1015 - En route vers Pâques

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3 € N° 1015 - Avril 2021 www.guadeloupe.catholique.fr EN ROUTE VERS PÂQUES pages 3 et 16 RaRaR mmemememeauauauauauuaux xx xxxxxàà à àà àààSaSaSaSaSaSaaininininininiinntetetetttetetet-A-A-AA-AA-AAnnnnnnnn e e ee e eeeenen 22222200101100 88 RaRaRRRaRaRaRa mmmmmeeeaaaeeeaaaaaaaeeeaaauuuuuuuxxxx x x x xxxxuuxxxàà à àà àà àSSSSaSSaaaaaaaaSaaSaSSaS iiiiiiiiinnnnnnttttntettttttntttteeeeee-A-AAAAAAAnnnnnnnnnnnn eeeeeeeeeee teeeetetetee-teteeee-A---A-A-Aeeee----AAAAAA-AAAAAAAAAAAnnnnnnAAAAnnnnnnnnnne eeee e eeeeennnnnnnnn222222222222001001000 enennnnnnnnnnnn2222222222220022220000000000222201118888 JUBILÉS CHEZ LES SŒURS pages 4-5 SEMAINE SAINTE HORAIRES DES MESSES pages 10-11

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2 Editorial de Mgr Riocreux ................3 Jubilés chez les sœurs ...................4-5 Visite du pape François en Irak ....6-7 Les établissements scolaires à pieds d’œuvre ...................................8 Brèves ...................................................9 Horaires de messes pour la Semaine Sainte .............10-11 Restaurations et travaux des nos églises ..............................12 Jour de fête à Terre-de-Bas ...........13 Pastorale des hommes .....................14 Brèves ............................................15 Paroles entendues .........................16 Mots croisés ...................................17 Infos ..........................................18-19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Silvère NUMA. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE Comme chaque année, pour ma visite annuelle, j’ai rencontré nos futurs prêtres de Guadeloupe du 8 au 15 mars. Celle-ci a commencé par le Séminaire d’Orléans où se forment Elius et Jason en année préparatoire au Grand Séminaire. Le 9 mars, j’ai présidé la messe dans ce Séminaire. J’ai pu encoura- ger ces séminaristes en leur disant que cela valait vraiment le coup, qu’il était avant tout nécessaire d’être disponible à l’Esprit-Saint et disponible à la formation qui leur était proposée. Ma visite s’est poursuivie le 10 mars au Séminaire Saint-Cyprien de Toulouse où se forment les séminaristes Gino, Christopher et Cédric ainsi que le diacre Rémy. N’oublions pas de mentionner que la reprise d’insertion de Johan a eu lieu durant mon séjour et en visio- conférence avec Père Anthony Etienne et le stagiaire… Ce séjour est toujours pour moi l’occasion de retrouver des connaissances. Ainsi, le 13 mars, quelle joie d’avoir présidé la messe anticipée du Dimanche de la Joie à la paroisse de Tournefeuille, pa- roisse d’insertion de Christopher. Le 14 mars, j’ai participé à une rencontre de l’équipe d’accompa- gnement de Gino à la paroisse de Colomiers où j’avais moi-même vécu mes 3 dernières années de séminaire. Au terme de ce séjour, ce qui est certain, c’est que nos séminaristes et le diacre Rémy se portent bien, sont heureux, heureux de se for- mer pour être prêtres demain… En attendant, continuons à prier pour nos séminaristes, pour les jeunes cheminant avec les par- cours vocationnels « Pas à pas avec le Seigneur », mais aussi pour que se lèvent de nombreuses autres vocations sacerdotales et religieuses dans notre diocèse de Guadeloupe. Père Gérard FOUCAN, Délégué épiscopal pour les séminaristes NOUVELLES DE NOS SÉMINARISTES LA MISSION DU DÉLÉGUÉ Elle a plusieurs aspects : - Ecouter et encourager chaque séminariste personnellement (relatant les grandes lignes de son avancée de Septembre jusqu’au moment de notre entretien… se projetant sur son avenir proche ou lointain…) - Ecouter le Supérieur du Séminaire sur l’avis des Pères du Séminaire sur chacun. - Participer ou avoir des échos de la reprise d’insertion (Rencontre avec le curé qui accueille le candidat en paroisse le week-end, le prêtre représentant du sémi- naire, le séminariste et le délégué du séminariste).

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3 En cette fête de Pâques de nombreux catéchumènes ou recommençants vont recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne. Ils témoignent volontiers de la joie qui les anime et de la liberté de l’engagement qu’ils prennent. « La décision de recevoir le baptême est mûrement réfléchie. Bien que j’ai été scolarisée à l’école catholique pendant de nombreuses années, mon père n’a pas souhaité mon baptême enfant afin de me laisser le choix à l’âge adulte. Cela fait maintenant quelques années que j’éprouve le dé- sir d’entrer véritablement dans la communauté chrétienne. Professeure des écoles, l’Esprit-Saint a permis que je fasse la connaissance d’une collègue qui est catéchiste dans la paroisse de Prise d’Eau. Elle m’a conforté dans mon choix et m’a informée d’une session en catéchuménat adulte avec Sœur Michelle qui m’a accueillie à bras ouverts. J’ai tout de suite compris que c’était le moment pour moi d’accepter Dieu publiquement dans ma vie. » Articia D. 28 ans « Ce qui me pousse aujourd’hui c’est mon fils, pour lui mon- trer ce qu’est réellement la vie chrétienne, continuer ma route vers Dieu, faire grandir ma foi par ces sacrements de l’initiation chrétienne, recevoir le don de l’Esprit-Saint. Chez les recommençants de la paroisse St Louis du Gosier, ces rencontres m’ont permis d’approfondir mes connaissances chrétiennes, de partager des moments de prières qui font du bien, et de consolider ma foi ». Carine V. 38 ans « Je fais la démarche de vouloir recevoir le sacrement de la confirmation après plusieurs années d’égarement, de mûres réflexions, et d’un cursus spirituel complexe. Je suis ouvrier docker, et je veux construire ma vie avec ma compagne qui m’aide à cheminer. La communauté de l’Eglise m’y aide bien aussi. Merci mon Dieu de m’aider à baliser ma vie sous ton regard de Père. » Yanick L. 30 ans, le Moule LA JOIE PASCALE POUR LES CATÉCHUMÈNES SAINTE SEMAINE Avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, nous entrons dans la semaine sainte. Aussi, en agitant nos rameaux, nous ac- ceptons de nous unir au Christ et de le suivre dans sa Pâque. En écoutant la proclamation de la Parole de Dieu, nous écoutons la parole du Père qui réconforte le Fils en le maintenant dans le souffle de l’Esprit qui les unit. En recevant la communion eucharis- tique, nous apprenons à faire corps avec le Christ pour nous offrir comme lui. Isaïe dresse le portrait du serviteur qui n’avait pas l’apparence d’un homme. « C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé » (Isaïe 52). Jésus-Christ, homme des douleurs. « Alors qu’il était innocent, il a voulu souffrir pour les coupables, et sans avoir commis le mal il s’est laissé juger comme un criminel. En mourant, il détruit notre péché ; en ressus- citant il nous fait vivre et nous sanctifie. » (Préface du Dimanche des Rameaux). Mort et Résurrection du Christ. Mystère pascal vécu en chaque eucharistie et plus encore en cette sainte semaine. Déjà au début de l’Eglise Saint Paul, repre- nant un hymne chanté par les premiers chrétiens, le disait : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu s’est anéanti. Prenant la condition de serviteur, il s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort de la croix. Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom. Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2) Sainte Semaine de prière, en pensant à la grande prière du Vendredi saint. Sainte Semaine pour nos 41 catéchumènes baptisés à Pâques. Sainte Semaine nous conduisant à la joie de la Résurrection en la fête de Pâques. L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux

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4 Le 14 avril 2022, les religieuses de Saint Joseph de Cluny célé- breront le bicentenaire de l’ar- rivée de leurs premières Sœurs en Guadeloupe. Deux cents ans d’activités mis- sionnaires consacrées au ser- vice de l’éducation humaine et spirituelle de la jeunesse, de la santé et de promotion de la population Guadeloupéenne. 27 religieuses œuvrent dans le Diocèse, réparties dans 5 com- munautés. La Bienheureuse Anne-Marie Ja- vouhey, a choisi de placer l’Institu- tion qu’elle a fondée en 1807 dans l’ancien couvent des Récollets à Cluny, en Saône et Loire, sous le patronage de Saint Joseph.Le message distillé alors par la Mère Fondatrice résiste aux temps et aux épreuves. Car, Anne-Marie Javouhey a légué à ses Filles un esprit, une façon d’aimer Dieu et un dessein particulier, une manière de servir l’Église et le monde. Après l’île Bourbon, le Sénégal et la Guyane, la Congrégation étendant l’œuvre engagée à travers diverses régions de France. Le Pape Pie XI décerne à Anne- Marie Javouhey le titre de Première Femme Missionnaire en raison de l’universalité de son Message. « Dieu aime tous les hommes, sans distinction de race, de culture, de religion et de condi- tion sociale. Leur dignité doit être reconnue et leurs droits défendus ». Illustration de ces propos, c’est surtout à Mana, en Guyane, que l’œuvre d’Anne-Marie a le plus du- rablement marqué les esprits. JUBILÉS BICENTENAIRE DE L’ARRIVÉE DES SŒURS DE SAINT JOSEPH DE CLUNY Originaire de la Gua- deloupe, Sœur Joseph- Marie préside à la des- tinée de la Province Antilles-Guyane des Sœurs de Saint Joseph de Cluny depuis le 19 mars 2020. Héritière de la Bien- heureuse Anne-Marie Javouhey, Apôtre au cœur de feu, comment vous vous inscrivez dans son sillage ? J’ai reçu l’appel pour l’évangélisation très jeune, tournée vers la Parole de Dieu. J’ai été impliquée, grâce à Sr Henriette-Marie, dans le mouvement CVAV (Cœurs Vaillants et Âmes Vaillantes, l’Action Catholique de l’Enfance, L’ACE). Dieu nous aime de façon incommensurable. Je suis héritière de quelque chose qui me dépasse. Ma mission, aujourd’hui, est de vérifier si nos établissements sont porteurs de cet esprit de liberté promu par la Bienheureuse Anne-Marie Javouhey. Quels sont les défis pour l’évangélisation de nos sociétés antillaises, aujourd’hui ? Nos jeunes ont besoin de s’épanouir et prendre leurs places dans notre Guadeloupe. Nous ne devons pas douter d’eux. Nous devons leur donner toutes les possibilités de se réaliser : « Tu as toujours plus en toi, ne baisse pas les bras ». Le mes- sage de Anne-Marie Javouhey est encore d’actualité. Plusieurs de nos sœurs sont impliquées dans la pastorale des jeunes, dans le groupe Foi et Lumière… les jeunes évangé- lisent les jeunes. Nous avons mis en place le « tutorat », les grands s’occupent des plus jeunes. La collaboration dans la mission se vit au-delà des sœurs. Anne-Marie Javouhey disait : « C’est notre union qui fait notre force ; tant que nous ne ferons qu’un, nous irons bien et la congrégation se soutiendra... Priez Dieu qu’Il donne à toutes l’esprit apostolique. » Quelle analyse faites-vous des causes actuelles concernant le petit nombre d’entrées dans la vie religieuse dans notre contexte antillais ? La société offre tellement de choses attrayantes aux jeunes. Dieu est mis au second plan. La jeunesse ne prend pas le temps de s’écouter et d’écouter Dieu qui lui parle. Satisfait de ce qu’offre les supermarchés, on n’a plus soif de Dieu. Tout est tellement plus facile de nos jours. Toutefois, dans nos établissements scolaires nous nous effor- çons de les ouvrir sur leur environnement avec les journées du goût dans les restaurants, par exemple. Des jeunes de nos établissements se sont engagés dans d’autres congrégations. La vocation est d’abord pour l’Église. Propos recueillis par Père Silvère NUMA 3 Q U ESTI O N S À SŒ U R JOS EPH-MARI E

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5 Fondée en 1696 par l’Abbé Louis Chauvet, la Congrégation a débuté avec quatre jeunes filles à Levesville-la-Chenard, en Beauce. Désireuses de se donner à Dieu pour le bien de l’Eglise et le service du prochain, elles ont tout quit- té pour fonder ainsi la pre- mière communauté. Depuis la Congrégation n’a cessé de croître en nombre sur les cinq continents, et notamment aux Antilles-Guyane. Appelées à Cayenne au début du 19 ème siècle, puis en Martinique et en Guadeloupe, elles sont présentes dans nos îles, et notamment en Grande Terre et Basse Terre, à Marie-Galante et à Saint Martin. Notre Supérieure Générale, Mère Maria Goretti, ori- ginaire de Corée, exhorte toutes ses sœurs à placer cette année d’action de grâce sous le signe des 3 R : sSE RAPPELER : Se sou- venir de ceux et celles qui nous ont précédées en maintenant vivant le cha- risme qui les animait. sSE RENOUVELER : Re- venir à l’essence de la vie consacrée en empruntant des chemins nouveaux. sRÉPONDRE : En conti- nuant de marcher dans l’esprit de nos prédéces- seurs, avec plus de générosité, d’abnégation et de créativité. Le 24 janvier à la Maison Généralice à Rome, le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican, a célébré la messe d’ouverture de cette année jubilaire. Sœur Marie Raphaël JEANNELLO, orignaire de Trois-Rivières JUBILÉS LE 325 ème ANNIVERSAIRE DES SŒURS DE SAINT PAUL DE CHARTRES Dans la logique de ses engage- ments antérieurs, la Mère Javou- hey s’attaque à la délicate ques- tion de l’esclavage des Noirs. Elle mène avec succès une expérience consistant à prouver que les Noirs sont des êtres humains, dotés des mêmes facultés que les autres et, par conséquent, qu’ils sont parfai- tement habilités à vivre en liberté et sans contraintes. Aussi, la mission de la Congréga- tion s’est définie dans un triple ob- jectif : - Une Mission de mémoire pour assurer le maintien de la Tradi- tion Vivante et dynamique de l’héritage spirituel légué par Mère Javouhey. - Une Mission de formation à toutes les étapes de la Vie reli- gieuse. - Enfin, une Mission de coordina- tion pour favoriser l’unité entre toutes les Sœurs partout dans le monde.« L’éducation consiste à per- mettre à l’homme d’être davan- tage et pas seulement d’avoir davantage. L’homme doit savoir être plus pour soi, mais aus- si avec les autres et pour les autres ». Les premières sœurs s’établissent en Guadeloupe en 1822. Installées dans un premier temps à la rue du Sable à Basse-Terre, ces jeunes re- ligieuses dont la moyenne d’âge n’était que de 22 ans sont victimes du mémorable cyclone de 1825 qui détruisit entièrement leur école et coûta la vie à leur Mère Supé- rieure. Démoralisées par l’ampleur de la catastrophe, elles envisagent de se retirer à la Martinique mais les autorités municipales et les pa- rents d’élèves se mobilisent pour les retenir, manifestant ainsi leur attachement à l’institution. C’est dans ce contexte qu’elles font l’ac- quisition, après bien des hésita- tions, de l’ancienne habitation ca-féière du Petit Versailles située aux portes de la ville, très éloignée du centre-ville et de l’indispensable service religieux. « Toute formation doit être ou- verte sur la vie car l’éducation doit permettre à l’homme de de- venir toujours plus homme. C’est sur les jeunes que reposent toutes les espérances de l’avenir. Mais nous devons former en même temps le cœur et l’esprit. Faites donc tous vos efforts pour perfec- tionner l’éducation et la porter au degré de perfection dont elle est susceptible dans le pays ». Après s’être consacrée essentiel- lement à l’éducation des petites filles des classes enfantines, Ver- sailles, par exemple, a franchi le pas à la demande des parents en ouvrant, en 1937, les classes allant de la 6 ème à la 3 ème puis, un cycle secondaire complet dans la foulée. La première promotion de Bache- lières date de 1940. Père Silvère NUMA

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6 VISITE DU PAPE FRANÇOIS EN IRAK C’est avec une grande détermination que le pape François avait dé- cidé de maintenir son voyage en Irak, en dé- pit des réserves de son entourage évoquant la crise sanitaire et le climat d’insécurité du pays. « Je suis le pasteur de ceux qui souffrent » a-t-il martelé pour justifier sa visite aux Irakiens et en particulier aux chrétiens, regroupés majoritaire- ment dans le Kurdistan, au nord de l’Irak, et dont le nombre est passé en vingt ans de 1 500 000 à 400 000 aujourd’hui. Pendant les quatre jours de son périple, du 5 au 8 mars 2021, à travers rencontres interreligieuses, prières et messes qui se sont te- nues dans des sanctuaires em- blématiques et des lieux sacrés malmenés par l’Etat islamique, le pape François est parti à la ren- contre des communautés persé- cutées par des années de guerre mais toujours debout, signe de leur foi toujours vive. À bien des égards, la visite du pape François en Irak s’est apparentée à un véri- table pèlerinage en « Terre sainte », sur cette terre honorée par la présence d’Abraham et des pro- phètes de l’Ancien Testament. Par ce voyage, le Pape François enten- dait aussi honorer la promesse du pape Jean Paul II qui renonça, en 1999, à se rendre en Irak, déjà en proie à de graves problèmes. A son arrivée sur le sol irakien, le pape a été accueilli au Palais Présidentiel où le président Ba- rham Salih, devant l’ensemble des représentants de la société civile, a affirmé qu’un Proche Orient sans chrétien serait « inimaginable ». En réponse, le pape François a souli- gné : « la diversité religieuse, cultu- relle et ethnique, qui a caractérisé la société irakienne pendant des millénaires, est une précieuse res- source à laquelle puiser, non pas un obstacle à éliminer. Aujourd’hui, l’Irak est appelé à montrer à tous, en particulier au Moyen Orient, que les différences, plutôt que de donner lieu à des conflits, doivent coopérer en harmonie dans la vie civile. La coexistence fraternelle a besoin du dialogue patient et sin- cère, protégé par la justice et le respect du droit. Ce n’est pas un exercice facile. Il demande effort et engagement de la part de tous pour dépasser rivalités et opposi- tions, et il requiert de se parler à partir de l’identité la plus profonde que nous avons, celle de fils de l’unique Dieu et Créateur ». Le pape s’est ensuite rendu à la cathédrale syriaque catholique Sayedat al Najat (Notre Dame de l’Intercession) de Bagdad pour une rencontre avec les évêques, prêtres, religieux et caté- chistes. C’est dans cette église, rénovée depuis, que 44 fidèles chrétiens avaient péri dans un at- tentat djihadiste le 31 octobre 2010 alors qu’ils assistaient à la messe. Le Pape y a déclaré : « Nous sommes réunis dans cette Cathédrale Notre- Dame du Salut, bénis par le sang de nos frères et sœurs qui ont payé le prix extrême de leur fidélité au Seigneur et à son Eglise. Puisse le souvenir de leur sacrifice nous ins- pirer à renouveler notre foi dans la force de la Croix et de son mes- sage salvifique de pardon, de ré- conciliation et de renaissance ». Le lendemain 6 mars, le Pape était à Nadjaf, à 200 km au sud de la capitale, pour un échange avec le Grand Ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité chiite d’Irak. Le pape a remercié l’Ayatollah « pour son rôle contre la violence et pour avoir élevé la voix en faveur des plus faibles et persécutés, en affirmant la sacralité de la vie humaine et l’importance de l’unité du peuple irakien ». L’Ayatollah Al Sistani a, à son tour, plaidé pour que « les citoyens chrétiens puissent vivre comme tous les Irakiens, en paix et en sécurité dans leurs pleins droits constitutionnels ». ÉGLISE UNIVERSELLE

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7 LA NOUVELLE PAROISSE SAINT CHARBEL La Paroisse Saint Charbel, sise à la chapelle du Centre Siméon Oualli regroupe, dans le Diocèse, environ 250 fidèles Libanais de rite maronite. Depuis 150 ans la Mission maronite est présente en Guadeloupe. La Communauté est animée par le Père Jacques-Tannous Nicolas originaire du Liban. Une fois par mois, à la demande des évêques il se rend pour le ministère dans toutes les îles francophones : Martinique, Guyane et dans les Iles du Nord… Les activités de cette nouvelle paroisse sont les mêmes : catéchèse, chorale, groupe de jeunes... La covid a impacté la vie de la com- munauté. L’essentiel de la pastorale consiste à visiter les familles. Horaires des Messes (en langue Syriak) : Mardi à 19 h Jeudi à 19 h (Chemin de croix et adoration du Saint Sacrement) Dimanche à 10 h L’étape suivante était Ur, la ville de naissance d’Abraham, considéré comme l’aïeul du christianisme, de l’islam et du judaïsme. En ce lieu, le Pape a participé à une ren- contre interreligieuse avec des di- gnitaires chiites, sunnites, yazidis, zoroastriens, kakaï, bahaïs et sa- béens. La prière du pape s’est faite fervente à travers la prière de tous les enfants d’Abraham. […] Revenu à Bagdad en fin de jour- née, le pape a célébré la messe à la cathédrale chaldéenne Saint-Jo- seph, la plus grande église de la ca- pitale. Commentant l’évangile des Béatitudes, François a rappelé que celles-ci « ne demandent pas de faire des choses extraordinaires, d’accomplir des exploits qui vont au-delà de nos capacités mais le témoignage quotidien de celui qui vit avec douceur, qui pratique la miséricorde là où il se trouve, qui maintient le cœur pur là où il vit ». […] Au troisième jour de sa visite, le Pape est arrivé à Mossoul où, sur une estrade construite au milieu d’églises en ruine, il a présidé une prière en mémoire des victimes de la guerre. Le pape a condamné l’action de l’Etat Islamique et ses violences commises au nom de Dieu : « Si Dieu est le Dieu de la vie, et il l’est, il ne nous est pas permis de tuer nos frères en son nom. Si Dieu et le Dieu de la paix, et il l’est, il ne nous est pas permis de faire la guerre en son nom. Si Dieu est le Dieu de l’amour, et il l’est, il ne nous est pas permis de haïr nos frères ». Peu après, dans la cathédrale sy- riaque-catholique Al-Tahira (Imma- culée Conception) de Qaraqosh, le pape a invité les fidèles à recons- truire, « non seulement les édifices, mais aussi et d’abord les liens qui unissent les communautés et familles, jeunes et anciens ». Il a ajouté : « Ne nous lassons pas de prier pour la conversion des cœurs et pour le triomphe d’une culture de la vie, de la réconciliation et de l’amour fraternel, dans le respect des différences, des diverses tra- ditions religieuses, dans l’effort de construire un avenir d’unité et de collaboration entre toutes les per- sonnes de bonne volonté ». A Erbil, capitale du Kurdistan irakien et dernière étape de son voyage, le Pape a présidé la messe devant 10 000 personnes rassemblées au stade Franso Hariri. Il a exhorté les fidèles avec les mots suivants : « avec les yeux de la foi, appre- nons à reconnaître la présence du Seigneur crucifié et ressuscité au milieu de nous, et à accueillir sa sagesse libératrice, à nous reposer dans ses blessures, et à trouver la guérison et la force de servir son Règne qui vient dans notre monde ». […] Pascal GBIKPI ÉGLISE UNIVERSELLE Père Jacques-Tannous NICOLASPèPèPèrere reJacqcqcques-Ts--TaTaTannoous NICOCOCOOLASLASASAS Curé de la Paroisse Saint CharbeCuCréré réde la PaPaParororoisse s SaSaintt n Chharbearrbrbeebell CRÉATION DE LA PAROISSE MARONITE. Par décret, Mgr Riocreux a érigé la communauté Maronite en paroisse. « La paroisse Saint Charbel » est installée au Centre Pastoral Siméon Oualli. La chapelle du CPSO est sous la responsabilité du curé de Saint Charbel. Cette paroisse fonctionnera comme une paroisse territoriale pour la pastorale et les finances.

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8 LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES À PIED D’ŒUVRE Le fonctionnement de l’Ensei- gnement Catholique repose sur l’Evangile et les recom- mandations de l’Eglise. Père Thierry St-Clair, directeur dio- césain, a bien voulu répondre à nos questions. La crise sanitaire et ses obligations (masques et autres) voient l’Enseignement engénéral ébranlé. La COVID-19 n’épargne personne. Adultes, jeunes, enfants : tous sont impactés. Les gestes barrières et les vaccins aident à prévenir. Ils sont les seuls moyens qui garantissent jusqu’ici l’éloignement du virus. Les établissements scolaires sont particulièrement affectés et ébran- lés car leurs activités sont diversi- fiées et durent toute la journée. Nous comprenons les parents qui protestent l’imposition du masque à leurs gamins durant toute la jour- née. Pas évident pour les adultes voire pour des enfants de 6 ans. Les établissements scolaires catho- liques ne font pas exception à la règle. Etant sous contrat avec l’Etat, ils sont obligés de suivre les direc- tives du ministère en matière de pédagogie ou de santé publique. Cependant, notre caractère propre basé sur l’Evangile du Christ nous oblige à traiter toute personne, en toute circonstance, avec bien- veillance et miséricorde. Ainsi, la possibilité de gérer la situation sa- nitaire au cas par cas prônée par le rectorat dans plusieurs de ses communiqués rejoint parfaitement la politique de l’Enseignement Ca- tholique dans sa vision chrétienne de la personne qui doit être traitée avec respect et dignité. La démarche prospective voulue par le SGEC est bien entamée chez nous... quels espoirs pour demain ? Cette démarche prospective vise à donner aux différents acteurs de l’Enseignement Catholique la pos- sibilité de participer à une analyse approfondie de nos structures en vue d’un renouveau nécessaire. Si nous n’étions pas présents que manquerait-il ? Le CODIEC (Comi- té Diocésain de l’Enseignement Catholique) réuni en assemblée générale en février dernier a validé le choix de sa commission exécu- tive comme noyau de pilotage de ce projet. La première rencontre s’est tenue en novembre dernier. Les bases sont jetées. Le lance- ment est fait. Nous attendons de ces réflexions des prises de déci- sion qui visent à améliorer notre vi- sion du réel notamment notre pré- sence sur les deux bassins (Basse Terre et Grande Terre) pour une meilleure répartition des moyens d’enseignement. C’est également l’occasion d’une remise en question de l’applica- tion de notre spécificité ou carac- tère propre résumée par l’accueil de tous et par la place centrale que doit occuper l’Evangile du Christ dans notre fonctionnement. Pouvez-vous nous rappeler le rôle et la mission du « trépied » ? Par trépied, nous entendons les trois pieds sur lesquels repose le fonctionnement de tout établisse- ment scolaire catholique. Ces trois pieds sont : La Tutelle, Le Chef d’établissement et l’OGEC. C’est le statut de l’Enseignement Catho- lique promulgué par la Conférence Episcopale de France en juin 2013 qui définit le rôle et la mission de ces trois instances. La tutelle se porte garante devant l’évêque du caractère catholique et évangélique des écoles sous sa responsabilité. Elle choisit et envoie en mission les chefs d’établissement avec l’accord de l’évêque et l’avis du directeur diocésain (pour les tutelles congré- ganistes). Elle est également ga- rante de la dynamique de l’école catholique. Elle veille particulière- ment à ce que les responsables, en particulier le chef d’établissement et l’OGEC, s’inscrivent dans cette mis- sion reçue de l’Eglise, et à ce que toute leur activité trouve sa source dans l’Evangile reçu dans la tradi- tion de l’Eglise et dans la concep- tion chrétienne de l’homme qui en est l’expression. Le chef d’établis- sement a la charge pastorale, édu- cative, pédagogique, administrative et matérielle de l’établissement. Il s’efforce de fédérer toutes les éner- gies autour d’un projet commun qu’il anime, en veillant à la cohé- rence des engagements et des ac- tivités de tous. L’OGEC (Organisme de Gestion de l’Ecole Catholique) a la responsabilité de la gestion économique, financière et sociale d’un ou plusieurs établissements ; il l’exerce conformément aux projets de l’école, aux orientations de la tu- telle et aux textes internes à l’Ensei- gnement Catholique. Il contribue à assurer la mise en œuvre matérielle du projet éducatif. Il est l’employeur des personnels de droit privé. Il re- présente l’établissement devant la justice quand c’est nécessaire. (Cf. Statut de l’Enseignement Catho- lique juin 2013). propos recueillis par J.-M. GAUTHIER ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

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9 ÉGLISE DIOCÉSAINE L’OGEC JEANNE D’ARC SE RESSAISIT « Il y va de l’avenir de nos enfants, c’est pourquoi nous nous mettons en tenue de service pour permettre à cette petite école Jeanne d’Arc, qui est sur le site écologique tant aimé de saint Jean Bosco, d’avoir les moyens de pérenniser les projets éducatifs et pédagogiques adaptés dont nous avons besoin » ainsi s’ex- prime Myriam Homer, mère de famille, qui vient d’être élue présidente de l’Ogec. Et Médéric Matouba-Vouteau, jeune père de famille élu vice-président, de poursuivre enthousiaste : « en tant que catholique pratiquant et membre de Vie et Partage, je pense que notre foi doit nous permettre d’aller de l’avant pour venir en aide aux familles qui ont besoin d’accompagnement et d’aide ». Autour d’eux se constitue une équipe dont les maîtres mots sont solidarité et engagement pour le bien des enfants et des jeunes. Yvette LAUPA VISITE À ANSE-BERTRAND En ce deuxième dimanche de Carême, Mgr l’évêque a visité la communauté paroissiale de Saint Denis et de Sainte Thérèse à Campêche, dont le père Simon-Pierre Kasongo est le nouveau curé. A cette occasion après avoir célébré l’eucharistie il a pu échanger avec de nombreux paroissiens dont une catéchumène de 24 ans qui a dit sa joie d’être prochaine- ment baptisée. La convivialité et la bienveillance sont les qualités qui doivent permettre à nos communautés de tenir bon surtout en cette période de crise sanitaire. Lucien M. LES EQUIPES NOTRE-DAME EN MARCHE Le 7 février, à l’invitation du Foyer Responsable de Secteur, nous étions rassemblés dans la Pa- roisse Notre-Dame du Rosaire à Cadet Sainte-Rose en Journée de Secteur. La prière a débuté notre rencontre avec ce beau chant « En Famille, En Peuple, En Église ». Puis a été présenté le thème de l’année 2020/2021 : « Le Couple Missionnaire à l’école de père Caffarel : mariage et mission ; la prière conjugale ». Ce parcours missionnaire des Équipes Notre-Dame, montre que la sainteté est le but de chaque couple, puis relie l’étonnante diversité de la mission du couple : la sanctification mutuelle des conjoints, les enfants, l’hospitalité du foyer, l’attention aux autres couples, la vie professionnelle et les engagements extérieurs. Il termine par l’un des messages les plus inspirés du père Caffarel qui est de pressentir que les liens entre époux « sont plus forts que la mort ». Un choix de textes du père Caffarel, mais aussi du pape François, complète l’exposé de chaque chapitre. Des prières, des questions pour le ”Devoir De S’assoir” (DSA) et la réunion d’équipe permettent d’approfondir la réflexion. Trois aspects se dégagent de cette mission apos- tolique : le premier est de faire connaître Dieu, de proclamer son amour. Le deuxième est la conscience de la paternité respon- sable du couple, comme l’évoquait Jean XXIII. Le père Caffarel soulignait que Dieu nous avait confié la tâche d’être auprès de nos enfants, témoins et prophètes de son amour. La famille est le milieu nourricier de la foi. Le troisième aspect de cette mission doit amener les époux à s’interroger sur ce qu’ils ont à faire à l’égard de tous ceux qui sont, dans le monde, en attente de la Bonne Nouvelle du mariage. De nombreux couples en Guadeloupe entreprennent ce cheminement salvifique, et en cette période de crise sanitaire c’est salvateur. Notre journée s’est terminée avec l’Eucharistie et un temps d’Adoration. J. N. LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE NOUS CONCERNE TOUS ! On sait les drames qu’entraînent dans nos familles les accidents de la route. Le diacre Jean-Paul Levif, colonel des sapeurs-pompiers et directeur adj. du SDIS, nous alerte : « on constate malheureusement un niveau d’accidents graves de la route assez élevé et qui n’a pas baissé malgré les divers confinements et couvre- feux liés à la crise sanitaire. Dans la plupart des accidents, ce sont les usagers de la route les plus vulnérables qui sont victimes : piétons (et parmi eux les jeunes enfants et les personnes âgées), cyclistes, motards… la cause principale des ac- cidents semble être la vitesse ou le comportement inadapté, notamment le non ralentissement en cas de chaussée mouillée, et le respect des distances de sé- curité. Par ailleurs, les parents doivent se soucier de bien attacher les enfants, du nourrisson à l’adolescent, dans des sièges adaptés, même pour un court trajet. Tenir son bébé sur soi en voiture n’offre aucune sécurité en cas de choc même léger ou de tonneau. Enfin, si on est témoin d’un accident, il faut penser à appeler immédiatement les secours en composant le 18 ou le 15 (appel gratuit) plutôt que de filmer ou photographier des personnes en détresse : chaque seconde compte quand il s’agit de sauver des vies ! » Propos recueillis par P. Silvère NUMA

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10 DOYENNÉ BASSE-TERRE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 CATHEDRALE 18h 6h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h CARMEL 18h30 9h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h30 STE THERESE 8h30 19h 8h : † / 15h 19h 9h BAILLIF 8h 18h 6h : † / 18h 19h30 8h s3T 2OBERT H H H GOURBEYRE 18h 7h / 9h 18h30 8h : † 18h30 8h s3T*EAN"OSCO H H SAINT-CLAUDE 17h45 9h15 19h 15h : † 19h 9h30 s-ATOUBA H Ho H H DOYENNÉ DE PETIT-BOURG SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 PETIT BOURG 18h 7h /10h 16h30/18h30 7h : † / 15h 18h30 6h30/9h/11h PRISE D’EAU 18h 7h / 9h 18h30 9h /15h 18h30 7h / 9h LAMENTIN 18h 7h 18h30 15h 18h30 7h s'ROSSE MONTAGNE H H H BAIE-MAHAULT 18h 8h : † / 15h 19h 9h s,A2ETRAITE H H DOYENNÉ DE TROIS-RIVIÈRES SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 TROIS-RIVIÈRES 6h30 /10h 18h30 15h 18h30 10h s3CH“LCHER H Ho H GOYAVE 18h 7h 18h30 7h : † / 15h 19h 7h / 9h30 CAPESTERRE B.-EAU 15h/18h 6h / 9h 17h30 5h30, 7h, 8h30 : † 18h 6h / 9h 12h/15h VIEUX-FORT 18h 8h 18h30 8h : † 19h 8h LES SAINTES s4ERRE DE (AUT H H H H H s4ERRE DE "AS H (Gde Anse) 7h (Petite Anse) 18h (Petite Anse) 16h30 18h30 7h30 (PA) 9h30 (GA) DOYENNÉ DE POINTE-NOIRE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 POINTE-NOIRE 8h 18h 15h 18h30 8h VIEUX-HABITANTS 18h (Beausoleil) 6h30 19h 15h 19h 8h BOUILLANTE 18h30 15h 19h (Pigeon) 9h DOYENNÉ DE SAINTE-ROSE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 DESHAIES 17h30 7h30 18h30 7h : † / 15h 18h30 9h SAINTE-ROSE 19h 7h : † / 15h 19h 9h s$UZER H H H s-ORNE2OUGE HoH H CADET 18h 8h /10h 18h30 6h30 : † / 15h 18h 8h HORAIRES DES MESSES ”SEMAINE SAINTE” )

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11 DOYENNÉ DE POINTE-À-PITRE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 ST-PIERRE ST-PAUL 17h30 7h / 9h30 18h30 7h/9h : † /15h 19h 7h / 9h SACRE-CŒUR 6h30 / 9h30 19h 15h 19h 8h s'RAND #AMP H H H H H s,AURISCIQUE H H H H H RAIZET 7h/9h30/17h45 18h30 6h30, 9h30 : † /15h 19h 7h / 9h30 / 17h45 MASSABIELLE 18h 6h / 8h30 19h 8h : † / 15h 19h 8h30 LES ABYMES 6h30 / 9h30 18h 9h : † /15h 18h 6h30 / 9h30 s"OISVIN H H s#HAZEAU H H s0OINTED/R H H H H (Migrants) BAIMBRIGE 16h /19h 6h30 /10h 18h 15h 18h 6h30 /10h DOYENNÉ DE SAINTE-ANNE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 SAINTE-ANNE s%UCHER H H s$OUVILLE HH H HoH H HH GOSIER 16h/18h 7h / 9h30 (G.Bois) 18h30 15h 18h30 8h/9h30 (G.Bois) 18h (M.Gaillard) (Bourg et M.Gaillard) (Bourg et M.Gaillard) GRANDS-FONDS 18h 7h30 19h 15h 19h 8h SAINT-FRANCOIS 6h30 / 9h 18h 6h30 : † /15h 18h 7h s0OMBIRAY H H H H DÉSIRADE 8h30 18h 17h 19h30 s"AIE -AHAULT H H H LE MOULE 18h30 6h15 /10h 18h30 6h30 : † / 15h 19h 6h15 /10h s&ATIMA H H (Néron) 18h 6h30 : † / 15h 19h 8h DOYENNÉ DE MORNE-A-L’EAU SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 MORNE-A-L’EAU 18h 6h30 /17h30 16h 15h 16h 6h30 /17h30 s"LANCHET H HH HH HH HH HH s6IEUX "OURG H H H H H PETIT-CANAL 17h 7h 18h30 15h 18h30 7h LES MANGLES 17h (Gros-Cap) 7h / 9h30 18h30 15h 18h30 7h / 9h30 PORT-LOUIS 18h 7h30 /10h 19h 15h 18h30 7h30 ANSE BERTRAND 8h /18h 18h 9h : † /15h 18h 8h /18h s#AMPÐCHE H H H s-ASSIOUX H H DOYENNÉ DE MARIE-GALANTE SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 GRAND-BOURG 17h (St Marc) 7h30 18h 7h : † (St Marc) /15h 18h 8h /10h (St Marc) SAINT LOUIS 9h 18h 15h 18h30 8h (Grelin) /10h CAPESTERRE 17h30 (Tacy) 7h30 18h 15h 19h 9h DOYENNÉ DES ILES DU NORD SAMEDI 27 DIMANCHE 28 JEUDI 1 er AVRIL VENDREDI 2 SAMEDI 3 DIMANCHE 4 SAINT MARTIN sMarigot 6h30 /10h30 18h30 6h : † / 15h 21h 11h sGrand-Case 8h30 19h 6h : † / 15h 9h sQuartier d’Orléans 6h30 7h SAINT BARTHÉLEMY 17h30 (Lorient) 8h30 (Gustavia) 19h (Gustavia) 15h (Lorient) 19h30 (Gustavia) 7h (Colombier) / 9h (Lorient)

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12 RESTAURATION ET TRAVAUX DANS NOS ÉGLISES 2ème phase pour les travaux d’urgence à St-Pierre et St-Paul Lors de leur visite de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, le mercredi 10 mars 2021, le préfet de région et le président du conseil régional, ont acté la poursuite des travaux d’urgence de l’édifice. Une bonne nouvelle pour les paroissiens et le diocèse. L’église Saint-Pierre et Saint- Paul de Pointe-à-Pitre est un édifice religieux qui de par sa qualité archi- tecturale est classé au titre de l’inven- taire des monuments historiques de- puis 1978. Elle a fait l’objet en juillet dernier de travaux d’urgence relatifs à la mise en sécurité des biens et des personnes dont la maîtrise d’ouvrage a été assurée par la Région. Il s’agis- sait de la fourniture et la pose d’une alarme incendie, de la réfection com- plète de l’installation électrique, de la mise hors d’eau du bâtiment, du traitement des éclats bétons. A la suite de ces travaux, la commission de sécurité a émis un avis favorable à la réouverture de l’édifice. Néan- moins, une étude sanitaire ordon- née par les services de l’Etat a mis en évidence plusieurs désordres structurels majeurs. L’église St-Pierre et St-Paul nécessite donc des travaux plus importants de restauration de son bâti pour lesquels la Région a de nouveau été sollicitée par la Ville de Pointe-à-Pitre afin d’en assurer la maîtrise d’ouvrage. La Région Guadeloupe a acté le prin- cipe d’assurer la maîtrise d’ouvrage de cette nouvelle opération. Les ser- vices de l’Etat proposent de réaliser une première tranche de travaux d’urgence à l’horizon 2021 à 2023 qui concerne la réfection complète de la charpente couverture ainsi que la reprise des maçonneries. ÉGLISE DIOCÉSAINE Pas normal qu’une église soit dans cet état « On ne peut que se réjouir. Il y a certes 21 M€ de travaux à faire pour réha- biliter totalement notre église. Mais si déjà cette nouvelle tranche importante est réalisée, les chrétiens de la paroisse seront très contents. Quand il pleut, il faut courir pour mettre des bassines. Les travaux de juin et juillet dernier n’ont pas été concluants, il était donc urgent de s’attaquer vraiment à la toiture de Saint-Pierre et Saint-Paul » a indiqué le Père Edouard Silène, curé de la paroisse et vicaire général du diocèse. Terre-de-Haut et Vieux- Habitants ne sont pas oubliées Dans le cadre de son accompagne- ment des communes, la région a accepté de porter en maîtrise d’ou- vrage régionale les travaux de sau- vegarde de deux autres bâtiments classés. L’église Notre Dame de l’Assomption, à Terre-de-Haut. Edifiée vers 1687 elle avait été détruite par le tremblement de terre de 1843, et remplacée par l’église actuelle à la moitié du XIX ème siècle. L’édifice est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis le 31 décembre 1979. L’état de vétusté de la char- pente et de la toiture rend urgent le lancement des travaux. Mais aussi l’église Saint-Joseph de Vieux-Habitants, l’une des plus an- ciennes de Guadeloupe. Elle a été fondée en 1636 par des pères Do- minicains et est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis le 20 avril 2006. L’édifice nécessite des travaux urgents portant sur la charpente-couverture, la peinture, la réparation des vitraux, la réparation des cloches et leur automatisation. Thierry FUNDERE HALTE À EUCHER ! A quelques kilomètres de Sainte Anne, Eucher, un quartier et une cha- pelle, Saint-Michel, dans les Grands Fonds permet à la communauté chrétienne de se rassembler pour les messes, particulièrement en ce temps où l’église principale est fermée pour cause de travaux. Le 27 février, elle était remplie de fidèles pour la célébration présidée par Mgr Riocreux qui avait souhaité découvrir le lieu et la communauté qui s’y rassemble. Le curé, père Miguel Dolce a accueilli tout le monde chaleureusement. Un fidèle n’a pas manqué de retracer l’histoire de ce lieu sur un terrain offert par un paroissien dans les années 60 dont l’évêque a pu saluer les membres de cette famille. Fulbert D.

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13 Les Saintes ! Si proches et pourtant différentes. Terre- de-Haut avec ses 1600 habitants et Terre-de-Bas avec une population de 1100 saintois dont 700 à Grande Anse avec l’église St Nicolas et 400 à Petite Anse avec la chapelle Notre-Dame de Consolation. « Lieux atta- chants pour ceux qui y vivent et ceux qui ont le bon- heur de venir s’y ressourcer » comme l’affirme Hilaire de passage. En ce samedi 6 mars, la rencontre de la communauté chrétienne de Terre-de-Bas avec son évêque fut un moment merveilleux pour tous. La paroisse attendait depuis longtemps Mgr Riocreux pour qu’il célèbre dans la chapelle restaurée après le cyclone Maria de septembre 2017. En ce samedi matin, les cloches ap- pelaient à la prière et les sourires étaient sur toutes les lèvres… masquées ! Dès le début de la célébration, Marie-Claude au nom de la paroisse disait sa joie en présentant l’histoire de cette chapelle. La distance entre les deux villages ne permettait pas à ceux-ci de se rendre à la messe. Aussi, dans les années 50, les Pères Salles et Lahon- dés initièrent le projet et le réalisèrent. Le 25 Mars 1959, durant l’épiscopat de Mgr Gay, la chapelle fut bénite et ouverte au culte. Depuis, les messes y sont célébrées régulièrement. Mais le cyclone Maria frap- pait durement la chapelle et pendant deux ans, elle fut fermée, la communauté s’étant réfugiée dans une salle mise à disposition par la mairie. Dans le même temps, les paroissiens prirent en charge le nettoyage complet de l’église ainsi que la réalisation de restau- ration en lien avec l’évêché et des entreprises locales. Le résultat est superbe.Au début de la messe, l’évêque a procédé à la béné- diction de la chapelle restaurée, accompagné du Père Merlin Babakila, curé des Saintes et du Père Jacques Hivon, chancelier, ancien curé des deux paroisses. Mgr Riocreux a célébré la messe d’action de grâces. Remarquant le Christ Miséricordieux de Cracovie dans le chœur, l’évêque a commenté longuement l’Evan- gile du Fils prodigue en évoquant le célèbre tableau de Rembrandt du Retour du fils, accueilli par le Père aimant, symbole de l’amour de Dieu pour tous ses enfants, et la joie du pardon. La fête de la béné- diction a été suivie de rencontres et de visites. Accompa- gné d’une équipe dévouée, l’évêque a pu découvrir plu- sieurs sites qu’il ne connaissait pas, no- tamment les deux baies, échanger avec des pêcheurs et des touristes découvrant la belle île de Terre-de- Bas. Puis, au cours du repas avec une dizaine de pa- roissiens, l’échange a porté sur les travaux de la res- tauration, la préparation de la confirmation qui aura lieu prochainement et sur le riche passé de cette pa- roisse. L’histoire ancienne et récente a été évoquée. Depuis le 17 ème siècle avec un calice conservé dans le trésor de la Guadeloupe à l’évêché, le 19 ème siècle avec la présence des sœurs de Saint Paul de Chartres et le 20 ème siècle avec les quatre prêtres originaires des Saintes : les pères Magloire, Bélénus, Germain et Saint-Georges. Une belle journée qui restera dans la mémoire de Terre-de-Bas. M. V. ÉGLISE DIOCÉSAINE JOUR DE FÊTE À TERRE-DE-BAS

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14 ÉGLISE DIOCÉSAINE 24 H POUR LE SEIGNEUR DANS LE DOYENNÉ DE POINTE-À-PITRE Vendredi 12 mars, les paroisses St Pierre et St Paul, Immaculée Conception, St Michel du Raizet, Massabielle, Sacré-Cœur et St Luc avaient convié les fidèles à un temps de foi avec Jésus à St Luc de Baimbridge. Chaque communauté paroissiale avait choisi la forme qui lui convient le mieux pour rendre Grâce au Seigneur. Les 24h pour le Seigneur nous aident à monter vers Pâques dans l’Ado- ration, la Prière, la Louange, l’écoute de la Parole de Dieu, la Lectio Divina, la Confession. La paroisse de l’Immaculée Conception des Abymes, avec le père Wilner, animait le temps de prière. Le thème central était la contrition de nos péchés et notre engagement à réparer les conséquences de ces péchés avec le secours de la grâce de Dieu. La paroisse St Michel du Raizet, avec le père Frantz, prenait le relais et nous a fait réfléchir sur notre mission en Eglise. Avec la paroisse Notre-Dame de Lourdes de Massabielle et le père Isadan, nous avons médité « oser la fraternité » pour entrer plus en avant dans le mystère de l’Amour du Christ. Jésus nous aide à avancer sur ce chemin. Puis la paroisse St Pierre et St Paul avec le père Bonel a exposé le saint Sacrement et nous avons prié pour les vocations, et le groupe Magnificat a médité avec nous les mystères douloureux avec l’équipe du Rosaire. Avec la paroisse du Sacré-Cœur nous avons chanté « Jézikri ki évè nou an mitan an nou ». Nous nous sommes présentés de- vant le Seigneur avec nos souffrances et nos joies. Père Dénécy convia alors l’assemblée, après la lecture de l’évangile, à témoigner : dire ce qui nous frappe par rapport au père dans le fils prodigue. Quel appel le Seigneur nous fait en ce temps de Carême ? « O fwè, osè, pa lésé la vi woulé san vou ; lévé lévé é pwan plas aw ». C’est à la lecture méditative du Serviteur Souffrant Isaïe 49, 1-7, que les pères Christian Tschala Wila et Pierre Gernez nous ont conduits au désert. Avons-nous cette Foi du prophète en Dieu Sauveur ? Et c’est par le Chemin de Croix du vendredi de Carême précédé de l’Eucharistie que les pères de St Luc ont clôturé ces 24h de Méditation avec le Seigneur. (sur le site du diocèse retrouvons l’ensemble de toute la démarche des 24h pour le Seigneur). J.-M. G. Dans le cadre de l’année saint Joseph et dans le pro- longement de la neuvaine qui lui est consacrée, vingt participants se sont retrou- vés pour une récollection le dimanche14 mars, pour réfléchir sur : Saint Joseph : un maître pour tous dans le service de la mission de l’Église. Thème suscité par un questionnement sur l’implication des hommes dans l’Église et leur place dans la communauté. Saint Joseph modèle de la masculinité et de la paternité La chanson « Papa ou paté là » a introduit un débat sur la place de l’homme et l’absence du père dans la culture antillaise. Saint Joseph interroge la façon d’être homme et donne l’occasion d’ex- plorer de nombreuses questions sur la paternité vécue dans notre culture guadeloupéenne. Joseph parvient à « ajuster » sa paternité. Il prend les décisions. Il mène sa famille, mais il le fait à partir de l’écoute de ce qui lui est révélé par l’intermédiaire de l’ange du Seigneur. Ce n’est pas le père hé- gémonique, au contraire, c’est le « père à l’écoute ». Saint Joseph, protecteur de l’Eglise Universelle Joseph fut l’époux de Marie et « le père nourricier » de Jésus, le gardien, l’administrateur et le dé-fenseur légitime et natu- rel de la maison divine dont il était le chef. Na- turellement, il protège et défend l’Église qui est le Corps de Jésus Christ. Saint Joseph est pour tous un maître dans le service de la mission salvifique du Christ qui nous incombe à tous et à chacun dans l’Église : aux époux, aux pa- rents, à ceux qui vivent du travail de leurs mains ou de tout autre travail, aux personnes appelées à la vie contemplative comme à celles qui sont appelées à l’apostolat. Que cette année consacrée à saint Joseph soit une année de décou- verte pour les hommes et les femmes qui puissent permettre d’entrer dans ce questionnement. Père Silvère NUMA LA PASTORALE DES HOMMES DE BASSE-TERRE EN RÉCOLLECTION

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15 BRÈVES MESS’AJE : RENCONTRES AVEC LES PÈRES DE L’EGLISE On entend souvent aujourd’hui l’expression ”Pères de l’Eglise”, mais il est parfois difficile de savoir exactement de quoi et de qui l’on parle. Pour certains d’entre nous, les Pères de l’Eglise désignent des écrivains chrétiens des premiers siècles de notre ère. Quelques-uns ne nous sont pas totalement étrangers comme : Saint Ambroise (340), Saint Cyrille d’Alexandrie (376) ou Saint Augustin (354)… Mais pourquoi aller à leur rencontre, quel en est l’intérêt pour nous aujourd’hui ? Notre monde ressemble au monde des Pères : il est mondialisé et connaît un brassage culturel et religieux que nous devons confronter, comme eux, à notre culture et mode de vie. Mess’AJE Guadeloupe nous invite à nous alimenter aux racines de la foi chrétienne pour mieux comprendre notre mission de baptisés dans le monde d’aujourd’hui pour avoir un dialogue fructueux avec les courants de pensées contemporains. Mess’AJE (Messe Alliance Jésus Eglise) est une association qui propose une catéchèse biblique diocésaine pour adultes qui permet de s’ouvrir à une expérience de rencontre avec Dieu. Ouverte à tous cette formation est placée sous la houlette d’une équipe active autour du père Albert Chalder et de Sœur Joseph-Marie. Dominic LUDOVICUS Dates des rencontres : 16 avril, 21 mai, 18 juin et 2 juillet de 19 h à 21 h sur Zoom. Renseignements et inscriptions : vincine.marie-luce@orange.fr DIMANCHE LAETARE À MARIE-GALANTE C’est la chorale de jeunes « l’Immaculée » qui a animé les messes dominicales à Grand-Bourg ces 13 et 14 mars. Et l’eucharistie s’est déroulée dans une atmos- phère familiale de grand réconfort pour tout le monde. La chorale bien implantée à Marie-Galante y a mis tout son cœur sous la houlette de madame Morena Sildillia. Tandis que père Vincent de Paul, curé de Grand-Bourg, en vrai pédagogue, a su faire le lien, pour emplir nos cœurs de « cette joie qui est un avant-goût de l’allé- gresse pascale ; la joie propre au carême, et déjà la joie du signe victorieux de la croix » malgré les souf- frances dues à la crise sanitaire que nous supportons. Nous encourageant à vivre la fraternité, à l’exemple ex- traordinaire et courageux du pape François pour lequel il nous a fait prier plus ardemment encore en ce jour du huitième anniversaire de son élection comme pasteur de l’Eglise universelle. Père Vincent de Paul qui, lors de la procession de sortie, n’a pas hésité à prendre un tout jeune enfant dans ses bras, exprimant ainsi la tendresse de Dieu pour chacune et chacun d’entre nous. « Ça m’a fait chaud au cœur ! » disait une mamie à la sortie et qui venait de se faire vacciner contre le covid la veille ! F. G. VIE ET PARTAGE FAIT ROUTE AVEC NOUS Le pensionnat de Versailles à Basse-Terre a accueilli du 5 au 7 mars, une retraite organisée par la communau- té Vie et Partage. C’est dans ce lieu apaisant, propice au recueillement et à la méditation que onze couples mariés, non mariés, et fiancés, ont été accueillis par les Sœurs de Saint Joseph de Cluny. Cette retraite s’est dé- roulée sous un format inédit, en duplex avec la Mar- tinique et même la métropole où d’autres retraitants étaient conviés à vivre ce temps fort. Se sont succédés des temps d’édification (enseignements, exhortations, témoignages). L’objectif était de permettre aux couples de s’arrêter, discerner, dialoguer, prier pour faire gran- dir leur couple dans l’amour. Etaient concernés tous couples désireux de prendre du temps ensemble de- vant Dieu : amoureux en discernement, fiancés prépa- rant leur mariage, mariés souhaitant se ressourcer. A la fin de la retraite, plusieurs couples ont rendu grâce à Dieu pour leur restauration. La communauté Vie et Partage adresse un remerciement particulier à sœur Anne-Marie supérieure pour l’accueil et la disponibilité, ainsi qu’au père Silvère Numa pour sa contribution par les Eucharisties et le Sacrement de réconciliation. Médérick MATOUBA-VOUTEAU

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16 ENRACINÉ DANS LA FOI Au lendemain de son élection au Pontificat, le Pape François disait aux cardinaux : « l’Eglise ne serait qu’une O.N.G. sympathique si elle n’était pas enracinée dans le Christ ». Enraciné dans le Christ, ou dans la foi au Christ, cela me paraît essen- tiel et capital dans la bouche du Pape. Et voilà encore le Saint-Père, en cette période du coronavirus, à l’occasion de son voyage en Irak, de rependre cette même exhortation. Pourquoi dit-il « enraciné ? » Parce que les uns et les autres, nous avons le sentiment que le monde court à toute vitesse. Les grandes et magnifiques décou- vertes scientifiques et technolo- giques, les grandes avancées mé- dicales donnent l’illusion que le progrès scientifique a les moyens de nous donner tout ce dont nous aurions besoin au point même de nous passer de Dieu. Et voilà qu’avec les quelques gadgets qu’on nous donne et qui nous amusent, nous avons l’impression d’être en- tré dans un monde de progrès. Oui nous avons progressé mais n’est-ce pas plutôt dans l’art de nous tuer et de nous détruire. Un véritable déluge A entendre particulièrement en ce temps d’épidémie où nous vivons le cri de découragement de tant de malades, de personnes licen- ciées par des entreprises, de tant de chômeurs, de tant de salariés laissés pour compte qui crient leur désespoir, on a aussi l’impression que le monde est traversé par un immense déluge qui emporte tout le monde sur son passage. Les gens ressentent qu’ils sont empor- tés malgré eux dans ce déluge. Ce n’est pas être pessimiste que de dire cela. C’est la réalité même de beaucoup d’entre nous. Quelqu’un disait que la planète est comme une immense basse-cour où tout le monde parle, parfois à tort et à travers ; c’est vrai aussi que tout le monde a droit à la parole. Mais Dieu parle aussi Dieu seul parle bien de l’homme Il n’y a finalement que Lui, Dieu, qui parle bien de l’homme. Or tout le monde n’est pas d’accord sur ce qu’il dit. Car il y a des grands cou- rants de pensée qui traversent le monde, des grandes idées philo- sophiques qui ne datent pas d’au- jourd’hui et qui proposent une cer- taine vision de l’homme autre que celle du christianisme. Aussi la foi chrétienne rame-t-elle à contrecou- rant de ces théories qui tendent à s’imposer de plus en plus. Ce- pendant la foi en Dieu nous guérit d’un incroyable aveuglement qui consiste à confondre le bonheur de l’homme ici-bas avec la possession de quelques euros, dollars ou de quelques puits de pétrole. C’est le moins qu’on puisse dire. Nous sommes aimés de Dieu Quand le Pape nous invite donc à rester « enracinés dans la foi » PAROLES ENTENDUES c’est l’affirmation de cette vérité de l’Evangile : nous sommes aimés de Dieu. C’est cela la foi : croire que Dieu nous aime. Croire ce n’est pas dire : « je crois que Dieu existe ». Le démon aussi croit que Dieu existe. Mais il n’a plus la faculté d’aimer Dieu. Comme dit st. Paul « rien pas même la mort ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur » (Rom 8, 39). Par conséquent la foi chrétienne c’est suivre le Christ qui marche devant nous avec sa croix. Ce n’est pas toujours évident pour tous les croyants. Certains même ne disent-ils pas : je veux bien croire en Christ, mais pas dans un Christ crucifié, pas dans l’Eglise, pas dans ses dogmes. D’autres vont encore plus loin. Point n’est besoin, disent ces derniers, de chercher secours et espérance auprès d’un sauveur parce que ce sauveur-là est mort sur la croix. Nous-mêmes chrétiens nous parlons bien de la mort de Dieu, mais pas de la disparition de Dieu. C’est vrai, Dieu dans sa chair humaine en la personne de Jésus de Nazareth est mort sur la croix ; il est descendu dans la solitude de la mort, justement pour nous entraîner avec lui dans sa résurrec- tion. Désormais plus personne ne souffre seule, plus personne ne meurt seule. Alors, avec le pape François, pasteur qui nous a été donné (comme nous le chantons) « ensemble marchons dans la Foi et en Eglise », et redisons la belle prière des enfants d’Abraham telle qu’elle a été proclamée à Ur en Irak. Père Yves GILLOT HONORONS NOS AÏEUX ! Mme Gabrielle Cipolin, née le 19 Février 1921 a été honorée fin février par une messe d’action de grâce présidée par Mgr Riocreux. Celui-ci, invité par la famille, a célébré entouré des pères Hamot et Isadan qui ont concélébré l’Eucharistie dans la chapelle du CPSO aux Abymes. L’évêque de Guadeloupe a connu Raymond Cipolin à Nouméa, lorsque celui-ci était directeur de la Radio et Télévision à Wallis et Futuna en 1985. La centenaire, qui vit chez elle, autonome a été bien entourée par ses 8 enfants, petits-enfants ainsi que les amis. Une belle fête pour cette chrétienne, avec cette extraordinaire longévité. Elle était heureuse de prier et tous étaient heureux d’être avec elle. Le pape n’a-t-il pas instauré une journée mon- diale des grands-parents ! Robert R.

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17 HORIZONTALEMENT 1 - Renforcement. 2 - Première. Ville de Djibouti. 3 - Ville du Pérou. Partie du corps. Fleuve de Russie. 4 - Ouragan tropical. Pistolet russe. 5 - Reconduit. Condiment. 6 - Double coup de baguette. Passage à niveau. Radio à Lille. 7 - Juste. Note. 8 - Prophète. Utilisé. 9 - Première femme. Union africaine. 10 - Force par laquelle un avion se maintient dans l’air. VERTICALEMENT 1 - Libérés du confinement. 2 - Or. Fin d’HLM. Aperçu. 3 - Reprises. 4 - Chanteuse américaine. Aluminium. 5 - Qui n’est pas estimée à sa juste valeur. 6 - Précède un verbe pronominal. Inclinaison. 7 - Sans eau. Carat. 8 - Accomplis une action. 9 - Sans énergie. Tombe en abondance. 10 - Europe. Mauvais. Rayon. 11 - Nouveau. Ultra-violet. 12 - Espacement de lignes dans la mise en forme d’un texte. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 77 M OTS CROISÉS N O 76 ( SOLUTION ) FRATERNITÉ LAÏQUE DOMINICAINE STE ROSE DE LIMA La Fraternité Laïque Dominicaine (FLD) « Sainte Rose de Lima » a été créée en l’an 2000 à Capesterre Belle-Eau, à l’invitation de Sr Marie-Georges OP Dominicaine de Ste Catherine de Sienne d’Albi, et reconnue le 31 juillet 2005. Elle appartient à la Province de Toulouse. La spiritualité de la Fraternité repose sur les 4 piliers de l’Ordre à savoir : l’Etude, la Prière, la Vie Fraternelle et la Prédication. Avec le groupe fraternel St Dominique de Petit Bourg nous ne manquons pas de nous retrouver autour des temps forts Dominicains (Fêtes, formations, partages fraternels). En plus de ces groupes d’adultes, il existe des groupes de jeunes qui vivent le Charisme Dominicain, le Dominican Young Mouvment (DYM) de 18 à 36 ans et le Mouvement Dominicain de la Jeunesse en Guadeloupe (MDJG) de 13 à17 ans. Et aussi d’autres jeunes de la Paroisse Saint Hyacinthe qui ont choisi St Dominique comme Patron tels les TU #PS 150. Notre espérance est que naissent d’autres groupes d’adultes et de jeunes au Charisme Dominicain dans le Diocèse. Mme Marie-France Bihary, responsable régionale Mme Huguette Chapiteau, Conseillère de la FLD

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18 Tél. : 0590 83 10 45 Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nouveaux horaires à Pointe-à-Pitre : Tous les jours de 7h30 à 14h3 0 UN TEMPS POUR CHANGER Fruit des échanges du pape François avec le journaliste britannique Austen Ivereigh pendant les semaines du confinement, “Un temps pour changer, Viens, parlons, osons rêver…” vient de paraître en français aux édi- tions Flammarion. Ce nouveau livre du pape veut discerner le sens que peut avoir pour nos sociétés la crise du Covid-19. « Dans ma vie, j’ai connu trois situations Covid : la maladie, l’Allemagne et Cordoba », confie le pape François. AVEC UN CŒUR DE PÈRE Avec la Lettre Apostolique Patris corde “Avec un cœur de père”, le pape Fran- çois rappelle le 150 ème anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. À cette occasion, une « année spéciale saint Joseph » se tient du 8 décembre 2020 au 8 dé- cembre 2021. MGR GUY GAUCHER : L’ÉVÊQUE DE THÉRÈSE ED. CARMEL. N° 161 La spiritualité carmélitaine à portée de main. Un ressourcement spirituel qui peut faire du bien à tout le monde en cette période de crise sanitaire. Etudes et hommages à Mgr Guy Gaucher (1930- 2014), évêque de Meaux puis évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux, qui consacra sa vie à la figure et à la spiritualité de sainte Thèrèse de l’Enfant-Jésus. Cette réédition tant attendue vient de sortir. INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30 et les Vêpres le dimanche à 17h45 suivis de la messe dominicale à 18h15. Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30 Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire POUR LE CARÊME : CHEMIN DE CROIX EN DIRECT CHAQUE VENDREDI DEPUIS L’ÉGLISE ST PIERRE ET ST PAUL À POINTE-À-PITRE, AINSI QUE LA MESSE DU MATIN À 6H25. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr

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19 OFFICIEL Mardi 30 Mars sH.OTRE$AMEDU"ON0ORTÌ0ETIT "OURG Bénédiction du clocher Mercredi 31 Mars sH-ESSECHRISMALEÌLACATHÏDRALE St Pierre St Paul de Pointe-à-Pitre Jeudi Saint 1 er Avril sH -ESSEENMÏMOIREDELA#ÒNEDU3EIGNEUR en la cathédrale de Basse-Terre Vendredi Saint 2 Avril sH#ÏLÏBRATIONDELA0ASSIONDU3EIGNEURENLA cathédrale St Pierre St Paul de Pointe-à-Pitre Samedi Saint 3 Avril sH6IGILE0ASCALEAVECBAPTÐMEDADULTES en l’église Sainte Thérèse de Prise d’Eau Dimanche de Pâques 4 Avril Messe du dimanche de la Résurrection Jeudi 8 Avril Conseil Diocésain pour les affaires économiques Mardi 13 Avril Conseil des Doyens Samedi 24 Avril Confirmations à Bouillante CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX Nomination Par décision de Mgr Riocreux, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, est nommé au 5 Avril 2021 Père Silvère NUMA, vice-chancelier du diocèse, comme le prévoit le canon 482. En conséquence il réside à l’évêché, avec le chancelier. RECOMMANDATIONS POUR LES OFFICES Suite à l’évolution sanitaire en Guadeloupe, le préfet a informé les responsables des cultes pour suivre les consignes déjà connues : masques, gel, distanciation dans l’église et pour la communion. En raison de l’interdiction de rassemblement sur la voie publique, les chemins de croix ne pourront se tenir dans les rues des villes. MGR RIOCREUX OFFICIER DE LA LÉGION D’HONNEUR Mercredi 17 mars, l’évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre a été honoré par la France en recevant les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains du mi- nistre des outre-mer, Sébastien Lecornu. Celui-ci a retracé longuement le parcours du fils de Marlhes (Loire) devenu prêtre pour la Nouvelle Calédonie, puis à Paris, ensuite évêque à Pontoise et en Guadeloupe depuis 2012. « Force est de constater que votre parole est écoutée dans votre diocèse des Antilles et entendue par de très nombreux guadelou- péens. Vous le devez à votre fonction et votre ouverture à cette société créole mélangeant les cultures. Vous le devez aussi à votre sourire qui a ouvert les cœurs de nos compatriotes antillais… Votre parcours si riche témoigne de votre désir profond d’être au service des autres. En effectuant vos missions religieuses vous avez ap- porté un peu de paix là où vous étiez. C’est cet engagement que la République salue aujourd’hui et singulièrement le ministère des Outre-mer. »

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3 789561 703007 Prière des enfants d’Abraham Dieu Tout-Puissant, notre Créateur qui aime la famille humaine et tout ce que tes mains ont accompli, nous, fils et filles d’Abraham appartenant au judaïsme, au christianisme et à l’islam, avec les autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté, nous te remercions de nous avoir donné comme père commun dans la foi Abraham, fils éminent de cette noble et bien-aimée terre. […] Nous te remercions parce que, en bénissant notre père Abraham, tu as fait de lui une bénédiction pour tous les peuples. Nous te demandons, Dieu de notre père Abraham et notre Dieu, de nous accorder une foi forte, active à faire le bien, une foi qui t’ouvre nos cœurs ainsi qu’à tous nos frères et sœurs ; et une espérance irrépressible, capable de voir partout la fidélité de tes promesses. […] Ouvre nos cœurs au pardon réciproque et fais de nous des instruments de réconciliation, des bâtisseurs d’une société plus juste et plus fraternelle. Accueille dans ta demeure de paix et de lumière tous les défunts, en particulier les victimes de la violence et des guerres. Aide les autorités civiles à chercher et à retrouver les personnes qui ont été enlevées, et à protéger de façon particulière les femmes et les enfants. Aide-nous à prendre soin de la planète, maison commune que, dans ta bonté et générosité, tu nous as donnée à tous. Soutiens nos mains dans la reconstruction de ce pays, et donne-nous la force nécessaire pour aider ceux qui ont dû laisser leurs maisons et leurs terres à rentrer en sécurité et avec dignité, et à entreprendre une vie nouvelle, sereine et prospère. Amen. Extrait de la prière récitée à l’issue de la rencontre interreligieuse à Ur le 6 mars en présence du pape François

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