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3 € N° 1009 - Octobre 2020
www.guadeloupe.catholique.fr
REVENONS À L’EUCHARISTIE !
pages 10-11
RENTRÉE
DU PRESBYTÉRIUM
pages 4-5
JOURNÉE MONDIALE
MISSIONNAIRE
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Messe de l’Assomption à Fatima Le Moule célébrée par le père Emery FossiMeeMe sesssesse se dee de l’’Al’’A s’AAsAsssossosoomommpmpptpttiotioioonon à FaFatFaatattimtimaimama LeLeLe MooMoououuleulelecécécéélééléléébébbrébrréeréeée ppapar arlee lep o èpèèreèrrereEmme Em emeeryerryryFoFoFoosossssssisi
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“L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3
Session de rentrée
du presbytérium ............................4-5
La conversion pastorale ...................6
Jubilés .............................................7
Les îles du Nord ..............................8
Les Salésiens à l’œuvre ....................9
Revenons à l’Eucharistie ...........10-11
Prudence ou inhumanité ? .............12
Enseignement catholique ..............13
Installation des curés .....................14
Octobre : mois de la mission .........15
Paroles entendues .........................16
Mots croisés ...................................17
Infos ..........................................18-19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Edilène LE PENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
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SOMMAIRE
FONDATION SALÉSIENNE
À SAINT LUC DE BAIMBRIDGE
Dimanche 19 septembre, la paroisse
Saint Luc a vécu un moment important
avec l’arrivée des Salésiens, pères Chris-
tian et Pierre. Ceux-ci ont été présentés
par leur supérieur provincial, père Daniel
Federspiel, venu spécialement de Paris
pour cette circonstance.
Au début de la célébration, Mgr Riocreux a
remis la convention unissant le diocèse et
les Salésiens. Ainsi, au terme d’une longue
préparation, ces religieux apporteront le
charisme de Saint Jean Bosco non seule-
ment dans ce quartier de Baimbridge aux
Abymes, mais aussi dans tout le diocèse.
Et c’est bien l’Eglise en Guadeloupe qui
participait à cet accueil, avec les prêtres,
religieuses et laïcs présents pour cette cir-
constance. Parmi les participants, les res-
ponsables de l’œuvre d’Auteuil travaillant
à Saint Jean Bosco de Gourbeyre. Une sy-
nergie se crée dès maintenant entre Jean
Bosco, le lieu d’accueil des jeunes et les
Salésiens de Don Bosco (1815-1889), fondateur de leur congrégation.
L’accueil fut chaleureux, la messe bien animée et la joie rayonnait sur les
visages des paroissiens et des prêtres déjà insérés dans l’Eglise locale.
Dès le lendemain, lundi, la paroisse accueillait les 50 prêtres du diocèse
réunis en session de rentrée.
Père P ierre
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LES FINANCES DE L’EGLISE
À L’ÉPREUVE DU COVID
Pendant dix dimanches, les fidèles n’ont
pas pu participer aux célébrations et
mettre leur offrande dans le panier de la
quête. Cependant, certains ont participé
à la quête en ligne, à hauteur de 35.000
euros. Qu’ils en soient remerciés.
Avec la reprise des messes, les paroissiens,
généreux, participent à la quête. Mais le
montant dans les paroisses a diminué de
moitié… et les charges n’ont pas baissé.
De même, le casuel (baptêmes, mariages
et funérailles) a diminué de 75
% ainsi que
les dons pour les cierges.
A ce tableau sombre, il faut cependant
ajouter une nouvelle réconfortante, celle
du maintien du Denier de l’Eglise et des
offrandes pour les messes.
La question financière a été abordée par
les prêtres et lors du Conseil Diocésain
des Affaires Economiques du 24 Sep-
tembre. Nous espérons que les catho-
liques, conscients de la situation singulière,
feront tout pour continuer à participer
financièrement à la vie de leur Eglise.
LIRE TOUTE LA BIBLE
EN UNE ANNÉE
En 2019, les trois diocèses Antilles-Guyane
ont lancé une large diffusion de la Parole
de Dieu. Déjà, des dizaines de milliers de
familles et de jeunes ont reçu cette « Bible
en nous » spécialement réalisée pour les
Antillais.
Continuons de proposer cette Bible pour
une lecture régulière. Durant le confine-
ment, nombreux sont ceux qui ont médité
cette Parole de Dieu.
Le 3 octobre, à Assise, le pape signe sa troisième encycli-
que Fratelli Tutti. Document important qui sera présenté et
largement commenté. Dans la parfaite continuité de son
pontificat et des gestes prophétiques, François veut appe-
ler tous les hommes à cette fraternité universelle, comme
le Poverello d’Assise l’avait fait au 13
ème siècle. Ainsi, après
l’écologie intégrale avec Laudato si’ en 2015, et La Joie
de l’Evangile, nous voici invités à vivre profondément en
frères et sœurs en Christ et en humanité. A chaque messe
d’ailleurs, nous nous manifestons cette fraternité après la
prière du Notre Père : « Frères et Sœurs, dans la charité du
Christ, donnez-vous la paix ».
Or, depuis mars dernier, nous ne pouvons plus nous don-
ner le « baiser de paix ». Privés de ce geste, nous pouvons
cependant nous sourire, tout masqués que nous sommes !
Un document récent nous rappelle aussi que, pendant la
pandémie, si nous avions utilisé largement les médias pour
des retransmissions de messes, il est important de reve-
nir maintenant à la messe. Beaucoup l’ont compris et ont
repris joyeusement le chemin de leur paroisse. D’autres,
par peur ne viennent pas encore à l’église le dimanche.
Pour les personnes âgées ou à risque médical, c’est bien
compréhensible. Mais, nous devons nous poser la ques-
tion concernant l’Eucharistie. C’est le sens de cette lettre de
six pages dont nous publions des extraits : « Revenons avec
joie à l’eucharistie » !
Pourquoi cet appel ? Tout simplement en raison même de
ce que nous avons vécu pendant des mois : l’impossibilité
pour les fidèles de participer à la messe. Certes, par la ra-
dio, la télévision et les réseaux sociaux, nous avons pu vivre
la communion spirituelle. Réjouissons-nous des messes
retransmises chaque dimanche à la télévision grâce au
« Jour du Seigneur » ou à KTO, ainsi qu’à Radio Massabielle.
Dès les débuts des retransmissions dans les années 1950,
l’Eglise a toujours rappelé le devoir d’aller à la messe, les
moyens audiovisuels étant à destination des malades et
des personnes âgées, empêchés de sortie de leurs mai-
sons ou de leurs chambres.
Exemple concret de la beauté du rassemblement eucharis-
tique. Lors de la session de rentrée des prêtres, le moment
fort fut la messe de la Saint Matthieu. Et chaque jour, le mo-
ment fort pour tout prêtre est l’Eucharistie avec quelques
fidèles ou une importante assemblée.
Nous le savons en effet, l’Eglise donne l’Eucharistie, mais
l’Eucharistie construit l’Eglise.
Oui, revenons joyeusement à l’Eucharistie !
L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux
REVENIR À L’EUCHARISTIE
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ÉGLISE DIOCÉSAINE
SESSION DE RENTRÉE
DU PRESBYTÉRIUM
La rentrée de l’année pasto-
rale avec les 50 prêtres du
diocèse a été effective par la
rencontre à Saint Luc pendant
deux jours. Temps de prière
et présentation des nouveaux
prêtres arrivés récemment
dans le diocèse.
Durant cette session, le presby-
térium a approfondi le rôle de la
formation des conseils pastoraux
et des affaires économiques, à par-
tir des extraits du texte intitulé « la
conversion pastorale de la commu-
nauté paroissiale au service de la mission évangélisatrice de l’Eglise ».
En introduction à la réflexion, le
père Jean Hamot a rappelé l’obli-
gation d’avoir les deux conseils
pour un développement intégral
pastoral. Citant le Pape François, il
a souligné qu’il faut une « créativité
adaptative dans la pastorale face
à l’évolution de l’humanité ». Nous
sommes appelés à une ouverture :
« l’importance de la créativité »
qui signifie « chercher des voies
nouvelles » c’est-à-dire « chercher
le moyen d’annoncer l’Evangile ».
Dans l’introduction du texte, il est
mentionné que la collaboration se réalise dans une symbiose bien
assortie. C’est une invitation aux
communautés paroissiales pour
sortir d’elles-mêmes, et à vivre le
style de communion et de colla-
boration. Les travaux en doyennés
ont été très instructifs et ont per-
mis un vrai partage.
Les séminaristes
Par la suite, le Père Gérard Foucan
a présenté nos sept séminaristes,
leurs activités, le camp des jeunes
et la rentrée dans les séminaires à
Toulouse et Orléans. Monseigneur
a ensuite rappelé la vie des sémi-
naristes et leurs activités pendant
Messe de la St Matthieu, 21 septembreMeeMe sesssesse se dee de laa laStt StMaatMaattattttththhiehieieeu,euu,u,21seeseepepptepteteemembmbmbbrebrrere
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UN NOUVEAU DIRECTOIRE POUR LA CATÉCHÈSE
En juin dernier, un document important sur la catéchèse a été publié par Rome. Ce Directoire, présenté aux
prêtres le 22 Septembre dernier, est un texte majeur pour l’enseignement de la foi dans toutes les paroisses
du monde. Le précédent Directoire avait été publié en 1997 à la suite du Catéchisme de l’Eglise catholique
de 1992.
Le livre, important par sa signification et le nombre de pages, propose une méthode et des évolutions en
considérant le monde pluriel dans lequel vivent les enfants et les jeunes, notamment le numérique. L’es-
sentiel réside dans le désir de l’Eglise de « donner la beauté de la foi à tous et à chacun dans la complexité
de la réalité contemporaine ». Et cette foi se résume en un mot, celui du « kérygme », annonce du Christ
Sauveur mort et ressuscité.
Plusieurs paragraphes concernent la famille, « lieu de la catéchèse ». « La famille annonce l’Evangile. » Mais
les familles sont diverses et il faut donc « avec beaucoup d’attention et de respect accompagner les enfants
marqués par un amour blessé, en leur donnant confiance et espérance ».
De nombreux aspects sont abordés : la catéchèse et l’option pour les pauvres, l’interreligieux, les commu-
nautés de base, le judaïsme lié au christianisme, la piété populaire qui traduit une soif de Dieu.
Enfin, les acteurs de la catéchèse sont nombreux : évêque, prêtres, consacrés, laïcs catéchistes.
le confinement, en évoquant aussi
le coût de la formation d’un sémi-
nariste.
Le soir, une messe solennelle a ras-
semblé les prêtres dans l’église St
Pierre et St Paul de Pointe-à-Pitre.
Le second jour a été consacré
à plusieurs communications. Tou-
chant l’âme de l’Evangélisation. Gi-
sèle Acomat, déléguée diocésaine
pour la catéchèse, a présenté les
exigences et les normes du nou-
veau Directoire. Elle a évoqué aus-
si les difficultés rencontrées dans
l’ouverture du catéchisme avec
l’épidémie de COVID-19.
Le temporel
Mme Chomet, économe, nous a
informés des analyses statistiques des déficits grandissants des re-
cettes avec le COVID. Les uniques
ressources essentielles sont les
dons en particulier les quêtes et
le casuel qui diminuent, mais le
Denier semble stable.
Pastorale des funérailles
Pour la réflexion sur la pastorale
des funérailles, trois personnes
d’entreprises de pompes funèbres
Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Port-
Louis ont expliqué les démarches à
mettre en place pour une vraie col-
laboration au service des personnes
et des familles dans l’épreuve.D’autres sujets ont été abordés ra-
pidement. La Pastorale de la San-
té a fait le point si utile en cette
période de crise sanitaire prolon-
gée. La vitalité des TKL par le père
Blanchard. Les médias, notam-
ment Radio Massabielle si appré-
ciée, ainsi que le nouveau site du
diocèse et notre bulletin diocésain
« Eglise en Guadeloupe » .
Une bonne session qui a fortifié
les prêtres dans leur mission !
Père Julien DOSSOU,
Curé de Saint-Claude
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LA CONVERSION
PASTORALE
Lors de la session avec les
prêtres, le Père Jean Hamot
a présenté « l’instruction sur
la conversion pastorale de la
communauté paroissiale » pu-
bliée récemment par Rome.
Ce document appelle à un re-
nouveau missionnaire de l’Eglise
en étant proche de nos contempo-
rains, dans la culture d’aujourd’hui.
Il est dans le prolongement de la
réflexion initiée par le pape Fran-
çois avec « Evangelii Gaudium »,
« La joie de l’Evangile ».
En guise d’introduction, je me
permets la remarque suivante :
« Dans l’Evangile, l’appel à la
conversion est récurrent, mais
l’appel à la conversion pastorale
en paroisse est toujours présent
dans la pensée de l’Eglise. Voici un
exemple dans l’Eglise de France
avec l’intuition et la pédagogie
de l’Action Catholique : voir, juger,
agir. Regarder d’abord et agir en-
suite ». Autre exemple, celui de la
Mission de France, née après la
guerre : être présent et au service
de ceux dont l’Eglise est loin, par la
rencontre, le dialogue et promou-
vant la communion ecclésiale.
Avant les bouleversements des an-
nées 1960, ont été développés les
conseils de zone, les commissions
pastorales. En effet, le regard sacer-
dotal ne suffit pas à comprendre
certains faits de société. L’Eglise
découvrait le besoin de revoir ses
modes de fonctionnement. Des
pasteurs comme Mgr Matagrin,
les pères Henri Denis et Louis Lo-
chet ont porté le souci de préparer
l’Eglise de demain. En 1964, j’ai
été frappé par la première encycli-
que de Paul VI, Ecclesiam suam :
« l’Eglise se fait parole et se fait conversation. », prélude à « l’Eglise
en sortie » du pape François. Par
la suite, l’épiscopat français avec
le rapport de Mgr Coffy ont déve-
loppé ce message : « passer d’une
Eglise cléricale à une Eglise où
tous sont responsables ». Ici, dans
le diocèse, cette conviction a été
le fer de lance du projet pastoral
de Mgr Oualli, évêque dans les an-
nées 70 et 80.
CELAM et APARECIDA
De même, nous devons men-
tionner le travail missionnaire des
conférences épiscopales Latino-
Américaines avec les congrès. A
Medellin, en 1968, est émis le
souhait d’une Eglise pauvre pour
les pauvres. Ensuite, à Puebla, en
1979, le Celam s’appuie sur « Evan-
gelii nuntiandi ». Enfin, à Aparecida
en 2007, la réflexion s’est poursui-
vie sur le rôle et la vie de l’Eglise.
On y retrouve le « voir-juger-agir »,
l’insistance sur la religion populaire
à évangéliser. Tout cela demande
« conversion des personnes et ré-
forme des structures ».
Rappelons ce message du pape
François : « Il est indispensable
d’imaginer une conversion de l’agir
ecclésial sans la participation de
toutes les composantes du Peuple
de Dieu. Plus encore, chaque fois
que nous avons tenté de supplan-
ter, de faire faire, d’ignorer, de
réduire le peuple de Dieu à des
petites élites, nous avons construit
des communautés, des projets, des
choix théologiques, des spiritualités
et des structures sans racine, sans
mémoire, sans visage, sans corps
et en définitive sans vie ».
Créativité
Au début de son ministère en
2013, le pape a rappelé l’impor-tance de la « créativité » pour cher-
cher des voies nouvelles d’annonce
de l’Evangile. Par cette instruction,
la congrégation pour le clergé en-
courage les paroisses à choisir une
orientation missionnaire, à être at-
tentives à ce que chaque baptisé
trouve sa place. Or, la paroisse doit
rester un « lieu source » le lieu pour
rencontrer des croyants et pour
rencontrer le Christ.
Le texte propose ainsi un renouvel-
lement de la paroisse, quelquefois
sclérosée et en manque de dyna-
misme. Il s’agit d’un vrai renouveau
missionnaire non pas seulement
la survie de l’identité paroissiale.
C’est donc une invitation faite aux
communautés paroissiales « en
vue de l’annonce de l’évangile ».
L’appel à une créativité ouvre des
voies nouvelles par la participation
de tous. Ceci exige un changement
de mentalité, un renouvellement
intérieur, une collaboration effec-
tive entre les acteurs pour structu-
rer la pastorale d’ensemble. La pa-
roisse n’est pas caduque, elle peut
être le moteur de l’évangélisation.
La mission est le critère pour le re-
nouveau.
En conclusion, pourquoi cette
conversion ? Le monde a chan-
gé et nous lance des défis. Quels
moyens allons-nous prendre pour
que les chrétiens entendent cette
réforme. C’est aussi une invitation
à rejoindre les gens dans leur vie
et leur culture. Ce document de-
mande dans le contexte actuel de
ne plus penser à la paroisse de ma-
nière isolée. Les différentes formes
possibles d’élargissement des ter-
ritoires et de prises en charge ca-
nonique pastorales ont été aussi
évoquées.
Père Jean HAMOT
ÉGLISE DIOCÉSAINE
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JUBILÉ DE RUBIS
POUR DEUX SŒURS DE CLUNY
MON ÂME EXALTE
LE SEIGNEUR !
Lors de la fête de la Nativité de la
Vierge, Sœurs Josepha et Cathe-
rine ont célébré les 65 ans de vie
religieuse dans la congrégation des
sœurs de Saint Joseph de Cluny.
Dans la chapelle de Versailles, lieu
de leur profession en 1955, elles
ont renouvelé leurs vœux devant
Mgr Riocreux et la provinciale, sœur
Joseph-Marie. Une belle assem-
blée avec la famille des religieuses
et d’amis des sœurs a prié dans la joie et l’action de grâces. Mgr
Riocreux, entouré de trois prêtres a
souligné la double joie de ce jour :
la joie de la naissance de Marie
et la joie de ce Jubilé exception-
nel, noces de rubis ! Au cours de
cette messe, les deux parcours des
sœurs ont été retracés. Sœur Jose-
pha, de papa guadeloupéen et de
maman martiniquaise a été bap-
tisée en 1932 à Saint Ferdinand
des Ternes à Paris, là même où le
« Voilà la première parole et la première prière qui
éclate de mon cœur pour ce jubilé de mes soixante
ans de vie religieuse » ainsi s’exprime joyeuse-
ment et avec un sourire lumineux Sœur Thérèse-
Marie Alexandre-Alexis (98 ans), à l’œuvre dans la
communauté des Sœurs Dominicaines de Sainte Ca-
therine de Sienne d’Albi à Trois-Rivières.
« Originaire de Martinique j’ai ressenti l’appel de Dieu
très tôt. Je suis arrivée en Guadeloupe pour parfaire
mon cheminement et ma formation, les sœurs de
Notre-Dame de Guadeloupe s’apprêtaient à re-
joindre les Sœurs Dominicaines où j’ai donc fait pro-
fession solennelle. Dieu m’a comblée dans cet ordre
religieux si proche des gens et des familles. »
JUBILÉS
Père Riocreux a été curé dans les
années 90. Revenue avec sa fa-
mille aux Antilles avant la guerre,
elle a connu les sœurs à l’âge de
15 ans. Elle a découvert la mission
d’éducation des sœurs. Poète, elle
sait faire chanter la vie et écrit de
beaux textes pour différentes cir-
constances.
Sœur Catherine, originaire de
Vieux-Habitants, a grandi dans une
famille où l’amour de Dieu est une
force. Aussi, elle entre dans la vie
religieuse, accompagnée par sa
famille. Proche des malades, elle
s’est investie dans les missions
confiées, notamment en France de
1976 à 2012. Après ces années en
métropole, elle revient au lieu de
départ, à Versailles, en étant atten-
tive à tous, notamment aux sœurs
de sa communauté. Sœur Cathe-
rine rayonne par sa joie, son dé-
vouement et sa disponibilité.
Ce 8 septembre, les sœurs et
leurs amis ont chanté avec cœur :
« O Père, je suis ton enfant, je veux
te louer par mon chant, le chant
de joie de mon baptême ».
Marie-Elisabeth D.
Toujours bon pied bon œil,
Sœur Thérèse-Marie a le sens
du devoir et du service, et
elle continue de coudre et
repasser habilement. « Je dis
souvent aux enfants et aux
jeunes qui viennent nous voir,
n’hésitez pas à suivre le Sei-
gneur et à lui consacrer votre
vie, même si aujourd’hui les
sollicitations vous accaparent de toutes parts, il vous
faut garder une place pour le Dieu de Jésus-Christ
qui seul peut vous combler, comme il m’a comblée !
Joie du jubilé en ce 8 septembre, à Trois-Rivières, qui
restera gravé dans mon cœur à jamais ! ». Et Sœur
Franciane, supérieure, d’ajouter : « Je sais en qui j’ai
mis ma confiance et je ne serai pas confondue »
comme le dit saint Paul dans sa lettre à Timothée.
Jean-Marie G.
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LES ÎLES DU NORD
LES SALÉSIENNES À ST-MARTIN
AVEC SŒUR ÉMILIENNE
Les Sœurs Salésiennes sont
implantées à Saint-Martin
depuis 2018. Originaire
de Cap-Haïtien, Sœur
Emilienne, la supérieure,
a fait profession dans la
Congrégation des Sœurs
Salésiennes de Don Bosco
connues aussi sous le nom
de Filles de Marie Auxilia-
trice, en Haïti en 1997. « Il nous est demandé de servir là
où Dieu nous envoie, et notre charisme c’est l’évangéli-
sation à travers l’éducation » dit-elle avec un grand sou-
rire. « Nous aimons Saint-Martin où nous essayons de
nous inculturer. Les gens sont très accueillants et pour
le moment nous prêtons notre aide et notre apostolat
pour les services de la pastorale, de la catéchèse et de
la liturgie. La venue des Salésiens en Guadeloupe est
un vrai réconfort pour nous. Cette implantation complé-
mentaire à la nôtre, est un authentique signe d’espé-
rance pour tous les chrétiens de notre archipel et aussi
de la Caraïbe. Nous souhaitons la création d’une école
pour accueillir les enfants et les jeunes. Beaucoup de
familles nous expriment cette demande pour leurs en-
fants. Pour le moment à Saint-Martin il n’y a pas d’éta-
blissement scolaire catholique, et c’est un vrai besoin ! »
nous dit sœur Emilienne qui, avec ses consœurs, est
prête à relever le défi.
PÈRE LOUIS-GABRIEL BLOT,
CURÉ DE SAINT-MARTIN
A l’œuvre depuis fin août,
père Blot s’active à rencon-
trer les gens, et à relancer
les structures ecclésiales
qui semblent manquer ou
insuffisantes. « Une Eglise
qui vit est une Eglise qui est
reliée, en diocèse certes,
mais aussi avec toutes les
composantes qui tissent
sa population. Et Dieu sait
si à Saint-Martin la popula-
tion est très diversifiée » dit père Louis-Gabriel. Le cyclone
Irma a laissé des traces « et on est en train de restaurer
la chapelle saint Joseph du quartier d’Orléans, dont Mgr
Riocreux a pu voir l’avancée des travaux dernièrement. »
Il y a du pain sur la planche, mais « une question me
semble essentielle : comment sauver la francophonie sur
cette île si chère à notre archipel tout entier ? En effet,
l’anglais gagne du terrain partout ; et même si je parle
moi-même l’américain sans difficulté, je pense qu’il est
plus qu’urgent de valoriser notre langue française afin de
ne pas nous faire avaler par des contingences extérieures
que nous risquons de ne plus maîtriser dans dix ans ! »
L’altérité et l’éducation sont les deux piliers que le nou-
veau curé, les religieuses salésiennes et tous les chrétiens
de bonne volonté qui ont déjà répondu présents, vont
s’atteler à mettre en œuvre.
PÈRE EVARISTE HITAYEZU, NOUVEAU CURÉ DE ST BARTH
Père Evariste est prêtre Fidei Donum du diocèse de Nevers. Ordonné prêtre en
2006, formé au séminaire d’Orléans, il était curé de Decize (Nièvre). « Rwandais,
je suis né en 1968. Du contexte douloureux de mon pays d’origine je garde la
mémoire vive, mais aussi l’espérance indéfectible et plurielle de la reconstruc-
tion intérieure et psychologique que seul Jésus-Christ peut accorder » affirme
père Evariste d’une voix douce et sereine. « Je suis envoyé en mission par mon
diocèse d’origine pour continuer ma formation sur le terrain et faire l’expérience
pastorale dans un autre contexte que l’Europe. »
Prêtre et homme de la relation : « J’aime en effet le relationnel. Je peux
même dire que c’est constitutif de ma nature. Dans mon cas, comme dans
de nombreux cas aujourd’hui probablement, les relations vraies permettent la
reconstruction authentique. » affirme encore père Evariste en regardant le ciel.
Motard : « J’aime la vie associative dans laquelle on peut tisser des relations de
confiance et de solidarité. Je suis sportif et passionné de moto. A Nevers j’ai fait partie d’un club qui organisait des
critérium ; inutile de vous dire que pendant ces manifestations j’avais à cœur de bénir tous les motards nombreux
qui nous rejoignaient. »
Saint Evariste pape des premiers siècles endura le martyr en même temps que saint Ignace d’Antioche. L’héroïque
confession de ces deux grands saints, unit les Églises d’Orient et d’Occident dans une même profession de foi. Nul
doute que père Hitayezu va s’employer à unir les peuples de nos différents continents.
Propos recuei llis par J.-M . GAUTHIE R
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LES SALÉSIENS À L’ŒUVRE
EN GUADELOUPE
Les Salésiens de Don Bosco sont
une famille religieuse créée en Ita-
lie au 19
e siècle, par Jean Bosco
pour aider les jeunes en décro-
chages (familial, scolaire et social)
à se structurer et à donner sens à
leur vie.
Par une approche pédagogique ba-
sée sur trois axes : la Raison, la Reli-
gion, et la Bienveillance affectueuse
qu’ils s’appliquent à eux même
dans leur vie communautaire et en-
vers les jeunes, Don Bosco et les
salésiens arrivent à établir avec les
jeunes une relation de confiance
mutuelle qui les aide à devenir
« de bons chrétiens et d’honnêtes
citoyens ». La preuve c’est entre
autres qu’à la mort de Don Bos-
co, ce sont ses anciens jeunes qui
ont continué son œuvre dans le
monde. Tous les 5 premiers suc-cesseurs de Don Bosco ont été des
jeunes en difficultés.
Ici en Guadeloupe, St Jean Bosco
est connu, avec l’œuvre des
Apprentis d’Auteuil qui ont repris
le site de Gourbeyre. Aussi les Sa-
lésiens de Don Bosco tissent d’ors
et déjà des liens de mutualisation.
Mais c’est à Baimbridge que va se
créer une dynamique salésienne.
Il n’est pas anodin que des prêtres
salésiens s’implantent dans une pa-
roisse qui se trouve au carrefour de
3 lycées, 2 écoles, et d’un intense
lieu de vie sociale. Le but est d’offrir
aux jeunes de ce terroir un lieu, une
dynamique et des opportunités de
retrouver leur place au sein de la so-
ciété et de pouvoir ainsi contribuer
à la transformation de l’humanité,
en mettant en place une structure
sociale laïque, avec les habitants
ÉGLISE DIOCÉSAINE
LE PÈRE PETITCLERC
PRÉSENTE LA FONDATION
Septembre 2020 : une date historique pour la congréga-
tion des salésiens de Don Bosco. Pour la première fois
de son histoire, 145 ans après l’envoi par Don Bosco des
premiers missionnaires en Argentine, deux prêtres salé-
siens, Christian Tshala et Pierre Gernez, ainsi qu’un laïc,
Arthur Massiet du Biest, de l’association « Le Valdocco »,
ont atterri en Guadeloupe, un territoire jusqu’à présent
vierge de toute présence salésienne.
Mgr Riocreux, dans le souci de la jeunesse et qui avait
bien connu la communauté d’Argenteuil lorsqu’il était
évêque à Pontoise, a fait appel aux salésiens pour s’im-
planter dans son diocèse.
Que vont-ils y faire ?
Mgr Riocreux vient de confier à cette nouvelle commu-
nauté salésienne, dès cette rentrée, la paroisse Saint Luc
de Braimbridge, dans la ville des Abymes, une commune
très populaire de 58 500 habitants, qui jouxte la ville de
Pointe-à-Pitre. Le territoire de cette commune comporte
plusieurs cités HLM, comptant parmi les quartiers priori-
taires de la politique de la ville, et un complexe scolaire
très important.Cette paroisse dispose d’une grande église moderne et
de plusieurs grandes salles. La communauté chrétienne
est très vivante et la pastorale des jeunes très développée.
Vont-ils également mener des actions
auprès de la jeunesse défavorisée ?
Oui, bien sûr, car c’est là l’essentiel de notre charisme. Il
va s’agir de créer, avec l’implication des habitants et des
partenaires locaux, une association locale selon le mo-
dèle du Valdocco, présent aujourd’hui dans neuf quartiers
sensibles de la métropole. Cette nouvelle association va
s’inscrire dans le réseau « Don Bosco Action Sociale ».
Arthur Massiet du Biest a été détaché pour la mise en
place de ce projet socio-éducatif, articulé autour de trois
axes : l’animation de rue et l’organisation de temps de
loisirs ; l’accompagnement éducatif et scolaire, ainsi que
l’aide à l’orientation et l’insertion professionnelles ; et le
soutien à la parentalité. La paroisse est prête à mettre des
locaux à disposition de cette nouvelle association et les
pouvoirs publics (État, Collectivités territoriales) sont prêts
à soutenir son fonctionnement Mais celle-ci a besoin de
moyens matériels pour pouvoir démarrer l’action : véhi-
cule, mobilier et fournitures éducatives... Tous les dons
sont les bienvenus !
Chronique sur RCF, le 23 septembre
des quartiers. Pour cela, les salé-
siens comptent sur les paroissiens,
adultes et jeunes engagés pour
faire du lien. Ce qui doit être créé
en Guadeloupe, sera une œuvre
d’utilité publique, reconnue par
l’Etat et en lien avec lui. Nos deux
prêtres ont bien chacun quelques
qualités : le père Christian dont la
devise est « Ma vie jusqu’à son
dernier souffle je l’offre à vous mes
frères et sœurs », il aime chan-
ter, jouer au foot, danser avec les
jeunes pour les accompagner ; et
ses lieux de joie ! Le père Pierre,
toujours joyeux, ce qui le rend
bien plus jeune que ses artères, se
laisse porter par le Christ en lui of-
frant sa vie pour l’œuvre car « seule
ta grâce me suffit. »
Laetitia PENAVA
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EGLISE UNIVERSELLE
REVENONS AVEC JOIE
À L’EUCHARISTIE !
La pandémie due au virus
Covid-19 a provoqué des bou-
leversements non seulement
dans les dynamiques sociales,
familiales, économiques, de
formation et de travail, mais
aussi dans la vie de la commu-
nauté chrétienne, y compris
dans la dimension liturgique.
La communauté chrétienne n’a ja-
mais recherché l’isolement et n’a
jamais fait de l’église une ville à
huis clos. Formés dans la valeur
de la vie communautaire et dans
la recherche du bien commun, les
chrétiens ont toujours cherché l’in-
sertion dans la société, mais dans
la conscience d’une altérité : être
dans le monde sans lui apparte-
nir et sans s’y réduire (cf. Lettre à
Diognète, 5-6). Et même dans l’ur-
gence pandémique, un grand sens
des responsabilités a émergé : à
l’écoute et en collaboration avec
les autorités civiles et avec les ex-
perts, les évêques et leurs confé-
rences territoriales ont été prompts
à prendre de décisions difficiles et douloureuses, jusqu’à la suspen-
sion prolongée de la participation
des fidèles à la célébration de l’Eu-
charistie.
Revenir à la normalité
Cependant, dès que les circons-
tances le permettent, il est néces-
saire et urgent de revenir à la nor-
malité de la vie chrétienne, qui a le
bâtiment de l’église pour foyer et
la célébration de la liturgie, en par-
ticulier l’Eucharistie, comme « le
sommet vers lequel tend l’action
de l’Eglise et en même temps la
source d’où émane toute sa force »
(Sacrosanctum Concilium, 10).
Cette période de privation peut
nous donner la grâce de com-
prendre le cœur de nos frères mar-
tyrs d’Abitène (début du IV
e siècle),
qui ont répondu à leurs juges avec
une détermination sereine, même
face à la certitude d’une condam-
nation à mort : “Sine Dominico
non possumus”. Le non possumus
absolu (nous ne pouvons pas) et
la signification du subsantif neutre Dominicum (ce qui appartient au
Seigneur) ne peuvent être traduits
par un seul mot. Une très brève
expression résume une grande
richesse de nuances et de signifi-
cations qui s’offrent à notre médi-
tation aujourd’hui :
- Nous ne pouvons pas vivre, être
chrétiens, réalise pleinement notre
humanité et les désirs de bien et
de bonheur qui habitent le cœur
sans la parole du Seigneur, qui
dans la célébration prend forme
et devient une parole vivante, pro-
noncée par Dieu pour ceux qui
aujourd’hui ouvrent leur cœur à
l’écoute ;
- Nous ne pouvons pas vivre en
chrétiens sans participer au Sacri-
fice de la Croix dans lequel le Sei-
gneur Jésus se donne sans réserve
pour sauver, par sa mort, l’homme
qui était mort à cause du péché ;
le Rédempteur associe l’humanité
à lui-même et la ramène au Père ;
dans l’étreinte du Crucifié, toute
souffrance humaine trousve lu-
mière et réconfort ;
- Nous ne pouvons pas sans le
banquet de l’Eucharistie, la table
du Seigneur à laquelle nous
sommes invités comme enfants et
frères à recevoir le Christ ressuscité
lui-même, présent avec son corps,
son sang, son âme et sa divinité
dans ce Pain du ciel qui nous sou-
tient dans les joies et les travaux
du pèlerinage sur la terre ;
- Nous ne pouvons pas sans la
communauté chrétienne, la famille
du Seigneur : nous avons besoin de
rencontrer les frères qui partagent
la filiation divine, la fraternité du
Christ, la vocation et la recherche
de la sainteté et du salut de leurs
âme dans la riche diversité des
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PASTORALE DE LA SANTÉ
Après une fin d’année pastorale marquée par la pandémie du covid19, les mesures de confinement et les
règles sanitaires qui se poursuivent, une nouvelle année pastorale commence. Beaucoup de personnes
restent très marquées et angoissées, d’autres ont difficilement vécu l’isolement surtout en établissement
ou à domicile. Voici les perspectives de cette année de la pastorale de la santé afin de mieux répondre aux
attentes de toutes ces personnes en souffrance : l’équipe diocésaine se renforce avec l’accueil de plusieurs
personnes avec un médecin, un diacre, une infirmière et un cadre de santé.
Référent. Concernant les paroisses, nous proposons qu’un référent de la pastorale de la santé soit nommé
et missionné par le curé de chaque paroisse. Ce référent fera le lien entre le service diocésain et l’équipe
paroissiale de la pastorale de la santé.
Messe de rentrée de la pastorale santé : dimanche 4 octobre à l’église St Pierre et St Paul à Pointe-à-Pitre
durant laquelle les référents seront envoyés en mission.
Formation : dès le mois de novembre les formations vont reprendre par doyenné.
La semaine bleue dédiée aux personnes âgées qui devait se dérouler mi-octobre avec pour thème « bien
dans son âge, bien dans son territoire : un enjeu pour l’après covid » a été annulée. Rien empêche de vivre
en paroisse cette semaine en respectant les règles sanitaires. Créons des liens et visitons nos Ehpad. Occa-
sion de faire vivre l’Eglise au cœur de notre société. Quelques équipes de visiteurs en Ehpad se sont lancées
en 2019 avec le constat d’une réelle attente tant chez les résidents, les familles que chez les soignants.
Dimanche de la santé est fixé au 7 février 2021. Il aura pour thème : « Tout le monde Te cherche ». Des
livrets seront commandés pour chaque paroisse.
Souhait : Des lieux de paroles, de réflexions sont appelés de leurs vœux pour les soignants pour : « partager
autour de vivre ma foi dans mon travail, les questions éthiques que je peux me poser, aborder un texte
d’Evangile en lien avec une situation vécue, comment le covid m’a bousculé(e) dans mes certitudes ».
Que nos équipes soient le signe de la présence de l’Eglise au cœur des lieux de souffrances, de soin, de
découragement et aussi d’espérance.
Père Jean HAMOT,
Responsable diocésain
âges, des histoires personnelles,
des charismes et des vocations ;
- Nous ne pouvons pas sans la
maison du Seigneur, qui est notre
maison, sans les lieux saints où
nous sommes nés à la foi, où
nous avons consacré notre voca-
tion religieuse ou au mariage, où
nous avons supplié et remercié, où
nous nous sommes réjouis et où
nous avons pleuré, où nous avons
confié au Père nos proches qui ont
achevé leur pèlerinage sur la terre.
Messe en virtuel
Bien que les médias rendent un
service apprécié aux malades et
à ceux qui ne peuvent pas aller l’église, et ont fourni un grand
service dans la transmission de
la Sainte Messe au moment où
il n’y avait aucune possibilité de
célébrer d’une manière commu-
nautaire, aucune transmission
équivaut à une participation per-
sonnelle ou peut la remplacer. En
effet, ces transmissions, à elles
seules, risquent de nous éloigner
d’une rencontre personnelle et in-
time avec le Dieu incarné qui s’est
donné à nous pas de manière vir-
tuelle, mais réellement, en disant :
« Celui qui mange ma chair et
boit mon sang demeure en moi,
et moi, je demeure en lui » (JN 6,
56). Ce contact physique avec le Seigneur est vital, indispensable,
irrremplaçable.
L’Eglise continuera à veiller sur la
personne humaine dans sa totali-
té. Elle témoigne de l’espérance,
elle nous invite à faire confiance
en Dieu, et nous rappelle que
l’existence terrestre est importante,
mais bien plus importante est la
vie éternelle : partager la même
vie avec Dieu pour l’éternité est
notre but, notre vocation.
A la préoccupation nécessaire
pour la santé publique, l’Eglise unit
l’annonce et l’accompagnement
des âmes vers le salut éternel des
âmes.
Cardinal Rovert SARAH,
approuvé par le pape François - Sept. 2020
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PRUDENCE OU INHUMANITÉ ?
REFUSONS LE MONDE DU DISTANCIEL
Il paraît que la période du confi-
nement nous aura aidés à nous
« recentrer sur l’essentiel ». Il pa-
raît que les enfants ont développé
« des compétences numériques »
et que ce serait une bonne idée de
repenser l’enseignement en inté-
grant plus amplement cette dimen-
sion si bénéfique. Ah bon. Il paraît
que « les réunions en visio », c’est
formidable (et tant pis si le mot ré-
union y perd tout son sens). Il pa-
raît que notre corps s’est libéré des
exigences sociales contraignantes
telles qu’être propre et bien habil-
lé. Il paraît que nous n’avons ja-
mais été aussi pieux. Ne jurant que
par « l’église domestique », nous
courrons le risque de nous accom-
moder aux privations spirituelles,
renonçant à la messe du dimanche,
aux prêtres et aux sacrements. Il nous resterait à nous passer de la
foi et nous serions fin prêts à entrer
confortablement dans le « monde
d’après ».
Soyons sérieux. La seule chose sur
laquelle nous nous soyons « recen-
trés », c’est notre nombril. Et l’idée
même de prudence est venue ha-
biller une inquiétante déshumani-
sation.
Il faudra nous souvenir des petits
commerces contraints de fermer,
à côté des grandes surfaces sillon-
Distanciation sociale
Je dois dire que je n’aime pas ce mot. Expression d’un autre âge, selon moi. Normal de faire attention pour enrayer le virus, mais
je préfère « distanciation physique ». Car ça respecte autant, et ça met tout le monde sur un même pied d’égalité
Eloi S., étudiant à Paris
Originaire de St-Barth
Le bien ne fait pas de bruit
A l’exemple du Bon Samaritain de l’Evangile, les équipes saint Vincent de Paul, le Secours Catholique, les aides aux prisonniers,
les équipes TKL dans les quartiers ont continué à œuvrer partout pour apporter aide et soulagement aux personnes isolées et
dans le dénuement. « C’est ainsi en mettant notre volonté personnelle sous le boisseau, pour accueillir la volonté de Dieu, que
tous les chrétiens nous pourrons aller plus avant. De la sorte nos petites actions seront, par la grâce de Dieu, multipliées dans
leurs effets, chacun de nous sera tel le jeune homme apportant à Jésus ces quelques poissons et petits pains : le Seigneur les
multipliera encore et encore, et nourrira celles et ceux qui en ont le plus besoin ».
Mirette MATOURAPARSAD
Cadet Sainte-Rose
La vie en TKL
La période sanitaire pénible que nous vivons empêche malheureusement les gens de se rassembler en grands groupes. Mais en
petits groupes cela est tout à fait possible. Nos petites communautés autour de la chapelle Sainte Bernadette des Grands Fonds
ont retrouvé un regain de vitalité afin d’aider les gens des quartiers à rompre l’isolement et à se retrouver pour se réconforter,
échanger, s’entraider et prier. Toutes les semaines nous nous retrouvons pendant une heure sous un manguier à un mètre de dis-
tance, en cercle, chacun apporte son « tiban » et nous méditons la Parole de Dieu ! Une TKL c’est toujours huit ou dix personnes,
c’est donc tout à fait possible, même dans une salle espacée ! Esprit-Saint donne nous la force de tenir !
Eliane D. et Franciane T.
Ils Témoignent
ET APRÈS ?
nées par des visages masqués
aux regards apeurés ; nous souve-
nir des détresses sociales liées au
confinement ; nous souvenir du ré-
seau internet saturé par la fréquen-
tation des sites pornographiques
[…] nous souvenir de tous ces vieil-
lards tués par le chagrin de l’isole-
ment, presqu’autant si ce n’est plus
que par le virus. On promet à notre
« nation apprenante » des « vacances
apprenantes » ; mais quelles leçons
saurons-nous tirer de cette crise
sanitaire ?
Toutes les périodes de noirceur en-
gendrent cependant leurs lumières :
tant de belles vocations, d’élans de
bienveillance, de prises de cons-
cience salutaires sont nés, soyons
en certains, qui se préparent à illu-
miner l’avenir.
Ingrid RIOCREUX
“Jalons” Eglise en Eure-et-Loire
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ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE
UNE FORMATION PERMANENCE POUR LES AGENTS PASTORAUX
Les agents pastoraux dans les établissements catholiques et dans les paroisses du diocèse demandent à être formés. Cette de-
mande est juste et légitime. L’instance de la Formation Permanente du Diocèse, propose une formation qui comprend plusieurs
modules. Voici les thèmes retenus : Bible, Liturgie, Christologie, Ecclésiologie, Mariologie, Droit Canon, Psychologie des enfants
et des ados, Vie et Foi. Ajoutons aussi : les documents conciliaires, les sacrements, l’histoire des grandes religions, l’histoire et la
culture de la Guadeloupe.
Cette formation sera assurée par dix prêtres du diocèse, une religieuse et quatre laïcs. Elle est coordonnée par l’IFAGEC (Institut
de Formation Antilles Guyane Enseignement Catholique). Les cours seront dispensés en période de vacances scolaires et sont
ouverts à tout baptisé qui assure une mission d’Eglise dans une paroisse ou dans un établissement scolaire catholique. Les autres
chrétiens qui souhaitent découvrir ou approfondir la doctrine de l’Eglise et les thèmes susmentionnés sont les bienvenus égale-
ment. Les curés et les chefs d’établissements sont invités à encourager leurs agents pastoraux à s’inscrire à cette formation. La fin
des inscriptions est prévue pour le 10 octobre au plus tard. Le nombre de participants est limité à trente. Le début des sessions
est fixé au lundi 19 octobre au CPSO.
Renseignements et inscription : IFAGEC : Mme Nicole Soïme - CPSO impasse Porto-Rico Petit-Pérou - 97139 Abymes
Phone : 0590 89 56 26 ou 0690 76 55 20 Mail : directionifagec971@gmail.com
À MASSABIELLE II
DEUX NOUVEAUX PRÊTRES RÉFÉRENTS
En ce début d’année
scolaire, l’équipe édu-
cative et les élèves de
l’école Massabielle 2
ont eu le plaisir d’ac-
cueillir les Pères Chris-
tian Schala et Pierre
Gernez, salésiens nou-
vellement arrivés dans
le diocèse, Ils sont les
nouveaux prêtres réfé-
rents appelés à accompagner la communauté éducative de
Massabielle II au niveau de la pastorale scolaire. Ils étaient
accompagnés du directeur diocésain, le Père Thierry Saint-
Clair qui les a présentés.
Ensemble, nous avons pris le temps de nous recueillir, de
prier et de chanter le nom du Seigneur à qui nous avons
confié cette nouvelle année scolaire. Les enfants, les ensei-
gnants et le personnel non enseignant présents en la circons-
tance ont reçu la bénédiction des prêtres qui les ont invités
à mettre chaque jour leurs talents au service des autres :
invitation qui est dans la droite lignée du projet d’établisse-
ment. Cette rencontre marque la continuité de la belle colla-
boration entre l’école Massabielle II et la paroisse St Luc de
Baimbridge, dans le but de faire grandir chaque enfant dans
la foi et en enfant de lumière sous le regard bienveillant de
notre patronne, Notre Dame de Lourdes.
Cynthia LEBRETON,
directrice de Massabielle II
RENTRÉE À ST PAUL DE BOUILLON
Les 19 écoles catholiques du diocèse de Guadeloupe ont accueilli 8000 enfants et ado-
lescents qui ont repris le chemin de l’école. Ce fut le cas ce jeudi 3 septembre à l’école
primaire catholique de Bouillon à Basse-Terre. En présence de Mgr Riocreux, de la Pro-
vinciale des Sœurs de Saint Paul de Chartres et du Directeur Diocésain, les 400 élèves
accompagnés par leurs parents se sont rassemblés dans la cour de l’école. De même,
religieuses, enseignants et personnel se sont réunis pour cette rentrée 2020.
UNE MISE À L’EAU QUI EN DIT LONG
Un canot traditionnel de belle facture sorti tout droit des
ateliers Forbin, et qui a déjà été expérimenté dans plu-
sieurs courses, a été remis à Jean-Luc Boissieux, professeur
d’accastillage et d’équipement bateau au LEP de Blanchet,
afin de promouvoir la voile traditionnelle et de permettre
aux jeunes du lycée « d’apprendre la mer » par les biais
de la construction et des équipements bateau… Formidable
challenge que les enseignants nautiques du lycée ont pris
en mains… « Quand culture et sport s’associent pour l’édu-
cation de la jeunesse, il n’y a pas à hésiter… » aime répéter
M. Fritz Landres, directeur du lycée. Ce dimanche 6 sep-
tembre, à l’anse Dupuy à Vieux-Fort, avait lieu la mise à l’eau
de ce magnifique bateau qui va désormais battre pavillon
LEP de BLANCHET ! Une équipe de professeurs à laquelle
se sont associés plusieurs jeunes qui pratiquent la voile
traditionnelle ont œuvré d’arrache-pied pour que le canot
traditionnel prenne la mer… « Bel outil en vérité qui sera
prisé des jeunes de notre lycée » n’a pas manqué de dire
Fabien Figaro, professeur en mécanique bateau.
J.-M. G.
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DEUX PRÊTRES À MORNE-À-L’EAU
La ville de Morne-à-
l’eau a accueilli les
deux prêtres présen-
tés par Mgr Riocreux
dimanche 13 sep-
tembre. L’église pa-
roissiale Saint André
étant fermée depuis
2015, c’est dans
la chapelle Notre-
Dame de Pontmain
de Blanchet que les
Pères Godefroid Sia-
sia Nzita et Lucien
Kouraogo ont com-
mencé leur ministère dans la paroisse.
Le nouveau maire de la commune a été salué par
l’évêque et le curé disant leur espérance pour la réa-
lisation des travaux de l’église du bourg.
La célébration a été magnifiquement animée par la
chorale paroissiale. Une centaine de fidèles, dont des
paroissiens de Saint Luc de Baimbridge, a été témoin
de cette installation du Père Godefroid. Originaire de
la République Démocratique du Congo, il célèbre
cette année ses 20 ans de sacerdoce. Membre de
l’Institut Missionnaire des Amis du Christ, il a été mis-
sionnaire au Congo Brazzaville et est arrivé en 2019
en Guadeloupe, œuvrant dans les paroisses de
Petit-Canal et de Baimbridge.
L. P.
INSTALLATION DES CURÉS
PÈRE DENIS AVIMADJENON À BAIE-MAHAULT
Père Denis a été installé par Mgr Riocreux le 6 septembre en l’église St Jean Baptiste à
Baie-Mahault. A 11 ans, il sentit l’appel du Seigneur à devenir prêtre. Il est attiré par la pe-
tite Thérèse de l’Enfant-Jésus en qui il se retrouve. Il adhère alors complètement à cette «
petite voie » de Thérèse où il faut faire chaque petite chose du quotidien avec beaucoup
d’amour. Ce précepte l’accompagne et l’a beaucoup aidé durant sa vie sacerdotale : « Je
ne fais pas beaucoup de choses, mais si je me lance dans un projet, je vais jusqu’au
bout ! ». Il est ordonné 1997, à Lokossa au Bénin. Il aime beaucoup étudier et enseigner !
Plus jeune il faisait déjà du catéchisme au petit séminaire, et il enseignera toute sa vie.
Aumônier national des mouvements « de l’enfance et de la jeunesse » au Bénin, il est
ensuite envoyé comme directeur de séminaire au Tchad. En 2007, il arrive en France, où il a été accueilli par
Mgr Riocreux dans le diocèse de Pontoise. Aumônier des Equipes Notre-Dame à la maison Massabielle de
Saint-Prix, vicaire à Louvres-Roissy, il est nommé curé de Franconville (Val d’Oise) en 2013. Il a aussi suivi des
études de Sciences de l’Education à Paris. Nommé curé de Baie-Mahault par Mgr Riocreux, il succède au Père
Lucien Joseph, parti faire des études à Rome. Le Père Denis aime la simplicité de Ste Thérèse, mais c’est avec
St Augustin qu’il clame sa devise pour sa nouvelle paroisse de Baie-Mahault : « Je suis chrétien avec vous, et
prêtre pour vous ! »
Laetitia PENAVA
TROIS NOUVEAUX CURÉS
ONT ÉTÉ INSTALLÉS
Dimanche 23 Août,
lors de la fête patro-
nale à Sainte-Rose, Mgr
Riocreux a présenté les
deus prêtres de la pa-
roisse : Pères Yves-Gérald
Richemond, curé et Père
Frédéric Capo, vicaire.
Huit jours plus tard, le
nouveau curé de Trois
Rivières, Père Roland
Kinkouni, a été installé
ors de la messe dans le
gymnase Félix Eboué.
Le dimanche 13 Sep-
tembre, Père Silène a
installé son ancien vi-
caire, Père Pierre-Claver
Ananu curé de la pa-
roisse de Deshaies.
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Les mutations du 20 ème siècle ont
favorisé l’avènement d’une nou-
velle conscience missionnaire ca-
tholique. Le premier aspect à sou-
ligner est que le fondement de la
mission est avant tout trinitaire. Car
l’Eglise sous la mouvance de l’Es-
prit Saint, poursuit l’unique mission
du Christ. Le second aspect est la
responsabilité collégiale des pas-
teurs des Eglises particulières. En
effet, l ’Eglise universelle loin d’être
un assemblage d’Eglises particu-
lières, s’incarne dans chaque Eglise
particulière. Cette responsabilité
collégiale s’exprime à travers les
Synodes des Evêques, les Confé-
rences épiscopales nationales,
régionales et continentales. C’est
pourquoi une Eglise particulière
sans lien avec l’Eglise universelle
perd sa référence au dessein de
Dieu, devenant pauvre ecclésiale-
ment, et de son côté l’Eglise uni-
verselle reste abstraite sans incar-
nation dans les Eglises particulières
(Evangelii Nuntiandi 62). On parle
alors de communion ecclésiale,
troisième aspect de la conscience
missionnaire. Cela signifie que les
Eglises particulières doivent sentir
et vivre avec l’Eglise universelle.
Cette communion se manifeste
également par l’envoi des mission-
naires « Fidei donum » afin de par-
ticiper à l’action missionnaire au-
près d’autres Eglises. Ces hérauts
de l’Evangile doivent être formés
dans un esprit catholique et une
mentalité missionnaire (Redemp-
toris Missio 67). La diversité dans
l’unité est une autre expression
de cette communion, car le cœur
de chaque Eglise particulière bat
au rythme de l’Eglise universelle.
Ainsi, chaque Eglise particulière est autonome dans l’implantation et
l’adaptation de la vie chrétienne au
génie de sa culture. C’est pourquoi
les recherches sont encouragées
pour l’adaptation et l’inculturation
de la Bonne Nouvelle dans la me-
sure où une foi qui ne devient pas
culture est une foi qui n’est pas
pleinement accueillie, entièrement
pensée et fidèlement vécue. Il y a
donc une interaction, un rapport
de « donner et recevoir » entre
l’Eglise universelle et l’Eglise parti-
culière : l’Eglise particulière traduit
le trésor de l’Eglise à son peuple
et communique en retour l’expé-
rience du peuple à l’Eglise univer-
selle. (Evangelii Nuntiandi 62). En
effet « les nouvelles Eglises particu-
lières, enrichies de leurs traditions,
auront leur place dans la commu-
nion ecclésiale, la primauté de la
chaire de Pierre, qui préside l’uni-
verselle assemblée de la charité. »
(Ad Gentes 22).
Œuvres Pontificales Missionnaires
Enfin l’entreprise missionnaire
est sous la Responsabilité des
Œuvres Pontificales Missionnaires.
Les OPM regroupent l’œuvre
de St Pierre, l’Enfance Mission-
naire, l’Union Missionnaire. Elles
exercent un rôle de sensibilisation
et de formation missionnaire dans
toutes les Eglises particulières. Dès
lors la responsabilité commune
de la mission est réaffirmée. Le
20
e siècle a redonné une impul-
sion à la mission par la responsa-
bilisation et l’autonomisation des
Eglises particulières en commu-
nion avec l’Eglise universelle. La
nouvelle conscience missionnaire
a rallumé dans le cœur de tous
les baptisés la flamme de la mis-sion. L’Eglise est solidaire de tous
les hommes. Car dans chaque
contrée du monde elle est tou-
jours consciente que : « Les joies et
les espoirs, les tristesses et les an-
goisses des hommes de ce temps,
des pauvres surtout et de tous
ceux qui souffrent, sont aussi les
joies et les espoirs, les tristesses
et les angoisses des disciples du
Christ, et il n’est rien de vraiment
humain qui ne trouve échos dans
leur cœur » (Gaudium et Spes).
Père Régis KPLÉ
OCTOBRE : MOIS DE LA MISSION
DIMANCHE 18 OCTOBRE
JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS
“ME VOICI :
ENVOIE-MOI !”
(IS 6. 8)
En cette année, marquée par les
souffrances et les défits causés par la
pandémie du Covid-19, ce chemine-
ment missionnaire de toute l’Eglise se
poursuit à la lumière de la Parole que
nous trouvons dans le récit de la
vocation du prophète Isaïe : « Me voici :
envoie-moi ! »
Célébrée la Journée Missionnaire
Mondiale signifie aussi réaffirmer
comment la prière, la réflexion et
l’aide matérielle de vos offrandes sont
une opportunité permettant de parti-
ciper activement à la mission de Jésus
dans son Eglise. La charité exprimée
dans les collectes des célébrations
liturgiques du troisième d’octobre,
a pour objectif de soutenir le travail
missionnaire accompli en mon nom
par les Œuvres Pontificales Mission-
naires, pour répondre aux nécessités
spirituelles et matérielles des peuples
et des Eglises dans le monde entier,
pour le salut de tous.
Message du Pape François
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C’EST LA REPRISE !
Une personne me disait dernière-
ment, après cette période de confi-
nement, qu’elle était heureuse de
nous revoir plus nombreux à la messe
dominicale, et en souriant, elle ajou-
tait : « aujourd’hui, on redémarre ! ».
Et je lui faisais remarquer en même
temps que c’était aussi le redémar-
rage des écoles, comme pour les
enfants du catéchisme. C’est donc la
reprise « des re » pour tous, reprise du
travail, reprise du transport en com-
mun chaque matin, reprise de nos
habitudes au supermarché… Cette
répétition-là c’est également celle
des moines et moniales. Et de fait,
je lisais récemment comment la vie
de ces personnes cloîtrées était ryth-
mée par des répétitions quotidiennes,
choses que j’ai connues moi-même
et expérimentées dans une abbaye
: se lever chaque jour à une heure
précise, cheminer en silence dans
l’espace du même cloître, ensuite
reprendre le travail manuel, la médi-
tation, la messe, les prières, le chant
des psaumes dans la même église,
se retrouver en fin de matinée dans
le même réfectoire. Les moines et
moniales vivent cela chaque jour, et
depuis 1500 ans ! Pourquoi je fais
allusion à ces gestes et ces compor-
tements répétitifs particulièrement
concernant ces moines ? Parce que notre vie quotidienne à nous aussi
est jalonnée de rencontres avec les
mêmes personnes, les mêmes amis, à
qui nous sommes appelés également
à accorder chaque fois le même par-
don peut-être. En continuité avec ce
que j’ai dit le mois dernier, je me pose
à nouveau la question de savoir ce que
seront nos assemblées dominicales
post-confinement. Et beaucoup de
pasteurs se sont posés la même ques-
tion. Les chrétiens n’auront-ils pas pris
l’habitude de déserter nos assemblées
dominicales ? Une telle remarque d’ail-
leurs, voire une telle inquiétude a été
celle de l’auteur de l’épître aux Hé-
breux 10,25 « Ne désertez pas nos as-
semblées comme certains en ont pris
l’habitude, mais encourageons-nous
et cela d’autant plus que vous voyez
s’approcher le Jour. »
A un tout jeune garçon que je ne
voyais plus à la messe dominicale, je
posais la question de savoir ce que
signifiait son absence ; il m’a répon-
du : « père, je t’entends toujours dire
les mêmes choses. Tu répètes sans
cesse les mêmes paroles ! Et puis il
faut s’asseoir, se remettre debout, le-
ver les bras, écouter des paroles que
je ne comprends pas ! » J’en ai pris
pour mon grade ! Ces propos-là me
rappellent ce qu’un jeune adolescent
avait dit un jour au saint pape Jean-
PAROLES ENTENDUES Paul II : « Saint-Père, je t’aime beau-
coup, j’aime bien ce que tu dis, mais
tu répètes toujours la même chose ! »
Ce à quoi le pape avait répondu :
« Je ne me répète pas, mon garçon,
je répète la parole du Seigneur ! »
Quant à moi, je remercie le Seigneur du
fait que ce jeune ait entendu de bonnes
choses de ma bouche. Mais je crois que
la répétition des prières, des chants et
des gestes (assis, debout) était pour lui
un peu comme une mécanique. Peut-
être que certains adultes eux-mêmes
ne comprennent pas toujours non plus
le pourquoi de ces gestes et paroles ré-
pétitifs de la messe. « Je croix en Dieu
le Père tout puissant… le Seigneur soit
avec vous ! et avec votre esprit ! Ele-
vons notre cœur, nous le tournons vers
le Seigneur ! Rendez-grâces au Sei-
gneur, cela est juste et bon ! » Comme
je l’ai dit également à des enfants du ca-
téchisme, à la messe on prie avec tout
son être, c’est-à-dire avec toute sa per-
sonne, et parfois avec la joie qui nous
pousse à battre des mains ! Nous ne
sommes pas en effet à l’image de ces
poteaux qui soutiennent les plafonds
et les murs de nos églises. Après cette
période de confinement donc c’est le
temps des RE ! Reprise de nos enga-
gements dans les paroisses, dans les
services auprès des enfants, etc. Beau-
coup d’entre nous évidemment ont
déjà compris que l’essentiel de notre foi
n’était pas dans une répétition méca-
nique de nos engagements, mais dans
le sens que nous donnons à nos gestes
et l’espérance que nous y mettons.
Père Yves GILLOT
L’ESPÉRANCE À HAÏTI… MALGRÉ TOUT !
En dépit de tout ce que nous constatons en Haïti : massacres, assassinats, viols, destructions des biens
d’autrui, nous pouvons affirmer : le peuple haïtien est bon, courageux, fort et croyant. Certes, les ban-
dits font la une dans les médias. De plus, il y a l’ignorance, l’analphabétisme, l’injustice, l’inégalité, le
manque d’encadrement et un système corrompu. Malgré tout, on pourrait s’attendre au pire si ce peuple
n’était pas bon en soi.
L’insécurité un problème mondial
L’insécurité n’est pas propre à Haïti. Evidemment, la brutalité des gangs armés est inacceptable mais explicable. Sans vouloir
excuser les bandits, il faut savoir que certains commissariats sont fermés à cause de l’insécurité. A Petit Boucan où je vis, il y a
un contraste énorme. Pour une population de 20 000 habitants, la police nationale est inexistante. Aussi, tous vivent sans trop
s’inquiéter malgré tout et le pourcentage de l’insécurité en Haïti est relativement faible par rapport à d’autres pays. Haïti a une
population jeune : plus de la moitié a moins de 21 ans. C’est une chance énorme et un grand défi. Dans les pays riches, sou-
vent les jeunes sont désabusés, nonchalants. En Haïti, des jeunes manifestent dans la rue réclamant à l’Etat des professeurs
pour leur lycée.
Le problème Sanitaire
Rendons grâce à Dieu, le virus n’atteint pas autant de gens que l’on redoutait. Les Haïtiens n’ont pas peur du Coronavirus. Ainsi,
les Haïtiens et le Covid-19 cohabitent bien ensemble ! En outre les haïtiens n’ont pas peur de mourir. Et il est triste d’entendre
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HORIZONTALEMENT
1 - Connaissances relatives à l’art culinaire.
2 - Etonné. Echelle de sensibilité en photographie.
Démonstratif.
3 - Mot enfantin. Source de réussite et d’épanouissement.
4 - Dénombrements.
5 - Après Jésus-Christ. Région d’Arabie. Boa sans tête.
6 - Système de formatage de documents. Fille.
Moyenne tension.
7 - N’importe qui. Passe à l’action. Deux.
8 - Système de connaissance réservée aux initiés.
Inséparable de facto.
9 - Suffixe indiquant un rang. Saint. Tunisie.
10 - Voleur. Créatures célestes.
VERTICALEMENT
1 - Filiation.
2 - Rejetés.
3 - Possessif. Organisation régulant le commerce mondial.
4 - Classer par thème.
5 - Signes de vieillesse.
6 - Evacua de l’eau. Monaco.
7 - Pays d’Amérique centrale.
8 - Se permit. Négation. Note.
9 - Moteur qui pousse à l’action.
10 - Un certain Padre sans tête.
11 - Spécialiste des finances.
12 - Parfois elles sont fortes et irrésistibles.
P. CHERY, cssp
(Solution dans le prochain numéro)
M OTS CROISÉS N O 71
M OTS CROISÉS N O 70 ( SOLUTION )
certains dire : mourir du Covid-19 ou mourir de faim, cela revient au même. Je retiens trois éléments importants de ce moment
difficile. L’homme se rend compte qu’il est mortel. Et, chez nous, beaucoup d’initiatives de solidarité ont vu le jour. On se montre
solidaire par la force des choses car on ne peut plus dire chacun pour soi, Dieu pour tous. « Chak bèt a fe cleré pou nam a’y »
c’est-à-dire quand je protège mon voisin, je me protège moi-même. Par contre, nous avons peur de l’instabilité politique, nous
avons peur de l’avenir, nous avons peur de l’impunité, nous avons peur de ceux qui profitent de la misère des gens, de leur
vulnérabilité, nous avons peur car quelques personnes possèdent plus de 80
% de la richesse du pays. Ceci choque et révolte
les pauvres. Nous avons peur des hommes au pouvoir qui ne pensent qu’à eux, voilà les « pandémies » qui nous font peur au-
jourd’hui en Haïti. Ce pays connaîtra la paix lorsque la société bannira l’inégalité et alors seulement fleurira la Justice, comme le
dit le psaume 84, « Justice et Paix s’embrassent. »
Tant qu’on a encore la tête, on espère porter un jour le chapeau
Haïti renaîtra de ses cendres. Nous y croyons, car nous sommes jeunes, déterminés, courageux, solidaires. Nous sommes invités
à nous laisser convertir par Celui qui nous protège contre tout ce qui défigure l’homme. Le Dieu de l’espérance, nous invite à
puiser en Lui ce dont nous avons besoin pour être signe d’espérance auprès de son peuple. Ayons au cœur l’espérance chré-
tienne qui fait vivre et devenons plus humain !
Merci à Mgr Riocreux, les confrères du Prado et les chrétiens de la Guadeloupe qui me soutiennent dans ce moment difficile.
Daniel ROMULUS,
prêtre du Prado en Haïti
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Tél. : 0590 83 10 45
Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre
Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nou veau x h oraires à Point e-à-Pitr e :
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« ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI.
Nombreuses infos sur le site !
Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles
sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde.
www.guadeloupe.catholique.fr
28 ème édition du Festival Caribéen de la Harpe
Vendredi 23 octobre à 19 h 30 à Basse-Terre en l’église de Notre-Dame du Mont Carmel
Sous la houlette de Clair Le Fur, harpiste de renommée internationale ( Entrée libre - Quête à la sortie)
Programme : musique sacrée, musique classique et hommage à Barel Coppet (clarinettiste) et Amalia Rodrigues (chanteuse et cantatrice
de fado) (pour le centenaire de leur naissance). Plusieurs chants par la chorale de N.-D. du Mont Carmel, dirigée par Clody Montout.
A.B.P. = ANIMATION BIBLIQUE PASTORALE
Formation Biblique : Bible en nous !
s O C T O B R E au CPSO de 8 h 30 à 12 h Etude d’Act 26, 1-32.
s N O V E M B R E E T D Ï C E M B R E au CPSO à 8h. 30. Etude sur les Actes des Apôtres
Ouverte à tous avec Sr Jeanne Balagne / Renseignements et inscriptions : balagnejeanne@gmail.com
1, 2, 3 CANA !
Avec le covid, la Communauté du Chemin-Neuf, propose Cana autrement, en 1,2,3 week-end.
Une démarche pour prendre soin de votre couple dans une démarche basée sur la découverte…
Contact : Communauté du Chemin Neuf Guadeloupe 0690 86 04 33 ou 0690 90 68 64 - Mail : lapojm@hotmail.com
Notre radio diocésaine retransmet la messe quotidienne à 6h30
ainsi que les Vêpres le dimanche à 17h45
suivis de la messe dominicale à 18h15
depuis l’église Saint-Michel du Raizet.
Le chapelet de Lourdes à 5h30, 15 h et 21h30
Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican
Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire
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OFFICIEL
ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE
Du fait des contraintes sanitaires les rencontres diocésaines ont été reportées :
Vendredi 11 décembre Rencontre diocésaine au Gymnase de Rivière-des-Pères à Basse-Terre
Messe de l’Enseignement Catholique : Dimanche 13 décembre à l’église de St Michel du Raizet
Jeudi 1 er Octobre
s ( - E S S E S O L E N N E L L E P O U R L A F Ð T E D E 3 T E 4 H Ï R Ò S E
de Lisieux en l’église Ste Thérèse en
Martinique
Samedi 3 Octobre
s ( - E S S E D E C O N l R M A T I O N E N L Ï G L I S E
Terre-de-Haut aux Saintes
Dimanche 4 octobre
s ( - E S S E D E C O N l R M A T I O N E N L Ï G L I S E
St Hyacinthe de Capesterre Belle Eau
Mercredi 7 Octobre
s ( # O N l R M A T I O N Ì # A D E T 3 A I N T E 2 O S E
Samedi 10 Octobre
s ( # O N l R M A T I O N Ì '
