1010 - 15 novembre : Journée des pauvres et du secours catholque

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3 € N° 1009 - Octobre 2020 www.guadeloupe.catholique.fr REVENONS À L’EUCHARISTIE ! pages 10-11 RENTRÉE DU PRESBYTÉRIUM pages 4-5 JOURNÉE MONDIALE MISSIONNAIRE page 15 Messe de l’Assomption à Fatima Le Moule célébrée par le père Emery FossiMeeMe sesssesse se dee de l’’Al’’A s’AAsAsssossosoomommpmpptpttiotioioonon à FaFatFaatattimtimaimama LeLeLe MooMoououuleulelecécécéélééléléébébbrébrréeréeée ppapar arlee lep o èpèèreèrrereEmme Em emeeryerryryFoFoFoosossssssisi

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2 “L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3 Session de rentrée du presbytérium ............................4-5 La conversion pastorale ...................6 Jubilés .............................................7 Les îles du Nord ..............................8 Les Salésiens à l’œuvre ....................9 Revenons à l’Eucharistie ...........10-11 Prudence ou inhumanité ? .............12 Enseignement catholique ..............13 Installation des curés .....................14 Octobre : mois de la mission .........15 Paroles entendues .........................16 Mots croisés ...................................17 Infos ..........................................18-19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Edilène LE PENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE FONDATION SALÉSIENNE À SAINT LUC DE BAIMBRIDGE Dimanche 19 septembre, la paroisse Saint Luc a vécu un moment important avec l’arrivée des Salésiens, pères Chris- tian et Pierre. Ceux-ci ont été présentés par leur supérieur provincial, père Daniel Federspiel, venu spécialement de Paris pour cette circonstance. Au début de la célébration, Mgr Riocreux a remis la convention unissant le diocèse et les Salésiens. Ainsi, au terme d’une longue préparation, ces religieux apporteront le charisme de Saint Jean Bosco non seule- ment dans ce quartier de Baimbridge aux Abymes, mais aussi dans tout le diocèse. Et c’est bien l’Eglise en Guadeloupe qui participait à cet accueil, avec les prêtres, religieuses et laïcs présents pour cette cir- constance. Parmi les participants, les res- ponsables de l’œuvre d’Auteuil travaillant à Saint Jean Bosco de Gourbeyre. Une sy- nergie se crée dès maintenant entre Jean Bosco, le lieu d’accueil des jeunes et les Salésiens de Don Bosco (1815-1889), fondateur de leur congrégation. L’accueil fut chaleureux, la messe bien animée et la joie rayonnait sur les visages des paroissiens et des prêtres déjà insérés dans l’Eglise locale. Dès le lendemain, lundi, la paroisse accueillait les 50 prêtres du diocèse réunis en session de rentrée. Père P ierre

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3 LES FINANCES DE L’EGLISE À L’ÉPREUVE DU COVID Pendant dix dimanches, les fidèles n’ont pas pu participer aux célébrations et mettre leur offrande dans le panier de la quête. Cependant, certains ont participé à la quête en ligne, à hauteur de 35.000 euros. Qu’ils en soient remerciés. Avec la reprise des messes, les paroissiens, généreux, participent à la quête. Mais le montant dans les paroisses a diminué de moitié… et les charges n’ont pas baissé. De même, le casuel (baptêmes, mariages et funérailles) a diminué de 75 % ainsi que les dons pour les cierges. A ce tableau sombre, il faut cependant ajouter une nouvelle réconfortante, celle du maintien du Denier de l’Eglise et des offrandes pour les messes. La question financière a été abordée par les prêtres et lors du Conseil Diocésain des Affaires Economiques du 24 Sep- tembre. Nous espérons que les catho- liques, conscients de la situation singulière, feront tout pour continuer à participer financièrement à la vie de leur Eglise. LIRE TOUTE LA BIBLE EN UNE ANNÉE En 2019, les trois diocèses Antilles-Guyane ont lancé une large diffusion de la Parole de Dieu. Déjà, des dizaines de milliers de familles et de jeunes ont reçu cette « Bible en nous » spécialement réalisée pour les Antillais. Continuons de proposer cette Bible pour une lecture régulière. Durant le confine- ment, nombreux sont ceux qui ont médité cette Parole de Dieu. Le 3 octobre, à Assise, le pape signe sa troisième encycli- que Fratelli Tutti. Document important qui sera présenté et largement commenté. Dans la parfaite continuité de son pontificat et des gestes prophétiques, François veut appe- ler tous les hommes à cette fraternité universelle, comme le Poverello d’Assise l’avait fait au 13 ème siècle. Ainsi, après l’écologie intégrale avec Laudato si’ en 2015, et La Joie de l’Evangile, nous voici invités à vivre profondément en frères et sœurs en Christ et en humanité. A chaque messe d’ailleurs, nous nous manifestons cette fraternité après la prière du Notre Père : « Frères et Sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix ». Or, depuis mars dernier, nous ne pouvons plus nous don- ner le « baiser de paix ». Privés de ce geste, nous pouvons cependant nous sourire, tout masqués que nous sommes ! Un document récent nous rappelle aussi que, pendant la pandémie, si nous avions utilisé largement les médias pour des retransmissions de messes, il est important de reve- nir maintenant à la messe. Beaucoup l’ont compris et ont repris joyeusement le chemin de leur paroisse. D’autres, par peur ne viennent pas encore à l’église le dimanche. Pour les personnes âgées ou à risque médical, c’est bien compréhensible. Mais, nous devons nous poser la ques- tion concernant l’Eucharistie. C’est le sens de cette lettre de six pages dont nous publions des extraits : « Revenons avec joie à l’eucharistie » ! Pourquoi cet appel ? Tout simplement en raison même de ce que nous avons vécu pendant des mois : l’impossibilité pour les fidèles de participer à la messe. Certes, par la ra- dio, la télévision et les réseaux sociaux, nous avons pu vivre la communion spirituelle. Réjouissons-nous des messes retransmises chaque dimanche à la télévision grâce au « Jour du Seigneur » ou à KTO, ainsi qu’à Radio Massabielle. Dès les débuts des retransmissions dans les années 1950, l’Eglise a toujours rappelé le devoir d’aller à la messe, les moyens audiovisuels étant à destination des malades et des personnes âgées, empêchés de sortie de leurs mai- sons ou de leurs chambres. Exemple concret de la beauté du rassemblement eucharis- tique. Lors de la session de rentrée des prêtres, le moment fort fut la messe de la Saint Matthieu. Et chaque jour, le mo- ment fort pour tout prêtre est l’Eucharistie avec quelques fidèles ou une importante assemblée. Nous le savons en effet, l’Eglise donne l’Eucharistie, mais l’Eucharistie construit l’Eglise. Oui, revenons joyeusement à l’Eucharistie ! L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux REVENIR À L’EUCHARISTIE

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4 ÉGLISE DIOCÉSAINE SESSION DE RENTRÉE DU PRESBYTÉRIUM La rentrée de l’année pasto- rale avec les 50 prêtres du diocèse a été effective par la rencontre à Saint Luc pendant deux jours. Temps de prière et présentation des nouveaux prêtres arrivés récemment dans le diocèse. Durant cette session, le presby- térium a approfondi le rôle de la formation des conseils pastoraux et des affaires économiques, à par- tir des extraits du texte intitulé « la conversion pastorale de la commu- nauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Eglise ». En introduction à la réflexion, le père Jean Hamot a rappelé l’obli- gation d’avoir les deux conseils pour un développement intégral pastoral. Citant le Pape François, il a souligné qu’il faut une « créativité adaptative dans la pastorale face à l’évolution de l’humanité ». Nous sommes appelés à une ouverture : « l’importance de la créativité » qui signifie « chercher des voies nouvelles » c’est-à-dire « chercher le moyen d’annoncer l’Evangile ». Dans l’introduction du texte, il est mentionné que la collaboration se réalise dans une symbiose bien assortie. C’est une invitation aux communautés paroissiales pour sortir d’elles-mêmes, et à vivre le style de communion et de colla- boration. Les travaux en doyennés ont été très instructifs et ont per- mis un vrai partage. Les séminaristes Par la suite, le Père Gérard Foucan a présenté nos sept séminaristes, leurs activités, le camp des jeunes et la rentrée dans les séminaires à Toulouse et Orléans. Monseigneur a ensuite rappelé la vie des sémi- naristes et leurs activités pendant Messe de la St Matthieu, 21 septembreMeeMe sesssesse se dee de laa laStt StMaatMaattattttththhiehieieeu,euu,u,21seeseepepptepteteemembmbmbbrebrrere

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5 UN NOUVEAU DIRECTOIRE POUR LA CATÉCHÈSE En juin dernier, un document important sur la catéchèse a été publié par Rome. Ce Directoire, présenté aux prêtres le 22 Septembre dernier, est un texte majeur pour l’enseignement de la foi dans toutes les paroisses du monde. Le précédent Directoire avait été publié en 1997 à la suite du Catéchisme de l’Eglise catholique de 1992. Le livre, important par sa signification et le nombre de pages, propose une méthode et des évolutions en considérant le monde pluriel dans lequel vivent les enfants et les jeunes, notamment le numérique. L’es- sentiel réside dans le désir de l’Eglise de « donner la beauté de la foi à tous et à chacun dans la complexité de la réalité contemporaine ». Et cette foi se résume en un mot, celui du « kérygme », annonce du Christ Sauveur mort et ressuscité. Plusieurs paragraphes concernent la famille, « lieu de la catéchèse ». « La famille annonce l’Evangile. » Mais les familles sont diverses et il faut donc « avec beaucoup d’attention et de respect accompagner les enfants marqués par un amour blessé, en leur donnant confiance et espérance ». De nombreux aspects sont abordés : la catéchèse et l’option pour les pauvres, l’interreligieux, les commu- nautés de base, le judaïsme lié au christianisme, la piété populaire qui traduit une soif de Dieu. Enfin, les acteurs de la catéchèse sont nombreux : évêque, prêtres, consacrés, laïcs catéchistes. le confinement, en évoquant aussi le coût de la formation d’un sémi- nariste. Le soir, une messe solennelle a ras- semblé les prêtres dans l’église St Pierre et St Paul de Pointe-à-Pitre. Le second jour a été consacré à plusieurs communications. Tou- chant l’âme de l’Evangélisation. Gi- sèle Acomat, déléguée diocésaine pour la catéchèse, a présenté les exigences et les normes du nou- veau Directoire. Elle a évoqué aus- si les difficultés rencontrées dans l’ouverture du catéchisme avec l’épidémie de COVID-19. Le temporel Mme Chomet, économe, nous a informés des analyses statistiques des déficits grandissants des re- cettes avec le COVID. Les uniques ressources essentielles sont les dons en particulier les quêtes et le casuel qui diminuent, mais le Denier semble stable. Pastorale des funérailles Pour la réflexion sur la pastorale des funérailles, trois personnes d’entreprises de pompes funèbres Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Port- Louis ont expliqué les démarches à mettre en place pour une vraie col- laboration au service des personnes et des familles dans l’épreuve.D’autres sujets ont été abordés ra- pidement. La Pastorale de la San- té a fait le point si utile en cette période de crise sanitaire prolon- gée. La vitalité des TKL par le père Blanchard. Les médias, notam- ment Radio Massabielle si appré- ciée, ainsi que le nouveau site du diocèse et notre bulletin diocésain « Eglise en Guadeloupe » . Une bonne session qui a fortifié les prêtres dans leur mission ! Père Julien DOSSOU, Curé de Saint-Claude

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6 LA CONVERSION PASTORALE Lors de la session avec les prêtres, le Père Jean Hamot a présenté « l’instruction sur la conversion pastorale de la communauté paroissiale » pu- bliée récemment par Rome. Ce document appelle à un re- nouveau missionnaire de l’Eglise en étant proche de nos contempo- rains, dans la culture d’aujourd’hui. Il est dans le prolongement de la réflexion initiée par le pape Fran- çois avec « Evangelii Gaudium », « La joie de l’Evangile ». En guise d’introduction, je me permets la remarque suivante : « Dans l’Evangile, l’appel à la conversion est récurrent, mais l’appel à la conversion pastorale en paroisse est toujours présent dans la pensée de l’Eglise. Voici un exemple dans l’Eglise de France avec l’intuition et la pédagogie de l’Action Catholique : voir, juger, agir. Regarder d’abord et agir en- suite ». Autre exemple, celui de la Mission de France, née après la guerre : être présent et au service de ceux dont l’Eglise est loin, par la rencontre, le dialogue et promou- vant la communion ecclésiale. Avant les bouleversements des an- nées 1960, ont été développés les conseils de zone, les commissions pastorales. En effet, le regard sacer- dotal ne suffit pas à comprendre certains faits de société. L’Eglise découvrait le besoin de revoir ses modes de fonctionnement. Des pasteurs comme Mgr Matagrin, les pères Henri Denis et Louis Lo- chet ont porté le souci de préparer l’Eglise de demain. En 1964, j’ai été frappé par la première encycli- que de Paul VI, Ecclesiam suam : « l’Eglise se fait parole et se fait conversation. », prélude à « l’Eglise en sortie » du pape François. Par la suite, l’épiscopat français avec le rapport de Mgr Coffy ont déve- loppé ce message : « passer d’une Eglise cléricale à une Eglise où tous sont responsables ». Ici, dans le diocèse, cette conviction a été le fer de lance du projet pastoral de Mgr Oualli, évêque dans les an- nées 70 et 80. CELAM et APARECIDA De même, nous devons men- tionner le travail missionnaire des conférences épiscopales Latino- Américaines avec les congrès. A Medellin, en 1968, est émis le souhait d’une Eglise pauvre pour les pauvres. Ensuite, à Puebla, en 1979, le Celam s’appuie sur « Evan- gelii nuntiandi ». Enfin, à Aparecida en 2007, la réflexion s’est poursui- vie sur le rôle et la vie de l’Eglise. On y retrouve le « voir-juger-agir », l’insistance sur la religion populaire à évangéliser. Tout cela demande « conversion des personnes et ré- forme des structures ». Rappelons ce message du pape François : « Il est indispensable d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation de toutes les composantes du Peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplan- ter, de faire faire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à des petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et en définitive sans vie ». Créativité Au début de son ministère en 2013, le pape a rappelé l’impor-tance de la « créativité » pour cher- cher des voies nouvelles d’annonce de l’Evangile. Par cette instruction, la congrégation pour le clergé en- courage les paroisses à choisir une orientation missionnaire, à être at- tentives à ce que chaque baptisé trouve sa place. Or, la paroisse doit rester un « lieu source » le lieu pour rencontrer des croyants et pour rencontrer le Christ. Le texte propose ainsi un renouvel- lement de la paroisse, quelquefois sclérosée et en manque de dyna- misme. Il s’agit d’un vrai renouveau missionnaire non pas seulement la survie de l’identité paroissiale. C’est donc une invitation faite aux communautés paroissiales « en vue de l’annonce de l’évangile ». L’appel à une créativité ouvre des voies nouvelles par la participation de tous. Ceci exige un changement de mentalité, un renouvellement intérieur, une collaboration effec- tive entre les acteurs pour structu- rer la pastorale d’ensemble. La pa- roisse n’est pas caduque, elle peut être le moteur de l’évangélisation. La mission est le critère pour le re- nouveau. En conclusion, pourquoi cette conversion ? Le monde a chan- gé et nous lance des défis. Quels moyens allons-nous prendre pour que les chrétiens entendent cette réforme. C’est aussi une invitation à rejoindre les gens dans leur vie et leur culture. Ce document de- mande dans le contexte actuel de ne plus penser à la paroisse de ma- nière isolée. Les différentes formes possibles d’élargissement des ter- ritoires et de prises en charge ca- nonique pastorales ont été aussi évoquées. Père Jean HAMOT ÉGLISE DIOCÉSAINE

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7 JUBILÉ DE RUBIS POUR DEUX SŒURS DE CLUNY MON ÂME EXALTE LE SEIGNEUR ! Lors de la fête de la Nativité de la Vierge, Sœurs Josepha et Cathe- rine ont célébré les 65 ans de vie religieuse dans la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny. Dans la chapelle de Versailles, lieu de leur profession en 1955, elles ont renouvelé leurs vœux devant Mgr Riocreux et la provinciale, sœur Joseph-Marie. Une belle assem- blée avec la famille des religieuses et d’amis des sœurs a prié dans la joie et l’action de grâces. Mgr Riocreux, entouré de trois prêtres a souligné la double joie de ce jour : la joie de la naissance de Marie et la joie de ce Jubilé exception- nel, noces de rubis ! Au cours de cette messe, les deux parcours des sœurs ont été retracés. Sœur Jose- pha, de papa guadeloupéen et de maman martiniquaise a été bap- tisée en 1932 à Saint Ferdinand des Ternes à Paris, là même où le « Voilà la première parole et la première prière qui éclate de mon cœur pour ce jubilé de mes soixante ans de vie religieuse » ainsi s’exprime joyeuse- ment et avec un sourire lumineux Sœur Thérèse- Marie Alexandre-Alexis (98 ans), à l’œuvre dans la communauté des Sœurs Dominicaines de Sainte Ca- therine de Sienne d’Albi à Trois-Rivières. « Originaire de Martinique j’ai ressenti l’appel de Dieu très tôt. Je suis arrivée en Guadeloupe pour parfaire mon cheminement et ma formation, les sœurs de Notre-Dame de Guadeloupe s’apprêtaient à re- joindre les Sœurs Dominicaines où j’ai donc fait pro- fession solennelle. Dieu m’a comblée dans cet ordre religieux si proche des gens et des familles. » JUBILÉS Père Riocreux a été curé dans les années 90. Revenue avec sa fa- mille aux Antilles avant la guerre, elle a connu les sœurs à l’âge de 15 ans. Elle a découvert la mission d’éducation des sœurs. Poète, elle sait faire chanter la vie et écrit de beaux textes pour différentes cir- constances. Sœur Catherine, originaire de Vieux-Habitants, a grandi dans une famille où l’amour de Dieu est une force. Aussi, elle entre dans la vie religieuse, accompagnée par sa famille. Proche des malades, elle s’est investie dans les missions confiées, notamment en France de 1976 à 2012. Après ces années en métropole, elle revient au lieu de départ, à Versailles, en étant atten- tive à tous, notamment aux sœurs de sa communauté. Sœur Cathe- rine rayonne par sa joie, son dé- vouement et sa disponibilité. Ce 8 septembre, les sœurs et leurs amis ont chanté avec cœur : « O Père, je suis ton enfant, je veux te louer par mon chant, le chant de joie de mon baptême ». Marie-Elisabeth D. Toujours bon pied bon œil, Sœur Thérèse-Marie a le sens du devoir et du service, et elle continue de coudre et repasser habilement. « Je dis souvent aux enfants et aux jeunes qui viennent nous voir, n’hésitez pas à suivre le Sei- gneur et à lui consacrer votre vie, même si aujourd’hui les sollicitations vous accaparent de toutes parts, il vous faut garder une place pour le Dieu de Jésus-Christ qui seul peut vous combler, comme il m’a comblée ! Joie du jubilé en ce 8 septembre, à Trois-Rivières, qui restera gravé dans mon cœur à jamais ! ». Et Sœur Franciane, supérieure, d’ajouter : « Je sais en qui j’ai mis ma confiance et je ne serai pas confondue » comme le dit saint Paul dans sa lettre à Timothée. Jean-Marie G.

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8 LES ÎLES DU NORD LES SALÉSIENNES À ST-MARTIN AVEC SŒUR ÉMILIENNE Les Sœurs Salésiennes sont implantées à Saint-Martin depuis 2018. Originaire de Cap-Haïtien, Sœur Emilienne, la supérieure, a fait profession dans la Congrégation des Sœurs Salésiennes de Don Bosco connues aussi sous le nom de Filles de Marie Auxilia- trice, en Haïti en 1997. « Il nous est demandé de servir là où Dieu nous envoie, et notre charisme c’est l’évangéli- sation à travers l’éducation » dit-elle avec un grand sou- rire. « Nous aimons Saint-Martin où nous essayons de nous inculturer. Les gens sont très accueillants et pour le moment nous prêtons notre aide et notre apostolat pour les services de la pastorale, de la catéchèse et de la liturgie. La venue des Salésiens en Guadeloupe est un vrai réconfort pour nous. Cette implantation complé- mentaire à la nôtre, est un authentique signe d’espé- rance pour tous les chrétiens de notre archipel et aussi de la Caraïbe. Nous souhaitons la création d’une école pour accueillir les enfants et les jeunes. Beaucoup de familles nous expriment cette demande pour leurs en- fants. Pour le moment à Saint-Martin il n’y a pas d’éta- blissement scolaire catholique, et c’est un vrai besoin ! » nous dit sœur Emilienne qui, avec ses consœurs, est prête à relever le défi. PÈRE LOUIS-GABRIEL BLOT, CURÉ DE SAINT-MARTIN A l’œuvre depuis fin août, père Blot s’active à rencon- trer les gens, et à relancer les structures ecclésiales qui semblent manquer ou insuffisantes. « Une Eglise qui vit est une Eglise qui est reliée, en diocèse certes, mais aussi avec toutes les composantes qui tissent sa population. Et Dieu sait si à Saint-Martin la popula- tion est très diversifiée » dit père Louis-Gabriel. Le cyclone Irma a laissé des traces « et on est en train de restaurer la chapelle saint Joseph du quartier d’Orléans, dont Mgr Riocreux a pu voir l’avancée des travaux dernièrement. » Il y a du pain sur la planche, mais « une question me semble essentielle : comment sauver la francophonie sur cette île si chère à notre archipel tout entier ? En effet, l’anglais gagne du terrain partout ; et même si je parle moi-même l’américain sans difficulté, je pense qu’il est plus qu’urgent de valoriser notre langue française afin de ne pas nous faire avaler par des contingences extérieures que nous risquons de ne plus maîtriser dans dix ans ! » L’altérité et l’éducation sont les deux piliers que le nou- veau curé, les religieuses salésiennes et tous les chrétiens de bonne volonté qui ont déjà répondu présents, vont s’atteler à mettre en œuvre. PÈRE EVARISTE HITAYEZU, NOUVEAU CURÉ DE ST BARTH Père Evariste est prêtre Fidei Donum du diocèse de Nevers. Ordonné prêtre en 2006, formé au séminaire d’Orléans, il était curé de Decize (Nièvre). « Rwandais, je suis né en 1968. Du contexte douloureux de mon pays d’origine je garde la mémoire vive, mais aussi l’espérance indéfectible et plurielle de la reconstruc- tion intérieure et psychologique que seul Jésus-Christ peut accorder » affirme père Evariste d’une voix douce et sereine. « Je suis envoyé en mission par mon diocèse d’origine pour continuer ma formation sur le terrain et faire l’expérience pastorale dans un autre contexte que l’Europe. » Prêtre et homme de la relation : « J’aime en effet le relationnel. Je peux même dire que c’est constitutif de ma nature. Dans mon cas, comme dans de nombreux cas aujourd’hui probablement, les relations vraies permettent la reconstruction authentique. » affirme encore père Evariste en regardant le ciel. Motard : « J’aime la vie associative dans laquelle on peut tisser des relations de confiance et de solidarité. Je suis sportif et passionné de moto. A Nevers j’ai fait partie d’un club qui organisait des critérium ; inutile de vous dire que pendant ces manifestations j’avais à cœur de bénir tous les motards nombreux qui nous rejoignaient. » Saint Evariste pape des premiers siècles endura le martyr en même temps que saint Ignace d’Antioche. L’héroïque confession de ces deux grands saints, unit les Églises d’Orient et d’Occident dans une même profession de foi. Nul doute que père Hitayezu va s’employer à unir les peuples de nos différents continents. Propos recuei llis par J.-M . GAUTHIE R

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9 LES SALÉSIENS À L’ŒUVRE EN GUADELOUPE Les Salésiens de Don Bosco sont une famille religieuse créée en Ita- lie au 19 e siècle, par Jean Bosco pour aider les jeunes en décro- chages (familial, scolaire et social) à se structurer et à donner sens à leur vie. Par une approche pédagogique ba- sée sur trois axes : la Raison, la Reli- gion, et la Bienveillance affectueuse qu’ils s’appliquent à eux même dans leur vie communautaire et en- vers les jeunes, Don Bosco et les salésiens arrivent à établir avec les jeunes une relation de confiance mutuelle qui les aide à devenir « de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens ». La preuve c’est entre autres qu’à la mort de Don Bos- co, ce sont ses anciens jeunes qui ont continué son œuvre dans le monde. Tous les 5 premiers suc-cesseurs de Don Bosco ont été des jeunes en difficultés. Ici en Guadeloupe, St Jean Bosco est connu, avec l’œuvre des Apprentis d’Auteuil qui ont repris le site de Gourbeyre. Aussi les Sa- lésiens de Don Bosco tissent d’ors et déjà des liens de mutualisation. Mais c’est à Baimbridge que va se créer une dynamique salésienne. Il n’est pas anodin que des prêtres salésiens s’implantent dans une pa- roisse qui se trouve au carrefour de 3 lycées, 2 écoles, et d’un intense lieu de vie sociale. Le but est d’offrir aux jeunes de ce terroir un lieu, une dynamique et des opportunités de retrouver leur place au sein de la so- ciété et de pouvoir ainsi contribuer à la transformation de l’humanité, en mettant en place une structure sociale laïque, avec les habitants ÉGLISE DIOCÉSAINE LE PÈRE PETITCLERC PRÉSENTE LA FONDATION Septembre 2020 : une date historique pour la congréga- tion des salésiens de Don Bosco. Pour la première fois de son histoire, 145 ans après l’envoi par Don Bosco des premiers missionnaires en Argentine, deux prêtres salé- siens, Christian Tshala et Pierre Gernez, ainsi qu’un laïc, Arthur Massiet du Biest, de l’association « Le Valdocco », ont atterri en Guadeloupe, un territoire jusqu’à présent vierge de toute présence salésienne. Mgr Riocreux, dans le souci de la jeunesse et qui avait bien connu la communauté d’Argenteuil lorsqu’il était évêque à Pontoise, a fait appel aux salésiens pour s’im- planter dans son diocèse. Que vont-ils y faire ? Mgr Riocreux vient de confier à cette nouvelle commu- nauté salésienne, dès cette rentrée, la paroisse Saint Luc de Braimbridge, dans la ville des Abymes, une commune très populaire de 58 500 habitants, qui jouxte la ville de Pointe-à-Pitre. Le territoire de cette commune comporte plusieurs cités HLM, comptant parmi les quartiers priori- taires de la politique de la ville, et un complexe scolaire très important.Cette paroisse dispose d’une grande église moderne et de plusieurs grandes salles. La communauté chrétienne est très vivante et la pastorale des jeunes très développée. Vont-ils également mener des actions auprès de la jeunesse défavorisée ? Oui, bien sûr, car c’est là l’essentiel de notre charisme. Il va s’agir de créer, avec l’implication des habitants et des partenaires locaux, une association locale selon le mo- dèle du Valdocco, présent aujourd’hui dans neuf quartiers sensibles de la métropole. Cette nouvelle association va s’inscrire dans le réseau « Don Bosco Action Sociale ». Arthur Massiet du Biest a été détaché pour la mise en place de ce projet socio-éducatif, articulé autour de trois axes : l’animation de rue et l’organisation de temps de loisirs ; l’accompagnement éducatif et scolaire, ainsi que l’aide à l’orientation et l’insertion professionnelles ; et le soutien à la parentalité. La paroisse est prête à mettre des locaux à disposition de cette nouvelle association et les pouvoirs publics (État, Collectivités territoriales) sont prêts à soutenir son fonctionnement Mais celle-ci a besoin de moyens matériels pour pouvoir démarrer l’action : véhi- cule, mobilier et fournitures éducatives... Tous les dons sont les bienvenus ! Chronique sur RCF, le 23 septembre des quartiers. Pour cela, les salé- siens comptent sur les paroissiens, adultes et jeunes engagés pour faire du lien. Ce qui doit être créé en Guadeloupe, sera une œuvre d’utilité publique, reconnue par l’Etat et en lien avec lui. Nos deux prêtres ont bien chacun quelques qualités : le père Christian dont la devise est « Ma vie jusqu’à son dernier souffle je l’offre à vous mes frères et sœurs », il aime chan- ter, jouer au foot, danser avec les jeunes pour les accompagner ; et ses lieux de joie ! Le père Pierre, toujours joyeux, ce qui le rend bien plus jeune que ses artères, se laisse porter par le Christ en lui of- frant sa vie pour l’œuvre car « seule ta grâce me suffit. » Laetitia PENAVA

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10 EGLISE UNIVERSELLE REVENONS AVEC JOIE À L’EUCHARISTIE ! La pandémie due au virus Covid-19 a provoqué des bou- leversements non seulement dans les dynamiques sociales, familiales, économiques, de formation et de travail, mais aussi dans la vie de la commu- nauté chrétienne, y compris dans la dimension liturgique. La communauté chrétienne n’a ja- mais recherché l’isolement et n’a jamais fait de l’église une ville à huis clos. Formés dans la valeur de la vie communautaire et dans la recherche du bien commun, les chrétiens ont toujours cherché l’in- sertion dans la société, mais dans la conscience d’une altérité : être dans le monde sans lui apparte- nir et sans s’y réduire (cf. Lettre à Diognète, 5-6). Et même dans l’ur- gence pandémique, un grand sens des responsabilités a émergé : à l’écoute et en collaboration avec les autorités civiles et avec les ex- perts, les évêques et leurs confé- rences territoriales ont été prompts à prendre de décisions difficiles et douloureuses, jusqu’à la suspen- sion prolongée de la participation des fidèles à la célébration de l’Eu- charistie. Revenir à la normalité Cependant, dès que les circons- tances le permettent, il est néces- saire et urgent de revenir à la nor- malité de la vie chrétienne, qui a le bâtiment de l’église pour foyer et la célébration de la liturgie, en par- ticulier l’Eucharistie, comme « le sommet vers lequel tend l’action de l’Eglise et en même temps la source d’où émane toute sa force » (Sacrosanctum Concilium, 10). Cette période de privation peut nous donner la grâce de com- prendre le cœur de nos frères mar- tyrs d’Abitène (début du IV e siècle), qui ont répondu à leurs juges avec une détermination sereine, même face à la certitude d’une condam- nation à mort : “Sine Dominico non possumus”. Le non possumus absolu (nous ne pouvons pas) et la signification du subsantif neutre Dominicum (ce qui appartient au Seigneur) ne peuvent être traduits par un seul mot. Une très brève expression résume une grande richesse de nuances et de signifi- cations qui s’offrent à notre médi- tation aujourd’hui : - Nous ne pouvons pas vivre, être chrétiens, réalise pleinement notre humanité et les désirs de bien et de bonheur qui habitent le cœur sans la parole du Seigneur, qui dans la célébration prend forme et devient une parole vivante, pro- noncée par Dieu pour ceux qui aujourd’hui ouvrent leur cœur à l’écoute ; - Nous ne pouvons pas vivre en chrétiens sans participer au Sacri- fice de la Croix dans lequel le Sei- gneur Jésus se donne sans réserve pour sauver, par sa mort, l’homme qui était mort à cause du péché ; le Rédempteur associe l’humanité à lui-même et la ramène au Père ; dans l’étreinte du Crucifié, toute souffrance humaine trousve lu- mière et réconfort ; - Nous ne pouvons pas sans le banquet de l’Eucharistie, la table du Seigneur à laquelle nous sommes invités comme enfants et frères à recevoir le Christ ressuscité lui-même, présent avec son corps, son sang, son âme et sa divinité dans ce Pain du ciel qui nous sou- tient dans les joies et les travaux du pèlerinage sur la terre ; - Nous ne pouvons pas sans la communauté chrétienne, la famille du Seigneur : nous avons besoin de rencontrer les frères qui partagent la filiation divine, la fraternité du Christ, la vocation et la recherche de la sainteté et du salut de leurs âme dans la riche diversité des

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11 PASTORALE DE LA SANTÉ Après une fin d’année pastorale marquée par la pandémie du covid19, les mesures de confinement et les règles sanitaires qui se poursuivent, une nouvelle année pastorale commence. Beaucoup de personnes restent très marquées et angoissées, d’autres ont difficilement vécu l’isolement surtout en établissement ou à domicile. Voici les perspectives de cette année de la pastorale de la santé afin de mieux répondre aux attentes de toutes ces personnes en souffrance : l’équipe diocésaine se renforce avec l’accueil de plusieurs personnes avec un médecin, un diacre, une infirmière et un cadre de santé. Référent. Concernant les paroisses, nous proposons qu’un référent de la pastorale de la santé soit nommé et missionné par le curé de chaque paroisse. Ce référent fera le lien entre le service diocésain et l’équipe paroissiale de la pastorale de la santé. Messe de rentrée de la pastorale santé : dimanche 4 octobre à l’église St Pierre et St Paul à Pointe-à-Pitre durant laquelle les référents seront envoyés en mission. Formation : dès le mois de novembre les formations vont reprendre par doyenné. La semaine bleue dédiée aux personnes âgées qui devait se dérouler mi-octobre avec pour thème « bien dans son âge, bien dans son territoire : un enjeu pour l’après covid » a été annulée. Rien empêche de vivre en paroisse cette semaine en respectant les règles sanitaires. Créons des liens et visitons nos Ehpad. Occa- sion de faire vivre l’Eglise au cœur de notre société. Quelques équipes de visiteurs en Ehpad se sont lancées en 2019 avec le constat d’une réelle attente tant chez les résidents, les familles que chez les soignants. Dimanche de la santé est fixé au 7 février 2021. Il aura pour thème : « Tout le monde Te cherche ». Des livrets seront commandés pour chaque paroisse. Souhait : Des lieux de paroles, de réflexions sont appelés de leurs vœux pour les soignants pour : « partager autour de vivre ma foi dans mon travail, les questions éthiques que je peux me poser, aborder un texte d’Evangile en lien avec une situation vécue, comment le covid m’a bousculé(e) dans mes certitudes ». Que nos équipes soient le signe de la présence de l’Eglise au cœur des lieux de souffrances, de soin, de découragement et aussi d’espérance. Père Jean HAMOT, Responsable diocésain âges, des histoires personnelles, des charismes et des vocations ; - Nous ne pouvons pas sans la maison du Seigneur, qui est notre maison, sans les lieux saints où nous sommes nés à la foi, où nous avons consacré notre voca- tion religieuse ou au mariage, où nous avons supplié et remercié, où nous nous sommes réjouis et où nous avons pleuré, où nous avons confié au Père nos proches qui ont achevé leur pèlerinage sur la terre. Messe en virtuel Bien que les médias rendent un service apprécié aux malades et à ceux qui ne peuvent pas aller l’église, et ont fourni un grand service dans la transmission de la Sainte Messe au moment où il n’y avait aucune possibilité de célébrer d’une manière commu- nautaire, aucune transmission équivaut à une participation per- sonnelle ou peut la remplacer. En effet, ces transmissions, à elles seules, risquent de nous éloigner d’une rencontre personnelle et in- time avec le Dieu incarné qui s’est donné à nous pas de manière vir- tuelle, mais réellement, en disant : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui » (JN 6, 56). Ce contact physique avec le Seigneur est vital, indispensable, irrremplaçable. L’Eglise continuera à veiller sur la personne humaine dans sa totali- té. Elle témoigne de l’espérance, elle nous invite à faire confiance en Dieu, et nous rappelle que l’existence terrestre est importante, mais bien plus importante est la vie éternelle : partager la même vie avec Dieu pour l’éternité est notre but, notre vocation. A la préoccupation nécessaire pour la santé publique, l’Eglise unit l’annonce et l’accompagnement des âmes vers le salut éternel des âmes. Cardinal Rovert SARAH, approuvé par le pape François - Sept. 2020

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12 PRUDENCE OU INHUMANITÉ ? REFUSONS LE MONDE DU DISTANCIEL Il paraît que la période du confi- nement nous aura aidés à nous « recentrer sur l’essentiel ». Il pa- raît que les enfants ont développé « des compétences numériques » et que ce serait une bonne idée de repenser l’enseignement en inté- grant plus amplement cette dimen- sion si bénéfique. Ah bon. Il paraît que « les réunions en visio », c’est formidable (et tant pis si le mot ré- union y perd tout son sens). Il pa- raît que notre corps s’est libéré des exigences sociales contraignantes telles qu’être propre et bien habil- lé. Il paraît que nous n’avons ja- mais été aussi pieux. Ne jurant que par « l’église domestique », nous courrons le risque de nous accom- moder aux privations spirituelles, renonçant à la messe du dimanche, aux prêtres et aux sacrements. Il nous resterait à nous passer de la foi et nous serions fin prêts à entrer confortablement dans le « monde d’après ». Soyons sérieux. La seule chose sur laquelle nous nous soyons « recen- trés », c’est notre nombril. Et l’idée même de prudence est venue ha- biller une inquiétante déshumani- sation. Il faudra nous souvenir des petits commerces contraints de fermer, à côté des grandes surfaces sillon- Distanciation sociale Je dois dire que je n’aime pas ce mot. Expression d’un autre âge, selon moi. Normal de faire attention pour enrayer le virus, mais je préfère « distanciation physique ». Car ça respecte autant, et ça met tout le monde sur un même pied d’égalité Eloi S., étudiant à Paris Originaire de St-Barth Le bien ne fait pas de bruit A l’exemple du Bon Samaritain de l’Evangile, les équipes saint Vincent de Paul, le Secours Catholique, les aides aux prisonniers, les équipes TKL dans les quartiers ont continué à œuvrer partout pour apporter aide et soulagement aux personnes isolées et dans le dénuement. « C’est ainsi en mettant notre volonté personnelle sous le boisseau, pour accueillir la volonté de Dieu, que tous les chrétiens nous pourrons aller plus avant. De la sorte nos petites actions seront, par la grâce de Dieu, multipliées dans leurs effets, chacun de nous sera tel le jeune homme apportant à Jésus ces quelques poissons et petits pains : le Seigneur les multipliera encore et encore, et nourrira celles et ceux qui en ont le plus besoin ». Mirette MATOURAPARSAD Cadet Sainte-Rose La vie en TKL La période sanitaire pénible que nous vivons empêche malheureusement les gens de se rassembler en grands groupes. Mais en petits groupes cela est tout à fait possible. Nos petites communautés autour de la chapelle Sainte Bernadette des Grands Fonds ont retrouvé un regain de vitalité afin d’aider les gens des quartiers à rompre l’isolement et à se retrouver pour se réconforter, échanger, s’entraider et prier. Toutes les semaines nous nous retrouvons pendant une heure sous un manguier à un mètre de dis- tance, en cercle, chacun apporte son « tiban » et nous méditons la Parole de Dieu ! Une TKL c’est toujours huit ou dix personnes, c’est donc tout à fait possible, même dans une salle espacée ! Esprit-Saint donne nous la force de tenir ! Eliane D. et Franciane T. Ils Témoignent ET APRÈS ? nées par des visages masqués aux regards apeurés ; nous souve- nir des détresses sociales liées au confinement ; nous souvenir du ré- seau internet saturé par la fréquen- tation des sites pornographiques […] nous souvenir de tous ces vieil- lards tués par le chagrin de l’isole- ment, presqu’autant si ce n’est plus que par le virus. On promet à notre « nation apprenante » des « vacances apprenantes » ; mais quelles leçons saurons-nous tirer de cette crise sanitaire ? Toutes les périodes de noirceur en- gendrent cependant leurs lumières : tant de belles vocations, d’élans de bienveillance, de prises de cons- cience salutaires sont nés, soyons en certains, qui se préparent à illu- miner l’avenir. Ingrid RIOCREUX “Jalons” Eglise en Eure-et-Loire

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13 ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE UNE FORMATION PERMANENCE POUR LES AGENTS PASTORAUX Les agents pastoraux dans les établissements catholiques et dans les paroisses du diocèse demandent à être formés. Cette de- mande est juste et légitime. L’instance de la Formation Permanente du Diocèse, propose une formation qui comprend plusieurs modules. Voici les thèmes retenus : Bible, Liturgie, Christologie, Ecclésiologie, Mariologie, Droit Canon, Psychologie des enfants et des ados, Vie et Foi. Ajoutons aussi : les documents conciliaires, les sacrements, l’histoire des grandes religions, l’histoire et la culture de la Guadeloupe. Cette formation sera assurée par dix prêtres du diocèse, une religieuse et quatre laïcs. Elle est coordonnée par l’IFAGEC (Institut de Formation Antilles Guyane Enseignement Catholique). Les cours seront dispensés en période de vacances scolaires et sont ouverts à tout baptisé qui assure une mission d’Eglise dans une paroisse ou dans un établissement scolaire catholique. Les autres chrétiens qui souhaitent découvrir ou approfondir la doctrine de l’Eglise et les thèmes susmentionnés sont les bienvenus égale- ment. Les curés et les chefs d’établissements sont invités à encourager leurs agents pastoraux à s’inscrire à cette formation. La fin des inscriptions est prévue pour le 10 octobre au plus tard. Le nombre de participants est limité à trente. Le début des sessions est fixé au lundi 19 octobre au CPSO. Renseignements et inscription : IFAGEC : Mme Nicole Soïme - CPSO impasse Porto-Rico Petit-Pérou - 97139 Abymes Phone : 0590 89 56 26 ou 0690 76 55 20 Mail : directionifagec971@gmail.com À MASSABIELLE II DEUX NOUVEAUX PRÊTRES RÉFÉRENTS En ce début d’année scolaire, l’équipe édu- cative et les élèves de l’école Massabielle 2 ont eu le plaisir d’ac- cueillir les Pères Chris- tian Schala et Pierre Gernez, salésiens nou- vellement arrivés dans le diocèse, Ils sont les nouveaux prêtres réfé- rents appelés à accompagner la communauté éducative de Massabielle II au niveau de la pastorale scolaire. Ils étaient accompagnés du directeur diocésain, le Père Thierry Saint- Clair qui les a présentés. Ensemble, nous avons pris le temps de nous recueillir, de prier et de chanter le nom du Seigneur à qui nous avons confié cette nouvelle année scolaire. Les enfants, les ensei- gnants et le personnel non enseignant présents en la circons- tance ont reçu la bénédiction des prêtres qui les ont invités à mettre chaque jour leurs talents au service des autres : invitation qui est dans la droite lignée du projet d’établisse- ment. Cette rencontre marque la continuité de la belle colla- boration entre l’école Massabielle II et la paroisse St Luc de Baimbridge, dans le but de faire grandir chaque enfant dans la foi et en enfant de lumière sous le regard bienveillant de notre patronne, Notre Dame de Lourdes. Cynthia LEBRETON, directrice de Massabielle II RENTRÉE À ST PAUL DE BOUILLON Les 19 écoles catholiques du diocèse de Guadeloupe ont accueilli 8000 enfants et ado- lescents qui ont repris le chemin de l’école. Ce fut le cas ce jeudi 3 septembre à l’école primaire catholique de Bouillon à Basse-Terre. En présence de Mgr Riocreux, de la Pro- vinciale des Sœurs de Saint Paul de Chartres et du Directeur Diocésain, les 400 élèves accompagnés par leurs parents se sont rassemblés dans la cour de l’école. De même, religieuses, enseignants et personnel se sont réunis pour cette rentrée 2020. UNE MISE À L’EAU QUI EN DIT LONG Un canot traditionnel de belle facture sorti tout droit des ateliers Forbin, et qui a déjà été expérimenté dans plu- sieurs courses, a été remis à Jean-Luc Boissieux, professeur d’accastillage et d’équipement bateau au LEP de Blanchet, afin de promouvoir la voile traditionnelle et de permettre aux jeunes du lycée « d’apprendre la mer » par les biais de la construction et des équipements bateau… Formidable challenge que les enseignants nautiques du lycée ont pris en mains… « Quand culture et sport s’associent pour l’édu- cation de la jeunesse, il n’y a pas à hésiter… » aime répéter M. Fritz Landres, directeur du lycée. Ce dimanche 6 sep- tembre, à l’anse Dupuy à Vieux-Fort, avait lieu la mise à l’eau de ce magnifique bateau qui va désormais battre pavillon LEP de BLANCHET ! Une équipe de professeurs à laquelle se sont associés plusieurs jeunes qui pratiquent la voile traditionnelle ont œuvré d’arrache-pied pour que le canot traditionnel prenne la mer… « Bel outil en vérité qui sera prisé des jeunes de notre lycée » n’a pas manqué de dire Fabien Figaro, professeur en mécanique bateau. J.-M. G.

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14 DEUX PRÊTRES À MORNE-À-L’EAU La ville de Morne-à- l’eau a accueilli les deux prêtres présen- tés par Mgr Riocreux dimanche 13 sep- tembre. L’église pa- roissiale Saint André étant fermée depuis 2015, c’est dans la chapelle Notre- Dame de Pontmain de Blanchet que les Pères Godefroid Sia- sia Nzita et Lucien Kouraogo ont com- mencé leur ministère dans la paroisse. Le nouveau maire de la commune a été salué par l’évêque et le curé disant leur espérance pour la réa- lisation des travaux de l’église du bourg. La célébration a été magnifiquement animée par la chorale paroissiale. Une centaine de fidèles, dont des paroissiens de Saint Luc de Baimbridge, a été témoin de cette installation du Père Godefroid. Originaire de la République Démocratique du Congo, il célèbre cette année ses 20 ans de sacerdoce. Membre de l’Institut Missionnaire des Amis du Christ, il a été mis- sionnaire au Congo Brazzaville et est arrivé en 2019 en Guadeloupe, œuvrant dans les paroisses de Petit-Canal et de Baimbridge. L. P. INSTALLATION DES CURÉS PÈRE DENIS AVIMADJENON À BAIE-MAHAULT Père Denis a été installé par Mgr Riocreux le 6 septembre en l’église St Jean Baptiste à Baie-Mahault. A 11 ans, il sentit l’appel du Seigneur à devenir prêtre. Il est attiré par la pe- tite Thérèse de l’Enfant-Jésus en qui il se retrouve. Il adhère alors complètement à cette « petite voie » de Thérèse où il faut faire chaque petite chose du quotidien avec beaucoup d’amour. Ce précepte l’accompagne et l’a beaucoup aidé durant sa vie sacerdotale : « Je ne fais pas beaucoup de choses, mais si je me lance dans un projet, je vais jusqu’au bout ! ». Il est ordonné 1997, à Lokossa au Bénin. Il aime beaucoup étudier et enseigner ! Plus jeune il faisait déjà du catéchisme au petit séminaire, et il enseignera toute sa vie. Aumônier national des mouvements « de l’enfance et de la jeunesse » au Bénin, il est ensuite envoyé comme directeur de séminaire au Tchad. En 2007, il arrive en France, où il a été accueilli par Mgr Riocreux dans le diocèse de Pontoise. Aumônier des Equipes Notre-Dame à la maison Massabielle de Saint-Prix, vicaire à Louvres-Roissy, il est nommé curé de Franconville (Val d’Oise) en 2013. Il a aussi suivi des études de Sciences de l’Education à Paris. Nommé curé de Baie-Mahault par Mgr Riocreux, il succède au Père Lucien Joseph, parti faire des études à Rome. Le Père Denis aime la simplicité de Ste Thérèse, mais c’est avec St Augustin qu’il clame sa devise pour sa nouvelle paroisse de Baie-Mahault : « Je suis chrétien avec vous, et prêtre pour vous ! » Laetitia PENAVA TROIS NOUVEAUX CURÉS ONT ÉTÉ INSTALLÉS Dimanche 23 Août, lors de la fête patro- nale à Sainte-Rose, Mgr Riocreux a présenté les deus prêtres de la pa- roisse : Pères Yves-Gérald Richemond, curé et Père Frédéric Capo, vicaire. Huit jours plus tard, le nouveau curé de Trois Rivières, Père Roland Kinkouni, a été installé ors de la messe dans le gymnase Félix Eboué. Le dimanche 13 Sep- tembre, Père Silène a installé son ancien vi- caire, Père Pierre-Claver Ananu curé de la pa- roisse de Deshaies.

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15 Les mutations du 20 ème siècle ont favorisé l’avènement d’une nou- velle conscience missionnaire ca- tholique. Le premier aspect à sou- ligner est que le fondement de la mission est avant tout trinitaire. Car l’Eglise sous la mouvance de l’Es- prit Saint, poursuit l’unique mission du Christ. Le second aspect est la responsabilité collégiale des pas- teurs des Eglises particulières. En effet, l ’Eglise universelle loin d’être un assemblage d’Eglises particu- lières, s’incarne dans chaque Eglise particulière. Cette responsabilité collégiale s’exprime à travers les Synodes des Evêques, les Confé- rences épiscopales nationales, régionales et continentales. C’est pourquoi une Eglise particulière sans lien avec l’Eglise universelle perd sa référence au dessein de Dieu, devenant pauvre ecclésiale- ment, et de son côté l’Eglise uni- verselle reste abstraite sans incar- nation dans les Eglises particulières (Evangelii Nuntiandi 62). On parle alors de communion ecclésiale, troisième aspect de la conscience missionnaire. Cela signifie que les Eglises particulières doivent sentir et vivre avec l’Eglise universelle. Cette communion se manifeste également par l’envoi des mission- naires « Fidei donum » afin de par- ticiper à l’action missionnaire au- près d’autres Eglises. Ces hérauts de l’Evangile doivent être formés dans un esprit catholique et une mentalité missionnaire (Redemp- toris Missio 67). La diversité dans l’unité est une autre expression de cette communion, car le cœur de chaque Eglise particulière bat au rythme de l’Eglise universelle. Ainsi, chaque Eglise particulière est autonome dans l’implantation et l’adaptation de la vie chrétienne au génie de sa culture. C’est pourquoi les recherches sont encouragées pour l’adaptation et l’inculturation de la Bonne Nouvelle dans la me- sure où une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n’est pas pleinement accueillie, entièrement pensée et fidèlement vécue. Il y a donc une interaction, un rapport de « donner et recevoir » entre l’Eglise universelle et l’Eglise parti- culière : l’Eglise particulière traduit le trésor de l’Eglise à son peuple et communique en retour l’expé- rience du peuple à l’Eglise univer- selle. (Evangelii Nuntiandi 62). En effet « les nouvelles Eglises particu- lières, enrichies de leurs traditions, auront leur place dans la commu- nion ecclésiale, la primauté de la chaire de Pierre, qui préside l’uni- verselle assemblée de la charité. » (Ad Gentes 22). Œuvres Pontificales Missionnaires Enfin l’entreprise missionnaire est sous la Responsabilité des Œuvres Pontificales Missionnaires. Les OPM regroupent l’œuvre de St Pierre, l’Enfance Mission- naire, l’Union Missionnaire. Elles exercent un rôle de sensibilisation et de formation missionnaire dans toutes les Eglises particulières. Dès lors la responsabilité commune de la mission est réaffirmée. Le 20 e siècle a redonné une impul- sion à la mission par la responsa- bilisation et l’autonomisation des Eglises particulières en commu- nion avec l’Eglise universelle. La nouvelle conscience missionnaire a rallumé dans le cœur de tous les baptisés la flamme de la mis-sion. L’Eglise est solidaire de tous les hommes. Car dans chaque contrée du monde elle est tou- jours consciente que : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les an- goisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve échos dans leur cœur » (Gaudium et Spes). Père Régis KPLÉ OCTOBRE : MOIS DE LA MISSION DIMANCHE 18 OCTOBRE JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS “ME VOICI : ENVOIE-MOI !” (IS 6. 8) En cette année, marquée par les souffrances et les défits causés par la pandémie du Covid-19, ce chemine- ment missionnaire de toute l’Eglise se poursuit à la lumière de la Parole que nous trouvons dans le récit de la vocation du prophète Isaïe : « Me voici : envoie-moi ! » Célébrée la Journée Missionnaire Mondiale signifie aussi réaffirmer comment la prière, la réflexion et l’aide matérielle de vos offrandes sont une opportunité permettant de parti- ciper activement à la mission de Jésus dans son Eglise. La charité exprimée dans les collectes des célébrations liturgiques du troisième d’octobre, a pour objectif de soutenir le travail missionnaire accompli en mon nom par les Œuvres Pontificales Mission- naires, pour répondre aux nécessités spirituelles et matérielles des peuples et des Eglises dans le monde entier, pour le salut de tous. Message du Pape François

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16 C’EST LA REPRISE ! Une personne me disait dernière- ment, après cette période de confi- nement, qu’elle était heureuse de nous revoir plus nombreux à la messe dominicale, et en souriant, elle ajou- tait : « aujourd’hui, on redémarre ! ». Et je lui faisais remarquer en même temps que c’était aussi le redémar- rage des écoles, comme pour les enfants du catéchisme. C’est donc la reprise « des re » pour tous, reprise du travail, reprise du transport en com- mun chaque matin, reprise de nos habitudes au supermarché… Cette répétition-là c’est également celle des moines et moniales. Et de fait, je lisais récemment comment la vie de ces personnes cloîtrées était ryth- mée par des répétitions quotidiennes, choses que j’ai connues moi-même et expérimentées dans une abbaye : se lever chaque jour à une heure précise, cheminer en silence dans l’espace du même cloître, ensuite reprendre le travail manuel, la médi- tation, la messe, les prières, le chant des psaumes dans la même église, se retrouver en fin de matinée dans le même réfectoire. Les moines et moniales vivent cela chaque jour, et depuis 1500 ans ! Pourquoi je fais allusion à ces gestes et ces compor- tements répétitifs particulièrement concernant ces moines ? Parce que notre vie quotidienne à nous aussi est jalonnée de rencontres avec les mêmes personnes, les mêmes amis, à qui nous sommes appelés également à accorder chaque fois le même par- don peut-être. En continuité avec ce que j’ai dit le mois dernier, je me pose à nouveau la question de savoir ce que seront nos assemblées dominicales post-confinement. Et beaucoup de pasteurs se sont posés la même ques- tion. Les chrétiens n’auront-ils pas pris l’habitude de déserter nos assemblées dominicales ? Une telle remarque d’ail- leurs, voire une telle inquiétude a été celle de l’auteur de l’épître aux Hé- breux 10,25 « Ne désertez pas nos as- semblées comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour. » A un tout jeune garçon que je ne voyais plus à la messe dominicale, je posais la question de savoir ce que signifiait son absence ; il m’a répon- du : « père, je t’entends toujours dire les mêmes choses. Tu répètes sans cesse les mêmes paroles ! Et puis il faut s’asseoir, se remettre debout, le- ver les bras, écouter des paroles que je ne comprends pas ! » J’en ai pris pour mon grade ! Ces propos-là me rappellent ce qu’un jeune adolescent avait dit un jour au saint pape Jean- PAROLES ENTENDUES Paul II : « Saint-Père, je t’aime beau- coup, j’aime bien ce que tu dis, mais tu répètes toujours la même chose ! » Ce à quoi le pape avait répondu : « Je ne me répète pas, mon garçon, je répète la parole du Seigneur ! » Quant à moi, je remercie le Seigneur du fait que ce jeune ait entendu de bonnes choses de ma bouche. Mais je crois que la répétition des prières, des chants et des gestes (assis, debout) était pour lui un peu comme une mécanique. Peut- être que certains adultes eux-mêmes ne comprennent pas toujours non plus le pourquoi de ces gestes et paroles ré- pétitifs de la messe. « Je croix en Dieu le Père tout puissant… le Seigneur soit avec vous ! et avec votre esprit ! Ele- vons notre cœur, nous le tournons vers le Seigneur ! Rendez-grâces au Sei- gneur, cela est juste et bon ! » Comme je l’ai dit également à des enfants du ca- téchisme, à la messe on prie avec tout son être, c’est-à-dire avec toute sa per- sonne, et parfois avec la joie qui nous pousse à battre des mains ! Nous ne sommes pas en effet à l’image de ces poteaux qui soutiennent les plafonds et les murs de nos églises. Après cette période de confinement donc c’est le temps des RE ! Reprise de nos enga- gements dans les paroisses, dans les services auprès des enfants, etc. Beau- coup d’entre nous évidemment ont déjà compris que l’essentiel de notre foi n’était pas dans une répétition méca- nique de nos engagements, mais dans le sens que nous donnons à nos gestes et l’espérance que nous y mettons. Père Yves GILLOT L’ESPÉRANCE À HAÏTI… MALGRÉ TOUT ! En dépit de tout ce que nous constatons en Haïti : massacres, assassinats, viols, destructions des biens d’autrui, nous pouvons affirmer : le peuple haïtien est bon, courageux, fort et croyant. Certes, les ban- dits font la une dans les médias. De plus, il y a l’ignorance, l’analphabétisme, l’injustice, l’inégalité, le manque d’encadrement et un système corrompu. Malgré tout, on pourrait s’attendre au pire si ce peuple n’était pas bon en soi. L’insécurité un problème mondial L’insécurité n’est pas propre à Haïti. Evidemment, la brutalité des gangs armés est inacceptable mais explicable. Sans vouloir excuser les bandits, il faut savoir que certains commissariats sont fermés à cause de l’insécurité. A Petit Boucan où je vis, il y a un contraste énorme. Pour une population de 20 000 habitants, la police nationale est inexistante. Aussi, tous vivent sans trop s’inquiéter malgré tout et le pourcentage de l’insécurité en Haïti est relativement faible par rapport à d’autres pays. Haïti a une population jeune : plus de la moitié a moins de 21 ans. C’est une chance énorme et un grand défi. Dans les pays riches, sou- vent les jeunes sont désabusés, nonchalants. En Haïti, des jeunes manifestent dans la rue réclamant à l’Etat des professeurs pour leur lycée. Le problème Sanitaire Rendons grâce à Dieu, le virus n’atteint pas autant de gens que l’on redoutait. Les Haïtiens n’ont pas peur du Coronavirus. Ainsi, les Haïtiens et le Covid-19 cohabitent bien ensemble ! En outre les haïtiens n’ont pas peur de mourir. Et il est triste d’entendre

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17 HORIZONTALEMENT 1 - Connaissances relatives à l’art culinaire. 2 - Etonné. Echelle de sensibilité en photographie. Démonstratif. 3 - Mot enfantin. Source de réussite et d’épanouissement. 4 - Dénombrements. 5 - Après Jésus-Christ. Région d’Arabie. Boa sans tête. 6 - Système de formatage de documents. Fille. Moyenne tension. 7 - N’importe qui. Passe à l’action. Deux. 8 - Système de connaissance réservée aux initiés. Inséparable de facto. 9 - Suffixe indiquant un rang. Saint. Tunisie. 10 - Voleur. Créatures célestes. VERTICALEMENT 1 - Filiation. 2 - Rejetés. 3 - Possessif. Organisation régulant le commerce mondial. 4 - Classer par thème. 5 - Signes de vieillesse. 6 - Evacua de l’eau. Monaco. 7 - Pays d’Amérique centrale. 8 - Se permit. Négation. Note. 9 - Moteur qui pousse à l’action. 10 - Un certain Padre sans tête. 11 - Spécialiste des finances. 12 - Parfois elles sont fortes et irrésistibles. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 71 M OTS CROISÉS N O 70 ( SOLUTION ) certains dire : mourir du Covid-19 ou mourir de faim, cela revient au même. Je retiens trois éléments importants de ce moment difficile. L’homme se rend compte qu’il est mortel. Et, chez nous, beaucoup d’initiatives de solidarité ont vu le jour. On se montre solidaire par la force des choses car on ne peut plus dire chacun pour soi, Dieu pour tous. « Chak bèt a fe cleré pou nam a’y » c’est-à-dire quand je protège mon voisin, je me protège moi-même. Par contre, nous avons peur de l’instabilité politique, nous avons peur de l’avenir, nous avons peur de l’impunité, nous avons peur de ceux qui profitent de la misère des gens, de leur vulnérabilité, nous avons peur car quelques personnes possèdent plus de 80 % de la richesse du pays. Ceci choque et révolte les pauvres. Nous avons peur des hommes au pouvoir qui ne pensent qu’à eux, voilà les « pandémies » qui nous font peur au- jourd’hui en Haïti. Ce pays connaîtra la paix lorsque la société bannira l’inégalité et alors seulement fleurira la Justice, comme le dit le psaume 84, « Justice et Paix s’embrassent. » Tant qu’on a encore la tête, on espère porter un jour le chapeau Haïti renaîtra de ses cendres. Nous y croyons, car nous sommes jeunes, déterminés, courageux, solidaires. Nous sommes invités à nous laisser convertir par Celui qui nous protège contre tout ce qui défigure l’homme. Le Dieu de l’espérance, nous invite à puiser en Lui ce dont nous avons besoin pour être signe d’espérance auprès de son peuple. Ayons au cœur l’espérance chré- tienne qui fait vivre et devenons plus humain ! Merci à Mgr Riocreux, les confrères du Prado et les chrétiens de la Guadeloupe qui me soutiennent dans ce moment difficile. Daniel ROMULUS, prêtre du Prado en Haïti

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18 Tél. : 0590 83 10 45 Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nou veau x h oraires à Point e-à-Pitr e : Tous les jours de 7h30 à 14h3 0 INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr 28 ème édition du Festival Caribéen de la Harpe Vendredi 23 octobre à 19 h 30 à Basse-Terre en l’église de Notre-Dame du Mont Carmel Sous la houlette de Clair Le Fur, harpiste de renommée internationale ( Entrée libre - Quête à la sortie) Programme : musique sacrée, musique classique et hommage à Barel Coppet (clarinettiste) et Amalia Rodrigues (chanteuse et cantatrice de fado) (pour le centenaire de leur naissance). Plusieurs chants par la chorale de N.-D. du Mont Carmel, dirigée par Clody Montout. A.B.P. = ANIMATION BIBLIQUE PASTORALE Formation Biblique : Bible en nous ! sOCTOBREau CPSO de 8 h 30 à 12 h Etude d’Act 26, 1-32. sNOVEMBREETDÏCEMBREau CPSO à 8h. 30. Etude sur les Actes des Apôtres Ouverte à tous avec Sr Jeanne Balagne / Renseignements et inscriptions : balagnejeanne@gmail.com 1, 2, 3 CANA ! Avec le covid, la Communauté du Chemin-Neuf, propose Cana autrement, en 1,2,3 week-end. Une démarche pour prendre soin de votre couple dans une démarche basée sur la découverte… Contact : Communauté du Chemin Neuf Guadeloupe 0690 86 04 33 ou 0690 90 68 64 - Mail : lapojm@hotmail.com Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30 ainsi que les Vêpres le dimanche à 17h45 suivis de la messe dominicale à 18h15 depuis l’église Saint-Michel du Raizet. Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30 Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire

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19 OFFICIEL ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE Du fait des contraintes sanitaires les rencontres diocésaines ont été reportées : Vendredi 11 décembre Rencontre diocésaine au Gymnase de Rivière-des-Pères à Basse-Terre Messe de l’Enseignement Catholique : Dimanche 13 décembre à l’église de St Michel du Raizet Jeudi 1 er Octobre s(-ESSESOLENNELLEPOURLAFÐTEDE3TE4HÏRÒSE de Lisieux en l’église Ste Thérèse en Martinique Samedi 3 Octobre s(-ESSEDECONlRMATIONENLÏGLISE Terre-de-Haut aux Saintes Dimanche 4 octobre s( -ESSEDECONlRMATIONENLÏGLISE St Hyacinthe de Capesterre Belle Eau Mercredi 7 Octobre s(#ONlRMATIONÌ#ADET3AINTE2OSE Samedi 10 Octobre s( #ONlRMATIONÌ'OYAVE Dimanche 11 Octobre s( #ONlRMATIONENLÏGLISE3TE4HÏRÒSE de Prise d’Eau Samedi 17 Octobre s( #ONlRMATIONDESJEUNESDUCOLLÒGE de Versailles en l’église de Gourbeyre Lundi 19 Octobre Rencontre avec les prêtres nouvellement arrivés Du mercredi 21 au samedi 24 Octobre A Paris, pour rencontres et réunions Du lundi 25 au vendredi 30 Octobre A Rome, pour des rencontres. Le mercredi 28 Octobre, Mgr Riocreux participera à l’audience générale avec le pape François. CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX Nominations (suite) Par décision de Mgr Riocreux, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre, sont nommés au 20 Septembre 2020 : Paroisses : Anse-Bertrand sPère Daniel Kouatouka, administrateur. Il demeure curé de Port-Louis Goyave sPère Norbert Tibeau (SMM) , administrateur MERCI PÈRE JEAN BOSCO En septembre 2017, le diocèse accueillait le Père Jean-Bosco Akogo. Prêtre du diocèse de Kpalimé au Togo, il a été envoyé par son évêque, Mgr Benoit Alowonou, président de la conférence épiscopale togolaise. En raison d’une urgence pastorale dans le diocèse de Nevers, ce dernier envoie Père Jean Bosco pour une nouvelle mission. Celui-ci, dans un esprit de disponibilité, a accepté de suite cette nomination et est parti à Decize. Auparavant, Père Jean-Bosco a été chaleureusement salué et remercié par les paroissiens d’Anse-Bertrand où il était curé depuis 2019, ainsi que ceux de Gourbeyre où il a exercé son ministère pendant deux années dans des conditions difficiles. Le diocèse lui a exprimé aussi sa gratitude en lui souhaitant une bonne mission dans le Nivernais.

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3 789561 703007 Conduis-moi, douce lumière ! Conduis-moi, douce Lumière, au milieu des ténèbres : je t’en prie, conduis-moi. La nuit est sombre, et je suis loin de la maison : je t’en prie, conduis-moi. Veille sur mon chemin. Je ne demande pas à voir le but lointain : un seul pas me suffit. J’étais autre jadis, et je ne priais pas pour que tu me conduises. J’aimais choisir et voir ma route. Maintenant, je t’en prie, conduis-moi. J’aimais le jour brillant et, malgré mes frayeurs, l’orgueil me gouvernait. Oublie les jours passés. Ta puissance pendant si longtemps m’a béni que, j’en suis assuré, elle me conduira par landes et marais, montagnes et torrents, jusqu’au retour du jour. Et demain souriront les visages des anges depuis longtemps aimés, et que je ne vois plus. Prière de Saint John Henry NEWMAN, lue souvent lors de veillées de prières par l’acteur Michael LONSDALE décédé le 20 septembre 2020 Film “ DDesDes hoho ees eet dt t dieddux” (((010): FFiFiilmillm lm““DDDDDeDDD“DeeeDDeDDesseseshhhhhooooooohohhhohooommmmmmmoooommmmmmmmmemmmmmmmmmmm eeemememsssss ssessseeeeeett t t eeetttdeedes sesddddddddieiiedieiididididiidii (201 0 eeeeeeieiieieeuxuuuuueeeeuuuux”uxux”x” ((((20((2012010100000)0)000)0)0) )))))00)0)0)0: Mi hhhhh Lons daeie iittrpréééé frèè MMicMicicchhhhhhhhchhhhaeaeahahhaaeeeeaeeeell l lleelllLoLoLoononsssssdnssssdasdaaaaadaallleallaaaale e lleeiiintniinnntntetntnt ti eeeeeeeeteterrrreerrrrrprprrprrééépréééétéréééétatttétééététaaaaaatatataaitiiiitaaaaiiiii L tt tttitititttfffffffrrèrfrfrfrèèèèèèrèèrèèèrerrrrèère e eeeeeeererererrererereLLLLucLucuc

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