1013 - Retraite du presbyterium

Page 1

3 € N° 1013 - Février 2021 www.guadeloupe.catholique.fr RETRAITE DU PRESBYTERIUM pages 4-5 JOURNÉES DES MALADES page 10-11 CARÊME pages 8-9

Page 2

2 Editorial de Mgr Riocreux ................3 Retraite du presbyterium ............4-5-6 Lakou Bosco ....................................7 Carême ..............................................8-9 Journées des Malades .................10-11 Rencontre des évêques en Martinique ................................12 Le pape ouvre les Ministères du lectorat et acolytat aux femmes ....13 Brèves .......................................14-15 Paroles entendues .........................16 Mots croisés ...................................17 Infos ..........................................18-19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Silvère NUMA. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE Le jeudi 21 Janvier, l’Associa- tion Diocésaine de Guadeloupe (ADG) a tenu son assemblée générale. Une cinquantaine de personnes y participaient, prêtres, laïcs membres du Conseil Diocé- sain des Affaires Economiques (CDAE). Cette rencontre annuelle a permis de valider les comptes de 2019. Plusieurs communications ont été faites par l’évêque, l’économe, l’expert-comptable et le com- missaire aux Comptes. Un léger déficit a été constaté pour cette année 2019, en raison de la diminution des quêtes et du Denier du culte. Cette réunion a permis aussi de faire le point sur la situation ac- tuelle en ce temps de pandémie. L’année 2020 a été très difficile, notamment par le confinement de mars à mai avec l’absence de quêtes. Certes la quête en ligne a permis des rentrées et le Denier 2020 devrait s’approcher des chiffres de 2019.Mais c’est surtout les quêtes et le casuel qui ont diminué en 2020. Et le déficit pour cette année devrait être de 500.000 euros. Aussi, un appel a été fait récem- ment aux prêtres pour une dimi- nution des dépenses et augmen- tation des recettes. Dans certaines paroisses, les quêtes sont faites une ou deux fois en semaine ou lors des enterrements. Le diocèse fait appel à la géné- rosité de tous, pratiquants régu- liers ou saisonniers pour faire face à cette situation. Il remercie tous ceux qui participent réguliè- rement à la vie économique de l’Eglise. A la veille du lancement de la campagne du Denier de l’Eglise 2021, l’évêque invite tous les chrétiens à donner généreuse- ment aux quêtes, au casuel (bap- têmes, mariages, funérailles). Et rappelons la phrase de Saint Paul : « Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeuse- ment » (St Paul aux Corinthiens 2 Co 9, 7). Carole CHOMET PARLONS FINANCES

Page 3

3 QUARANTAINE ! 40. Ce chiffre rappelle les fameuses quarantaines d’isolement pour les malades contagieux. Dans le passé, cette réalité était familière pour se protéger. Avec la pandémie, ce chiffre a été certes abaissé. Le mot « septaine » obligatoire est devenu familier avec la pandémie qui demande à des voyageurs ou aux malades du Covid de rester sept jours en isolement complet. Epreuve pour tous. Et nous pensons tous à ceux qui sont obligés de restreindre les voyages prévus. Le diocèse est dans le regret d’annoncer que les mesures récentes nous ont contraints à une session des jours gras différente de celle prévue, en raison de l’annula- tion du séjour pour les responsables nationaux du scoutisme. 40. Chiffre mentionné souvent dans la Bible : près de 100 fois ! Depuis les 40 années du peuple de Dieu dans le désert jusqu’aux 40 jours de jeûne et de prière pour Jésus. 40. Voici la sainte quarantaine de Carême. D’ailleurs le sens de ce mot signifie 40 jours, nous renvoyant ainsi à l’Evangile (Mc 1,13). Il débute le mercredi des Cendres, 17 Février avec le pre- mier mot, celui du prophète Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2,12). Est-ce que cela signifie que nous nous sommes égarés loin de lui ? Oui, car nous savons bien que nous nous sommes détournés de Lui et de l’amour de nos frères. Or, Jésus nous invite en rappelant les moyens spirituels : l’aumône, la prière et le jeûne (Mt 6, 1-18). Et Paul y ajoute la réconciliation (2 Co 5, 20). 40. Depuis la mi-février jusqu’à la fin du mois de mars, nous sommes conduits sur ce chemin de conversion. Avant le triduum pascal début avril. Comme le dit très justement Saint Léon le Grand : « Ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit donc être recherché maintenant avec plus d’empressement et de générosité. Nous ne nous contenterons pas de réduire notre nourriture, mais nous nous abstiendrons absolument du péché ». Tâche impossible, direz-vous. Mais possible avec la grâce de Dieu dans ce chemin progressif de miséricorde. 40. Carême 2021. Après l’année singulière 2020, voici que ce Carême sera aussi singulier pour tous. Et nous pensons aux catéchumènes adultes accueillis au début du Carême lors de la célé- bration de l’appel décisif et baptisés à Pâques. L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux 325 ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DES SŒURS DE ST PAUL DE CHARTRES Tout au long de nos 325 années d’existence, les témoignages de Sœurs de Saint-Paul de Chartres gardant fidèlement leur lampe allu- mée ont touché et éclairé de nombreux cœurs devenus à leur tour « témoins de la lumière ». Nous célébrons trois cent vingt cinq ans de fondation. L’histoire n’est pas achevée, elle continue. L’Esprit de charité, Amour vivant de Dieu Trinité, veille toujours sur l’humble semence devenue un grand arbre aux fruits nombreux et savoureux. Il est la source qui sème la fécondité, qui draine ses eaux dans les terres arides. Nous célébrons l’Esprit de Charité qui anima tant de nos Sœurs et les poussa sans trêve à la recherche du pauvre, du petit en faim de pain, de savoir, de tendresse. Déjà un quatrième siècle s’ouvre, l’avenir vient vers nous, sorti des mains de Dieu à l’ouvrage. Allons avec entrain annoncer Jésus Christ. Sœur Marie-Laurence LEBLANC Messe dans la chapelle des Sœurs MeeMe sesssesse sedaadaanans nslaa lacchachahaapapepeelele desSœurslelle ledeedees esSœœSœœuœu rsurrs rs de StPau de C s à F dee de St StPaPaPauauul uldeChartres à Fore deCChCharhararrtrrtretrrerees esàFoForFortde Franceororrt-rt-t--de-de-de-e--Fr-FFraFrraraanancencece

Page 4

4 RETRAITE DU PRESBYTERIUM SUR LES PAS DE DON BOSCO Début janvier, 45 prêtres du diocèse se sont retrouvés à Saint Jean Bosco à Gourbeyre pour leur retraite prêchée par le père Jean-Marie Petitclerc, salésien. Cette retraite avait pour thème « A la rencontre du Christ et des jeunes sur les pas de Don Bosco ». Pourquoi ? J’ai été très heureux, au cours de cette retraite annuelle, de pouvoir partager avec les prêtres de Gua- deloupe ce chemin de rencontre du Christ et des jeunes, sur les pas de Don Bosco, déclaré par Jean Paul II « Père et Maître de la jeu- nesse ». Ce prêtre éducateur (1815-1888) de Turin en Italie a connu une pé- riode d’intenses mutations socié- tales, assistant au passage d’une société rurale et paysanne à une société urbaine et industrielle. Ses intuitions sur le plan pédagogique et pastoral restent d’une grande pertinence, pour notre aujourd’hui marqué également par une crise sans précédent.Don Bosco nous invite à rester, comme lui, fidèle à nos rêves d’en- fant, à aller vers les jeunes, avec un esprit rempli de la douceur chère à Saint François de Sales et à emprunter avec eux un chemin de sainteté, qui pour lui rime avec joie. Sa pédagogie repose sur la confiance et l’alliance. St Jean Paul II, dans une lettre adres- sée aux Salésiens du monde entier lors du centenaire de sa mort, écri- vait qu’il compte parmi les saints qui ont le mieux compris le verset de Marc : « Celui qui accueille un enfant en mon Nom, c’est Moi qu’il accueille » (Mc, 9, 37). On peut ainsi résumer la vie et l’œuvre de Don Bosco par ces mots : il n’a cessé d’accueillir les jeunes en ac- cueillant Christ et d’accueillir Christ en accueillant les jeunes. Il n’a cessé d’agir en homme de prière et de prier en homme d’action. Dans la congrégation salésienne qu’il a fondée, on résume cette unité entre sa mission de prêtre et son travail d’éducateur par cette phrase : « Evangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant ». Dans sa vie, une femme a joué un grand rôle, depuis son rêve d’en- fant jusqu’à sa mort, c’est Marie, qualifiée d’Auxiliatrice. « C’est Elle qui a tout fait » disait-il à la fin de sa vie. Lors d’une de vos méditations, vous avez médité l’Evangile : ”Au- jourd’hui s’accomplit le passage de l’Ecriture”. Rappelez-nous cette réflexion. En effet, j’ai commenté pour mes frères prêtres le texte que j’avais choisi pour mon ordination dia- conale (Luc 4, 14-22), celui de la première prédication de Jésus à Nazareth. J’aime rappeler à ce su- jet que, de même qu’un évêque reste prêtre, un prêtre reste diacre, c’est-à-dire serviteur. Le premier ministère auquel il a été ordonné est celui du « service », il reste un serviteur. Dans sa prédication, la nouveauté apportée par Jésus se passe « au- jourd’hui ». Ses auditeurs avaient sûrement déjà entendu à maintes reprises ces versets d’Isaïe, mais

Page 5

5 ils pensaient que cela ne pouvait concerner qu’un futur lointain, ce- lui de l’arrivée du Messie. Or, Jésus proclame : « Aujourd’hui s’accom- plit ce passage de l’écriture que vous venez d’entendre ». Oui, la bonne nouvelle pour les pauvres, ce n’est pas la promesse d’un bonheur futur, mais c’est l’irrup- tion de gestes de solidarité posés aujourd’hui par ceux qui se récla- ment du Christ. Aujourd’hui, tous les captifs nombreux dans notre monde, les addicts aux écrans, à l’alcool ou aux produits stupéfiants, au sexe, sont appelés à être libérés de ces entraves. Tous les aveugles, nombreux en ce temps de crise, n’y voient plus trop clair sur le sens de la vie mais sont appelés cepen- dant à découvrir dans l’Evangile un chemin de bonheur. C’est à nous tous qu’il revient d’être les messa- gers de cette bonne nouvelle. Vous êtes venu à plusieurs re- prises dans les Antilles à la ren- contre de jeunes, comme prêtre éducateur. Et vous avez retrouvé ici vos confrères salésiens à Saint Luc de Baimbridge. De fait, c’est mon 7 ème séjour, le premier était en 1986. Je suis tou- jours autant émerveillé par les res- sources de l’île, et par le potentiel de sa population si accueillante. Mais je suis un peu inquiet pour sa jeunesse. 50% des jeunes ac- tifs de moins de 25 ans sont au chômage, contre 22 % en métro- pole. 10 % des jeunes, âgés de 16 à 25 ans quittent l’école sans l’ob- tention du moindre diplôme. Le taux d’absentéisme à l’école est très important. Aussi, je me réjouis de l’arrivée des salésiens sur l’île. Mgr Riocreux leur a confié l’ani- mation de la paroisse St Luc de Baimbridge, aux Abymes. Et des chrétiens engagés localement ont créé avec eux une association « La- kou Bosco » ayant pour objectif de mettre en place un accompagne- ment éducatif, dans le domaine des loisirs et de la scolarité, pour des enfants des quartiers défavo- risés, ainsi qu’un soutien à leurs parents, grâce à la mise en œuvre de la pédagogie de Don Bosco. En partenariat avec tous les acteurs locaux déjà engagés sur ce terrain, ils vont apporter leur contribution pour qu’à nouveau « jeunesse » en Guadeloupe puisse rimer avec « espérance » ! Quelques mots d’espérance pour conclure L’espérance est une qualité d’at- tention à ce qu’il nous est donné de vivre. Elle ne se définit pas par son contenu, mais par son mou- vement. Alors, je reprendrais, pour conclure, les mots du pape François dans le prologue de son dernier livre « Un temps pour changer » : « Je crois que les temps que nous vivons sont décisifs. (…) L’idée que nous pourrions sortir meilleurs de cette crise me remplit d’espé- rance. Mais il nous faut voir clair, bien choisir et agir correctement. (…) Osons rêver. » Et n’oublions pas que ce dont les jeunes ont le plus besoin en ces temps difficiles, c’est de rencontrer des adultes té- moins d’espérance ! Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER ST JEAN BOSCO EN QUELQUES PHRASES Chaque jour, lors des deux confé- rences, le Père Petitclerc s’est ap- puyé sur la Parole de Dieu, l’exemple de St Jean Bosco et des récits sur les jeunes. Voici en résumé. Don Bosco révèle son rêve d’enfant de 9 ans Un homme au visage étincelant m’apparut, m’appela par mon nom et m’ordonna de me mettre à la tête d’un groupe d’enfants en me disant : « Ce n’est pas par des coups mais par la douceur et l’amour que tu devras gagner leur amitié. » Bienheureux les Doux « Que la charité et la douceur de Saint François de Sales me guident en toute chose ». Notes prises par Don Bosco lors de la retraite prépa- ratoire à son ordination sacerdotale. Devenir saint « Vous qui peinez, écrasés sous le far- deau, si vous voulez une source inta- rissable de satisfaction, si vous vou- lez être heureux, soyez des saints ». A l’exemple de Saint Dominique Savio, mort à 15 ans. Allez vers les jeunes L’intuition de Don Bosco reste per- tinente : développer une pastorale du « aller vers ». Une Eglise en sor- tie, toujours prête à rejoindre la périphérie, suivant l’appel du pape François. Confiance envers les prisonniers Don Bosco va trouver le directeur de la prison pour lui proposer d’emmener des prisonniers pour une sortie. « Je voudrai les ame- ner en promenade à pied jusqu’à Stupinigi. Nous partirions tôt et reviendrons à la nuit. Cette sortie fera du bien au corps et à l’âme. Je m’engage à ramener tout le monde jusqu’au dernier. » Prière-Union à Dieu Michel Rua, jeune assistant de Don Bosco et premier successeur à la tête de la Congrégation a témoigné : « Ce que j’ai pu continuellement constater, ce fut sa continuelle union à Dieu. »

Page 6

6 Père Jean-Marie, la retraite 2021 s’est déroulée de façon très inat- tendue par bien des aspects, sur- tout en ce temps très particulier lié à la pandémie. Le thème de la retraite « A la ren- contre du Christ et des jeunes sur les pas de Don Bosco » constituait tout un programme. Et ceci rejoi- gnait la priorité de notre évêque pour « les jeunes et les vocations ». Dans cette prise de parole, je ne prétends pas faire un résumé de vos conférences mais juste évo- quer quelques points. Vous nous avez notamment invités à vivre nos rêves, « non pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves ». Souvent, lors de nos homélies, nous parlons de la sainteté, du ré- cit des Béatitudes. Or, vous, vous nous avez recommandés de choi- sir de devenir saint ! La sainteté, un chemin. La sainteté liée à la joie. « Le chemin de la sainteté est un che- min de bonheur sur lequel tous les hommes sont invités à marcher ». « Donne-moi d’être sur la route de mes frères, un témoin joyeux de ton amour. Oui, Seigneur, que ta joie m’habite. Alors, ma vie deviendra chemin de sainteté ». Dans nos paroisses, nous cher- chons comment mieux accompa- gner les jeunes. Et, vous, fidèle à Don Bosco, vous nous avez invités à aller vers les jeunes et ainsi, à ac- cueillir le Christ en accueillant les jeunes. Il s’agit de croire en chaque jeune, espérer avec le jeune, aimer le jeune, tout cela à la manière du Christ. Cette méthode consiste fina- lement à « évangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant ». Pour cela, il nous faut avoir confiance, instaurer un climat de confiance entre le jeune et nous car « on ne peut avoir confiance qu’en celui qui a confiance en vous ». Il s’agit d’avoir une confiance iné- branlable en la bonté de Dieu, que l’on nomme ‘’Providence’’. Oui, la confiance est l’antidote de la peur. En définitive, lors de cette belle retraite, vous nous avez invités à aimer comme le Bon Pasteur, à « vivre la charité pastorale à la ma- nière de Don Bosco », en particulier envers les jeunes. Père Jean-Marie Petitclerc, merci ! Père Gérard FOUCAN RETRAITE DU PRESBYTERIUM MERCI PÈRE JEAN-MARIE PETITCLERC ! TÉMOIGNAGE D’UN SÉMINARISTE Pour la retraite des prêtres, Mgr Riocreux avait invité le père Jean-Marie Petitclerc, prêtre salésien et éducateur, actuellement vice-provincial, sur notre île pour prêcher la retraite. La qualité des interventions, émaillées des nom- breuses expériences du prédicateur a inspiré la méditation des prêtres. Le recueillement n’a pas empêché une ambiance bienveillante et fraternelle. C’est ressourcé et reposé que nos pas- teurs ont rejoint leurs lieux de missions respectifs pour, comme l’a rappelé le père Jean-Marie « agir en homme de prière et prier en homme d’action ». Quentin LECLAIR Quentin, séminariste de VendéeQuueQu eueentenntnttintin,inn, n,sééséémémminminain t anararrisristissteste tede Vnde de VeVeVeenden édéndéedéeée avec Johan, séminariste du diocèseavvec Johan, séminarisaveavvecvec ecJooJoohaohahan,an, n,sééséémémminminainanararrisristissteste tedu ocè u du diodioiocèsecèoccècèseèsese

Page 7

7 La Communauté Salésienne a le plaisir de vous annoncer la nais- sance de l’association LAKOU BOSCO (La cour de Bosco en créole) représentée aujourd’hui par 6 administrateurs et 11 béné- voles. Nous avons fait du chemin depuis 3 mois. C’est une immense joie car ces étapes symbolisent la concrétisation du lancement de cette aventure. Ce projet pour la jeunesse suscite beaucoup d’en- thousiasme tant la pédagogie salé- sienne déborde d’ambition et d’es- pérance sur l’avenir des jeunes : – Croire sans limite dans la capa- cité du jeune à s’élever – S’allier avec lui pour bâtir ce citoyen qui va construire notre monde de demain. Ce dynamisme autour du projet est aussi lié à l’immense inquié- tude pour beaucoup de la situation actuelle de la jeunesse en Guade- loupe. Des enseignants nous rap- portent que le niveau des élèves actuellement dans des quartiers populaires est celui de la classe inférieure, voire celui d’en des- sous. Cette année Covid 2020 ne fait qu’accroitre les inégalités. De nombreux élèves en décrochage scolaire ont disparu des radars de l’éducation nationale et de nom- breux jeunes de milieux popu- laires sont dorénavant en situation de décrochage scolaire. Dans ce contexte, la misère des plus défa- vorisés n’a fait que s’accentuer et les enfants en sont les premières victimes. Des bidonvilles et des logements insalubres que nous avons visités ont leurs lots de problématiques liées à la pauvreté, à la promiscui- té, à l’insécurité, et à la violence ambiante. Ces conditions de vie rencontrées par de nombreuses familles sont toujours insuppor- tables. Je ne peux m’empêcher d’être attristé face à la souffrance de ces personnes et du gâchis de savoir tous ces enfants grandir dans cette réalité. Je n’oserais pas imaginer mes enfants vivre ne se- rait ce qu’une semaine dans ce mi- crocosme alors que des enfants y passent leur vie. Par la suite, nous les adultes, sommes les premiers à les condamner s’ils ne respectent pas les lois de la République… drôle de monde !En revanche, les capacités de l’Homme à survivre, voire à se relever et à s’entraider sont bien réelles et ils sont nombreux en Guadeloupe à s’engager pour les plus fragiles. LAKOU BOSCO à l’in- tention d’aller aussi dans ce sens avec cette profonde espérance qu’en agissant sur l’éducation des enfants, la misère reculera. Nous avons fait le choix de nous rappro- cher des associations locales pour proposer nos premières actions éducatives. Pour lancer nos premières actions, nous avons pour le moment ré- colté des fonds sur la page de col- lecte de la fondation Don Bosco. La préfecture et la CAF de la Gua- deloupe, la fondation Don Bosco et l’association Saint Grégoire sou- tiennent eux aussi le lancement de ce projet. Qu’ils en soient remer- ciés pour la confiance qu’ils nous accordent. Arthur MASSIET DU BIEST ÉGLISE DIOCÉSAINE LAKOU BOSCO : NOUVELLE ASSOCIATION ! NOS ACTIONS ÉDUCATIVES Animation de rue et bibliothèque de rue avec des associations locales : pour aller à la rencontre des enfants des quartiers. Accompagnement éducatif et scolaire : pour partager à l’enfant des savoirs et des savoir-être qui lui permettent de devenir acteur de son apprentissage. Ecole des 4S (Savoirs, Sport, Santé, Solidarité) initiée par l’association Dugazon Sporting Club : pour développer la curiosité des enfants, la vie en groupe dans un cadre bienveillant et retrouver confiance en eux. Nous contacter : Arthur Massiet du Biest, Chef de projet +33 07 50 83 21 17 Email : art.lakoubosco@gmail.com Site : fondationdonbosco.org

Page 8

8 CARÊME TEMPS DE LA PÉNITENCE ET DE LA CONVERSION Habituellement, le Carême est présent comme un temps de privations personnelles et d’exi- gences morales alors qu’il est ce temps privilégié où les baptisés vont à la rencontre du Vivant en se reconnaissant pécheurs. Avec un but bien précis : raviver en leur cœur l’esprit du baptême. Tout d’abord, comme le dit la proclamation inaugurale du livre de Joël (mercredi des Cendres) : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu ! ». Le Carême, quarante jours de retour vers Dieu. D’où le jour de pénitence auquel invite l’Eglise le mercredi des Cendres, premier jour du chemin du Carême, pour que les quarante jours soient un temps de maîtrise des désirs de notre corps (le jeûne), d’attention à nos frères dans le besoin (le par- tage) et de relation approfondie avec le Seigneur (la prière), trois domaines décisifs de la vie du baptisé. Ainsi, durant le Carême, s’il est bien question de mort (« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retour- neras en poussière » est l’une des deux formules de l’imposition des Cendres), c’est plutôt de mort puis de vie que nous parle l’Eglise. Depuis notre baptême, la mort n’est plus devant nous, elle est devenue un simple passage vers la vie nouvelle. Encore faut-il évi- ter de revenir en arrière en cultivant la mort. Même si nous sommes marqués depuis notre naissance par la condition mortelle, il nous faut nous laisser trans- former de jour en jour par le Maître de la Vie. Le Carême, quarante jours pour nous retourner vers le Seigneur et reconnaître en lui Celui qui voit le secret des cœurs. A la fin du Notre Père, avant la doxologie, nous disons : « Mais délivre-nous du Mal » (c’est-à-dire du Malin). Satan distille le mal sous toutes sortes de formes. Par exemple : ces égoïsmes qui nous ramènent implaca-blement au même point et nous donnent l’impression de piéti- ner ; ou encore ces brouilles, ces séparations, ces jalousies, qui deviennent de véritables prisons qui nous enchaînent et nous asphyxient… Voici le Carême qui nous fait deman- der au Seigneur de toute grâce de venir guérir notre cœur des handicaps dont il souffre pour que nous devenions libres du mal, pleinement, joyeusement, puissamment. Grâce au jeûne, au partage, et par-dessus tout, à la prière avec ces instants de cœur à cœur avec le Seigneur où nous reprenons les mots du psalmiste : « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renou- velle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me re- prends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé » (Psaume 50). IMPOSITION DES CENDRES EN TEMPS DE PANDÉMIE Ayant dit la prière de bénédic- tion des cendres et après les avoir aspergées d’eau bénite sans rien dire, le prêtre, s’adres- sant aux présents, dit une fois pour toutes la formule telle qu’elle se trouve dans le Missel Romain: « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ou « Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière ». Ensuite le prêtre se lave les mains et met le masque pour se protéger le nez et la bouche, puis il impose les cendres à ceux qui s’approchent de lui ou, si cela est jugé opportun, il s’approche de ceux qui se tiennent de- bout à leur place. Le prêtre prend les cendres et les laisse tomber sur la tête de chacun, sans rien dire. Cardinal Robert SARAH De la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements

Page 9

9 “ABBA, PÈRE !” LA PRIÈRE DE JÉSUS CARÊME Le chrétien qui prie n’est pas lais- sé à sa solitude existentielle. Au contraire, il est plus que jamais le disciple de celui qui est le modèle uniqe de toute prière. Il peut re- prendre à son compte la demande de l’Evangile : « Seigneur, ap- prends-nous à prier ». Et comme jadis, Jésus lui répondra : « lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié » (Lc 11, 1.2). L’inépuisable Notre Père La prière du Pater est le trésor de l’orant et le viatique de son che- minement intérieur : D’elle, l’ab- bé Monchanin, qui voua sa vie à l’Inde, disait : « Tous les auditeurs de Jésus l’ont compris. Et aucun docteur ni mystique ni génie ne pénétrera plus à fond avant la Gloire ! » Malheureusement, nous nous sommes habitués au Pater, et nous pouvons le réciter si ma- chinalement. Nous risquons d’ou- blier que Jésus nous a confié en lui bien plus que des mots : il nous a révélé le secret de son propre cœur. C’est là, dans l’intimité et le silence, que Jésus se tenait dans la lumière toujours plus grande de celui qu’il appelait « Abba, Père ! », avec la familiarité inouïe de qui se sait être Fils de toute éternité dans le souffle d’amour de l’Esprit. Le Sacré-Cœur est le porche du mys- tère de la Sainte Trinité. La prière du Pater est la confidence ultime de l’ « inépuisable battement » et du « rythme éternel de l’amour qui du Père reflue jusqu’au Fils puis se recueille dans l’Esprit ». Nous n’aurons pas assez d’une vie pour entrer dans la prière de Jésus et sonder l’ « abîme de nouveauté » contenu dans son premier mot : « Père ». Le théologien suisse Hans Urs von Balthasar écrivait qu’ « il n’y a pas d’habitude routinière ici » mais « seulement constam- ment l’étonnement renouvelé, une gratitude éternelle et une obéissance éternellement prêtre ». Etonnement de Jésus « devant l’Amour même, qui traverse et sur- passe toute chose : « Le Père est plus grand que moi » ; gratitude incessante à l’égard du Père dont il se reçoit à chaque instant ; mise à disposition enfin pour « que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». La prière des fils Jésus n’a pas appris à ses disciples à prier comme un professeur en- seignerait une équation à ses élèves. Face au Pater, nul ne peut rester extérieur comme devant une formule mathématique. Au contraire, c’est toute notre vie qui bascule dans l’ « intimité de Dieu ouverte sans mesure pour accueil- lir – ô merveille – les hommes, ses créatures ». En effet, à nous qui ne savons pas prier comme il faut, le Ressuscité à donné son propre Esprit en qui nous crions « Abba, Père ! » (Rm 8, 15). Dans le Pater, Jésus nous a laissé en héritage sa propre prière – c’est-à-dire sa re- lation éternelle avec le Père dans la communion de l’Esprit. Pour un chrétien, la prière n’a pas d’autre fin que de le faire entrer seconde après seconde dans la vie de la Tri- nité – ce mystère qui nous semble si obscur et lointain alors qu’il est la trame de toute la réalité. Au pèleri- nage de l’orant, il n’est qu’un seul terme : « L’île au-delà du monde où sont le Père, le Fils et le Saint- Esprit » (Isaac le Syrien). Au fond, la prière des chrétiens pourrait se ré- sumer au premier mot du Pater. Par la répétition « en esprit et en vérité » du « Abba, Père ! », les croyants re- cevront la prière de ceux qui sont devenus fils dans le Fils unique : « Leur cœur se transformera peu à peu en le cœur de Jésus. C’est avec Jésus et en Jésus et de leur adoration. Plus que toute autre prière, “Abba, Père !“ les fera par- ticiper à cette vie secrète du Père et du Fils, à leur regard éternel en l’unité de l’Esprit. “Abba, Père !“ sera leur réponse incessante à « Toi, mon enfant chéri », que le Père leur dit, réponse la plus vraie à l’appel qui s’élève de leur propre cœur, fait par Dieu, fait pour Dieu, et à jamais inassouvi tant qu’ils ne seront pas entrés dans la gloire de Dieu » (Henri Le Saux). Tout nous a été donné dans la prière du Pater que Jésus nous a enseignée. Et contre toute tenta- tion de chercher des techniques compliquées de méditation, il nous faut entrer comme des en- fants et des pauvres dans la dé- routante simplicité du mystère in- fini que révèlent ces mots. Ils sont les premiers que nous avons ap- pris pour prier. Puissent-ils être les derniers que nous prononcerons à l’heure de l’abandon définitif dans les mains du Père. Père Yann Vagneux, MEP à Bénarès, en Inde

Page 10

10 Jean-Paul II a créé la jour- née des malades en la fête de Notre-Dame de Lourdes le 11 Février. Ce jour-là, des messes pour les malades sont célébrées dans les hôpi- taux et dans les paroisses. En cette année, cette messe sera solennisée en l’église de Mas- sabielle à Pointe-à-Pitre, sanc- tuaire diocésain. L’Eglise de France a proposé la « Journée Santé » le dimanche précédant le 11 Février. Cette année, ce sera donc le dimanche 7 Février. Voici quelques réflexions pour ces deux journées pour les malades, propices en ce temps de pandémie. La spiritualité concerne la quête du sens de la vie que l’on pourrait aus- si appeler le « sens de l’homme », ainsi la vie peut être considé- rée comme absurde, révoltante, comme un non-sens renvoyant à l’absence de Dieu. La vie peut aus- si s’inscrire dans une dynamique bouleversée par les épreuves, sus- citant soit la protestation à l’égard d’un Dieu silencieux ou inactif, soit la quête en Dieu d’un réconfort. C’est ainsi que l’on peut globale- ment opposer l’athée et le croyant entre lesquels se déploient les nuances de l’agnostique. « Le sens de la vie, c’est celui qu’on lui donne » ou que l’on pressent, ou que l’on refuse. Qu’elle s’inscrive ou non dans une religion, la réa- lité de la spiritualité renvoie à ce questionnement, avec ou sans ré- ponse qui arrache l’Homme à son destin solitaire pour le relier à des réseaux plus vastes qu’il s’agisse de familles, de tribus, de peuples, de groupes, de communautés qui sont les relais interposés avec l’humanité entière qui affronte les mêmes questionnements depuis la nuit des temps. La spiritualité est-elle nécessaire ? La maladie, l’accident, les souf- frances, les épreuves, la perte d’un être aimé ne fabriquent pas la spiri- tualité, mais elles suscitent des be- soins spirituels qui ne doivent pas être confondus avec des besoins psychologiques et qui doivent aujourd’hui conduire à une prise en compte de toutes les dimen- sions de la personne humaine qui sont biologiques, psychologiques, sociales et spirituelles. Car si tout être humain se sait mortel, la conscience de sa finitude, souvent ensommeillée dans le cours de la vie ordinaire, s’éveille alors dans l’angoisse du temps compté. Les épreuves donnent ainsi, selon le mot de Paul Ricœur « le sentiment vif d’exister » en même temps qu’elles signifient la vulnérabili- té de l’existence. Ainsi surgissent ses besoins spirituels, formulés ou non, qui peuvent générer une détresse spirituelle quand l’an- goisse ne trouve pas le chemin de l’apaisement, de la résignation, de l’espérance ou du déni. La spi- ritualité fait donc partie de l’ac- compagnement des malades, des soins de support, des soins pallia- tifs : elle entre dans le domaine du « prendre soin de » (le Care) à côté des examens cliniques, des examens biologiques ou d’image- rie, des médicaments, de toutes les techniques thérapeutiques qui relèvent du domaine du traite- ment « le cure ». Aussi la question est moins de savoir si la spiritualité est une nécessité que d’être convaincu de la nécessité d’ac- compagner la personne malade. Elle implique de la part du soignant des qualités d’écoute et d’attention aux besoins spirituels et aux res- sources spirituelles. Certes quand les besoins spirituels s’expriment PASTORALE DE LA SANTÉ JOURNÉES DES MALADES : ACCOMPAGNER LA PERSONNE

Page 11

11 dans le cadre d’une religion, les aumôniers sont sollicités. La spiri- tualité peut ainsi aider la personne malade à mieux affronter la ma- ladie par le réconfort qu’elle sus- cite, par la reconstruction du lien, par le sentiment inclusif qu’elle conforte, par l’espérance qu’elle soutient, par le sens qui peut être donné aux épreuves. Mais elle a aussi ses échecs, ses impasses, le sentiment d’être abandonné, le sentiment de l’absurdité de la vie, le sentiment d’impuissance. Où en est aujourd’hui la France ? La spiritualité, on l’a vu, ne menace pas la laïcité puisqu’elle renvoie à la liberté de pensée en général et à la liberté de pratiquer une reli- gion, ce dont se porte garant l’état laïc. Mais la prise en compte de la spiritualité dans le monde de la santé n’est pas de l’ordre d’une tolérance. Parce que la dimension spirituelle est constitutive de l’être humain, l’attention à la spiritualité est une nécessité éthique. Encore faut-il ne pas se méprendre sur les missions des professions de santé. Evoquer une formation à la spiri- tualité permet de pointer le dan- ger d’un amateurisme relationnel. Dans une relation d’aide, le soi- gnant écoute, répète, reformule de manière affirmative ou inter- rogative ce que le malade lui dit, mais il ne peut approuver, désap- prouver, faire état de ses propres convictions. Le soignant n’est pas un directeur spirituel. Sa mission est de permettre aux besoins spi- rituels, à la détresse spirituelle, à la quête spirituelle de s’exprimer et bien-sûr de permettre à la per- sonne malade, si elle le souhaite, d’accéder à un aumônier. Accompagnement du malade La maladie, l’accident, et de ma- nière plus générale, le malheur, au sens de mal subi, coextensifs à la fragilité humaine, restent sou- vent au fond de la mémoire col- lective, des énigmes. Ce n’est pas le lieu pour décrire tout au long de l’histoire biblique le chemin qui a dû être parcouru pour que le malheur ne soit pas considéré comme la sanction d’une mau- vaise conduite et les évènements heureux comme la récompense d’une bonne conduite. Il suffit de relire le livre de Job qui re- fuse, suite aux suggestions de ses amis, de considérer que les mal- heurs qui l’écrasent seraient liés à des fautes dont il faudrait qu’il se souvienne. Dire cela n’est pas que formuler des propos anecdo- tiques mais c’est pointer l’inter- rogation ou la conviction du ma- lade sur la responsabilité de Dieu dans sa maladie comme dans sa guérison. La spiritualité, pour le soignant, concerne le care, c’est- à-dire non la maladie au sens technoscientifique du terme mais la personne malade avec les bou- leversements existentiels liés à la maladie qui, eux aussi, appellent une écoute compassionnelle éloi- gnée de toute posture approba- tive ou désapprobatrice. Telle est la sollicitude – soins inquiets – qui accompagne le malade dans son cheminement, avec délicatesse, dans l’humilité d’une écoute non- PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS (Ecrite pendant la pandémie) Dieu éternel et tout-puissant, refuge de ceux qui souffrent, regarde avec compassion la détresse de tes enfants atteints par cette pandémie, soulage la douleur des malades, donne la force à ceux qui les soignent accueille dans ta paix ceux qui sont morts. Et en ce temps d’épreuve, accorde à tous le réconfort de ta miséricorde, par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen. intrusive. C’est cette écoute, et non les réponses fournies qui, constituant l’autre comme sujet, déploie ainsi une éthique perfor- mative, celle qui l’arrache non à son questionnement mais à sa solitude en le maintenant relié à notre commune humanité. Professeur Roger GIL, Directeur de l’espace de réflexion éthique de nouvelle Aquitaine

Page 12

12 SESSION EN MARTINIQUE La rencontre annuelle des évêques et vicaires de cette année a été par- ticulière. En effet, nous sommes en temps de pandémie. Fort heureu- sement, malgré cela, nous avons pu nous re- trouver pendant trois jours en Martinique. De plus, suite à la démis- sion de Mgr Lafont en oc- tobre dernier, seulement deux évêques et deux vicaires généraux étaient réunis à l’Archevêché de Fort-de-France avec l’administrateur diocésain de Guyane, père Alain Diedhiou. Néanmoins, cette session de trois jours a été riche et studieuse. Mgr Macaire avait prévu un ordre du jour chargé, alternant rencontres et visites en présentiel et réunions en visioconférence. C’est ainsi que les communautés nouvelles (Vie et Partage, Emmanuel, Che- min neuf...) ont pu présenter leurs activités et les économes l’état des finances après l’année 2020 singulière. De même, un échange des communicateurs a permis de faire connaissance et d’avancer ensemble pour le témoignage par la radio, les journaux diocésains et les réseaux sociaux. Des réflexions de fond ont été faites sur la situation de nos prêtres dans nos presbyteriums divers et actifs même en temps de pandémie. Le père Alain Ran- say a fait un état de la population aux Antilles avec une diminution importante de la population avec une conséquence pour la caté- chèse et la scolarité. Conscients des changements, nous devons nous adapter pour, par exemple, associer davantage les jeunes pa- rents à l’évangélisation. La large diffusion de ”Bible en nous” est une proposition concrète qui doit être accompagnée dans les pa- roisses et communautés. L’expérience faite par la célébra- tion de la messe dans la cathé- drale de Saint Pierre le dimanche de La Parole de Dieu a été révé- latrice. Au cours de cette belle célébration avec animation par des jeunes, j’ai découvert que les familles avaient la Bible et s’ini- tiaient à la Lectio Divina. De même, la visite de l’ICEA (Ins- titut Catholique Européen des Amériques) fondé par Mgr Macaire a montré une réponse à l’exode des jeunes par cette structure universitaire locale cen- trée sur la personne par une formation pluridisci- plinaire. Les 60 étudiants présents sont formés dans un esprit chrétien et sont visiblement heureux de leur formation. Les jeunes de Guadeloupe peuvent aussi s’inscrire dans cet institut original. Les sujets les plus divers ont été traités, tels ceux de la pastorale de la santé et de la formation des futurs prêtres. L’année 2021 sera une année faste avec la perspec- tive d’ordinations sacerdotales et diaconales dans les trois diocèses. Une telle rencontre est une oc- casion de voir la réalité de nos Églises. Joies d’un côté et ana- lyses des difficultés de l’autre. Joie de voir les 6 séminaristes en formation à l’évêché en par- tageant la prière lors des vêpres du dimanche à la cathédrale Saint Louis et des messes quotidiennes. Le lundi 25 janvier, en la fête de la conversion de Saint Paul, nous avons eu aussi la grâce de nous associer au 325 ème anniversaire de la fondation des sœurs de St Paul de Chartres présentes dans les trois diocèses. En définitive, une excellente ren- contre permettant de voir que nos Églises vivent au même rythme en communion avec l’Eglise uni- verselle. + J-Y RIOCREUX RENCONTRE DES ÉVÊQUES

Page 13

13 LE PAPE OUVRE AUX FEMMES LES MINISTÈRES DU LECTORAT ET DE L’ACOLYTAT VIE DE L’ÉGLISE VISITE À NOS AINÉS Un bonheur partagé lors de la visite rendue aux Pères Blain et Sanner à l’EHPAD du Sacré-cœur, le mercredi 13 janvier 2021. Cette visite prend sens, en tout premier lieu, par l’exercice du devoir d’honorer nos aînés dans le sacerdoce. Elle prend sens, aussi, en ce temps de distanciation physique, pour s’inscrire dans la proximité fraternelle. Il est bon de se retrouver entre frères, afin de puiser le plein d’énergie pour avancer personnellement dans la mission. Cette visite, enfin, est la marque d’amitié qui nous lie depuis le début. La fidélité au ministère se fortifie de l’exemple des frères aînés dans le sacerdoce. Priez pour vos prêtres, et visitez-les si possible. Père Silvère NUMA Le Pape François a établi avec le Motu proprio Spiritus Domini, ren- du public ce lundi 11 janvier 2021, l’ouverture aux femmes des minis- tères du Lectorat et de l’Acolytat sous une forme stable et institu- tionnalisée, avec un mandat spé- cifique. Les femmes qui lisent la Parole de Dieu pendant les célébrations li- turgiques ou qui accomplissent un service à l’autel, comme servantes d’autel ou dispensatrices de l’Eu- charistie, ne sont bien sûr pas une nouveauté : dans de nombreuses communautés à travers le monde, c’est désormais une pratique auto- risée par les évêques. Mais jusqu’à présent, tout cela s’est fait sans véritable mandat institutionnel, par dérogation à ce qui avait été éta- bli par saint Paul VI, qui, en 1972, tout en abolissant les « ordres mineurs », avait décidé de main- tenir théoriquement réservé aux hommes l’accès à ces ministères, parce qu’il les considérait comme préparatoires à un éventuel accès aux saints ordres. Aujourd’hui, le Pape François, dans le sillage du discernement qui s’est dégagé des derniers synodes des évêques, a voulu rendre officielle et institu- tionnelle cette présence féminine près de l’autel. Une mise à jour du Code de Droit canon Ce Motu proprio modifie donc le premier paragraphe du canon 230 du Code de Droit canon de 1983. Le Pape établit l’accès des femmes à ces ministères, aussi à travers un acte liturgique qui les institutionnalise. Mettre en valeur la coresponsabilité des laïcs Le Motu proprio est accompagné d’une lettre adressée au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Luis Ladaria Ferrer, dans laquelle François ex- plique les raisons théologiques de son choix. Le Pape écrit que « dans l’horizon de renouveau tracé par le Concile Vatican II, il y a aujourd’hui un sen- timent d’urgence croissant pour redécouvrir la coresponsabilité de tous les baptisés dans l’Église, et en particulier la mission des laïcs ». Et citant le Document fi- nal du Synode pour l’Amazonie, il observe que « pour toute l’Église, dans la variété des situations, il est urgent que les ministères soient promus et conférés aux hommes et aux femmes… C’est l’Église des baptisés, hommes et femmes, que nous devons conso- lider en promouvant le ministère et, surtout, la conscience de la di- gnité du baptême. » (Source Vativan News)

Page 14

14 BRÈVES LE FOYER DE CHARITÉ DE LA GUADELOUPE EST EN SOMMEIL En effet, privés de Foyer de Charité depuis bientôt une année, les anciens amis des Foyers de Charité ont bénéficié d’une récollection proposée par le Foyer de charité de la Martinique. Nous avons voulu retrouver l’ambiance sereine des Foyers, au cours d’une journée fin décembre 2020 sur le thème : « C’est la confiance et rien que la confiance qui nous mène à l’Amour » (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus). Le Père Aine, père du Foyer de la Martinique, n’a pas manqué de nous instruire sur différents aspects de la confiance. En prenant les sentiers de l’angoisse, de l’inquiétude dérivées du stress et du doute, nous avons emprunté le pont menant à la Foi, qui demeure le seul bâton du pèlerin que nous sommes, pour arriver comme la petite Thérèse à la confiance en Dieu et Dieu seul, en toute circonstance. La trentaine de participants, à l’écoute, a été soulagée d’entendre que notre foyer de charité est seulement en som- meil. Le père nous rappelle que ce foyer était simplement un foyer en fondation qui compte actuellement sur nos prières incessantes pour accueillir une communauté dans le lieu où le Seigneur nous permettra de vivre des récol- lections ou retraites. Merci Seigneur pour cette récollection. Pourquoi pas à Carême 2021 ? Eveline SOUSSEING et les Amis de Marthe POUR MIEUX CONNAÎTRE HAÏTI Le mois dernier, une journée a été organisée par le Lycée Professionnel de la Jaille pour faire connaitre Haïti et permettre une meilleure intégration des jeunes haï- tiens dans l’école. Les stands et la soupe de l’amitié permettaient de découvrir « Haïti, perle des Antilles ». De nombreuses personnes sont venues à cette journée, dont Carl Edouard Saint-Rémy, consul d’Haïti en Guade- loupe et Julien Mérion. Messe avec la communauté haïtienne Le 1 er janvier, fête de l’indépendance d’Haïti, des di- zaines de fidèles ont prié dans l’église du Sacré-Cœur lors d’une messe concélébrée. A l’initiative de plusieurs prêtres haïtiens, l’aumônerie est née ce jour-là. Désormais, régulièrement, les haïtiens et amis pourront se réunir. Cela permettra une attention aux ressortissants de ce pays, présents en Guadeloupe depuis peu ou au contraire depuis de nombreuses années. L’aumônerie compte sur tous pour informer les personnes intéres- sées. Prochaine messe avec la communauté haïtienne, le dimanche 7 Février à 11 H en l’église Saint Michel du Raizet. CÉLÉBRATION PREMIÈRE COMMUNION DE MASSABIELLE II Le Samedi 5 décembre en l’église Saint-Luc de Baim- bridge, 63 élèves de CM2 de l’école Massabielle 2 ont vécu la fête de la première communion entourés de leurs parents. Ils s’y sont préparés dans la joie et le silence avec l’aide de leurs enseignantes, du Père Pierre Gernez, du sémi- nariste Quentin et de parents bénévoles. A la fin de la messe, des images sur lesquelles était ins- crite une prière ainsi qu’un chapelet ont été remis pour marquer ce jour important de leur vie. Sophie GRÉGORI-JOHN

Page 15

15 MERCI AU SACRISTAIN DE LA CATHÉDRALE ! Gilbert Andremont fidèle sacristain de la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe à Basse- Terre a été salué par les prêtres et les fidèles le 10 janvier dernier. Il a été honoré à l’occasion de son départ à la retraite. Le curé de Basse-Terre, Père Gérard Foucan et le Conseil Pastoral de la Cathédrale l’ont chaleureusement remercié. « Monsieur Andremont, vous êtes depuis des dizaines d’années, un des piliers de la Cathédrale. Il y a 40 ans, vous vous êtes mis au service de l’Eglise de Jésus Christ. Comme Saint-Joseph, vous avez accompli une tâche, peu valorisante aux yeux du monde, mais qui en dit beaucoup sur l’homme humble que vous êtes. Vous avez commencé, bénévolement, par nettoyer la cire fondue des bougies. Puis,10 ans plus tard, vous avez succédé, en qualité de salarié, à la sacristine Raymonde. Durant toutes ces années, vous avez servi, sans vous plaindre, sans compter vos heures en étant toujours d’une humeur constante. Jour après jour, vous avez été fidèle à votre mission, répétant les mêmes gestes comme l’artisan charpentier, dans le respect des paroissiens, sans jamais vous lasser. Consciencieux, organisé, vous avez toujours été disponible pour assister les prêtres, les nombreux prêtres ! Vous avez accueilli trois évêques : Mgrs Oualli, Cabo, et Riocreux. Au nom de tous, nous voulons vous dire toute notre reconnaissance. M. Gilbert Andremont, merci ! » Père Gérard FOUCAN BRÈVES VISITE DE MÈRE ELVIRA La Supérieure Générale de la Congrégation des Sœurs dominicaines d’Albi a visité les com- munautés de Trois-Rivières, Le Moule et Capesterre Belle-Eau durant le mois de janvier. Mère Elvira supérieure générale est venue de Rome pour cette visite. Pendant son séjour elle a pu rencontrer Mgr Riocreux à l’évêché. La congrégation née au 19 ème siècle à Albi s’est développée en Italie et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine. Ici en Guadeloupe, 20 religieuses appartiennent à cette congrégation. FRATELLI TUTTI DANS NOS VIES ! Tel était le thème de la conférence donnée par M. Aloysius John, ce mercredi 6 janvier dans la chapelle des Sœurs Carmélites à Gourbeyre. Elle répondait comme en écho à cet autre conseil que le pape François a donné à Aloysius, son bras droit pour la charité en action : « si chacune et chacun de nous ne fait pas, qui va faire ? » Ainsi le secrétaire général de Caritas Internationalis parcourt-il le monde pour porter la bonne nouvelle de Fratelli Tutti, et surtout pour traduire en acte cette charité et cette solidarité tant prônées par l’Eglise pour tous les peuples de la terre. « Comment embrayer une solidarité effective entre nos îles de la Caraïbe ? » voilà l’idéal vers lequel nous devons tendre. Et pour y parvenir Aloysius décline les principaux axes et jalons que nous suggère le pape dans « Fratelli tutti ». Comment allons-nous vivre dans ce contexte post-pandémique ? L’amour désormais doit transcender notre sphère privée. Il convient de mettre en place des petits projets concrets pour venir en aide aux personnes les plus fragiles partout « où elles se trouvent », et souvent à nos portes. « Le pape François insiste sur les projets en Eglise ». Pour vivre cette solidarité entre nos îles, maintenant il faut « casser les ilots ». Dans un chapitre sur l’évangile du Bon Samaritain, le pape nous donne des balises pour promouvoir l’amour universel tout autant que l’amour de son prochain dans ce monde globalisé qui perd les vertus de compassion et de dignité. Et voici la trame, comme un code de la route, que propose Caritas, et que partout, où Aloysius se rend, il répète : « au nom de l’Eglise, promouvoir cette approche fraternelle des pauvres implique comme une trinité obligatoire : les accueillir ; les défendre ; les accompagner ! » Jean-Marie GAUTHIER

Page 16

16 DANS L’ORDINAIRE PEUT SCINTILLER L’EXTRAORDINAIRE L’autre jour, quelqu’un me posait la question de savoir pourquoi on ap- pelle les dimanches que nous célé- brons après Noël, « les dimanches ordinaires. » Après l’Epiphanie, en effet, et après la fête du baptême du Seigneur, nous entrons dans la période qu’on appelle dans la litur- gie « les dimanches ordinaires. » Mais attention ! Ce qualificatif « ordinaire » n’a rien de banal ou de péjoratif. Cette période du temps dit « ordinaire », et notamment les dimanches, n’ont rien de mé- diocre. Ces dimanches-là ne sont pas inférieurs à ceux des autres temps liturgiques. Car chaque di- manche, nous célébrons la Pâque du Seigneur, et cela n’a rien d’or- dinaire. Mais regardons les choses de plus près. Nous remarquons en effet que les choses les plus simples de la vie, qui nous paraissent or- dinaires, banales, et sans grande importance, sont très souvent chargées de signes. Je prends un exemple concernant les prêtres qui dans tous les diocèses du monde doivent faire une retraite annuelle. Ils viennent alors faire un arrêt de quelques jours, de stopper leurs activités, de se remettre à l’école, de réentendre la Parole de Dieu, ça peut paraître banal. Or une pa- role, et à plus forte raison la Pa- role de Dieu réentendue, peut changer et bouleverser toute une vie. Je prends un autre exemple. Combien de couples, quand ils re- gardent l’histoire parfois ancienne de leur mariage, s’aperçoivent que tout a commencé pour eux, de fa- çon très ordinaire, très banale, au cours d’un voyage, à l’occasion d’une fête, parfois même à l’occa-sion d’une conversation. Ecoutez cet homme qui racontait comment il avait rencontré sa future épouse. « J’étais, disait-il, dans un train. Assis vis-à-vis de celle qui allait de- venir mon épouse d’aujourd’hui, au bout d’un moment, nos regards se sont croisés ; nous avons souri l’un à l’autre, échangé quelques mots, et puis nous nous sommes rencontrés chaque jour, forcés de voyager dans le même train, à la même heure, parce que nous allions tous deux dans la même direction ». Ce que nous croyons être un hasard, n’est finalement pas un hasard. Telle fut un peu aussi la vocation du jeune Samuel dont la vocation nous est racontée dans la Bible. Le Seigneur appela Samuel qui répon- dit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Eli et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Ainsi d’une façon tout à fait banale et ordinaire, le Seigneur appelle ce jeune. Ecartons de suite toutes les questions sur la manière dont ce garçon a pu entendre le Seigneur, pour nous intéresser uni- quement à cette expérience qui fut la sienne et qui nous est racontée. Un jour aussi après une homélie que j’avais faite à propos de l’ap- pel de Samuel, je disais à un jeune enfant de chœur de Pointe-à-Pitre, qui m’accompagnait sur le chemin de l’église jusqu’au presbytère, je lui disais : Peut-être que le Sei- gneur t’appelle toi aussi à devenir prêtre. Il me répondit aussitôt : « Moi ! Il ne m’a jamais appelé. En tous cas, je ne l’ai pas entendu ! J’attends ». Ce garçon est devenu kinésithérapeute. Evidemment Dieu ne parle pas de la même manière que nous PAROLES ENTENDUES nous exprimons. Cependant Sa- muel s’est senti véritablement ap- pelé par Dieu dès son plus jeune âge, alors qu’il était au service du Temple. Et c’est avec générosité et spontanéité qu’il répond : « Me voici ! Parle ton Serviteur écoute ! » Réponse simple, réponse spon- tanée, mais réponse qui exprime déjà une réelle disponibilité avec ces mots : « Ton serviteur écoute » ! Un commentateur faisait remar- quer que ce n’est pas un hasard, si ce n’est de nuit, pendant son som- meil, que Dieu a voulu appeler Samuel, pourquoi ? Comme pour signifier ou symboliser que celui qui veut être disciple, celui qui se sent appelé par le Seigneur, doit en quelque sorte « se réveiller », « sortir de son sommeil » « se le- ver » c’est-à-dire « se mettre de- bout » pour la tâche à accomplir. Il faudra encore à Samuel l’aide du prêtre pour découvrir « Qui » est celui qui lui parle ainsi mystérieu- sement. Dans toute démarche spi- rituelle en effet, nous avons aussi besoin d’être accompagnés, d’être guidés par un aîné dans la Foi. Si on demande à un prêtre ou à une religieuse, par exemple comment avez-vous entendu l’appel de Dieu pour devenir prêtre ou religieuse, tous vous répondront : tout à fait simplement, à la suite d’une re- traite, d’une réunion, ou d’un en- gagement dans la paroisse, ou bien encore pour avoir participé à un mouvement de jeunes, ou bien encore par l’intermédiaire d’une personne que l’on a admirée. En tous cas, pas forcément dans un rêve, ou à la suite de visions, d’ap- parition d’un ange, que sais-je. Rien de tout cela ! Comme tous ces appelés, en par- tant de Samuel jusqu’aux disciples de Jésus, nous sommes appelés, nous aussi, de la même manière, (et j’allais dire même de façon or- dinaire et sans ostentation) à être de véritables missionnaires. Père Yves GILLOT

Page 17

17 HORIZONTALEMENT 1 - Antillaise. 2 - Goûter en basque. Commune du Lot. 3 - Accompagne Mélo. Succès de quelque chose. Pareil. 4 - Ecole d’ingénieurs en France. Ventilée. 5 - Groupe alimentaire. Type de musique. 6 - Saoul. Fin de verbe. Montre suisse. 7 - Instance dirigeante des JO. Tumeur. 8 - Êtres vivants. Goût de la déception. 9 - Télévision. 10 - Ils souffrent de l’éloignement du pays natal. VERTICALEMENT 1 - Antillais. 2 - Enlevés. Boisson fermentée. 3 - Qui manque d’habileté. 4 - Copiée. Dépose. 5 - Négation. Assaisonna. 6 - Rare. 7 - Navigateur. Lapin. 8 - Qui pousse à l’excès ses opinions. Condition. 9 - Possède. Supprima. 10 - Suspendu. 11 - Système d’aide à l’exploitation. Chéri. 12 - Voileras. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 75 M OTS CROISÉS N O 74 ( SOLUTION ) LA DISCIPLINE DE L’ÉGLISE Père Louis-Gabriel BLOT Le droit de l’Eglise mis à la portée de tous sous forme de Vademecum constitue un effort pour combler un déficit d’information pour les chré- tiens catholiques fervents et dévoués et qui pourtant ignorent parfois la structure un peu in- saisissable de l’institution. Ils n’en connaissent pas souvent les dessous organisationnels et juridico-canoniques, ne s’attachant qu’à l’aspect liturgique et dévo- tionnel. Les chrétiens ont des droits reconnus et protégés de même qu’ils ont des devoirs. La lecture de ce livre les aidera à découvrir la réalité de leur Eglise afin qu’ils puissent mieux s’y intégrer et se situer. PAROISSE ST DENIS D’ANSE-BERTRAND Père Simon-Pierre Kasongo, membre de l’institut missionnaire des amis du Christ (IMAC), ayant exercé son ministère au Congo et en Tanzanie, est arrivé en Guade- loupe fin novembre. Samedi 9 janvier il a été installé comme administrateur de la pa- roisse Saint-Denis, par père Edouard Silène, Vicaire gé- néral. A cette occasion père Simon-Pierre a renouvelé sa profession de foi et reçu solennellement les clés de l’église.

Page 18

18 INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. ENTRONS EN CARÊME AVEC MISYON LARI Les 20, 21 Février 2021 Samedi 20 février : (17 km - 7 h) de Cadet Sainte Rose à Pointe Noire • Messe à 6h30 à Cadet - Départ marche à 7h30 - Repas tiré du sac Dimanche 21 février : (12 km - 6 h) de Pointe-Noire à Pigeon Bouillante • Départ à 7h - Messe à l’arrivée à Pigeon Prévoir un bon équipement, boisson et sucrerie pour la marche Date limite d’inscription le 5 février auprès de Père Paul-Antoine Bernard - Tél. 0690 92 08 76 SERVICE DIOCÉSAIN DES VOCATIONS Pas à Pas avec le Seigneur Vous réfléchissez à devenir prêtres, religieuses, religieux, laïcs consacrés ? Samedi 13 février 2021 de 9 h 30 à 11 h 30 au presbytère de Prise d’Eau Pour les 25 – 45 ans célibataires. Homme, Femme sans enfants. Venir avec sa Bible, de quoi écrire, du gel hydro alcoolique, port du masque obligatoire. S’inscrire auprès de Sœur Marie-Laurence Tél. 0696 22 32 75 ANNUAIRE DU DIOCÈSE 2021 Vous pouvez le trouver à l’évêché, au CPSO, à la libraire Siloë de Pointe-à-Pitre et Basse-Terre. En vente au prix de 5 € Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30 et les Vêpres le dimanche à 17h45 suivis de la messe dominicale à 18h15. Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30 Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr A

Page 19

19 OFFICIEL Dimanche 7 Février s(-ESSEDANSLÏGLISE3T-ICHELSUR2AIZET avec la communauté haïtienne Jeudi 11 Février s(-ESSEENLÏGLISEDE-ASSABIELLEPOURLAFÐTE de Notre-Dame de Lourdes Dimanche 14 Février s(-ESSEAVECLACOMMUNAUTÏMARONITEAU CPSO pour la Saint Charbel Lundi 15 et mardi 16 Février Session sur le scoutisme avec les prêtres Mercredi des Cendres 17 Février s( -ESSEDENTRÏEEN#ARÐMEENLACATHÏDRALE Saint Pierre Saint Paul de Pointe-à-Pitre Dimanche 21 Février s(#ÏLÏBRATIONDELAPPELDÏCISIF pour les catéchumènes en l’église St Jean Baptiste de Baie-Mahault Mardi 23 Février Conseil Presbytéral Dimanche 28 Février s( -ESSEENLÏGLISED!NSE "ERTRAND CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX IN MEMORIAM : PÈRE YVES HUTEAU, SPIRITAIN (1938-2021) Les Spiritains ont informé du décès de leur confrère des suites de la Covid19 le 13 Janvier à Bry-sur-Marne. Père Yves Huteau né en Vendée en 1938 a exercé son ministère dans le diocèse pendant 30 ans. Ordonné prêtre en 1961, il a été missionnaire à l’île Maurice et en France. En Guadeloupe, il a servi successivement à Sainte-Anne, à Saint Louis de Marie Galante, Sainte Rose et Gosier. Fatigué, il avait quitté le diocèse en 2015. Ses funérailles ont été célébrées en la chapelle des spiritains à Chevilly-Larue le lundi 18 Janvier. DISTINCTION MGR RIOCREUX PROMU « OFFICIER » DANS L’ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR Le1 er Janvier 2021, l’évêque de Guadeloupe a été promu dans la Légion d’Honneur au titre d’officier. Déjà en 2007, il avait reçu les insignes de « chevalier » dans l’ordre national de la Légion d’honneur des mains du Président Jacques Chirac à l’Elysée. Mgr Riocreux accueille avec reconnaissance cette distinction l’honorant personnellement mais aussi au titre de l’Eglise catholique. L’évêque de Basse-Terre a servi l’Eglise d’abord en Océanie, puis à Paris et à Pontoise et, enfin depuis 2012 aux Antilles. Son action de pasteur de l’Eglise catholique l’a conduit à accomplir aussi des missions dans le cadre de son pays dans le Pacifique, en Afrique et ici aux Antilles. Action reconnue par la France. Mgr Riocreux remercie tous ceux qui l’ont félicité pour cette promotion. La remise des insignes sera faite en cette année 2021, au cours d’une cérémonie privée. A LA DÉCOUVERTE DU SCOUTISME Le scoutisme catholique en Guadeloupe existe depuis 1937. Il est rattaché aux scouts et guides de France. Afin de familiariser les prêtres avec le mouvement, la session des jours gras sera consa- cré à ce thème. Ainsi, une cinquantaine de personnes seront pré- sentes les lundi 15 et mardi 16 février avec les responsables du scoutisme et l’aumônier international, le père Jacques Gagey qui viendra spécialement de Rome pour cette session.

Page 20

3 789561 703007 Carême : sur les chemins de l’alliance… Quarante jours pour faire le tri, pour laisser de côté ce qui est inutile comme lorsqu’il faut traverser un désert. Quarante jours pour éduquer le cœur et aimer, apprendre à aimer, d’une façon neuve, à la manière des premiers jours. Quarante jours pour marcher à un autre rythme, pour changer de style, pour faire le ménage, pour se purifier. Quarante jours pour regarder les autres, pour regarder Dieu, pour écouter la parole du Christ et la laisser faire son œuvre au plus profond de notre cœur. Quarante jours pour être transfiguré, Quarante jours pour grandir avec l’Évangile, Quarante jours pour apprendre à vivre ! Charles SINGER

Numéros précédents