1022 - Pwan ti ban-la e sizé : Vivre ensemble

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3 € N° 1022 - Décembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr DU 2 AU 4 DÉCEMBRE : VISITE DU NONCE APOSTOLIQUE page 27 Page 4 L’A.C.E. CHEMIN D’ESPOIR pages 5-6 L’AVENT DÉMARCHE D’ESPÉRANCE page 12

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2 Editorial père Silvère Numa .............2 Le mot de l’Administrateur ..............3 Vivre ensemble en Guadeloupe ......4 L’A.C.E. chemin d’espoir ..............5-6 Lancement du synode du doyenné des Îles du Nord ...................................7 Kreyol annou, an vi annou ...................8 Vivre avec les Guadeloupéens ......9-10 Récollection avec le Prado .................11 L’Avent, démarche d’espérance ....12 DOSSIER : Légliz pou timoun .......................13-16 Notre-Dame Vierge de Lumière ....17 11 novembre : Messe à Saint Sulpice des Antillais et Guyanais ....................18 Les évêques de France à genoux ...19 Qui est-il ce Dieu qui nous appelle ? ..20 Patrimoine ...........................................21 œÀ>ˆÀiÃ`iÓiÃÃiÃw˜`½>˜˜ji ...22-23 Le denier .............................................23 Paroles entendues ..............................24 Mots croisés ...................................25 "vwVˆi� ......................................26-27 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Père Silvère NUMA Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC, Laetitia PÉNAVA, Pascale LOUIS, Dimitri BAJAZET Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos courriers : Jean-Marie GAUTHIER agnes.jean-marie.gauthier.haiti@wanadoo.fr SOMMAIRE Aucune société, aucun individu ne peut vivre en paix et construire l’avenir sur un passé refoulé ou un présent mensonger. Nous devons intégrer et guérir les blessures de notre passé et notre histoire commune pour une ré- conciliation authentique et vraie. Cela ne peut se faire que par l’instauration d’un dialogue respectueux de la dignité de la personne. « pwan ti ban-la e sizé » pour apprendre à vivre ensemble. La situation insurrectionnelle de notre pays nous tire vers le bas. La violence, l’injustice, le mensonge, la destruction, la misère, le dé- sœuvrement ne sont pas les modalités constructives d’une société apaisée. Le Focus « paroles de jeunes » ne nous laissera pas indemnes. Le respect de la maison comme un cadeau de Dieu et héritage de nos aïeux à transmettre aux générations futures doit être le leitmotive de nos comportements individuels et collectifs. Nous devons pouvoir, à tous les niveaux, sortir de la culture de mort en nous lais- sant convertir à l’exemple du Père Chevrier. « Les pauvres, vous en aurez toujours avec vous ! » (Marc 14, 7). Voilà des paroles déjà entendues. Nous devons témoi- gnage à la vérité. Partager c’est remettre aux autres ce que Dieu leur destine. Le saint Pape Paul VI, à la tribune de l’ONU, a lancé ce « La Paix n’est authentique que si elle est le fruit de la justice. » La solidarité avec Haïti, dans la constance, est un marqueur de notre volonté de fraternité (d’aimer) à nous laisser toucher par la détresse du frère. Les signes de cette terre nouvelle sont déjà visibles. Des jeunes témoins se lèvent, ne les voyez-vous pas ? « Les premiers apôtres du Christ auprès des enfants ce sont les enfants eux-mêmes. » La rentrée pastorale de l’ACE nous conforte dans cette perspective. Le cahier central « Eglise En Guadeloupe pou timoun » s’adresse à eux et aux autres, nombreux sont-ils enfants et jeunes caté- chisés. Pour eux aussi, voici le temps de se mettre en route vers Noël. Nous entrons TOUS dans le temps de l’AVENT, qui nous conduira à Noël dans une démarche d’Espérance. Apprêtons nos cœurs et nos vies à accueillir la Bonne Nouvelle, l’Évangile de vie : « Je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ, dans la ville de David » (Luc 2, 10-11) J’en appelle à toutes les consciences, à toutes les intelligences, aux fondements de notre foi au Christ, aux femmes et aux hommes de bonne volonté, à notre capacité de résistance pour mettre en place les espaces et les conditions de dialogue, de partage, de la solidarité et de l’innovation. Ce numéro parle de nous- mêmes et à nous-mêmes, jouons, en harmonie, la musique de nos vies. Vivons et cheminons ensemble ! Père Silvère NUMA, D.E.I., Délégué Épiscopal à l’Information ÉDITORIAL “PLAIDOYER POUR LA VIE“ Aidez-nous à faire évoluer votre revue « Église en Guadeloupe » « Église en Guadeloupe » souhaite évoluer, et pour cela, nous recueillions l’avis de nos lecteurs, et aussi des non-lecteurs qui seraient intéressés par des changements dans la revue diocésaine. Cela ne vous prendra pas plus de 10 minutes. Il suffit de répondre au questionnaire joint dans le numéro de décembre ou en ligne sur le site du diocèse. Père Silvère NUMA, DEI (Délégué Épiscopal à l’Information) 3€N° 1022 - Décembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr

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3 GWADLOUP ! KI PAWOL POU JODI ? KI PAWOL POU DIMEN ? Une nouvelle crise. Comment la com- prendre ? Comment la résoudre ? Est-ce un nouveau cri de douleur et de panique, d’abandon et de détresse ? Est-ce un mo- ment de violence passagère ? Une érup- tion sociale de plus avec des barrages, le déploiement des forces de l’ordre, des biens privés détruits, des larmes, du mal palé moun’, des coups de gueule et des coups de poings ? Faut-il se fixer sur les dom- mages collatéraux, les professionnels en difficultés, les enfants qui ratent l’école… ? Le pays est en souffrance, en attente d’une parole, d’une action, d’une réponse… Et quoi donc ? Qui nous fera voir le bonheur ? Qui nous apportera la paix !? Des coups de forces ? De grandes déclarations ? Des millions d’euros ? Chrétiens, nous ne pouvons nous contenter de formuler des indi- gnations, certes légitimes, devant les violences et les exactions, et de proférer des commentaires à la remorque de l’esprit du temps. Il n’est pas de notre ressort de penser, parler ou agir comme des commentateurs de l’actualité, le nez dans les évènements, sans avoir réfléchi, sans avoir pris du recul et fait la part des choses, sans avoir laissé l’Evangile illuminer notre réflexion. Aujourd’hui, plus que jamais, notre devoir de chrétien est de prendre le temps de « voir » et d’écouter avant de juger et d’agir ! Savoir, comme le dit le concile Vatican II, « lire les signes des temps », avoir une parole prophétique, une parole de Vérité, en laquelle, l’Esprit nous pousse, sans ignorer le présent, à poser les fonde- ments d’un monde meilleur. N’ignorons pas que la souffrance qui s’exprime aujourd’hui dé- montre un désir profond de notre peuple de se sentir respecté. On ne peut ignorer, dans la gestion de cette crise, le sentiment d’être sans cesse méprisé par l’Histoire ancienne et récente et le besoin de reprendre confiance en la sincérité et la vérité dans le dialogue social. La délicatesse s’impose donc de part et d’autre, le dialogue surtout. Un dialogue avec tous, notamment entre nous, antillais pour savoir vraiment ce que nous voulons et, en particulier, si la solution doit toujours venir d’ailleurs. Ne laissons donc pas la colère, l’amertume, le découragement prendre toute la place dans nos âmes. Jésus nous dit de ne pas avoir peur : « On se dressera nation contre nation et royaume contre royaume (…) Lorsque vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne vous effrayez pas ; car il faut que cela arrive. » (Luc 21, 9-11). C’est pourquoi l’Église bénit déjà tous ceux et celles qui se ren- contreront pour arracher les racines du malaise actuel et exprime son soutien aux bonnes volontés qui feront l’effort de tendre la main. Là est le chemin. LE MOT DE L’ADMINISTRATEUR Mgr David Macaire, op Archevêque de Martinique FOCUS PAROLES DE JEUNES « On en a marre des murs, on en a marre des barrages ! Mais on ne nous entend pas » disaient des jeunes encagoulés sur les barrages le 19 matin. « Oui mais ça ne sert à rien de tout casser, et encore moins de faire des braquages, ça ne mène pas loin et ça empêche les gens de bosser ! » répondait un jeune père de famille guadeloupéen artisan du coin qui rame pour maintenir sa pe- tite entreprise du bâtiment à flot. « Je suis Saint-Martinois, j’ai vingt ans. Je ne trouvais pas de boulot chez moi et de filière pour me former. Le CFA Jean Belloc où je m’étais ins- crit a fermé. Depuis y’a le covid qui nous emmure. Je m’occupe comme je peux, j’essaie de survivre ! ». « On délaisse l’apprentissage par- tout. Les entreprises rechignent à nous permettre de mettre le pied à l’étrier » (Jeune de Morne-à-l’Eau). « Les centres d’apprentissage pa- tinent on dirait, ce sont pourtant ces filières qu’il faut encourager pour beaucoup » (Jeune de Ste Anne). « Je suis de St François, ma famille fait ce qu’elle peut mais elle a peu de moyens, je me forme en éner- gie renouvelable à Gourbeyre, mais c’est galère pour aller et venir et sur- tout me loger ». « La filière dans les composites et plastiques chaudron- nés où je voudrais me former peine à rouvrir. Quel dommage ! y’a pour- tant du boulot là-dedans. Pourquoi ? » (Jeune de Pointe-Noire). « Le tout distanciel, ça tue quelque part ! On ne peut pas devenir agri- culteur, éleveur, pêcheur ou tailleur de pierre qu’avec un ordinateur ou un portable ! » (Jeune de Marie- Galante)

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4 DÉCRYPTAGE LE VIVRE ENSEMBLE EN GUADELOUPE A l’occasion de la cinquième journée mondiale des pauvres instituée par le pape François le 14 novembre, Maître Ro- bert Valérius, avocat, membre de la commission Justice et Paix et président de la sec- tion de Basse-Terre de la ligue des Droits de l’homme, nous aide à réfléchir « comment ap- prendre à bien vivre ensemble en Guadeloupe ». Cette confé- rence qu’il a donnée au lycée Gerville-Réache avec Raymond Otto, sociologue, et Raphaël Spironel, psychologue, a mar- qué les esprits. Le premier objectif qu’il nous faut intégrer c’est la notion de « respect de l’autre, d’empathie et d’hu- manité ». La Guadeloupe est une « communauté formée de diverses communautés ». Nous sommes conscients que nous devons arriver à ce que les différents éléments de ce puzzle humain apprennent à se connaître, à se comprendre pour ne pas être une communauté repliée sur elle-même ; car alors cela peut devenir explosif, comme le volcan qui nous surplombe ainsi que le rap- pelle souvent Julien Mérion, surtout en situation de crise. Il faut absolu- ment qu’aucun discours de haine ou d’exclusion ait prise. Il faut que dans tous les milieux notre société ap- prenne à se parler, à s’écouter… nul n’est supérieur. Nous sommes une communauté multiculturelle, avec des apports culturels et humains différents. Je n’hésite pas à affirmer que Guy Tirolien est aussi Guadelou- péen que Saint-John Perse. Tout ce monde-là doit pouvoir s’apprivoiser, faire des gestes pour constituer une communauté unique pour affronter l’avenir. Rester figé sur soi-même, replié, n’a jamais été un facteur de progrès. Il nous faut fonction- ner plus en « nous » plutôt qu’en « je ». Dans toute société, c’est le « nous » qui a permis la lutte contre la misère, l’injustice. On ne peut pas, on ne doit pas faire fi du poids de l’Histoire. Elle est consubstantielle à notre être. Mais il nous faut aussi sa- voir que l’Histoire se fait, se construit. C’est comme dans l’Education, nos enfants et nos jeunes acquièrent des connaissances indispensables à par- tir de l’Histoire, mais ce sont eux qui construisent leur avenir ; leur histoire sera pour ceux qui viennent après eux aussi. L’exemple des aînés est toujours primordial, mais il est agré- menté en fonction du présent. De- meurer englué en fonction de l’his- toire et ne s’en tenir qu’à elle, c’est hypothéquer gravement l’avenir. Le Synode Je n’hésite pas à dire aujourd’hui que Justice & Paix et Droits de l’Homme, c’est synodal ! Nous y sommes. Il s’agit de l’être humain dans toutes ses dimensions. Nous devons être des chrétiens à la fois en dynamique individuelle et col- lective. La prière c’est l’élément premier, la respiration qui entraîne vers la vie. En ce sens, les Droits de l’Homme englobent tous les aspects : justice, égalité, respect, équité, liberté. On ne peut pas être chrétiens sans l’engagement et l’action. Nous sommes à la fois porteurs et acteurs des Droits de l’Homme. Il y a le cadre juridique, l’expression de la loi, mais moi qui suis chrétien je crois au-delà : « l’en- tièreté de l’humain » sa dimension spirituelle. Justice et Paix participe au respect de l’homme. Démarche d’espoir Je regarde ce qui se passe actuel- lement entre la Biélorussie et la Pologne. Tous ces migrants (dont de nombreuses femmes et des en- fants) qui par moins vingt degrés dehors sont l’objet de brimades, de commerce et d’âpres négociations ! C’est affreux, ignoble. Comment en sortir ? Comment à notre niveau faire bouger les choses ? Voici trois verbes, comme une trinité, pour nous permettre d’avancer, de prendre conscience : se former – écouter – agir. On a cru auparavant qu’on avait la science infuse en matière d’éthique et de compré- hension ecclésiale. Tout était écrit, tout était donné, il nous suffisait de suivre. Les Textes ? Regardez ce que le père Chalder n’a cessé d’affirmer : si tu veux être crédible dans ta foi, il faut te former. Je dirais aujourd’hui que la question n’est pas le texte en lui-même mais le contexte. Il y a donc bien triple travail : se for- mer, écouter, agir. Être ordonné, et coordonné vers le monde. Suivre l’exemple du pape François : aller aux périphéries, aller vers l’autre pour lui expliquer, pour cheminer avec lui, pour recevoir aussi de lui car l’homme même dans sa plus grande détresse nous montre des choses que nous ne voyons pas, que nous découvrons et qui nous enrichissent. Il nous faut irradier notre foi par la prière certes, mais aussi par notre agir chrétien. Je fais mienne cette parole qu’aime bien reprendre à son actif Frère Francklin Armand en Haïti : « agis dans ton lieu, pense avec le monde, a écrit Edouard Glissant. Comme chrétiens, nous y voilà ! » Et Dom Helder Camara de renchérir : « la Fraternité est œuvre de salut ». Nous sommes bien là au cœur de Justice et Paix, et de la lutte pour les Droits de l’Homme, ici chez nous et à travers le monde. Ne restons pas les bras croisés ! Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER

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5 L’A.C.E. CHEMIN D’ESPOIR POUR DEMAIN Marius Noël est un des respon- sables de l’Action Catholique des Enfants en Guadeloupe. Il fait le point pour nous aider à aller plus loin, et répond à nos questions. Tu es membre de l’A.C.E. depuis ton enfance, tu estimes que « cet idéal a construit ta vie jusqu’à aujourd’hui ». En quoi cela t’aide dans ta vie familiale ? Si je devais résumer ce que l’ACE m’a apporté, et dont je vois les bienfaits dans ma vie familiale, je m’arrêterais à 4 mots : humilité, écoute, service, et engagement. L’humilité, c’est reconnaître quand je me trompe et deman- der pardon à l’autre. C’est consi- dérer que je ne connais pas tout. Que j’aurai toujours quelque chose à apprendre de l’autre, et vice versa. En cela, je dirai que la vie familiale est un lieu de sanc- tification. Car ce n’est pas simple de se reconnaître vulnérable. Mais pour grandir, il faut savoir regarder ses faiblesses. Consi- dérer que l’autre me renvoie à moi-même, à mes défis, à mes limites. L’écoute, c’est l’attention que je porte à l’autre. Être atten- tif à ce qui lui apporte de la joie, ou lui cause du chagrin. C’est célébrer avec lui ses réussites. Être compatissant et réconfor- tant quand les choses sont un peu plus difficiles. L’écoute, c’est savoir être présent et disponible. Le service c’est se mettre à la disposition de la communauté familiale, apporter son concours, mettre la main à la pâte quand il le faut. Être prêt à servir, même quand cela vient me déranger dans mon petit confort. L’enga- gement enfin, c’est répondre aux responsabilités qui incombent à chacun dans la famille. C’est se rappeler, quand il le faut, la parole donnée. C’est aussi par exemple, accompagner les en- fants dans l’éducation à la foi chrétienne, en étant catéchiste, et dans la scolarité en s’enga- geant en tant que parent d’élève. Puisqu’on parle d’enfant, je dirai que ma vie d’enfant m’a profon- dément marqué. Ce n’est pas un hasard si je suis aujourd’hui à l’ACE. Cela m’a permis de mieux comprendre cette période de ma vie. Je ne serais pas le père que je suis aujourd’hui, si je ne vivais pas cet engagement dans ce mouvement d’enfants. Aussi, Isabelle, mon épouse, et nos enfants, Laureen, Damien et Jean-Christophe, m’enseignent également à être père. En quoi cela va t’engager davan- tage encore à la tête du mouve- ment ? En tant que Secrétaire Général, j’aurai à cœur d’aider le MIDADE à poursuivre pleinement sa mission d’Evangélisation auprès des enfants de tous les pays du monde, sans oublier l’Amérique Latine et les Caraïbes. Dans ce monde qui bouge, et qui depuis près de deux ans est touché par cette pandémie, qui fragilise PASTORALE D’ENSEMBLE davantage les enfants les plus vulnérables, il faudra trouver de nouvelles façons de procé- der. Trouver de nouveaux par- tenariats avec d’autres organisa- tions, qui partagent les mêmes convictions, tendant à défendre les plus faibles, et contribuer à l’avènement d’un monde plus juste. Plus conforme au plan d’amour de Dieu. Je resterai tou- jours enraciné à la réalité de la Guadeloupe dont je suis encore le coordonnateur, pour faire en- tendre la voix des enfants, sur- tout celle de ceux qui souffrent. A ce sujet, j’ai une pensée par- ticulière pour les enfants d’Haïti, qui en plus des difficultés multi- ples que connaît leur pays, sont confrontés au rapt et au kidnap- ping. Ce qui les empêche de vivre pleinement leur vie d’en- fant, d’aller à l’école, de jouer et de s’épanouir. Auparavant il y avait des groupes A.C.E. dans toutes les paroisses du diocèse, dit père Serge Plaucoste. Aujourd’hui seulement une quinzaine de pa- roisses continuent d’en assurer la vitalité. Malgré la crise sani- taire, ne devons-nous pas re- trouver l’enthousiasme et la foi pour nous engager davantage ? La période de pandémie que nous vivons nous renvoie à la fragilité de notre condition humaine. Nous réalisons que l’essentiel réside, non pas dans la richesse matérielle, la consom- mation à outrance, dans le repli sur soi, mais dans l’élan vers l’autre. Dans l’exhortation apos- tolique, « laudato si », le pape François nous invite à préserver la maison commune, le lien so- cial, l’environnement, pour avoir une vie meilleure pour tous. Il nous invite à nous reconnaître redevables envers Dieu, pour la création et la vie qu’Il nous donne. L’ACE est une formidable école de la vie, où les enfants

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6 font l’expérience, du vivre en- semble, de la solidarité, de l’en- traide, de la tolérance. Ils ap- prennent à côtoyer le Christ pour être ses apôtres auprès de leurs copains, de leurs familles. Nous faisons le douloureux constat que dès que les jeunes ont fait leur confirmation, ils s’éloignent de l’Eglise, alors que justement ils devraient s’en rapprocher. Si dans chaque paroisse du dio- cèse, voyait le jour un groupe ACE, les enfants feraient tous ces apprentissages qui les aide- raient à s’édifier, à être artisans de paix. A être à leur dimension d’enfants, des chrétiens engagés dès le plus jeune âge, et demain des adultes dans la société. Plu- sieurs paroisses ont manifesté le désir de lancer l’ACE chez elles. C’est signe d’espérance. Nous responsables de l’ACE, sommes prêts à répondre aux sollicita- tions, aux demandes, afin d’ac- compagner la création de nou- veaux groupes dans le diocèse. Un mot d’espoir pour conclure Ma nomination au poste de Se- crétaire Général du MIDADE, très humblement, est une chance pour l’ACE de Guade- loupe, et pour l’Eglise. Le pape Jean-Paul II, disait, « n’ayez pas peur ». L’ACE a traversé les an- nées, car des chrétiens et chré- tiennes se sont engagés, et ont passé le relais à d’autres. Nous qui sommes en responsabilité, gardons ce même désir de trans- mission. Le Mouvement ACE, est une œuvre de Dieu au service des enfants de Guadeloupe et du monde. Puisse l’Esprit Saint nous permettre de garder allu- mée cette lumière d’espérance, qui s’affaiblit, qui chancèle, mais qui jamais ne s’éteint. propos recueillis par J.-M. GAUTHIER PASTORALE D’ENSEMBLE TÉMOIGNAGES Lors de la rentrée pastorale du mouvement le 7 novembre à St Michel du Raizet, père Serge Plaucoste, aumônier, a rassemblé les témoignages, et a rappelé quelques points pour encoura- ger tout le monde à aller de l’avant : « l’ACE c’est d’abord les enfants en lien avec leurs parents. S’appuyer sur la famille c’est primordial. Par ailleurs, si c’est bien le mouvement des enfants, c’est important que les enfants témoignent directement : ils sont capables, ils ont des idées. Les pre- miers apôtres du Christ auprès des enfants ce sont les enfants eux-mêmes. Il y a une mission pour irradier autour de nous, c’est un vrai travail et nous accompagnateurs et accompagnatrices nous en sommes la cheville ouvrière. Il nous faut trouver aujourd’hui un moyen pour avoir des relais dans chaque commune, car les enfants sont l’Eglise en Gwadloup aujourd’hui ! On le sait les enfants prennent facilement l’habitude d’être ensemble, de faire quelque chose ensemble. C’est la péda- gogie si édifiante de l’ACE ; il ne faut jamais se décourager. Le père Joseph Cardijn, fondateur de l’action catholique, disait toujours : « n’y aurait-il qu’un seul jeune, réunis-le ! » L’enfant est marqué par une histoire, chacun de nous est relation. Cherchons des chemins pour en engager d’autres. Nous sommes en Synodalité : impulsons une dynamique nouvelle. Un nouveau vent souffle ! ------------------------------------------------- Déjà enfant je pratiquais l’A.C.E. qui a toujours été bien vivante à Marie-Galante, je puis en témoigner. Il y a dans les racines de ce mouvement tout pour structurer notre foi chrétienne, consolider les liens familiaux, et donner au fur et à mesure que l’on avance le sens de l’engagement et de la responsabilité. Même si dans le contexte actuel c’est plus difficile (crise sanitaire, problèmes économiques sérieux, sargasses, sollicitations incessantes des réseaux sociaux qui ont une influence sur les enfants et les jeunes…), il ne faut pas se décourager. Aujourd’hui avec Marie-Laure, mon épouse, nous tenons à accompagner nos enfants sur ce chemin qui nous a aidés nous-mêmes. Que ce soit dans mon travail à l’APAEI où on fait le maximum pour accompagner les jeunes, comme dans ma pa- roisse où je m’occupe de l’accompagnement des servants d’autel, et au sein de l’A.C.E. avec d’autres nous encadrons les enfants. Nous essayons ma femme et moi de continuer de porter humblement ce flambeau qui nous a toujours permis de tenir malgré les difficultés. Et la synodalité qui se fait jour à travers Fratelli Tutti, Patris cordé et Laudato’si doit permettre de retrouver du souffle pour ne pas céder à la désespérance au sein de nos familles et de nos communautés. A Marie-Galante on y croit ! Pascal POTONY, Capesterre-MG Renseignements A.C.E. : Marius Noël : 0690 60 26 02 marius.noel@orange.fr Jacques Hernandez : 06 90 59 63 91 Marie-Antoinette Galantine : 0690 91 13 17 / Père Serge Plaucoste : 0690 54 13 42 Le MIDADE (Mouvement Internatio- nal D’Apostolat Des Enfants) est un mouvement religieux catholique ré- pandu dans 70 pays sur toute la pla- nète. L’A.C.E. en fait partie. Il trouve sa source dans la défense des Droits des enfants à travers le monde. Le siège du MIDADE est à Montrouge en France. Sa présidente est une péruvienne Pa- tricia Rivera. Marius Noël est le coor- donnateur du MIDADE pour la Région Amérique du Nord/Antilles. Le 20 no- vembre était le 32 ème anniversaire de la Journée du Droit des Enfants. L’A.C.E. en Guadeloupe y a fait référence et a apporté son témoignage !

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7 ÉGLISE DIOCÉSAINE LANCEMENT DU SYNODE DU DOYENNÉ DES ILES DU NORD Le 16 octobre a été marqué par l’ouverture officielle du Synode 2023 dans le diocèse de la Gua- deloupe par Mgr David Macaire. Cet évènement s’est déroulé le sa- medi 23 octobre dans le doyenné des Iles du Nord que constituent les paroisses N.-D. de l’Assomption pour Saint Barthélémy, et Saint Martin de Tours pour Saint-Martin. En effet, père Lavaud Christophe, curé de Saint-Martin a accueil- li le père Kaze Eugène, secrétaire général de l’assemblée synodale pour le diocèse de la Guadeloupe ainsi que deux membres du secré- tariat, Maryvonne Faro et Michel Lollia. Une fois effectués l’accueil et l’ins- tallation des participants, le père Evariste Hitayazu, curé de St Barth, accompagné d’une délégation de neuf personnes, les représentants de Saint-Martin, nous sommes rassemblés autour des sœurs Emi- lienne et Christine (Salésiennes) pour un temps de prière fervent. Nous rendons grâce à Dieu en gardant dans nos esprits les pa- roles de notre Pape François, « la Prière est une communication avec Dieu le Père ». Ensuite, nous invoquons l’Esprit Saint afin qu’il nous éclaire durant toute cette période de réflexion, qu’il nous protège et guide nos pas vers « le chemin d’une Eglise Universelle Nouvelle ». Que son souffle nous enveloppe afin d’accomplir avec humilité et ferveur cette mission « d’ambassadeurs » que nous avons acceptée. Après une présen- tation en « Visio » de l’orientation de la démarche Synodale par Mgr David Macaire, le père Kaze pré- sente les détails des chantiers de la pastorale d’ensemble, tout en distribuant un petit guide, puis ex- plique avec les secrétaires, le rôle des ambassadeurs ainsi que le ca- lendrier diocésain. Echanges et dis- cussions continuent durant le petit temps de pause autour d’une col- lation revigorante. Puis nous nous rendons vers le grand parking où nous attendent d’autres sœurs et frères. En procession dans la joie, « Nous marchons ensemble, vers « l’église de Communion » pour la grande cérémonie concélébrée, qui débute par l’adoration du Saint Sacrement suivie de l’Eucharistie. « Nou se Legliz, Legliz se nou tout. De Saint-Martin à Saint Barthélé- my, marchons, marchons ». Un grand moment d’émotion, de joie et de prière durant la remise des badges à chaque ambassadeur avant l’envoi en mission. Et la bénédiction finale. « We are one in the spirit. We are one in the Lord. And we pray that all unity ; May one day be restored and they’ll know we are Christians by our love… » Que ce chemin de confiance et de foi continue d’ani- mer tous les chrétiens de St Barth et de St Martin ! Roger RAQUIL, Coordonateur

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8 LITURGIE KREYOL ANNOU AN VI ANNOU ! Nou sélébwé lanmès an lang natif natal annou mwa pasé pou nou té sa an lyannaj épi tout konminoté ka sélébwé fwa a yo an lang manman nou ; ki sé an péyi lasa, oben adan bannzil karayib-la oben ankò an péyi pi lwen. Dépi bon pé lanné, konminoté Senntérèz ka sélébwé fwa a-y an lang kréyòl toulé dègné dimanch a mwa é sa dépi 1976, poudavwa déotwa jenn té ni chans kontré an vi a yo on mouvman krétyen ki sé ‘’La J.O.C.’’ (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). An tan-lasa, nou té ka pwan tan lyanné vi annou adan tousa nou té ka viv épi Lévanjil-la é sé konsa pou bon enmé adan nou, kontré Jézikri. Nou dékouvè i té réyèlman la épi nou an vi annou. Mi sé konsa osi adann on pwèmyé tan nou jenn té ka viv on dòt jan Pawòl a Bondyé, nou vin bokanté épi dé granmoun a konminoté-la. Rivé on sitiyasyon toutmoun kriyé ‘’Èvènman a Lasoufriyè’’ nou té oblijé chapé kò annou lwen mon- tann-la, onlo adan nou vin jwenn épi lé konminoté Bémawo, Kadèt, Manten, Sentròz é osi konminoté Zabitan é Bouyant. La nou viv on èkspériyans kriyan : Jézikri an vi annou, sété on dòt réyalité : sété toujou menm mésaj-la mé, ka pwan ankont kilti-la ki vé di : I ka vwè nonm-la adan tousa i yé, kon i yé, èvè sa i yé. (incarnation Jésus venu vivre chez nous ‘’Hay chyen mé di dan ay blan’’ nou ka di an langaj annou ; sa an vé di sé : si jòdi nou pé bat lèstonmak an’nou, sé parapòt a labé-la té ka maché épi nou-la Pèw Yves Déat on nonm solid toujou ban nou fòs- la pou nou sa priyédyé, louwanjé sélébwè an lang natif natal annou é magré sa té fòsan pou-y i toujou fè éfo sélébwé épi nou. Nou té tini osi détwa labé mèt-a- mangnòk té ka ban nou on bèl pal kon : Lé Monpè Serge Plaucoste, Robert Blanchard, Chérubin Céleste, Gérard Colbac, Georges Ézélis, Morice Modetin épi yo, nou apwann Maké, li é palé kréyòl- la nou té tini osi ki toujou soutini travay-la kon : Lé Monpè André Dénécy, Albert Chalder, Albert Sambou, Gérard Foucan, Bonel Saint Fleur, Anson Daciné. Té ni on tan, moun té ka vin lanmès kréyòl kon fafouya é té tini ki paté dakò ditou menm é té ka voyé pyé. Mé konyéla nou pé pa di sa ankò. Moun ka vin lanmès kréyòl aktyèlman, ka vin pou viv on tan pou priyédyé , pou di fwa a yo pou sa an konmignon èvè toutmoun. Èvè sé lézòt konminoté-la nou té ka kontré toultan pou bokanté é fè ansòt maré zanma a Lévanjil-la an vi annou. Tousa fè sòti an kyè a bonenpé adan nou richès-la Lèsprisen té mèt an kyè annou, safè, nou kréyé chanté, pou Léka- risti é konpozé mizik pou rédé kré- tyen viv fwa a yo ankò pli fò. Dé adan nou pwan tan mofwazé tèks fwansé an kréyòl é tousa parapòt a fòwmasyon nou trapé annivo a Légliz-la menm. Travay-lasa koumansé anmitan a mouvman krétyen kon : M.R.J.C. (Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne) J.O.C (Jeunesse Ou- vrière Chrétienne) M.J.C (Mouve- ment de la Jeunesse Chrétienne) ki té ka viv anfwans é osi J.E.C (Jeunesse Etudiante chrétienne). Travay-lasa pwan on bèl balan èvè Mgr Oualli ki apwé on gran sanblé ki té fèt pasi koté Manten, té voyé lé konminoté an misyon adan tout dyosèz-la pou té anonsé Jézikri tout koté la moun ka viv. Sété osi on avangou a lé T.K.L. An menm balan-la lé Ti konminoté-dè-baz vwè jou ki té ni pou misyon travay asi kréyòl-la an Légliz-la pou sélé- bwé lanmès ; é sété misyon annou èspésyalman pou réjyon Bastè. Fo sav sa nou viv adan tusa pèwmèt konminoté-la grandi ki tousèl oben an krèy. Chakmoun fòsé pou té rivé la nou rivé la. An palé dè Mgr Oualli ki bay pwèmyé balan-la mé, fo pa nou obliyé Mgr Cabo ki dépi la J.O.C. té ja ka fè on travay an sans-la- sa é kontigné fè-y lèwvwè i divini Monsengnè. An té vlé osi di démo kat pawòl pou lémoun ki travay épi nou pou fè vansé travay kiltirèl-la. Yo té onpil té ka pwan on matiné oben onjouné pou té sa réfléchi épi nou. On gran mèsi pou yo é nou ka mandé Bondyé véyé si yo é noumenm nou ka voyé si yo bennédisyon a Bondyé. Dèni TOUSEN, animatè an konminoté Senntérèz

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9 VIVRE AVEC LES GUADELOUPÉENS ! Père Guy Serge Franck Olivier DIANT est originaire de la Côte d’Ivoire. Il est d’une fratrie de 23 frères et sœurs, même père. Douze années se sont écou- lées depuis son ordination presbytérale. Il a été ordonné prêtre en 2009, à Montmartre à Paris, au sein de la Commu- nauté du Chemin Neuf. Il est depuis membre du foyer et le prêtre accompagnateur de la Communauté du Chemin Neuf de Duzer, Sainte-Rose. La genèse de ta vocation ? J’ai milité d’abord à la Jeunesse Étudiante Chrétienne (JEC) sans être baptisé. J’ai participé à un week-end de formation et d’en- seignement du Renouveau charis- matique à l’invitation d’un ami. Ma conversion s’est concrétisée vrai- ment au sein du Renouveau. J’ai été baptisé à l’âge de 24 ans. Dans ma famille il y avait des catho- liques, des oncles et leurs épouses. J’aimais les choses de l’Église, dis-ponible aux tâches paroissiales, la fréquentation de la Parole de Dieu ont fait naître ma vocation. Pourquoi la prêtrise ? Le désir de dire qu’on peut être jeune et libre pour se donner tota- lement pour le développement de l’Afrique. L’Évangélisation passe par un changement des mentalités. Ce développement ne sera pas uniquement l’acquisition de bien matériel. Les dirigeants, ceux qui détiennent le pouvoir, doivent bien gérer le bien commun. Ma formation s’est faite à l’Insti- tut de théologie de l’Abbaye des Dombes et l’université catholique de Lyon. Quels ministères as-tu exercés avant de venir en Guadeloupe ? Après l’ordination j’ai été envoyé comme missionnaire au Tchad auprès des jeunes de 14 à 30 ans, dans le cadre de la famille du Chemin Neuf. Puis, 2 ans en Bel- gique comme responsable de la ÉGLISE DIOCÉSAINE pastorale des 14-17 ans et res- ponsable de la maison commu- nautaire. Puis, 1 an au Burundi au- près des 14-18 ans et vicaire de la paroisse confiée à la communauté. Puis, 2 ans en Côte d’Ivoire, chez moi, comme aumônier de la Fra- ternité Cana et responsable d’une maison collège-internat du pre- mier cycle.Et maintenant en Gua- deloupe. Pour quelles missions ? Ma mission est toujours en direc- tion des jeunes de 14-18 ans, en lien avec la Paroisse de Sainte- Rose de Lima. Cette « mission jeunes » c’est d’abord les amener à devenir responsables plus tard, à prendre la relève dans l’Église et dans la société. C’est aussi un éveil aux vocations. Je suis le seul prêtre de la Com- munauté. J’ai la responsabilité de célébrer les messes, donner des enseignements lorsque je suis sol- licité. Je me rends disponible pour la mission, vivre avec les Guade- loupéens et ensemble cheminer avec le Christ. J’apporterai ma contribution en participant à toutes les rencontres, en étant à l’écoute afin de com- prendre les réalités d’ici. Tes premières impressions de la Guadeloupe ? J’ai été bien accueilli par la com- munauté et par l’Église qui est à Sainte-Rose. Le lancement du sy- node avec les autres prêtres m’a donné le sentiment d’entrer dans une Église-famille. Les églises sont pleines, avec beaucoup de personnes et de belles chorales. L’Église est vivante. Propos recueillis par Père Silvère NUMA

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10 PAS DE PRÊTRE SANS COMMUNAUTÉ Le couple Francelise et Adélaïde Prospa, 53 ans de mariage, 4 en- fants, 5 petits-enfants ,1 arrière- petit-enfant, est responsable de la Communauté du Chemin Neuf de Duzer et ses missions. La responsabilité de Francelise et d’Adélaïde est de promouvoir la communauté du Chemin Neuf dans le diocèse et former une communauté de fraternité de vie et de quartier à Duzer. La commu- nauté est composée actuellement de 2 couples mariés et 1 prêtre. Le foyer d’étudiants de Pointe-à-Pitre est animé par 2 célibataires qui ont prononcé des vœux. Les membres du Chemin Neuf ne portent pas d’habit spécial, mais privilégient la couleur beige qui symbolise l’enracinement dans la terre et le blanc qui signifie l’inspi- ration vers le ciel. La vie communautaire est rythmée par des temps de prières et l’en- tretien de la maison. Les missions de la communauté s’orientent essentiellement vers l’évangélisation NOS ACTIVITÉS s ,AFRATERNITÏ#ANAPOURLESCOUPLES s ,A MISSION DU FOYER DÏTUDIANTS DE Pointe-à-Pitre. s !SSEMBLÏEDEPRIÒRELEMARDIÌH 30 à la salle paroissiale de Duzer. s 6ISITES DES FAMILLES DU QUARTIER !LLER vers ceux qui sont loin de l’Église et qui se sentent exclus. Aller les cher- cher sur le seuil. s ,ACCUEILDECELUIQUIFRAPPEÌLAPORTE pour l’écouter. s ,ES SESSIONS ET RETRAITES POUR LES couples et les familles. s ,ES COURS !LPHA OUVERTS Ì TOUT LE monde, début janvier. s 7ELCOME AU NIVEAU DES PAROISSES en projet. s ,E.ETFOR'OD UNEPÏDAGOGIEDOU- verture sur le monde. s ,ESWEEK ENDPOURLES ANS s ,ESRETRAITES*%2)#(/ UNESEMAINE pour les 18-30 ans pour former des fraternités de jeunes. L’objectif est de former ces jeunes au sein de frater- nités à se prendre en charge, à se responsabiliser. ÉGLISE DIOCÉSAINE LES SŒURS SALÉSIENNES À PIED D’ŒUVRE Nous sommes une petite communauté de Sœurs Salésiennes installées à Saint-Martin depuis trois ans maintenant. Passé le temps de l’apprivoisement et de l’inculturation sur place pour comprendre les gens, leurs attentes, leurs besoins et la particularité de cette île du nord, nous voici à la veille de projets afin de rendre service là où Dieu nous a envoyées en mission… En attendant de pouvoir réaliser nos projets, nous nous sommes engagées sur la pa- roisse dans la coordination de la catéchèse et de la pastorale des jeunes et des enfants, la formation des catéchistes, l’accompagnement des chorales spécifiquement celle de la communauté hispanique, de la communauté haïtienne et la chorale des jeunes et des enfants que nous avons mise sur pied. Pas d’école catholique sur l’île. Selon l’expression de nombreuses familles, une école catholique est une nécessité urgente à Saint Martin (où il y a plus de 75000 habitants). Cela m’a touché dernièrement voyant la déception d’une jeune mère de famille à peine arrivée sur l’île qui désirait une école catholique pour assurer l’éducation de ses enfants et qui n’en trouvait pas. Pour réaliser le projet, l’un des points de départ est d’avoir un local pour débuter, ce qu’on ne trouve pas aisément à Saint Martin. Nous aimerions bien démarrer en septembre 2022, cependant il nous faut les conditions de base. Nous poursuivons nos recherches. Et cette année synodale nous permet de prier, de réfléchir et d’œuvrer en communauté et en diocèse à la réalisation de ce projet. Avec la grâce de Dieu nous espérons pouvoir y arriver. L’Espérance est notre mission première. Don Bosco, à travers le système préventif, éduquait les jeunes en vue de devenir de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens. A travers l’éducation, il évangélisait en donnant une place de choix à la pastorale catéché- tique. La congrégation salésienne continue sur la même ligne en atteignant des milliers de jeunes à travers le monde, convaincue que l’éducation est la porte d’entrée de la vie. Nous éduquons en évangélisant, nous évangélisons en éduquant. Nous aimerions offrir aux jeunes d’ici une éducation catholique à la salésienne, ce que nous essayons de faire déjà avec les jeunes que nous côtoyons dans notre mission à la paroisse. Sœur Emilienne des familles et des jeunes. L’ou- verture sur le quartier pour une écoute et sur la paroisse pour des activités proposées aux jeunes, est souci réel. Francelise de conclure : « Notre vie donnée au Christ nous en- gage dans beaucoup plus d’amour et de vérité, la joie de servir ».

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11 BELLE RÉCOLLECTION AVEC LE PRADO ! Ce dimanche 31 octobre, toute la famille du Prado s’est rassemblée en l’église de Cadet Sainte-Rose pour sa retraite de rentrée. Le confinement strict avait empêché que ce temps fort de ressource- ment annuel tant apprécié, puisse se dérouler plut tôt. En cette veille de Toussaint, c’est une soixantaine de laïcs venus de tout le diocèse qui s’est retrouvée à la suite du père Chevrier, tout en respectant les règles sanitaires. Le thème de la rencontre était : « se conver- tir à l’exemple du Bienheureux Père Chevrier, et accueillir les plus pauvres ». Après l’accueil fraternel du matin, et un temps de prière à l’Esprit-Saint pour « se mettre devant la conversion d’Antoine Chevrier », père André Dénécy introduisait la journée par un en-seignement d’une heure bien balisé sur « la vie du père Chevrier et la conversion » qui a jalonné toute son existence. « Mes chers enfants, il faut devenir des saints, aujourd’hui, plus que jamais ». Cette parole du père Chevrier la veille de sa mort, en ce temps de Toussaint a résonné dans le cœur de tous les participants à cette ré- collection. Père Dénécy de nous inciter à l’engagement, aux choix que nous devons faire véritable- ment tout au long de notre vie. L’après-midi, père Serge Plaucoste s’est appuyé sur les quatre orienta- tions proposées par Jean-Paul II, à la suite de la béatification qu’il était venu présider à Lyon, le pape en effet avait édité une lettre/décret « l’Eglise dit à la famille du Prado ce qu’elle attend d’elle ». Ce texte très riche a pu être partagé, père Serge nous aidant à nous l’approprier. La célébration eucharistique concluait notre journée dans une grande fer- veur et une amitié vraie… chaque groupe témoignant de son enga- gement, et de son désir « d’amé- liorer le vivre ensemble en Gua- deloupe ». Les quatre prêtres du Prado : pères André, Albert, Serge, et Paul-Antoine témoignaient de leur engagement concret (comme le père Daniel Romulus, lui aussi pradosien de chez nous, qui œuvre en Haïti. Il était bien présent à nos prières). Ils étaient entourés du père Antoine Bourguignon curé de la paroisse et de deux diacres permanents amis. Konnèt Jézikri, sé tout ! J.-M. GAUTHIER TÉMOIGNAGES « J’ai beaucoup aimé cette rencontre. C’est la première fois que je venais. Je retiens ce que nous a dit le père Déné- cy dans son homélie. Quand Antoine Chevrier a envoyé les quatre premiers séminaristes terminer leurs études à Rome, il tenait à ce qu’ils gardent au cœur cet attachement à la pauvreté, et par exemple ils n’avaient qu’une montre pour quatre ! Edifiant ! Com- ment on ferait aujourd’hui si on nous envoyait pareillement terminer nos études ou faire un stage professionnel par groupe et qu’on n’avait droit qu’à un téléphone portable pour quatre ! Ce serait à peine croyable et appli- cable… et pourtant ! » Sylvain BOISDUR (jeune de Trois-Rivières) « Ces rencontres savent allier convivia- lité, prière et échange dans le concret ; c’est pour ça que j’aime y venir. C’est pour moi un vrai réconfort, comme nos rencontres régulières Ti Fanmi Lenkanasyon encouragées par Frère Francklin Armand. J’ai beau être retrai- té je continue de cultiver mes bouts de champs pour subvenir aux besoins des miens. Et Dieu que ce n’est pas facile tous les jours. Mais à la suite d’avoir vécu cette journée avec les enseigne- ments qui ont été partagés je me sens plus prêt à répondre au questionnaire du Synode. » Juney COPHY (Gourbeyre) ST MARTIN DE PORRES MIS À L’HONNEUR À BAIE-MAHAULT Le 3 novembre, la chapelle de la Retraite fête son Saint Patron. La nouvelle statue comman- dée il y a plus de deux ans par l’ancien curé, père Lucien Joseph, a été installée et bénie à cette occasion par le curé actuel de Baie-Mahault, père Denis Cossi Avimadjenon. Cette bé- nédiction marque une étape importante dans la rénovation de cette chapelle qui a vu de vrais réaménagements réalisés. Le père Denis, accompagné du père Jacques (prêtre Maronite) et du Diacre Franz Dessout, a présenté Martin de Porrès à la communauté lors de l’homélie de cette célébration. « Né le 9 décembre 1579 à Lima (Pérou) fils d’un noble espagnol et d’une femme noire descendante d’esclaves. Sa pureté des mœurs, sa modestie, son humilité, sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie. A 15 ans il rentre dans le tiers-ordre des Dominicains et est chargé de l’infirmerie et effectuera les tâches les plus difficiles. Il balaie le cloître constamment (d’où sa statue représentée avec un balai). En ces temps où nous souffrons de cette pandémie, tournons-nous vers lui ; implorons son intercession pour tous ceux qui sont malades. Il meurt à 62 ans le 3 novembre 1639. Le pape Jean XXIII qui l’a canonisé en 1962 la surnommé « Martin de la Charité ». Que cette charité nous rende tous solidaires les uns des autres. Merci à sœur Elise (Dominicaine) venue rendre grâce à St Martin de Porrès. Nous por- tons aussi au cœur de cette Eucharistie notre administrateur apostolique Mgr David Macaire qui est aussi dominicain. Laetitia PENAVA ÉGLISE DIOCÉSAINE

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12 L’AVENT UNE DÉMARCHE D’ESPÉRANCE ! Ce temps fort nous fait tourner notre regard vers Jésus qui doit venir. Chaque année, ce temps nous est donné pour renouveler notre foi et renforcer notre espé- rance en Jésus-Christ. Espérer, c’est vivre constamment sous la mouvance de l’Esprit dans l’attente de la venue de notre Seigneur Jé- sus-Christ. Cette venue, nous dit le Seigneur, est imprévisible ; conti- nuellement nous sommes invités à préparer nos cœurs afin de rece- voir la nouveauté que Dieu nous apporte. C’est chaque jour que le Seigneur vient en nous pour trans- former complètement notre vie ; nous accueillons sa présence dans la Parole, dans les Sacrements, et dans le moindre geste d’amour et de miséricorde envers nos frères. Réellement, le temps de l’Avent, est un temps favorable pour nous remettre en question, et qui nous aide à découvrir, ce que nous espérons ; mystérieusement nous commençons à le vivre dans le présent. Donc, chaque instant de notre vie est un cadeau précieux dont il faut profiter de manière po- sitive. L’instant présent nous fournit des moyens efficaces d’entrer en relation avec Dieu. Personne ne maîtrise son lende- main, « l’homme fait des projets, mais c’est Dieu qui a toujours le dernier mot. » (Pr 16, 1). C’est maintenant que chacun doit pré- parer la venue du Seigneur dans une véritable attitude de prière et de vigilance. En ce sens, le père Louis-Marie Parent, fondateur de l’Institut Voluntas Dei, à travers ses écrits, insiste sur l’importance de vivre pleinement le moment pré- sent, pour lui, « la vie chrétienne est un véritable Avent », un temps de grâce qu’il faut accueillir avec joie pour préparer l’avènement de notre Seigneur dans notre vie. Vivre le moment présent ne signifie pas rompre totalement avec notre histoire, et ce n’est pas non plus ignorer l’avenir. Cela signifie, se laisser imprégner par la présence du Dieu d’amour, sans s’inquiéter trop pour notre futur, ni se laisser intimider par notre passé parfois sombre. Pour mieux accueillir Jé- sus qui vient, le temps de l’Avent nous entraîne sans cesse dans une démarche de conversion per- sonnelle et de réconciliation. Car, l’expérience du pardon nous pro- cure la paix et la joie intérieure et ravive en nous le désir de suivre Jésus dans un esprit de charité et de fraternité. Que le Seigneur continue de soutenir notre Foi et nourrisse notre Espérance afin que nous soyons prêts à l’accueillir en nos cœurs. Père Patrix DESEIDE, curé de Pointe-Noire ÉGLISE DIOCÉSAINE LES EQUIPES NOTRE-DAME EN MARCHE VERS NOËL ! Le récit de Linsey et Emmanuel retrace la lutte que ce couple exemplaire a menée, et sa persévérance dans l’Équipe Baie-Mahault 4 où il rencontre le Christ à travers la découverte de la beauté et la complexité qu’est le sacrement du mariage. Com- posée actuellement de 4 couples, notre jeune équipe a vu le jour en 2015. Emmanuel et Linsey : 34 ans tous les deux, mariés en 2014, nous avons un fils de quatre ans. Nous avons découvert les Équipes Notre-Dame un an après notre mariage. Nous y avons trouvé : soutien, écoute, enrichissement mutuel. Au sein des END, nous nous appuyons sur les textes bibliques, les écrits du père Caffarel (fondateur des END). Ceux-ci nous ont permis d’entrer toujours plus dans la compréhension et la vie de ce grand et complexe sacrement qu’est la mariage. Nous y avons découvert les points concrets d’efforts qui sont : Écoute de la Parole, Oraison, Prière conjugale et familiale, De- voir de s’assoir (DSA), Règle de vie, et Retraite annuelle. Ceux-ci ont été de précieuses clés. Au début ce sont surtout la prière en couple et le DSA qui nous permettaient de désamorcer des conflits, aujourd’hui nous sommes à fond sur les retraites (au départ monsieur ne voulait pas entendre parler de retraite). La vie à deux n’est pas évidente, avec les enfants encore moins, nous rendons grâce Dieu de nous avoir permis de rencontrer le Équipes Notre-Dame. Nous avons pensé partir à plusieurs re- prises, finalement nous y sommes toujours. Aujourd’hui, nous voyons le chemin parcouru, nous sommes heureux de constater tout ce que le Seigneur a fait. Nous savons que nous avons besoin de Lui pour tenir et être un couple joyeux. Nous savons l’importance de ne pas rester seul, de faire partie d’un groupe, d’une communauté chrétienne pour se laisser transformer par l’Amour. Amélie et Joseph NAGAU

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13 VOICI LE TEMPS DE SE METTRE EN ROUTE VERS NOËL ! Quatre semaines vont rythmer notre temps de l’attente, quatre semaines pour nous préparer à cet événe- ment joyeux : NOËL ! Déjà partout autour de nous, des signes annoncent la préparation de l’événement : guirlandes lumineuses dans les magasins, vitrines et magasins éclairés, catalogues de jouets distribués, publicités tapageuses, musique joyeuse des cantiques de Noël ! Cherchons un peu plus loin… Cherchons une autre lumière … Celle qui entre dans la maison de ton cœur quand tu ouvres grand tes yeux et tes oreilles intérieurs, Celle que tu reçois comme un cadeau de Dieu dans ta vie et que tu donnes à ton tour aux autres, Celle qui éclaire toute ta vie et toute l’humanité, Cette belle lumière qui porte un nom : c’est JESUS-CHRIST, LUMIERE DU MONDE. Dans ce deuxième numéro de « Pou ti moun », tu découvriras plusieurs propositions à vivre en équipe de caté, en classe ou en famille. Pendant ce temps de l’Avent, nous sommes invités à prendre la route de Noël. Ce jour-là, en célébrant la naissance de Jésus dans la crèche, nous fêterons la venue de Dieu en notre humanité. Sachons découvrir qu’il naît aujourd’hui dans nos vies, qu’il est notre compagnon de marche si nous le lui demandons et souhaitons l’accueillir. Il est L’Emmanuel « Dieu avec nous » toujours présent à nos côtés : c’est Noël chaque jour ! Gisèle ACOMAT, déléguée pour la Catéchèse VVVOOO IC Editorial Année liturgique C Vive l’année liturgique C ! Dans la société, l’année civile commence le 1 er janvier et se termine le 31 décembre. A l’école, l’année scolaire va de la fin du mois d’août jusqu’à début juillet. Dans notre Eglise, l’an- née liturgique commence le premier dimanche de l’Avent et se termine à la fin du mois de novembre de l’année suivante. Cette année, le premier dimanche de l’Avent, c’est le 28 novembre 2021. Elle s’achèvera avec le dimanche du Christ Roi (dimanche 20 novembre 2022). Le calendrier liturgique suit un cycle de trois ans, année A, année B, et année C. Ensemble, les trois années nous permettent de parcourir la Bible de l’An- cien Testament au Nouveau Testament. (Genèse à l’Apocalypse). Durant l’année liturgique, les chrétiens du monde entier revivent et célèbrent l’histoire du salut et de la vie de Jésus-Christ, en communion avec les saints et les anges du ciel. 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun

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14 Elle commence avec l’attente de Noël, puis Noël, la nais- sance de Jésus, l’Epiphanie, lorsque les mages recon- naissent en Jésus une grande lumière, le Baptême de Jésus, sa vie, la Semaine Sainte, Pâques, puis l’Ascension, la Pentecôte et l’Assomp-tion, au cœur des vacances scolaires. Les deux plus grandes fêtes dans l’année litur- gique sont Noël et Pâques. Chaque grande fête est pré- cédée d’un temps d’attente. Pendant ce temps d’attente, L’année liturgique est calquée sur la vie de Jésus 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun on se prépare à accueillir, on se laisse transformer, on se tourne vers Dieu et vers nos frères… Par exemple, le temps de Noël est précédé du temps de l’Avent qui commence cette année le dimanche 28 novembre ; et le temps de Pâques est précédé du temps du Carême qui débute le Mercredi des Cendres. Observe bien l’image et tu comprendras le déroule- ment de l’année, avec ses temps bien marqués ! s,ETEMPSDEL!VENTAVECSES quatre dimanches. s,E TEMPS DE .OÑL QUI commence à Noël et qui se termine avec le baptême de Jésus. s,ETEMPSORDINAIRE s,E TEMPS DU CARÐME QUI commence le mercredi des cendres et qui se termine la veille de Pâques. s,E TEMPS DE 0ÊQUES OU temps pascal qui commence avec la fête de Pâques et qui se termine à la Pentecôte. s,E TEMPS ORDINAIRE QUI SE termine avec la fête du Christ- Roi, en novembre.

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15 LA PRIÈRE DES ENFANTS Il n’est pas toujours facile de prier ! Si tu crées ta prière à Dieu le Père, à Jésus… autour de cinq mots simples : « Bonjour », « Merci », « Pardon », « S’il te plaît » et « Je t’aime », tu réussiras ! Tu peux parler à Dieu n’importe quand et n’importe où : le matin, en commençant la journée, sur le chemin de l’école, en te promenant, en jouant, et parfois même en travaillant, quand tu es au calme chez toi, ou le soir avant de t’endormir. Choisis une prière qui te convient … Tu la murmures à Dieu dans le secret de ton cœur. Dieu t’écoute quand tu lui parles, même si parfois tu as l’impression qu’Il fait la sourde oreille. Il te répond par la paix qu’Il te donne, par sa Parole qui t’éclaire, par l’amour qui t’habite. Temps de l’Avent Voici le temps d’être en Avent… Veux-tu être, un semeur et un chercheur de lumière ? Semeur Seigneur, tu peux venir ! Au fil des jours, j’inventerai pour tous des chemins de lumière ! Si la méchanceté ou la moquerie rampent dans la classe, je sèmerai des graines de bonté. Si le mensonge et la tricherie rôdent dans l’équipe de foot j’éparpillerai des éclairs de vérité. Si la haine et les coups grondent dans la cour de récréation je distribuerai des bouquets d’amitié. Si des disputes et des jalousies éclatent en famille Je ferai régner des moments d’entente. Si la tristesse et la solitude Stagnent dans le cœur des amis je ferai surgir des flammes d’espérance. Seigneur, tu peux venir ! Au fil des jours j’inventerai pour tous des chemins de lumière. Chaque jour de la semaine, inscris dans une borne, un geste de lumière pour avancer jusqu’à Noël . Noël pour la Terre, 2006, Edition du Si gne

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16 Bientôt Noël ! 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun Tu peux avec l’aide de papa ou de maman, visionner la plus belle des histoires de Noël, celle de la naissance de Jésus. Une histoire de la naissance de Jésus dessinée et racontée https://www.youtube.com/watch?v=ljkjJP0hoxc&t=1s Enfant de la Crèche, merci d’être venu présenter le Sourire de Dieu à tous les habitants de la terre ! Enfant Jésus, merci d’être venu offrir la Joie de Dieu à tous les malheureux de notre terre. Enfant Christ, merci d’être venu distribuer l’Amour de Dieu à tous les pauvres de notre terre. Enfant Dieu, merci d’être venu montrer le Visage de Dieu à tous ceux qui sont en attente sur notre terre. Enfant Emmanuel, merci de rester sur notre terre. Enfant Dieu avec-nous, merci d’être la Tendresse de Dieu avec nous et avec tous, pour toujours sur notre terre ! Ainsi soit-il. Réa lisa tion d’une é qui pe de CM2 de la paroisse Saint-Françoi s

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17 En ce 4 novembre, fête de Notre- Dame de Guadeloupe d’Estré- madure, patronne du diocèse, la cathédrale de Basse-Terre a vécu un grand moment de foi et de ferveur (adoration eucharistique, alternant temps de silence et cha- pelets…) qui s’est terminé par la messe solennelle présidée par père Edouard Silène, vicaire géné- ral, et concélébrée par père Gé- rard Foucan curé de Basse-Terre, père Anson Daciné, vicaire, et père Jacques Hivon, chancelier du dio- cèse. La messe était magnifiquement animée par la chorale de la ca- thédrale dirigée par Gérard Vienet, tandis que les grandes orgues étaient tenues magistralement par Jean-Michel Lesdel. Notons aus- si une grande participation des jeunes notamment les servants d’autel dans une harmonie impec- cable. Tout cela favorisant la com- munion de tous les fidèles. Après l’Evangile des Noces de Cana, père Edouard Silène a su dans son ho- mélie vivante et proche de tous, nous entraîner dans une réflexion profonde sur Maire, Notre-Dame de Guadeloupe “mère de l’Ecoute”. « Nous vivons un moment impor- tant d’Eglise à la suite du pape François pour une Eglise Synodale : communion, participation, mis- sion »… il nous est demandé de réfléchir le plus largement pos- sible sur les structures de l’Eglise et mener une réflexion de fond. Le pape François nous invite à rencontrer, écouter, discerner. Ap- puyons-nous aujourd’hui en ce jour de fête sur Marie mère de l’Ecoute. Le pape François nous dit « lorsque nous écoutons avec le cœur, l’autre peut s’ouvrir”. Nous devons invoquer Marie pour nous aider dans cette démarche. Nous devons nous mettre à son école. A Cana comme au pied de la croix : Marie a écouté, a conseillé puis s’est engagée. » Avec un souci pédagogique père Silène a décliné toutes les attitudes d’Ecoute qu’il convient de travailler pour que nous puissions progresser person- nellement et en Eglise « écouter est bouleversant, on dit que l’apostolat chrétien résout tout, oui mais cela dérange, il faut écouter Dieu, prier, ouvrir nos oreilles à son message en nous imprégnant d’un vrai si- lence qui est celui de l’écoute au- thentique de Dieu… le silence n’est pas le vide, c’est tout le contraire… il faut nous donner du temps, par- ler à Dieu sans bavardage inutile, et l’écouter surtout. Osons parler à Dieu et lui poser franchement nos questions. Marie modèle de l’Ecoute, demandons-lui de nous accompagner dans ce monde qui est blessé et souffrant. La pastorale de l’Ecoute, cela s’apprend. » et de conclure dans cette invitation pleine d’espérance en ces temps difficiles pleins de questions « selon ce que l’Esprit-Saint nous dit : ajustons nos oreilles à la Paroles de Dieu, à l’écoute de l’autre, à l’écoute de l’Eglise. Marie femme de l’écoute, comme dit le pape François, ouvre nos oreilles. Notre-Dame du Mont Carmel et de Guadeloue priez pour nous ». Jean-Marie GAUTHIER NOTRE-DAME VIERGE DE LUMIÈRE… ENFANTS DES ÎLES NOUS VENONS À TOI ! ÉGLISE DIOCÉSAINE J’AI ÉTÉ APPELÉ ! Matis, tu es un collégien engagé dans la communauté de Capesterre Belle-Eau Cela fait 4 ans que je suis servant d’autel. Au début je n’accrochais pas trop, mais grâce à un ami qui a persé- véré plus que moi, au fur et à mesure j’ai accroché et puis au fil du temps j’ai commencé à aimer : être ser- vant d’autel fait partie de ma vie maintenant mais ce n’est pas ma seule fonction. Je suis également lecteur. Matis, tu es l’un des plus jeunes ambassadeurs du synode romain ? Le père Kaze m’a demandé pour faire partie de cette mission, comme il l’avait fait auparavant pour que je sois servant d’autel. J’ai accepté car j’ai trouvé le projet intéressant car comme il est dit on doit marcher ensemble et aussi pour accumuler de l’expérience spirituelle et au niveau des échanges avec les adultes. Quelle est ta mission d’ambassadeur ? Mon rôle ici est d’inviter, d’accompagner les jeunes à ce « marcher ensemble » car ils ne sont plus investis dans l’Église comme l’ont été, à l’époque, leurs parents. Propos recueillis par père Silvère NUMA

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18 ÉGLISE DIOCÉSAINE JOIE DE L’ÉVANGILE POUR LES ANTILLAIS ET GUYANAIS DE L’HEXAGONE Après deux rendez-vous an- nuels successifs annulés pour cause de covid-19, la commu- nauté des antillais et guyanais de l’hexagone s’est retrouvée le 11 novembre dernier, à l’église de Saint-Sulpice à Paris, pour son traditionnel temps fort. Magnifique. Voilà résumé en un mot ces retrouvailles de la com- munauté Antillaise et Guyanaise de Paris, de l’île de France et plus largement de l’hexagone, le 11 no- vembre dernier, à l’Eglise Saint-Sul- pice dans la capitale. Et cette joie de se retrouver était visible sur tous les visages, fussent-ils masqués. En maître de cérémonie, Mgr Jean- Yves Riocreux, l’évêque émérite du diocèse de Guadeloupe, dé- sormais en charge de l’aumônerie nationale Antilles-Guyane, à Paris. Plusieurs centaines de nos compa- triotes, environ 1200 plus précisé- ment avaient fait le déplacement pour l’occasion dans cette église bien connue, car étant la plus grande de la capitale. Des guade- loupéens, martiniquais et guyanais venus de Paris, des alentours, mais aussi de province. Le bel enseignement de Mgr Macaire Avant cette belle célébration, Mgr David Macaire, archevêque de Mar- tinique et administrateur aposto- lique du diocèse de Guadeloupe a donné un enseignement d’une grande qualité sur la joie de l’évan- gile. « Ce qui compte, c’est la com- munauté. C’est un filon que nous n’avons pas assez exploité. Avoir la capacité de se dire, les uns les autres, que nous sommes indivi- duellement importants aux yeux de la communauté » a-t-il indiqué à l’évocation du regard de Dieu sur la communauté. « Cette joie de l’Evan- gile, c’est aussi celle d’être accueilli personnellement. Car nous avons besoin de cette affection, le monde en a besoin » a-t-il ajouté. Réapprendre à accueillir dans nos communautés « Avons-nous aussi, le style de Dieu ? » s’est interrogé Mgr David Macaire, en référence à cette réflexion du Pape François. Ce style qui trouve tout son sens dans la proximité, la solidarité et la ten- dresse. Un autre filon que nous devons exploiter davantage, selon l’archevêque de Martinique. Mgr Macaire insista enfin sur l’accueil dans nos églises et communautés, de ceux qui se sentent exclus, jugés. « Est-ce normal ? C’est précisément parce que je suis pêcheur que je dois venir à l’Eglise. La messe ce n’est pas un hôtel 4 étoiles pour les saints, c’est un hôpital pour les pauvres pêcheurs ! C’est ça l’Eglise. On doit se réjouir de chaque pas, chaque petit progrès de nos frères et sœurs qui n’ont pas le sentiment d’être les bienvenus. D’où l’impor- tance de cet accueil dans nos com- munautés » a-t-il conclu. Le témoignage vivant de nos compatriotes de l’hexagone Invité à prendre part à ce beau ras- semblement dédié à la commu- nauté antillaise et guyanaise, Mgr Dominique Blanchet, évêque de Créteil et vice-président de la CEF s’est dit très impressionné par la force du témoignage de nos com- patriotes de la région parisienne. « Il y a cette joie, ce souci de porter l’Evangile. Cet art de vivre alliant patience, tendresse et solidarité » s’est-il enthousiasmé. « L’Evangile se transmet par ce que nous faisons, par notre vie, par les actes que nous posons. Prendre soin les uns des autres, comme le font les frères et sœurs de nos communautés, originaires des An- tilles et de la Guyane, quelle belle manière d’annoncer l’Evangile » a dit en substance Mgr Blanchet. Rappelons qu’il revenait pour la première fois à Mgr Jean-Yves Riocreux de coordonner ce tradi- tionnel grand rassemblement an- nuel du 11 novembre consacré à nos compatriotes de l’hexagone. Thierry FUNDERE

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19 À LOURDES, LES ÉVÊQUES DE FRANCE À GENOUX Samedi 6 Novembre. Depuis plu- sieurs jours, dans un climat grave, les cent évêques de France réflé- chissent à la question douloureuse des abus sexuels et de la pédophi- lie, à la suite du rapport de la Com- mission Sauvé. Ils reconnaissent la « responsabilité institutionnelle » dans les violences sexuelles com- mises par des prêtres ou des reli- gieux. Après le dévoilement d’une bouleversante photo d’un enfant avec une larme, les évêques tra- versent en silence le Gave et ar- rivent sur l’esplanade de la ba- silique du Rosaire. Caméras et photographes enregistrent et dif- fusent l’évènement. S’élève alors la voix de Mgr Moulins-Beaufort dans cette prière : « O Dieu, par- donne-nous de n’avoir pas com- pris que le pouvoir que tu nous donnes demande une exemplarité sans faille. Pardonne-nous d’avoir pris ta miséricorde pour une tolé- rance devant le mal. » Plusieurs victimes sont présentes, elles qui sont devenues des témoins et ont permis de prendre conscience de l’ampleur du drame. Ce moment attendu par beaucoup a ainsi eu lieu. Il montre ainsi la détermi- nation de l’Eglise de France en réponse au rapport de la CIASE, y compris dans sa dimension financière. Mais il a fallu du temps pour en arriver là. D’abord, depuis cinq ans, la découverte. Puis la réflexion. Et, en cette année, le temps du mûrissement, puis de la progressive communion réalisée par l’Esprit-Saint entre les évêques. Que d’échanges depuis le 2 no- vembre, de rencontres, de suppli- cation dans la prière chaque jour dans l’auditorium, dans la grotte de Massabielle et dans la basilique, lieu de nos Eucharisties. Comme l’a dit justement Mgr Macaire : « Nous ne sommes pas au pied du mur, nous sommes au pied de la croix ». Et le symbole était là : avec cette croix rouge devant laquelle nous nous sommes mis à genoux. Désormais évêque-émérite, mais présent pleinement à cette as- semblée, je puis témoigner de l’intensité de cette rencontre. De- puis 2003, j’ai participé à des di- zaines d’assemblées d’évêques à Lourdes. C’est toujours un beau moment de retrouvailles avec les SPIRITUALITÉ dossiers abordés, les échanges fra- ternels dans le climat spirituel de ce lieu unique de Lourdes. Tous ceux venus pour cette semaine sont re- partis différents, marqués par l’ex- périence vécue. Oui, « nous avons vécu une heure de vérité comme jamais entre nous et avec des laïcs », a reconnu l’archevêque de Reims. En ajoutant : « Notre plan d’action n’est pas clérical, mais sy- nodal, avec les prêtres, mais aussi avec les laïcs ». Et, en concluant, Mgr de Moulins-Beaufort avertit : « Les laïcs ne toléreront pas que nous nous endormions sur le che- min des réformes. » (Interview dans le Figaro du 9 novembre). De fait, ce fut une assemblée sin- gulière aussi par le sujet principal, mais aussi par la participation de centaines de laïcs venus de tous les diocèses. Des pauvres, ain- si que des laïcs engagés dans la réflexion sur l’écologie intégrale. « Clameur des pauvres et Clameur de la Terre », à partir de l’encycli- que Laudato si. Cette assemblée a permis ainsi de nombreuses rencontres, no- tamment lors des repas. Moments fraternels montrant que nous sommes vraiment un peuple de Dieu animé par l’Esprit, recher- chant tous ensemble la volonté de Dieu pour notre Eglise en ces temps difficiles. Jamais, on a autant parlé de la rencontre annuelle des évêques à Lourdes ! La couverture média- tique (télévisions, radios, presse) était impressionnante. Cela révélait ainsi le souci de vérité dans l’Eglise et son désir de réparer ce qui a été souillé. + Jean-Yves RIOCREUX

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20 QUI EST-IL CE DIEU QUI NOUS APPELLE ? Tel était le thème de la matinée du samedi 23 octobre, animée par le Service des Vocations sous la responsabilité du Père Gérard Foucan, entouré de Thérèse Théo- phile, Marie-Claude Simonet et Gérard Gace… Neuf femmes de plus de 25 ans, célibataires sans enfant, ont suivi cette session, dont la plupart pour la première fois. Le service des vocations organise des sessions plusieurs fois dans l’an- née pour aider, à différents âges, à discerner une vocation religieuse ou non. Le groupe de ce matin était en pleine interrogation : à quoi le Seigneur m’attend vraiment ? Après un temps d’échange sur nos attentes, engagements, désirs pro- fonds, Mgr Macaire nous a rejoints pour nous faire un enseignement sur « Qui est ce Dieu qui appelle » ? et pourquoi nous appelle-t-il ? Il est Fils : au jeune homme riche qui lui demande sur la route ce qu’il doit faire pour avoir la vie éter- nelle (Mc 10, 17-22), Jésus l’ap- pelle à suivre les commandements (ce qu’il fait depuis sa naissance) et à tout quitter pour le suivre. Mais le jeune homme ayant de grands biens s’en alla tout penaud ! Pour avoir la vie éternelle il ne suffit pas d’avoir une vie parfaite (suivre les commandements) et de connaître le Christ (lire les Evangiles sans les appliquer). Lucifer connaît le Christ, mais il a refusé de renoncer à lui- même. Il a dit non à Dieu. Pour avoir la vie éternelle il faut d’abord dire oui à Dieu, aimer et imiter le Christ, s’aider de l’Esprit Saint pour demeurer sur la route loin de la cri- tique et l’amertume. Ensuite les va- leurs morales et commandements ont du sens dans nos vies. Le fils c’est le regard du Christ sur moi qui me propose la vie éternelle et me propose un choix. A nous de lui dire oui, de le choisir pleinement, de lui faire confiance et s’attendre à tout ! Il est Esprit : L’Esprit Saint appelle mais il faut accepter une certaine sècheresse pour que l’Esprit se manifeste (la virginité de Marie lors de l’Annonciation ou la stéri- lité d’Elisabeth). Pour que l’Esprit Saint se manifeste il faut accepter d’abdiquer sa volonté, sa chasteté, son intelligence, son savoir… En t’abandonnant à sa Volonté, l’Esprit Saint t’enrichit. L’appel de L’Esprit te consacre à Dieu, puis il envoie en mission. VOCATION Il est Père : Passage d’Elie qui demande à une veuve de lui faire une galette avec le petit reste de farine et d’huile, alors qu’elle le réservait pour elle et son enfant avant de mourir (1 Roi 17, 10-16). Il lui dit de ne pas avoir peur que le Seigneur pourvoira : la farine et l’huile ne s’épuiseront pas. Elle fit le choix de le servir… et il advint ce qu’Elie prédit, et ils eurent à manger toute leur vie. Le Père est créateur, il nous a créés et nous re- crée constamment. Le Père nous appelle à nous recréer chaque jour et à ne pas dire « on a toujours fait comme ça donc on ne change pas ». Ce vieillissement en nous est le péché ! La jeunesse c’est se renouveler en permanence avec l’Esprit Saint car le Père nous a faits ainsi ! Donc, Dieu vient, le Fils passe sur notre route en s’incar- nant, l’Esprit Saint intervient dans ma vie. A chaque fois nous avons une réponse à faire. Pour recevoir l’appel et répondre il faut être en état de grâce et prier le Père dans le secret. L’oraison, la prière silen- cieuse étant la meilleure façon. « Si je n’y suis (en état de grâce) que Dieu m’y mette. Si j’y suis, qu’il m’y garde » Ste Jeanne d’Arc. Nous sommes tous appelés à la sainteté et à imiter le Christ dans deux états de vie possibles : le ma- riage ou le célibat ! Mgr Macaire propose d’écrire une lettre à Dieu où pour un an on offre notre cé- libat et on se donne à Dieu. Une retraite de discernement et un accompagnateur spirituel sont né- cessaires. Ainsi, cela ne ferme pas au mariage et si cela devient envi- sageable, l’année nous permet de réfléchir. Sinon nous renouvelons chaque année cette consécration avec Dieu directement, avec re- traite et accompagnateur. Merci à l’investissement du SDV et de Mgr Macaire pour cette riche matinée. Laetitia PENAVA

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21 La première Commission Régio- nale du Patrimoine et de l’architec- ture a été installée en novembre dernier sous la présidence du Maire de Basse-Terre et a adopté à l’unanimité deux propositions de protection de deux sites embléma- tiques de Basse-Terre. La chapelle Ste Thérèse de Bas- du-Bourg s’est vue octroyer le label « Architecture contemporaine re- marquable ». Ce label créé en 2016 est attribué aux immeubles, ensembles architecturaux, aux ou- vrages d’art et aux aménagements qui ne sont pas classés ou inscrits au titre des monuments historiques, parmi les réalisations de moins de 100 ans d’âge, dont la conception présente un intérêt architectural ou technique suffisant. La chapelle Sainte-Thérèse a été réalisée sur les plans élaborés en 1964 par l’archi- tecte parisien Pierre Isnard, et ou- verte au culte par le Père Notheisen en 1969. Sa toiture en dent de scie, visible depuis la mer, marque son identité. La deuxième proposition à l’ordre du jour était l’inscription au titre des Monuments Historiques de la tour du Sacré-Cœur de Basse-Terre, si- tuée entre la Cathédrale et l’Évêché. PATRIMOINE LA PATRIMOINE BASSE-TERRIEN RAYONNE ! L’ORGANISTE Rôle de l’organiste liturgique Le chant et la musique dans la messe occupent une fonction ministérielle. L’orgue, lui, joue un rôle très important qui se distingue en deux rôles principaux : L’accompagnement du chant de l’assemblée de Dieu ; Soliste (exécutant des interludes et des pièces à des moments précis de la liturgie). Dans ce deuxième rôle il commente aussi la Parole de Dieu et ce, toujours dans le sens de la liturgie. L’orgue aide et doit créer un véritable climat de louange, de prière et de mé- ditation. Il est l’élément qui conduit l’atmosphère de la célébration, l’organiste doit être capable d’improviser, postluder, jouer avec ses connaissances harmoniques et bibliques. Il est à l’écoute aussi bien : de l’animateur que de l’assemblée, de la chorale que du célébrant et de tous les rites de la célébration. Dans tous les cas, un bon organiste a le devoir de créer le lien entre le cultuel et le culturel. Même s’il n’a pas une grande maîtrise de l’accompagnement, il doit s’efforcer à donner le meilleur de lui en faisant toujours au mieux pour que l’assemblée et les animateurs soient bien accompagnés et ainsi donner à la célé- bration, qu’elle soit une messe ordinaire ou festive toute sa dimension spirituelle. Discernement Pour autant, Il doit toujours avoir du discernement, lorsqu’il accompagne tant sur le plan de la registration, de la mélodie, du rythme créant ainsi le lien entre solistes, chorale et l’assemblée. En clair, il doit vraiment participer au mystère Pascal en mettant en exergue ses connaissances de la liturgie et de la musique d’orgue. Ce rôle d’organiste s’apparente vraiment à un ministère de l’Eglise. L’organiste est présent à toutes les messes dominicales et anticipées mais surtout dans les moments forts du calendrier liturgique : Noël, Pâques, Pentecôte etc… Dans certaines églises ayant des instruments intéressants, il a le privilège de pouvoir exécuter des œuvres du grand répertoire d’orgue adapté aux temps liturgiques allant de la musique de la renaissance jusqu’à la musique contemporaine de nos jours en passant par l’immense répertoire baroque (G.F Haendel, J.S Bach). L’organiste d’une paroisse est un véritable acteur dans la messe qui doit savoir commenter la Parole de Dieu, conduire à la mé- ditation et au silence, et aussi louer Dieu. Nous parlerons de la registration lors du prochain article. Jean-Michel LESDEL, organiste titulaire de la cathédrale de Basse-Terre Erigé grâce aux dons des fidèles sur l’initiative de l’évêque Pierre Genoud en 1919 en dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, cet ouvrage en béton décoré d’ornementations et de ferronneries, novateur pour l’époque, rend également hom- mage aux soldats guadeloupéens tombés au front pendant la pre- mière guerre mondiale. Il s’agit du premier monument aux morts de l’archipel, avant que la loi du 25 octobre 1919 n’impose aux com- munes la tenue d’un « Mémorial de la grande Guerre », livre d’or fourni par l’Etat qui recensait les noms des soldats morts pour la France, et qui se traduisait par la construction de monuments dans les communes. Aurore Mondain, archiviste diocésaine ArcArcArcArcArcArcArcArcArcArcArcArcArcArcAArcArcArcArcAArcrcrhivhivhivhivhivhivhivhivhivhivhivhihivhiviviihiivvivviheses es eseseseseseses es es eses es eseseeses essesseesssseeeeesesesesseeeeesesssseeeeseeediodiodiodiodiodiodiodiodiodiodioddiodiodiodioddiodiodiodididdiddiddddiodiddidididdddidioddiddiddididdiididiiiiddddiodoocéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéscéséécéscécésccccccccaiaiainainaiaiainainainainainainaiainainainnainaiainaainaaiainaainaainneseseeseseseseseseeesesseseeeessee

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22 HORAIRES DES MESSES DE FIN D’ANNÉE DO YENNE DE BA SSE-TERRE CATHEDRALE 24/12 : Veillée 19h / Messe : 20h 25/12 : 9h 31/12 : 6h et 18h3 0 01/01 : 9h CARME L 24/12 : Vei llée 19 h / Messe : 20 h 25/12 : 9 h30 28/12 : 9 h 31/12 : 18 h30 01/0 1 : 9 h30 STE THERES E 24/12 : Veillée 19h / Messe : 20h 25/12 : 9h01/0 1 : 9h BAILLI F NC GO URBEYR E 24/12 : 19 h 25/12 : 8 h 27/12 : 8 h 28/12 : 8 h 31/12 : 8 h/19 h 01/01 : 8 h SAINT- CLAUD E NC DOYENNE DE TROIS-RIVI èRES TROIS-RIVIERE S NC CAPE STERRE-BELLE-EA U 24/12 : 18h 25/12 : 7h 26/12 : 6h et 9 h 28/12 : 8h3 0 31/12 : 6h30 01/01 : 7h VIEUX-F ORT24 /12 : 19 h 25/12 : 8 h 27/12 : 8 h 28/12 : 8 h 31/12 : 19 h 01/01 : 8 h LES SAINTE S NC D OYENNE DE P OINTE-A-PITRE ST-PIERRE ET ST-PAU L 24/12 : 19 h 25/12 : 8 h 28/12 : 6 h25 et 9 h 31/12 : 6 h25 et 18 h 01/01 : 7 h et 9 h SACRE- CŒU R NC RAIZE T 24/12 : 1 9h25/12 : 6h30/9h30/18h26/12 : 6h30/9h30/17h45 28/12 : 6h30 et 9h30 31/12: 1 9h01/0 1: 6h30 et 9h MA SSABIELL E 24/12 : 19h 25/12 : 7h26/12 : 6h et 8h3031/12 : 18h3 0 01/0 1: 7h LE S ABYME S 24/12 : 19h (brg et Chazeau) 25/12 : 6h30 et 9h30 (bg) / 7h30 (Pte d’or) 28/12: 9h30 31/12 : 18h01/0 1 : 8h (brg et Pte d’or) BAIE-MAHA ULT NC BAIMBRI GE24/12 : 6h30/19h 25/12 : 9h/18h 26/12 : 6h30/9 h 28/12 : 6h30/9h 31/12 : 18h01/0 1 : 9h/18h D OYENNE DE P OINTE-N OIRE P OINTE-N OIRE24 /12 :18 h 25/12 : 8 h 28/12 : 9 h 31/12 : 18 h 01/01 : 8 h VIEUX-HABITANT S NC BOUILLANT E NC DOYENNE DE SAINTE-ROSE DESHAIES NC SAINTE-ROSE24/12 : 19h (Brg, Morne Rouge et Duzer)25/1 2 : 9h28/12 : 9h31/12 : 1 8h 01/0 1 : 8h (Brg, Morne Rouge et Duzer) DOYENNE DE PETIT-BOURG PETIT-BOUR G 24/12 : 20 h 25/12 : 7 h et 9 h3028 /12 : 9 h 31/12 : 20 h 01/01 : 7 h et 9 h30 PRISE D’EAU24/1 2 : 19h25/1 2 : 9h26/12 : 9 h 28/1 2 : 9h30 31/12 : 18h3 0 01/0 1 : 8h3 0 LAM ENTIN 24/12 : 18 h 25/12 : 8 h 26/12: 7 h (brg) /9 h (Grosse-Montagne)28 /12 : 9 h 31/12 : 18 h 01/01 : 7 h(brg)/9 h30 (Gr.-Montagne) CADET NC DOYENNE DE SAINTE-ANNE SAINTE-ANNE24 /12 : 18h (Douville/Gd-Fd) / 20h (brg ) 25/12 : 7h30 (Ste Bernad.) / 8h (Douville)/10h et 18h (brg)31 /12 : 7h/7h30 (Ste Bernad. ) GOSIER24 /12 : 16h (enfants et jeunes)/ 20h (bg et Mare-Gaillard)25 /12 : 8h (bg)/ 9h30 (Gd-Bois ) 28/12 : 6 h/9h 31/12 : 20 h 01/01 : 8 h SAINT- FRAN ÇOIS24 /12 : 1 7h25 /12 : 7h(bg) / 9h30 (Pombiray ) 28/12 : 9h31 /12 : 1 7h01 /01 : 7h(bg) / 9h30 (Pombiray) DESIRADE NC LE MOULE24 /12 : 18 h (Fatima) / 18 h30 ( bourg et Fatima)25 /12 : 8 h et 18 h3026 /12 : 6 h 15 et 10 h (bourg) / 8 h (Fatima et Néron)

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23 ENSEMBLE ACTEURS DE NOTRE EGLISE, DONNONS LE DENIER ! Le denier est la contribution des catholiques à la vie de leur Eglise. Comme vous le savez, l’Eglise catholique ne bénéficie d’aucune aide, ni subvention de l’Etat ou du Vatican. Elle ne vit que des dons des fidèles. Le Denier n’est pas un don comme un autre, il tra- duit notre sentiment d’appartenance ou de fidélité envers l’Eglise pour que, ceux qui ont en charge d’annoncer l’Evangile et de La faire vivre, aient une juste rémunération. C’est le Denier qui nous permet d’assurer le traitement des prêtres qui nous accom- pagnent tout au long de notre vie. Tous, nous voulons voir grandir notre Eglise, qu’Elle puisse remplir ses missions. Pour cela, il lui faut des ressources. Malgré la crise sanitaire, la mission de l’Eglise se poursuit. Nous avons dû nous adapter pour répondre aux attentes et besoins des fidèles. Des prêtres, des diacres, des laïcs vous accompagnent. Nous sollicitons votre générosité pour faire grandir votre Eglise. Nous remercions ceux qui ont déjà répondu à cet appel en donnant au denier ! Mme Carole CHOMET, Econome du diocèse Aidon s n ot re Eglise e n ve rsa nt le de nie r ! “Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement ” 2Corinthiens 9.7 E Le le ne d L d e d j pagn ent tout a u To us no us vou lons voirgran dirno treEg lise qu ’Ellep DOYENNE DE MORNE-A-L’EAU MORNE-A-L’EAU 24/12 : 18h (brg)/18h30 (Blanchet)/17h (Vx-Bourg) 25/12 : 6h30 et 10h30 (bg)/6h30 (Blanchet)/ 8h30 (Vx-Bourg) 01/01 : 6h30 (Brg et Blanchet)/ 8h30 (Vx-Bourg) PETIT-CANAL NC LES MANGLES NC PORT-LOUIS NC ANSE-BERTRAND 24/12 : 19h 25/12 : 8h (Campêche/bg) 26/12 : 8h (Massioux et brg) 28/12 : 9h 31/12 : 20h 01/01 : 7h30 (Campêche)/ 9h30 (brg) DOYENNE DE MARIE-GALANTE GRAND-BOURG 24/12 : 18h 25/12 : 8h (brg) /10h (St-Marc) 26/12 : 8h (brg)/10h (St-Marc) 28/12 : 9h 31/12 : 18h 01/01: 8h(bg)/10h (St-Marc) ST LOUIS DE M.-G. NC CAPESTERRE DE M.-G. 24/12 : 19h 25/12 : 9h 26/12 : 8h 31/12 : 17h30 01/01 : 9h DOYENNE DES ILES DU NORD SAINT-BARTHELEMY 24/12 : 19h (Lorient) 25/12 : 9h (Gustavia) 26/12 : 7h (Colombier) / 8h30 (Lorient) 31/12 : 17h30 (Lorient) 01/01 : 9h (Lorient) SAINT-MARTIN 24/12 : 21h (Marigot) 25/12 : 7h (Orléans) / 9h (Grand-Case) / 11h (Marigot) 31/12 : 19h (Marigot)

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24 PAROLES ENTENDUES Ainsi que le pape François nous l’a rappelé dans son message pour la 5 ème Journée Mondiale des Pauvres. Par ailleurs, il nous a été donné de relire récemment, le ré- cit de la fameuse veuve de Sarepta dans le premier livre des Rois. Cette pauvre veuve avait partagé le peu de nourriture qui lui restait avec le prophète Elie ; comme cette autre également dont parle l’Evangile du même jour, laquelle avait déposé deux petites pièces de monnaie dans le Trésor du temple. « Elle avait mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Or, je lisais récemment dans « Le journal la croix » une autre histoire, proche de celle que j’ai eu moi- même l’occasion de vivre, il n’y a pas longtemps. Un jour j’observe une pauvre femme, à genoux, à la porte de l’Eglise en train de fouiller déses- pérément dans son sac. Que cher- chez vous ainsi lui ai-je demandé ? Je ne retrouve pas, dit-elle, mon argent que j’ai déposé dans mon sac. Et d’ajouter aussitôt après : « je suis malheureuse ; j’ai mon fils qui est malade, je suis venue prier pour qu’il ne meure pas ! Je ne sais pas prier, je ne sais pas ce qu’il faut dire au Bon Dieu, je ne sais pas comment faire, je veux qu’il protège mon fils ! » Je l’ai relevée. Et remise sur ses jambes elle me manifestait son désir d’al- ler tout particulièrement au bruloir des cierges, parce qu’elle était ve- nue pour y allumer un cierge. Je l’accompagne donc, et lui montre comment faire, parce que je ne voulais pas le faire à sa place. Je voulais tout simplement que cela reste son geste. Puis à haute voix, elle décline les noms de tous ses enfants. Je fus très ému devant l’in- quiétude, et « les gémissements » de cette femme. Après avoir par- tagé encore avec moi ses peines et ses inquiétudes, elle est repar- tie réconfortée au terme d’une courte prière que nous avons faite ensemble. Une histoire banale me direz-vous, et qui arrive sans LES PAUVRES, VOUS EN AUREZ TOUJOURS AVEC VOUS ! (MC14,7) COLLECTE EN FAVEUR D’HAÏTI En solidarité avec Haïti, suite au séisme de magnitude 7,2 du 14 Août 2021 qui a frappé ce pays-ami, une collecte de fonds a été lancée au niveau des communautés chrétiennes du diocèse de Guadeloupe. Pour gérer les fonds recueillis, un comité de coordination a été créé. Il est compo- sé de l’économe diocésain, Mme Carole Chomet, du délégué épiscopal, père Edouard Silène, de deux prêtres origi- naires d’Haïti, père Thierry StClair, curé du Raizet et directeur diocésain de l’Ensei- gnement Catholique et Père Jonas Saint Paul, curé de Massabielle et Supérieur des Spiritains. Mgr David Macaire a nom- mé le Père Thierry StClair, coordinateur de ce comité de gestion. Dans un souci de transparence, nous ve- nons vous exposer, chers paroissiens et fi- dèles du diocèse de Guadeloupe, le bilan de cette collecte et les projets qui ont été retenus pour le moment. Nous profitons de cette occasion pour saluer la solidarité et le sens de l’Eglise des paroissiennes et paroissiens de Gua- deloupe et des familles des écoles catho-liques. Au-delà de ce soutien matériel, vos prières, vos marques d’affection envers Haïti ont été d’un secours inestimable. Le comité de gestion BILAN DE LA COLLECTE s -ONTANT DE LA COLLECTE DANS NOTRE DIO- cèse : paroisses + écoles catholiques + mouvements Total : 51529,37 € s (UIT PAROISSES ONT ÏTÏ SÏLECTIONNÏES EN Haïti pour être accompagnées : s 4ROIS DU DIOCÒSE DE *ÏRÏMIE  0RÏVILÏ Latibolière, Cathédrale de Jérémie s1UATREDUDIOCÒSEDES#AYES&ONFRÒDE Saut Mathurine, Marceline, Mizerne s5NEDUDIOCÒSEDES.IPPES"ARADÒRES Les diocèses, on s’en doute bien, ont des besoins encore plus importants… on verra comment continuer de les accompagner. Vous serez tenus informés des travaux qui grâce à vous auront pu être menés à bien. doute à de nombreux chrétiens. En réalité je reste encore très tou- ché par cette étrange rencontre, comme cela aussi m’est arrivé plus d’une fois, au hasard, avec des personnes que je ne connaissais pas. Lorsque j’ai revu cette pauvre femme quelques jours après, elle m’a dit comment elle a été parti- culièrement heureuse d’avoir ren- contré quelqu’un avec qui elle a pu partager sa souffrance et porter sa prière à Dieu. C’est l’occasion peut-être de dire que j’ai continué à prier pour cette mère affligée que le Providence avait mise sur mon chemin. J’ai foi en notre mission de prière au cœur de l’Eglise ! Cette mission nous concerne tous. Je crois aussi que le souci des parents pour leurs enfants constitue un poids d’amour inégalable auprès de Dieu et à la force de leur prière. Un jour quelqu’un me disait : « quand j’étais jeune enfant et au collège, mes parents, mes enseignants et mes éducateurs m’avaient telle- ment fait prier et invité à toujours prier, que j’ai senti d’en avoir fait pour toute ma vie. Je ne prie plus ! » Et pourtant ! On ne peut pas vivre sans respirer. La prière est la respi- ration de notre âme. Père Yves GILLOT

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25 HORIZONTALEMENT 1 - Transformation d’un liquide en gaz. 2 - Décédée par choc électrique. 3 - Drastiquement. 4 - Choix. Négation. Contribution. 5 - Institut du monde arabe. Chat. 6 - Enlevée à l’envers. Dans. Ancien ministre de LREM. 7 - Joindre. Plaisanta. 8 - Difficulté. Brevet d’Etat (inversé). 9 - Prescription assistée par ordinateur. Dans le calendrier. 10 - Associa. Symbole chimique. Ile. VERTICALEMENT 1 - Fort en Haïti où le général Rochambeau capitula devant l’armée des anciens esclaves. 2 - Alerte. Arbre. 3 - Domaine des enfants. 4 - Société. En lien avec le vin. 5 - Route transcontinentale. Groupement de pays. 6 - Persan. Note. 7 - Grande fête liturgique. 8 - Balle de service gagnante. Dieu égyptien. 9 - Parfois bénigne. Rigoles à l’envers. 10 - Groupe spécialisé dans le conseil. Bœuf sauvage. 11 - Science qui a pour objet l’étude des vins. 12 - Qui peut être balayé. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 84 M OTS CROISÉS N O 83 ( SOLUTION ) Fête de la Chapelle Notre Dame de la Délivrance Grand-Bois Ce dimanche 14 novembre, la Paroisse Saint-Louis du Gosier a célébré avec éclat la fête de la Chapelle de Grand-Bois dédiée à Notre Dame de la Délivrance. Ce jour dominical a permis à toute la communauté paroissiale de se rassembler. A cet effet, trois grands moments importants ont marqué la fête de cette Chapelle : Le Triduum. Du 10 au 12 novembre, la communauté a vécu un moment intense de préparation spirituelle. Temps de prière marqué par la méditation du chapelet, l’adoration du Saint Sacrement et l’Eucharistie. Les Pères Isadan et Emery ont donné des enseignements très nourrissants. La Messe solennelle. a été présidée par le Père Edouard Silène, vicaire général et concélébrée par les pères Isadan et Emery avec une très forte participation des membres des trois communautés paroissiales : Bourg, Grand-Bois et Mare-Gaillard ainsi que les pèlerins venus des autres paroisses du diocèse. Au début de son homélie, le vicaire général exprimait sa joie de présider l’Eucharistie, pour la première fois, dans cette Chapelle de Grand-Bois. Le Partage fraternel. Après la messe, un partage a été organisé pour tous les fidèles venus rendre grâce à Dieu et honorer la Vierge Marie, Notre Dame de la Délivrance, Patronne de la Chapelle. Nou sé légliz, légliz sé nou tout… Marchons ensemble. Les chrétiens de la communauté de Grand-Bois

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26 PÈRE ALAIN MAYAMA EST LE NOUVEAU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DES SPIRITAINS Le Chapitre Général des Spiritains, réuni en Tanzanie, a élu le 18 octobre 2021, comme nou- veau Supérieur Général, le père Alain Mayama, membre de la province du Congo Brazzaville et actuel Assistant Général, à Rome. Le père Alain Mayama est né au Congo Brazzaville en 1971. Il fit profession religieuse per- pétuelle en 1999, et fut ordonné prêtre en 2000. Il commença sa vie missionnaire au Cameroun comme formateur. Ayant étudié aux Etats-Unis, il fut responsable de l’aumônerie de l’hôpital de Port Huron, à Détroit, de 2007 à 2008. Il poursuivit ensuite sa mission de formateur à Libreville, au Gabon, de 2008 à 2010. Cette même année il revint au Congo Brazzaville comme Supérieur provincial. Lors du Chapitre Général qui s’est tenu également à Bagamoyo en 2012, il fut élu Assistant Général, poste qu’il occupa à Rome jusqu’à maintenant. Il était providentiel que l’élection eût lieu en ce 18 octobre, jour où l’Eglise célèbre la fête de saint Luc, l’évangéliste de la miséricorde ; les premiers mots de la Règle de Vie des Spiritains sont les siens (Lc 4, 18-19). Accueilli par l’assemblée capitulaire, le P. Alain Mayama aura pour mission d’animer les plus de 2500 missionnaires spiritains travaillant dans plus de soixante pays sur les cinq continents. Il devra également accueillir et animer les milliers de laïcs qui partagent la spiritualité et la mission spiritaine. C’est le premier spiritain africain à être élu Supérieur Général. OFFICIEL RETRAITE Janvier 2022 : Retraite du Presbytérium prêchée par le père Gérard Tietcheu, du foyer de charité de Martinique. ELECTION de M. Marius NOËL, Secrétaire général du MIDADE (Mouvement International D’Apostolat Des Enfants) FORMATION POUR LES APS ET LES CATÉCHISTES La reprise est prévue le 12 Janvier 2022. Vous pouvez encore vous inscrire par mail : ddec.guadeloupe@wanadoo.fr ou par tél : 0690672283. EN AVANT LA MUSIQUE ET LE CHANT ! L’Academie Musica Guadeloupe, créée cette année, regroupe 2 axes : l’Institut Guadeloupéen d’Art Choral et Go Music ! Elle est composé de 2 chorales avec des objectifs différents : Le Chœur de l’Immaculée de Versailles, à Basse-Terre, rassemble des amateurs de chant choral autour d’un repertoire riche et varié. Il n’est pas nécessaire de connaitre la musique ou d’avoir une experience de choriste. C’est la joie de se retrouver et de travailler sur un programme, ainsi que de progresser et de se produire qui determine cet ensemble vocal. Les répétitions se deroulent les lundis à 18h30 au Pensionnat de Versailles. Le Chœur Musica, quant à lui, est un chœur en cours de création, qui répètera les vendredis soirs autour de Trois-Rivières/ Capesterre. Son objectif est orienté sur un travail exigent et plus approfondi du chant choral. Go Music ! Est un studio d’enseignement du violon qui propose des cours de violons. CONTACT : Frédéric Ollevier 0690 90 07 28 Le Secours Catholique prie et agit Tous, nous avons sur nos lèvres l’encyclique du pape François Fratelli tutti, « Tous frères ». Un texte qui nous appelle à être capables de réagir pour un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots (chapitre 6) » (Mgr Gusching, accompagnateur du Secours Catholique - Caritas). Ces paroles ont été magnifiquement expliquées et illustrées par les dynamiques équipes de Basse-Terre sous la houlette de père Gérard Foucan au cours de la messe à la cathédrale. « Le Secours Catholique prie et agit, rejoignons-le ! »

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27 CALENDRIER de Mgr MACAIRE 2 au 4 décembre Visite pastorale du nonce apostolique Jeudi 9 décembre sH BÏNÏDICTIONDE,A#HAPELLE de saint-Robert à Baillif Vendredi 10 décembre sH MESSEA"OUILLANTE sH MESSEÌ!NSE "ERTRAND Vendredi 17 décembre sH -ESSEÌ'OURBEYRE Nominations Promulguées par Mgr David Macaire, administrateur apostolique. Sont nommés à partir du 1 er octobre 2021 Père Kaze EUGENE, responsable diocésain de la Pastorale des Jeunes Jean-Marie et Viviane LAPOUSSIN, responsables diocésains de la Pastorale Familiale Père Rémy SIOURAY, responsable adjoint du Service Diocésain des Vocations Père Régis KPLE, aumônier de l’Association Jésus-Sauveur Père Frantz DIANT, membre de l’équipe du Chemin Neuf OFFICIEL VISITE DU NONCE APOSTOLIQUE EN GUADELOUPE Son Excellence Monseigneur Fortunatus Nwachukwu, Nonce Apostolique pour les pays de la Caraïbe, sera en Guadeloupe du 2 décembre au soir au 5 décembre au matin. Il sera accueilli par Mgr David Macaire, archevêque de Martinique, et administrateur apostolique de Guadeloupe. Il vient à la ren- contre des prêtres, religieux, religieuses et diacres, ainsi que des chrétiens de notre diocèse et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous les pèlerins se souviennent de son ardente homélie lors de la messe de clôture de la neu- vaine à Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre en juillet 2017 : « Sœurs et Frères, ne l’oublions pas, même si les temps sont incertains et que les épreuves sont difficiles, nous cheminons dans la confiance avec Marie qui nous montre Jésus notre seul guide et Pasteur. La Trinité de Dieu : Père, Fils et Esprit-Saint, est notre seul rempart ! » IN MEMORIAM A DIEU, SŒUR GENEVIÈVE (1930-2021) S œur Franciane, provinciale des Sœurs Dominicaines d’Albi, a le regret de vous annoncer le décès de Sœur Geneviève (Mathilde Hélène Delannay) à l’âge de 91 ans. La messe de ses funérailles a eu lieu le 24 novembre au Couvent des Dominicaines de Trois-Rivières. Elle est passée en faisant le bien ! Toujours discrète et attentive partout où elle a servi son Seigneur et ses sœurs et frères, notam- ment à Capesterre-Belle-Eau où son dévouement a marqué tant de personnes.

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