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3 € N° 1015 - Avril 2021
www.guadeloupe.catholique.fr
EN ROUTE VERS PÂQUES
pages 3 et 16
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JUBILÉS
CHEZ LES SŒURS
pages 4-5
SEMAINE SAINTE
HORAIRES DES MESSES
pages 10-11
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2
Editorial de Mgr Riocreux ................3
Jubilés chez les sœurs ...................4-5
Visite du pape François en Irak ....6-7
Les établissements scolaires
à pieds d’œuvre ...................................8
Brèves ...................................................9
Horaires de messes
pour la Semaine Sainte .............10-11
Restaurations et travaux
des nos églises ..............................12
Jour de fête à Terre-de-Bas ...........13
Pastorale des hommes .....................14
Brèves ............................................15
Paroles entendues .........................16
Mots croisés ...................................17
Infos ..........................................18-19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Silvère NUMA.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Edilène LE PENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
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Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN :
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SOMMAIRE
Comme chaque année, pour ma
visite annuelle, j’ai rencontré nos
futurs prêtres de Guadeloupe du 8
au 15 mars. Celle-ci a commencé
par le Séminaire d’Orléans où se
forment Elius et Jason en année
préparatoire au Grand Séminaire.
Le 9 mars, j’ai présidé la messe
dans ce Séminaire. J’ai pu encoura-
ger ces séminaristes en leur disant
que cela valait vraiment le coup,
qu’il était avant tout nécessaire
d’être disponible à l’Esprit-Saint et
disponible à la formation qui leur
était proposée.
Ma visite s’est poursuivie le 10
mars au Séminaire Saint-Cyprien
de Toulouse où se forment les
séminaristes Gino, Christopher et
Cédric ainsi que le diacre Rémy.
N’oublions pas de mentionner que
la reprise d’insertion de Johan a eu
lieu durant mon séjour et en visio-
conférence avec Père Anthony
Etienne et le stagiaire…
Ce séjour est toujours pour
moi l’occasion de retrouver des connaissances. Ainsi, le 13 mars,
quelle joie d’avoir présidé la messe
anticipée du Dimanche de la Joie
à la paroisse de Tournefeuille, pa-
roisse d’insertion de Christopher.
Le 14 mars, j’ai participé à une
rencontre de l’équipe d’accompa-
gnement de Gino à la paroisse de
Colomiers où j’avais moi-même
vécu mes 3 dernières années de
séminaire.
Au terme de ce séjour, ce qui est
certain, c’est que nos séminaristes
et le diacre Rémy se portent bien,
sont heureux, heureux de se for-
mer pour être prêtres demain…
En attendant, continuons à prier
pour nos séminaristes, pour les
jeunes cheminant avec les par-
cours vocationnels « Pas à pas
avec le Seigneur », mais aussi pour
que se lèvent de nombreuses
autres vocations sacerdotales et
religieuses dans notre diocèse de
Guadeloupe.
Père Gérard FOUCAN,
Délégué épiscopal pour les séminaristes
NOUVELLES DE NOS SÉMINARISTES
LA MISSION DU DÉLÉGUÉ
Elle a plusieurs aspects :
- Ecouter et encourager chaque séminariste personnellement (relatant les grandes
lignes de son avancée de Septembre jusqu’au moment de notre entretien… se
projetant sur son avenir proche ou lointain…)
- Ecouter le Supérieur du Séminaire sur l’avis des Pères du Séminaire sur chacun.
- Participer ou avoir des échos de la reprise d’insertion (Rencontre avec le curé qui
accueille le candidat en paroisse le week-end, le prêtre représentant du sémi-
naire, le séminariste et le délégué du séminariste).
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En cette fête de Pâques de nombreux catéchumènes
ou recommençants vont recevoir les sacrements de
l’initiation chrétienne. Ils témoignent volontiers de la
joie qui les anime et de la liberté de l’engagement
qu’ils prennent.
« La décision de recevoir le baptême est mûrement réfléchie.
Bien que j’ai été scolarisée à l’école catholique pendant
de nombreuses années, mon père n’a pas souhaité mon
baptême enfant afin de me laisser le choix à l’âge adulte.
Cela fait maintenant quelques années que j’éprouve le dé-
sir d’entrer véritablement dans la communauté chrétienne.
Professeure des écoles, l’Esprit-Saint a permis que je fasse
la connaissance d’une collègue qui est catéchiste dans la
paroisse de Prise d’Eau. Elle m’a conforté dans mon choix et
m’a informée d’une session en catéchuménat adulte avec
Sœur Michelle qui m’a accueillie à bras ouverts. J’ai tout de
suite compris que c’était le moment pour moi d’accepter
Dieu publiquement dans ma vie. »
Articia D. 28 ans
« Ce qui me pousse aujourd’hui c’est mon fils, pour lui mon-
trer ce qu’est réellement la vie chrétienne, continuer ma
route vers Dieu, faire grandir ma foi par ces sacrements de
l’initiation chrétienne, recevoir le don de l’Esprit-Saint. Chez
les recommençants de la paroisse St Louis du Gosier, ces
rencontres m’ont permis d’approfondir mes connaissances
chrétiennes, de partager des moments de prières qui font
du bien, et de consolider ma foi ».
Carine V. 38 ans
« Je fais la démarche de vouloir recevoir le sacrement de la
confirmation après plusieurs années d’égarement, de mûres
réflexions, et d’un cursus spirituel complexe. Je suis ouvrier
docker, et je veux construire ma vie avec ma compagne qui
m’aide à cheminer. La communauté de l’Eglise m’y aide
bien aussi. Merci mon Dieu de m’aider à baliser ma vie sous
ton regard de Père. »
Yanick L. 30 ans, le Moule
LA JOIE PASCALE
POUR LES CATÉCHUMÈNES
SAINTE SEMAINE
Avec le dimanche des Rameaux et de la
Passion, nous entrons dans la semaine
sainte.
Aussi, en agitant nos rameaux, nous ac-
ceptons de nous unir au Christ et de le
suivre dans sa Pâque.
En écoutant la proclamation de la Parole
de Dieu, nous écoutons la parole du Père
qui réconforte le Fils en le maintenant
dans le souffle de l’Esprit qui les unit.
En recevant la communion eucharis-
tique, nous apprenons à faire corps avec
le Christ pour nous offrir comme lui.
Isaïe dresse le portrait du serviteur qui
n’avait pas l’apparence d’un homme.
« C’est à cause de nos fautes qu’il a été
broyé » (Isaïe 52).
Jésus-Christ, homme des douleurs. « Alors
qu’il était innocent, il a voulu souffrir pour
les coupables, et sans avoir commis le mal
il s’est laissé juger comme un criminel. En
mourant, il détruit notre péché ; en ressus-
citant il nous fait vivre et nous sanctifie. »
(Préface du Dimanche des Rameaux).
Mort et Résurrection du Christ. Mystère
pascal vécu en chaque eucharistie et plus
encore en cette sainte semaine.
Déjà au début de l’Eglise Saint Paul, repre-
nant un hymne chanté par les premiers
chrétiens, le disait : « Le Christ Jésus, ayant
la condition de Dieu s’est anéanti. Prenant
la condition de serviteur, il s’est abaissé
devenant obéissant jusqu’à la mort de la
croix. Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui
est au-dessus de tout nom. Jésus Christ
est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. »
(Philippiens 2)
Sainte Semaine de prière, en pensant à
la grande prière du Vendredi saint. Sainte
Semaine pour nos 41 catéchumènes
baptisés à Pâques. Sainte Semaine nous
conduisant à la joie de la Résurrection en
la fête de Pâques.
L’ÉDITO
de Mgr Jean-Yves Riocreux
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Le 14 avril 2022, les religieuses
de Saint Joseph de Cluny célé-
breront le bicentenaire de l’ar-
rivée de leurs premières Sœurs
en Guadeloupe.
Deux cents ans d’activités mis-
sionnaires consacrées au ser-
vice de l’éducation humaine et
spirituelle de la jeunesse, de
la santé et de promotion de la
population Guadeloupéenne.
27 religieuses œuvrent dans le
Diocèse, réparties dans 5 com-
munautés.
La Bienheureuse Anne-Marie Ja-
vouhey, a choisi de placer l’Institu-
tion qu’elle a fondée en 1807 dans
l’ancien couvent des Récollets à
Cluny, en Saône et Loire, sous le
patronage de Saint Joseph.Le message distillé alors par la
Mère Fondatrice résiste aux temps
et aux épreuves. Car, Anne-Marie
Javouhey a légué à ses Filles un esprit, une façon d’aimer Dieu et
un dessein particulier, une manière
de servir l’Église et le monde.
Après l’île Bourbon, le Sénégal et la
Guyane, la Congrégation étendant
l’œuvre engagée à travers diverses
régions de France.
Le Pape Pie XI décerne à Anne-
Marie Javouhey le titre de Première
Femme Missionnaire en raison de
l’universalité de son Message.
« Dieu aime tous les hommes,
sans distinction de race, de
culture, de religion et de condi-
tion sociale. Leur dignité doit
être reconnue et leurs droits
défendus ».
Illustration de ces propos, c’est
surtout à Mana, en Guyane, que
l’œuvre d’Anne-Marie a le plus du-
rablement marqué les esprits.
JUBILÉS
BICENTENAIRE DE L’ARRIVÉE DES SŒURS
DE SAINT JOSEPH DE CLUNY
Originaire de la Gua-
deloupe, Sœur Joseph-
Marie préside à la des-
tinée de la Province
Antilles-Guyane des
Sœurs de Saint Joseph
de Cluny depuis le 19
mars 2020.
Héritière de la Bien-
heureuse Anne-Marie
Javouhey, Apôtre au
cœur de feu, comment vous vous inscrivez dans son sillage ?
J’ai reçu l’appel pour l’évangélisation très jeune, tournée vers la
Parole de Dieu. J’ai été impliquée, grâce à Sr Henriette-Marie,
dans le mouvement CVAV (Cœurs Vaillants et Âmes Vaillantes,
l’Action Catholique de l’Enfance, L’ACE).
Dieu nous aime de façon incommensurable. Je suis héritière
de quelque chose qui me dépasse. Ma mission, aujourd’hui,
est de vérifier si nos établissements sont porteurs de cet esprit
de liberté promu par la Bienheureuse Anne-Marie Javouhey.
Quels sont les défis pour l’évangélisation de nos sociétés
antillaises, aujourd’hui ?
Nos jeunes ont besoin de s’épanouir et prendre leurs places
dans notre Guadeloupe. Nous ne devons pas douter d’eux.
Nous devons leur donner toutes les possibilités de se réaliser : « Tu as toujours plus en toi, ne baisse pas les bras ». Le mes-
sage de Anne-Marie Javouhey est encore d’actualité.
Plusieurs de nos sœurs sont impliquées dans la pastorale des
jeunes, dans le groupe Foi et Lumière… les jeunes évangé-
lisent les jeunes. Nous avons mis en place le « tutorat », les
grands s’occupent des plus jeunes.
La collaboration dans la mission se vit au-delà des sœurs.
Anne-Marie Javouhey disait : « C’est notre union qui fait notre
force ; tant que nous ne ferons qu’un, nous irons bien et la
congrégation se soutiendra... Priez Dieu qu’Il donne à toutes
l’esprit apostolique. »
Quelle analyse faites-vous des causes actuelles concernant
le petit nombre d’entrées dans la vie religieuse dans notre
contexte antillais ?
La société offre tellement de choses attrayantes aux jeunes.
Dieu est mis au second plan. La jeunesse ne prend pas le
temps de s’écouter et d’écouter Dieu qui lui parle. Satisfait de
ce qu’offre les supermarchés, on n’a plus soif de Dieu. Tout est
tellement plus facile de nos jours.
Toutefois, dans nos établissements scolaires nous nous effor-
çons de les ouvrir sur leur environnement avec les journées
du goût dans les restaurants, par exemple. Des jeunes de nos
établissements se sont engagés dans d’autres congrégations.
La vocation est d’abord pour l’Église.
Propos recueillis par Père Silvère NUMA
3 Q U ESTI O N S À SŒ U R JOS EPH-MARI E
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Fondée en 1696 par l’Abbé
Louis Chauvet, la Congrégation
a débuté avec quatre jeunes
filles à Levesville-la-Chenard,
en Beauce. Désireuses de se
donner à Dieu pour le bien
de l’Eglise et le service du
prochain, elles ont tout quit-
té pour fonder ainsi la pre-
mière communauté. Depuis la
Congrégation n’a cessé de croître en nombre sur les
cinq continents, et notamment aux Antilles-Guyane.
Appelées à Cayenne au début du 19
ème siècle, puis
en Martinique et en Guadeloupe, elles sont présentes
dans nos îles, et notamment en Grande Terre et Basse
Terre, à Marie-Galante et à Saint Martin.
Notre Supérieure Générale, Mère Maria Goretti, ori-
ginaire de Corée, exhorte toutes ses sœurs à placer
cette année d’action de grâce sous le signe des 3 R : s SE RAPPELER : Se sou-
venir de ceux et celles qui
nous ont précédées en
maintenant vivant le cha-
risme qui les animait.
s SE RENOUVELER : Re-
venir à l’essence de la vie
consacrée en empruntant
des chemins nouveaux.
s RÉPONDRE : En conti-
nuant de marcher dans l’esprit de nos prédéces-
seurs, avec plus de générosité, d’abnégation et de
créativité.
Le 24 janvier à la Maison Généralice à Rome, le
Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican, a
célébré la messe d’ouverture de cette année jubilaire.
Sœur Marie Raphaël JEANNELLO,
orignaire de Trois-Rivières
JUBILÉS
LE 325
ème ANNIVERSAIRE
DES SŒURS DE SAINT PAUL DE CHARTRES
Dans la logique de ses engage-
ments antérieurs, la Mère Javou-
hey s’attaque à la délicate ques-
tion de l’esclavage des Noirs. Elle
mène avec succès une expérience
consistant à prouver que les Noirs
sont des êtres humains, dotés des
mêmes facultés que les autres et,
par conséquent, qu’ils sont parfai-
tement habilités à vivre en liberté
et sans contraintes.
Aussi, la mission de la Congréga-
tion s’est définie dans un triple ob-
jectif :
- Une Mission de mémoire pour
assurer le maintien de la Tradi-
tion Vivante et dynamique de
l’héritage spirituel légué par Mère
Javouhey.
- Une Mission de formation à
toutes les étapes de la Vie reli-
gieuse.
- Enfin, une Mission de coordina-
tion pour favoriser l’unité entre
toutes les Sœurs partout dans le
monde.« L’éducation consiste à per-
mettre à l’homme d’être davan-
tage et pas seulement d’avoir
davantage. L’homme doit savoir
être plus pour soi, mais aus-
si avec les autres et pour les
autres ».
Les premières sœurs s’établissent
en Guadeloupe en 1822. Installées
dans un premier temps à la rue du
Sable à Basse-Terre, ces jeunes re-
ligieuses dont la moyenne d’âge
n’était que de 22 ans sont victimes
du mémorable cyclone de 1825
qui détruisit entièrement leur école
et coûta la vie à leur Mère Supé-
rieure. Démoralisées par l’ampleur
de la catastrophe, elles envisagent
de se retirer à la Martinique mais
les autorités municipales et les pa-
rents d’élèves se mobilisent pour
les retenir, manifestant ainsi leur
attachement à l’institution. C’est
dans ce contexte qu’elles font l’ac-
quisition, après bien des hésita-
tions, de l’ancienne habitation ca-féière du Petit Versailles située aux
portes de la ville, très éloignée du
centre-ville et de l’indispensable
service religieux.
« Toute formation doit être ou-
verte sur la vie car l’éducation
doit permettre à l’homme de de-
venir toujours plus homme. C’est
sur les jeunes que reposent toutes
les espérances de l’avenir. Mais
nous devons former en même
temps le cœur et l’esprit. Faites
donc tous vos efforts pour perfec-
tionner l’éducation et la porter au
degré de perfection dont elle est
susceptible dans le pays ».
Après s’être consacrée essentiel-
lement à l’éducation des petites
filles des classes enfantines, Ver-
sailles, par exemple, a franchi le
pas à la demande des parents en
ouvrant, en 1937, les classes allant
de la 6
ème à la 3 ème puis, un cycle
secondaire complet dans la foulée.
La première promotion de Bache-
lières date de 1940.
Père Silvère NUMA
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VISITE DU PAPE FRANÇOIS
EN IRAK
C’est avec une grande
détermination que le
pape François avait dé-
cidé de maintenir son
voyage en Irak, en dé-
pit des réserves de son
entourage évoquant la
crise sanitaire et le climat
d’insécurité du pays.
« Je suis le pasteur de
ceux qui souffrent » a-t-il
martelé pour justifier sa
visite aux Irakiens et en
particulier aux chrétiens,
regroupés majoritaire-
ment dans le Kurdistan, au nord
de l’Irak, et dont le nombre est
passé en vingt ans de 1 500 000 à
400 000 aujourd’hui.
Pendant les quatre jours de son
périple, du 5 au 8 mars 2021, à
travers rencontres interreligieuses,
prières et messes qui se sont te-
nues dans des sanctuaires em-
blématiques et des lieux sacrés
malmenés par l’Etat islamique, le
pape François est parti à la ren-
contre des communautés persé-
cutées par des années de guerre
mais toujours debout, signe de
leur foi toujours vive. À bien des
égards, la visite du pape François
en Irak s’est apparentée à un véri-
table pèlerinage en « Terre sainte »,
sur cette terre honorée par la
présence d’Abraham et des pro-
phètes de l’Ancien Testament. Par
ce voyage, le Pape François enten-
dait aussi honorer la promesse du
pape Jean Paul II qui renonça, en
1999, à se rendre en Irak, déjà en
proie à de graves problèmes.
A son arrivée sur le sol irakien,
le pape a été accueilli au Palais
Présidentiel où le président Ba-
rham Salih, devant l’ensemble des représentants de la société civile, a
affirmé qu’un Proche Orient sans
chrétien serait « inimaginable ». En
réponse, le pape François a souli-
gné : « la diversité religieuse, cultu-
relle et ethnique, qui a caractérisé
la société irakienne pendant des
millénaires, est une précieuse res-
source à laquelle puiser, non pas
un obstacle à éliminer. Aujourd’hui,
l’Irak est appelé à montrer à tous,
en particulier au Moyen Orient,
que les différences, plutôt que de
donner lieu à des conflits, doivent
coopérer en harmonie dans la vie
civile. La coexistence fraternelle a
besoin du dialogue patient et sin-
cère, protégé par la justice et le
respect du droit. Ce n’est pas un
exercice facile. Il demande effort
et engagement de la part de tous
pour dépasser rivalités et opposi-
tions, et il requiert de se parler à
partir de l’identité la plus profonde
que nous avons, celle de fils de
l’unique Dieu et Créateur ».
Le pape s’est ensuite rendu à la
cathédrale syriaque catholique
Sayedat al Najat (Notre Dame de
l’Intercession) de Bagdad pour
une rencontre avec les évêques, prêtres, religieux et caté-
chistes. C’est dans cette
église, rénovée depuis,
que 44 fidèles chrétiens
avaient péri dans un at-
tentat djihadiste le 31
octobre 2010 alors qu’ils
assistaient à la messe. Le
Pape y a déclaré : « Nous
sommes réunis dans
cette Cathédrale Notre-
Dame du Salut, bénis par
le sang de nos frères et
sœurs qui ont payé le prix
extrême de leur fidélité au
Seigneur et à son Eglise. Puisse le
souvenir de leur sacrifice nous ins-
pirer à renouveler notre foi dans
la force de la Croix et de son mes-
sage salvifique de pardon, de ré-
conciliation et de renaissance ».
Le lendemain 6 mars, le Pape était
à Nadjaf, à 200 km au sud de la
capitale, pour un échange avec le
Grand Ayatollah Ali Sistani, la plus
haute autorité chiite d’Irak. Le pape
a remercié l’Ayatollah « pour son
rôle contre la violence et pour avoir
élevé la voix en faveur des plus
faibles et persécutés, en affirmant
la sacralité de la vie humaine et
l’importance de l’unité du peuple
irakien ». L’Ayatollah Al Sistani a,
à son tour, plaidé pour que « les
citoyens chrétiens puissent vivre
comme tous les Irakiens, en paix
et en sécurité dans leurs pleins
droits constitutionnels ».
ÉGLISE UNIVERSELLE
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LA NOUVELLE PAROISSE SAINT CHARBEL
La Paroisse Saint Charbel, sise à la chapelle du Centre Siméon Oualli
regroupe, dans le Diocèse, environ 250 fidèles Libanais de rite maronite.
Depuis 150 ans la Mission maronite est présente en Guadeloupe.
La Communauté est animée par le Père Jacques-Tannous Nicolas originaire
du Liban. Une fois par mois, à la demande des évêques il se rend pour le
ministère dans toutes les îles francophones : Martinique, Guyane et dans
les Iles du Nord… Les activités de cette nouvelle paroisse sont les mêmes :
catéchèse, chorale, groupe de jeunes... La covid a impacté la vie de la com-
munauté. L’essentiel de la pastorale consiste à visiter les familles.
Horaires des Messes (en langue Syriak) :
Mardi à 19 h
Jeudi à 19 h (Chemin de croix et adoration du Saint Sacrement)
Dimanche à 10 h
L’étape suivante était Ur, la ville de
naissance d’Abraham, considéré
comme l’aïeul du christianisme,
de l’islam et du judaïsme. En ce
lieu, le Pape a participé à une ren-
contre interreligieuse avec des di-
gnitaires chiites, sunnites, yazidis,
zoroastriens, kakaï, bahaïs et sa-
béens. La prière du pape s’est faite
fervente à travers la prière de tous
les enfants d’Abraham. […]
Revenu à Bagdad en fin de jour-
née, le pape a célébré la messe à
la cathédrale chaldéenne Saint-Jo-
seph, la plus grande église de la ca-
pitale. Commentant l’évangile des
Béatitudes, François a rappelé que
celles-ci « ne demandent pas de
faire des choses extraordinaires,
d’accomplir des exploits qui vont
au-delà de nos capacités mais le
témoignage quotidien de celui qui
vit avec douceur, qui pratique la
miséricorde là où il se trouve, qui
maintient le cœur pur là où il vit ».
[…]
Au troisième jour de sa visite, le
Pape est arrivé à Mossoul où, sur
une estrade construite au milieu d’églises en ruine, il a présidé une
prière en mémoire des victimes
de la guerre. Le pape a condamné
l’action de l’Etat Islamique et ses
violences commises au nom de
Dieu : « Si Dieu est le Dieu de la
vie, et il l’est, il ne nous est pas
permis de tuer nos frères en son
nom. Si Dieu et le Dieu de la paix,
et il l’est, il ne nous est pas permis
de faire la guerre en son nom. Si
Dieu est le Dieu de l’amour, et il
l’est, il ne nous est pas permis de
haïr nos frères ».
Peu après, dans la cathédrale sy-
riaque-catholique Al-Tahira (Imma-
culée Conception) de Qaraqosh, le
pape a invité les fidèles à recons-
truire, « non seulement les édifices,
mais aussi et d’abord les liens
qui unissent les communautés et
familles, jeunes et anciens ». Il a
ajouté : « Ne nous lassons pas de
prier pour la conversion des cœurs
et pour le triomphe d’une culture
de la vie, de la réconciliation et de
l’amour fraternel, dans le respect
des différences, des diverses tra-
ditions religieuses, dans l’effort de construire un avenir d’unité et de
collaboration entre toutes les per-
sonnes de bonne volonté ».
A Erbil, capitale du Kurdistan irakien
et dernière étape de son voyage,
le Pape a présidé la messe devant
10 000 personnes rassemblées au
stade Franso Hariri. Il a exhorté les
fidèles avec les mots suivants :
« avec les yeux de la foi, appre-
nons à reconnaître la présence du
Seigneur crucifié et ressuscité au
milieu de nous, et à accueillir sa
sagesse libératrice, à nous reposer
dans ses blessures, et à trouver
la guérison et la force de servir
son Règne qui vient dans notre
monde ». […]
Pascal GBIKPI
ÉGLISE UNIVERSELLE
Père Jacques-Tannous NICOLASPèPèPèrere reJacqcqcques-Ts--TaTaTannoous NICOCOCOOLASLASASAS Curé de la Paroisse Saint CharbeCuCréré réde la PaPaParororoisse s SaSaintt n Chharbearrbrbeebell
CRÉATION DE LA PAROISSE MARONITE. Par décret, Mgr Riocreux a érigé la communauté Maronite en paroisse. « La
paroisse Saint Charbel » est installée au Centre Pastoral Siméon Oualli. La chapelle du CPSO est sous la responsabilité
du curé de Saint Charbel. Cette paroisse fonctionnera comme une paroisse territoriale pour la pastorale et les finances.
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LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES
À PIED D’ŒUVRE
Le fonctionnement de l’Ensei-
gnement Catholique repose
sur l’Evangile et les recom-
mandations de l’Eglise. Père
Thierry St-Clair, directeur dio-
césain, a bien voulu répondre
à nos questions.
La crise sanitaire et ses
obligations (masques et
autres) voient l’Enseignement
engénéral ébranlé.
La COVID-19 n’épargne personne.
Adultes, jeunes, enfants : tous sont
impactés. Les gestes barrières et les
vaccins aident à prévenir. Ils sont
les seuls moyens qui garantissent
jusqu’ici l’éloignement du virus.
Les établissements scolaires sont
particulièrement affectés et ébran-
lés car leurs activités sont diversi-
fiées et durent toute la journée.
Nous comprenons les parents qui
protestent l’imposition du masque
à leurs gamins durant toute la jour-
née. Pas évident pour les adultes
voire pour des enfants de 6 ans.
Les établissements scolaires catho-
liques ne font pas exception à la
règle. Etant sous contrat avec l’Etat,
ils sont obligés de suivre les direc-
tives du ministère en matière de
pédagogie ou de santé publique.
Cependant, notre caractère propre
basé sur l’Evangile du Christ nous
oblige à traiter toute personne,
en toute circonstance, avec bien-
veillance et miséricorde. Ainsi, la
possibilité de gérer la situation sa-
nitaire au cas par cas prônée par
le rectorat dans plusieurs de ses
communiqués rejoint parfaitement
la politique de l’Enseignement Ca-
tholique dans sa vision chrétienne
de la personne qui doit être traitée
avec respect et dignité.
La démarche prospective
voulue par le SGEC est bien
entamée chez nous... quels
espoirs pour demain ?
Cette démarche prospective vise
à donner aux différents acteurs de
l’Enseignement Catholique la pos-
sibilité de participer à une analyse
approfondie de nos structures en
vue d’un renouveau nécessaire.
Si nous n’étions pas présents que
manquerait-il ? Le CODIEC (Comi-
té Diocésain de l’Enseignement
Catholique) réuni en assemblée
générale en février dernier a validé
le choix de sa commission exécu-
tive comme noyau de pilotage de
ce projet. La première rencontre
s’est tenue en novembre dernier.
Les bases sont jetées. Le lance-
ment est fait. Nous attendons de
ces réflexions des prises de déci-
sion qui visent à améliorer notre vi-
sion du réel notamment notre pré-
sence sur les deux bassins (Basse
Terre et Grande Terre) pour une
meilleure répartition des moyens
d’enseignement.
C’est également l’occasion d’une
remise en question de l’applica-
tion de notre spécificité ou carac-
tère propre résumée par l’accueil
de tous et par la place centrale que
doit occuper l’Evangile du Christ
dans notre fonctionnement.
Pouvez-vous nous rappeler
le rôle et la mission du
« trépied » ?
Par trépied, nous entendons les
trois pieds sur lesquels repose le
fonctionnement de tout établisse-
ment scolaire catholique. Ces trois
pieds sont : La Tutelle, Le Chef
d’établissement et l’OGEC. C’est
le statut de l’Enseignement Catho-
lique promulgué par la Conférence Episcopale de France en juin 2013
qui définit le rôle et la mission de
ces trois instances. La tutelle se
porte garante devant l’évêque du
caractère catholique et évangélique
des écoles sous sa responsabilité.
Elle choisit et envoie en mission les
chefs d’établissement avec l’accord
de l’évêque et l’avis du directeur
diocésain (pour les tutelles congré-
ganistes). Elle est également ga-
rante de la dynamique de l’école
catholique. Elle veille particulière-
ment à ce que les responsables, en
particulier le chef d’établissement et
l’OGEC, s’inscrivent dans cette mis-
sion reçue de l’Eglise, et à ce que
toute leur activité trouve sa source
dans l’Evangile reçu dans la tradi-
tion de l’Eglise et dans la concep-
tion chrétienne de l’homme qui en
est l’expression. Le chef d’établis-
sement a la charge pastorale, édu-
cative, pédagogique, administrative
et matérielle de l’établissement. Il
s’efforce de fédérer toutes les éner-
gies autour d’un projet commun
qu’il anime, en veillant à la cohé-
rence des engagements et des ac-
tivités de tous. L’OGEC (Organisme
de Gestion de l’Ecole Catholique)
a la responsabilité de la gestion
économique, financière et sociale
d’un ou plusieurs établissements ; il
l’exerce conformément aux projets
de l’école, aux orientations de la tu-
telle et aux textes internes à l’Ensei-
gnement Catholique. Il contribue à
assurer la mise en œuvre matérielle
du projet éducatif. Il est l’employeur
des personnels de droit privé. Il re-
présente l’établissement devant la
justice quand c’est nécessaire. (Cf.
Statut de l’Enseignement Catho-
lique juin 2013).
propos recueillis par J.-M. GAUTHIER
ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE
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ÉGLISE DIOCÉSAINE
L’OGEC JEANNE D’ARC SE RESSAISIT
« Il y va de l’avenir de nos enfants, c’est pourquoi nous nous mettons en tenue
de service pour permettre à cette petite école Jeanne d’Arc, qui est sur le site
écologique tant aimé de saint Jean Bosco, d’avoir les moyens de pérenniser les
projets éducatifs et pédagogiques adaptés dont nous avons besoin » ainsi s’ex-
prime Myriam Homer, mère de famille, qui vient d’être élue présidente de l’Ogec. Et
Médéric Matouba-Vouteau, jeune père de famille élu vice-président, de poursuivre
enthousiaste : « en tant que catholique pratiquant et membre de Vie et Partage, je
pense que notre foi doit nous permettre d’aller de l’avant pour venir en aide aux
familles qui ont besoin d’accompagnement et d’aide ». Autour d’eux se constitue
une équipe dont les maîtres mots sont solidarité et engagement pour le bien des
enfants et des jeunes.
Yvette LAUPA
VISITE À ANSE-BERTRAND
En ce deuxième dimanche de Carême, Mgr l’évêque a visité la communauté paroissiale
de Saint Denis et de Sainte Thérèse à Campêche, dont le père Simon-Pierre Kasongo est
le nouveau curé. A cette occasion après avoir célébré l’eucharistie il a pu échanger avec de
nombreux paroissiens dont une catéchumène de 24 ans qui a dit sa joie d’être prochaine-
ment baptisée. La convivialité et la bienveillance sont les qualités qui doivent permettre à nos
communautés de tenir bon surtout en cette période de crise sanitaire.
Lucien M.
LES EQUIPES NOTRE-DAME EN MARCHE
Le 7 février, à l’invitation du Foyer Responsable de Secteur, nous étions rassemblés dans la Pa-
roisse Notre-Dame du Rosaire à Cadet Sainte-Rose en Journée de Secteur. La prière a débuté
notre rencontre avec ce beau chant « En Famille, En Peuple, En Église ». Puis a été présenté le
thème de l’année 2020/2021 : « Le Couple Missionnaire à l’école de père Caffarel : mariage et
mission ; la prière conjugale ». Ce parcours missionnaire des Équipes Notre-Dame, montre que
la sainteté est le but de chaque couple, puis relie l’étonnante diversité de la mission du couple :
la sanctification mutuelle des conjoints, les enfants, l’hospitalité du foyer, l’attention aux autres
couples, la vie professionnelle et les engagements extérieurs. Il termine par l’un des messages
les plus inspirés du père Caffarel qui est de pressentir que les liens entre époux « sont plus forts que la mort ». Un choix de textes
du père Caffarel, mais aussi du pape François, complète l’exposé de chaque chapitre. Des prières, des questions pour le ”Devoir
De S’assoir” (DSA) et la réunion d’équipe permettent d’approfondir la réflexion. Trois aspects se dégagent de cette mission apos-
tolique : le premier est de faire connaître Dieu, de proclamer son amour. Le deuxième est la conscience de la paternité respon-
sable du couple, comme l’évoquait Jean XXIII. Le père Caffarel soulignait que Dieu nous avait confié la tâche d’être auprès de nos
enfants, témoins et prophètes de son amour. La famille est le milieu nourricier de la foi. Le troisième aspect de cette mission doit
amener les époux à s’interroger sur ce qu’ils ont à faire à l’égard de tous ceux qui sont, dans le monde, en attente de la Bonne
Nouvelle du mariage. De nombreux couples en Guadeloupe entreprennent ce cheminement salvifique, et en cette période de
crise sanitaire c’est salvateur. Notre journée s’est terminée avec l’Eucharistie et un temps d’Adoration.
J. N.
LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE NOUS CONCERNE TOUS !
On sait les drames qu’entraînent dans nos familles les accidents de la route. Le
diacre Jean-Paul Levif, colonel des sapeurs-pompiers et directeur adj. du SDIS,
nous alerte : « on constate malheureusement un niveau d’accidents graves de la
route assez élevé et qui n’a pas baissé malgré les divers confinements et couvre-
feux liés à la crise sanitaire. Dans la plupart des accidents, ce sont les usagers de
la route les plus vulnérables qui sont victimes : piétons (et parmi eux les jeunes
enfants et les personnes âgées), cyclistes, motards… la cause principale des ac-
cidents semble être la vitesse ou le comportement inadapté, notamment le non
ralentissement en cas de chaussée mouillée, et le respect des distances de sé-
curité. Par ailleurs, les parents doivent se soucier de bien attacher les enfants, du
nourrisson à l’adolescent, dans des sièges adaptés, même pour un court trajet.
Tenir son bébé sur soi en voiture n’offre aucune sécurité en cas de choc même léger ou de tonneau. Enfin, si on est témoin d’un
accident, il faut penser à appeler immédiatement les secours en composant le 18 ou le 15 (appel gratuit) plutôt que de filmer
ou photographier des personnes en détresse : chaque seconde compte quand il s’agit de sauver des vies ! »
Propos recueillis par P. Silvère NUMA
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DOYENNÉ BASSE-TERRE
SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4
CATHEDRALE
18h 6h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h
CARMEL 18h30 9h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h30
STE THERESE 8h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h
BAILLIF 8h 18h 6h : † / 18h 19h30 8h
s 3 T
2 O B E R T H H H
GOURBEYRE 18h 7h / 9h 18h30 8h : † 18h30 8h
s 3 T * E A N "
