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3 € N° 1013 - Février 2021
www.guadeloupe.catholique.fr
RETRAITE DU PRESBYTERIUM
pages 4-5
JOURNÉES
DES MALADES
page 10-11
CARÊME
pages 8-9
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Editorial de Mgr Riocreux ................3
Retraite du presbyterium ............4-5-6
Lakou Bosco ....................................7
Carême ..............................................8-9
Journées des Malades .................10-11
Rencontre des évêques
en Martinique ................................12
Le pape ouvre les Ministères du
lectorat et acolytat aux femmes ....13
Brèves .......................................14-15
Paroles entendues .........................16
Mots croisés ...................................17
Infos ..........................................18-19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT, Pierre CHERY, Silvère NUMA.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Edilène LE PENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
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Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN :
eveche@catholique-guadeloupe.org
SOMMAIRE
Le jeudi 21 Janvier, l’Associa-
tion Diocésaine de Guadeloupe
(ADG) a tenu son assemblée
générale. Une cinquantaine de
personnes y participaient, prêtres,
laïcs membres du Conseil Diocé-
sain des Affaires Economiques
(CDAE).
Cette rencontre annuelle a permis
de valider les comptes de 2019.
Plusieurs communications ont été
faites par l’évêque, l’économe,
l’expert-comptable et le com-
missaire aux Comptes. Un léger
déficit a été constaté pour cette
année 2019, en raison de la
diminution des quêtes et du
Denier du culte.
Cette réunion a permis aussi de
faire le point sur la situation ac-
tuelle en ce temps de pandémie.
L’année 2020 a été très difficile,
notamment par le confinement
de mars à mai avec l’absence de
quêtes. Certes la quête en ligne a
permis des rentrées et le Denier
2020 devrait s’approcher des
chiffres de 2019.Mais c’est surtout les quêtes et le
casuel qui ont diminué en 2020.
Et le déficit pour cette année
devrait être de 500.000 euros.
Aussi, un appel a été fait récem-
ment aux prêtres pour une dimi-
nution des dépenses et augmen-
tation des recettes. Dans certaines
paroisses, les quêtes sont faites
une ou deux fois en semaine ou
lors des enterrements.
Le diocèse fait appel à la géné-
rosité de tous, pratiquants régu-
liers ou saisonniers pour faire
face à cette situation. Il remercie
tous ceux qui participent réguliè-
rement à la vie économique de
l’Eglise. A la veille du lancement
de la campagne du Denier de
l’Eglise 2021, l’évêque invite tous
les chrétiens à donner généreuse-
ment aux quêtes, au casuel (bap-
têmes, mariages, funérailles). Et
rappelons la phrase de Saint Paul :
« Que chacun donne comme il
a décidé dans son cœur, sans
regret sans contrainte, car Dieu
aime celui qui donne joyeuse-
ment » (St Paul aux Corinthiens
2 Co 9, 7).
Carole CHOMET
PARLONS FINANCES
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QUARANTAINE !
40. Ce chiffre rappelle les fameuses quarantaines d’isolement pour les malades contagieux. Dans
le passé, cette réalité était familière pour se protéger.
Avec la pandémie, ce chiffre a été certes abaissé. Le mot « septaine » obligatoire est devenu
familier avec la pandémie qui demande à des voyageurs ou aux malades du Covid de rester sept
jours en isolement complet. Epreuve pour tous. Et nous pensons tous à ceux qui sont obligés de
restreindre les voyages prévus. Le diocèse est dans le regret d’annoncer que les mesures récentes
nous ont contraints à une session des jours gras différente de celle prévue, en raison de l’annula-
tion du séjour pour les responsables nationaux du scoutisme.
40. Chiffre mentionné souvent dans la Bible : près de 100 fois ! Depuis les 40 années du peuple
de Dieu dans le désert jusqu’aux 40 jours de jeûne et de prière pour Jésus.
40. Voici la sainte quarantaine de Carême. D’ailleurs le sens de ce mot signifie 40 jours, nous
renvoyant ainsi à l’Evangile (Mc 1,13). Il débute le mercredi des Cendres, 17 Février avec le pre-
mier mot, celui du prophète Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2,12). Est-ce que cela
signifie que nous nous sommes égarés loin de lui ? Oui, car nous savons bien que nous nous
sommes détournés de Lui et de l’amour de nos frères.
Or, Jésus nous invite en rappelant les moyens spirituels : l’aumône, la prière et le jeûne (Mt 6,
1-18). Et Paul y ajoute la réconciliation (2 Co 5, 20).
40. Depuis la mi-février jusqu’à la fin du mois de mars, nous sommes conduits sur ce chemin de
conversion. Avant le triduum pascal début avril.
Comme le dit très justement Saint Léon le Grand : « Ce que chaque chrétien doit faire en tout temps
doit donc être recherché maintenant avec plus d’empressement et de générosité. Nous ne nous
contenterons pas de réduire notre nourriture, mais nous nous abstiendrons absolument du péché ».
Tâche impossible, direz-vous. Mais possible avec la grâce de Dieu dans ce chemin progressif de
miséricorde.
40. Carême 2021. Après l’année singulière 2020, voici que ce Carême sera aussi singulier pour
tous. Et nous pensons aux catéchumènes adultes accueillis au début du Carême lors de la célé-
bration de l’appel décisif et baptisés à Pâques.
L’ÉDITO
de Mgr Jean-Yves Riocreux
325 ème ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION
DES SŒURS DE ST PAUL DE CHARTRES
Tout au long de nos 325 années d’existence, les témoignages de
Sœurs de Saint-Paul de Chartres gardant fidèlement leur lampe allu-
mée ont touché et éclairé de nombreux cœurs devenus à leur tour
« témoins de la lumière ». Nous célébrons trois cent vingt cinq ans de
fondation. L’histoire n’est pas achevée, elle continue.
L’Esprit de charité, Amour vivant de Dieu Trinité, veille toujours sur
l’humble semence devenue un grand arbre aux fruits nombreux et
savoureux. Il est la source qui sème la fécondité, qui draine ses eaux dans les terres arides. Nous célébrons
l’Esprit de Charité qui anima tant de nos Sœurs et les poussa sans trêve à la recherche du pauvre, du petit
en faim de pain, de savoir, de tendresse.
Déjà un quatrième siècle s’ouvre, l’avenir vient vers nous, sorti des mains de Dieu à l’ouvrage. Allons avec
entrain annoncer Jésus Christ.
Sœur Marie-Laurence LEBLANC
Messe dans la chapelle des Sœurs MeeMe sesssesse sedaadaanans nslaa lacchachahaapapepeelele desSœurslelle ledeedees esSœœSœœuœu rsurrs rs de StPau de C s à F dee de St StPaPaPauauul uldeChartres à Fore deCChCharhararrtrrtretrrerees esàFoForFortde Franceororrt-rt-t--de-de-de-e--Fr-FFraFrraraanancencece
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RETRAITE DU PRESBYTERIUM
SUR LES PAS DE DON BOSCO
Début janvier, 45 prêtres du
diocèse se sont retrouvés à
Saint Jean Bosco à Gourbeyre
pour leur retraite prêchée par
le père Jean-Marie Petitclerc,
salésien.
Cette retraite avait pour thème
« A la rencontre du Christ et des
jeunes sur les pas de Don Bosco ».
Pourquoi ?
J’ai été très heureux, au cours de
cette retraite annuelle, de pouvoir
partager avec les prêtres de Gua-
deloupe ce chemin de rencontre
du Christ et des jeunes, sur les pas
de Don Bosco, déclaré par Jean
Paul II « Père et Maître de la jeu-
nesse ».
Ce prêtre éducateur (1815-1888)
de Turin en Italie a connu une pé-
riode d’intenses mutations socié-
tales, assistant au passage d’une
société rurale et paysanne à une
société urbaine et industrielle. Ses
intuitions sur le plan pédagogique
et pastoral restent d’une grande
pertinence, pour notre aujourd’hui
marqué également par une crise
sans précédent.Don Bosco nous invite à rester,
comme lui, fidèle à nos rêves d’en-
fant, à aller vers les jeunes, avec
un esprit rempli de la douceur
chère à Saint François de Sales et
à emprunter avec eux un chemin
de sainteté, qui pour lui rime avec
joie. Sa pédagogie repose sur la
confiance et l’alliance.
St Jean Paul II, dans une lettre adres-
sée aux Salésiens du monde entier
lors du centenaire de sa mort, écri-
vait qu’il compte parmi les saints
qui ont le mieux compris le verset
de Marc : « Celui qui accueille un
enfant en mon Nom, c’est Moi
qu’il accueille » (Mc, 9, 37). On
peut ainsi résumer la vie et l’œuvre
de Don Bosco par ces mots : il n’a
cessé d’accueillir les jeunes en ac-
cueillant Christ et d’accueillir Christ
en accueillant les jeunes. Il n’a
cessé d’agir en homme de prière
et de prier en homme d’action.
Dans la congrégation salésienne
qu’il a fondée, on résume cette
unité entre sa mission de prêtre
et son travail d’éducateur par cette
phrase : « Evangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant ».
Dans sa vie, une femme a joué un
grand rôle, depuis son rêve d’en-
fant jusqu’à sa mort, c’est Marie,
qualifiée d’Auxiliatrice. « C’est Elle
qui a tout fait » disait-il à la fin de
sa vie.
Lors d’une de vos méditations,
vous avez médité l’Evangile : ”Au-
jourd’hui s’accomplit le passage
de l’Ecriture”. Rappelez-nous
cette réflexion.
En effet, j’ai commenté pour mes
frères prêtres le texte que j’avais
choisi pour mon ordination dia-
conale (Luc 4, 14-22), celui de la
première prédication de Jésus à
Nazareth. J’aime rappeler à ce su-
jet que, de même qu’un évêque
reste prêtre, un prêtre reste diacre,
c’est-à-dire serviteur. Le premier
ministère auquel il a été ordonné
est celui du « service », il reste un
serviteur.
Dans sa prédication, la nouveauté
apportée par Jésus se passe « au-
jourd’hui ». Ses auditeurs avaient
sûrement déjà entendu à maintes
reprises ces versets d’Isaïe, mais
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ils pensaient que cela ne pouvait
concerner qu’un futur lointain, ce-
lui de l’arrivée du Messie. Or, Jésus
proclame : « Aujourd’hui s’accom-
plit ce passage de l’écriture que
vous venez d’entendre ». Oui, la
bonne nouvelle pour les pauvres,
ce n’est pas la promesse d’un
bonheur futur, mais c’est l’irrup-
tion de gestes de solidarité posés
aujourd’hui par ceux qui se récla-
ment du Christ. Aujourd’hui, tous
les captifs nombreux dans notre
monde, les addicts aux écrans, à
l’alcool ou aux produits stupéfiants,
au sexe, sont appelés à être libérés
de ces entraves. Tous les aveugles,
nombreux en ce temps de crise,
n’y voient plus trop clair sur le sens
de la vie mais sont appelés cepen-
dant à découvrir dans l’Evangile un
chemin de bonheur. C’est à nous
tous qu’il revient d’être les messa-
gers de cette bonne nouvelle.
Vous êtes venu à plusieurs re-
prises dans les Antilles à la ren-
contre de jeunes, comme prêtre
éducateur. Et vous avez retrouvé
ici vos confrères salésiens à Saint
Luc de Baimbridge.
De fait, c’est mon 7 ème séjour, le
premier était en 1986. Je suis tou-
jours autant émerveillé par les res-
sources de l’île, et par le potentiel
de sa population si accueillante.
Mais je suis un peu inquiet pour
sa jeunesse. 50% des jeunes ac-
tifs de moins de 25 ans sont au
chômage, contre 22
% en métro-
pole. 10
% des jeunes, âgés de 16
à 25 ans quittent l’école sans l’ob-
tention du moindre diplôme. Le
taux d’absentéisme à l’école est très important. Aussi, je me réjouis
de l’arrivée des salésiens sur l’île.
Mgr Riocreux leur a confié l’ani-
mation de la paroisse St Luc de
Baimbridge, aux Abymes. Et des
chrétiens engagés localement ont
créé avec eux une association « La-
kou Bosco » ayant pour objectif de
mettre en place un accompagne-
ment éducatif, dans le domaine
des loisirs et de la scolarité, pour
des enfants des quartiers défavo-
risés, ainsi qu’un soutien à leurs
parents, grâce à la mise en œuvre
de la pédagogie de Don Bosco. En
partenariat avec tous les acteurs
locaux déjà engagés sur ce terrain,
ils vont apporter leur contribution
pour qu’à nouveau « jeunesse »
en Guadeloupe puisse rimer avec
« espérance » !
Quelques mots d’espérance
pour conclure
L’espérance est une qualité d’at-
tention à ce qu’il nous est donné
de vivre. Elle ne se définit pas par
son contenu, mais par son mou-
vement. Alors, je reprendrais, pour
conclure, les mots du pape François
dans le prologue de son dernier
livre « Un temps pour changer » :
« Je crois que les temps que nous
vivons sont décisifs. (…) L’idée
que nous pourrions sortir meilleurs
de cette crise me remplit d’espé-
rance. Mais il nous faut voir clair,
bien choisir et agir correctement.
(…) Osons rêver. » Et n’oublions
pas que ce dont les jeunes ont le
plus besoin en ces temps difficiles,
c’est de rencontrer des adultes té-
moins d’espérance !
Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER
ST JEAN BOSCO EN
QUELQUES PHRASES
Chaque jour, lors des deux confé-
rences, le Père Petitclerc s’est ap-
puyé sur la Parole de Dieu, l’exemple
de St Jean Bosco et des récits sur les
jeunes. Voici en résumé.
Don Bosco révèle son rêve
d’enfant de 9 ans
Un homme au visage étincelant
m’apparut, m’appela par mon
nom et m’ordonna de me mettre
à la tête d’un groupe d’enfants
en me disant : « Ce n’est pas par
des coups mais par la douceur et
l’amour que tu devras gagner leur
amitié. »
Bienheureux les Doux
« Que la charité et la douceur de
Saint François de Sales me guident
en toute chose ». Notes prises par
Don Bosco lors de la retraite prépa-
ratoire à son ordination sacerdotale.
Devenir saint
« Vous qui peinez, écrasés sous le far-
deau, si vous voulez une source inta-
rissable de satisfaction, si vous vou-
lez être heureux, soyez des saints ».
A l’exemple de Saint Dominique
Savio, mort à 15 ans.
Allez vers les jeunes
L’intuition de Don Bosco reste per-
tinente : développer une pastorale
du « aller vers ». Une Eglise en sor-
tie, toujours prête à rejoindre la
périphérie, suivant l’appel du pape
François.
Confiance envers les prisonniers
Don Bosco va trouver le directeur
de la prison pour lui proposer
d’emmener des prisonniers pour
une sortie. « Je voudrai les ame-
ner en promenade à pied jusqu’à
Stupinigi. Nous partirions tôt et
reviendrons à la nuit. Cette sortie
fera du bien au corps et à l’âme.
Je m’engage à ramener tout le
monde jusqu’au dernier. »
Prière-Union à Dieu
Michel Rua, jeune assistant de Don
Bosco et premier successeur à la
tête de la Congrégation a témoigné :
« Ce que j’ai pu continuellement
constater, ce fut sa continuelle
union à Dieu. »
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Père Jean-Marie, la retraite 2021
s’est déroulée de façon très inat-
tendue par bien des aspects, sur-
tout en ce temps très particulier lié
à la pandémie.
Le thème de la retraite « A la ren-
contre du Christ et des jeunes sur
les pas de Don Bosco » constituait
tout un programme. Et ceci rejoi-
gnait la priorité de notre évêque
pour « les jeunes et les vocations ».
Dans cette prise de parole, je ne
prétends pas faire un résumé de
vos conférences mais juste évo-
quer quelques points.
Vous nous avez notamment invités
à vivre nos rêves, « non pas rêver
sa vie, mais vivre ses rêves ».
Souvent, lors de nos homélies,
nous parlons de la sainteté, du ré-
cit des Béatitudes. Or, vous, vous
nous avez recommandés de choi-
sir de devenir saint ! La sainteté, un
chemin. La sainteté liée à la joie.
« Le chemin de la sainteté est un che-
min de bonheur sur lequel tous les
hommes sont invités à marcher ».
« Donne-moi d’être sur la route
de mes frères, un témoin joyeux
de ton amour. Oui, Seigneur, que
ta joie m’habite. Alors, ma vie deviendra chemin de sainteté ».
Dans nos paroisses, nous cher-
chons comment mieux accompa-
gner les jeunes. Et, vous, fidèle à
Don Bosco, vous nous avez invités
à aller vers les jeunes et ainsi, à ac-
cueillir le Christ en accueillant les
jeunes. Il s’agit de croire en chaque
jeune, espérer avec le jeune, aimer
le jeune, tout cela à la manière du
Christ. Cette méthode consiste fina-
lement à « évangéliser en éduquant
et éduquer en évangélisant ».
Pour cela, il nous faut avoir
confiance, instaurer un climat de
confiance entre le jeune et nous car
« on ne peut avoir confiance qu’en
celui qui a confiance en vous ».
Il s’agit d’avoir une confiance iné-
branlable en la bonté de Dieu, que
l’on nomme ‘’Providence’’. Oui, la
confiance est l’antidote de la peur.
En définitive, lors de cette belle
retraite, vous nous avez invités à
aimer comme le Bon Pasteur, à
« vivre la charité pastorale à la ma-
nière de Don Bosco », en particulier
envers les jeunes. Père Jean-Marie
Petitclerc, merci !
Père Gérard FOUCAN
RETRAITE DU PRESBYTERIUM
MERCI PÈRE JEAN-MARIE PETITCLERC !
TÉMOIGNAGE D’UN SÉMINARISTE
Pour la retraite des prêtres, Mgr
Riocreux avait invité le père Jean-Marie
Petitclerc, prêtre salésien et éducateur,
actuellement vice-provincial, sur notre
île pour prêcher la retraite. La qualité
des interventions, émaillées des nom-
breuses expériences du prédicateur a
inspiré la méditation des prêtres. Le
recueillement n’a pas empêché une
ambiance bienveillante et fraternelle.
C’est ressourcé et reposé que nos pas-
teurs ont rejoint leurs lieux de missions
respectifs pour, comme l’a rappelé le
père Jean-Marie « agir en homme de
prière et prier en homme d’action ».
Quentin LECLAIR
Quentin, séminariste de VendéeQuueQu eueentenntnttintin,inn, n,sééséémémminminain t anararrisristissteste tede Vnde de VeVeVeenden édéndéedéeée avec Johan, séminariste du diocèseavvec Johan, séminarisaveavvecvec ecJooJoohaohahan,an, n,sééséémémminminainanararrisristissteste tedu ocè u du diodioiocèsecèoccècèseèsese
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La Communauté Salésienne a le
plaisir de vous annoncer la nais-
sance de l’association LAKOU
BOSCO (La cour de Bosco en
créole) représentée aujourd’hui
par 6 administrateurs et 11 béné-
voles. Nous avons fait du chemin
depuis 3 mois. C’est une immense
joie car ces étapes symbolisent la
concrétisation du lancement de
cette aventure. Ce projet pour la
jeunesse suscite beaucoup d’en-
thousiasme tant la pédagogie salé-
sienne déborde d’ambition et d’es-
pérance sur l’avenir des jeunes :
– Croire sans limite dans la capa-
cité du jeune à s’élever – S’allier
avec lui pour bâtir ce citoyen qui
va construire notre monde de
demain.
Ce dynamisme autour du projet
est aussi lié à l’immense inquié-
tude pour beaucoup de la situation
actuelle de la jeunesse en Guade-
loupe. Des enseignants nous rap-
portent que le niveau des élèves
actuellement dans des quartiers
populaires est celui de la classe
inférieure, voire celui d’en des-
sous. Cette année Covid 2020 ne
fait qu’accroitre les inégalités. De
nombreux élèves en décrochage
scolaire ont disparu des radars de
l’éducation nationale et de nom-
breux jeunes de milieux popu-
laires sont dorénavant en situation de décrochage scolaire. Dans ce
contexte, la misère des plus défa-
vorisés n’a fait que s’accentuer et
les enfants en sont les premières
victimes.
Des bidonvilles et des logements
insalubres que nous avons visités
ont leurs lots de problématiques
liées à la pauvreté, à la promiscui-
té, à l’insécurité, et à la violence
ambiante. Ces conditions de vie
rencontrées par de nombreuses
familles sont toujours insuppor-
tables. Je ne peux m’empêcher
d’être attristé face à la souffrance
de ces personnes et du gâchis
de savoir tous ces enfants grandir
dans cette réalité. Je n’oserais pas
imaginer mes enfants vivre ne se-
rait ce qu’une semaine dans ce mi-
crocosme alors que des enfants y
passent leur vie. Par la suite, nous
les adultes, sommes les premiers à
les condamner s’ils ne respectent
pas les lois de la République…
drôle de monde !En revanche, les capacités de
l’Homme à survivre, voire à se
relever et à s’entraider sont bien
réelles et ils sont nombreux en
Guadeloupe à s’engager pour les
plus fragiles. LAKOU BOSCO à l’in-
tention d’aller aussi dans ce sens
avec cette profonde espérance
qu’en agissant sur l’éducation des
enfants, la misère reculera. Nous
avons fait le choix de nous rappro-
cher des associations locales pour
proposer nos premières actions
éducatives.
Pour lancer nos premières actions,
nous avons pour le moment ré-
colté des fonds sur la page de col-
lecte de la fondation Don Bosco.
La préfecture et la CAF de la Gua-
deloupe, la fondation Don Bosco
et l’association Saint Grégoire sou-
tiennent eux aussi le lancement de
ce projet. Qu’ils en soient remer-
ciés pour la confiance qu’ils nous
accordent.
Arthur MASSIET DU BIEST
ÉGLISE DIOCÉSAINE
LAKOU BOSCO :
NOUVELLE ASSOCIATION !
NOS ACTIONS ÉDUCATIVES
Animation de rue et bibliothèque de rue avec des associations locales :
pour aller à la rencontre des enfants des quartiers.
Accompagnement éducatif et scolaire : pour partager à l’enfant des
savoirs et des savoir-être qui lui permettent de devenir acteur de son
apprentissage.
Ecole des 4S (Savoirs, Sport, Santé, Solidarité) initiée par l’association
Dugazon Sporting Club : pour développer la curiosité des enfants, la
vie en groupe dans un cadre bienveillant et retrouver confiance en
eux.
Nous contacter :
Arthur Massiet du Biest, Chef de projet
+33 07 50 83 21 17
Email : art.lakoubosco@gmail.com
Site : fondationdonbosco.org
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CARÊME
TEMPS DE LA PÉNITENCE
ET DE LA CONVERSION
Habituellement, le Carême est
présent comme un temps de
privations personnelles et d’exi-
gences morales alors qu’il est ce
temps privilégié où les baptisés
vont à la rencontre du Vivant en
se reconnaissant pécheurs. Avec
un but bien précis : raviver en leur
cœur l’esprit du baptême.
Tout d’abord, comme le dit la
proclamation inaugurale du livre
de Joël (mercredi des Cendres) :
« Revenez à moi de tout votre
cœur dans le jeûne, les larmes et
le deuil ! Déchirez vos cœurs et
non pas vos vêtements, et revenez
au Seigneur votre Dieu ! ».
Le Carême, quarante jours de
retour vers Dieu. D’où le jour de
pénitence auquel invite l’Eglise le
mercredi des Cendres, premier
jour du chemin du Carême, pour
que les quarante jours soient un
temps de maîtrise des désirs de
notre corps (le jeûne), d’attention
à nos frères dans le besoin (le par-
tage) et de relation approfondie avec le Seigneur (la
prière), trois domaines décisifs de la vie du baptisé.
Ainsi, durant le Carême, s’il est bien question de mort
(« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retour-
neras en poussière » est l’une des deux formules de
l’imposition des Cendres), c’est plutôt de mort puis
de vie que nous parle l’Eglise. Depuis notre baptême,
la mort n’est plus devant nous, elle est devenue un
simple passage vers la vie nouvelle. Encore faut-il évi-
ter de revenir en arrière en cultivant la mort. Même si
nous sommes marqués depuis notre naissance par
la condition mortelle, il nous faut nous laisser trans-
former de jour en jour par le Maître de la Vie. Le
Carême, quarante jours pour nous retourner vers le
Seigneur et reconnaître en lui Celui qui voit le secret
des cœurs.
A la fin du Notre Père, avant la doxologie, nous disons :
« Mais délivre-nous du Mal » (c’est-à-dire du Malin).
Satan distille le mal sous toutes sortes de formes. Par
exemple : ces égoïsmes qui nous ramènent implaca-blement au même point et nous
donnent l’impression de piéti-
ner ; ou encore ces brouilles,
ces séparations, ces jalousies,
qui deviennent de véritables
prisons qui nous enchaînent
et nous asphyxient… Voici le
Carême qui nous fait deman-
der au Seigneur de toute grâce
de venir guérir notre cœur des
handicaps dont il souffre pour
que nous devenions libres du
mal, pleinement, joyeusement,
puissamment. Grâce au jeûne,
au partage, et par-dessus tout,
à la prière avec ces instants de
cœur à cœur avec le Seigneur
où nous reprenons les mots du
psalmiste : « Crée en moi un
cœur pur, ô mon Dieu, renou-
velle et raffermis au fond de
moi mon esprit. Ne me chasse
pas loin de ta face, ne me re-
prends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé »
(Psaume 50).
IMPOSITION DES CENDRES
EN TEMPS DE PANDÉMIE
Ayant dit la prière de bénédic-
tion des cendres et après les
avoir aspergées d’eau bénite
sans rien dire, le prêtre, s’adres-
sant aux présents, dit une fois
pour toutes la formule telle
qu’elle se trouve dans le Missel
Romain: « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ou
« Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras
en poussière ».
Ensuite le prêtre se lave les mains et met le masque
pour se protéger le nez et la bouche, puis il impose les
cendres à ceux qui s’approchent de lui ou, si cela est
jugé opportun, il s’approche de ceux qui se tiennent de-
bout à leur place. Le prêtre prend les cendres et les laisse
tomber sur la tête de chacun, sans rien dire.
Cardinal Robert SARAH
De la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements
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“ABBA, PÈRE !”
LA PRIÈRE DE JÉSUS
CARÊME
Le chrétien qui prie n’est pas lais-
sé à sa solitude existentielle. Au
contraire, il est plus que jamais le
disciple de celui qui est le modèle
uniqe de toute prière. Il peut re-
prendre à son compte la demande
de l’Evangile : « Seigneur, ap-
prends-nous à prier ». Et comme
jadis, Jésus lui répondra : « lorsque
vous priez, dites : Père, que ton
Nom soit sanctifié » (Lc 11, 1.2).
L’inépuisable Notre Père
La prière du Pater est le trésor de
l’orant et le viatique de son che-
minement intérieur : D’elle, l’ab-
bé Monchanin, qui voua sa vie à
l’Inde, disait : « Tous les auditeurs
de Jésus l’ont compris. Et aucun
docteur ni mystique ni génie ne
pénétrera plus à fond avant la
Gloire ! » Malheureusement, nous
nous sommes habitués au Pater,
et nous pouvons le réciter si ma-
chinalement. Nous risquons d’ou-
blier que Jésus nous a confié en
lui bien plus que des mots : il nous
a révélé le secret de son propre
cœur. C’est là, dans l’intimité et le
silence, que Jésus se tenait dans
la lumière toujours plus grande de
celui qu’il appelait « Abba, Père ! »,
avec la familiarité inouïe de qui se
sait être Fils de toute éternité dans
le souffle d’amour de l’Esprit. Le
Sacré-Cœur est le porche du mys-
tère de la Sainte Trinité. La prière
du Pater est la confidence ultime
de l’ « inépuisable battement » et
du « rythme éternel de l’amour qui
du Père reflue jusqu’au Fils puis se
recueille dans l’Esprit ».
Nous n’aurons pas assez d’une vie
pour entrer dans la prière de Jésus
et sonder l’ « abîme de nouveauté »
contenu dans son premier mot : « Père ». Le théologien suisse Hans
Urs von Balthasar écrivait qu’ « il
n’y a pas d’habitude routinière
ici » mais « seulement constam-
ment l’étonnement renouvelé,
une gratitude éternelle et une
obéissance éternellement prêtre ».
Etonnement de Jésus « devant
l’Amour même, qui traverse et sur-
passe toute chose : « Le Père est
plus grand que moi » ; gratitude
incessante à l’égard du Père dont
il se reçoit à chaque instant ; mise
à disposition enfin pour « que
sa volonté soit faite sur la terre
comme au ciel ».
La prière des fils
Jésus n’a pas appris à ses disciples
à prier comme un professeur en-
seignerait une équation à ses
élèves. Face au Pater, nul ne peut
rester extérieur comme devant
une formule mathématique. Au
contraire, c’est toute notre vie qui
bascule dans l’ « intimité de Dieu
ouverte sans mesure pour accueil-
lir – ô merveille – les hommes, ses
créatures ». En effet, à nous qui ne
savons pas prier comme il faut,
le Ressuscité à donné son propre
Esprit en qui nous crions « Abba,
Père ! » (Rm 8, 15). Dans le Pater,
Jésus nous a laissé en héritage sa
propre prière – c’est-à-dire sa re-
lation éternelle avec le Père dans
la communion de l’Esprit. Pour un
chrétien, la prière n’a pas d’autre fin que de le faire entrer seconde
après seconde dans la vie de la Tri-
nité – ce mystère qui nous semble
si obscur et lointain alors qu’il est la
trame de toute la réalité. Au pèleri-
nage de l’orant, il n’est qu’un seul
terme : « L’île au-delà du monde
où sont le Père, le Fils et le Saint-
Esprit » (Isaac le Syrien). Au fond, la
prière des chrétiens pourrait se ré-
sumer au premier mot du Pater. Par
la répétition « en esprit et en vérité »
du « Abba, Père ! », les croyants re-
cevront la prière de ceux qui sont
devenus fils dans le Fils unique :
« Leur cœur se transformera peu
à peu en le cœur de Jésus. C’est
avec Jésus et en Jésus et de leur
adoration. Plus que toute autre
prière, “Abba, Père !“ les fera par-
ticiper à cette vie secrète du Père
et du Fils, à leur regard éternel en
l’unité de l’Esprit. “Abba, Père !“
sera leur réponse incessante à
« Toi, mon enfant chéri », que le
Père leur dit, réponse la plus vraie
à l’appel qui s’élève de leur propre
cœur, fait par Dieu, fait pour Dieu,
et à jamais inassouvi tant qu’ils ne
seront pas entrés dans la gloire de
Dieu » (Henri Le Saux).
Tout nous a été donné dans la
prière du Pater que Jésus nous a
enseignée. Et contre toute tenta-
tion de chercher des techniques
compliquées de méditation, il
nous faut entrer comme des en-
fants et des pauvres dans la dé-
routante simplicité du mystère in-
fini que révèlent ces mots. Ils sont
les premiers que nous avons ap-
pris pour prier. Puissent-ils être les
derniers que nous prononcerons à
l’heure de l’abandon définitif dans
les mains du Père.
Père Yann Vagneux,
MEP à Bénarès, en Inde
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10
Jean-Paul II a créé la jour-
née des malades en la fête
de Notre-Dame de Lourdes
le 11 Février. Ce jour-là, des
messes pour les malades
sont célébrées dans les hôpi-
taux et dans les paroisses. En
cette année, cette messe sera
solennisée en l’église de Mas-
sabielle à Pointe-à-Pitre, sanc-
tuaire diocésain.
L’Eglise de France a proposé la
« Journée Santé » le dimanche
précédant le 11 Février.
Cette année, ce sera donc le
dimanche 7 Février.
Voici quelques réflexions pour
ces deux journées pour les
malades, propices en ce temps
de pandémie.
La spiritualité concerne la quête du
sens de la vie que l’on pourrait aus-
si appeler le « sens de l’homme »,
ainsi la vie peut être considé-
rée comme absurde, révoltante,
comme un non-sens renvoyant à
l’absence de Dieu. La vie peut aus-
si s’inscrire dans une dynamique bouleversée par les épreuves, sus-
citant soit la protestation à l’égard
d’un Dieu silencieux ou inactif, soit
la quête en Dieu d’un réconfort.
C’est ainsi que l’on peut globale-
ment opposer l’athée et le croyant
entre lesquels se déploient les
nuances de l’agnostique. « Le
sens de la vie, c’est celui qu’on lui
donne » ou que l’on pressent, ou
que l’on refuse. Qu’elle s’inscrive
ou non dans une religion, la réa-
lité de la spiritualité renvoie à ce
questionnement, avec ou sans ré-
ponse qui arrache l’Homme à son
destin solitaire pour le relier à des
réseaux plus vastes qu’il s’agisse
de familles, de tribus, de peuples,
de groupes, de communautés
qui sont les relais interposés avec
l’humanité entière qui affronte les
mêmes questionnements depuis
la nuit des temps.
La spiritualité est-elle
nécessaire ?
La maladie, l’accident, les souf-
frances, les épreuves, la perte d’un être aimé ne fabriquent pas la spiri-
tualité, mais elles suscitent des be-
soins spirituels qui ne doivent pas
être confondus avec des besoins
psychologiques et qui doivent
aujourd’hui conduire à une prise
en compte de toutes les dimen-
sions de la personne humaine qui
sont biologiques, psychologiques,
sociales et spirituelles. Car si tout
être humain se sait mortel, la
conscience de sa finitude, souvent
ensommeillée dans le cours de la
vie ordinaire, s’éveille alors dans
l’angoisse du temps compté. Les
épreuves donnent ainsi, selon le
mot de Paul Ricœur « le sentiment
vif d’exister » en même temps
qu’elles signifient la vulnérabili-
té de l’existence. Ainsi surgissent
ses besoins spirituels, formulés
ou non, qui peuvent générer une
détresse spirituelle quand l’an-
goisse ne trouve pas le chemin
de l’apaisement, de la résignation,
de l’espérance ou du déni. La spi-
ritualité fait donc partie de l’ac-
compagnement des malades, des
soins de support, des soins pallia-
tifs : elle entre dans le domaine du
« prendre soin de » (le Care) à
côté des examens cliniques, des
examens biologiques ou d’image-
rie, des médicaments, de toutes
les techniques thérapeutiques qui
relèvent du domaine du traite-
ment « le cure ». Aussi la question
est moins de savoir si la spiritualité
est une nécessité que d’être
convaincu de la nécessité d’ac-
compagner la personne malade.
Elle implique de la part du soignant
des qualités d’écoute et d’attention
aux besoins spirituels et aux res-
sources spirituelles. Certes quand
les besoins spirituels s’expriment
PASTORALE DE LA SANTÉ
JOURNÉES DES MALADES :
ACCOMPAGNER LA PERSONNE
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11
dans le cadre d’une religion, les
aumôniers sont sollicités. La spiri-
tualité peut ainsi aider la personne
malade à mieux affronter la ma-
ladie par le réconfort qu’elle sus-
cite, par la reconstruction du lien,
par le sentiment inclusif qu’elle
conforte, par l’espérance qu’elle
soutient, par le sens qui peut être
donné aux épreuves. Mais elle a
aussi ses échecs, ses impasses,
le sentiment d’être abandonné, le
sentiment de l’absurdité de la vie,
le sentiment d’impuissance.
Où en est aujourd’hui
la France ?
La spiritualité, on l’a vu, ne menace
pas la laïcité puisqu’elle renvoie à
la liberté de pensée en général et
à la liberté de pratiquer une reli-
gion, ce dont se porte garant l’état
laïc. Mais la prise en compte de
la spiritualité dans le monde de la
santé n’est pas de l’ordre d’une
tolérance. Parce que la dimension
spirituelle est constitutive de l’être
humain, l’attention à la spiritualité
est une nécessité éthique. Encore
faut-il ne pas se méprendre sur les
missions des professions de santé.
Evoquer une formation à la spiri-
tualité permet de pointer le dan-
ger d’un amateurisme relationnel.
Dans une relation d’aide, le soi-
gnant écoute, répète, reformule
de manière affirmative ou inter-
rogative ce que le malade lui dit,
mais il ne peut approuver, désap-
prouver, faire état de ses propres
convictions. Le soignant n’est pas
un directeur spirituel. Sa mission
est de permettre aux besoins spi-
rituels, à la détresse spirituelle, à
la quête spirituelle de s’exprimer et bien-sûr de permettre à la per-
sonne malade, si elle le souhaite,
d’accéder à un aumônier.
Accompagnement
du malade
La maladie, l’accident, et de ma-
nière plus générale, le malheur,
au sens de mal subi, coextensifs
à la fragilité humaine, restent sou-
vent au fond de la mémoire col-
lective, des énigmes. Ce n’est pas
le lieu pour décrire tout au long
de l’histoire biblique le chemin
qui a dû être parcouru pour que
le malheur ne soit pas considéré
comme la sanction d’une mau-
vaise conduite et les évènements
heureux comme la récompense
d’une bonne conduite. Il suffit
de relire le livre de Job qui re-
fuse, suite aux suggestions de ses
amis, de considérer que les mal-
heurs qui l’écrasent seraient liés
à des fautes dont il faudrait qu’il
se souvienne. Dire cela n’est pas
que formuler des propos anecdo-
tiques mais c’est pointer l’inter-
rogation ou la conviction du ma-
lade sur la responsabilité de Dieu
dans sa maladie comme dans sa
guérison. La spiritualité, pour le
soignant, concerne le care, c’est-
à-dire non la maladie au sens
technoscientifique du terme mais
la personne malade avec les bou-
leversements existentiels liés à la
maladie qui, eux aussi, appellent
une écoute compassionnelle éloi-
gnée de toute posture approba-
tive ou désapprobatrice. Telle est
la sollicitude – soins inquiets – qui
accompagne le malade dans son
cheminement, avec délicatesse,
dans l’humilité d’une écoute non-
PRIÈRE
DU PAPE FRANÇOIS
(Ecrite pendant la pandémie)
Dieu éternel et tout-puissant,
refuge de ceux qui souffrent,
regarde avec compassion
la détresse de tes enfants atteints
par cette pandémie,
soulage la douleur des malades,
donne la force à ceux qui les soignent
accueille dans ta paix
ceux qui sont morts.
Et en ce temps d’épreuve,
accorde à tous le réconfort
de ta miséricorde, par Jésus,
le Christ notre Seigneur.
Amen.
intrusive. C’est cette écoute, et
non les réponses fournies qui,
constituant l’autre comme sujet,
déploie ainsi une éthique perfor-
mative, celle qui l’arrache non à
son questionnement mais à sa
solitude en le maintenant relié à
notre commune humanité.
Professeur Roger GIL,
Directeur de l’espace de réflexion éthique
de nouvelle Aquitaine
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SESSION EN MARTINIQUE
La rencontre annuelle
des évêques et vicaires
de cette année a été par-
ticulière. En effet, nous
sommes en temps de
pandémie. Fort heureu-
sement, malgré cela,
nous avons pu nous re-
trouver pendant trois
jours en Martinique.
De plus, suite à la démis-
sion de Mgr Lafont en oc-
tobre dernier, seulement
deux évêques et deux
vicaires généraux étaient réunis
à l’Archevêché de Fort-de-France
avec l’administrateur diocésain de
Guyane, père Alain Diedhiou.
Néanmoins, cette session de trois
jours a été riche et studieuse. Mgr
Macaire avait prévu un ordre du
jour chargé, alternant rencontres
et visites en présentiel et réunions
en visioconférence. C’est ainsi
que les communautés nouvelles
(Vie et Partage, Emmanuel, Che-
min neuf...) ont pu présenter leurs
activités et les économes l’état
des finances après l’année 2020
singulière. De même, un échange
des communicateurs a permis de
faire connaissance et d’avancer ensemble pour le témoignage par
la radio, les journaux diocésains et
les réseaux sociaux.
Des réflexions de fond ont été
faites sur la situation de nos
prêtres dans nos presbyteriums
divers et actifs même en temps
de pandémie. Le père Alain Ran-
say a fait un état de la population
aux Antilles avec une diminution
importante de la population avec
une conséquence pour la caté-
chèse et la scolarité. Conscients
des changements, nous devons
nous adapter pour, par exemple,
associer davantage les jeunes pa-
rents à l’évangélisation. La large
diffusion de ”Bible en nous” est
une proposition concrète qui doit
être accompagnée dans les pa-
roisses et communautés.
L’expérience faite par la célébra-
tion de la messe dans la cathé-
drale de Saint Pierre le dimanche
de La Parole de Dieu a été révé-
latrice. Au cours de cette belle
célébration avec animation par
des jeunes, j’ai découvert que les
familles avaient la Bible et s’ini-
tiaient à la Lectio Divina.
De même, la visite de l’ICEA (Ins-
titut Catholique Européen des Amériques) fondé par
Mgr Macaire a montré
une réponse à l’exode des
jeunes par cette structure
universitaire locale cen-
trée sur la personne par
une formation pluridisci-
plinaire. Les 60 étudiants
présents sont formés dans
un esprit chrétien et sont
visiblement heureux de
leur formation. Les jeunes
de Guadeloupe peuvent
aussi s’inscrire dans cet
institut original.
Les sujets les plus divers ont été
traités, tels ceux de la pastorale
de la santé et de la formation des
futurs prêtres. L’année 2021 sera
une année faste avec la perspec-
tive d’ordinations sacerdotales et
diaconales dans les trois diocèses.
Une telle rencontre est une oc-
casion de voir la réalité de nos
Églises. Joies d’un côté et ana-
lyses des difficultés de l’autre.
Joie de voir les 6 séminaristes
en formation à l’évêché en par-
tageant la prière lors des vêpres
du dimanche à la cathédrale Saint
Louis et des messes quotidiennes.
Le lundi 25 janvier, en la fête de
la conversion de Saint Paul, nous
avons eu aussi la grâce de nous
associer au 325
ème anniversaire
de la fondation des sœurs de St
Paul de Chartres présentes dans
les trois diocèses.
En définitive, une excellente ren-
contre permettant de voir que nos
Églises vivent au même rythme
en communion avec l’Eglise uni-
verselle.
+ J-Y RIOCREUX
RENCONTRE DES ÉVÊQUES
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LE PAPE OUVRE AUX FEMMES
LES MINISTÈRES DU LECTORAT ET DE L’ACOLYTAT
VIE DE L’ÉGLISE
VISITE À NOS AINÉS
Un bonheur partagé lors de la visite rendue aux Pères Blain et
Sanner à l’EHPAD du Sacré-cœur, le mercredi 13 janvier 2021.
Cette visite prend sens, en tout premier lieu, par l’exercice du
devoir d’honorer nos aînés dans le sacerdoce.
Elle prend sens, aussi, en ce temps de distanciation physique,
pour s’inscrire dans la proximité fraternelle.
Il est bon de se retrouver entre frères, afin de puiser le plein
d’énergie pour avancer personnellement dans la mission.
Cette visite, enfin, est la marque d’amitié qui nous lie depuis le
début. La fidélité au ministère se fortifie de l’exemple des frères
aînés dans le sacerdoce. Priez pour vos prêtres, et visitez-les si possible.
Père Silvère NUMA
Le Pape François a établi avec le
Motu proprio Spiritus Domini, ren-
du public ce lundi 11 janvier 2021,
l’ouverture aux femmes des minis-
tères du Lectorat et de l’Acolytat
sous une forme stable et institu-
tionnalisée, avec un mandat spé-
cifique.
Les femmes qui lisent la Parole de
Dieu pendant les célébrations li-
turgiques ou qui accomplissent un
service à l’autel, comme servantes
d’autel ou dispensatrices de l’Eu-
charistie, ne sont bien sûr pas une
nouveauté : dans de nombreuses communautés à travers le monde,
c’est désormais une pratique auto-
risée par les évêques. Mais jusqu’à
présent, tout cela s’est fait sans
véritable mandat institutionnel, par
dérogation à ce qui avait été éta-
bli par saint Paul VI, qui, en 1972,
tout en abolissant les « ordres
mineurs », avait décidé de main-
tenir théoriquement réservé aux
hommes l’accès à ces ministères,
parce qu’il les considérait comme
préparatoires à un éventuel accès
aux saints ordres. Aujourd’hui, le
Pape François, dans le sillage du
discernement qui s’est dégagé des
derniers synodes des évêques, a
voulu rendre officielle et institu-
tionnelle cette présence féminine
près de l’autel.
Une mise à jour du Code
de Droit canon
Ce Motu proprio modifie donc
le premier paragraphe du canon
230 du Code de Droit canon de
1983. Le Pape établit l’accès des
femmes à ces ministères, aussi à
travers un acte liturgique qui les
institutionnalise.
Mettre en valeur la
coresponsabilité des laïcs
Le Motu proprio est accompagné
d’une lettre adressée au Préfet de
la Congrégation pour la Doctrine
de la Foi, le cardinal Luis Ladaria
Ferrer, dans laquelle François ex-
plique les raisons théologiques de
son choix.
Le Pape écrit que « dans l’horizon
de renouveau tracé par le Concile
Vatican II, il y a aujourd’hui un sen-
timent d’urgence croissant pour
redécouvrir la coresponsabilité
de tous les baptisés dans l’Église,
et en particulier la mission des
laïcs ». Et citant le Document fi-
nal du Synode pour l’Amazonie, il
observe que « pour toute l’Église,
dans la variété des situations, il
est urgent que les ministères
soient promus et conférés aux
hommes et aux femmes… C’est
l’Église des baptisés, hommes et
femmes, que nous devons conso-
lider en promouvant le ministère
et, surtout, la conscience de la di-
gnité du baptême. »
(Source Vativan News)
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BRÈVES
LE FOYER DE CHARITÉ DE LA GUADELOUPE EST EN SOMMEIL
En effet, privés de Foyer de Charité depuis bientôt une année, les anciens amis des Foyers de Charité ont bénéficié
d’une récollection proposée par le Foyer de charité de la Martinique. Nous avons voulu retrouver l’ambiance sereine
des Foyers, au cours d’une journée fin décembre 2020 sur le thème : « C’est la confiance et rien que la confiance qui
nous mène à l’Amour » (Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus).
Le Père Aine, père du Foyer de la Martinique, n’a pas manqué de nous instruire sur différents aspects de la confiance.
En prenant les sentiers de l’angoisse, de l’inquiétude dérivées du stress et du doute, nous avons emprunté le pont
menant à la Foi, qui demeure le seul bâton du pèlerin que nous sommes, pour arriver comme la petite Thérèse à la
confiance en Dieu et Dieu seul, en toute circonstance.
La trentaine de participants, à l’écoute, a été soulagée d’entendre que notre foyer de charité est seulement en som-
meil. Le père nous rappelle que ce foyer était simplement un foyer en fondation qui compte actuellement sur nos
prières incessantes pour accueillir une communauté dans le lieu où le Seigneur nous permettra de vivre des récol-
lections ou retraites.
Merci Seigneur pour cette récollection. Pourquoi pas à Carême 2021 ?
Eveline SOUSSEING et les Amis de Marthe
POUR MIEUX CONNAÎTRE HAÏTI
Le mois dernier, une journée a été organisée par le
Lycée Professionnel de la Jaille pour faire connaitre Haïti
et permettre une meilleure intégration des jeunes haï-
tiens dans l’école. Les stands et la soupe de l’amitié
permettaient de découvrir « Haïti, perle des Antilles ».
De nombreuses personnes sont venues à cette journée,
dont Carl Edouard Saint-Rémy, consul d’Haïti en Guade-
loupe et Julien Mérion.
Messe avec la communauté haïtienne
Le 1 er janvier, fête de l’indépendance d’Haïti, des di-
zaines de fidèles ont prié dans l’église du Sacré-Cœur
lors d’une messe concélébrée. A l’initiative de plusieurs
prêtres haïtiens, l’aumônerie est née ce jour-là.
Désormais, régulièrement, les haïtiens et amis pourront
se réunir. Cela permettra une attention aux ressortissants
de ce pays, présents en Guadeloupe depuis peu ou au
contraire depuis de nombreuses années. L’aumônerie
compte sur tous pour informer les personnes intéres-
sées. Prochaine messe avec la communauté haïtienne,
le dimanche 7 Février à 11 H en l’église Saint Michel du
Raizet.
CÉLÉBRATION PREMIÈRE COMMUNION
DE MASSABIELLE II
Le Samedi 5 décembre en l’église Saint-Luc de Baim-
bridge, 63 élèves de CM2 de l’école Massabielle 2 ont
vécu la fête de la première communion entourés de
leurs parents.
Ils s’y sont préparés dans la joie et le silence avec l’aide
de leurs enseignantes, du Père Pierre Gernez, du sémi-
nariste Quentin et de parents bénévoles.
A la fin de la messe, des images sur lesquelles était ins-
crite une prière ainsi qu’un chapelet ont été remis pour
marquer ce jour important de leur vie.
Sophie GRÉGORI-JOHN
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MERCI AU SACRISTAIN DE LA CATHÉDRALE !
Gilbert Andremont fidèle sacristain de la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe à Basse-
Terre a été salué par les prêtres et les fidèles le 10 janvier dernier.
Il a été honoré à l’occasion de son départ à la retraite. Le curé de Basse-Terre, Père Gérard
Foucan et le Conseil Pastoral de la Cathédrale l’ont chaleureusement remercié.
« Monsieur Andremont, vous êtes depuis des dizaines d’années, un des piliers de la
Cathédrale. Il y a 40 ans, vous vous êtes mis au service de l’Eglise de Jésus Christ.
Comme Saint-Joseph, vous avez accompli une tâche,
peu valorisante aux yeux du monde, mais qui en dit
beaucoup sur l’homme humble que vous êtes.
Vous avez commencé, bénévolement, par nettoyer la
cire fondue des bougies. Puis,10 ans plus tard, vous avez
succédé, en qualité de salarié, à la sacristine Raymonde.
Durant toutes ces années, vous avez servi, sans vous plaindre, sans compter vos
heures en étant toujours d’une humeur constante.
Jour après jour, vous avez été fidèle à votre mission, répétant les mêmes gestes
comme l’artisan charpentier, dans le respect des paroissiens, sans jamais vous lasser.
Consciencieux, organisé, vous avez toujours été disponible pour assister les prêtres,
les nombreux prêtres ! Vous avez accueilli trois évêques : Mgrs Oualli, Cabo, et
Riocreux.
Au nom de tous, nous voulons vous dire toute notre reconnaissance. M. Gilbert
Andremont, merci ! »
Père Gérard FOUCAN
BRÈVES
VISITE DE MÈRE ELVIRA
La Supérieure Générale de la Congrégation des Sœurs dominicaines d’Albi a visité les com-
munautés de Trois-Rivières, Le Moule et Capesterre Belle-Eau durant le mois de janvier.
Mère Elvira supérieure générale est venue de Rome pour cette visite.
Pendant son séjour elle a pu rencontrer Mgr Riocreux à l’évêché. La congrégation née au
19
ème siècle à Albi s’est développée en Italie et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique
latine. Ici en Guadeloupe, 20 religieuses appartiennent à cette congrégation.
FRATELLI TUTTI DANS NOS VIES !
Tel était le thème de la conférence donnée par M. Aloysius John,
ce mercredi 6 janvier dans la chapelle des Sœurs Carmélites à
Gourbeyre. Elle répondait comme en écho à cet autre conseil que le
pape François a donné à Aloysius, son bras droit pour la charité en
action : « si chacune et chacun de nous ne fait pas, qui va faire ? »
Ainsi le secrétaire général de Caritas Internationalis parcourt-il le
monde pour porter la bonne nouvelle de Fratelli Tutti, et surtout
pour traduire en acte cette charité et cette solidarité tant prônées
par l’Eglise pour tous les peuples de la terre. « Comment embrayer
une solidarité effective entre nos îles de la Caraïbe ? » voilà l’idéal
vers lequel nous devons tendre. Et pour y parvenir Aloysius décline les principaux axes et jalons que nous suggère le
pape dans « Fratelli tutti ». Comment allons-nous vivre dans ce contexte post-pandémique ? L’amour désormais doit
transcender notre sphère privée. Il convient de mettre en place des petits projets concrets pour venir en aide aux
personnes les plus fragiles partout « où elles se trouvent », et souvent à nos portes. « Le pape François insiste sur les
projets en Eglise ». Pour vivre cette solidarité entre nos îles, maintenant il faut « casser les ilots ».
Dans un chapitre sur l’évangile du Bon Samaritain, le pape nous donne des balises pour promouvoir l’amour universel tout
autant que l’amour de son prochain dans ce monde globalisé qui perd les vertus de compassion et de dignité. Et voici la
trame, comme un code de la route, que propose Caritas, et que partout, où Aloysius se rend, il répète : « au nom de l’Eglise,
promouvoir cette approche fraternelle des pauvres implique comme une trinité obligatoire : les accueillir ; les défendre ;
les accompagner ! »
Jean-Marie GAUTHIER
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DANS L’ORDINAIRE PEUT
SCINTILLER L’EXTRAORDINAIRE
L’autre jour, quelqu’un me posait la
question de savoir pourquoi on ap-
pelle les dimanches que nous célé-
brons après Noël, « les dimanches
ordinaires. » Après l’Epiphanie, en
effet, et après la fête du baptême
du Seigneur, nous entrons dans la
période qu’on appelle dans la litur-
gie « les dimanches ordinaires. »
Mais attention ! Ce qualificatif
« ordinaire » n’a rien de banal ou de
péjoratif. Cette période du temps
dit « ordinaire », et notamment
les dimanches, n’ont rien de mé-
diocre. Ces dimanches-là ne sont
pas inférieurs à ceux des autres
temps liturgiques. Car chaque di-
manche, nous célébrons la Pâque
du Seigneur, et cela n’a rien d’or-
dinaire.
Mais regardons les choses de plus
près. Nous remarquons en effet
que les choses les plus simples
de la vie, qui nous paraissent or-
dinaires, banales, et sans grande
importance, sont très souvent
chargées de signes. Je prends un
exemple concernant les prêtres qui
dans tous les diocèses du monde
doivent faire une retraite annuelle.
Ils viennent alors faire un arrêt de
quelques jours, de stopper leurs
activités, de se remettre à l’école,
de réentendre la Parole de Dieu,
ça peut paraître banal. Or une pa-
role, et à plus forte raison la Pa-
role de Dieu réentendue, peut
changer et bouleverser toute une
vie. Je prends un autre exemple.
Combien de couples, quand ils re-
gardent l’histoire parfois ancienne
de leur mariage, s’aperçoivent que
tout a commencé pour eux, de fa-
çon très ordinaire, très banale, au
cours d’un voyage, à l’occasion
d’une fête, parfois même à l’occa-sion d’une conversation. Ecoutez
cet homme qui racontait comment
il avait rencontré sa future épouse.
« J’étais, disait-il, dans un train.
Assis vis-à-vis de celle qui allait de-
venir mon épouse d’aujourd’hui,
au bout d’un moment, nos regards
se sont croisés ; nous avons souri
l’un à l’autre, échangé quelques
mots, et puis nous nous sommes
rencontrés chaque jour, forcés de
voyager dans le même train, à
la même heure, parce que nous
allions tous deux dans la même
direction ». Ce que nous croyons
être un hasard, n’est finalement
pas un hasard.
Telle fut un peu aussi la vocation
du jeune Samuel dont la vocation
nous est racontée dans la Bible. Le
Seigneur appela Samuel qui répon-
dit : « Me voici ! » Il courut vers le
prêtre Eli et il dit : « Tu m’as appelé,
me voici. » Ainsi d’une façon tout à
fait banale et ordinaire, le Seigneur
appelle ce jeune. Ecartons de suite
toutes les questions sur la manière
dont ce garçon a pu entendre le
Seigneur, pour nous intéresser uni-
quement à cette expérience qui fut
la sienne et qui nous est racontée.
Un jour aussi après une homélie
que j’avais faite à propos de l’ap-
pel de Samuel, je disais à un jeune
enfant de chœur de Pointe-à-Pitre,
qui m’accompagnait sur le chemin
de l’église jusqu’au presbytère, je
lui disais : Peut-être que le Sei-
gneur t’appelle toi aussi à devenir
prêtre. Il me répondit aussitôt :
« Moi ! Il ne m’a jamais appelé. En
tous cas, je ne l’ai pas entendu !
J’attends ». Ce garçon est devenu
kinésithérapeute.
Evidemment Dieu ne parle pas
de la même manière que nous
PAROLES ENTENDUES
nous exprimons. Cependant Sa-
muel s’est senti véritablement ap-
pelé par Dieu dès son plus jeune
âge, alors qu’il était au service du
Temple. Et c’est avec générosité
et spontanéité qu’il répond : « Me
voici ! Parle ton Serviteur écoute ! »
Réponse simple, réponse spon-
tanée, mais réponse qui exprime
déjà une réelle disponibilité avec
ces mots : « Ton serviteur écoute » !
Un commentateur faisait remar-
quer que ce n’est pas un hasard, si
ce n’est de nuit, pendant son som-
meil, que Dieu a voulu appeler
Samuel, pourquoi ? Comme pour
signifier ou symboliser que celui
qui veut être disciple, celui qui se
sent appelé par le Seigneur, doit
en quelque sorte « se réveiller »,
« sortir de son sommeil » « se le-
ver » c’est-à-dire « se mettre de-
bout » pour la tâche à accomplir. Il
faudra encore à Samuel l’aide du
prêtre pour découvrir « Qui » est
celui qui lui parle ainsi mystérieu-
sement. Dans toute démarche spi-
rituelle en effet, nous avons aussi
besoin d’être accompagnés, d’être
guidés par un aîné dans la Foi. Si
on demande à un prêtre ou à une
religieuse, par exemple comment
avez-vous entendu l’appel de Dieu
pour devenir prêtre ou religieuse,
tous vous répondront : tout à fait
simplement, à la suite d’une re-
traite, d’une réunion, ou d’un en-
gagement dans la paroisse, ou
bien encore pour avoir participé à
un mouvement de jeunes, ou bien
encore par l’intermédiaire d’une
personne que l’on a admirée. En
tous cas, pas forcément dans un
rêve, ou à la suite de visions, d’ap-
parition d’un ange, que sais-je.
Rien de tout cela !
Comme tous ces appelés, en par-
tant de Samuel jusqu’aux disciples
de Jésus, nous sommes appelés,
nous aussi, de la même manière,
(et j’allais dire même de façon or-
dinaire et sans ostentation) à être
de véritables missionnaires.
Père Yves GILLOT
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HORIZONTALEMENT
1 - Antillaise.
2 - Goûter en basque. Commune du Lot.
3 - Accompagne Mélo. Succès de quelque chose. Pareil.
4 - Ecole d’ingénieurs en France. Ventilée.
5 - Groupe alimentaire. Type de musique.
6 - Saoul. Fin de verbe. Montre suisse.
7 - Instance dirigeante des JO. Tumeur.
8 - Êtres vivants. Goût de la déception.
9 - Télévision.
10 - Ils souffrent de l’éloignement du pays natal.
VERTICALEMENT
1 - Antillais.
2 - Enlevés. Boisson fermentée.
3 - Qui manque d’habileté.
4 - Copiée. Dépose.
5 - Négation. Assaisonna.
6 - Rare.
7 - Navigateur. Lapin.
8 - Qui pousse à l’excès ses opinions. Condition.
9 - Possède. Supprima.
10 - Suspendu.
11 - Système d’aide à l’exploitation. Chéri.
12 - Voileras.
P. CHERY, cssp
(Solution dans le prochain numéro)
M OTS CROISÉS N O 75
M OTS CROISÉS N O 74 ( SOLUTION )
LA DISCIPLINE DE L’ÉGLISE
Père Louis-Gabriel BLOT
Le droit de l’Eglise mis à la portée de tous sous
forme de Vademecum constitue un effort pour
combler un déficit d’information pour les chré-
tiens catholiques fervents et dévoués et qui
pourtant ignorent parfois la structure un peu in-
saisissable de l’institution. Ils n’en connaissent
pas souvent les dessous organisationnels et
juridico-canoniques, ne s’attachant qu’à l’aspect liturgique et dévo-
tionnel. Les chrétiens ont des droits reconnus et protégés de même
qu’ils ont des devoirs. La lecture de ce livre les aidera à découvrir
la réalité de leur Eglise afin qu’ils puissent mieux s’y intégrer et se
situer.
PAROISSE ST DENIS
D’ANSE-BERTRAND
Père Simon-Pierre Kasongo,
membre de l’institut missionnaire
des amis du Christ (IMAC), ayant
exercé son ministère au Congo et
en Tanzanie, est arrivé en Guade-
loupe fin novembre.
Samedi 9 janvier il a été installé
comme administrateur de la pa-
roisse Saint-Denis, par père Edouard Silène, Vicaire gé-
néral. A cette occasion père Simon-Pierre a renouvelé
sa profession de foi et reçu solennellement les clés de
l’église.
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INFOS
— Bulletin d’abonnement —
Nom : (M., Mme, Mlle) : ..............................................................................................................................................................
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S’abonne / Se réabonne pour un an.
Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre
COMMENT S’ABONNER
• Tarifs •
L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année.
GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros.
En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement
« ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI.
ENTRONS EN CARÊME AVEC MISYON LARI
Les 20, 21 Février 2021
Samedi 20 février : (17 km - 7 h) de Cadet Sainte Rose à Pointe Noire
• Messe à 6h30 à Cadet - Départ marche à 7h30 - Repas tiré du sac
Dimanche 21 février : (12 km - 6 h) de Pointe-Noire à Pigeon Bouillante
• Départ à 7h - Messe à l’arrivée à Pigeon
Prévoir un bon équipement, boisson et sucrerie pour la marche
Date limite d’inscription le 5 février auprès de Père Paul-Antoine Bernard - Tél. 0690 92 08 76
SERVICE DIOCÉSAIN DES VOCATIONS
Pas à Pas avec le Seigneur
Vous réfléchissez à devenir prêtres, religieuses,
religieux, laïcs consacrés ?
Samedi 13 février 2021 de 9 h 30 à 11 h 30
au presbytère de Prise d’Eau
Pour les 25 – 45 ans célibataires. Homme, Femme sans enfants.
Venir avec sa Bible, de quoi écrire, du gel hydro alcoolique,
port du masque obligatoire.
S’inscrire auprès de Sœur Marie-Laurence
Tél. 0696 22 32 75
ANNUAIRE DU DIOCÈSE
2021
Vous pouvez le trouver
à l’évêché, au CPSO,
à la libraire Siloë
de Pointe-à-Pitre et Basse-Terre.
En vente au prix de 5 €
Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30
et les Vêpres le dimanche à 17h45
suivis de la messe dominicale à 18h15.
Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30
Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican
Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire
Nombreuses infos sur le site !
Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles
sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde.
www.guadeloupe.catholique.fr
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OFFICIEL
Dimanche 7 Février
s ( - E S S E D A N S L Ï G L I S E 3 T - I C H E L S U R 2 A I Z E T
avec la communauté haïtienne
Jeudi 11 Février
s ( - E S S E E N L Ï G L I S E D E - A S S A B I E L L E P O U R L A F Ð T E
de Notre-Dame de Lourdes
Dimanche 14 Février
s ( - E S S E A V E C L A C O M M U N A U T Ï M A R O N I T E A U
CPSO pour la Saint Charbel
Lundi 15 et mardi 16 Février
Session sur le scoutisme avec les prêtres
Mercredi des Cendres 17 Février
s ( - E S S E D E N T R Ï E E N # A R Ð M E E N L A C A T H Ï D R A L E
Saint Pierre Saint Paul de Pointe-à-Pitre
Dimanche 21 Février
s ( # Ï L Ï B R A T I O N D E L A P P E L D Ï C I S I F
pour les catéchumènes en l’église
St Jean Baptiste de Baie-Mahault
Mardi 23 Février
Conseil Presbytéral
Dimanche 28 Février
s ( - E S S E E N L Ï G L I S E D ! N S E
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