1011 - Avent : Jésus vient pour tout sauver

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3 € N° 1011 - Décembre 2020 www.guadeloupe.catholique.fr AVENT : JÉSUS VIENT POUR TOUT SAUVER pages 6 et 10-11 CONFIRMATIONS DANS LE DIOCÈSE pages 2-3 MMororMoMororne enee nene ne eRouRououRouoouRo gegegeegegeg MoMMooooororrorrrrrnnennne RRoRRRoougugegegegege Saiainnnt ntnt nFraFraFraannçnçççççooo SaSaaaininntnnt FrFraraanç oooççnçoçooooisis

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2 “L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3 Eglise dans la Caraibe ...................4-5 L’Avent .............................................6 Les jeunes ........................................7 Les îles du Nord.................................8-9 Evêques de France réunis en visio-conférence ..................10-11 Pastorale de la Santé .....................12 Aumônerie des prisons ..................13 Horaires des messes .................14-15 Brèves ............................................15 Paroles entendues .........................16 Mots croisés ...................................17 Infos ..........................................18-19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE NOMBREUSES CONFIRMATIONS DANS LES PAROISSES Depuis le mois de juin, et particulièrement depuis septembre, les pa- roisses accueillent les jeunes pour leur confirmation. Moments de joie et de ferveur pour ces confirmés et leurs familles. Mor eRou MoMoorrnene RoRRoRoouougggguugegegege PiPiPiPPiePPiePie reereretttttettettetStStPPPPPPPP SSSSSSSSt StStSt PPPPPieiPiePiPiieieeieeeeeeeerrrrrrrrrrrerrrrrrerererereeeeeeeetetetetttSSSSSSSStSttStStttPaPPPPPPaPaPaaPaaaauuuuuuuulululullul

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3 Décembre, dernier mois de 2020. Le temps de l’Avent. Cette année qui s’achève fut singulière ! Pourtant, nous nous souvenons des souhaits et des projets début 2020. Notamment pour notre Eglise, celui d’un grand rassemblement diocésain à la Pentecôte ! En mars dernier, tout a été bousculé. Plus de deux mois sans messe publique. Le confinement strict pour la semaine sainte et l’utilisation très large des moyens de transmission : radio, TV et réseaux sociaux. Avouons-le, ce n’est pas la même chose. Des mots ignorés sont devenus familiers et ont envahi notre quotidien. Covid 19. Télé travail. Visio-conférence. En présentiel. Bref, nous avons vécu un temps que nous ne pouvions même pas imaginer en janvier. Au terme de 2020, vous voici peut-être las, fatigués. Pire encore inquiets. Cependant, ce temps peut être favorable d’une vie autrement et en espérance. N’est-ce pas ce que les croyants du temps de l’Exil vivaient ? Six siècles avant le Christ, ils espéraient, sûrs du Seigneur qui n’abandonne pas son peuple. Et les prophètes de l’Ancien Testament exprimaient cette espérance, comme nous l’entendrons en ce temps d’Avent. Permettez une confidence. En ce temps de multiples confirmations, je lis avec attention les lettres des jeunes. Ils s’expriment simplement en parlant de leurs familles, de leurs enthousiasmes, du métier qu’ils envisagent. Ils men- tionnent aussi ce temps particulier, « avec le covid 19… avec la pandémie »… Bref, ils disent leur espérance, et ce, malgré les difficultés du confinement. Ils disent aussi leur joie de la famille, avec pour certains, la prière commune et la méditation de la Parole de Dieu. Voici justement le temps de l’Avent, au cours duquel nous lisons Isaïe. « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Oui, le salut nous vient par un enfant qui va naître. Entrons joyeusement dans cet heureux temps de l’Avent. « Voici, mes bien-aimés, ce temps célébré avec tant de ferveur, temps de la faveur divine, période de salut, de paix et de réconciliation. Puisqu’il a toujours été célébré par l’Eglise avec tant de ferveur, nous-même devons aussi le passer religieusement dans les louanges et les actions de grâce adressées au Père pour la miséricorde qu’il a manifestée. » (St Charles Borromée, évêque de Milan au 16 ème siècle). L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux AVENT 2020 ! MASSABIELLE Comme au Cénacle, autour de Marie, les pa- roissiens de la communauté de Massabielle se sont réunis en novembre pour implorer la venue de l’Esprit-Saint sur 18 jeunes et 2 adultes. Les catéchistes avaient méticuleuse- ment préparé la cérémonie sous la houlette du curé le Père Isadan. Dans les cœurs bien disposés, après la retraite préparatoire et la confession, le message du Père Edouard Silène, vicaire général, était attendu : Chers confirmands, la confirmation est le sacre- ment de l’engagement à aimer comme le proclame Jésus dans l’évangile par ce double commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton Esprit. Et tu aimeras ton pro- chain comme toi-même ». Annick PATCHÉ eB dddddddddddddddddd SSaSaSaSSSaSSSSSSaaSaSaSaSaSaSaaaaiaiaiaiaiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnntntnttetenttntnnnntnneteteeBeBeBBBBeBBBBeBBBBBBeeeeeeBeeeeBeBeeeeeeeerrrrrrnrnnrnnnnnnnnnnnnaaaaaaaaaanaaanaanananaaaadedddddddddddeeeeedeeeedeeeeeettettetetetetetttttttetteetetee

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4 ÉGLISE DANS LA CARAÏBE VERS QUELLE SOCIÉTÉ ? L’ÉGLISE A LA CLÉ ! Fin novembre, Mgr David Macaire, archevêque de Fort- de-France, était en Guade- loupe pour une rencontre avec Mgr Riocreux. Entretien. La crise sanitaire est planétaire. Quel regard portez-vous sur cette réalité ici dans la Caraïbe et dans le monde ? Cette crise s’est montrée révéla- trice d’un grand malaise sociétal et de l’individualisme à tous les ni- veaux : entreprises, groupes civils, diocèses, maisons, personnes. Le diviseur doit se réjouir de nous di- viser, de nous isoler, de nous sclé- roser : n’allez plus voir ni ceux qui nous aiment, ni ceux qu’on n’aime pas, ni nous regrouper pour prier. Plus de vie culturelle, cultuelle. Calme plat partout. Même la soli- darité d’habitude si active chez les chrétiens est atteinte. On a peur. Ici, nous le savons, les Caribéens sont résilients en face des cata- clysmes par les volcans, raz-de- marée, séismes ou les ouragans. Nous avons toujours su relever la tête. Du coup, si une nouvelle société peut jaillir, on n’aura pas perdu notre temps. Qu’en est-il de la solidarité antillaise ? On s’est mis à construire des maisons avec des clôtures partout, on a pris l’habi- tude depuis quelques décennies de construire dans l’isolement. Il nous faut bâtir un nouveau projet de société basé sur la fraternité qui va retenir nos jeunes. De plus, l’Eglise a la clé pour libérer le vivre ensemble. Vous avez dit récemment que cette « crise sanitaire ne doit en aucun cas devenir pour les chré- tiens une crise de l’espérance » en vous appuyant sur les pa- roles actuelles du Pape François. Donnez-nous quelques jalons. De grandes interrogations se posent en effet. Les chrétiens en Martinique doivent se prendre en mains, et nous y travaillons, car toutes ces questions de solidarité, engagement envers les pauvres, constructions de projets doivent être remises sur le tapis. Rebâtis- sons une vraie solidarité. Sait-on gérer un conflit aujourd’hui dans cette société du zapping perma- nent où on s’isole de plus en plus ? Quelle est la relation à la terre ? Laudato’Si est une question de vie ou de mort pour le monde. Chez nous dans la Caraïbe nous devons prendre à bras le corps la question éminemment politique du vivre ensemble. Il me plaît de remé- morer ici ce que le pape François nous avait dit à nous Caribéens qui étions en pèlerinage à Rome en octobre 2019, tandis qu’il s’adres- sait après son audience générale, il s’est tourné vers nous nous Martiniquais : « C’est le Christ qui libère, mais je vous encourage à briser les barrières pour libérer la joie du vivre ensemble ! » Il y a un vrai projet sociétal à promouvoir, et les chrétiens, je vous assure, ont en mains les clés du cadenas. Le pape n’hésite pas à parler de l’im- périalisme culturel occidental. Pour les jeunes depuis les en- fants jusqu’aux étudiants et jeunes travailleurs ou en quête d’emploi, la situation est quand même porteuse d’inquiétude et on les comprend. Un jeune ré- cemment me disait « le virtuel à tout bout de champs me donne le vertige ». Qu’en pense-vous ? On sait maintenant que portables et réseaux sociaux ont pour consé- quence l’isolement social de beau- coup de jeunes ainsi victimes de manipulations de toutes sortes (culturelle, idéologique…), et cela entraîne une transformation du psychisme et du cerveau. Dans les hautes sphères de la planète on commence à suggérer “pas de portable avant seize ans”. Du coup les pauvres sont réduits à une ad- diction culturelle, et les riches sont privilégiés. On le constate partout : les enfants, les jeunes ne savent plus jouer… quand on sait que le vrai jeu est si vital pour l’éducation, tous les psychologues et les péda- gogues l’ont affirmé ! Il y a donc danger. On détruit la vraie capacité de libération. On le sait chez nous, les anciens esclaves ont pu se libé- rer par l’instruction, ils devenaient leadeurs car avaient accès aux sa- voirs appris, compris, intégrés. Des évêques africains me disaient der- nièrement que l’émigration de leur peuple était due non pas tant à la famine ou la guerre, mais les jeunes sont téléguidés par les réseaux so- ciaux et ils fuient leur contrée, leur terre où ils pourraient pourtant continuer d’œuvrer malgré tout, pour l’illusion d’un avenir factice et surfait ailleurs loin de chez eux. Le cardinal Sarah a dit avec justesse : « Dieu aime les migrants, mais il est contre l’immigration. » Or chez nous aux Antilles, ceux qui ont

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5 réussi s’en vont. Et il y a ainsi beau- coup de jeunes qui ne sont pas en quête d’emploi mais qui ne voient pas le monde réel et subissent une culture superficielle et mon- dialisée qui n’est pas la leur vérita- blement. Oui l’Eglise doit offrir aux jeunes des SAS : temps forts, mou- vements, retraites, camps… Que propose-t-on à nos jeunes confir- més bien souvent ? Que la messe ! Et la pandémie n’arrange rien. Les chrétiens doivent être audacieux et proposer quelque chose de nou- veau. Chez nous en Martinique on propose aux jeunes en recherche de vocation de laisser leur portable pour un temps bien structuré de ressourcement. C’est dur au début. Mais après ils sont contents. Il faut que les familles s’investissent et réfléchissent : quelle société elles veulent pour leurs jeunes ? Il y a dix ans on ne savait pas. Mais au- jourd’hui on sait les dangers, les addictions, les périls. Là encore notre Eglise a la clé. Le « voir - juger - agir » de l’ac- tion catholique, semble être une belle méthode d’approche pour retrouver l’élan et la liberté. N’est-ce pas à travers elle que les familles peuvent trouver de vraies raisons d’espérer ? L’avantage de la méthode c’est qu’elle a été éprouvée depuis des décennies dans l’Eglise et les com- munautés chrétiennes. Elle paraît neuve aujourd’hui, comme re- nouvelée après un passage qu’on pourrait appeler difficile. Mais elle prône des valeurs et des vertus qui sont intéressantes pour les jeunes. Je le remarque dans mes rencontres avec les 25-50 ans qui semblent aujourd’hui les grands oubliés du moment. Les autres sont là sont un peu perdus et se sentent comme jugés. Après les plantations des années 50, les parents sont devenus fonctionnaires. Or aujourd’hui ils se retrouvent dans la société pri- vée, difficile, souvent aléatoire avec l’instabilité et les changements d’emploi. C’est une lutte pour sur- vivre. Ils ne sont pas compris par les anciens : situation matrimoniale ou professionnelle incertaine. Ils sont plus isolés que leurs parents dans une société moins cohérente. Oui ces jeunes demandent un SAS pour discerner, être écoutés. Ce qu’ils demandent aux prêtres ce n’est pas que la messe, ils veulent être entendus et recevoir un éclai- rage à la lumière de l’Evangile. Je le vois bien en parlant avec eux, ils sont unanimes dans cette quête d’identité vraie. Ils veulent sortir de cette loi de la jungle, de cette société qui semble leur dire : tu ne lèves pas les yeux, on réfléchit pour toi ! Dans notre diocèse, oui nous commençons à promouvoir l’idée qu’après chaque activité me- née il y ait une évaluation, un peu comme une feuille de route. Et la relecture du voir-juger-agir est un beau prisme. La « Fiche SWOT », en anglais “Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats”, cela se traduit par forces, faiblesses, pro- jets, freins. Ce programme bien en place dans la société doit pouvoir s’adapter dans l’Eglise. Chaque an- née pour chaque groupe, chaque projet peut faire l’objet d’une relec- ture constructive de ce qui a été mené pour avancer dans le bon sens. (Propos recueillis par J.-M. GAUTHIER) MGR LAFONT, RETRAITÉ ET MISSIONNAIRE Mgr Emmanuel Lafont évêque de Guyane depuis 2004 est désormais « évêque émérite de Cayenne ». En effet, le jour de ses 75 ans, le 26 Octobre dernier, le pape François a accepté sa démission. Il a marqué son immense diocèse par son ardeur missionnaire et il reste une figure de l’épiscopat français. Né à Paris, il a été formé au séminaire français de Rome pendant le Concile. Titulaire d’une licence en Ecriture Sainte, il insistait toujours pour approfondir la Parole de Dieu. Ordonné prêtre le 2 août 1970 pour le diocèse de Tours, il a exercé son ministère sacerdotal dans sa région, notamment comme aumônier de la JOC. En 1983, il devient missionnaire en Afrique du Sud. Curé de paroisse à Soweto, il sera dans ce pays au cœur des événements historiques ayant mené à la fin de l’apartheid et à l’élection présidentielle de Nelson Man- dela en 1994. Il participera aux obsèques nationales de Mandela le 5 Décembre 2013. De retour en France en 1997, il deviendra directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires, puis curé de Langeais en Touraine. Fort de ces expériences en Eglise, il est nommé par Jean Paul II évêque de Cayenne le 18 Juin 2004. Ses années d’épiscopat ont été marquées par une intense activité déployée au service des populations les plus recu- lées, notamment les Amérindiens, dont il sera un porte-voix remarqué lors du Synode sur l’Amazonie en octobre 2019. C’est à ce moment qu’il manifeste son souhait pour une retraite et ainsi quitter sa responsabilité, tout en restant dans le diocèse à Camopi au milieu de villages amérindiens. Venu souvent en Guadeloupe, il était présent lors des grands événements de l’Eglise ou lors de rencontres de la province Antilles-Guyane. Comme prévu par le droit canon, dans l’attente d’un nouvel évêque, un prêtre du diocèse, le Père Alain Diedhou jusqu’alors vicaire général, a été élu par le collège des consulteurs administrateur diocésain de Cayenne. Cyprien VIET

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6 Qu’est-ce que l’Avent pour l’Eglise ? L’Avent, du latin adventus : avè- nement, arrivée du Messie, est la période qui couvre les quatre se- maines précédant Noël. C’est un temps de préparation à Noël. C’est un temps d’attente qui comporte plusieurs formes : il nous fait revivre d’une part l’attente du peuple juif de la venue du Messie, l’attente de la naissance de Jésus ,l’attente de l’avènement du Christ à la fin des temps. L’Avent marque le début de l’année liturgique. Depuis plusieurs semaines, tout le monde parle de Noël. Certains, se demandent comment vivre le temps de l’Avent ? Comment allons-nous fêter Noël en cette période de crise sanitaire ? D’autres, comme les chrétiens, avec le prophète Isaïe, se tournent vers le Seigneur : « Pour- quoi, Seigneur, nous laisses-tu er- rer hors de tes chemins ? Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Reviens, à cause de tes serviteurs. » (Isaïe 63, 17, 1 er dimanche de l’Avent B). A chacun de vivre ce temps de l’Avent Avant le premier dimanche de l’Avent, certaines radios nous mettent déjà dans une ambiance de fête. La publicité vient nous rap- peler que Noël est proche : « Noël approche à grand pas… » Ces ra- dios diffusent les chants de Noël dans un esprit commercial. L’Avent nous est offert, à nous chrétiens, pour commémorer la première venue du Fils de Dieu en notre monde et orienter notre Es- pérance vers le retour du Seigneur, c’est-à-dire la seconde venue du Seigneur. L’Eglise a pris les moyens pour rappeler ces facettes essen- tielles de la foi chrétienne. Ce temps de l’Avent est exception- nel. Il se vit dans un contexte de crise sanitaire difficile. La pandé- mie de la Covid-19 nous fait voir comment les inégalités sociales entrainent bien des souffrances : souffrance économique, souffrance spirituelle. Suite à cela, une cer- taine peur s’installe en nous Mais, en tant que croyants, avons-nous L’AVENT ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPERANCE EN AVENT ! Noël, c’est la grande Espérance Pour tous les hommes d’aujourd’hui L’avent est temps de l’endurance Jésus vient nous donner la vie ! Nous vivons un temps de souffrance De privations et de dénis Ne cédons pas à la violence La crèche est signe d’harmonie ! Nos aïeux cherchent la récompense Pour leurs familles, pour leurs amis Les enfants entrent dans la danse Vers un destin plus réussi ! Noël, c’est la grande Espérance Nos efforts produiront du fruit L’avent est temps de la croissance Jésus vient nous donner la vie ! Sœur Emmanuelle Victor (« Petits poèmes pour l’éducation » Ed. des lacs collinaires) raison d’avoir peur ? En lisant la 2 ème lecture du 2 ème dimanche de l’Avent une certaine lueur pointe à l’horizon. Dieu promet « un ciel nouveau et une terre nouvelle ». Découvrir les signes d’espérance Nous vivons dans un monde où la religion n’est plus une priorité. Tout ce qui se fait de beau et de bon ne reflète pas nécessairement un agir chrétien. Il revient à chaque baptisé le devoir de faire ressortir le message apporté par la Parole de Dieu. Et pour y arriver, il faut premièrement rendre compte de notre foi. Il faut redécouvrir la joie de l’attente du Messie, notre Sau- veur. Les uns et les autres ne pourront se retrouver pour les « chanter Noël » comme veut la tradition. Mais, en famille ils peuvent se re- trouver pour réfléchir à leur mis- sion. Qu’est-ce que Dieu attend de nous aujourd’hui ? Comment ap- porter un regard plein d’espérance devant un avenir qui paraît incer- tain ? L’Espérance ne déçoit pas. P. Edouard SILÈNE

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7 Accompagnés du curé, père St-Clair et les accompagnateurs Vincent, Patricia et Laetitia, une trentaine de jeunes de chœur et les jeunes de la « pastorale des jeunes » du Raizet ont fait leur rentrée pastorale sur le beau site du Jardin d’eau à Goyave mi-novembre. La journée a été lancée par un temps de prière et un mot d’accueil prononcés par le curé pour situer l’objectif et l’orga-nisation de ce temps de réflexion, de décision et de détente. Dans un contexte de crise sanitaire qui fait naître un sentiment de peur et d’anxiété, il a été convenu que le fil rouge de cette journée soit l’inter- vention d’un professionnel en coa- ching qui pourrait aider les jeunes à exprimer leur vécu et à redécou- vrir les potentialités qui les habitent et qui pourraient être source de confiance en soi. C’est ainsi que Mme Christiana Fraiderik, Coach, a accepté de mener cette Conférence-débat interactive intitulée : « Comprendre les mécanismes émotionnels pour sortir des peurs persistantes et pré- server sa santé » Après avoir établi les règles du jeu, Début novembre, en dépit de la crise sanitaire, les accompagna- teurs de la Pastorale des jeunes se sont réunis à la Paroisse de Saint Luc de Baimbridge. Le Père Chris- tian, curé de la paroisse, Salésien de Don Bosco « était au milieu de nous comme celui qui sert ». De nombreux groupes étaient repré- sentés par les 40 animateurs de la pastorale. Cette rencontre avait pour but de partager sur les contacts avec les jeunes en période de confinement, faire un état des lieux et échanger sur les perspectives pour l’année 2020-2021. Occasion de la mise en place pour sauvegarder le lien avec les jeunes et garder la dyna- mique dans la paroisse.Durant ce temps, la Parole a été donnée aux accompagnateurs, cha- cun a pu exprimer la situation dans la paroisse, les attentes et affirmer leur volonté de poursuivre la mission. Dans certaines paroisses, les acti- vités ont démarré soit en présen- tiel, soit en distantiel. Pour d’autres elles sont en phase de réorgani- sation suite au départ des jeunes pour les études. Cependant, après les différentes confirmations, on observe un bourgeonnement de la Pastorale des jeunes. Nous avons pu retenir qu’il y a un besoin d’accompagnement, de soutien mutuel et l’importance de faire un travail en profondeur afin d’enraciner les jeunes dans la vie des paroisses. LES JEUNES JEUNES DU RAIZET RENTRÉE PASTORALE LES ACCOMPAGNATEURS SE SONT RÉUNIS Quelles perspectives pour l’année 2020-2021 ? La dynamique paroissiale sera pri- vilégiée au vu de la situation sani- taire actuelle. Tout au long de cette année, dans l’élan du Christus Vivit, pour approfondir le sens de notre engagement, nous découvrirons et porterons une réflexion autour de la récente encyclique du Pape François : Fratelli tutti. Les accom- pagnateurs feront l’écho auprès des jeunes. Chaque groupe est invité en plus de l’engagement des jeunes dans les différents services de paroisse à faire découvrir la vie du jeune « Carlo Acutis comme modèle de sainteté » , « La Sainteté à travers le numérique » et réinventer d’autres manières de proposer la Foi aux jeunes afin de garder la flamme allumée. Sœur Marietta effectué le tour de table, Mme Frai- derik fait réagir les jeunes par ses interventions percutantes. Débat très animé avec des prises de pa- role pertinentes, drôles, réfléchies et sérieuses. Ce qui a mis une am- biance joyeuse. Après un temps d’échanges et d’enseignement, les jeunes se retrouvaient en atelier où ils devaient réfléchir et trou- ver les lieux de leur peur et dire concrètement comment ils gèrent ces situations anxiogènes. Les re- montées de ces ateliers ont laissé apparaître un grand besoin de sé- curité. D’après les jeunes, les lieux qui font naître plus de peur sont les réseaux sociaux. L’après-midi était réservé pour les activités ludiques. Les jeunes ont exprimé leur satisfaction d’avoir vécu un temps si fort pour lancer l’année pastorale. Vincent CARVIGAN

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8 LES ÎLES DU NORD SAINT MARTIN LA RECONSTRUCTION Rénovation des églises catholiques Saint-Martin se distingue par sa population et son multilinguisme. Il en va de même pour les reli- gions. Une situation due aux popu- lations qui ont peuplé l’île dans un premier temps (anglaises, hollan- daises, françaises…) puis dans un second temps aux nouveaux arri- vants de toute la Caraïbe. La liberté de culte est de mise sur la Friendly Island qui compte près d’une tren- taine de lieux officiels, de toutes confessions. L’île compte six églises catholiques, trois en partie hollandaise et trois en partie française : l’église saint Martin de Tours à Marigot ; l’église catholique Mary Star of the Sea à Grand-Case et la chapelle Saint Joseph au Quartier d’Orléans. A Saint-Martin, l’église de Marigot et celle de Grand-Case sont pro- priétés de la Collectivité de Saint- Martin. La chapelle de Quartier d’Orléans appartient au diocèse de Guadeloupe et vient d’être restau- rée. Mais à Marigot la salle parois- siale est aussi propriété de l’Eglise, car elle a été construite sur un petit bout de terrain, entre l’église et le presbytère, acheté par le diocèse. Après Irma, Où en sommes-nous ? La chapelle du Quartier d’Orléans avait bénéficié d’une première ré- paration de fortune grâce à l’inter- vention des militaires venus prêter main forte. Les offices avaient pu reprendre temporairement. Mais la toiture devant être refaite, les travaux ont débuté à la rentrée dernière et sont en voie d’achève- ment. Ces travaux ont été financés par le diocèse en coopération avec des entrepreneurs locaux et l’appui financier de donateurs. Les deux autres chantiers restent à réaliser par la Collectivité, à moins qu’elle ne donne l’autorisation à l’Eglise d’entreprendre les travaux. Le Père Blot, nouveau curé, espère obtenir l’autorisation de la Collec- tivité afin que l’Eglise puisse dès à présent intervenir afin de rouvrir ces deux lieux de culte aux chré- tiens. Espérance et objectifs du nouveau curé Depuis toujours le Père Louis- Gabriel Blot se partage entre la pastorale et les activités sacramen- telles d’une part, et l’enseignement d’autre part « car pour moi seule l’éducation rend possible le chan- gement et le développement » affirme-t-il. En éternel optimiste il poursuit : « j’espère bien obte- nir des instances de la Collectivité l’autorisation de commencer avec toutes les bonnes volontés la réha- bilitation des deux églises de Mari- got et Grand-Case. Je veux me re- trousser les manches dans ce but. Ce n’est pas la réhabilitation des églises qui est le plus important mais le fait que les fidèles puissent à nouveau disposer de ces lieux. Car sans lieux, l’église perd ses fi- dèles. » Il y a aussi la nécessité de la création d’une école catholique. Il n’y en a pas à Saint-Martin, « et chaque fois que je parle avec les gens c’est la première chose qu’ils me demandent : “pour prendre soin de nos enfants donnez-nous une petite école !” Les Sœurs sa- lésiennes présentes n’attendent que cela pour instruire les élèves en plus de l’excellent travail pas- toral et d’attention aux plus dému- nis qu’elle font déjà. Il y a un petit terrain en vue, Dieu fasse que les choses avancent ! On va prier et œuvrer dans ce sens. » J.-M. GAUTHIER ChaChaChaChChChaChahaChaCha pelpelpelpelpelpelpepepel lelelle le lelele St StStStSSt St St StJosJJosJJosJosJosJosJ hephhephephephephephpp rererererestastastastastauréurééuréuréuré e e -e -e -e - QQuQuQuQu tartartartartierierierieries ds ds ds d’Or’Or’Or’OrOléaléaléaléaéééansnsnsns Eglise St Martin de Tours - Marigo t

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9 CONFIRMATION À ST BARTH Le week-end du 15 Novembre a été un week-end excep- tionnel pour moi ! Joie d’aller pour la première fois de ma vie sur l’île de Saint-Barthélémy ! Joie de présider une messe de Confirmation à l’église de Lorient en tant que délégué de notre évêque ! Joie de revoir le nouveau curé de l’île, Père Evariste avec qui j’étais au Séminaire d’Orléans l’année 2003-2004 ! Joie d’aller saluer un confrère en retraite sur l’île : Père Robert Blanchard ! Parmi les merveilles lues dans les lettres, celle-ci : « Je souhaite être confirmé pour poursuivre la route dans la continuité de mon bap- tême et de ma première communion »… « Je sou- haite sceller mon baptême, recevoir l’Esprit-Saint et ses dons afin qu’il m’éclaire, me rassure et me guide tout au long de ma vie. » Le chant final de la messe de Confirmation exprimait bien ce à quoi ces jeunes sont appelés : « Va au grand large au vent de l’Esprit faire équipage avec Jésus-Christ. Va au grand large au vent de l’Esprit faire équipage avec Dieu dans ta vie ». Père Gérard FOUCAN EGLISE RESTAURÉE À SAINT MARTIN En septembre 2017, le cyclone Irma a lourdement endom- magé la chapelle Saint-Joseph dans le quartier d’Orléans. Des travaux d’urgence avaient été réalisés, mais une restauration complète de l’intérieur était nécessaire. Depuis plusieurs mois, l’entreprise GTM assure ce travail pour la toiture, le plafond, de nouvelles portes et fenêtres. Les bancs ont été remis en place et les messes pourront être prochainement célébrées, notamment chaque dimanche à 7 H. La réouverture officielle aura lieu le dimanche 6 décembre avec une messe présidée par Mgr Riocreux. Par ailleurs, la maison paroissiale en face de l’église a été très endommagée. En 2021, la paroisse pourra retrouver ce presbytère fort utile dans ce quartier proche de la partie hol- landaise. Ces travaux ont pu être financés par les assurances et par les nombreux dons reçus par le diocèse en 2017. Qu’ils soient ainsi remerciés pour cette participation à cette restauration. Le Père Marcin Karwot, actif curé de Saint Martin était arrivé peu après Irma en 2017. Il avait initié les travaux de restaura- tion des églises. Appelé à une autre mission, il a quitté Saint Martin pour sa Pologne natale. Le Père Blot lui a succédé en septembre dernier. TOUSSAINT AVEC LA PREMIÈRE COMMUNION ! En cette belle fête de Toussaint, 22 enfants, préparés avec beaucoup de sérieux ont pu faire leur Première Communion ! Joie dans les cœurs ! Joie dans les familles ! Joie dans la communauté chrétienne de Saint-Martin ! Les parents, les ca- téchistes encouragés par le père Blot, leur nouveau curé, et accompagnés par les sœurs Salésiennes qui continuent de faire un travail de proximité et apprécié de tous, ont chanté et prié de tout leur cœur en cette fête de tous les saints ! Belle étape d’encouragement pour tout le monde en cette période si difficile de pandémie ! « Aimer Jésus-Christ de tout notre coeur et resserrer les liens entre nous ! C’est indispen- sable pour aller de l’avant » comme l’a si bien expliqué père Blot, qui n’a pas manqué de promouvoir la dernière encycli- que du pape François « Fratelli Tutti » « Tous Frères ». Sœur Emilienne

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10 Début novembre, comme chaque année, les 105 évêques de France étaient réunis. Cette assemblée devait se faire à Lourdes. Faute d’être en « pré- sentiel », les évêques étaient dans leurs évêchés en visio- conférence. Dimanche 8 No- vembre, le président de la conférence, Mgr de Moulins- Beaufort a conclu cette assem- blée par un texte dense avec comme fil directeur, l’Eucha- ristie. Extraits. Au fil des dernières années, la cé- lébration eucharistique commune est devenue le coeur des assem- blées plénières de la Conférence des évêques de France. Elle a lieu dans la basilique basilique Notre- Dame-du-Rosaire. Les pèlerins présents constituent une assem- blée dont la seule vue rappelle concrètement aux évêques que leur ministère est un ministère pour l’Église catholique entière. Les Laudes le matin, les Vêpres au milieu de l’après-midi, l’Angé- lus, déploient en quelque sorte la célébration du mystère de la foi concentrée dans la liturgie eucha- ristique. Serrés dans les stalles de la basilique, les évêques éprouvent physiquement leur appartenance à un collège au service du Corps du Christ entier. Notre assemblée de cette année, tenue par visio-conférences, épi- démie oblige, ne nous a pas per- mis cette expérience singulière de la proximité les uns aux autres qui se vit dans le rite eucharistique et qui est nourrie par l’Eucharis- tie elle-même. Les prodiges de la technologie nous ont été plus qu’utiles : grâce à eux, au-delà de ce que nous aurions imaginé, je crois, nous avons éprouvé la joie de nous voir les uns les autres, à tout le moins de nous apercevoir dans les vignettes de nos écrans, parfois de parler à quelques-uns dans un groupe réuni dans une salle numérique. Le vrai culte Certes, le vrai culte, le véritable sacrifice, est le sacrifice spirituel, par lequel chacun fait de tout lui- même une offrande à la gloire du Père (Rm12, 1). L’Apôtre Paul écrit : « Offrez votre corps en sacrifice spi- rituel, capable de plaire à Dieu ». Le corps, ici, désigne le tout de l’être humain, celui qui agit grâce à ses membres, celui qui imprime sa marque en ce monde, dans le cosmos, en y introduisant une in- tention. La moindre de nos actions peut ainsi devenir un acte « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Tout le culte liturgique, toute la vie sacramentelle, sont orientés à cette fin. La technique nous a permis d’être rassemblés sans l’être physique- ment et par là, de surmonter les dif- férents plus ou moins importants, les quiproquos et les agacements qui s’exacerbent lorsque l’on ne se voit pas et que l’on oublie ou que l’on surmonte lorsque, soudain, se retrouvant, on éprouve à nouveau la joie que l’autre nous apporte par ce que sa présence physique traduit de la qualité de son coeur et porte de promesse de se com- prendre pleinement un jour. Mais la technique n’a pas remplacé ce en quoi la célébration commune nous replonge, la joie de l’Épouse du Christ suscitée par son Époux, qui tressaille à sa voix et vibre à sa venue, à quoi le dialogue des évêques, prêtres et diacres avec l’assemblée eucharistique nous donne part. Quel culte sera possible ? Jadis et même naguère, la messe célébrée dans chaque village offrait un temps de prière de louange et de prière de supplication, d’élé- vation au-dessus ou au-delà des soucis du moment, de rencontre avec Dieu et avec les autres. Le travail de la semaine était tour- né presque aussitôt vers la gloire de Dieu et offert pour le salut du monde. Nous ne pouvons plus le vivre ainsi dans notre pays. Nous célébrons chaque dimanche et même chaque jour un culte qui n’exerce sur le cosmos qu’un pré- lèvement minime : un peu de pain et un peu de vin suffisent ; EGLISE DE FRANCE EVÊQUES DE FRANCE RÉUNIS… EN VISIO-CONFÉRENCE !

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11 il y faut cependant aussi un prêtre et encore quelques fidèles. Dans notre séquence intitulée « Territoire et paroisse » nous avons réfléchi, sous la conduite du groupe de tra- vail, à cette thématique. Le défi est grand : avec moins de forces sa- cerdotales, soutenir l’élan spirituel de tous, dispersés dans le monde rural ou regroupés en ville. Bien des initiatives se prennent, des ex- périences se cherchent. L’Eucharis- tie n’en est pas le tout, mais toute vie chrétienne ne trouve son sens plein qu’en se reliant à l’acte du Christ. Comment pouvons-nous assurer ce lien vivant, offrir, dans la dispersion, la possibilité concrète pour chacun de devenir de plus 6 en plus un « adorateur en esprit et vérité » ? Ces questions ont habi- té notre travail sur la future ratio, c’est-à-dire le futur cadre expli- quant et décrivant ce que doit être la formation des prêtres, initiale et continue. Ces mêmes questions rendent pressantes les décisions que nous avons à prendre devant la fragilisation de nos diocèses, y compris sur le plan financier, et la solidarité entre diocèses que nous devons renforcer. Le service fraternel est aussi le vrai sacrifice, le sacrifice spirituel. La catholicité de notre adoration Le vrai culte, en esprit et vérité, ne se fait pas sur telle montagne plus que sur telle autre. Il monte de toute liberté, de tout coeur, qui, reconnaissant son Créateur dans l’action de grâce, accepte de se découvrir pécheur et d’accueil- lir le pardon qui lui est donné, à quelque race ou nation ou culture qu’un être humain appartienne. Il procure la paix entre les hommes, il demande la paix et la grâce d’un coeur pacifié et pacifique, nourri de la grâce de Celui qui est mort en intercédant pour ses bourreaux. Il aspire à vivre ainsi, non seulement dans le secret de son âme, ni dans le cercle de ses proches, mais avec tous les humains, tous appelés à devenir des fils et des filles du Père dans l’Unique Fils bien-aimé. C’est pourquoi, réunis en assem- blée, nous avons porté dans notre prière les personnes assassinées à Nice parce qu’elles priaient ou travaillaient dans une église. Nous avons regardé avec inquiétude la situation de nombreux pays où la paix est menacée ou bien où la guerre a repris : en Afrique no- tamment, mais aussi aux confins de notre Europe, dans le Cau- case. Nous avons voulu exprimer notre solidarité avec les popula- tions du Haut-Karabagh, et aussi de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan qui se trouvent engagés dans une guerre que l’on aurait pu espérer oubliée. Nous pensons aussi au Liban, tellement fragilisé par la terrible explosion du début août : son renouveau politique, écono- mique et social est indispensable à l’équilibre du monde, face aux tensions dans les pays voisins. Les chrétiens, dans leur diversité, y jouent un rôle capital. Puissent-ils être encouragés par notre amitié fraternelle et notre communion ! La gloire du Créateur Nous avons renouvelé notre joie de pouvoir contempler Dieu comme Créateur. Il est le principe de tout être, celui par qui tout être, le plus humble et le plus élevé, trouve la garantie de son existence. Rien ne vient du hasard, rien n’est que le résultat de la nécessité ; tout est porteur de la libre et bienveillante volonté de Dieu, tout signale sa bonté pour nous. Il est celui qui nous rend capables d’agir, celui qui nous confie, à nous les humains, son oeuvre, non pour que nous la saccagions, non pour que chacun lutte contre les autres afin de s’en approprier la meilleure part, mais pour que nous y reconnaissions un appel à l’entraide, au respect, à l’émerveillement, à la fraternité, à la communion. Il veut que chaque être humain puisse vivre pour toujours dans la communion intime qu’il est. Bientôt, l’Avènement Nous célébrons confinés, et dans un confinement maintenu par le juge : que cela soit un encouragement à élargir notre coeur à la dimension du cosmos pour rendre grâce à ce- lui qui nous le donne et unir notre regard sur tout être au regard du Créateur. Nous vivrons peut-être encore le temps de l’Avent avec des limitations de déplacement, des magasins fermés, des restric- tions de rassemblement. Chaque année nous nous plaignons, en arrivant à Noël, que cette fête, si chère à notre cœur, soit réduite à un temps de consommation effré- née. Le premier confinement nous a permis de vivre un Carême et une Semaine Sainte intenses. Certains vivront ce temps avec de l’inquié- tude pour leur métier ou pour leur situation économique et sociale. Puissions-nous vivre pleinement la grâce de l’Avent ! Confinés ou pas, il nous suffit de contempler le grand mystère : le Créateur devient créature. Il vient si discrètement, comme pour ne rien troubler, mais pour tout renouveler. Mgr Éric DE MOULINS-BEAUFORT, Président de la Conférence des évêques de France, archevêque de Reims

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12 UNE QUESTION : LES IVG EN GUADELOUPE La Guadeloupe est le 2 ème dé- partement d’outre-mer en ma- tière de recours à l’IVG. Cette situation interpelle la pasto- rale de la santé du diocèse de Guadeloupe. Nous publions la réflexion du Père Jean Hamot sur ce sujet sensible. En pleine crise sanitaire, une infor- mation vient encore nous ques- tionner, nous secouer. La Guade- loupe se situe parmi les régions de France où le recours à l’inter- ruption volontaire de grossesse est le plus élevé. Cela donne à réfléchir et provoque la pastorale de la santé. Ainsi, en 2019, 3.26I IVG ont été pratiquées en Guadeloupe. Notre département est le 2 ème dans les outre-mer après la Réu- nion. (4.800). Le taux d’interrup- tion volontaire de grossesse chez les mineures âgées de 15 à 17 ans, s’établit dans notre archipel à 12,50 pour mille femmes. C’est l’un des plus élevés au plan natio- nal. Donner la vie ou la supprimer. Une question qui engage leur au- teur !« Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abon- dance ». Si le Christ a épousé toute notre nature humaine, c’est bien pour nous dire l’importance de la vie. Et lui-même l’a prouvé en accueil- lant les malades, les déshérités, les plus pauvres. La vie est pré- cieuse, elle doit être respectée et protégée depuis le moment de la conception. Dès le premier instant de son existence, l’être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne parmi lesquels, le droit inviolable de tout être innocent à la vie. L’avortement est considéré comme étant « un désordre moral particulièrement grave. » (Paul VI). Dans son encyclique « Laudato Si », le pape François dit : « tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible avec la justifica- tion de l’avortement…la protec- tion de l’enfant à naître s’inscrit dans cette écologie intégrale qui respecte tout homme et tout l’homme ». En effet, chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L’enga- gement résolu des chrétiens n’est pas d’abord dicté par une morale mais par l’amour de la vie que ni la maladie, ni l’âge ne peut amoin- drir. L’avortement ne peut en au- cun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Ne devons-nous pas veiller, en tant que « dis- ciples missionnaires du Christ », à ce que la société consacre de grands efforts pour l’accueil de la Vie, agisse sur les causes sociales qui poussent à poser cet acte ?Qui se soucie de celles qui sont passées par ce chemin de mort ? Le témoignage de nombreux psy- chologues, éducateurs, prêtres soulignent la détresse de celles qui ont connu l’IVG : violences physiques, violences psycholo- giques. Elles se retrouvent seules face à leur conscience, rongée par le regret, la culpabilité, le remords. Elles se sentent complétement rejetées, car les « conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Elles ont beaucoup de mal à retrouver la sérénité… le goût de vivre. Des « pères » tout aussi perturbés… « Seigneur ouvre nos yeux que nous voyons ces misères, ces blessures » ! Qu’est-ce que nous allons en- treprendre pour faire baisser le nombre de victimes de l’IVG ? Où en sommes-nous d’une éduca- tion pour un développement har- monieux de la personne pour le respect de sa dignité ? Père Jean HAMOT PASTORALE DE LA SANTÉ

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13 MOI SI J’AVAIS COMMIS TOUS LES CRIMES POSSIBLES Moi, si j’avais commis, tous les crimes possibles, Je garderais toujours la même confiance, Car je sais bien que cette multitude d’offenses, N’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent. Oui, j’ai besoin d’un cœur, tout brûlant de tendresse, Qui reste mon appui, et sans aucun retour, Qui aime tout en moi, et même ma faiblesse Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour. Non, je n’ai pu trouver, nulle autre créature, Qui m’aimât à ce point, et sans jamais mourir Car il me faut un Dieu qui prenne ma nature Qui devienne mon frère et qui puisse souffrir. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus MAINTENIR LE LIEN AVEC LES DÉTENUS Dans l’impossibilité de visi- ter les détenus pour cause de covid-19, les membres de l’aumônerie des prisons, s’adressent régulièrement à eux à travers les ondes de Ra- dio Massabielle. La première émission s’est déroulée du- rant le week-end de la Tous- saint. « Rédemption » C’est l’intitulé de cette nouvelle émission qui sera diffusée mensuellement sur Radio Massabielle. Une initiative de l’aumônerie catholique des prisons en mission au sein de notre diocèse de Guadeloupe. Voilà plusieurs semaines que ses membres travaillent à renouer les liens avec les dé- tenus(es) qu’ils visitaient jusqu’alors régulièrement. Mais ils sont dans l’impossibilité de se voir depuis le début de la crise sanitaire liée au covid-19. D’où cette idée suggérée par l’Esprit Saint, de créer ce rendez-vous, chaque mois, sur Radio Massabielle, pour annoncer l’Evangile et accompagner spirituel- lement ceux et celles qui sont privés de liberté au centre pénitentiaire de Baie-Mahault et à la Maison d’arrêt de Basse-Terre. De puissants témoignages La première de « Rédemption » a été enregistrée fin octobre dernier dans une des salles du CPSO. Cette émission était animée par le diacre Jean-Paul Levif et plusieurs membres de l’aumônerie des prisons. Leurs témoignages poignants sont autant d’illustra- tions de la portée et de la nécessité de cette mis- sion. Successivement se sont exprimés, le diacre Freddy Algou, le père Paul-Antoine Bernard au- mônier des prisons, Marie-Laure, Georges, Serge, Armand, Dominique. Mais aussi et surtout Alex, la doyenne de l’aumônerie qui visite les déte- nus(es) en Guadeloupe depuis 35 ans et dont le récit, auprès des personnes privées de liberté, est une véritable exhortation à l’amour du prochain. L’au- mônerie compte aussi au rang de ses membres bé- névoles, Christian, Rudia, Julienne, Lise, Marie-Ange, David, Inès, Fabienne et José.Ces émissions seront l’occasion de rappeler en outre les missions dévolues à l’aumônerie catholique des prisons en Guadeloupe. A sa- voir célébrer les offices religieux catholiques au sein du milieu carcéral, organiser des réunions cultuelles, apporter aux détenus une assistance spirituelle. L’aumônerie des prisons permet à ses membres, prêtres, diacres ou laïcs, de s’entretenir avec la per- sonne détenue qui le demande pour lui apporter du réconfort dans sa détresse. « C’est un lieu de dialogue, d’écoute. Nous ne jugeons pas. Nous al- lons vers nos frères pour leur apporter une oreille différente. C’est aussi un lieu de solidarité et de fra- ternité. Aucun de nos actes ne nous enlèvent notre dignité d’enfant de Dieu » a rappelé Georges, l’un des plus anciens bénévoles de l’aumônerie L’inspirante Ste Thérèse de l’Enfant Jésus En conclusion de chacune de ces émissions men- suelles, l’Evangile sera proclamé suivi d’une médita- tion. Des informations liées aux actions de l’aumône- rie sont également communiquées aux détenus par ce biais. Enfin, notez que c’est le chant « Moi, si j’avais commis tous les crimes possibles » tiré du texte ma- gnifique de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui a été choisi par l’équipe comme indicatif de cette émission. Th. FUNDERE AUMÔNERIE DES PRISONS

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14 DOYENNÉ BASSE-TERRE s#ATHÏDRALE Samedi : 18h Dimanche : 6h30 s3TE4HÏRÒSE Jeudi : 18h30 Dimanche : 8h30 s#ARMEL Samedi : 18h30 Dimanche : 9h30 s"AILLIF Samedi : 18h (St Robert) Dimanche : 7h (Bourg) s'OURBEYRE Samedi : 18h Dimanche : 8h (Bourg) et 17h30 (St Jean Bosco) s3“URSCARMÏLITES Samedi : 7h Dimanche : 7h30 s3AINT #LAUDE Samedi : 18h (Bourg) Dimanche : 7h30 (Matouba) et 9h30 (Bourg) DOYENNÉ DE PETIT-BOURG s0ETIT "OURG  Samedi : 6h30 et 18h Dimanche : 7h30 et 10h s0RISED%AU Samedi : 18h Dimanche : 6h30-8h30 ( 2e & 4e) 8h30-10h ( 1e r & 3e) s,AMENTIN Samedi : 18h Dimanche : 7h et 9h s"AIE -AHAULT Samedi : 18h (La Retraite) Dimanche : 7h et 9h DOYENNÉ DE TROIS-RIVIÈRES s4ROIS 2IVIÒRES Samedi : 18h (Schœlcher) Dimanche : 6h30 et 9h s#APESTERRE"ELLE %AU Samedi : 18h Dimanche : 6h et 9h s6IEUX &ORT Vendredi : 6h30 Dimanche : 9h30 s,ES3AINTES Terre-de-Haut : Samedi : 6h30 Dimanche : 9h30 Terre-de-Bas : Samedi : 18h Dimanche : 7h s'OYAVE Samedi : 18h30 Dimanche : 7h DOYENNÉ DE POINTE-NOIRE s0OINTE .OIRE Samedi : 18h Dimanche : 8h s6IEUX (ABITANTS Vendredi : 6h30 Dimanche : 7h s"OUILLANTE Samedi : 18h (Village) Dimanche : 7h (Pigeon) et 9h (Bourg) DOYENNÉ DE SAINTE-ROSE s$ESHAIES Vendredi : 7h Dimanche : 8h s3AINTE 2OSE Samedi : 18h Dimanche : 8h s#ADET Vendredi : 6h30 Dimanche : 9h / 8h (Morne-Rouge) et 10h (Duzer) DOYENNÉ DE POINTE-À-PITRE s3T0IERRE3T0AUL Samedi : 17h30 Dimanche : 7h et 9h s3ACRÏ #“UR Samedi : 6h30 / 18h30 (Lauricisque) Dimanche : 6h30 et 9h30 / 8h (Gd-Camp) s,E2AIZET Samedi : 18h Dimanche : 6h30, 9h30 et 17h45 s-ASSABIELLE Samedi : 6h et 18h Dimanche : 6h et 8h30 s,ES!BYMES Samedi : 18h30 (Pointe d’Or) Dimanche : 6h30 et 9h30 s"AIMBRIDGE Samedi : 18h Dimanche : 9h DOYENNÉ DE SAINTE-ANNE s3AINTE !NNE Samedi : 18h (Eucher) Dimanche : 8h et 10h (Douville) s,E'OSIER Samedi : 18h Dimanche : 9h30 (Mare-Gaillard ou Grand-Bois) s'D &D3TE "ERNARDETTE Samedi : 18h Dimanche : 7h30 s3AINT &RAN¥OIS Samedi : 18h (Pombiray) Dimanche : 7h et 9h s$ÏSIRADE Samedi : 18h Dimanche : 9h30 (Baie-Mahault) s,E-OULE Samedi : 18h30 Dimanche : 6h15 et 10h (Bourg) / 8h (Fatima) HORAIRES DES MESSES ORDINAIRES

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15 LES SERVANTS D’AUTEL EN MISSION Le 7 Novembre, en l’église du Carmel, les servants d’autel de Basse-Terre (Cathédrale, Carmel et Sainte Thérèse) ont vécu leur rentrée. Après avoir prié, nous avons pris le temps de revoir ensemble les différents points de la charte composée par eux-mêmes. Un res- ponsable de servants d’une autre paroisse a contribué à la suite de leur formation. Après avoir partagé un « bon petit goûter » ils se sont préparés à la messe qui leur était dédiée : une messe d’envoi en mission. Au début de celle-ci, les « servants d’autel cérémoniaires » ont reçu un scapulaire comme pour les responsabiliser et les encou- rager dans leur mission d’organisation du service d’autel. Lors de l’homélie, le diacre Jean-Paul Levif les a interpel- lés sur la beauté de leur service ainsi que sur les bons choix à faire dans leur vie de tous les jours. Merci Sei- gneur pour ces jeunes qui te consacrent de leur temps ! Père Gérard FOUCAN FÊTE DU CHRIST ROI À LA DÉSIRADE Lors de la fête du Christ-Roi, dimanche 22 novembre, le sacrement de l’Eucharistie a été donné pour la première fois à 12 jeunes. Tandis que 9 autres ont fait leur pro- fession de foi ! Un baume au cœur pour toute la com- munauté chrétienne de la Désirade ! C. N. DOYENNÉ DE MORNE-A-L’EAU s-ORNE Ì L%AU Samedi : 18h (Blanchet) Dimanche : 17h30 / 6h (Blanchet) - 9h (Vx-Bourg) s0ETIT #ANAL Mardi : 6h30 Dimanche : 7h30 s,ES-ANGLES Samedi : 6h30 Dimanche : 9h s0ORT ,OUIS Samedi : 18h Dimanche : 9h30 s!NSE "ERTRAND Samedi : 18h Dimanche : 9h30 DOYENNÉ DE MARIE-GALANTE s'RAND "OURG Samedi : 18h Dimanche : 8h / 10h (Saint-Marc) s3AINT ,OUIS Vendredi : 18h Dimanche : 9h / 7h (Grelin) s#APESTERRE Samedi : 6h / 17h30 (Tacy) Dimanche : 8h DOYENNÉ DES ILES DU NORD s3AINT"ARTHÏLEMY Lorient : Samedi : 17h30 (1er et 3 e) Dimanche : 8h30 (2e et 4 e) Gustavia : Samedi : 17h30 (2e et 4 e) Dimanche : 8h30 (1er et 3 e) Colombier : Dimanche : 7h (1er) s3AINT-ARTIN Marigot : Samedi : 18h30 Dimanche : 11h Grand-Case : Dimanche : 9h Quartier d’Orléans : Dimanche : 7h Célébrations de Noë l en paroisses Dans la plupart des paroisses de Guadelou pe, les messes de la Nativité sont célébrées à 19 H. Ces Eucharisties sont quel quefois précédées d’une courte veillée. En cette année, compte tenu des consignes sanitaires de distanciation, des paroisses proposeront peut être plusieurs célébrations. Rensei gnez-vous auprès de votre é glise ! Et n’oubliez pas la messe du Jour de Noël avec les riches textes litur giques, notamment la Prologue de Saint Jean (Jn 1, 1-18) .

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16 PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS En raison de cette nouvelle vague du COVID, la tradition d’aller dans les cimetières ho- norer nos défunts a été limitée. Retrouver ses défunts En Guadeloupe, comme dans beaucoup d’autres pays, particuliè- rement dans les pays de la Caraïbe, cette démarche de fidélité vécue en novembre revêt, du moins pour les chrétiens catholiques, une impor- tance capitale. Il s’agit de « retrouver ses défunts » et en même temps les autres membres de la même famille, dans une prière commune. Lorsque nous étions enfants, nous jouions entre les tombes. On vivait parmi les morts : les siens et ceux des voisins. Devenus plus grands, nous avons pris conscience d’une autre réalité, celle où s’achèverait notre périple ici-bas, sous tel ou tel caveau. Bref la relation à la mort était familière. Vint l’époque où la législation, pour des raisons d’hygiène et de voirie, est venue réglementer la situation de nos chers disparus : on les ex- patria dans des cimetières périphé- riques entourés de murs avec des heures d’ouverture et de visite. A ce sujet quelqu’un disait : « Puisqu’on finirait tous à l’horizontale dans cet enclos paisible semé de croix, c’était peu ou prou comme si on y dormait déjà. Alors, quelle im- portance d’être riche ou pauvre, savant ou ignare, beau ou moche dans cette si brève parenthèse d’existence au regard de l’écou- lement des siècles. On croyait un peu, beaucoup ou pas du tout à la résurrection des corps promise par le prêtre au caté et dans les ho- mélies. Enfer ou paradis ? Cela dé- pendrait d’un bon vouloir divin sur lequel on manquait d’informations véritables, mais c’était dans l’espé- rance ! » L’Eglise mère d’Espérance Or pour l’Eglise, célébrer cette com- mémoration des défunts, c’est pré- cisément fêter cette espérance qui est au cœur de cette commémo- ration. L’Ecriture nous dit que nous avons été créés pour une existence impérissable, et l’expérience que nous avons nous-mêmes est celle que Dieu nous a donnée ici-bas un temps déterminé. L’Apôtre Paul ne nie pas la réalité de la souffrance liée entre autres, à ce peu de temps, à l’expérience de la mort et de la perte d’un être cher, mais l’Apôtre rappelle en même temps qu’ils ne sont pas seuls, mais « avec le Christ » avec qui, ils sont appelés à une Vie éternelle. Cette donnée de foi en la résurrection est au cœur du message chrétien. « D’ailleurs si nous mettons notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes dit l’Ecriture. » Régénéré, recréé, ressuscité, trans- figuré, c’est la promesse de la nou- velle création dont nous serons l’objet. Il est important également dans ce domaine de noter le rôle de l’Esprit Saint. Car, en effet, de même que l’Esprit-Saint a prési- dé à la création (Gen1, 2), de la même manière l’Esprit préside à la nouvelle création dont nous serons l’objet. L’Esprit vivifiant que nous avons reçu au baptême et à la confirmation est au principe de notre régénération, c’est-à-dire de la transformation de notre corps mortel en un corps glorieux. La Parole de Dieu Bien que cela reste pour nous un grand mystère, nous nous appuyons sur la Parole de Dieu qui nous dit : « Nous sommes les grands vain- queurs » en ce sens que la mort ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur. Mais, sur cette terre nous sommes encore affrontés à la dou- leur de la mort, à la douleur de la séparation et à la peur qui peut en découler. Est-ce que cette peur de la mort n’est pas un héritage que nous a laissé notre père Adam ? Car il est dit dans le livre de la Genèse, « Adam s’est caché » après avoir péché, parce qu’il a eu peur de Dieu, un peu comme l’enfant qui se sent coupable et qui se cache par peur de ses parents. Or Dieu nous a créés pour être ses enfants. Pourquoi avons-nous peur de lui, sans doute parce que nous savons que nous avons péché ? Mais la Bonne Nouvelle de l’Evangile, c’est que Dieu, par Jésus-Christ, nous a dit qu’il nous aime, qu’il nous par- donne sans aucune condition. La seule chose qu’il nous demande : c’est de l’aimer et d’aimer notre prochain. La prière enfin est aussi la pratique de la foi, de l’espérance, et de l’amour de Dieu, comme nous sommes invités à le faire en ce mois de novembre pour ceux qui sont déjà partis. Ce sont eux fils et filles de l’Eglise, de cette même Eglise qui, chaque jour, et particu- lièrement à la messe, ne cesse de se souvenir de tous ses enfants et « de cette multitude dont Dieu seul connaît la foi ». Père Yves GILLOT PAROLES ENTENDUES

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17 PR O FE SS IO N DE F O IÀ MA SS ABIELLE Samedi 14 n o- vem bre en l’ég lise de Massabielle , 90 élèves de 4 ème du collège La Maîtrise de Massabielle ont fait leur profession de foi , dans le res - pect des règles sanitaires strictes, au cours de l’Eucharis - tie célébrée par le père Isadan. Ces jeunes n’avaient pas pu affirmer leur foi l’année dernière, du fait du confine - ment. Ce fût beaucoup de préparation mais cette cél é- bration fut un beau moment d’émotion et de bonheur. Toute l’assem blée a encouragé ces jeunes à poursuivre cette route , le chemin vers Dieu. Que la lumière du Christ éclaire leur parcours ! Ils cheminent désormais vers la Confirmation , dernier sacrement. SandrineLOUVET et Louise MONLOUI S DEUX CHEF S D’ÉTABLI SS EMENT HO NO RÉE S ! Dans l’ensei gnement catholique, labeur et dévouement sont recon - nus et permettent de servir dans la di gnité et la simplicité. C’est ainsi que père Thierr y Saint-Clair, directeur diocésain, a pu remettre offi - ciellement à deux directrices d’établissement scolaire : Sandrine Lou - vet et C ynthia Le BretonI, le diplôme de « Diri geant des or ganisations éducatives scolaires et /ou de formation ». Il s’a git d’une certification professionnelle délivrée par le Secrétariat Général de l’Ensei gnement Catholi que et reconnue par le Ministère du Travail. Ce di plôme est délivré a près trois années de formation , et après validation par le jur y de 5 é preuves orales et/ou écrites. Sandrine et C ynthia ont ass isté à cette f orm ation tou t en contin ua nt à travaille r au sein de le ur ét ablissement respectif. C’est une vraie s a- tisfaction de v oir ce tr avail r é- com pensé ! HORIZONTALEMENT 1 - Action malhonnête. 2 - Au pays des Malgaches. 3 - Livre de l’Ecclésiaste. Ici. Abréviation de Intercités. 4 - Gravité. Enlèvement. 5 - Embellie. Compagnie aérienne américaine. 6 - Vallée des Pyrénées. Type de syndrome. 7 - Parti politique français. Couverture. Début d’ébéniste. 8 - Le plus grand fleuve d’Italie. 9 - En état d’élaboration. 10 - Qui dégage de la chaleur. VERTICALEMENT 1 - Spécialité des femmes. 2 - Se diriger vers le nord. Ancien. 3 - Nouveau travailleur. Gaz à effet de serre. Prestation de service ordinaire. 4 - Cadets de l’aviation en France. Infection liée à la tuberculose. 5 - Passage à niveau. Bourse logistique de l’OTAN. Interjection. 6 - Union des artistes en Côte d’Ivoire. Validé. 7 - Ligne nouvelle. On lui a volé le droit d’ainesse. Infinitif. 8 - Conduite accompagnée. Comme la Guadeloupe. 9 - Navire de guerre antique. Négation. 10 - Deux. Fédération de natation du Québec. 11 - Espèce dont la femelle pond des œufs. Roulé. 12 - Il ne s’amuse que le soir. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 73 M OTS CROISÉS N O 72 ( SOLUTION )

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18 INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30 ainsi que les Vêpres le dimanche à 17h45 suivis de la messe dominicale à 18h15 depuis l’église Saint-Michel du Raizet. Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30 Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire SPÉCIAL AVENT ET NOËL Radio Massabielle se met aux couleurs du temps de l’Avent ! Les chorales sont invitées pour des Chanté Noël enregistrés au CPSO pour diffusion ensuite sur nos antennes. Chef (cheffe) de chœur, contactez-nous. Le 24 décembre la messe de la Nativité sera retransmise en direct depuis la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul, à Pointe- à-Pitre. De même que celle du 25 décembre avec la paroisse Saint-Michel du Raizet. A noter, nos émissions à l’attention des prisonniers. La première de « Rédemption » a été diffusée fin octobre dernier. La 2 ème a été enregistrée le 27 novembre. Ces émissions animées par l’Aumônerie des prisons de notre diocèse permettent aux personnes détenues à Baie-Mahault et à Basse-Terre de recevoir des messages d’affection et de réconfort en ces temps difficiles. Elles sont rappelons-le, dans l’impossibilité de recevoir des visites, en raison de la situation sanitaire. Thierry FUNDÉRÉ, directeur de la radio Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr M ESSE DE N OËL À LA TÉLÉVISION Jeudi 24 Décembre, à 20 H La messe de la Nativité célébrée à St Pierre St Paul de Pointe-à-Pitre sera retransmise par Guadeloupe 1ère. Elle sera célébrée par Mgr Riocreux et animée par des choristes de plusieurs chorales. C’est une tradition. Les stations de radio-télévision des Antilles Guyane retransmettent la messe de Noël pour les habitants de nos îles. Ainsi, cette messe en Guadeloupe sera aussi retransmise en Martinique et en Guyane.

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19 Tél. : 0590 83 10 45 Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nouveaux horaires à Pointe-à-Pitre : Tous les jours de 7h30 à 14h3 0 P our offrir à Noël… ALLONS VERS LA JOIE Pour le pape François, la joie est belle, bonne et fé- conde. Souvent présentée comme la « carte d’iden- tité » du chrétien, elle est un sentiment profond, un don de l’Esprit qui ne nous abandonne pas, même lorsque nous traversons des moments douloureux. Si la joie est un élan simple vers l’amour de soi, des autres et du Seigneur, elle n’est pas pour autant acquise et doit se cultiver au quotidien. ENSEMBLE LIBERTÉ Un catholique, un juif, un musulman. Un prêtre, un rabbin, un ancien responsable de l’islam de France. Et trois voix magni- fiques… Leur rencontre est à l’origine du trio Ensemble. Ils veulent chanter ce qu’il y a de plus beau dans l’humanité et dans les traditions religieuses. Ils ont repris des grands succès de la chanson et signent un bel album, plein d’émotion et de musique, de foi et d’es- pérance, de joie et de paix. ON FAIT COMMENT POUR CHANGER LE MONDE ? Des grandes questions sur le monde d’aujourd’hui. Des questions, on commence à s’en poser petit… et cela dure toute la vie ! Cet ouvrage réunit 5 dossiers qui aideront les enfants à réfléchir au monde qui les entoure : Et si on construisait la paix ? - Pourquoi y a-t-il des riches et des pauvres ? - Comment combattre l’injustice ? - Que faire pour sauver la Terre ? - Le progrès, pour ou contre ? Chacun de ces thèmes est abordé avec une approche philosophique et chrétienne. Cet éclairage permet de réfléchir aux grandes questions de la vie. Car être chrétien, c’est croire en Dieu, regarder le monde avec un œil particulier, et agir pour l’améliorer ! PRIER 15 JOURSUn recueil de textes commentés pour découvrir ou redécouvrir la pensée chrétienne à travers l’un de ses guides. Le cœur, la croix et l’inscription Jésus-Caritas, tels sont les maîtres mots de l’emblème écarlate du Petit Frère Universel béatifié le 13 novembre 2005, et sur la voie de la canonisation. Chez frère Charles, le verbe aimer est conjugué sous toutes ses formes, charité vécue dans la fraternité. Sa vie humble dans la prière auprès de ses frères musulmans, le silence qui l’entoure et le « saint travail des mains » crient l’Évangile dans la joie et la pauvreté. OFFICIEL Jeudi 3 Décembre Conseil Episcopal Samedi 5 Décembre s(#ONlRMATIONENLÏGLISEDE-ARIGOT à Saint Martin Dimanche 6 Décembre Messe de réouverture de l’église Saint Joseph, Quar- tier d’Orléans à Saint Martin Samedi 12 Décembre s( #ONlRMATIONÌ$OUVILLE3AINTE !NNE Dimanche 13 Décembre s( #ONlRMATIONÌ6IEUX(ABITANTS Jeudi 17 Décembre Rencontre de Noël avec le personnel au service du diocèse Samedi 19 Décembre s( #ONlRMATIONÌ"LANCHET-ORNE Ì LEAU Dimanche 20 Décembre s( #ONlRMATIONÌ'OSIER Jeudi 24 Décembre s(-ESSEDELA.ATIVITÏÌ3T0IERRE3T0AUL Vendredi 25 Décembre s(-ESSEÌ-ASSABIELLE Dimanche 27 Décembre Messe à Saint Barthélemy Mercredi 30 Décembre Rencontre avec les confirmands de Terre-de-Haut à l’évêché CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX

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Hymne de l’Avent Toi qui viens pour tout sauver, L’univers périt sans toi ; Fais pleuvoir sur lui ta joie, Toi qui viens pour tout sauver. Viens sauver tes fils perdus, Dispersés, mourant de froid ; Dieu qui fus un jour en croix, Viens sauver tes fils perdus. Viens offrir encore ton pain Et ton vin aux miséreux ; Pour qu’ils voient le don de Dieu, Viens offrir encore ton pain. Toi qui viens pour tout sauver, Fais lever enfin le jour De la paix dans ton amour, Toi qui viens pour tout sauver. Père Claude ROZIER 3 789561 703007

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