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3 € N° 1016 - Mai 2021
www.guadeloupe.catholique.fr
PÂQUES : 41 ADULTES BAPTISÉS
pages 6-7
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VISITE PASTORALE
À SAINT-BARTHÉLEMY
pages 10-11
CLOCHER RESTAURÉ
DE PETIT-BOURG
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Deux nouveaux prêtres
en Martinique ...............................2-3
Editorial de Mgr Riocreux ................3
Messe chrismale ..............................4
Pâques en prison .............................5
Pâques dans nos communautés ......6
Vocations .........................................7
Nouveau clocher à Sainte-Anne ..........8
Bénédiction du clocher
de Petit-Bourg ......................................9
Visite de l’évêque à St Barth .....10-11
Eglise dans la Caraïbe ........................12
Pastorale de la famille ...................13
Mois de Marie ..........................14-15
Paroles entendues .........................16
Mots croisés ...................................17
Infos ..........................................18-19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Silvère NUMA.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Edilène LE PENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
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Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN :
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SOMMAIRE
Dimanche 11 Avril, en la fête de
la Divine Miséricorde, Mgr David
Macaire a ordonné deux prêtres
pour le diocèse de Martinique. En
effet, en la cathédrale Saint Louis
de Fort-de-France, Jacques Platon,
51 ans et Robert-Marie Beaufour,
DEUX NOUVEAUX PRÊTRES
EN MARTINIQUE
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36 ans ont reçu l’imposition des
mains par l’archevêque et les
prêtres de Martinique.
Ces deux prêtres ont présenté leur
parcours, l’influence de « Bonne
Maman » pour Robert-Marie et des
parents pour Jacques.
Ce dernier, a été aussi marqué par
certains prêtres, les Pères Cathy,
Zaïre, Paul. Formé au Séminaire
Saint Sulpice d’Issy-les-Moulineaux,
il a déjà travaillé dans les paroisses
de Bellevue, Redoute, Saint Chris-
tophe, Marin et l’Hay-les-Roses
dans la banlieue parisienne. Il est
l’assistant de l’évêque.
Robert-Marie a une dévotion pour
la Miséricorde Divine, Sainte Faus-
tine et Saint Jean-Paul II. Il a été
aussi accompagné spirituellement
dans la Légion de Marie et par
le Mouvement Sacerdotal Marial.
Une figure de sainteté : Sainte
Thérèse de l’Enfant Jésus.
Déjà l’an dernier, Mgr Macaire avait
eu une double ordination en la fête
de la Divine Miséricorde. Le choix
de cette date est lié à l’ordination
épiscopale de Mgr Macaire, il y a
six ans, en avril 2015 pour la fête
de la Divine Miséricorde.
(avec Eglise en Martinique)
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MOIS DE MAI
Dans mon enfance nous chantions « Voici ce joli mois de
mai ! » De fait, ce mois de mai correspond à un renouveau de
la nature, dans l’hémisphère nord : « Qu’il est si doux, qu’il est
si gai, qu’il est rempli de violettes ! »
Ici, aux Antilles, ce mois est synonyme du Mois de Marie, avec
les deux fêtes mariales : Notre-Dame de Fatima le 13 mai
et la Visitation de la Vierge Marie, le dernier jour de ce mois,
31 Mai. Lors de la messe, la Préface nous invite à la louange :
« En ce jour où nous célébrons la Visitation de la Vierge
Marie, nous voulons te chanter, te bénir et te glorifier ».
De même, en nous souvenant de la Semaine Sainte et de
Pâques, nous pouvons bénir le Seigneur pour les baptisés
lors de la Vigile Pascale. Bonheur aussi de pouvoir vivre « nor-
malement » la grande semaine, depuis les Rameaux jusqu’à
Pâques, avec la messe chrismale du Mercredi saint.
Articles et photos reviennent sur ces célébrations. Ô certes,
nous étions contraints par le couvre-feu, mais cela n’a pas
empêché la profonde joie intérieure.
Or, voici que ce mois de mai débute par la fête de Saint Jo-
seph travailleur. En ce temps particulier, nous pouvons tra-
vailler à répandre l’amour dans ce monde troublé en prenant
modèle sur le père adoptif de Jésus, car, comme l’a dit saint
Jean-Paul II, « Joseph a expérimenté aussi bien l’amour de
la vérité, c’est-à-dire le pur amour de la contemplation que
l’exigence de l’amour, c’est-à-dire l’amour, pur lui aussi du
service requis pour la protection et le développement de
cette même humanité. »
Cela nous invite à contempler le dévouement de tant de per-
sonnes simples et modestes, ainsi que l’attention, le service,
les liens entre nous, sans oublier ceux dont « la perte du tra-
vail, à cause de la pandémie de la Covid-19 doit être un rap-
pel à revoir nos priorités », comme le souligne le pape Fran-
çois dans sa lettre Patris corde. Oui, tournons-nous vers Saint
Joseph pour obtenir par son intercession : tendresse, humilité
et courage dans notre travail pour l’avènement du Royaume.
« Salut, gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie. A
toi, Dieu a confié son Fils. En toi, Marie a remis sa confiance.
Avec toi, le Christ est devenu homme. Avec Marie, Conduis-
nous sur le chemin de la vie. »
L’ÉDITO
de Mgr Jean-Yves Riocreux
L’HOMÉLIE
A TOUCHÉ LES CŒURS
Comme point de départ de son
homélie, Mgr David Macaire,
archevêque de Fort-de-France
reprend la formule rituelle qui a
précédé les deux témoignages :
« Savez-vous s’ils ont les ap-
titudes requises ? » Parce qu’il
connaît bien les deux candidats
à l’ordination, il connaît bien les
qualités qui leur ont valu d’at-
teindre l’ordination. « Cepen-
dant, ce sont d’abord nos failles,
nos faiblesses, et nos péchés qui
nous attirent l’amour de Dieu,
avant nos qualités. Prêtres pé-
cheurs, Robert-Marie et Jacques
sont envoyés à une Eglise pé-
cheresse. En effet, si l’Église
n’était pas pécheresse, pour-
quoi aurait-elle encore besoin
de sanctificateurs, de prêtres ?
Or, de même qu’on perce une
viande afin qu’elle prenne le
goût de l’assaisonnement à la
cuisson, c’est par nos blessures
que nous prenons le goût de la
miséricorde pour nos frères qui
en ont tant besoin. Jacques et
Robert-Marie, ont effectivement
les aptitudes requises, parce
qu’ils sont des mendiants de la
miséricorde de Dieu. »
Xavier MAURICE,
Séminariste
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FERVEUR ET UNITÉ !
La grande église St Pierre &
St Paul de Pointe-à-Pitre était
comble ce Mercredi saint, 31
mars, pour la messe chrismale.
La distanciation respectée et bien
organisée à l’intérieur par l’équipe
de la pastorale des hommes, c’est
depuis l’extérieur qu’un grand
nombre de personnes a pu suivre
l’office. Sans compter les diffé-
rentes retransmissions télévisuelles
ou radiophoniques qui étaient pré-
sentes et permettaient ainsi à tous
ceux qui n’avaient pu se déplacer
de suivre depuis chez eux !
« La messe chrismale est un mo-
ment unique dans l’année… il nous
permet d’être ensemble, évêque,
prêtres, diacres, religieuses et reli-
gieux avec le peuple de Dieu. Tous
unis dans la même foi, nous réali-
sons la grâce qui nous est faite par
cette consécration du Saint Chrême
et la bénédiction de l’huile des
malades et des catéchumènes »
ainsi s’exprimait Mgr Riocreux qui,
présidant la célébration, souhaitait
la bienvenue à tous !Dès la procession d’entrée, une
belle harmonie était perceptible
entre les chœurs, l’orgue, et la foule
reprenant le refrain « peuple de
prêtres, peuple de rois, assemblée
des saints, peuple de Dieu… ».
La liturgie de la Parole était bien
mise en évidence par l’Evangé-
liaire porté en tête de proces-
sion et à partir duquel vont être
proclamées les lectures… « c’est
aujourd’hui que l’Ecriture s’ac-
complit » ! L’évêque dans son ho-
mélie appuyait les différents rites
de l’eucharistie solennelle d’au-
jourd’hui : les prêtres sont invités
à renouveler leur engagement
sacerdotal chaque année au cours
de cette messe chrismale. « Il est
bon d’exprimer notre gratitude à
nos prêtres. Ceux-ci sont invités à
soutenir les chrétiens et en réci-
proque, vous les fidèles vous êtes
invités à soutenir vos prêtres. »
affirmait d’emblée le pasteur du
diocèse, avant de reprendre les
trois fonctions du prêtre » telles que
enseignées par le pape Benoît XVI
MESSE CHRISMALE
« l’enseignement, la sanctification
et le service de gouvernement ».
« Aujourd’hui, en ce temps parti-
culier ces trois fonctions exercées
de façon concrète à travers le
ministère de chaque prêtre, ap-
paraissent particulièrement im-
portantes » complétait l’évêque.
Nous sommes invités, à nous
associer tous ensemble dans cette
même joie de l’Evangile, ainsi que
nous l’enseigne le concile Vatican II
et que nous le rappelle le pape
François à chacune de ses interven-
tions.
Belle unanimité des prêtres dans
le renouvellement des promesses
sacerdotales. La bénédiction des
saintes huiles apportées par les
diacres permanents du diocèse
était un moment fort : les souf-
frants, les malades, mais aussi les
catéchumènes et les confirmants
étaient au cœur de tous les fidèles.
« Depuis l’Ehpad de l’hôpital de
Capesterre Belle-Eau, je vous
suis unie par la prière en regar-
dant la messe à la télé » écrivait
Marie-Hélène dans un SMS plein
d’émotion à ce moment-là. « Je
sais des prêtres âgés qui n’ont pas
pu se déplacer. Je prie pour eux. »
me soufflait à l’oreille Germaine,
grand-mère du Moule.
La messe pouvait continuer de se
dérouler dans une grande ferveur.
« Cette crise sanitaire n’aura pas
raison sur nous, me disait une
sœur âgée à la sortie, et je repars
de cette messe comme revigo-
rée ! » L’évêque, puis père Silène,
remerciait tout le monde avant
la bénédiction finale et l’envoi
« souhaitant à tous une bonne
Semaine Sainte et de bonnes
fêtes de Pâques ». Que Dieu conti-
nue en tous, ce qu’Il a commencé
au cœur de chacune et chacun !
J.-M. GAUTHIER
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RETRAITE SILENCIEUSE
DANS L’ESPÉRANCE
Pour entrer dans le temps pascal 2021, les religieuses de St
Joseph de Cluny ont proposé une retraite de trois jours en
silence, sur le thème « Contemplons la Passion du Christ ».
Pour les 25 personnes présentes, chaque jour, un programme
de prière, de réflexion, d’adoration, de messe et d’enseigne-
ment a été proposé. Deux prêtres, les père Gilles et Roland ont
accompagné les retraitants par des enseignements sur le
sens de la souffrance du Christ et pour la messe quotidienne dans la chapelle de Versailles et pour les
confessions.
Le Père Gilles a fait un exposé sur les souffrances du Christ en lien avec nos souffrances, et sa victoire sur la
mort, par la croix. Il nous a invités à mettre notre confiance dans le Christ victorieux, ressuscité.
Le père Roland a souligné que le Christ a « béatifié » la souffrance. Car nous portons tous des croix. Face à
une épreuve, nous luttons avec le Christ et il nous accompagne.
Un autre enseignement a été donné par sœur Anne-Marie. Nous avons le texte de Paul
aux Philippiens 2,6-11, montrant combien le Christ était libre dans sa passion. Dieu
s’est abaissé comme simple homme mortel et souffrant, obéissant au plan de son Père.
Dans cette obéissance, Dieu l’a exalté en lui donnant le nom au dessus de tout nom !
A l’approche du Triduum pascal, nos cœurs ont ainsi été préparés pour percevoir davan-
tage ce temps du don du Christ serviteur, de sa passion… et de sa résurrection.
Laetitia PENAVA
PÂQUES EN PRISON
Dans les deux prisons de
Guadeloupe, les détenus
catholiques sont accom-
pagnés par les aumô-
neries. Rencontres, célé-
brations avec les deux
prêtres et les laïcs venant
régulièrement dans ces
lieux.
En cette année 2021,
dans les deux prisons,
quelques détenus ont
pu participer à des célé-
brations. En 2020, cela
n’avait pas été possible. Pour la Semaine Sainte, à l’in-
vitation des autorités et avec l’accompagnement des
aumôneries, trois rencontres ont pu avoir lieu.
Tout d’abord, le Jeudi saint, Mgr Riocreux a pu prier
à la Maison d’arrêt de Baie-Mahault avec quelques
prisonniers lors d’une célébration : lectures bibliques
sur l’institution de l’eucharistie, celle du lavement des pieds avec la grande
prière universelle du ven-
dredi-saint.
Ensuite, à Basse-Terre,
une dizaine de détenus
ont participé à un office
du Vendredi saint animé
par le Père Juste Niongui,
aumônier. De même, à
Baie-Mahault, le Père Paul-
Antoine Bernard a célébré
un office de la Passion.
Moments intenses pour
ceux à l’intérieur de la pri-
son et ceux venant de l’extérieur. Rappelons que les
aumôneries de prisons existent depuis longtemps.
Elles apportent amitié, soutien, réconfort et annoncent
le Christ qui a dit « J’étais en prison et vous êtes venus
jusqu’à moi » (Mt 25, 36). Par ailleurs, la liturgie de
l’Eglise nous invite à prier pour les prisonniers lors de
la grande prière universelle.
G. F.
ÉGLISE DIOCÉSAINE
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ÉGLISE DIOCÉSAINE
PÂQUES
DANS NOS COMMUNAUTÉS
Le soleil brille encore à l’horizon,
lorsque débute la Vigile pascale.
Nuit étrange nous obligeant à ra-
viver le feu-nouveau, alors que le
couvre-feu nous imposait des cé-
lébrations en fin d’après-midi.
Le contexte de la Semaine Sainte
fût particulier, cette année, mais la
ferveur et la joie n’ont pas faibli.
L’église Saint Philippe et Saint
Jacques de Petit-Canal accueillait
les 80 fidèles rassemblés dans
l’unité. Au cours de cette veillée
pascale deux adultes ont été bapti-
sés : Nise et David.
Au même moment, dans le diocèse,
41 adultes reçoivent les sacrements
de l’initiation chrétienne : baptême,
confirmation et eucharistie.
Oui, des hommes, des femmes,
des jeunes, aujourd’hui encore,
répondent à l’appel du Ressuscité
à le suivre. Leur parcours sont dif-
férents, avec l’appel intérieur et le
libre choix. Pour certains, le chan-
gement de communautés, ayant
été chez les adventistes ou les té-
moins de Jéhovah. Et, pour tous,
le témoignage de chrétiens dans la
famille ou dans la paroisse.
Les signes parlent. Le feu nouveau.
La marche et l’entrée dans l’église
à la suite du Cierge Pascal. Cette
lumière du Ressuscité est trans-
mise ensuite à l’assemblée. Ainsi,
dans ce contexte, tous ont vécu
cette expérience spirituelle intense,
en faisant abstraction de la lumière
du jour. Oui, c’est une prise de
conscience que notre marche vers
Dieu est d’abord intérieure. La Lu-
mière du Ressuscité éclaire nos
chemins de vie parfois ténébreux.
Le Carême nous a entraînés au
combat spirituel !
Puis, c’est la joie illuminant le visage des nouveaux baptisés et
se reflétant sur ceux des frères et
sœurs de toute la communauté.
Le Christ ressuscité n’a jamais
cessé de vouloir ramener tous les
hommes à Dieu.
C’est dans cette nuit particulière
que Jésus nous a rejoints. Il a été là
au milieu de nous. Lui qui a subi la
Passion s’est fait reconnaître. C’est
bien lui, le Crucifié qui est revenu
à la Vie.
Notre foi en a été ravivée. Jésus
nous a nourris de sa Parole de Vie
et de son Corps de vivant, pour
que nous puissions devenir de
vrais témoins de la foi.
Notre témoignage doit rejoindre
ceux qui sont dans les « périphé-
ries » de notre société afin que
La Bonne Nouvelle, l’Evangile, se
traduise en actes dans nos vies.
Soyons de plus en plus ajustés à
cet amour qui est en Dieu.
C’est sa lumière, son amour que
nous avons à communiquer au
monde d’aujourd’hui. C’est surtout
l’espérance que nous devons por-
ter à nos contemporains, afin de
chasser la morosité ambiante et
reprendre confiance dans l’avenir.
Le Pape François nous dit que
« La joie de l’Évangile remplit le
cœur et toute la vie de ceux qui
rencontrent Jésus. Ceux qui se
laissent sauver par lui sont libé-
rés du péché, de la tristesse, du
vide intérieur, de l’isolement. Avec
Jésus Christ la joie naît et renaît
toujours. »
Comme les apôtres, après la multi-
plication des pains, nous pouvons
dire avec Pierre : « A qui irions-
nous, Seigneur, tu as les paroles
de la Vie éternelle ? » (Jn 6, 68)
Père Silvère NUMA
BapBppa êttêêtêêêêêêêêtê e BaBBBaBaBaaBaapappptttêtêêêêêêêmêmmmêmêmêmmmeme
CCCCCConoConCCCC fi t CoCoCoCoonnnfirfifirfirmrmrmmaatotioioonn
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Viggiggig eeepppppppppppppppppppppppppppppppppp cccc eeààààà ààPàPPààà PPPPàPPPàà à PPàà PPàPPPPPPPPPPP dd VVVigiigiggiiileileleeepppppppppppapaapapapaapapapaaaaaaaasscscssssssssscscsccacaaacaaaalelelellllleeeleleellàààà à àààPPPPP eedddddddddeddddddddeddddddddeedddddedddddddd PPrrrrrrirriisssssissssessse-e-e-eee-eee-e---e-e--d-d-dddd’dd’’’’EaEE’EEEaEaEaaEaaaaauuuuuu
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PRIONS POUR LES VOCATIONS
Message du pape françois
pour la 58
éme Journée Mondiale de Prière pour les Vocations
Saint Joseph :
le songe de la vocation
[…] Saint Joseph nous suggère
trois paroles-clé pour la vocation
de chacun. La première est rêve.
Tout le monde dans la vie rêve de
se réaliser. Et il est juste de nourrir
de grandes attentes, des attentes
élevées que des objectifs éphé-
mères - comme le succès, l’argent
et le plaisir - ne parviennent pas à
satisfaire. En effet, si nous deman-
dions aux personnes d’exprimer
en un seul mot le rêve de leur vie,
il ne serait pas difficile d’imaginer
la réponse : “amour”. C’est l’amour
qui donne sens à la vie, parce qu’il
en révèle le mystère. En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne,
on ne possède vraiment que si on
donne pleinement. Saint Joseph a
beaucoup à nous dire à ce sujet,
parce que, à travers les rêves que
Dieu lui a inspirés, il a fait de son
existence un don. […]
J’aime penser à Saint Joseph,
gardien de Jésus et de l’Eglise,
comme gardien des vocations. De
sa disponibilité à servir provient en
effet, son soin dans la garde. « Il se
leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et
sa mère, et se retira en Égypte »
(Mt 2, 14), dit l’Evangile, indiquant
sa promptitude et son dévoue-
ment pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui
n’allait pas, pour ne pas se déro-
ber à celui qui lui était confié. Ce
soin attentif et attentionné est le
signe d’une vocation réussie. C’est
le témoignage d’une vie touchée
par l’amour de Dieu. Quel bel
exemple de vie chrétienne nous
offrons lorsque nous ne poursui-
vons pas obstinément nos ambi-
tions et que nous ne nous laissons
pas paralyser par nos nostalgies,
mais que nous prenons soin de ce
que le Seigneur, à travers l’Eglise,
nous confie ! Alors Dieu répand
son Esprit, sa créativité, sur nous;
et il opère des merveilles, comme
en Joseph. […] Quand on parle de vocation, on parle de ce qui touche l’être humain au plus intime de sa liberté. C’est l’invi-
tation à la prière : pour qu’une liberté humaine découvre son chemin, elle a besoin d’être éclairée et stimulée.
C’est le rôle du Saint Esprit.
Nous sommes invités à prier tout le mois de Marie pour les vocations.
Sources CEF
Ô Père, fais se lever de nombreuses vocations
Ô Père, fais se lever parmi les chrétiens
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante et gardent une mémoire pleine de gratitude de ton Fils Jésus
par la prédication de sa Parole et l’administration des sacrements avec lesquels
tu renouvelles continuellement tes fidèles.
Donne-nous de saints ministres de ton autel, qui soient d’attentifs et fervents gardiens
de l’Eucharistie, sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde.
Appelle des ministres de ta miséricorde, qui dispensent la joie de ton pardon
par le sacrement de la Réconciliation.
Ô Père, Fais que l’Eglise accueille avec joie les nombreuses inspirations
de l’Esprit de ton Fils et, qu’en étant docile à ses enseignements,
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal et à la vie consacrée.
Soutiens les évêques, les prêtres, les diacres, les consacrés et tous les baptisés dans le Christ,
afin qu’ils accomplissent fidèlement leur mission au service de l’Evangile.
Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur.
Amen !
Benoît XVI
VOCATIONS
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SAINTE-ANNE :
JOIE DE RETROUVER BIENTÔT LEUR ÉGLISE
Les chrétiens de Sainte-Anne
auront bientôt la joie de pouvoir
célébrer à nouveau dans leur
église. Retour sur ce chantier.
Trois ans de travaux
L’église a été fermée après la
Semaine sainte 2018 car l’ancien
clocher, très dégradé, s’effritait et
menaçait dangereusement la sé-
curité des fidèles. Il a donc fallu
se résoudre à fermer l’édifice. Les
Bâtiments de France ont pris alors
les choses en mains et sous la hou-
lette de la mairie, maître d’œuvre,
des fonds ont été recueillis éma-
nant de toutes les instances :
région, département, mairie, Etat
pour mener à bien la restauration
indispensable.
La communauté a su s’organiser
En effet ce fut un coup dur pour
toute la communauté catholique
qui a su s’organiser pour que la
pastorale en souffre le moins pos-
sible. La salle paroissiale n’étant
pas sécurisée, il ne pouvait s’y
tenir des offices. L’église pouvant
contenir jusqu’à 800 personnes,
il a fallu se contenter de la cha-
pelle Ste Maria Goretti à Douville
qui ne peut en contenir que 300
et la chapelle St Michel Archange
de Eucher qui n’en contient que
200. Nonobstant la crise sanitaire,
on comprend tout de suite les ef-
forts qu’il a fallu faire : co-voitu-
rage, entraide de tous ordres, at-
tention aux plus démunis… pour
faire face. Dieu soit loué, la com-
munauté chrétienne de Sainte-An-
ne est bien vivante et on a tous
été très unis pour que la vie chré-
tienne demeure. Nous avons 700
enfants inscrits au catéchisme sur
toute la paroisse cette année et les
groupes ont pu se réunir partout
où cela est possible. De même la
pastorale des jeunes, les servants
d’autel, les jeunes travailleurs chré-
tiens, les TKL… tous ces groupes
n’ont pas cessé leurs activités. De
même les A.F.C., C.P.M.C., Rosaire,
Foi et amour, la pastorale des ma-
lades ont fait preuve d’un vrai dy-namisme pour ne laisser personne
sur le carreau.
La joie est sur tous les visages
A la veille de recouvrer la grande
église, comme on aime bien dire
ici, la joie est sur tous les visages,
et au cœur de tous les Saintanais
de quelque religion qu’ils soient.
Un ami évangéliste me disait
l’autre jour en passant devant « j’ai
hâte que cet édifice soit ouvert de
nouveau afin que je puisse venir y
prier en paix et retrouver la séré-
nité ». Cette joie-là, même la crise
sanitaire ne peut nous la ravir !
Une parole d’espérance
Le vrai chrétien se reconnaît dans
l’adversité, il sait se tourner vers
son Dieu et vivre la charité mal-
gré les difficultés de tous ordres.
On l’a vu pendant qu’on était pri-
vé d’église. On verra les liens de
fraternité décupler tandis que
nous pourrons vivre l’eucharistie
partagée dans notre église. Par ail-
leurs on sait que la pastorale du
tourisme n’est pas un vain mot à
Sainte-Anne où il m’arrive de célé-
brer des eucharisties en plusieurs
langues quand je vois une majo-
rité de visiteurs venus d’ailleurs à
la messe. Il y a là une solidarité à
mettre en place pour favoriser la
paix et la concorde entre tous.
Père Miguel DOLCÉ
ÉGLISE DIOCÉSAINE
GOYAVE :
NOUVELLE EGLISE
Le vaste chantier de construction de la
nouvelle église est en voie d’achève-
ment. Les travaux sont bien avancés et ils
laissent entrevoir une église moderne et
écologique à la voilure élégante.
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PETIT-BOURG :
LES CLOCHES ONT SONNÉ
Le Mardi saint, les paroissiens de Petit Bourg se sont
retrouvés à l’Eglise Notre Dame de Bon Port autour du
Père Régis Kple, curé de la paroisse, de Mgr Riocreux,
et de Guy Losbar, maire de Petit-Bourg, afin d’inaugu-
rer et bénir le clocher nouvellement restauré.
Le père Régis Kple a ouvert la cérémonie en rappe-
lant le lien précieux qui lie les paroissiens aux cloches
de leur paroisse : « La bénédiction de ce matin ouvre
un avenir pour cette paroisse. En réalité il s’agit d’un
nouveau départ, d’une résurrection. Et déjà de nos
cœurs retentit l’Alléluia pascal, car le Seigneur Jésus
nous redit « annou alé, avançons au large ».
Ces cloches, instruments liturgiques, sont liées à la
vie de notre commune. En sonnant, elles annoncent
et rythment la vie de la communauté chrétienne. En
effet, elles marquent le temps de notre prière, nous
rassemblent pour les célébrations. De plus, elles rap-
pellent aux chrétiens que nous sommes, les joies et
les peines de nos frères lors des baptêmes, des ma-
riages et des funérailles. Elles constituent un véritable
instrument de communication qui nous relie à ceux
qui ne peuvent pas participer à nos offices pour di-
verses raisons.
La paroisse Notre Dame de Bon Port par mon nom,
dit toute sa reconnaissance aux initiateurs de ce pro-
jet, Mme Jeanine Morentin, père Daniel Kouatouka,
alors curé, qui l’a accueilli, à l’Equipe Municipale, aux
partenaires financiers : la Fondation du Patrimoine, la Française des jeux, la Préfecture de la Guadeloupe,
aux ouvriers ainsi qu’à tous nos donateurs ».
Ensuite, la chorale a entamé le chant d’ouverture
« Gloire à toi, Esprit de feu », puis Mgr Riocreux après
la lecture d’un passage du Livre des Nombres a pro-
cédé à l’aspersion et à la bénédiction de l’assemblée,
puis du clocher. Enfin, les cloches ont retenti, sous les
applaudissements de l’assemblée.
Aurore MONDAIN
ÉGLISE DIOCÉSAINE
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ÎLES DU NORD
Parmi les 44 paroisses du diocèse,
celle de Saint Barthélémy présente
plusieurs particularités.
La première est celle de la notorié-
té de l’île. Elle est en effet connue
aux Etats-Unis et en France pour sa
beauté et son symbole d’accueil
aux richissimes de la planète. La seconde est celle de la com-
position de sa population. 9000
habitants y vivent. D’abord, les
« Saint Barth », descendants de
Français avec des noms connus :
Blanchard, Magras, Gréaux, Ques-
tel…
Ensuite, les Portugais venus
pour participer aux nombreuses
constructions de superbes villas. Et
enfin, les habitants venant de par-
tout, « 40 nationalités », comme
le dit le président de la collectivi-
té, Bruno Magras. Dès son arrivée,
Mgr Riocreux a salué le président,
figure locale.
L’autre particularité de St Barth est
celle aussi de la forte présence
chrétienne avec trois églises et
deux écoles catholiques. Des
prêtres et des religieuses originaires
de l’île en sont le signe. C’est ain-
si que, durant son bref séjour, Mgr
Riocreux a rencontré des membres
de la famille Danet avec lesquels, il a évoqué le spiritain René Danet,
missionnaire au Sénégal, décé-
dé récemment. Il a pu aussi ren-
contrer le Père Robert Blanchard,
prêtre du diocèse, retraité dans
son île natale.
Le but de cette visite pastorale était
aussi de soutenir le nouveau curé
de la paroisse, Père Evariste, pré-
sent à St Barth depuis septembre.
L’évêque a pu constater sa bonne
insertion dans cette île originale,
des nombreux contacts avec tous
et de l’animation dynamique de
cette paroisse. Les deux messes
avec père Evariste à Lorient et à
Gustavia ont été les temps forts de
cette visite pastorale. Ces célébra-
tions ont été suivies de rencontres
sympathiques avec les locaux, les
personnes travaillant dans le tou-
risme et dans la construction.
Un tour de cette petite île a per-
mis aussi à l’évêque de consta-
ter que la reconstruction après le
VISITE DE L’ÉVÊQUE À ST BARTH
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ÎLES DU NORD
Né au Rwanda en mai 1968,
Père Evariste Hitayezu a été
ordonné prêtre dans la ca-
thédrale de Nevers le 26 Mai
2006, après sa formation à la
« Catho » de Lyon et au sé-
minaire d’Orléans. Curé de la
paroisse de Décize où il a été
regretté, il est arrivé sur l’île de
St-Barthélémy en septembre
dernier.
Pour comprendre ce long par-
cours, il faut savoir que plu-
sieurs membres de sa famille
sont morts au moment du gé-
nocide de 1994 dont on vient
de célébrer le 25
ème anniver-
saire. Evariste, alors séminariste, est parti avec dix collègues pour fuir son
pays. Plusieurs séminaristes mourront en route.
Il a ainsi traversé sept pays. La République Démocratique du Congo,
la Centrafrique, le Niger, le Bénin. Là, à Cotonou, l’archevêque Mgr de
Souza l’accueille et l’aide. Puis, le Togo, le Ghana et enfin la Côte d’Ivoire.
10.000 km à pied en deux ans. A Abidjan, après de nombreuses péripé-
ties, il obtient le statut de réfugié et rencontre la communauté du Che-
min neuf. Grâce à cette communauté nouvelle, il arrive en France, à l’ab-
baye des Dombes et suit des études à l’université catholique de Lyon.
Il sent alors un autre appel : servir l’Eglise en paroisse. On lui donne la
liste de différents diocèses, dont Paris où il rencontre le cardinal Lustiger.
Finalement, c’est à Nevers que son chemin s’arrête… grâce à Sainte
Bernadette Soubirous. Accueilli par Mgr Deniau, l’évêque de la Nièvre,
il est envoyé au séminaire d’Orléans. Il fait alors connaissance avec Gé-
rard Foucan qui lui parle de son diocèse de Guadeloupe. Diaconat en
2005. Sacerdoce l’année suivante. Curé de Décize, paroisse avec 33
clochers, il confie à son évêque être prêt pour une nouvelle mission.
Mgr Thierry Brac de la Perrière, propose alors à Mgr Riocreux un échange
entre le diocèse de Nevers et celui de Basse-Terre. Père Jean Bosco Ako-
go quitte Anse-Bertrand pour Decize. Père Evariste laisse la Nièvre et ar-
rive en Guadeloupe pour la rentrée. Quelques jours plus tard il pose ses
bagages à St-Barthélémy, paroisse singulière.
Père Evariste, au parcours singulier, s’immerge dans la réalité de l’île,
accueillant largement et rencontrant les paroissiens, quelques soient leur
origine. Pudique, il parle peu de son long parcours. Il est conscient que
Dieu l’a conduit. Les Saint Barth l’ont accueilli chaleureusement. Prêtre
depuis 15 ans, il accomplit son ministère chaque jour. Lors de la se-
maine sainte, il a beaucoup confessé.
LE LONG PARCOURS
DU PÈRE ÉVARISTE
cyclone Irma de 2017 était entiè-
rement réalisée. A Gustavia pour le
clocher de l’église. Et à Colombier
pour la chapelle et les locaux at-
tenant, dans l’école Sainte Marie.
Cette belle visite pastorale a été
appréciée par tous et a été comme
le signe tangible de leur apparte-
nance au diocèse. Mgr Riocreux
a ajouté en souriant : « Je suis
l’évêque de Basse-Terre… et de
Saint Barthélémy ! » Et Père Evariste,
le curé originaire du Rwanda, a pu
être ainsi conforté dans sa mission
au service des habitants de cette île
magnifique.
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ÉGLISE DANS LA CARAÏBE
Depuis quelques semaines,
l’Eglise en Guyane vit un mo-
ment difficile. Mgr Emmanuel
Lafont, atteint par la limite
d’âge de 75 ans en octobre
dernier, s’est retiré à Camopi.
Depuis, une crise a éclaté :
soupçons, dénonciations, ar-
ticles de presse ont semé le
trouble. Pour faire la lumière
sur l’évêque émérite, Mgr
Macaire mènera prochainement une enquête cano-
nique.
Puis, le pape François a nommé vendredi 9 Avril
Mgr Michel Dubost Administrateur Apostolique sede
plena du diocèse. L’évêque émérite d’Evry a accom-
pli une mission identique à Lyon pendant 18 mois, au départ du cardinal Barbarin et avant la nomina-
tion de Mgr Olivier de Germay.
Mgr Dubost, 79 ans, est un prêtre eudiste qui a ac-
compli de nombreuses missions comme prêtre, no-
tamment dans les médias et auprès des jeunes, puis
comme évêque à partir de 1989.
Comme évêque du diocèse aux armées, il a parcou-
ru le monde, et notamment les Antilles-Guyane pour
sa mission auprès des militaires. Il connait bien notre
région, dont la Guyane où il est venu à plusieurs re-
prises, et encore récemment pour prêcher la retraite
aux prêtres du diocèse.
Son dernier séjour en Guadeloupe a été à l’occasion
de l’installation de Mgr Riocreux à Basse-Terre le 30
Septembre 2012. Il était alors évêque d’Evry. Arrivé
dans la région le 19 Avril, il a pu rencontrer Mgrs
Macaire et Riocreux en Martinique.
MGR DUBOST, NOMMÉ ADMINISTRATEUR
APOSTOLIQUE EN GUYANE
ORDINATION ÉPISCOPALE DANS LA CARAÏBE
Le 17 avril, Mgr Jérôme Feudjio a été ordonné évêque du diocèse de Saint-Thomas des îles Vierges.
Les îles Vierges constituent un archipel des Antilles situé près de Saint-Martin et de Porto Rico.
La décision du pape François le 2 mars 2021, fait de ce prêtre originaire du Cameroun le premier
évêque africain dans les Amériques. Mgr Jérôme Feudjio était vicaire général, chancelier du diocèse
et recteur de la cathédrale Saint Pierre et Paul. Saint Thomas est une île de 110 000 habitants dont
un tiers de la population est catholique.
Mgr Feudjio a été ordonné par le cardinal Grégory, archevêque de Washington, et par le nonce
apostolique aux USA, Mgr Christophe Pierre, Français de Bretagne.
SOLIDARITÉ ET PRIÈRE POUR HAÏTI
Dimanche 11 Avril, 7 religieux et 4 laïcs ont été enlevées à Haïti par un gang à Croix-des-bouquets, près de Port-au-Prince. En
raison des liens unissant notre diocèse à l’Eglise en Haïti, Mgr Riocreux, les prêtres, religieux et religieuses expriment leur tristesse
devant cette escalade de violence. L’Eglise en Guadeloupe s’unit à la prière des congrégations religieuses concernées et aux
évêques des diocèses d’Haïti, espérant une issue rapide et paisible à cette épreuve douloureuse pour les personnes enlevées et
les responsables des communautés.
« Nous avons besoin de votre proximité, de votre soutien et de vos prières pour tenir dans ce climat d’injustice et de violence
qui nous met à rude épreuve et qui ne cesse pas chez nous » vient d’écrire Frère Francklin Armand dans un SMS pathétique.
Aussi nous savions combien nous étions tous unis par la prière surtout en cette période si douloureuse pour le pays et pour les
religieux enlevés si cruellement. Frère Francklin de poursuivre : « nous sommes encore dans l’Octave de Pâques qui nous donne
la lumière, et la solennité de la divine Miséricorde qui nous permet de respirer, mais nous devons demeurer aussi en commu-
nion avec les souffrances de notre peuple ».
J.-M. G.
VOLCAN EN ÉRUPTION À SAINT-VINCENT
La Soufrière, volcan de l’île de Saint Vincent (110.000 habitants) est récemment entré en éruption. La zone
rouge concernée a été évacuée. 15.000 à 20.000 habitants ont quitté leur domicile. Ici, en Guadeloupe,
nous avons le souvenir de l’éruption de la Soufrière en 1976 et de l’évacuation de la zone de Basse-Terre.
Mgr Riocreux et le diocèse expriment leur proximité avec les populations concernées, en apportant une aide
via le Secours Catholique et Caritas. L’évêque de Guadeloupe assure de sa prière, l’évêque du diocèse de
Kingstown, Mgr Gérard County, spiritain.
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Le dimanche 28 mars au do-
micile d’un couple des Équipes
Notre-Dame, se tenait la 6
ème ren-
contre de l’année 2020-2021. Les
couples présents en compagnie
de notre conseiller spirituel père
Albert Blanchard, ont travaillé sur
le sujet : « Une mission à l’égard
des autres couples », thème tiré
de notre livret : « Le couple mis-
sionnaire à l’école du père Henri
Caffarel »
En mission
Après plusieurs années de chemi-
nement, nous avons conscience
que nous sommes au service du
mouvement et par conséquent, au
service des couples qui aspirent
à vivre pleinement le cadeau du
Sacrement de Mariage dans la
fidélité à la Parole de Jésus Christ
« l’homme quittera son père et sa
mère et s’attachera à sa femme
et les deux ne feront qu’une seule
chair » (Mt 19,5). Les couples du
mouvement Équipes Notre-Dame, par leur contribution à la vie de
l’Église, savent qu’ils ont la grâce
d’être ouverts à tous les couples.
Sans la grâce du Seigneur, nous ne
pouvons pas concevoir la mission
qui est de proposer des moyens
concrets pour progresser en foyer
dans l’amour de Dieu et du pro-
chain. Cette rencontre a été pour
nous l’occasion de réfléchir sur
l’aide à apporter aux couples après
leur mariage : apprendre à regar-
der autour de soi, créer des liens
par des gestes simples, apprendre
à avoir de la patience, à se pardon-
ner, à être hospitalier.
Equipes Tandem
Nos échanges ont mis aussi en
lumière la nécessité de continuer
l’accompagnement des jeunes
couples qui vivent leur union sans
être mariés ou des couples ma-
riés qui veulent approfondir leur
foi. Pour cela à partir des diffé-
rents thèmes, nous leur proposons
grâce à la pédagogie des Équipes
PASTORALE DE LA FAMILLE
LE COUPLE EN MISSION
Tandem, une réflexion personnelle
et un échange suivi d’un débat en
équipe. Ce cheminement très for-
mateur est encadré par un couple
des Équipes Notre-Dame avec
l’accompagnement d’un conseiller
spirituel.
L’autre est une terre sacrée
Un autre point a retenu notre at-
tention, il venait de la réflexion du
Pape François : « Apprendre à en-
lever nos sandales devant la terre
sacrée de l’autre ». La question qui
suivait : comment réagissons-nous
vis-à-vis des familles blessées, des
couples qui ne vivent pas selon
l’enseignement de l’Église, ou qui
ne sont pas chrétiens ? Nous avons
relevé quelques points : apprendre
à regarder autour de soi, créer des
liens par des gestes simples, avoir
de la patience, apprendre à se par-
donner, être hospitalier, avoir des
paroles réconfortantes.
Prier avec le couple en difficulté
selon sa volonté, être discret sans
vouloir chercher la performance,
porter les couples en difficultés et
les couples incroyants dans nos
prières d’intercession. Demander
au Seigneur la grâce nécessaire
pour permettre aux incroyants
de découvrir l’enseignement de
l’Église.
Joseph NAGAU
« PATRIS CORDE » : SAINT JOSEPH, PATRON DES TRAVAILLEURS
Charpentier à Nazareth, il fut le père nourricier du Christ, sachant parfaitement qui il était lorsqu’il épousa Marie. C’est lui qui
présenta Jésus au temple et qui l’emmena avec sa femme en Egypte pour fuir le massacre des nouveaux-nés qu’avait organisé
Hérode. Lorsque ce dernier fut mort, ils revinrent à Nazareth où Joseph appris à Jésus le métier «de charpentier» qu’il connaissait.
On sait qu’il est mort avant la Passion du Christ. […] Joseph est le saint patron des familles, des pères de famille, des artisans
(menuisiers, ébénistes, charpentiers, charrons, bûcherons…), des travailleurs, des voyageurs et exilés, des fossoyeurs et des
mourants. Il est devenu le patron des affaires matérielles. Des catholiques confient à sa prière leurs affaires matérielles sérieuses :
une recherche d’emploi, une recherche de logement, etc. Par ailleurs, en raison de sa qualité d’homme juste, beaucoup de
catholiques demandent son intercession pour discerner leur vocation, rencontrer le bon époux, la bonne épouse, etc.
Il est également le protecteur et le saint patron à divers degrés de nombreuses villes, régions et pays, notamment de la Belgique,
de la Chine, du Canada, du Vietnam, des États-Unis, de la Russie, de l’Autriche, de la Croatie, de la Corée du Sud, du Mexique,
du Pérou et du Soudan.
Source : CEF
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Comment vivre le mois mai ? Quel sens particulier prend-il en ces temps troublés ?
Trois fidèles témoignent.
MAI : MOIS DE MARIE
ÉGLISE DIOCÉSAINE
Notre vie est jalonnée de repères et de
piliers. Notre pilier premier, c’est Jésus-
Christ. Je me souviens de ma première
communion comme si c’était hier, alors
que je l’ai vécue il y a soixante-seize ans.
Et depuis je me suis toujours appuyée
sur la Parole de Dieu lue régulièrement
et partagée en petits groupes. Marie est
mon deuxième pilier : je porte d’ailleurs depuis tou-
jours la médaille miraculeuse sur moi. Dommage
que je souffre de vrais problèmes de vue, mais j’es-
saie de tenir bon, humblement dans la foi. En mai,
je m’efforce de réciter le chapelet tous les jours (par-
fois il m’est arrivé de dire quatre chapelets dans la
journée). Dans ma famille, on n’avait pas beaucoup
de moyens et ma mère, qui était une femme de
tête, a su nous inculquer une éducation basée sur le
courage et l’entraide. J’ai été élevée à l’Externat de Saint-Claude de quatre ans à dix-sept ans. Les sœurs
de Cluny m’ont beaucoup apporté et j’ai toujours
participé à des réunions mariales. J’ai toujours tenu
à ce que ma foi s’enracine dans le concret, en aidant
de nombreuses familles dans le besoin. Lien privi-
légié avec la Société Saint Vincent de Paul. Dans la
famille aujourd’hui on doit essayer de vivre l’amour
de Dieu même dans les passages difficiles, on doit
prendre soin de son âme même quand c’est chao-
tique. Le sacrement de la réconciliation nous aide à
avancer. (les yeux de M.-H. s’embrument de larmes
discrètes). Elle est d’une grande humilité par rapport
à sa vie qu’elle a pourtant essayé de remplir de cha-
rité. Une phrase de l’Evangile qu’elle répète souvent
dans sa prière : « Je ne fais pas le bien que je vou-
drais, mais je commets le mal que je ne voudrais
pas » (Rom. 7,19). Et de conclure, je compte sur la
Miséricorde du Seigneur pour m’amener à bon port.
M arie-Hélène, 96 ans : S ’a pp uyer sur Marie !
Sœur Elise, bien que fatiguée par le Covid-19 qui l’a
terrassée deux fois, me reçoit avec un grand sourire
dans la cour, pleine de vie, de l’école Notre-Dame de
Grâce aux Abymes, où elle assiste la directrice et où
elle rend de multiples services. « Oui le mois de mai
représente pour moi un temps de prière favorable.
Dans mon jeune âge, avec ma mère, on marquait
ce temps-là avec les gens du quartier : échangeant
et priant Marie en tant que Mère qui prend soin de nous. Puis, devenue ado, j’ai croisé la congrégation
dominicaine où la présence de Marie a toute son
importance, à travers le Rosaire « Je suis la servante
du Seigneur ». Pourtant le blason des Dominicaines
de Ste Catherine de Sienne d’Etrepagny dont je fais
partie, c’est « Dans la Croix, la vie ! » La vie jaillit de la
croix, et c’est bien cette parole-là qui m’a touchée et
qui est à l’origine de ma vocation. »
La Covid : « oui je l’ai eu deux fois : lors de la pre-
mière vague, puis la deuxième vague, je n’ai pas été
épargnée, mais je n’ai jamais perdu pied, je me suis
donné les moyens de le surmonter. J’ai touché du
doigt cette humanité qui souffre au niveau santé,
et physiquement c’est une vraie épreuve, mais j’ai
gardé la joie de vivre grâce au Seigneur qui est le
premier de cordée. Et Marie, quand je n’ai pas la
force de prier, les réseaux sociaux me permettent
d’entendre le chapelet et ainsi de demeurer reliée à
la vie par Marie. » Et dans un éclat de rire Sœur Elise
conclut : « comme c’est bon de se savoir sauvé !
Avec Marie, regarder la croix de Jésus, c’est ce qui
me permet de tenir ! »
D ans la croix , la vie !
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En tenue de service !
Ninette Mathouraparsade est
une grand-mère épanouie et
souriante qui ouvre toujours sa
porte, à Cadet Ste-Rose. Jean-
Marc son second fils témoigne :
« maman est née ici, de parents
qui tenaient un petit commerce.
Elle y a croisé Albert qui a tou-
jours travaillé dans l’agriculture et qui est devenu mon
papa. Ils ont eu trois enfants Madeleine, Sony et moi.
Bien-sûr que la Vierge Marie a toujours tenu une
grande place dans leur foyer et notre vie de famille. La
preuve, Albert a participé à la construction de la cha-
pelle Notre-Dame du Rosaire avec le père Georget
Saint-Georges et les gens du quartier. C’était quelque
chose pour nous enfants et tous les jeunes qui parti-
cipaient aux grandes rencontres CV/AV. Père Céleste
a posé de vrais jalons dans cette communauté ». Et
Ninette de renchérir : « les TKL ont forgé cette pa-
roisse et ont entretenu un vrai esprit de famille et de
quartier dans cette section-là, et jusqu’à aujourd’hui,
dit-elle dans un éclat de rire. Je ne suis plus toute
jeune, et j’ai mes cinq petits enfants à m’occuper,
mais je tiens à garder le moral même si mon Albert s’en est retourné à Dieu terrassé par la maladie il y a
dix ans. Pour marcher et se tenir bien debout il faut
deux jambes : les miennes sont Marie pour l’une, et
l’autre Jésus-Christ comme engagement et service
dans la communauté. » Intarissable, elle poursuit « il
fallait voir les équipes de quartier à l’œuvre au départ
de Misyon Lari pour encourager et soutenir tous ces
pèlerins qui s’apprêtaient à gravir la montagne jusqu’à
Pointe-Noire au début du carême avec Père Paul-An-
toine et Père Plaucoste, après la messe concélébrée
avec Père Antoine, notre curé. On a toujours plaisir à
apporter notre pierre à l’édifice de tout ce qui se fait
et se vit en Eglise ». La fidélité de cette maman très
croyante a marqué ses enfants. Jean-Marc renchérit :
« si la famille est unie on le doit à la grande foi de
maman, et on sait tous que le samedi midi la soupe
est toujours prête et on peut tous venir. » Et Ninette
de conclure en me montrant des photos quand elle
était jeune, avec les sœurs du Saint-Esprit de Bonne
Mère : « C’est le respect de la nature qui nous permet
de demeurer équilibrés et épanouis. Nous devons ap-
prendre cela à nos enfants et petits-enfants. Moi je
continue mon jardin et mon élevage, et ils viennent
m’aider quand ils peuvent, ça les enracine dans le
concret plutôt que d’être toujours le nez dans leur
portable ».
MESSE D’OUVERTURE DU JUBILÉ
DES SŒURS DE SAINT JOSEPH DE CLUNY
L’année jubilaire du bicentenaire de l’arrivée des sœurs de Saint
Joseph de Cluny en Guadeloupe, a été inaugurée le 21 avril par
une messe présidée par Mgr Riocreux en l’eglise de St Pierre et St
Paul à Pointe-à Pitre.
Deux cents ans d’histoire !
Un bicentenaire n’est pas un simple anniversaire. Il représente la
fin d’une étape et le commencement d’une autre, un instant dans
cette continuité qui relie hier à aujourd’hui. On ne peut parler de
bicentenaire sans parcourir une histoire. C’est rappeler aussi, qu’en
ce temps là, quelque chose s’est passé dans l’Église, quelque chose
dont nous sommes, aujourd’hui, les témoins et les bénéficiaires.
13 mai à Fatima au Mou le
s 4 H Ò M E « Ave Maria de Fatima : Rien n’est impossi ble à Dieu »
Dimanche 9 Mai : - E S S E Ì H
Jeu di 13 Mai : . O T R E $ A M E D E &
