1021 - Lancement du Synode !

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3 € N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr LÉGLIZ POU TIMOUN ! Encart à détacher et à remettre à votre enfant pages 13 à 16 Lancement du Synode ! Pages 4-5 JUBILÉ CONFÉRENCE ST VINCENT DE PAUL pages 7-8 NOUVEAU MISSEL ROMAIN page 9 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun NOUVEAU

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2 Editorial père Silvère Numa .............2 Le mot de l’administrateur ..............3 Synode romain .............................4-5 Décryptage : rapport de la CIASE ...6 Jubilé St Vincent de Paul ..................7-8 Le Missel romain ...................................9 La Toussaint ...............................10 à 12 DOSSIER : Légliz pou timoun .......................13-16 La Com. .............................................17 Diaconie ..............................................18 La famille ............................................19 Père Matola, curé aux Saintes .........20 Patrimoine ...........................................21 Paroles entendues ..............................22 Mots croisés ...................................23 Grilles Radio Massabielle ........24-25 "vwVˆi� ......................................26-27 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Père Silvère NUMA Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC, Laetitia PÉNAVA, Pascale LOUIS, Dimitri BAJAZET Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos courriers : Jean-Marie GAUTHIER agnes.jean-marie.gauthier.haiti@wanadoo.fr SOMMAIRE Le devoir de mémoire consiste à préserver et à transmettre aux plus jeunes les valeurs incarnées par des hommes et femmes des générations précédentes. Novembre est le mois mémoriel par excellence. Le devoir de mémoire c’est aussi célébrer l’action de nos aînés et rendre grâce à Dieu pour son intervention dans notre histoire, pour porter plus loin la solidarité, pour avan- cer ensemble (Synode romain et réflexion sur la pastorale d’ensemble de notre dio- cèse). Les 9 conférences de la société Saint Vincent de Paul ont célébré le centenaire de la création de la Conférence Notre Dame de Guade- loupe le 17 octobre. Le devoir de mémoire c’est aussi nous rappeler de nos proches qui sont morts durant cette pandémie, des vies données de religieuses de différentes communautés. Je vous convie à accueillir les nombreux témoignages de ce numéro, comme une action de grâces. L’ensemble des paroisses sont convoquées à une journée mémorielle le 5 novembre, pour prier en mémoire des victimes du COVID 19. La solennité de tous les Saints, le 1 er novembre, et la commémo- ration des fidèles défunts, le 2 novembre, nous rappellent que la vie humaine s’achève dans la vie totale avec Dieu au-delà de la vie terrestre. Ces célébrations témoignent de l’espérance chrétienne devant la mort. L’assemblée du 16 octobre à la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, de Pointe-à-Pitre, nous a invités à entrer de pleins pieds dans le Synode romain. C’est un évènement extraordinaire afin de faciliter le dialogue et les interactions dans le Peuple de Dieu, particulièrement entre prêtres et laïcs. Le premier encart “Eglise en Guadeloupe pou timou” inaugure un dia- logue sur la foi avec les enfants et les jeunes. L’entrée en vigueur, le premier dimanche de l’Avent le 28 novembre, de la nouvelle traduction du missel romain représente une opportunité pour notre église diocésaine. Elle est l’occasion de déployer la richesse et le sens de la célébration de l’Eucharistie. La remise du rapport de la C.I.A.S.E. a ébranlé toute l’Église. « Mon dé- sir aujourd’hui est de vous demander pardon, pardon à chacune et à chacun » déclarait Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, en présence des victimes. Le devoir de mémoire c’est aussi commen- cer un chemin de guérison et de purification, sans vérité, il ne peut y avoir de compassion. Ne passons pas à côté de tant d’occasions pour changer. Le Pape Fran- çois nous invite à devenir ensemble une « Église différente ». Le numé- ro d’« Église En Guadeloupe » de ce mois-ci répond à cette démarche de mémoire collective et à cet appel à communiquer l’espérance vive. Père Silvère NUMA, D.E.I., Délégué Épiscopal à l’Information ÉDITORIAL “LE DEVOIR DE MÉMOIRE“

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3 AVONS-NOUS LE STYLE DE DIEU… ? « I pa ka marchandé nou ! » Le pape Fran- çois nous bouscule. En lançant le Synode sur la synodalité, il veut que toute l’Eglise catholique, c’est-à-dire chaque baptisé, et même, tous ceux qui sont en lien avec notre Eglise s’interroge et réponde à une question : « L’Eglise catholique a-t-elle adopté le style de Dieu en ce monde ? » Déjà la question est bizarre. Il faut la comprendre : Qu’est-ce qu’il appelle l’Eglise Catholique ? Prenez garde. La question ne s’adresse pas uniquement aux cardinaux, aux évêques et aux grands dignitaires ! Elle concerne chaque communauté, chaque paroisse, chaque TKL, chaque groupe, chaque mouve- ment et même chaque famille catholique… On peut même dire que chaque fidèle (pratiquant ou pas) doit faire son examen de conscience : Ai-je adopté le style de Dieu dans ma vie ? Ma com- munauté a-t-elle ce style ? Qu’est-ce que le monde ? Ce n’est pas seulement le monde des médias ou des réseaux, finalement virtuel et si éloigné, mais le monde qui m’entoure, me connaît et me fréquente concrète- ment. Mon voisin, mon boulanger, mon collègue, le SDF de ma rue, ma femme, mon mari et mes enfants… Là encore la question est aussi communautaire. Les pasteurs, les responsables et tous les fidèles doivent se demander si leur diocèse, leur paroisse, leur groupe etc… sont reconnus dans la société comme une commu- nauté qui a le style de Dieu ! Mais surtout : qu’est-ce que le « Style de Dieu » ? Le Pape François le définit un trois mots : « Proximité, Compassion et Tendresse ! » La question de ce synode peut donc sonner comme un reproche. De fait elle l’est un peu. Le monde nous pose cette question, à l’extérieur de l’Eglise comme à l’intérieur. Beaucoup de personnes ne sont-elles pas blessées par notre éloignement, notre manque de compréhension face à leurs difficultés, notre rudesse parfois un peu pharisienne devant leur faiblesse ? Mais Jésus aussi nous pose cette question : « mes enfants puisque c’est à l’amour que l’on vous reconnaît pour mes disciples (Jn 13,35) le monde autour de vous peut-il dire en vous voyant « voyez comme ils s’aiment », voyez comme ils nous aiment » ? Après le reproche et l’examen de conscience synodal, cette question du pape va sonner comme une piste apostolique nouvelle et prophétique. Le Saint-Père mû par l’Esprit nous demande par l’adoration, l’échange mutuel et la lecture des Ecritures d’écouter l’appel de l’Esprit à devenir chacun des « pontifes » : des faiseurs de ponts, des briseurs de murs. « Si vous êtes ce que vous devez être vous mettrez le feu au monde entier » nous répétait déjà Benoit XVI… Annou alé ! LE MOT DE L’ADMINISTRATEUR Mgr David Macaire, op Archevêque de Martinique FOCUS LA MAISON COMMUNE Suite aux recommandations du pape François et du GIEC (Groupe d’Experts sur l’Evolution du Climat) à Rome, les TKL bulletin n°73, proposent des pistes pour « changer nos habitudes… et Agir pour demain » . Consommons moins d’énergie ! Comment ? - Opter pour un chauffe-eau et lampes solaires. - Eviter plusieurs téléviseurs dans la maison. - Eteindre sa box internet la nuit. - Ne pas laisser les téléviseurs en veille. - Choisir une heure pour le repassage et la lessive. - Laver le linge avec les cycles de basse température. - Privilégier les ampoules LED. - Utiliser des multiprises avec interrupteur. - Eviter le réfrigérateur près d’une source de chaleur. - Eteindre les lumières inutiles. Gaspillage ! - Acheter selon nos besoins. - Cuisiner les bonnes quantités. - Enlever le reste de la boîte de conserve. - Halte aux publicités. - Acheter en vrac. - Conserver les aliments à la bonne tempé- rature. - Noter la date de l’ouverture sur les produits. - Vérifier la date de péremption. - Eviter le plastique. - Utiliser nos kwis. - Eviter le gaspillage alimentaire. - Consommer nos fruits locaux. J’aime la nourriture, je la respecte ! Ne perds pas une miette, finis ton assiette ! A la maison, autour de la table, chacun i t ddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddddd lllll tbl h choisit un ou p lusieurs efforts et, à la même heure et à la même date, autou r de la table chaque mois, on fait le point ! PA OBLIYÉ : on ti pa pou on moun, É on gran pa pou limanité !

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4 SYNODE ROMAIN NOU SÉ LÈGLIZ, LÈGLIZ SÉ NOU TOUT MARCHONS ENSEMBLE ! Voilà le beau leitmotiv qui a rassemblé trois cents personnes représentants des paroisses, des mouvements et des communau- tés pour l’ouverture du Synode ce samedi 16 octobre en l’église Saint Pierre & Saint Paul de Pointe- à-Pitre ! Belle assemblée en effet « comme un beau patchwork de notre Eglise en Gwadloup » ainsi que me le faisait remarquer Céline D. (de Désirade) en entrant dans l’église. La journée a commencé par un temps d’accueil chaleureux. Nous étaient alors remis les livrets ex- pliquant la démarche, et la feuille de chants « dans l’attente d’un pasteur, cheminons ensemble » chaque délégation avait son point de ralliement dans l’église, en respectant les règles sanitaires. Mgr Macaire situait aussitôt la démarche synodale recommandée par le pape François qui a convo- qué le Synode Romain pour 2023. « En amont tous les diocèses du monde sont invités à prier, réflé- chir, échanger, dialoguer, faire des propositions… tout cela sera ras- semblé et remontera en diocèse, puis en conférence épiscopale, puis à Rome » … Puis Père Kaze situait la démarche diocésaine dans le Synode romain : « pour une Eglise synodale : com- munion, participation et mission ». Travail dans des délais contraints commun à tous les diocèses et por- té prioritairement par les doyennés et les paroisses. Un questionnaire et dix thèmes seront proposés (tout cela à travailler entre le 17 octobre et le 24 décembre 2021). Et c’est en février 2022 que le bi- lan regroupé par les conférences épiscopales des pays du monde entier sera transmis à Rome. Père Gérard situait ensuite le pro- jet pastoral d’ensemble : « en at- tendant le nouvel évêque », qui regroupera le travail des commis- sions selon quatre grands chan- tiers. Suivant la trajectoire suivante : « Forces – Faiblesses – Projets – Obstacles ». Ce document support devant être utile pour le prochain pasteur du diocèse le moment venu. Mgr Macaire, en premier de cor- dée, intervenait régulièrement pour expliquer et vulgariser le message. Il ne faut pas hésiter à aller aux périphéries… les chrétiens, tous les chrétiens sont consultés, les fi- dèles, mais aussi celles et ceux qui ont pu s’éloigner de l’Eglise sur la pointe des pieds. « Nous n’avons pas retenu le terme « délégués » pour vous désigner, mais « ambas- sadeurs »… c’est-à-dire « enga- gés, impliqués par vous-mêmes », « témoins… et disciples… de Jésus qui n’ont pas peur de se montrer chrétiens, non par provo- cation, mais par soucis d’authen- ticité et de vérité dans ce monde qui souvent est rempli de nébu- leuses vagues. Comme ambas- sadeurs nous devons en premier lieu nous imprégner du question- naire nous-mêmes, le méditer, le faire nôtre, prier dessus… puis nous sommes envoyés en mission dans nos groupes, nos quartiers, nos communautés pour échan- ger et croiser les points de vue ! » Le secrétariat du Synode peut venir dans les doyennés pour vulgariser la compréhension de la démarche synodale. Les ambassadeurs ont été nommés dans les paroisses et les mouvements « mais on peut être accueilli nouvellement si des personnes motivées sont repérées dans la concertation »… « on va affiner la formule et la mé- thode au fur et à mesure ». Puis les membres du secrétariat du Synode ont été présentés (prêtres, diacres, religieux/religieuses, laïcs, de tous âges…) Ils sont de tous les coins et de toutes les sensibili- tés du diocèse. Puis venait le temps de l’Eucharis- tie solennelle. Esprit de Lumière, Esprit créateur, restaure en nous la joie, le feu, l’espérance… Mgr Ma- caire dans son introduction expli- quait qu’il portait la « crosse de Mgr Cabo, celle du Synode de 1995… nous devons marcher ensemble, emprunter le même chemin, la même route, la même direction, même si nous ne sommes pas au même rythme… sé sa Bondyé vlé ». Et comme « Dieu appelle à l’existence ce qui n’existe pas… on peut, on doit, tout en nous ap- puyant sur la Parole de Dieu, sur la tradition de l’Eglise, trouver des chemins nouveaux ». Dans son homélie tonique qui se voulait proche de tous… prêtres, diacres, religieuses, chrétiens en- gagés, laïcs hommes et femmes, jeunes… Mgr Macaire rapportait sa rencontre avec l’Enseignement

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5 POUR MIEUX COMPRENDRE LE SYNODE ROMAIN « Pour une Église synodale : communion, participation et mission » : c’est le titre du « Document préparatoire » pour le synode de 2023 sur la « synodalité » présenté au Vatican le mardi 7 septembre 2021. Une synodalité « constitutive » de l’Église mais encore à mettre en œuvre, dans l’Esprit Saint, dans le concret de la vie de l’Église. Le document préparatoire, qui fait donc déjà partie du processus synodal, se présente de façon assez brève, avec 31 paragraphes répartis en QUATREGRANDESSECTIONSs,APPELÌMARCHERENSEMBLE s5NE¡GLISE CONSTITUTIVEMENTSYNODALE s±LÏCOUTEDES¡CRITURES s,ASYNODALITÏENACTIONPISTESPOURLACONSULTATIONDU0EUPLEDE$IEU Autrement dit, l’Eglise est « synodale », mais la mise en œuvre de la synodalité n’est pas évidente, et la préparation du synode entend bien enclencher la mise en œuvre de ce processus synodal dans l’Église universelle à tous les niveaux, de façon à favoriser partout la « communion », par « l’écoute » et le « dialogue » notamment, à commencer par l’écoute des Écritures. Au cœur de ce processus synodal d’écoute, le synode lance une vaste « consultation » de tout le Peuple de Dieu. Mais ce n’est pas une consul- tation pour la consultation, c’est une consultation, dans la communion, pour fortifier la communion, en vue de stimuler ensuite la « mission », ensemble. A la fin du mois de Décembre, la synthèse de la réflexion de ce Synode en Guadeloupe sera remis à Mgr Macaire qui après validation la transférera à la Conférence épiscopale de la France. Puis la réflexion et la synthèse se poursuivront à divers niveaux jusqu’à la pro- mulgation des décisions du Synode par le Saint-Père en 2023. Voici l’objectif général de ce Synode : « Donner des pistes de réflexion pour répondre adéquatement aux changements sociaux, politiques, culturels et cultuels profonds qui affectent la communion et la participation du peuple de Dieu dans la réponse à donner pour adhérer ensemble à la mission de l’Église ». Il y a un questionnaire disponible au sein des paroisses, associations et mouvements avec 8 thèmes à travailler avant le 18 décembre 2021. Toute une organisation a été mise en place avec l’équipe du Secrétariat du Synode. Ce dernier est sous la responsabilité du Père Kaze Eugène, en lien constant avec moi-même, Père Gérard Foucan, Délégué de l’évêque. Une véritable dynamique est désormais à impulser dans les paroisses, les doyennés, les associations et les mouvements… A noter qu’à la fin de la messe de ce samedi 16 octobre 2021, Mgr Macaire a procédé à l’envoi en mission des ambassadeurs du Synode. Il s’agit des délégués, des fidèles laïcs choisis par les curés ou les responsables de mouvements ou d’associations. Ils sont, dans le peuple de Dieu en Guadeloupe, les ambassadeurs de la mise en œuvre de la synodalité de l’Église : Ils observent et interrogent autour d’eux ; Ils participent aux assemblées et réunions synodales ; Ils sont en mesure de restituer fidèlement les conclusions des travaux auxquels ils auront participé et de rendre compte du travail effectué. Ayant pour mission de porter et d’animer la démarche, de rassembler les idées et de fédérer les différentes compétences en pré- sence, ils doivent faire preuve de disponibilité, d’humilité et d’ouverture, disposer d’une bonne capacité d’écoute, de synthèse, et s’imprégner du questionnaire du Pape François et se former à la synodalité. Tout prochainement, nous reviendrons sur quelques temps forts et dates-clés à retenir pour cette démarche, cette grande réflexion diocésaine. Vous ambassadeurs, si vous voulez des éclaircissements, écrivez-le à l’adresse suivante : synoderomain.gp@gmail.com R/ Nou sé Légliz a JéziKri, sèl é limyè pou pèp Gwadloup, Lespwisen ké menné-nou, ansanm-ansanm, annou alé ! Père Gérard FOUCAN Catholique la veille : « dans la tradition africaine on souligne que pour éduquer un jeune il faut tout un village… nous y voilà… l’Eglise c’est tout un village, une grande famille. Pour que l’Esprit Saint avance il faut toute une Eglise qui doit se laisser guider pour se re- nouveler… à vin nouveau, outre neuve. Il nous faut retrouver le goût et la pratique des assem- blées, pas par habitude surtout, mais par grâce… c’est ce que nous sommes en train de vivre par amour. Prêtre, prophète et roi, nous le sommes par notre bap- tême… mais roi dans le sens de serviteur, au service dans l’Eglise… la diaconie… nous devons appe- ler toutes celles et tous ceux qui cherchent. Nos communautés doivent adopter le style de Dieu, ainsi que nous le recommande si joliment pape François. Nous avons des petites communautés ici en Gwadloup : qu’est-ce que le Seigneur nous appelle à vivre ? Le Seigneur a envie de nous bousculer… Messe cela veut dire mission ! Méfions-nous du clérica- lisme, mais il guette aussi les laïcs que nous sommes… à partir de janvier nous serons invités à em- brayer la pastorale d’ensemble : vers quoi œuvrer… quels projets doivent se faire jour pour renouve- ler notre Eglise ? Si le Seigneur est avec nous, qui sera contre nous… nous sommes multi-culturels, c’est une vraie chance… la maïeutique du synode de 1995 doit se renou- veler aujourd’hui. Vous avez des rêves, comme dit le pape François, et bien lâchez les chaînes et avan- cez ! Ne bâtissons pas des murs… le mot Pontife m’a toujours fait frémir, ça fait mondain, mais fi- nalement pas du tout, un pontife comme le pape François c’est ce- lui qui fait des ponts… qui brise les murs pour en faire des ponts ! Quel bel idéal le pape François ne nous laisse-t-il pas ! Aujourd’hui les jeunes parlent plus facilement de réseaux… nous y sommes… rester nous-mêmes, chrétiens fer- vents et solidaires mais surtout re- liés … » Et de conclure son homé- lie bellement par « je vous envoie pour être des pontifes ! » J.-M. G.

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6 RAPPORT DE LA C.I.A.S.E. Réaction de Mgr David Macaire suite à la remise du rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise Fort-de-France et Basse-Terre, le 5 octobre 2021 Le 5 octobre, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) a rendu pu- blic le rapport que lui ont demandé la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des Religieux et Religieuses de France (CORREF). Il s’agissait de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs et sur les personnes vulnérables dans l’Église catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations. Suite à cette publication, Mgr David MACAIRE a envoyé le message qui suit : DÉCRYPTAGE En France, on compte 20.000 plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs par an dans tous les milieux et surtout, à 90 %, dans les familles. Certaines associations évaluent qu’il y a en réalité près de 165.000 agressions sur mineurs par an dans le pays. On estime qu’il y a aujourd’hui plus de 5 millions de français concernés. 11,5 millions sur les 70 dernières années. Ces chiffres sont terribles. L’Eglise n’est pas épargnée Les évêques et les supérieurs religieux de France, après avoir travaillé avec des victimes d’agression au sein de l’Eglise, fait en sorte qu’une reconnaissance adéquate et réparatrice leur soit apportée, et mis en place avec des professionnels les instruments internes nécessaires à faire de l’Eglise une institution sûre, ont voulu prendre clairement la mesure du fléau. Ils ont choisi de demander à une commission d’enquête indépendante (la CIASE) de recenser les victimes depuis l’après-guerre (1950) et d’évaluer les mesures de protections internes mises en place dans nos diocèses. Cette opération de vérité voulue par les évêques et les victimes, permet d’évaluer aujourd’hui qu’en 70 ans, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, près 1,9 % de ces agressions ont été commises dans le cadre de l’Eglise. La CIASE, a pu retrouver la trace de près de 3000 clercs criminels. Au vu de l’ampleur du phénomène dans notre société, ces chiffres sont honteux. Car il s’agit de vies brisées par des crimes, et qui plus est au sein de la famille de Notre Seigneur Jésus-Christ, par des personnes dont le peuple de Dieu, notamment les plus fragiles, attendaient la sanctification, la protection et la consolation. Aujourd’hui, le cri des victimes doit être le nôtre. Les souffrances de leurs familles doivent être les nôtres. Et malheureusement la honte des criminels, même s’ils ne représentent qu’une part infime de notre clergé, dont l’immense majorité sont d’authentiques serviteurs de Dieu, est aussi notre honte face au monde qui ne nous pardonnera pas cette fumée de Satan dans la Sainte Eglise de Dieu. L’écœurement monte en nous et nous nous souvenons des terribles paroles du Christ en Mc 9,42 « Celui qui est un scandale, une occasion de chute pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer ». Sœurs et frères, amis de bonne volonté, engageons-nous ensemble, et fermement pour que les victimes soient reconnues et soutenues de notre mieux, et pour que ce genre de crime n’arrive plus, ni dans l’Eglise, ni dans la société.

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7 CONFÉRENCES SAINT VINCENT DE PAUL ÊTRE PRESENT, TOUT SIMPLEMENT La Société Saint Vincent de Paul est constituée et dirigée par des bénévoles qui servent tous ceux qui sont dans le besoin sans distinction de religion, de genre, d’origine, de milieu social ou culturel ni d’opinion politique. Son action comprend toutes formes d’aides visant à soulager la souffrance ou la misère, et à promouvoir la dignité et l’inté- grité de l’homme dans toute sa dimension. Sa devise reflète le sens de l’action menée auprès des frères et sœurs touchés par les difficultés : « être présent tout simplement ». Présence de la Société Saint Vincent de Paul en Guadeloupe Elle arrive en Guadeloupe au début du 20 ème siècle dans un contexte d’après guerre mondiale et de crise de l’industrie. La première conférence du territoire fut créée le 19 septembre 1921 à Basse-Terre. S’en suit quelques années après la création d’autres conférences sur la Basse-Terre et la Grande-Terre. Chaque confé- rence est composée d’un bureau constitué d’un président, d’un vice-président, d’une secrétaire et d’un adjoint, d’un trésorier et d’un adjoint et de membres bénévoles appelés Vincentiens. Ces conférences œuvrent de ma- nière autonome et sont guidées par la règle internationale. Le conseil départemental vincentien, dont le président actuel est M. Rodrigue Ersine, est là pour les fédérer locale- ment et les accompagner. A ce jour, ce mouvement caritatif compte 140 bénévoles répartis dans 9 conférences. ÉGLISE DIOCÉSAINE MESSE D’ACTION DE GRÂCE 17 OCTOBRE À BASSE-TERRE La messe s’est terminée par la recon- naissance infinie des Conférences St Vincent de Paul pour les membres qui ont œuvré depuis tant d’années. Et Rodrigue Ersine, président, remettait le diplôme du dévouement inlassable à : Maryse Mender (21 ans de générosité) ; Monique Severien (22 ans de charité) ; Raymonde Baron (23 ans de bienfaisance) ; Rodolphe Duflo (28 ans de miséri- corde) ; Antoine Bruman (27 ans d’humanité) ; Abel Achoun (34 ans de bons et loyaux services). « Quels magnifiques exemples, quels beaux témoignages de cha- rité » s’exclamait père Silvère Numa avant la bénédiction finale et l’envoi en mission (en précisant bien auparavant que « la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux »… St Vincent de Paul recrute, on le comprend bien et les nombreux jeunes présents dans l’assistance ont pu applaudir à tout rompre). « Je suis heureuse de venir vous saluer à la sortie car trop fatiguée, je n’ai pas pu venir aujourd’hui plus tôt, mais j’ai suivi la messe sur mon écran avec Youtube (merci à Dominic Ludovicus et la pastorale des hommes de Basse-Terre qui per- met cette retransmission). Et je peux vous dire que les chants étaient beaux. Bravo à tous ! et merci pour ce petit partage de petits pains que St Vincent de Paul nous offre pour son jubilé » s’exclamait Léoncie (grand-mère de Bas-du-Bourg) qui venait de se faire conduire par son fils jusqu’ici pour rendre grâce avec tout le monde ! J.-M. G. Conférences présentes sur la Grande-Terre : MORNE-à-L’EAU : Conférence Saint André créée le 24 septembre 1990. Présidente : Mme Mauricette JASMIN. PORT-LOUIS : Conférence Notre-Dame de la Visitation créée le 27 Avril 1931. Présidente : Mme Marilyne MOLONGO. PETIT-CANAL : Conférence Saint Philippe et Saint Jacques Présidente : Mme Jeannie MARIGNALE. ANSE BERTRAND : Conférence Saint Denis Présidente : Mme France-Lise THOMAS Conférences présentes sur la Basse-Terre : SAINT-CLAUDE : Conférence Saint Augustin Présidente : Mme Elisabeth MABIALA. BAILLIF : Conférence Saint Dominique, créée le 31 mars 2021 Présidente : Mme Myriam HIEU. GOURBEYRE : Conférence Saint Charles BORROMEE, créée le 24 septembre 1990 Présidente : Mme Christiane VANZEL. CAPESTERRE BELLE-EAU : Conférence Saint Hyacinthe Président : M. Jean-Pierre LAROCHELLE. BASSE-TERRE : Conférence N-D de Guadeloupe, créée le 19 septembre 1921 Présidente : Mme Léni MARATON

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8 ÉGLISE DIOCÉSAINE 19 SEPTEMBRE 1921 - 19 SEPTEMBRE 2021 Cela fait 100 ans que la conférence Notre-Dame de Guadeloupe de la SSVP existe. C’est un grand moment de joie pour moi de fêter la longévité de cette conférence, qui œuvre pour venir en aide à ceux et celles qui sont dans le besoin. Cela montre sa bonne santé et sa capacité à surmonter les épreuves du temps. Cela montre aussi que les membres ont toujours porté, à travers les années, des projets en phase avec la société et l’époque. Je dirai aussi qu’une conférence qui dure c’est une conférence dont on finit par ne plus pouvoir se passer, et dont les missions se révèlent indispensables tant son action répond à de véritables besoins. Je finirai en disant que fêter l’anniversaire des 100 ans de la conférence Notre-Dame de Guadeloupe, c’est fêter notre capacité à durer et à agir pour faire reculer la pauvreté en Guadeloupe. Bonnes fêtes à tous ! Rodrigue ERSINE, Président du Conseil Départemental (CD) de la Société Saint Vincent de Paul (SSVP) de Guadeloupe « Pour moi, une grande joie de constater que les membres de la conférence Notre-Dame de Guadeloupe ont toujours été actifs et fidèles à leur mission, malgré le peu de moyen. Un projet qui continue dans le temps pour faire reculer la misère en Guadeloupe. Les conditions sanitaires actuelles réduisent les activités. Nous devons garder la mission. » Il a dit ! NOS ACTIVITÉS Elles répondent à divers besoins, à savoir : s 3ENOURRIR!IDEALIMENTAIRESOUSDIVERSES formes (panier, petit déjeuner, repas) s 3EVÐTIR$ISTRIBUTIONDEVÐTEMENTS s 2OMPRELISOLEMENT6ISITEÌDOMICILE s $ONNERLESOURIREAUXENFANTS!RBREDE.OÑL s %STIMEDESOI2ELOOKING s !CCOMPAGNER!CCUEILETORIENTATION TÉMOIGNAGE « Je suis très émue, m’a confié Maryse (grand-mère de Marie-Galante), car je suis de passage en Guadeloupe pour visiter mes petits enfants qui sont étudiants à la faculté de St-Claude, et j’ai bénéficié quelques années durant de la charité de St Vincent de Paul (je pense à Mme Marie-Hélène Agnès et tant d’autres qui se sont occupées de moi et de ma famille tandis que nous étions démunis et dans le besoin). Grâce à St Vincent de Paul je n’ai jamais perdu pied et j’ai pu élever mes enfants. J’ai ensuite pu me reconstruire à Marie-Galante, comme femme de ménage. Quel beau jubilé aujourd’hui ! Et vous savez bien que dans la foi, on dit que tout est Trinité, comme notre Dieu qui est Trinité. Et bien aujourd’hui c’est un beau signe pour les Vincentiens qui se donnent toujours un mal fou : premièrement c’est la journée mondiale du re- fus de la misère ; deuxièmement c’est le début de la grande semaine missionnaire mondiale (« aimer c’est tout donner » chante Thérèse de Lisieux) ; et troisièmement c’est le 100 ème anniversaire des Conférences St Vincent de Paul en Guadeloupe pour lesquelles j’ai une grande reconnaissance. Vous imaginez ma joie ! » J.-M. G. Contacts : Centre Hospitalier de la Basse-Terre (CHBT), derrière le centre de vaccination aussi appelé CeGIDD. BP. 31 - 97100 BASSE-TERRE

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9 LA NOUVELLE TRADUCTION DU MISSEL ROMAIN LE MISSEL ROMAIN Un livre pastoral pour vivre la messe « La liturgie de l’Église est une action vivante située dans l’his- toire. Les membres de l’Église en prière appartiennent à une culture et à un temps donnés. Au cours des âges, le Magis- tère n’a donc cessé d’ajuster la participation active des fidèles à la célébration de l’œuvre de Dieu », de Mgr de Kerimel. Le Missel romain est un livre des- tiné à la célébration de l’Eucharis- tie, selon les normes en vigueur de l’Église Catholique romaine. Le Missel est dit romain car il est à l’usage de l’Église Catholique romaine. Il contient les textes de prière pour la célébration de la messe, le dimanche comme pour tous les jours de l’année. Il est or- ganisé en plusieurs parties, selon la structure de l’année liturgique et des fêtes chrétiennes (Avent, .OÑL #ARÐME 3EMAINE 3AINTE ET Pâques, Temps ordinaire), ainsi que des différentes étapes de la célébration de la messe. Pour chaque dimanche, un en- semble de textes est prévu afin de permettre à toute l’assemblée des personnes présentes de partager une même prière et louange. Le texte est destiné en premier lieu aux ministres ordonnés évêques et prêtres qui président la messe. Il est également employé par di- vers acteurs (diacres, musiciens et chantres ou fidèles laïcs) afin d’as- surer leur mission liturgique au ser- vice de la célébration de la messe. En fait, les nouveautés les plus ap- parentes tiennent à l’effort constant de l’Église de faire évoluer le lan- gage de sa prière, en ajustant les gestes et les formules, pour per- mettre la participation de tous. L’édition du présent Missel met l’accent sur certains aspects : s UNE RÏVISION DES TRADUCTIONS DES prières, des préfaces et des dia- logues rituels : compte tenu de l’évolution de la langue française, il convenait de retravailler les tra- ductions des textes latins tout en les ajustant plus particulièrement au texte source. s LA MENTION DE LIMPORTANCE DU silence pour la réception fruc- tueuse de la Parole de Dieu : comme le rappelle la Présenta- tion Générale du Missel Romain (PGMR), le silence fait partie de l’action liturgique et offre la pos- sibilité d’un accueil de la Parole de Dieu. s LA MENTION DANS LE SYMBOLE DE Nicée-Constantinople, du terme « consubstantiel » remplaçant le « de même nature » : Le terme « consubstantiel » vient exprimer l’identité de substance entre le Père et le Fils au cœur de la vie trinitaire. Il s’agit d’un article de foi. Le symbole des apôtres n’a pas été modifié. s LE RENOUVELLEMENT DES FORMULES de la préparation des dons et de la prière sur les offrandes afin de mieux manifester que Dieu est à la source de ce que nous lui offrons sous la forme du pain et du vin. s LAMENTION« il dit la bénédiction » dans le formulaire de la consé- cration vient rappeler que Dieu est source de toute bénédiction. s LINVITATIONÌLACOMMUNION« Heu- reux les invités au repas des noces de l’Agneau » permet d’exprimer le mystère de l’Alliance avec Dieu. Comme toute langue évolue avec le temps, il apparaîssait nécessaire de retoucher la traduction réalisée en 1970. La promulgation d’une nouvelle édition du Missel romain (3 ème ) offrait la possibilité de réa- liser une nouvelle adaptation en langue française. Père Silvère NUMA 2 DÉPLIANTS À L’USAGE DES FIDÈLES POUR PARTICIPER À LA MESSE ! 10,2 x 19 cm - 8 pages - 3 plis accordéons, coins ronds, pelliculage mat. Une présentation claire avec les paroles du célébrant et les réponses de l’assemblée pour participer et vivre pleinement la messe, pour permettre aux enfants de mieux participer à la célébration. Ce dépliant illustré propose les dialogues issus de la nouvelle traduction liturgique francophone du missel romain, qui entrera en vigueur le 1 er dimanche de l’Avent 2021. Dépliant or dinaire de la messe - version jeunesse Dépliant ordinaire Dépliant ordina ire de la messe - v ersion adul tes Commander à : paroi-services.com

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10 CŒUR DE L’ESPÉRANCE CHRÉTIENNE « La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choi- sissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa… » proclame le catéchisme de l’Eglise catholique. Nous y avons tous droit, n’est-ce pas ? Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme recherche le bonheur ultime dont il est privé par le péché originel. La participation finale à sa nature divine, qu’il avait perdue dès le commencement, fait de lui un saint. L’Homme est donc créé pour la vision béatifique. Ceux qui parviennent, dans l’espérance et dans la persévérance bien vécue, et avec la lumière de Dieu à leur vocation première qui est la sainteté, sont honorés à la Toussaint. Mais en fait, qui peut devenir saint ? Avant de répondre méditons cette anecdote. « Au cours d’une visite à la belle église de son quartier, une jeune maman explique à son petit garçon que les vitraux ornant le sanctuaire sont des fenêtres par lesquelles la lumière du jour peut pénétrer dans le lieu saint. Elle lui dit ensuite que les personnages re- présentés sur les vitraux sont des saints, c’est-à-dire des amis de Dieu. Quelques jours plus tard, lors d’une leçon de catéchisme, à la question de savoir ce que sont les saints, le petit garçon, se rappelant confusé- ment ce que lui avait appris sa mère, répond : « Les saints sont les amis de Dieu par qui la lumière pé- nètre dans l’Eglise ». Dans sa candide naïveté, cet en- fant venait de donner l’une des plus belles définitions de la sainteté. Être saint, c’est être essentiellement un ami de Dieu, un homme ou une femme à travers qui Dieu répand sa lumière sur le monde. Avouons que telle n’est pas l’image que nous nous faisons spon- tanément de la Sainteté. La Sainteté nous apparaît communément comme inaccessible, réservée à une élite d’âmes pures préservées du péché. La Sainteté est notre vocation C’est un appel au bonheur. Elle n’est pas réservée à une certaine classe d’hommes ou de femmes, au statut bien déterminé. Le Pape François dans son exhortation Gaudete et Exultate (Soyez dans la Joie et l’Allégresse) au numéro 14 disait : « Nous sommes tous appelés à être des Saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve ». Pour éviter toutes divagations d’idées et de concepts, le Pape élucida avec des exemples en ces thèmes « Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois Saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois Saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Eglise. Es-tu un travailleur ? Sois Saint en accomplissant hon- nêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand- mère ? Sois Saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois Saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels. » Si le « Saint est ami de Dieu par qui la lumière pénètre dans l’Eglise », il n’est pas moins qu’un témoin du Christ lumière. La Sainteté est un chemin Comment, dans cette période de crise sanitaire en- rayer les peurs qui pourraient nous paralyser et em- pêcher la sainteté de s’enraciner dans nos vies ? « L’Espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons et attendons de Dieu la vie éternelle comme notre bonheur, mettant notre confiance dans les pro- messes du Christ et comptant sur l’appui de la grâce du Saint Esprit pour mériter la vie éternelle et pour persévérer jusqu’à la fin de notre vie sur la terre » (Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catho- lique, éditions catholiques du Bénin, Cotonou, 2005. n°387). Revenons à la définition naïve du jeune : « Les saints sont les amis de Dieu par qui la lumière pénètre dans l’Eglise ». « Les saints sont des « reflets » de Dieu ». A travers la vie des saints, c’est le don de Dieu qui nous touche ; c’est le Christ qui se fait proche de nous et qui continue de cheminer avec nous. Le Christ nous dit « ne soyez pas bouleversés » Jean 14,1 ; et ajoute « Venez à moi vous qui peinez sous le poids du far- deau, et moi je vous procurerai le repos » Matthieu 11,28. Rassuré par ces deux versets, le chrétien est plongé dans l’espérance et vit au gré de la provi- dence, bien qu’il soit aussi appelé à travailler de façon permanente et persévérante à son bien-être et son LA TOUSSAINT

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11 salut. Plus loin Saint Paul dira « Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? Mais en tout cela nous sommes grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni ange ni principautés, ni présents ni avenir, ni puissances, ni hauteurs ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus Notre Seigneur » (Romain 8,31,36-39). Un mot d’espoir Pour conclure, faisons nôtre cette méditation de Frère Francklin Armand qui, s’appuyant sur les travaux de Sœur Josée Ngalula, théologienne congolaise nom- mée par le pape François, membre de la Commis- sion Théologique Internationale, écrit : « Notre Espérance est en Dieu et se traduit par Jésus-Christ dans notre travail quotidien à réaliser au mieux notre devoir d’état par : la prière notre respiration première ; la fraternité qui doit être au cœur de nos préoccu- pations ; l’écologie qui est le labeur bienfaisant pour chacun d’entre nous et pour tous ; la recherche incessante de la justice qui repose sur le socle de la charité ; la participation à tous les bienfaits culturels, artistiques et sportifs que Dieu le Père a mis à notre disposition et qu’il nous a légués pour que nous les fassions fructifier ; les études philosophiques, scien- tifiques, historiques et littéraires qui nous ouvrent l’esprit et nous permettent de dialoguer en vérité. Tout cela concourt à la vraie liberté, à la joie et au bonheur partagé, tant espéré et promis par Dieu ! » (« Danser avec la vie » ed. Nestor). Père Julien DOSSOU, Curé d’Anse-Bertrand NOS SŒURS RETOURNÉES À DIEU ET QUI ONT TANT DONNÉ ! Les religieuses de Saint Joseph de Cluny de Guadeloupe sont en deuil ! Après le décès de sœur Christine et de sœur Monique, trois autres religieuses de Saint Joseph de Cluny nous ont quittés ce mois : les sœurs Solange, Marie-Ange, et Laetitia. Sœur Joseph- Marie, supérieure provinciale Antilles-Guyane, nous dit quelques mots sur chacune d’elle. Sœur Laetitia Tastet est originaire de la commune du Lorrain en Martinique. Elle a fait ses premiers pas dans la vie religieuse au Pensionnat de Versailles, et a prononcé ses vœux per- pétuels dans la chapelle de la Maison-Mère des sœurs de Saint-Joseph de Cluny à Paris. De retour en Guadeloupe, elle reçoit la mission de servir à la sacristie de la paroisse du Carmel en même temps qu’elle est cuisinière de la Communauté. Quelques années plus tard, ce sont les demi-pensionnaires du Pensionnat qui bénéficient de ses compétences d’excel- lente préparatrice de succulents desserts et de bons petits plats. Les personnes avec qui elle collabore apprécient son sens de l’accueil et de l’écoute ainsi que ses précieux conseils. La Com- munauté du Moule l’accueille avec joie auprès des jeunes en formation de futures auxiliaires de vie. Puis, c’est elle qui en 2006 accueille la nouvelle Communauté Notre Dame de Béthanie où elle peut enfin commencer une retraite bien méritée, mais on la trouve toujours prête à partager ses secrets d’excellente cuisinière. Ses forces l’abandonnant, elle implore souvent le ciel pour que Notre Père des cieux ne l’oublie pas trop longtemps et c’est à l’âge de 95 ans que son désir est exaucé. Sœ pr p r e so len co llab o

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12 LA TOUSSAINT Sœur Marie-Ange du Sauveur (Josette Erepmoc) est née le 2 décembre 1936 au Marin en Martinique. Elle entre au Postulat des sœurs de St Joseph de Cluny au Pensionnat de Versailles le 21 novembre 1959. Elle prononce ses vœux définitifs le 4 septembre 1968 à la Maison Mère à Paris. Très tôt, sœur Marie-Ange s’est vue confier le rattrapage scolaire des jeunes en difficultés au Grand Couvent de Martinique, puis la mission de maîtresse de discipline à l’annexe de la rue Lamartine. Ayant eu son obédience pour la Guadeloupe, elle est chargée de la catéchèse paroissiale et est nommée responsable diocésaine du mouvement du MRJC (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne) et de la JOC (Jeunesse Ouvrière Catholique). Face à l’efficacité de son action, Mgr Cabo lui permet de mener une expé- rience pastorale de Petites Communautés à Cadet Sainte Rose en compagnie de sœur Christiane Caron. Elles se voient chargées de l’équipe d’évangélisation du secteur Sainte Trinité sous le regard attentif de leur garant et ami, le Père Berka Pelage. Toujours attentive aux jeunes en échec scolaire, elle ouvre un centre de développement pour accueillir des jeunes filles pas du tout passionnées pour les études et poussées vers la vie active. Elle leur apprend la cou- ture, la broderie, le jardinage. En vaillante missionnaire, et envoyée en Guyane comme directrice du Foyer de la Providence qui accueille des enfants en difficulté et des orphelins, elle s’efforce de leur apporter toute l’attention qu’elle peut pour les aider à retrouver confiance en la vie. De retour en Guadeloupe elle est nommée supérieure de la Communauté de la Jaille. Là, toutes portes ou- vertes, elle accueille, les jeunes turbulents et leur donne des conseils pour mieux intégrer leurs cours. Les groupes de prière, les groupes de réflexion, les Associés n’hésitent pas à demander refuge à la Communauté ou à la Chapelle. Tous savent que le cœur de sœur Marie-Ange est grand ouvert et qu’ils peuvent en toute paix venir se poser, se reposer à la Jaille. Et trouver une âme de prière qui porte avec eux leurs problèmes et difficultés. De nouveau rappelée à la Martinique, elle se dévoue au Grand Couvent de Cluny pendant 3 ans. Ses forces déclinantes elle bénéficie d’un temps de repos en famille avant de retrouver les sœurs aînées à l’Ecluse. C’est là que sans bruit, et en peu de temps, la maladie l’a emportée le 28 septembre, à 85 ans, et nous laisse sans voix. Sœur Solange de la Présentation (Marie Bertha, Gilberte) est née le 4 février 1932 dans une famille chrétienne dans la Commune du Saint-Esprit en Martinique. Elle est décédée le jeudi 23 septembre à l’âge de 89 ans après 63 ans de profession religieuse. Éducatrice née, elle a enseigné dans plusieurs établissements de sa Congrégation en Martinique et en Guadeloupe. Elle a également accompagné avec succès des personnes de langues étrangères pour l’apprentissage du français. Elle a assumé la charge de Direc- trice de l’Externat de Saint-Claude, de Pointe-à-Pitre, puis de Supérieure de Communauté en Martinique et à la Jaille. Âme de prière et de contemplation, elle a été la fondatrice et accompagnatrice spirituelle de groupes de prières à Pointe-à-Pitre et à la Jaille tout en assurant l’animation de la catéchèse au catéchuménat ou dans les classes du primaire. Son amour pour le chant ne l’a jamais quitté et c’est toujours avec joie qu’elle retrouvait la chorale quelque soit le lieu où elle se trouvait. En fille d’Anne-Marie Javouhey, elle s’appliquait à la faire connaître et aimer dans les paroisses, dans les écoles ou chez les Associés de la Congrégation. Dans les communautés des sœurs de Saint-Joseph de Cluny où elle a été Supérieure, sa relation avec les autres n’a pas toujours été facile mais elle savait se faire pardonner par un geste ou une parole aimable. Que le Seigneur qu’elles ont tant servi les accueille dans sa paix éternelle ! n à Sœ d d É M de trice

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13 4 thèmes sont développés sLiturgie : éveiller les enfants à la prière ! sQu’est-ce que la Toussaint ? sVivre la Toussaint en famille ? sCarlo Acutis, jeune témoin de la foi ! A TOI, JEUNE OU ENFANT ! Après une année 2020-2021 difficile, la rentrée a finalement eu lieu et dans la plupart des paroisses, les enfants ont repris ou sont allés pour la première fois au catéchisme. Bonne année et bon courage à vous tous petits, jeunes, et à vos aînés dans la foi ! De nombreux défis te seront proposés cette année : - Apprendre à devenir (ami de Jésus) disciple missionnaire de Dieu, même si tu es un enfant ou un jeune ! - Trouver ou retrouver (Tu vas découvrir) ta place dans notre Eglise en Guadeloupe... A la messe dominicale, mais aussi comme servant d’autel, lecteur, choriste, scout, membre de l’ACE… - Tu apprendras à faire équipe, vivre avec d’autres enfants et des adultes chrétiens. Tu sais que nous res- pectons les gestes barrières ! Gisèle ACOMAT, déléguée pour la Catéchèse Ap rèsun e an né e 20 20 Editorial Liturgie Eveiller les enfants à la prière (1/8) Tu es capable de prier. Peut-être n’as-tu pas prié depuis longtemps ou ne sais-tu pas du tout ce que c’est que prier ? Il est possible aussi que tu aies peur que Dieu n’exauce pas ta prière ! Dans les prochains numéros, nous en reparlerons ! 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun

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14 Fête de la Toussaint Qu’est-ce que la Toussaint ? Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1 er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux amis de Jésus Christ. Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles. La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant* un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio, Mère Térésa ou Bakhita. La vie de ces saints nous montre l’actualité de la Bonne Nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. *Béatifier : mettre au rang des bienheureux, accorder à un défunt le bonheur parfait. Canoniser : inscrire au catalogue des saints, accorder la sainteté à quelqu’un. Les Béatitudes (Matthieu 5, 3-12) Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun

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15 Vivre la Toussaint en famille s Tu peux souhaiter bonne fête ce jour-là et partager l’histoire des saints patrons des uns et des autres. Les parents peuvent expliquer aux enfants le choix de leur prénom, demande-leur ! s Tu peux écrire une prière en famille. - Lire l’histoire d’un saint, regarder une vidéo sur l’histoire d’un saint ! - Fabriquer une petite carte sur l’histoire d’un saint, à envoyer à une personne qui porte ce prénom ou à garder. - Le jour de la Toussaint, à la messe, nous lisons le récit des béatitudes dans l’Evangile de saint Matthieu. Un membre de la famille peut le raconter aux enfants. Et bien sûr ! Il serait bon de rejoindre les autres fidèles catholiques pour la messe de la Toussaint. Et en reparler en famille ! 2 novembre Le lendemain 2 novembre, les catholiques prient pour leurs défunts. Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ. C’est bien pour signifier cela, qu’à l’occasion de ces célébrations, un grand nombre de personnes se rendent dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe. 1 - Autre nom pour parler des 12 disciples de Jésus. Ce nom est aussi employé pour parler des premiers messagers de l’Evangile (comme Paul par exemple). 2 - Ville d’Europe où se trouve le Vatican. 3 - On fête sa résurrection le jour de Pâques. 4 - Ils suivent Jésus. Leur vie est un exemple pour nous. 5 - Une sainte chrétienne. Elle était religieuse à Lisieux. 6 - Le sixième jour de la création, l’humain est créé à ……………………… de Dieu. 7 - Le Notre Père en est une. 8 - Un prêtre qui s’est occupé des enfants abandonnés, des prisonniers, des malades, aujourd’hui c’est un grand saint. 9 -2ÏUNIONJOYEUSE.OÑLENESTUNE Retrouve les mots ! Il faudra retrouver des définitions avant de pouvoir deviner le mot dans les cases jaunes

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16 Témoin de la foi ! Carlo Acutis Né le 3 mai 1991 à Londres, d’une famille italienne, et mort le 12 octobre 2006 à Monza, le jeune Carlo a été béatifié le 10 octobre 2006. Adolescent bien de son temps, il est connu comme le cyber-apôtre de l’eucharistie. Petit, Carlo ressent le besoin de placer son bonheur en Dieu seul. Après sa première communion en 1996, sa fidélité à la messe, à l’adoration eucharistique et à la récitation du chapelet sont sa raison de vivre. Il vit comme un jeune homme de son âge, mais c’est surtout aux commandes d’un ordinateur qu’il excelle et s’applique à employer son talent au service du Christ et de l’Eglise. En octobre 2006, il tombe brusquement malade et décide d’offrir toutes ses souffrances au Pape et à l’Eglise et s’éteint à 15 ans, le 12 octobre. Il est le saint patron de la jeu- nesse catholique et des usagers de l’in- ternet ! 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr pou timoun

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17 LA COM A Lisieux du 22 au 24 septembre 2021 s’est tenu l’Université dite d’été des communicants. « Com- muniquer l’espérance », ce thème rejoint l’objectif de toute l’équipe de Église En Guadeloupe (EEG). L’extrait du message envoyé par le Pape François aux communicants en Église résume parfaitement l’ensemble des nos travaux : « Vous voici rassemblés à Lisieux pour la deuxième Université des communicants en Église. Je salue cette initiative de la Conférence des évêques de France en sou- haitant qu’elle vous permette de renforcer davantage votre com- munion. La société qui nous entoure est pleine de paradoxes. Elle refuse bien souvent d’entendre la pa- role de l’Église tout en souffrant d’un manque cruel d’espérance. Chacun de vous, dans sa mis- sion d’Église, sait pourtant toute la richesse qu’il peut apporter au monde. Ne vous découragez donc pas. Sachez déployer vos compétences sans faiblir dans les COMMUNIQUER L’ESPÉRANCE difficultés. Votre travail portera du fruit même si, bien souvent, « l’un sème et l’autre récolte ». Ce rassemblement est aussi l’oc- casion pour vous de vivre la pleine catholicité de l’Église. Universelle, l’Eglise est, par nature, composée de personnes différentes, c’est même sa force en ce monde. Dans la foi, vous partagez, avec toutes vos différences, vous faites partie d’un même corps et vous trouvez la force et la grâce d’ac- complir votre mission. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus disait : « la prière de demande est le langage de l’espérance. Courons d’amour en espérance et d’espérance en amour, fran- chissant sans cesse des sommets nouveaux. De Dieu, on obtient au- tant qu’on espère de Lui ». Dans la foi, n’hésitez pas à vous tourner vers Jésus, la tête de notre Corps, pour lui demander sans cesse son aide et son soutien. Père Silvère NUMA, DEI PAROISSE SAINT AUGUSTIN DE SAINT-CLAUDE : MESSE DE LANCEMENT DE L’ANNÉE PASTORALE Ce dimanche 3 octobre 2021, à Saint-Claude, avait lieu la rentrée pas- torale de la paroisse Saint-Augustin, à l’invitation du curé, le père Lucien Kouraogo. A cette occasion, les Équipes Notre-Dame (END), dont le père est aussi le conseiller spirituel, ont pris part à une procession d’entrée, au côté des 27 autres associations et mouvements qui se sont épanouis dans cette paroisse : Adoration, AFC, Art floral, Baptême, Catéchèse, Cho- rale des enfants, Chorale Les Aniskous, Chorale Les Lauriers Roses, Chris- tophores, Conseils Pastoraux, CVAV, Entretien, Funérailles, Groupe marial Marie Reine de l’unité, Jeunesse et Loisirs, Lecteurs, Pastorale des jeunes, Pastorale de la santé, Prière des Mères, Rosaire en équipe, Rosaire des enfants, Renouveau charismatique, Sacristines, Saint-Vincent de Paul, Sécurité, Servants d’autel, Scouts de France, Equipe ND. Ces mouvements spirituels et de services constituent autant d’envoi en mission et de mise en œuvre concrète du message du Christ qui a besoin de chacun de nous pour se diffuser. Destinés à tous les âges de la vie, ils permettent de mettre en œuvre, et en groupe la prière (cette conversation du cœur avec Dieu), la charité, la transmission de la Bonne Nouvelle, la promotion de la famille et du couple, la dévotion à Marie, le chant et la louange, la préparation aux sacrements. A la demande du curé, chaque association a ensuite laissé un descriptif de son action. Tous seront affichés prochai- nement dans l’église et constitueront autant de propositions pour les paroissiens, jeunes et couples intrigués ou intéressés par ces mouvements en ce début d’année. Des contacts de responsables y figurent. Ces mouvements nous renforcent et nous font progresser, ils sont à notre service et vous appellent, car rappelons-nous qu’un chrétien isolé est un chrétien en danger ! Bonne rentrée pastorale à tous ! Agnès et Quentin SAVIGNAC

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18 DIACONIE LE SEIGNEUR EST FIDÈLE À CE QU’IL DONNE Patrick Vignal, originaire de Basse-Terre, dans le sillage de son oncle, Camille Vignal, qui fut diacre permanent aussi, a été ordonné diacre pour le Diocèse de Paris, le 9 octobre à l’église Saint Sulpice, avec 5 autres hommes. Un temps de grâce pour l’assemblée nom- breuse, pour ses collègues de travail qui l’entouraient, ainsi que la famille fraternité fran- ciscaine, dont il est membre. Lorsque Patrick Vignal évoque son chemin vers le diaconat, il répète souvent : « Cet appel ne date pas d’aujourd’hui. » En effet, sa vie est jalonnée de rencontres déter- minantes. Né en Guadeloupe en 1966, à Basse-Terre, issu d’une famille nombreuse de neuf en- fants, il ressent depuis tout petit une certaine ressemblance per- sonnelle avec son oncle paternel, Camille Vignal, diacre permanent. Habitant en métropole depuis la fin des années 1980, il côtoie plu- sieurs diacres permanents dans sa paroisse, jusqu’à la messe de fu- nérailles de l’un d’eux, en 2018. Alors qu’il est dans l’assemblée, un diacre permanent passe et s’adresse à lui : « Vous ne voulez pas être diacre ? » Depuis toujours, Patrick Vignal se sent tout particuliè- rement appelé au service : « C’est une notion très importante pour moi. C’est ma façon d’être au tra- vail, comme conseiller en agence bancaire. La joie et le besoin de servir sont des idées qui m’ont toujours accompagné. » Il répond une première fois à cet appel du service en s’engageant il y a sept ou huit ans comme catéchiste à Saint-Joseph des Épinettes (17 e) : « J’étais arrivé à la conclusion qu’il n’était plus possible pour moi d’aller à la messe et de repartir chez moi. Je devais rendre service. Le lundi étant mon jour de repos, je me suis proposé au catéchisme, ce qui est une grande joie pour moi car nos échanges nous nour- rissent réciproquement. » Désor- mais, très investi dans sa commu- nauté paroissiale, il entrevoit son nouveau rôle de diacre avec beau- coup de sérénité et d’humilité : « Ce n’est pas le diacre qui fait, c’est le Seigneur qui agit ; je ne suis qu’un instrument. » (source : article de Charlotte Reynaud, Paris Notre Dame N° 1877 du 30/09/2021) Vos origines Guadeloupéennes, ont-elles donné à votre vocation une coloration particulière ? Je garde en mémoire surtout la messe du samedi soir avec ma grand-mère adoptive Mme Chate- lard, chez qui j’ai vécu jusqu’à l’âge de 6 ans. Je situe très bien notre emplacement en entrant dans la Cathédrale de Basse-Terre l’aile la- térale droite juste un peu avant le milieu de l’église. Je me vois encore en train de dormir sur ses genoux, d’un sommeil bien agréable dont ma mémoire a bien conservé le plai- sir d’être bien à la messe. Ma mère nous a donné le goût et le plaisir du Chapelet, et nous a appris à le prier ensemble avec mon petit frère Ra- PHAÑL*EMESOUVIENSDUNCHAPELET où nous étions 3 à prier à genoux dans la chambre de nos parents. La Joie d’aller à la messe chez les Carmélites, au carmel de Basse- Terre, elles m’ont vu grandir. J’ai toujours eu un grand respect du- rant la célébration, sans chercher à regarder au-delà de la grille qui séparait les sœurs de l’assemblée. Les échanges étaient possibles au parloir ou par la sœur en charge de l’accueil et de la chapelle. Le goût de la prière des heures, plus précisément des laudes chantées avant la messe de 7h30. Très important, l’accompa- gnement spirituel du Père Jacques Fougère dans les années 80 et plus récemment sur quelques années mes échanges et discussions avec le Père Brice Gourdin que notre Père des cieux a rappelé à Lui quelques semaines après ma visite à la mai- son de retraite de Basse-Terre. Tous deux étaient aumôniers du Carmel. Oui, mon enfance en Guadeloupe a structuré ma relation avec Marie notre Mère, ce n’est pas un hasard si j’ai retenu pour mon faire-part d’ordination le texte d’Evangile de Jean 2, 3 : « Marie, la mère de Jésus, dit à ceux qui servaient : Tout ce qu’Il vous dira, faites- le. » Propos recueillis par Père Silvère NUMA

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19 MESSE DE RENTRÉE DES ÉQUIPES NOTRE-DAME L’Équipe Baie-Mahault 1 a participé à la messe de rentrée du dimanche 3 octobre à l’église Sainte Trinité de Lamentin. Compte-tenu des recommandations de nos respon- sables de secteur et de la situa- tion sanitaire de la Guadeloupe, il n’a pas été possible d’organiser une messe de rentrée avec tous les couples. Chaque équipe s’est rendue dans la paroisse de son conseiller spirituel quand c’était possible. Notre conseiller spirituel le père Albert Blanchard avec la distanciation (pas plus de 10 km) n’a pas pu nous recevoir dans sa paroisse à Bouillante. Le curé de la paroisse du Lamentin nous a accueillis chaleureusement. Nous avons beaucoup apprécié les lec- tures et l’évangile du jour : « Tous deux ne feront plus qu’un » (Gn 2, 18-24). Il a développé sur le couple marié : le mariage est un sacrement qui unit deux êtres, un homme et une femme pour la vie. Il a expliqué que même si la vie en couple n’est pas un long fleuve tranquille quand des diffi- cultés apparaissent parfois dans la vie. Il faut malgré tout maintenir le dialogue, prier ensemble car nous nous aimons, l’amour demeure en nous grâce à Dieu. A la fin de la messe, le couple responsable de notre équipe Violette et Judes Ildebert a présenté à l’assemblée le fondement des équipes Notre- Dame, son organisation et son fonctionnement dans le diocèse de Guadeloupe. Il a invité les fidèles à nous rejoindre pour donner une nouvelle dimension à leur vie de couple. Ce même dimanche l’Équipe Saint- Claude 1, a participé à la journée de rentrée pastorale de la paroisse Saint-Augustin à l’invitation du curé, le père Lucien, qui est aussi leur conseiller spirituel. A cette occasion, les Équipes Notre-Dame (END) ont pris part à une procession au côté de 27 autres associations et mou- vements qui se sont développés dans cette paroisse. La providence a bien fait les choses car l’évangile du jour faisait écho à la mission des END, il était consacré au ma- riage et à la belle complémentarité homme-femme voulue par Dieu. Chaque association a laissé un des- criptif de son action qui sera affiché prochainement dans l’Église et ser- vira de proposition pour les parois- siens et couples intéressés par le mouvement. Père Anthony, curé de la Paroisse de Prise-d’Eau et conseiller spiri- tuel de Baie-Mahault 3, rappelle dans son homélie l’importance de l’homme et de la femme dans le projet de Dieu. L’union de l’homme et de la femme est la plus sacrée qui puisse exister sur la terre, car elle est voulue même par le Créa- teur. Nous constatons l’émerveil- lement de l’homme à la création de la femme. L’auteur du livre de la Genèse conclut en disant : « A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront LA FAMILLE plus qu’un. » A propos de l’union de l’homme et de la femme, les pharisiens ont voulu savoir l’opi- nion de Jésus concernant la loi de Moïse qui donnait à l’homme la possibilité de répudier sa femme. Le Christ qui est venu accomplir la loi, rappelle à ses adversaires que : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle ». Tout en leur rappelant l’enseignement initial de Dieu : par les liens du mariage, l’homme et la femme deviennent une seule chair. Ainsi donc en éle- vant l’union de l’homme et de la femme au rang de sacrement, ce lien est devenu indissoluble. Dans le plan de Dieu, l’homme et la femme sont complémentaires. Ils sont créés pour que l’un soit au service de l’autre. Le foyer Respon- sable de Secteur Guadeloupe te- nait à nous témoi- gner leur rentrée dans la paroisse de Saint Germain de l’Auxerrois. « Nous avons participé à une belle célébration avec Mgr Aupetit pour lequel nous avons une admi- ration particulière et nous n’avons pas été déçus par les textes du jour bien adaptés à la circonstance. Ils ont été l’occasion d’une homélie qui nous ont rappelé notre voca- tion et l’importance de la mission à laquelle nous sommes tous appe- lés en tant que couple ayant reçu le sacrement de Mariage. Nous n’avons pas manqué de porter tous les couples et spécialement ceux de notre secteur Guadeloupe dans la prière ce que nous avons prolongé en laissant un cierge al- lumé au pied de la Vierge Marie notre mère, qu’elle continue à veil- ler sur nous comme à Cana ». Amélie et Joseph NAGAU

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20 PÈRE SERGE MATOLA, CURÉ AUX SAINTES C’est avec joie qu’après la messe de lancement du Synode same- di 16 octobre, au nom de Mgr David Macaire et du père Silène, je suis parti vers Terre-de-Bas pour présider la messe d’installation de père Serge Matola à la Paroisse de Terre-de-Bas. Dimanche 17 octobre, très tôt avec le nouveau curé des Saintes, nous avons pris le bateau pour Terre-de- Haut. J’ai présenté aux paroissiens de Terre-de-Bas leur nouveau curé au cours de la messe dominicale. Lors des deux messes, le nouveau curé a accepté officiellement d’être curé de ces deux paroisses et les chrétiens rassemblés l’ont accepté aussi. Il a professé sa foi et pro- noncé son serment de fidélité et de bonne administration de ses nouvelles paroisses. Mot d’introduction de la messe à Terre-de-Haut « Père Serge Matola, que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, soit toujours avec vous ! Nous, Com- munauté chrétienne de Terre-de- Haut, c’est avec un immense plai- sir en notre foi au Christ, que nous vous accueillons en notre paroisse Notre-Dame de l’Assomption. Nous confions votre ministère Sacerdo- tal à Marie notre Sainte patronne. Elle vous protégera et vous aide- ra à bien mener la mission que Dieu vous a confiée. Jésus a dit : ”Le vent souffle où il veut, tu en- tends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va “. Mais ce vent de l’Esprit-Saint a fait danser les voiles de votre barque, pour la conduire ici chez nous, qui devient dès à présent votre “Chez-vous”. ÉGLISE DIOCÉSAINE FORMATION DES CATÉCHISTES DE BASSE-TERRE C’est avec une grande joie que les catéchistes des paroisses de Basse-Terre, se sont réunis pour une récollection, le samedi 2 octobre 2021 à la chapelle de Sainte- Thérèse, présidée par le père Silvère Numa, vice-chancelier du diocèse et délégué épiscopal pour l’information. Le thème de la rencontre : « Catéchiste, je chemine avec les enfants et les jeunes de Basse-Terre, avec prudence, dans la confiance et la paix. Saint Joseph : un maître pour tous dans le service de la mission de l’Eglise... » Ce temps fort a été ponctué par la louange (animé par les catéchistes), l’enseignement, la prière et la messe d’envoi en mission. Après la louange, le Père Numa, a d’abord rappelé l’importance de l’accueil des enfants et des jeunes. L’enseignement a été abordé sur la méthode de la communication, s’inspirant de deux supports de bases : Le directoire pour la catéchèse et la dernière lettre du Pape François, établissant le Ministère des catéchistes. Un grand merci au Père Numa qui a su en cette période nous captiver, remotiver par cet enseignement avec un langage simple, document à l’appui en nous rappelant ce que Dieu attend de nous. Merci au père Gérard d’avoir proposé cette récollection vrai- ment nécessaire, sans oublier Orane et Claudie pour leur investissement total dans cette préparation. Ce fut une matinée très enrichissante, à poursuivre dans les mois à venir avec d’autres thèmes… Les catéchistes de Basse-Terre Votre barque a traversé les eaux profondes de Marie-galante pour s’arrêter dans notre belle île de Terre de Haut ; car toute décision vient de Dieu, et c’est en son Nom que vous déposez vos valises pour vivre avec nous. Les temps sont difficiles, mais rien ne nous empêchera de marcher ensemble vers le Royaume de Dieu. Père Serge, bienvenue ! “Ke papa Bondye bénir fre an nou, jezi sove’, Espri a Jezi krist guidé “. Amen ! » Je peux en témoigner : père Serge Matola a reçu un accueil chaleu- reux de la part de ses nouveaux paroissiens qui continueront à l’ai- der au mieux dans son ministère à Terre-de-Bas et à Terre-de-Haut. J’ai été personnellement marqué par la joie et la ferveur se déga- geant des choristes et des assem- blées saintoises… Loué sois-tu Seigneur pour Père Matola. Nous lui souhaitons un ministère fructueux dans ses nou- velles paroisses sous la protection de Saint Nicolas (Patron de Terre- de-Bas) et de Notre Dame de l’Assomption (Patronne de Terre- de-Haut). Père Gérard FOUCAN, vicaire épiscopal

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21 Un grand moment pour le patri- moine religieux pointois. Le 17 octobre, les représentant de l’Etat, de la ville de Pointe-à Pitre, de l’As-sociation de sauvegarde du patri- moine religieux, de la fondation du patrimoine et le père Edouard Silène participaient à la cérémo- nie de remise d’un chèque de 500 000 € remis par la Française des Jeux au titre du loto du patri- moine. Le monument, classé de- puis 1978, va pouvoir bénéficier d’une rénovation de la toiture. Sélectionnée par la Mission Bern comme monument embléma- tique de la Guadeloupe en 2021, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, communément appelée « cathé- drale », est le plus grand édifice re- ligieux de Pointe-à-Pitre. Construite en 1807, victime du tremblement PATRIMOINE ST PIERRE ET ST PAUL : PATRIMOINE POUR TOUS CÉRÉMONIE DE REMISE DE CHÈQUE « Depuis quelques mois nous vivons une crise sanitaire très difficile qui touche les jeunes, les femmes et les hommes de notre Guadeloupe. L’im- pact de cette crise est moins visible sur nos églises, nos clochers, nos vieux moulins, nos vieux monuments que sur les entreprises. Malgré tous nos problèmes humains nous pouvons dire que le patrimoine touche à ce que nous avons de plus précieux. Le ministre de la Culture, Franck Riester, lors de la présentation des projets de la Mission Patrimoine 2020, nous laisse cette belle définition du Patri- moine « Le patrimoine, c’est ce que les siècles passés nous ont légué. C’est ce qui a su résister au temps, parce que c’était plus beau, plus solide, plus utile, que le reste ». Le patrimoine, ce ne sont pas que des moulins, des phares ; ce sont aussi des chapelles, des églises, des clochers, des presbytères. Tout dépend de notre croyance, de notre foi en Dieu ou d’un être supérieur on peut préférer tel ou tel monument religieux ou non religieux. La cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, la « Grande Eglise » de Pointe-à-Pitre et de la Caraïbe, monument historique, monument religieux a besoin de toute notre attention. La tâche, nous le savons sera rude. Celles et ceux qui ne sont pas sensibles aux bâtiments anciens pensent qu’il y aurait des choses plus urgentes, plus importantes à faire, à sauver. Je voudrais simplement au nom de Mgr Macaire, notre évêque administrateur, au nom de celles et ceux qui fréquentent cette église, au nom de la Guadeloupe. Remercier celles et ceux qui portent ce combat de restauration avec beaucoup de ferveur et de passion. Remercier aussi celles et ceux qui consacrent du temps au service de la restauration de cette église. Nous ferons tout le nécessaire pour que des actions participatives pour la restauration de ce monument soient effectives. Paroisse - Association - ASEP - Mouvements… Merci encore pour ce chèque de 500.000 € au profit de cette église ». Père Edouard SILÈNE Pour donner en ligne : https://www.fondation-patrimoine.org/76099 ou mission Bern : www.missionbern.fr de terre de 1843 puis reconstruite en 1867, sa nouvelle ossature mé- tallique lui a permis de résister aux cyclones et tremblements de terre qui ont ravagé la ville à plusieurs reprises. Des travaux sont à réaliser d’ur- gence. Des problèmes structurels généralisés sur la toiture, fuites des couvertures, chutes d’enduits et fissures visibles en façade, infil- trations, corrosion, rendent l’édifice dangereux. Bien qu’affectée au culte, des pistes de valorisation culturelle de l’église sont envisagées (notammment expositions et ateliers pédago- giques pendant les travaux). Restaurée, la cathédrale reprendra toute sa place dans un circuit du patrimoine pointois. Une campagne de don est ouverte sur le site de la fondation du patri- moine pour continuer la rénovation, avec pour objectif 250 000 €. Aurore MONDAIN, archiviste diocésaine

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22 PAROLES ENTENDUES Il ne m’a pas été possible de par- ticiper aux ob- sèques de Lydie Alexis. C’eût été pour moi l’occa- sion de lui rendre hommage d’abord à elle, et puis ensuite à sa sœur, l’une et l’autre décédées, à peu de jours d’intervalle. J’ai fait connais- sance avec la famille Alexis dans les années 1970 à l’occasion de ma nomination de curé de St Pierre et St Paul. Sa famille habitait jadis tout près du Tribunal de Pointe-à- Pitre. Et je voyais chaque jour sa mère et ses filles à la messe tous les matins. C’est moi, également en tant curé, dès mon arrivée à la paroisse qui ai fait les obsèques de son père. Je voudrais en premier lieu dire un grand merci à Lydie qui avait la responsabilité de diriger la chorale et les chants de la messe et cela jusqu’après mon départ. Elle avait un certain scrupule de noter avec soin les remarques et les avis qui venaient, soit de moi, des cho- ristes et particulièrement de sœur Adèle. La deuxième chose dont je voudrais encore témoigner c’était sa régularité. Je n’ai jamais vu Lydie absente aux répétitions. Elle tenait d’ailleurs, disait-elle, cette régulari- té, de sa mère pieuse et dévote à souhait. Je n’ai pas eu beaucoup de contact avec sa sœur ainée, la cantatrice, un peu plus timide. A l’occasion de certains concerts que l’on organisait pour assumer la réfection des orgues elle, la canta- trice, répondait toujours présente. Lorsque je suis devenu curé de St Pierre et St Paul, la messe commen- çait chaque jour à 6h, et les fidèles TOUTE UNE VIE AU SERVICE DE SON SEIGNEUR ! FRÈRE ROBERT-ALAIN, CARME GUADELOUPÉEN (1926-2021) Ce religieux né à Pointe-à-Pitre est décédé le 19 octobre à Saint Denis. La revue « Avenir du Carmel » d’automne, présente longuement le doyen des carmes de la province, Frère Robert-Alain de Sainte Marie Harsigny. Un long article présente l’origine, la vocation et sa vie de religieux ayant servi en France mais aussi en Irak. Agé de 95 ans, Frère Robert-Alain résidait dans la maison des petites sœurs des pauvres à Saint Denis-en-France. C’est là que j’ai pu le rencontrer après la messe le 3 octobre. Nous avons échangé brièvement, en évoquant Pointe-à-Pitre où il est né, son père métropolitain, mécanicien et sa maman origi- naire de Sainte-Rose. Au moment de sa confirmation en Guadeloupe par Mgr Genoud, il reçut la médaille de Notre-Dame du Mont-Carmel. Ce sera le début de sa vocation. Adolescent, il participe quotidiennement à la messe. Puis, en lien avec les pères Spiritains, il cherche sa voie et découvre dans un annuaire des vocations l’existence des pères Carmes. Sa décision est prise : il sera frère carme. Accueilli au couvent de Paris, puis de Nice, il fait sa profession simple le 15 octobre 1948 pour la fête de Sainte Thérèse d’Avila et trois ans plus tard sa profession solennelle. Ordonné prêtre le 29 Juin 1952, « le plus beau jour de ma vie », il est envoyé dans la Sarthe puis à l’Institut Catholique de Paris pour des études complémentaires. Ensuite, comme il venait d’un pays chaud, ses supérieurs l’envoient en Irak pour un séjour de six années. Après un long séjour dans le couvent d’Avon, en 2016 il est accueilli à « Ma Maison » de Saint Denis. Là, il a le temps pour lire avec cette passion pour l’Ecriture Sainte « qui continue de m’éblouir et me réjouit autant que les auteurs spirituels. Il témoigne de sa vie de prière et de son attachement à la figure de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « qui a été pour moi une lumière, et elle l’est toujours ». Adolescent, il découvre la bibliothèque d’un camarade de classe. Il prend le livre sur Sainte Thérèse de Lisieux. Initié ainsi à l’oraison, il reconnaît à la fin de sa longue vie de contemplatif que, comme Thérèse, il pense souvent à Dieu. « La prière, c’est une intimité à deux nourrie de l’Ecriture ». Et il conclut : « On ne doit pas chercher autre chose que l’amour de l’Autre. Et c’est dans la gratuité. Si on a compris que l’amour, c’est d’aimer gra- tuitement, que la vie c’est de vivre gratuitement, alors je crois qu’on a acquis une bonne part. » La devise du frère Robert-Alain : « Accepter avec joie tout ce que Dieu m’envoie ! » Lors de notre rencontre, il y a peu de temps, nous avons évoqué les carmélites de Gourbeyre qui se souviennent des visites de frère Robert-Alain quand il venait en Guadeloupe. Il s’est éteint doucement le matin du 19 octobre, entouré par les petites sœurs des pauvres dans leur maison près de la basilique de Saint Denis. Mgr J.-Y. RIOCREUX par conséquent ne se gênaient pour chanter à pleine voix. Or un certain jour, le Chef de la gendar- merie proche de l’église était venu se plaindre. Et pour cause : la mu- sique et les chants de la messe en quasi-pleine nuit étaient devenus insupportables pour eux. « Beau- coup d’entre nous monte la garde toutes les nuits, d’autres sont fa- tigués ou se remettent à dormir au sortir de leur mission, sans compter, ajoute-t-il, le sommeil de nos enfants, de nos épouses etc. Cela ne peut plut durer. » J’avais donc à ce sujet réuni quelques pa- roissiens, dont sœr Marie-Luc et Marie-Eva Arenate, pour prendre une décision. Quelqu’un d’entre nous aurait dit « c’est celui qui est plus gêné qui doit partir ». D’autres parmi lesquels avec moi, Lydie sans doute et quelques autres ont dit : « La solution est dans la charité. Reculons l’horaire de la messe à 7h. » Depuis ce jour, la messe dominicale avait été fixée à 7h du matin. Quelle foi et quelle immense charité Lydie a toujours déployées ! Père Yves GILLOT Il n e po ti s A p sio ho mm

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23 HORIZONTALEMENT 1 - Moyen de transport. 2 - Moussée. Choisi. 3 - Parti politique français. Boisson. Attaché (inversé). 4 - Entreprise individuelle. Australie. Enregistra. 5 - Traité entre l’UE et les USA. Confiance (inversé). Démonstratif. 6 - Auto-école. Etoffe. Foulard liturgique. 7 - A toi. Fonds des notaires. 8 - Comique. 9 - Union des transports aériens. Souvent dans l’eau. Groupe au Parlement européen. 10 - Privation de respiration. VERTICALEMENT 1 - Communication à distance par la pensée. 2 - Pancarte. 3 - Déchiffré. Séparation. 4 - Enveloppa. 5 - Barrière de protection. Remise à niveau. 6 - Capitale d’un pays de l’UE. 7 - Terrain. 8 - Mutée. 9 - A lui. Sélection. 10 - Quel qu’il soit. 11 - Imagerie médicale à Lille. Université normande. 12 - Explosion. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 83 M OTS CROISÉS N O 82 ( SOLUTION ) PÈLERINAGE À MARIE C’est régulièrement que notre petit Groupe du Rosaire en équipes de la Communauté de Mare- Gaillard (paroisse du Gosier) participe à d’humbles mais fervents pèlerinages à Marie. Le 16 juillet dernier pour la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, nous sommes venus à plus d’une vingtaine de pèlerins avec nos responsables dans une démarche de foi pour prier pour nos enfants, nos familles, et toutes les personnes qui sont en souffrance durant cette crise sanitaire. Quelle belle organisation avec un service d’accueil impeccable. Eucharistie célébrée par Mgr Macaire dont l’homé- lie nous a beaucoup marqués. Puis recueillement et prière à la grotte, avant de faire halte au Jardin Botanique afin de nous restaurer. Puis nous nous sommes rendus à la chapelle de Notre-Dame de Guadeloupe au Matouba (à Saint-Claude) aussi appelée la chapelle du Vœu située sur la route qui mène à la Rivière Rouge. (On se rappelle qu’en 1956 lors du réveil brutal de la Soufrière, les paroissiens sous l’impulsion du père Gillet ont fait le vœu d’élever une chapelle pour demander la protection de Marie. Et en 1962 la chapelle recevait la dédicace de Mgr Jean Gay). Tant de fidèles ont témoigné depuis avoir reçu de nombreuses grâces en ce lieu béni. Ce mois d’octobre, mois du Rosaire, permet des temps de prière fervente. Merci Marie de nous porter assistance toujours. Prochai- nement en la fête de Notre-Dame de Guadeloupe célébrée en diocèse nous n’oublierons pas de nous retrouver pour faire Eglise ensemble. Philomène JOAB

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24 Grille des programmes – 4 octobre 2021 au 31 août 2022 DU LUNDI AU VENDREDI Studio Radio Massabielle - Centre Pastoral Siméon Oualli, (C.P.S.O.) Impasse Porto-Rico, Cité Notre Dame de Grâce - 97139 LES ABYMES - Tél : 0590 83 25 21 DU LUNDI AU VENDREDI 5 H – 9 H 5 h 00 Réveil spirituel en musique 5 h 15 Prières du matin 5 h 23 Musique 5 h 30 Chapelet 6 h 00 L’Angélus 6 h 05 Le Saint du jour - 2.30 mn 6 h 10 Prières du matin 6 h 13 Chants et musiques 6 h 30 Messe quotidienne du matin en direct – 40 mn Depuis l’église St-Michel du Raizet 7 h 10 Louange 7 h 20 5 mn avec Marie 7 h 25 Musique, communiqués, publicités 7 h 30 Mille questions à la foi 7 h 50 Bible de A à Z 8 h 00 Le journal de Radio Vatican 8 h 20 L’évangile du jour commenté 8 h 30 En quête de sens (ou messe des malades depuis Notre-Dame des Victoires) 9 H – 12 H 9 h 00 Lundi : Les TKL ont la parole Mardi : La catéchèse de Mgr Macaire Mercredi : Voyage en musique – J. Cachemire-T Jeudi : Messe des malades en direct de Notre-Dame des Victoires. Vendredi : Méditations ou Rosaire10 h 00 Lundi, mardi et vendredi : Si tu savais le don de Dieu Mardi : Le RDV de Jacqueline Cachemire-Thôle Mercredi : Père Claver Jeudi : Foi Chrétienne – RP Jean Hamot 11 h 00 Lundi : Audience du Pape et Magazine de Radio Vatican Mardi : Justice et Paix Mercredi : Rediffusion Jeudi : Enseignement Vendredi : Rediffusion émission jeunesse 12 H – 16 H 12 h 00 L’Angélus 12 h 05 5 mn avec Marie 12 h 10 L’évangile du jour 12 h 15 Le saint du jour 12 h 30 Journal de Radio Vatican 12 h 45 Du lundi au jeudi : Le Grand Témoin Vendredi : Le Grand Débat 13 h 30 Musique et/ou Communiqués 14 h 00 Lundi, mardi, jeudi : Magazine Afrique Radio Vatican Mercredi : Kay ka fèt – émission jeunesse Vendredi : Guadeloupe Caribbean Echos 15 h 00 Le chapelet médité – depuis la grotte de Massabielle à Lourdes – 30 mn 15 h 30 Musique 15 h 35 Mille question à la foi – 12 mn 15 h 50 L’évangile du jour commenté 16 H – 18 H 16 h 00 Lundi : Foi chrétienne - Père Jean Hamot Mardi : Hommages et témoignages Mercredi : Dédicaces Jeudi et vendredi : A l’école de la prière/Planisphère17 h 00 Musique 17 h 05 Les inconnus de la Bible, la Bible pas à pas ou rediffusion 17 h 30 Lundi : Magazine de Radio Vatican (rediffusion) 18 H – 20 H 18 h 00 L’Angélus 18 h 05 5 mn avec Marie 18 h 10 Lundi : Rediffusion TKL Mardi : A votre santé Mercredi : Méditations Père Claver Jeudi : Vie en paroisse (rediffusion) 1 er jeudi du mois : Messe en direct de l’Eglise Saint Jean-Baptiste de Baie-Mahault à 18h Vendredi : Paroles d’évêque Le rendez-vous de la procure 19 h 05 Lundi, mardi, jeudi, vendredi : Décryptage 20 h 00 Lundi : Vie en paroisse Mardi : Si tu savais le don de Dieu Mercredi : Vie et Partage (de 19h05 à 20h30) Jeudi : Chansons d’autrefois Vendredi : La catéchèse de Mgr Macaire 21 h 00 Musique, chants religieux 21 h 30 Chapelet – 30 mn 22 H – MINUIT 22 h 00 Musique 22 h 05 Rediffusion locale 23 h 00 Musique ou rediffusion 24 h 00 Relais Radio Notre Dame International

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25 SAMEDI DIMANCHE 5 h 00 Musique 5 h 30 Chapelet 6 h 00 L’Angélus 6 h 05 Prières du matin 6 h 20 L’Evangile du jour 6 h 30 Musique 6 h 50 Nouvelles de l’Eglise universelle 7 h 00 Paroles d’évêque 7 h 20 Musique 7 h 30 En marche vers dimanche 8 h 00 Le journal de Radio Vatican 8 h 20 L’Evangile du jour 8 h 30 A votre santé9 h 30 Justice et Paix 10 h 30 Mille questions à la foi 11 h 00 Conférences et enseignements, Rosaire, le 1 er samedi du mois 12 h 00 L’Angélus 12 h 05 Parole d’évêque 12 h 30 Journal de Radio Vatican 12 h 45 Musique 13 h 00 En marche vers dimanche 13 h 50 Programmation musicale 14 h 45 Chants à Marie 15 h 00 Chapelet 15 h 30 La catéchèse de Mgr Macaire16 h 30 Musique et louange 17 h 00 En marche vers dimanche 18 h 00 L’Angélus 18 h 03 Musique, musique 18 h 30 Paroles d’évêque (rediffusion) 19 h 00 Guadeloupe Caribbean Echos (rediffusion) 20 h 00 Musique 20 h 15 Si tu savais le don de Dieu (rediffusion) 21 h 00 Musique 21 h 30 Chapelet 22 h 00 Rediffusion 23 h 00 Musique ou rediffusion 24 h 00 Relais Radio Notre Dame International 5 H – 12 H 5 h 00 Réveil spirituel en musique 5 h 30 Chapelet 6 h 00 L’Angélus 6 h 05 Prières du matin 6 h 15 Paroles d’évêque 6 h 40 L’Evangile du jour commenté 6 h 45 Chants, musique 7 h 00 En marche vers dimanche 7 h 30 Musique et chants religieux 7 h 45 Prières du matin 8 h 00 Foi chrétienne – RP Jean Hamot 9 h 00 Musique 9 h 05 Au puit de Jacob ou messe en direct - 26 mn 9 h 30 Musique ou messe en direct10 h 00 Rediffusion 11 h 00 Rediffusion 12 H – 20 H 12 h 00 L’Angélus 12 h 10 Le rendez-vous de la Procure ou autres rediffusions 13 h 00 Comment va ton âme ? 13 h 30 Musique 14 h 00 Chants, musique et liturgie – 26 mn 14 h 30 Musique 14 h 45 Chants à Marie 15 h 00 Chapelet médité – depuis la grotte de Massabielle à Lourdes – 30 mn 15 h 30 Chants de louange 15 h 45 Hommages et témoignages 16 h 45 Voyage en musique (rediffusion)17 h 45 Vêpres solennelles et messe du dimanche soir en direct de l’église Saint-Michel du Raizet ou rediffusions 19 h 45 Musique 20 H – MINUIT 20 h 00 Rediffusion 21 h 00 Musique 21 h 30 Chapelet 22 h 00 Musique 22 h 05 Au puit de Jacob 22 h 30 Musique 23 h 00 Chants grégoriens et musique MINUIT – 5h : Programme de Radio Notre Dame International en direct • Le 3 ème dimanche du mois, retransmission de la 2 ème messe dominicale en direct d’une paroisse de l’archipel à partir de 9h00 ou de 9h30 • Le 1 er jeudi de chaque mois, Radio Massabielle se déplacera également à Baie-Mahault pour la messe du soir à 18h, suivie du temps d’adoration jusqu’à 20h. • Les retransmissions des messes du matin sont maintenues en semaine depuis l’église Saint-Michel du Raizet.

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26 OFFICIEL FORMATION Mgr Macaire nous invite à poursuivre le parcours de formation qui a été mis en place au niveau diocésain. C’est un encourage- ment qui nous incite à aller de l’avant. Nous sommes bien dans la mouvance du Synode qui nous met en chemin. Aussi les paroisses, les mouvements qui cheminent au sein de la pastorale diocésaine d’ensemble et les établissements scolaires catholiques sont invités à inscrire les personnes qui sont intéressées par ce parcours afin d’aider « à la catéchèse et à la transmis- sion de la foi chrétienne » dans la société d’aujourd’hui. Quels sont les axes de la formation proposée qui permettent aux étudiants ou aux stagiaires d’être au service auquel ils se desti- nent. Père Jean Hamot nous en dresse les contours : - Croire en Jésus : La vie chrétienne c’est la foi en Jésus-Christ, Parole de Dieu pour tous les hommes, révélée dans la Bible et portée par la Tradition de l’Eglise. - L’Eglise : La vie chrétienne, c’est l’appartenance à l’Eglise par la participation à une communauté chrétienne. La formation aidera à entrer dans la compréhension de ce qu’est l’Eglise. - Les sacrements : La vie chrétienne, c’est la découverte des sacrements qui mettent en relation avec Dieu et avec les autres. (se référer au concile Vatican II). - La morale : La vie chrétienne est l’engagement à vivre l’Evangile, à faire passer notre foi dans notre vie de tous les jours. - La vie spirituelle : La vie chrétienne est louange devant les bienfaits reçus du Père, source de vie. La formation fera découvrir que la vie spirituelle englobe toute l’existence du chrétien. Concrètement les personnes qui ont été en chemin l’an dernier poursuivent leur progression et nous les invitons à renouveler leur inscription rapidement afin de recevoir le calendrier qui démarrera en janvier prochain. Pour les personnes qui veulent se mettre en route ou qui sont désignées par leur paroisse ou leur mouvement, il est possible de s’inscrire sans tarder auprès de : Nicole Soïme directrice de l’IFAGEC : 0690 76 55 20 ou Valérie Cléril de la direction diocésaine de l’E.C. : 0690 91 18 25. La formation débutera elle aussi dès janvier prochain. Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique et de la Formation Permanente DÉCRETS Par décision de Mgr David Macaire o.p., admi- nistrateur apostolique du diocèse. Nous vous communiquons les informations suivantes : s! LA SUITE DUNE SUPPLIQUE DE -GR *EAN '!9 alors évêque du diocèse, le Pape Jean XXIII, par un rescrit datant de 1959, a statué que le diocèse de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre serait placé sous le patronage de Notre Dame de Guadeloupe d’Estramadure et que la solennité serait célébrée le 4 NOVEMBRE . Pour cette année 2021, les consultations diocésaines préparatoires au Synode romain sur la Synodalité dans l’Eglise de 2023 ayant débuté à la mi-octobre, Mgr Macaire demande que dans toutes les paroisses, les messes, précédées de la récitation du chape- let, soient célébrées à cette intention. sLa pandémie due au coronavirus a suscité beaucoup de souffrances et de deuils partout dans le monde et aussi chez nous en Gua- deloupe. Un très grand nombre de défunts n’ont pas reçu les hommages que les familles auraient voulu leur rendre. Après avoir pris conseil, Mgr Macaire a décrété que dans tout le diocèse, la journée du 5 NOVEMBRE serait jour de deuil et de prière pour les victimes du coronavirus et leurs familles et proches. La messe sera célébrée dans les paroisses pour les confier à la miséricorde de Dieu. Père Jacques HIVON, chancelier

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27 CALENDRIER Mgr Macaire sera présent en métropole pour de nombreuses rencontres au mois de novembre notamment : Du 2 au 8 Novembre Assemblée générale des évêques à Lourdes Le Jeudi 11 Novembre Rencontre de l’aumônerie Antilles-Guyane à Paris Nomination Promulguée par Mgr David Macaire, administrateur apostolique. Est nommé à partir du 1 er octobre 2021 Père Silvère NUMA (D.E.I.), conseiller spirituel des conférences Saint Vincent de Paul OFFICIEL UNE VISITE ATTENDUE Le secrétaire général de l’Enseignement Catholique, M. Philippe Delorme, accompagné d’une délégation comprenant M. Louis-Marie Piron et M. Benoît, sera en Guadeloupe du 1 er au 4 décembre 2021. Ils visiteront plusieurs établissements et iront à la rencontre des diverses instances. Belle rencontre en perspective ! MESSE DU 11 NOVEMBRE EN L’EGLISE DE SAINT SULPICE Chaque année, le 11 novembre, l’Aumônerie Nationale des Antilles et de la Guyane (ANAG) organise une célébration à l’église St Sulpice dans le 6 ème arrondissement de Paris. Des centaines d’Antillo-Guyanais de tous âges, venant d’Ile-de-France mais aussi de province se retrouvent avec les évêques de Martinique, Guadeloupe et de Guyane. En 2020, en raison de la pandémie, cette rencontre n’avait pu avoir lieu. Aussi, c’est avec une grande joie que nous vous annonçons que la rencontre aura bien lieu cette année ! Cette journée est organisée par l’aumônerie Antilles-Guyane. Depuis septembre dernier, le coor- DINATEURDELAUMÙNERIEEST-GR*EAN 9VES2IOCREUX ÏVÐQUE ÏMÏRITEDE"ASSE 4ERRE)LSUCCÒDE au Père Marcel Crepin qui est retourné en Martinique. Tous les Antillais et Guyanais sont invités à prendre part au rassemblement du Jeudi 11 Novembre à Saint Sulpice, la plus grande église de Paris. 13 h 00 : Accueil des participants 13 h 30 : Témoignages des Antillais et Guyanais du diocèse de Créteil, impliqués dans la vie de leur diocèse. 14 h 30 : Mgr David Macaire, archevêque de Fort-de-France (Martinique) et Administrateur du diocèse de Guadeloupe, présidera l’Eucharistie, entouré de Mgr Michel Dubost, administrateur du diocèse de Cayenne, d’évêques, prêtres et diacres. Cette célébration sera animée par une chorale composée principalement de jeunes. Mgr J.-Y. RIOCREUX L’Aumônerie Nationale Antilles Guyane - 5,bis rue Mouzaïa 75019 Paris Contact : 09 87 35 32 33 / aumonerieag@gmail.com s!SSUREUNSERVICEDACCUEIL DÏCOUTE DACCOMPAGNEMENTETDEFORMATIONDES!NTILLAISET'UYANAISVIVANTOUDEPASSAGE en France métropolitaine. Elle aide ceux qui le souhaitent à consolider leur foi. Elle n’a pas pour mission de se substituer aux paroisses. Sa mission est d’aider les antillais et guyanais à s’insérer dans la vie des communautés locales et à prendre une part active dans l’annonce de l’Evangile et dans la vie de l’Eglise. s%NLIENAVECLESDIOCÒSESETDESGROUPESDEPRIÒRE ELLEORGANISEDESRENCONTRES DESPÒLERINAGES DESi#HANTÏ.OWELwx Le temps fort de l’année est le rassemblement du 11 novembre.

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3 789561 703007 En attente d’un Pasteur D ieu notre Père, ton Fils Jésus a choisi les Apôtres pour sanctifier ton peuple, le conduire et lui annoncer l’Evangile. Nous t’en prions, accorde à notre Eglise diocésaine un pasteur selon ton cœur qui saura nous guider et nous accompagner dans notre mission. Rends-nous ouverts et accueillants à celui que l’Esprit Saint choisira comme évêque de Guadeloupe. Confiants que tu exauces la prière de tes enfants, nous te le demandons et te rendons grâce par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen ! Faite remonter vos réactions par les moyens suivants : Père Silvère NUMA : 0690 53 45 09 Mail : communication@catholique-guadeloupe.org 3€N° 1021 - Novembre 2021 www.guadeloupe.catholique.fr Site du diocèse

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