peut faire un graduel jusqu’au plein-jeu. sAgnus Dei : sur les jeux de fond de 8 et 4 pieds. sCommunion : sur les jeux de fond. sSortie : Sur le plein-jeu. Un bon organiste n’hésite pas à voir avant la célébra- tion, les différents acteurs concernés pour ne pas être surpris et remplir son rôle sans hésitation. Jean-Michel LESDEL, Organiste titulaire de la cathédrale de Basse-Terre

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25 HORIZONTALEMENT 1 - Avant-coureur. 2 - Héritier. 3 - Info. Breuvage. Etablissement à Colmar. 4 - Apparu. Au Vietnam. Pseudo d’une politicienne française. 5 - Modèle de Citroën. Route nationale. Détesté. Premier. 6 - Fin de sosie. A payer. Prestations sociales en France. 7 - Namibie. Fin de Tokyo. 8 - Japonais. Rire. 9 - Amoureusement. 10 - Polie. VERTICALEMENT 1 - Renoncer. 2 - Indispensable. 3 - Nombre de patients à traiter en service d’urgence. Début d’impossible. 4 - Travail. Pointe-à-Pitre. 5 - Non-fumeur. Inde. Organe abdominal. 6 - Ville. Nouvelle Québec. 7 - Signe de reconnaissance des premiers chrétiens. Note. 8 - Possède. Champion. Petite quantité. 9 - Possessif. Condition. Sommet. 10 - Irlande. Miette. 11 - Sud-Américains. 12 - Soutenu. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 86 M OTS CROISÉS N O 85 ( SOLUTION ) Rencontre avec le nonce apostolique Les ambassadeurs de Guadeloupe ont rencontré le Nonce Apostolique des Antilles-Guyane, le vendredi 7 janvier 2022, des quatre coins de la Guadeloupe et des dépendances. Plus de 200 ambassadeurs laïcs se sont connectés à l’invitation de Mgr David Macaire et du Nonce Apostolique : Mgr Fortunatus Nwachukwu, pour un dialogue virtuel via Zoom. Le nonce apostolique, après avoir eu une visio-conférence avec les prêtres et les religieuses, tenait à rencontrer et avoir l’avis des laïcs engagés dans l’Eglise en Gua- deloupe. Mgr Macaire en modérateur de luxe, joyeux mais rigoureux, a géré depuis le CPSO aux Abymes, avec l’aide de Dimitri Bajazet à la technique, plus de 45 connexions des laïcs regroupés par paroisses ou mou- vements de la Pastorale d’Ensemble, permettant à chacun de s’exprimer. Le nonce, sympathique et à l’écoute, a pris des notes sur les nombreuses qualités que nous demandons au prochain évêque qui nous sera envoyé. Il est bon de voir qu’il y a une unité dans notre Eglise en Guadeloupe en étant sur les mêmes attentes ! Pour conclure, il nous a exprimé qu’il tiendra compte de nos souhaits pour trouver la personne idéale. Mais qu’il sera difficile de trouver un homme regroupant autant de qualités ! En attendant, tout cela se fera dans le secret… entre le Nonce et le Pape… dans la prière ! Laetitia PENAVA, Ambassadrice pour la « Communication »

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26 COURRIER DES LECTEURS « Il nous faut espérer toujours, même quand les choses ne vont pas bien ; c’est la seule issue pour rester en vie » clamait Jean-Marc Le Bihan sur les places publiques du- rant ses tours de chants. C’est en écoutant les chansons de ce grand poète que nous nous sommes re- trouvés à quatre étudiants à la cité universitaire de Fouillole, pour pas- ser la soirée du 31 décembre 2021. Beaucoup d’étudiants rentrent dans leurs familles pour les fêtes. Impossible pour deux d’entre nous de rentrer en Martinique par manque de moyens et surtout du fait de la crise sanitaire, avec ce pass-sanitaire qui nous contraint beaucoup. Jordan, de Saint-Martin, n’a pas pu rentrer chez lui non plus. Nous avons donc décidé de pas- ser la soirée ensemble et grâce à une amie guadeloupéenne, Cindy, venue nous rejoindre. Nous avons joué à un jeu de société fabuleux « Splendor » (pas un jeu vidéo, nu- mérique ou sur portable… pas du tout) un jeu avec cartes et plateau ; Splendor est un jeu de développe- ment et d’acquisition de ressources ! Il faut gérer au mieux ses cartes et être le premier à obtenir 15 points de prestige. « Les jeux de société entretiennent la saine amitié » disait Maria Montessori, je crois que c’est vrai. Jouer collectif en dehors de nos portables, comme sur un ter- rain de foot, par exemple, ou dans l’orchestre génial du lycée Carnot, ça ne peut faire que du bien ! Nous TRANCHE DE VIE avons l’habitude de nous retrouver chaque fin de semaine, au temple évangélique voisin pour prier et de- mander à Dieu la force de tenir bon. Cindy fréquente la paroisse catho- lique, et ce soir elle nous a apporté, en plus du jeu Splendor, le dernier numéro d’ « Eglise en Guadeloupe » que reçoivent ses parents. Elle dé- plore que l’aumônerie catholique des étudiants soit en stand-by sans doute du fait de la crise co- vid. Ce numéro de janvier nous a passionnés, parce que diversifié, et nous avons répondu au sondage et surtout fait ensemble les mots croisés. Puis nous avons partagé la page pour les jeunes sur le Synode. « Une bonne façon de faire Eglise » selon Cindy ; sa mère fait la caté- chèse avec, pour les enfants de sa paroisse. La dernière page avec son acrostiche nous a bien accrochés (c’est le cas de le dire !) Et ça donne ceci : S comme Si (dans l’éditorial du numéro…) ou Salut, quand on se pointe le matin en cours à l’amphi… ou Sport, l’handisport est un si bel exemple de courage ! Y comme Yacht. Christopher aime la planche à voile et il en croise quelquefois. Ou Yaourt, Cindy en mange pour garder la ligne. N comme Nœud. Cette période de nombreux cours tout en distanciels engendre souvent beaucoup de nœuds pour nous dont on a du mal à se défaire la veille des examens ! O comme Oracle. La synodalité permet les échanges et le dialogue, comme on l’a bien compris. La vie sociale actuellement est bien difficile, tout le monde en convient. Sans doute le pape François en bon prophète pour notre temps, comme l’ont été Pierre Rabhi, Mgr Desmond Tutu et Dom Helder Camara, ou comme l’est actuellement aussi Frère Francklin Armand, nous adressera-t-il un Oracle pour sortir notre monde de l’ornière. Tiens justement voilà de nouveau un O (ornière : attention à ne pas s’y embourber). D comme Divertissement. « L’humour est la quatrième vertu théologale » affirme Guy Gaucher dans ses écrits. E comme Eglise. Nous nous reconnaissons tous chrétiens et voulons chacune et chacun à notre place aider notre Eglise diocésaine à avancer. Merci à Eglise en Guadeloupe de nous avoir fait passer un bon moment d’amitié en cette nuit du réveillon. Il nous restait plus qu’à partager la buche au chocolat, et boire quelques bulles de l’excellent pétillant (peu alcoolisé) de gwozey péy comme le Dr Henri Joseph nous le recommande. Un souhait communément admis pour l’année qui vient : que nous travaillions tous à la paix, à la justice, à la concorde autour de nous ! Que nous sachions manier l’humour pour garder le plus possible la tête hors de l’eau ! Que l’écologie entre dans nos veines ! Et que personne ne reste sur le carreau surtout ! ça c’est un combat, « mais la vie est un combat » disaient Mère Teresa et Rosa Parks. Cindy, Christopher, Jordan et Marvin ERRATUM Dans l’article de René Bélénus du mois dernier, une erreur s’est glissée : L’occupation anglaise de la Guadeloupe s’effectue de 1757 à 1763 et non 1963.

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27 CALENDRIER de Mgr MACAIRE QUELQUES DATES s Dimanche 6 février : Ordination épiscopale de Mgr Alain Ransay, évêque de Cayenne s 3AMEDIFÏVRIER Lancement de la réflexion sur le Projet Pastoral d’Ensemble et fin du Synode Romain. s $UAUFÏVRIER Visite du secrétaire général de l’Enseignement Catholique, M. Philippe Delorme et son équipe (Messe de l’Enseignement Catholique Diocésain le 20 février à St Michel du Raizet). s $IMANCHEFÏVRIERAU3ACRÏ #“UR Radio Massabielle en paroisse s 3AMEDIMARS Appel décisif des Catéchumènes. s ,UNDIAVRIL 10h30 Messe Chrismale à la cathédrale de Basse-Terre Jeudi 3 Février Conseil épiscopal au CPSO Jeudi 3 Février s( -ESSEÌ-ASSABIELLE Lancement neuvaine Notre Dame de Lourdes Dimanche 6 Février Ordination épiscopale de Mgr Alain Ransay en Guyane Jeudi 10 Février s( -ESSEÌ0OINTE .OIRE Vendredi 11 Février Conseil Episcopal à l’évêché s( -ESSEÌ"EAUSOLEIL6IEUX (ABITANTS Samedi 12 Février s ( ,ANCEMENTDELA0ASTORALED%NSEMBLE s( #ONlRMATIONÌ3AINT 0IERREET3AINT 0AUL Jeudi 24 Février s( -ESSEAU2AIZET Vendredi 25 Février s(-ESSEÌ#APESTERRE"ELLE %AU OFFICIEL MACHONS ENSEMBLE SANS BARRIÈRE DE COMMUNICATION La pastorale des sourds ouvre ses portes. Depuis déjà deux ans nous sommes privés de notre liberté. Mais nous avons tout de même le moyen d’échanger en exprimant notre désaccord, en discutant sur le sujet de cette crise. Savez-vous que certains n’ont pas ce privilège ? Comment vivent-ils une telle situation ? Durant ce temps de Synode où nous devons marcher ensemble sans distinction. Nous, la pastorale des sourds et malentendants nous nous remettons en marche pour accompagner nos frères et sœurs atteints de ce handicap. Nous avons aussi été touchés par cette crise sans précédent avec une longue absence. Animés par l’Esprit Saint dans l’humilité, nous devons travailler afin d’ai- der ces fidèles à célébrer leur foi et s’ouvrir encore plus à Dieu. Nous appelons de nos vœux des traducteurs ou traductrices qui pourraient se former dans chaque paroisse. Nous sommes là pour les accompagner. Il nous est dit dans Jean ( 8,12) “Je suis la lumière du monde celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie”. Ravivons la flamme de ces personnes oubliées en leur permettant de suivre Dieu. C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à une messe de rentrée pour notre pastorale qui se tiendra à l’eglise Notre Dame du Rosaire à Cadet Sainte-Rose le dimanche 13 février à 9h . Comptant sur votre présence afin de faire briller une belle lumière… Suivons l’étoile qui nous mènera vers Marie à Cadet Sainte- Rose. Contact : 0690 46 43 97. Père Antoine BOURGUIGNON Nomination Promulguée par Mgr David Macaire, administrateur apostolique. Est nommé à partir du 1 er février 2022 Père Juste NIONGUI, accompagnateur du conseil diocésain de la vie religieuse Faites remonter vos réactions par les moyens suivants : Père Silvère NUMA : 0690 53 45 09 Mail : communication@catholique-guadeloupe.org 3€N° 1024 - Février 2022 www.guadeloupe.catholique.fr

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La lumière de la paix pour guider nos c hemins a été apportée par les scouts à Capesterre Be lle-Eau le jour de l’Epip hanie (pa ge 22) .

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