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3 € N° 1004 - Avril 2020
www.guadeloupe.catholique.fr
ILS SERONT BIENTÔT BAPTISÉS
pages 4-5
DU NOUVEAU À RADIO MASSABIELLE
pages 12-13
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2
“L’ Edito” de Mgr Riocreux ............... 3
74 adultes
bientôt baptisés ............................ 4-5
Paroles à entendre : souffrance ....... 6
Méditation de Carême :
Une version ratée du paradis .......... 7
En route avec Ste Thérèse
de l’Enfant-Jésus (suite) ................... 8
Pastorale de la santé :
Vie d’équipe et relecture ................. 9
Denier de l’église .................... 10-11
Communcation :
Radio Massabielle .................... 12-13
Retraites ......................................... 14
Réhabilitation St Pierre St Paul ...... 15
La Parole de Dieu dans nos vies .... 16
Mots croisés ................................... 17
Infos ......................................... 18-19
Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, , Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr
Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org
SOMMAIRE
SPÉCIAL
« EGLISE EN GUADELOUPE »
Un journal se prépare toujours à l’avance. Ce fut
le cas pour notre journal diocésain préparé avant
le confinement.
Depuis le 16 Mars, toutes les activités ont été
réduites. Notre imprimeur est dans l’impossibili -
té de réaliser le journal, version papier.
C’est la raison de ce numéro spécial
envoyé par internet.
Ce numéro de Carême évoque nos catéchu -
mènes qui, hélas, n’ont pu participer aux célé -
brations de Carême en vue de leur baptême à
Pâques. Articles et photos leur rappelleront les
belles célébrations de l’appel décisif du 1 er et 4
Mars.
Ce journal est aussi le signe de la communion
spirituelle que nous vivons désormais.
Avec notre amitié.
L’Equipe de rédaction d’Eglise en Guadeloupe
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Depuis une semaine, nous traversons une grande épreuve. Avec le « confi -
nement », nous vivons au cœur de ce temps de Carême une quaran\
taine !
Ce message veut nous inviter à vivre ces jours difficiles dans l’\
espérance et
la fraternité.
Nous pensons à tous ceux qui souffrent, malades du Covid 19 et soignants,
personnes âgées dans la solitude, enfants et jeunes privés d’\
école, prison -
niers.
Nous pensons aux familles dans le deuil, vivant dans cette épreuve pa\
r un
nombre limité de personnes pour les funérailles de leur cher dé\
funt.
A tous, aux habitants de toute la Guadeloupe, de Marie-Galante, des Saintes,
de la Désirade, Saint Martin et Saint Barthélémy, je voudrai dire mon désir que
notre communauté sorte grandie de cette épreuve par une vraie solidarité et
un esprit de service entre tous.
Oui, nous espérons que ce que nous vivons en ce moment nous aide à\
grandir dans la charité.
Nous catholiques, nous vivons ce temps dans la prière, personnelle et\
en famille ainsi que dans la communion
spirituelle.
Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons mercredi prochai\
n l’Annonciation, confinés, dans nos maisons.
En effet, mercredi 25 mars, à l’invitation de toute l’Eglise, nous pourrons nous a\
ssocier d’une manière spéciale
à cette fête mariale.
Ce jour, nous pourrons lire dans notre Bible, le récit de l’Annonce faite à Marie dans l’Evangile de Luc 1, 26-38,
dire ensemble le « Je vous salue Marie », chanter, prier.
Nous confierons à Marie nos frères et sœurs malades. Nous lui\
dirons que nous voulons les aimer comme
nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (Lc 1, 42), Lui qui a pris sur Lui nos souffrances et nos
péchés.
Dans notre prière, nous pourrons confier au Seigneur nos craintes e\
t nos doutes en pensant à celle qui fut
toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34).
Ce mercredi 25 Mars à 14h30, en union avec toute l’Eglise en Franc\
e, les cloches de nos églises
sonneront pendant dix minutes.
Le soir, dans nos maisons, nous pourrons prier en famille, allumer une bougie, geste de communion et
d’espérance.
Merci de relayer largement ce message autour de vous, par tous les moyen\
s à votre disposition.
Depuis la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe à Basse-Terre, je vous bénis tous et je prie avec vous et pour
vous !
+ Jean\bYves RIOCREUX 19 Mars 2020, en la fête de Saint Joseph
L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux
AUX CATHOLIQUES DU DIOCÈSE DE BASSE-TERRE
ET A TOUS LES HABITANTS DE LA GUADELOUPE,
DES ÎLES DU SUD ET DU NORD
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CATÉCHUMÉNAT
74 ADULTES
BIENTÔT BAPTISÉS
67 adultes de 20 à 60 ans ont
participé à la célébration de l’Ap-
pel décisif le dimanche 1
er mars.
7 ont été accueilli le mercredi 4
mars à Saint Martin.
En ce premier dimanche de Carême,
les catéchumènes des 18 paroisses sont arrivés à Petit-Bourg en début
d’après-midi. Accueillis par la paroisse
et l’équipe diocèse, ils se sont ins-
tallés dans la salle paroissiale pour
un enseignement donné par Mgr
Riocreux. Celui-ci leur a présenté l’ap-
pel décisif, célébration qu’ils allaient
vivre dans l’église ND du Bon Port.
L’évêque a souligné combien c’est la
grâce de Dieu dans leur cœur qui les
a conduits jusqu’à ce jour. Et il a insis-
té aussi sur l’après baptême lorsqu’ils
seront des néophytes.
Avec leur nom sur la poitrine, accom-
pagnés des parrains et marraines, ils
se sont installés dans l’église. 15 H, la
chorale paroissiale entraine l’assem-
blée par le chant : « Si le Père vous
appelle, tressaillez de joie ». Oui, joie
pour ces « élus » appelés bientôt « illu-
minés » par la lumière du Christ à leur
baptême dans 40 Jours.
Après la lecture des textes du premier
dimanche de Carême et l’homélie, chacun des catéchumènes a répondu
« Me voici » à l’appel de son prénom.
Et s’approchant de l’autel, ils ont été
enveloppés d’une écharpe violette,
signe de leur chemin de Carême
2020.
Au terme, l’évêque et les 5 prêtres
présents ont béni ces 67 catéchu-
mènes de 18 Paroisses, heureux de
l’appel à suivre le Christ.
A l’occasion de leur baptême, les catéchumènes écrivent une lettre dans laquelle ils expriment leur parcours. Beau témoignages de foi
que nous sommes heureux de partager.
« Troisième enfant d’une fratrie de quatre, mon père n’a pas accepté que je sois baptisé enfant, voulant que « ce soit notre choix ». J’ai
néanmoins grandi près de personnes de grande foi. Il ya dix ans, je commence à me poser des questions alors tout semble au beau
fixe : métier qui me plait, amis, voyages. De retour en Guadeloupe, accueilli à bras ouverts, je m’installe. Je découvre la paroisse.
Le catéchuménat a été dans le prolongement de ma démarche. Je présente humblement ma demande pour le baptême, la confirma-
tion et l’eucharistie pour devenir enfant de Dieu et membre de la grande famille de l’Eglise. » (Pierre, 50 ans)
« Ma tante m’a conduit à l’église pour une messe de Noël. C’était ma première messe. N’étant pas baptisée, j’étais gênée. Depuis ce
Noël, alors enfant, j’ai cheminé. Adulte,j’ai choisi de me préparer aux sacrements de l’initiation chrétienne. Je souhaite maintenant mieux
comprendre la Bible et ensuite transmettre la foi à mes futurs enfants. »
(Amandine, 22 ans)
« J’ai grandi dans une famille adventiste, et j’ai participé souvent à des célébrations dans cette communauté. Un jour, à Pâques, j’ai été invité
à la messe. Je me suis sentie bien. Après mon baptême, je participerai à la vie de la paroisse, notamment en décorant l’église. »
(Tracy, 27 ans)
« Born in Jamaica, I am 38 years old. I am a carpenter. One friend gave me a prayer book. My plans are to integrate myself into the
Church. I admire my godfather and godmother, very dedicated to the Church. »
(Demiso, Saint Martin)
« J’arrive au terme de trois années de catéchuménat. J’ai eu beaucoup de joie en venant aux rencontres du samedi. Je peux dire que
j’ai rencontré Dieu et je souhaite devenir l’un de ses enfants, intégrer l’Eglise catholique et faire partie de la communauté. Lors de la
semaine sainte, j’ai entendu ce message : « Mets ta confiance dans le Seigneur et il t’aidera. Je pense enfin que je suis destinée à aider.
C’est ma mission et je dois maintenant déterminer plus précisément sous quelle forme. »
(Sloane 31 ans)
Ils Témoignent
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Le diocèse de Guadelou pe est consti -
tué des paroisses de Grande Terre et
Basse Terre ainsi
que des îles, dont
celle
de Saint-Martin , à 200 km au
nord de l’archi
pel. Cette paroisse sin -
gulière de 35.000 habitants se doit
d’être visité
par son évê que !
En tant que pasteur de ce diocèse
multiforme,
je me fais le devoir d’aller
reé
gulièrement dans les deux îles du
Nord. Et cha
que visite est une joie !
Elle me
permet de rencontrer les fi -
dèles et de constater au-delà de la
singularité, la vitalité des communau
-
tés catholi ques à côté d’autres co m-
munau tés ch rétienne s.
Une fois de plus, lors de deux journées
à Saint Martin avec
deux célébrations,
j’ai
pu constater cette vitalité, notam -
ment par la célébration de l’a pp el d é-
cisif de 7 catéchumènes en l’église
de Marigot. En ce début de Carême,
a
près l’a pp el décisif de 67 adultes à
Petit-Bour
g, j’avais le bonheur d’ap -
peler 5 femmes et deux hommes
bien préparés par le curé, Père Marcin
Karwot, les re ligieuses sa lésiennes et
des laïcs témoignant de leur foi. Ils ont
fait leur demande par écrit, pour l’un
d’entre eux, originaire de Jamaïque
en anglais, exprimant leur
désir d’être
ba
ptisés à Pâ ques. Beau moment
pour ces catéchumènes et leurs
accompa
gnateurs !
Le Père Marcin m’a dit aussi sa
joie
de voir le nombre d’enfants catéchi
-
sés augmenter. I ls étaient 300 l’an
dernier et ils sont désormais 4
00 . Et
pour l’annonce de l’Evan
gile et dans
la plus pure tradition de l’E
glise, nous
envisa
geons depuis quelque temps
la création d’une école catholique à
Sa
int Mart in.
30 mois a près Irm a
Evoquer Saint Martin, c ’est raviver
le souvenir du terrible c
yclone Irma
A SAINT-MARTIN,
EN VISITE PASTORALE
du 12 Se ptembre 2017 qui a fra p-
pé lour dement l’île. Un gran d mou -
vement de solidarité a permis l’aide
d’urgence dans un premier temps
ainsi que de la reconstruction dans
un second tem ps. Tout a été rendu
possible par l’aide publi que, les as -
surances ainsi que les dons suscités
par l’émotion locale et nationale.
Que tout les donateurs soient ici re -
mer ciés !
Cette reconstruction était aussi une
des raisons de mon séjour. Nous
avons en effet à restaurer deux des
trois églises et des locaux paroissiaux
à Grand Case et au Quartier d’Or -
léans. Des réalisations ont dé jà été
faites, mais d’autres sont encore à
réaliser. Des actions admirables ont
permis cette reconstruction, telle celle
de
jeunes français en tour du monde
en v
oilier. L ors de le ur e sca le d’ une
sema ine, ces jeunes ont apporté une
aide bénévole précieuse pour la pro -
chaine réhabilitation du presbytère
de Gran d Case, lieu occupé autrefois
par le Père Frantz, puis par le Père
Charles Cornelius.
En mai prochain, lors de la confirma
-
tion de 60 jeunes à Mari got, je pourrai
v
oir cette re co nstruc tion avancer.
Ré
jou issons-nous pour cette v ivante
et singulière paroisse
dans cette île de
Saint Martin, ainsi nommée par C hris -
toph e Co lom b en novem bre 1493,
lors de son deuxième voya
ge dans la
région.
+ J.-Y. R
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SOUFFRANCE
Lors de son jubilé des 60 ans
de sacerdoce, Père Gillot a
parlé des souffrances que Dieu
vous a épargné : « Je remercie
le Seigneur pour tout. Il m’a
donné un toit pour dormir ; je
n’ai jamais eu faim, et j’ai eu
une bonne santé et je n’ai pas
beaucoup souffert non plus »
a-t-il dit. Aujourd’hui des gens
souffrent intérieurement. Voici
ce témoignage.
Je ne suis pas médecin, mais
je peux décrire la situation psy-
chique dont j’ai été victime, qui
m’a fait souffrir, et qui me semble
être proche de ce qu’on appelle
le « burn out ». Le « burn out »
est décrit comme « un état d’épui-
sement physique, émotionnel et
mental, lié à une dégradation du
rapport d’une personne à son tra-
vail ». Des médecins, des prêtres,
des juristes, et de simples agricul-
teurs ou artisans m’ont raconté
eux aussi cet état d’épuisement
dans leur travail ou leur carrière.
J’ai connu moi-même cet état de
fatigue indescriptible, à l’époque
où j’étais tout seul curé de saint
Pierre – saint Paul, à Pointe-à-
Pitre, dans les années 70.
La difficulté alors, c’est qu’on
n’ose pas dire ou expliquer tout
simplement ce qu’on ressent. Le
problème finalement c’est qu’on
accumule tout dans la tête et le
cœur. Un jour, alors que je me
sentais épuisé et fatigué, et que
je n’arrivais pas à dormir le soir,
je m’étais regardé dans le miroir.
Et j’avais constaté que j’avais le vi-
sage amaigri, les traits tirés, avec
des épaules pendantes et un gros
ventre. Séance tenante, j’ai pris
la décision de me mettre à faire du sport. Aussitôt, j’ai été acheté
une paire de baskets et des vête-
ments de sport. Je les ai déposés
au pied de mon lit afin de pouvoir
les voir réellement dès le lever le
matin. Ainsi dès l’aube, d’abord
trois fois par semaine puis chaque
matin, je faisais plusieurs tours de
la place de la Victoire et même
jusqu’à Jarry. A cette heure-là, je
ne rencontrais que des meutes de
chiens dont j’avais peur, et parfois
aussi d’autres coureurs. Ce pro-
gramme sportif a duré très long-
temps, plus pour moi comme une
passion, que comme un remède,
à tel point que quand je partais
ailleurs, la première chose que je
mettais dans ma valise, c’était mes
vêtements et mes chaussures de
sport. J’ai ainsi fait des « footing
matinaux » au cours des différents
pèlerinages auxquels j’ai participé.
Des jeunes nombreux sont venus
courir avec moi dans les champs
de canne quand j’étais à Moule
alors qu’ils venaient faire des ré-
visions du bac à la paroisse. Ac-
tuellement j’ai beaucoup réduit
mon circuit et, à mon âge, je
me contente chaque jour d’une
heure à une heure de marche to-
nique toujours à l’aube autour du
stade proche.
J’ai donc gardé cette pratique
sportive régulière, en me faisant
violence parfois pour me lever le
matin afin de ne pas me laisser
décourager par la fatigue. Bien au
contraire et durant cette période
de retraite, j’ai parfois invité des
jeunes garçons à venir faire avec
moi des exercices de musculation
deux ou trois fois par semaine. Ça
leur évite d’être oisifs, ça les aide
à mieux travailler, ça leur main-
tient l’équilibre.L’autre « pratique » qui n’a pas
été sans effets sur ma vie, c’est
la messe et la prière. Au lever
du jour, la toute première chose
que je fais c’est la prière du Bré-
viaire que les prêtres, religieux,
religieuses et diacres sont invités
à faire aussi, et la Sainte Messe.
Avec « le chapelet », j’y trouve le
réconfort spirituel dont j’ai besoin
pour tenir. La prière, ce n’est pas
bien entendu une activité spor-
tive. Mais à l’image du sport, il
faut parfois se faire violence aussi
pour ne pas négliger, oublier ou
même remettre à plus tard, cette
pratique religieuse essentielle.
Le travail intellectuel enfin, je
tiens à lire et relire saint Augus-
tin, mais pas seulement lui. Je
fais aussi l’effort pour que mon
cerveau demeure en alerte, que
mes courtes homélies soient
construites et reliées à la vie, et
que je comprenne cette socié-
té qui nous entoure, et tout ce
questionnement des jeunes et
des personnes qui souffrent réel-
lement autour de nous, et que je
fais mien !
Père Yves GILLOT
PAROLES À ENTENDRE
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7
MÉDITATION DE CARÊME par Mgr Macaire
UNE VERSION RATÉE DU PARADIS ?
Dans son « poème calendrier
lagunaire », Aimé Césaire, avec
la beauté violente de sa plume,
met à nu une certaine vision de
notre pays par nous-mêmes :
Le poète révèle la souffrance de
l’inintelligibilité (ou du mystère in-
sondable) de cette terre pour ses
propres habitants
(1).
Il évoque, bien sûr, l’incontournable
cicatrice barbare tracée dans notre
âme par la traite et l’esclavage
(2).
Il exprime comme impossible la
paix vers laquelle, comme tout
humain, court, brûlant, le Martini-
quais, dans un combat aux accents
désespérés, vers une fin humaine-
ment inaccessible
(3).
Il avoue la fuite pusillanime à la-
quelle semble condamnée toute
élévation de notre culture sociale
(4).
Il relate un cauchemar qui infeste
régulièrement, époque après
époque, l’âme de chacun et de
tous
(5).
Il raconte la fragilité complexée
d’un peuple qui, comme un épi
gracile ou un insecte éphémère,
subit les cyclones, les éruptions ou les séismes de sa terre et de son
histoire
(6).
Il témoigne aussi que la force de
ses paroles n’a d’égale que la gra-
vité de son mal incessant
(7)…
Mais voici la phrase la plus ter-
rible, la plus violente, peut-être la
plus vraie, de son poème… Elle
témoigne d’un amour filial déçu,
pour une terre-mère qui semble
maladroite à rassasier
(8) ses en-
fants du lait spirituel et culturel
désiré. Elle est empreinte d’une
nostalgie résignée, surprenante
quand on connaît la vie et l’œuvre
de l’homme…
« Je m’accommode de mon mieux
de cet avatar d’une version du
paradis absurdement ratée - c’est
bien pire qu’un enfer »Le poète, surtout celui-là, est bien
plus sage que les raisonneurs,
les politiques, les intellectuels, les
émeutiers ou les marchands de ce
siècle ! Lui qui connaît la force des
mots n’ignore pas l’ineptie des so-
phistes qui prétendront, hier ou de-
main, détenir une solution au mal-
être de nous. Ici une fuite en avant,
là une providence étatique, là-bas
une révolution sanguinaire, plus
près une danse effrénée ou une
parade masquée, demain une ré-
clame alléchante, aujourd’hui une
promesse de campagne, après-de-
main une solution miracle… rien
n’y fera à l’avenir, comme rien n’y
a fait jadis, inutile de rêver ou de
se battre : avec nos pauvres armes,
nous ne sommes qu’un papillon
au milieu d’un vent cyclonique…
« L’avatar du paradis raté » !
Mais puisque Césaire nous fait
l’honneur de parler de « Paradis
» et « d’enfer », nous voilà fondés
à introduire quelqu’un qu’on ne
peut ignorer dans l’équation mar-
tiniquaise… le Dieu Créateur et
Sauveur ! Celui qui écoute la sup-
plique des pauvres ! Celui qui a
sauvé Adam de sa chute, Abraham
de sa stérilité, Moïse des mains de
Pharaon, Israël de l’esclavage et de
l’errance, David de son péché, le
peuple des ténèbres, Madeleine
de sa débauche, la Samaritaine
de son égarement, l’aveugle de sa
cécité, Lazare de son tombeau et
Jésus de la mort !... Aimé provoque
le croyant à crier : « Je suis pauvre
et malheureux, mon Dieu, viens
vite ! Tu es mon secours, mon libé-
rateur : Seigneur, ne tarde pas ! »
(Ps 69, 3)
2020, une carême à ne pas rater !
+ Frère David Macaire,
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France
(1) « J’habite, dit-il, une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un
vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite une soif irrémédiable ».
(2) « J’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cents ans ».
(3) « J’habite de temps en temps une de mes plaies, chaque minute je change
d’appartement et toute paix m’effraie tourbillon de feu »
(4) « J’habite donc une vaste pensée, mais le plus souvent je préfère me confiner
dans la plus petite de mes idées »
(5) « À vrai dire je ne sais plus mon adresse exacte bathyale ou abyssale, j’habite le
trou des poulpes, je me bats avec un poulpe pour un trou de poulpe »
(6) « Frères n’insistez pas vrac de varech m’accrochant en cuscute ou me déployant
en porona c’est tout un et que le flot roule et que ventouse le soleil et que flagelle
le vent ronde bosse de mon néant »
(7) « La pression atmosphérique ou plutôt l’historique agrandit démesurément mes
maux même si elle rend somptueux certains de mes mots »
(8) Ne parle t-il pas d’habiter « le pis le plus sec du piton le plus efflanqué (…) le
troupeau de chèvres tirant sur la tétine de l’arganier le plus désolé ? »
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Le reli quaire de Sainte Thérèse
de l’Enfant Jésus sera en Gua-
delou pe en juin prochain. Belle
occasion pour méditer la vie, les
écrits, les prières de celle qui a
été missionnaire par sa prière et
l’offrande de ses sou ffrances. Elle
a été proclamée patronne des
missions en 1 927 et docteur de
l’Eglise en 1997.
SPIRITUALITÉ
EN ROUTE AVEC
STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS !
l’h u mili té
Sœur Thérèse de l’Enfant-Jé-
sus insiste sur la nécessité
de ne pas croire en sa propre
force,
de ne pas s’appuyer su r
ses propres mér
ites, pour être
en mesure de ne compter que
sur Dieu seul. Autrement dit,
quan
d tu fais du bien autour de
toi, que ta main droite ignore
ce que fait ta main gauche. Vis
-
le avec dé tach em ent .
Tu fais comme Thérèse, tu joues
à la banque de l’Amour : au lieu
de présenter au Seigneur le bien
que tu as fait, pour qu’Il te rétribue
tout de suite, tu oublies tes bonnesactions (en sachant qu’elles te ra
p-
porteront au dernier jour : « Ton
Père,
qui voit dans le secret, te le
ren dra » Mt 6…). Ne t’approprie
aucu ne de te s b onne s œu vre s.
Qu’e
lles soient pour toi un moti f
d’action de grâces.
Alors, faisons nôtre la prière de
Sainte T
hérèse pour o btenir l’hu -
mi lité :
« Je le sais , ô mon Dieu , Vous
a
baissez l’âme or guei lleuse, mais
à ce
lle qui s’humi lie, Vous donne z
une éternité de
gloire. Je veux don c
me mettre au
dernier ran g, parta -
ger vos humiliations, afin d’avoi r
part avec Vous dans le Royaume
des Cieux
.
Mais, Seigneur, ma faiblesse Vous
est connue ; chaque matin, je co nn ue ; cchaha ququ ee ma tin, j h
prends la résolution de prati que r
l’humilité et, le soir,
je reconnais
que j’ai commis encore bien des
fautes d’or gueil. A cette vue, je
suis tentée de me découra
ger ;
mais, je le sais, le découra
gemen t
est aussi de l’orgueil. Je veux donc,
ô mon Dieu, fonder sur Vous seu
l
mon espérance : puis
que Vous
pouvez tout,
daignez faire naître
en mon âme
la vertu que je d é-
sire. Pour obtenir cette grâce de
votre infinie miséricor
de, je Vous
ré
pèterai bien souvent : « Ô Jésus,
doux et hum
ble de cœur, rende z
mon cœur sem
blable au vôtre ! »
(Prière 20 ) (A su ivre)
Sœurs Carmélites de Gourbeyr e
ACTION DE GRÂCE CONTRE SUFFISANCE
Au lieu de me faire du mal, de me porter à la vanité, les dons que le Bon
Dieu m’a prodigués (sans que je les lui demande) me portent vers Lui, je
vois que Lui seul est immuable, que Lui seul peut remplir mes immenses dé-
sirs. Etre petit, c’est encore ne point s’attribuer à soi-même les vertus qu’on
pratique, se croyant capable de quelque chose, mais reconnaître que le bon
Dieu pose ce trésor dans la main de son petit enfant pour qu’il s’en serve
quand il en a besoin ; mais c’est toujours le trésor du bon Dieu.
Ste Thérèse de Lisieux
PRIÈRE DE STE THÉRÈSE POUR OBTENIR L’HUMILITÉ
Je le sais, ô mon Dieu, vous abaissez l’âme orgueilleuse mais à celle
qui s’humilie vous donnez une éternité de Gloire, je veux donc me
mettre au dernier rang, partager vos humiliations afin « d’avoir part
avec vous » dans le Royaume des Cieux.
Mais Seigneur, ma faiblesse vous est connue ; chaque matin je
prends la résolution de pratiquer l’humilité et le soir je reconnais que
j’ai commis encore bien des fautes d’orgueil, à cette vue, je suis ten-
tée de me décourager mais, je le sais, le découragement est aussi
de l’orgueil, je veux donc, ô mon Dieu, fonder sur Vous seul mon
espérance : puisque vous pouvez tout, daignez faire naître en mon
âme la vertu que je désire. Pour obtenir cette grâce de votre infinie
miséricorde je vous répéterai bien souvent : « ô Jésus, doux et humble
de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ! »
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PASTORALE DE LA SANTÉ
VIE D’ÉQUIPE ET RELECTURE
Le mois dernier, une rencontre
de formation pour la pasto
-
ra le de la santé organisée par
l’équipe Diocésaine s’est t
e-
nue à la salle paroissiale de
Prise-
d’Eau avec trente parti-
cipants. Thème de cette re
n-
contre : Importance de la vie
d’équipe et de la relecture.
Le
père Jean Hamot, fidèle à son
h
abit ude a mi s de l’entr ain ave c
un très
beau c hant : ”Mi on Bon
nouvè l pou nou anons é, m i on
Bon nouvè l, nouvè l a Bondyé” .
Puis, nous avons travaillé en
petits
groupes autour de deux questions :
Pourquoi est-il important de faire
équipe ? Pourquoi est-i
l important
de faire de la relecture ?
Pourquoi est-il important
de faire équipe
?
La remontée de tous les groupes i n-
sistaient sur le fait que faire équipe
est essentie
l au bon accomp liss e-
ment de la mission. La pastorale
de la santé est un service d’
Église.
On ne peut pas faire É
glise seul.
Jésus envo
yait ses disciples en
mission 2 par 2. L
’équipe permet
l’entraide
, la solidarité. Au sein de
l’équipe on s’enrichit du don des
autres. Dans son ensei
gnement,
le père Hamot, nous rappelle que
nous devons toujours garder à
l’esprit que nous sommes envoyés
en mission auprès de personnes
atteintes de maladies
, handic a-
pées… C’est l’É glise qui nous en -
voie en mission, nous ne sommes
pas dans une démarche privée.
En acceptant une mission d’Eglise,
nous acce ptons en même tem ps
de nous dépouiller et de nous lai s-
ser guider par l’Esprit car la réal i-
sation de la mission c’est l’œuvre
de l’Esprit-Saint. Ce qui nous est
demandé lorsque nous sommes
en é
quipe, c’est d’être à l’écoute
des autres. Quand nous sommes à
l’écoute des autres, nous sommes
à l’écoute du Christ. L’équipe est le
lieu d’identification de l’ Ég lise dans
les institutions de santé. L’é quipe
est le lieu où l’on a
pp rend à vivre
ensemble la mission. C’est aussi le
premier lieu de formation des a c-
teurs de la pastorale de la santé.
C’est le lieu privilé gié du parta ge
de la Parole de Dieu, du discerne
-
m ent et de la relecture. L’équipe
est un lieu important du partage
de la foi, de l’espérance et de la
prière fraternelle .
Pourquoi est-il important
de faire d e la relect ure ?
Sur la re lecture, la remontée a
été aussi très ric
he. La re lecture est
indispensable pour que nous co
m -
prenions le but de ce que nous fa i-
sons. Nous visitons les mala des,
nous leur apportons la commu -
nion, mais nous devons pren dre
le temps de nous interro ger : Où
a
llons-nous ? La re lecture nous
permet de compren dre que nous
cherchons à évangéliser, à sauver
des âmes. La relecture doit pouvoi r
nous donner de la joie, de l’esp é-
rance et de l’enthousiasme pou r
annoncer le Christ ressuscité. Pou
r
illustrer ces fruits de la relecture, le
père Hamot, nous a pris l’exemple
des disciples d’Emmaüs (Luc 24,
18-35). Alors qu’ils cheminaient
abattus, désespérés, Jésus les re-
joints et fait avec eux la relecture
de tous les événements qu’ils
avaient vécus en leur expliquant
les écritures, et quand ils le recon-
nurent à la fraction du pain, ils re-
tournèrent tout de suite à Jérusa-
lem annoncer aux autres la Bonne
Nouvelle et leur foi : le Christ est
ressuscité. A l’exemple, des dis-
ciples d’Emmaüs, la relecture doit
nous permettre de reconnaître la
présence du Christ dans la mission
que nous accomplissons et d’avoir
plus de force et de joie pour l’an-
noncer aux autres.
Ce qui nous a émerveillés le plus
selon les réactions des partici-
pants, c’est quand le père Hamot
fit le parallèle avec Marthe et Ma-
rie dans l’évangile de saint Luc 10,
38-42. Marthe s’active aux tâches
ménagères indispensables au bon
fonctionnement du foyer. Marie est
au pied de Jésus, elle écoute la Pa-
role de Dieu. Sans le savoir peut-
être, elle fait de la relecture. Nous
sommes Marthe, lorsque nous
agissons, quand nous travaillons
ou lorsque nous sommes en mis-
sion. Marie nous fait comprendre
que ce que nous faisons quand
nous sommes mission, doit revenir
à la Parole de Dieu pour être exa-
miner à la lumière de cette Parole,
afin de pouvoir repartir en mission
revigorés. Nous ne pouvons pas
dissocier Marthe et Marie, les deux
dimensions de la vie qu’elles sym-
bolisent nous sont indispensables.
En conclusion, en faisant la relec-
ture, nous découvrons ce que Dieu
fait en nous. Nous découvrons
aussi ce qu’il fait dans le cœur des
personnes que nous visitons. Il
est donc essentiel de travailler en
équipe et de faire régulièrement
une relecture.
Ismar OGUENIN
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RADIO MASSABIELLE
INAUGURE SA NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE
En cette mont ée vers P âques,
Radio Massabielle, qui pou
r-
suit sa structuration , dévoile
sa nouve
lle i dentité visue lle.
Para
llèlement, peu à peu, de
n
ou velles émi ss ions s’in s-
tallent sur la grille des pr o-
grammes .
Pas simple de faire évoluer le logo
d’une ra dio. La règle en la matière,
c’est de rafraichir
, de faire évoluer ,
sans rupture. Car cette démarche
doit nécessairement s’inscrire
dans une continuité
, être adossée
à une
histoire, un vécu, l’existant.
Cette nouvelle identité visuelle de
Radio Massabielle s’est donc faite
dans le strict respect des éléments
constitutif de la charte graphique
initiale de la station catholique de
notre archipel. L’on retrouve donc
le symbole de la colombe, les
cou
leurs maria les é galement. Une
dominante de bleu et de vert, ma
r-
queurs identitaires de Radio Ma s-
sab ielle en lettre s bla nch es. Le s
fréquences ressortent davantage,
de même que le slo
gan « donnon s
du sens à
la vies », pour un pro-
duit fini qui gagne en lisibilité, dans
une forme rectan
gulaire adoucie
par
des arron dis. Une déclinaison
en f
orme ca rrée de cette identité
visuelle est également prévue en
fonction des supports de comm
u-
nication qui seront utilisés et des
publications .
Vo lont é d’aller de l’ avant
Mais au-delà de ce lo go, Radio
Massabielle poursuit sa mutation.
Une convention lie désormais la
ra
dio et le diocèse, lequel s’engage
à accompa
gner et à subventionne r
l’association. Cette convention pr
é-
voit en outre que c’est l’évêque de
Guadeloupe qui nomme le dire
c-
teur de Ra dio Massabielle, après
consultation de la
présidence et du
co nseil d’ admini stration.
« De
puis le 1er m ars , comme dél é-
gué épiscopal à l’information, j’a
i
reçu aussi la mission de directeu
r
de Radio Massa
bielle. Je travai lle -
rai avec la présidente, Mme Jac -cc
queline Cachemire-Thôle et l’e n-
semble du con seil d’admini stration
ainsi qu’avec les permanents de la
ra
dio.
Je reço is cette une m iss ion
exaltante comme une grâce
et av ec d’humilit é. J e r em er -
cie Monse igneur R iocreux, M a-
dame La Présidente, le bureau
de Radio Massabielle, les pe
r-
m anents Patrice et Michel pou r
leur confiance. Je n’ou blie pas
tous les bénévoles qui donnen
t
de
leur temps au service de la
m ission. Ensemble, par la grâce
d
e Di eu et av ec l’aid e d e n otre
Sainte Mère , nous ferons de
notre mieux. J’in siste sur le nou s
car seu l, on n’est rien » .
Davantage de direct s
et de n ou veau x r ende z-v ous
De n ou ve au x rendez-v ous vie n-
dront peu à peu étoffer l’offre de
co nten u de R adio M assa bielle.
Ainsi, depuis le début du carême,
le Père Je an H am ot intervient le
lundi après-midi de 16h à 17h, les
conférences du Père Guillaume
de Menthière sont diffusées, de
même que les ensei
gnements du
Père Lafine. Le mercredi après-m
i-
di est consacré à la jeunesse. Max
Jasor signera éga
lement une r u-
brique heb doma daire autour du
livre
ave c un invité. L a retr ansmi s-
sion des vê pres et de la messe
du dimanche soir depuis l’é
glise
Saint-Michel du Raizet est devenu
un ren dez-vous incontournable et
très apprécié des fidèles. L’amb
i-
tion est de retransmettre en direct
toutes les
grandes célébrations,
mais aussi de faire des captations
sur
des évènements pour diffu-
sion ultérie ure. D urant l a sem aine
sainte, c’est toute une série de
rendez-vous qui seront proposés
aux auditeurs et qui pourront être
vécus en direct. La grille des pr o-
grammes remanié de Radio Mas -
sabielle prendra définitivement
f
orme au lendem ain d u week-end
pascal.
La ré dactio n
COMMUNICATION
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RETRAITES
MISYON LARI
C’est plus d’une centaine de personnes qui ont vécu ce pèlerinage de dé-
but de carême à pieds. Partis du Sacré-Cœur le 29 février après la messe de
6h30 célébrée par Mgr Riocreux, ils faisaient halte au Lamentin à 12 h puis
continuaient vers Cadet-Sainte-Rose pour y camper. Pour vivre cette marche
solidarité/fraternité avec les familles et les jeunes en difficulté, qui sont dans
les rues, l’équipe Misyon Lari a fait le choix de se laisser accompagner par ce-
lui qui est appelé le « vagabond de Dieu » : Benoît-Joseph Labre qui fut un
« pèlerin-mendiant » et qui est le saint des « personnes exclues ». Dimanche 1
er
mars les marcheurs rejoignaient Sainte-Rose où ils ont eu une belle eucharistie de
clôture dans l’après-midi.
La communauté paroissiale de Cadet-Sainte-Rose mobilisée par le père Jacques,
ainsi que nos équipes TKL ont fait le maximum pour bien les recevoir… Ils ont pu être hébergés à la M.F.R. voisine de la chapelle où
ils ont campé. Malgré leur fatigue ils ont pris du temps pour parler avec nous et ils ont animé une belle veillée. On a été content de
dialoguer avec Père Paul-Antoine et Père Plaucoste, les prêtres accompagnateurs, sur la mission au concret dans la vie ! Un vrai carême
de partage.
Minette MATOURAPARSAD
UNE RENCONTRE PERSONNELLE
AVEC TON DIEU !
Lors de la semaine du carnaval et
de l’entrée en carême (24 au 29
février), une trentaine de laïcs et
religieuses de St Joseph de Cluny
ont vécu une retraite de silence
avec St Ignace. « Les Exercices spi-
rituels » ont été créés par Ignace de
Loyola, fondateur de la « Compa-
gnie de Jésus » (Jésuites) au 16
ème
siècle. Ils ont une méthode pour
« examiner sa conscience, médi-
ter, contempler, prier… et préparer
l’âme à se défaire de toutes ses af-fections déréglées. Puis à chercher
et trouver la volonté de Dieu dans
le règlement de sa vie et de son
salut » (1
er Annotation des exer-
cices spirituels).
Le père jésuite, Paul-Fils Belotte,
d’Haïti, nous a formés et accompa-
gnés durant ces 5 jours intenses,
avec les exercices et la Parole de
Dieu, que nous avons découverts
dans leur profondeur. Ces jours au
sein de la communauté de Versailles
à Basse-Terre fut un havre de paix !
Les lieux : le grand jardin, la vue
mer ou la soufrière, les chambres
individualisées, la Chapelle et
l’oratoire, ainsi que la présence et
la bienveillance des sœurs, sans
oublier la qualité des repas (en
silence), sont propices pour se re-
centrer sur nous-mêmes, loin du
bruit et de l’agitation du monde,
et de rencontrer le Seigneur et sa
Volonté sur chacun. Sr Anne-ma-
rie (supérieure) et Sr Véronique,
habituées à ses exercices ont pu
aussi nous accompagner lors d’en-
tretien individuel, nécessaire pour
progresser dans ces exercices bien
arides quand on débute. Tous,
avons pu témoigner de la qualité
de cette méthode utilisée par des
milliers de prêtres, religieuses et
laïcs depuis toujours. Nous avons
pu voir nos pauvretés, nos égare-
ments, mais aussi toute la beauté
de ce vers quoi le Seigneur nous
appelle avec nos dons et talents.
Ignace nous rappelle que le fonde-
ment de l’homme est qu’il est créé
pour louer, honorer et servir Dieu,
et ainsi sauver son âme !
Laetitia PENAVA
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EGLISE DIOCÈSAINE
23 FÉVRIER : INAUGURATION
DE LA SALLE PAROISSIALE DE TROIS-RIVIÈRES
La paroisse de Trois-Rivières bénéficiait d’une salle paroissiale fermée depuis plusieurs années Et voici qu’en ce 7 ème
dimanche « ordinaire », après restauration, elle a été réouverte.
Ce dimanche, après la messe présidée par Mgr Riocreux, la salle a été bénite par
l’évêque. Le Père Rodel, curé et les paroissiens étaient heureux de retrouver leur
salle magnifiquement aménagée et décorée pour la circonstance.
Tout cela a été possible par la décision prise par la paroisse et le diocèse qui a
apporté sa contribution financière et technique. Mme Chomet, l’économe et Louis
Bibrac chargé des travaux étaient présents ainsi que les fidèles nombreux et heu-
reux !
RÉHABILITATION
DE L’EGLISE ST PIERRE ST PAUL
Depuis des années, les respon-
sables et paroissiens de Saint Pierre
Saint Paul espéraient une prochaine
restauration pour la grande église
de Pointe-à-Pitre. En effet, des dé-gradations à la toiture et des travaux
indispensables d’électricité contrai-
gnaient la municipalité de la Ville à
prendre les décisions et la direction
des opérations.Après de nombreuses réunions
entre Etat, Région et Commune
de Pointe-à-Pitre, voici qu’une pre-
mière tranche de travaux a com-
mencé récemment. La Région a
apporté 300.000€ et assure la
maîtrise d’œuvre de ces premiers
travaux. Une contrainte cependant :
la cathédrale est fermée en jour-
née et est ouverte uniquement
pour les célébrations des messes
et enterrements.
Pour la semaine sainte, les offices
auront lieu aux heures habituelles,
dont la Vigile Pascale présidée par
Mgr Riocreux samedi 11 Avril à 19
h.
Merci de la compréhension de
tous pour l’inconvénient engendré
par ces travaux. Soyons heureux
que cette première tranche soit ré-
alisée. La suite viendra prochaine-
ment en 2020 et 2021.
Père SILÈNE
Le p ère Rodel François avec Mgr Riocreux LeLe Lepèpèèreèrre reRoRoRodeodedeel elFrFrFrraraançançonççoçooisoi c Mgr Riocreux s isavaveavvecvec ecMgMgrMgr grRRioRiocoiococrecrrereeuxeuxuxux
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BIBLE EN NOUS
LA PAROLE DE DIEU
DANS NOS VIES !
Pour nous approprier plus en pr o-
fondeur encore « Bible en nous » ,
le père Hugues Lafine, délégué
épiscopal à la formation conti
-
nue en Mart inique, inv ité par Mgr
Riocreux, est venu à notre re
n-
contre le 25 février, jour de mardi
gras, à St Luc
de Baimbri dge. Et ce
sont
plus de trois cents personnes,
délé
guées des paroisses et des
mouvements, qu
i se sont retro u-
vées pour enten dre son message
si
bien vu lgarisé pour “creuser” la
P
arole de Die u.
Audacieux dans ses propos pou r
nous mettre en évei
l, et nous pe r-
mettre de “rebon dir”, il a truffé
son enseignement
d’anec dotes
et de “croisements“
pour nous a i-
der à relier l’An cien Te stament et
le Nouveau Testament, et par des
exemp
les précis re lier hier et a u-
jour d’hui dans notre vie de chr é-
tien.
Le bricola ge ! N ous avons l’ art
de bricoler avec tout
, mais avecDieu, on ne bricole pas, on crée.
Dieu crée en nous ! Ré
génère sa
création à tout instant. Danger si
on s’éloigne de la Parole de Dieu
!
La conversion ! D ieu ne re -
pousse pas les pharisiens en tant
qu’hommes ou femmes. Il veut les
forcer à
la conversion pour les sa u-
ver. Voilà l’en jeu !
Les
genres littéraires dans la
Bi
bl e ! Ils sont pour nous rendre
accessible la Parole
de Dieu (par
l’incu lturation…). Nous sommes
reliés à une Grande Histoire
, ne
l’oublions pas
!
La M iss ion ! Après le baptême
Jésus est envoyé tout de suite « il
n’a pas le temps
de prolonger la
fête
co mme on le f ait chez n ous
! ». Le
baptême pour Jésus vis i-
blement débouche sur un travail,
une formation à renouve
ler sans
cesse, un passage au
désert pour
se
purifier. Et c’est la tentation au
dé
sert et le déb ut de l a Mi ss ion
et de l’ensei
gnement de Jésus quicommence
par le combat avec le
diable. « l’Esprit-Saint est le vrai
protagoniste de la Mission » selon
une belle expression de Mgr E m -
m anuel Lafont. Et père Hugues
d’insister : « la Parole de Dieu ainsi
creusée,
priée, com prise nous aide
à ne pas nous découra ger » .
… être béni par Die u (biblique-
m ent par lant) c’est a ller là où on
ne vou drait pas, rencontrer des
gens différents, chan ger nos h a-
bit ude s f amili ales ou au tre s…
nous remettre en question. Voi là
ce qu’est “entrer
dans la mission”
étape après étape .
Voilà, parmi d’autres, quel ques
pépites d’or semées au cours de
ce temps de ressourcement pou
r
nous ai der à cheminer vers Pâques !
Oui “Bible en nous” doit nous ai -
der à aller de l’avant !
Jean-Marie GAUTHIER
TÉMOIGNAGES
« En nous parlant de la sorte, le père
Hugues nous a permis de découvrir
les multiples facettes de la Bible, les
articulations différentes qui nous ap-
paraissent trop comme des contra-
dictions, alors qu’en vérité il n’en est
rien. Nous devons progresser dans
l’approfondissement de Bible en
nous… mais ça ne peut se faire que
marche après marche ! »
Jocelyn C. (Nord Basse-Terre)
« j’ai été frappée d’observer que ce
qui nous paraît des répétitions à n’en
plus finir dans les différents livres de
la Bible sont en fait à chaque fois (à
chaque répétition si on peut dire) il y a comme un progrès, même s’il est
petit. J’ai aimé entendre que Dieu
marche avec nous en nous faisant
faire à chaque fois des petits pro-
grès, c’est encourageant ! »
Paulette (catéchiste Sud Basse-Terre)
« J’ai aimé le fait qu’on nous ait per-
mis de ‘surfer’ sur la Bible, même si
pour moi c’est allé un peu vite. Je ne
percevais pas tous les liens à faire. Je
voyais la Bible que comme un cloi-
sonnement. Même si Père Chalder
ne cesse de nous instruire en nous
disant que la Bible est un livre relié !
C’est vrai ! ça va m’aider dans l’édu-
cation de mes enfants. »
Sylvie (jeune mère de famille –
Ste Bernadette des Grands Fonds)
« En catéchèse on voudrait que les
enfants apprennent tout, tout de
suite ! Mais non, c’est par palier qu’il
faut aller. En fait la Bible, c’est sans
cesse une découverte même pour
nous les vieux ! »
Thérèse et Albert (Abymes)
« Ce prêtre a fait respirer la Bible de-
vant nous et ça c’est bien. Pour la
nouvelle catéchiste que je suis dans
l’Enseignement Catholique, je com-
prends mieux les questions que les
enfants et les jeunes nous posent. Il
nous faut continuer à travailler notre
pédagogie, comme le père l’a fait
devant nous aujourd’hui ! »
Madly C. (Massabielle II)
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HORIZONTALEMENT
1 - Anomalie.
2 - Escortera
3 - Radio émettant en Guadeloupe.
Relation amoureuse passagère. Sans masque.
4 - Avec un B, c’est naturel. Appris. A toi.
5 - Appareil qui mesure les odeurs.
6 - Prénom féminin. Grand écran. Carte de crédit.
7 - souvent dans l’eau. Comme Teddy Riner.
Sous-vêtement pour homme.
8 - Boisson. Préfixe. En matière de.
9 - Extrêmement riche.
10 - Séparations.
VERTICALEMENT
1 - Spécialiste de la Sainte Vierge.
2 - Reliée. Consonne doublée,
3 - Chaine d’info en continue. Note.
Fameux joueur camerounais.
4 - Syndicat français. Note. Séché.
5 - Organisation mondiale des femmes. Copie carbone.
Université d’Outremer.
6 - Station de radio en Lorraine. Manie.
Partie d’extrême droite dans plusieurs pays.
7 - Immeubles. Au milieu de Noël.
8 - L’oranger en est un. Technique d’imagerie médicale.
9 - Nouveauté dans la télédiffusion. Jeune branche.
10 - C’est-à-dire. Consonne doublée. Premier.
11 - Décoreraient.
12 - Répugnantes.
P. CHERY, cssp
(Solution dans le prochain numéro)
M OTS CROISÉS N O 66
M OTS CROISÉS N O 65 ( SOLUTION )
Tél. : 0590 83 10 45
Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre
Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nouveaux horaires à Pointe-à-Pitre :
Tous les jours de 7h30 à 14h3 0
Des livres à portée de mains pour cheminer …
HISTOIRE D’UNE VIE
THÉRÈSE MARTIN
MGR GUY GAUCHER
Carme déchaux, Mgr Guy Gau-
cher, évêque auxiliaire de Lisieux,
a voué une vénération particulière
à Sainte Thérèse de Lisieux dont il
a travaillé tous les écrits et a contribué à la nouvelle
édition de ses œuvres.
LA MESSE
EN TRÉSOR CACHÉ
PÈRE LUC-MARIE PERRIER
En détaillant de façon très claire les grandes
parties de l’Eucharistie le père Luc-Marie
Perrier, carme, applique à chacune d’elles
le même éclairage : il s’agit de se souvenir,
de célébrer et d’en vivre. Une démarche
dont tu ne sortiras pas indemne.
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INFOS
— Bulletin d’abonnement —
Nom : (M., Mme, Mlle) : ..............................................................................................................................................................
Prénom : .......................................................................................................................................................................................
Adresse : ........................................................................................................................................................................................
S’abonne / Se réabonne pour un an.
Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre
COMMENT S’ABONNER
• Tarifs •
L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année.
GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros.
En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement
« ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI.
Nombreuses infos sur le site !
Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles
sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde.
www.guadeloupe.catholique.fr
Nouveauté à Radio Massabielle !
Depuis novembre notre radio diocésaine retransmet les vêpres et la messe
du dimanche depuis l’église Saint-Michel du Raizet.
17h45 Vêpres solennelles / 18h15 Messe dominicale
Prières
La Parole de Dieu chaque matin
Le chapelet de Lourdes à 10 H 30 et à 15 H
Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican
Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire
RÉCOLLECTION DES CATÉCHISTES DU DOYENNÉ DE BASSE-TERRE
Samedi 7 mars, 200 catéchistes de toutes les paroisses se sont réunis pour un enseignement du
Père Jean-Benoît, aumônier des sœurs carmélites.
La catéchèse est un pilier pour l’éducation de la foi ; un service à l’Église et dans l’Église ; une
mission et une transmission. La transmission n’est pas seulement un devoir à l’égard de nos
jeunes ; elle est aussi une des manières de mettre à l’épreuve ce que nous connaissons et ce
que nous croyons. On ne peut pas annoncer le Christ sans croire en lui. Transmettre la parole
dans notre vie qui est liée par les sacrements dans l’action de la liturgie. La parole est une ri-
chesse, une nourriture, un apprentissage de la rencontre de Jésus.
Une union avec Jésus et une rencontre avec l’autre
Nous sommes annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate. C’est le meilleur héritage que nous pouvons donner : la
foi ! Éduquer dans la foi pour qu’elle grandisse. Se l’approprier, en vivre, puis la témoigner.
Aider les enfants, les jeunes, les catéchumènes à connaître et à aimer toujours plus le Seigneur. Demeurer en Jésus ! Etre attachés à
Lui, à l’intérieur de Lui, avec Lui, parlant avec Lui : demeurer en Jésus.
Rôle d’un(e) catéchiste
Transmettre la Foi, c’est évangéliser et participer à l’Eucharistie chaque Dimanche, former les jeunes qui reçoivent le Sacrement à tra-
vers les Évangiles. Nous sommes des éducateurs de la foi, des missionnaires. La catéchèse s’articule autour des sacrements, et nous
permet de montrer comment participer à la vie de l’Eglise. Enseigner en insistant sur l’existence de Dieu.
Cet enseignement a été suivi de l’Eucharistie et s’est terminé par un partage convivial et fraternel.
Marie-Denise et Orane (Catéchistes à Basse-Terre)
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INFOS
Nomination
A partir du 10 mars 2020
Père Denis Avimadjènon (prêtre du diocèse de Lokossa, Bénin),
Administrateur de la paroisse de Trois-Rivières
IN MEMORIAM :
VANESSA JEUNE ENGAGÉE DANS L’ÉGLISE
Vanessa, 33 ans est décédée en métropole. Ce deuil a marqué sa famille très in-
vestie dans l’Eglise, la paroisse du Sacré Cœur et le diocèse de Saint Denis où elle
résidait. Formée à l’environnement, elle était déléguée de son diocèse à Lourdes en
novembre dernier où elle avait fait connaissance avec Mgr Riocreux. Celui-ci a prési-
dé les funérailles à Pointe Noire le 3 Mars et il a transmis les condoléances de Mgr
Delannoy, évêque de Saint Denis. Au cours de cette célébration, a été rappelée l’im-
plication de Vanessa auprès des jeunes. « Sa foi, sa joie de vivre, son dynamisme et
sa disponibilité nous a marqués » a dit sa sœur lors du témoignage, ajoutant : « elle
a accompagné de nombreux jeunes, participé aux JMJ. Vanessa, Adieu. Que notre Père t’accueille dans sa lumière
et dans la paix de son royaume. »
LE RECTEUR DE MONTLIGEON EN GUADELOUPE
Du vendredi 13 au dimanche 15 mars, le père Paul Denizot, recteur du sanctuaire de
Montligeon, a rencontré des groupes de prières sur le thème : L’espérance chrétienne,
notre relation à la mort, la vie éternelle, la prière pour les défunts et les âmes du pur-
gatoire !
Il a été accueilli dans plusieurs paroisses : Baillif, Sainte-Rose, le Moule, St Michel du
Raizet et Petit-Bourg.
TROIS-RIVI È RES : TRISTERRE ET ÉMOTION
Le dimanche 8 Mars, la nouvelle de la tentative de suicide du Père Rodel a suscité une grande émotion à
Trois-Rivières et en Guadeloupe. Père Rodel, spiritain, est curé de la paroisse depuis 2017.
Le drame s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche .
Dimanche matin, j’étais sur place pour rencontrer les paroissiens et organiser l’urgence et prévoir aussi pour
cette communauté paroissiale sous le choc .
Un bref communiqué publié dimanche midi diffusé sur le site et par Radio Massabielle a été largement
répercuté en Gua deloupe et au- delà .
Hospitalisé et opéré le dimanche, père Rodel a été transféré au Pavillon ORL du CHU le vendredi 13 mars.
Pour assurer la vie paroissiale, je nomme le Père Denis Avimadjènon, arrivé récemment en Guadelou pe «
ad mini strateur » de Tr ois-Rivière s.
Je remercie tous ceux qui ont fait parvenir des messages de soutien et de prières .
+ J-Y R
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Prière en ce temps d’épreuve
Dieu viens à mon aide
Seigneur, à notre secours !
“Pitié, mon Dieu, pitié pour moi !
En toi je cherche refuge, un refuge à l’ombre de tes ailes,
aussi longtemps que dure le malheur.
Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi”
(Ps 56, 2-3) .
Jésus, fils de David, aie pitié de nous !
Quand tu étais au milieu de ton peuple en Galilée,
tu étais sensible à la détresse et à la misère de tous les malades qu’on amenait à toi.
Aucune détresse humaine ne te laissait indifférent.
Aussi, nous nous tournons vers toi avec confiance pour implorer ton secours
face à la menace de cette épidémie causée par le virus Covid-19.
Nous en appelons à ta miséricorde !
Pitié, Seigneur, ami de la vie, lent à la colère et plein d’amour !
Dans ta bienveillance, Jésus, épargne-nous, protège-nous,
guéris-nous et libère-nous.
Éloigne le fléau particulièrement des tout-petits et des plus fragiles.
Éclaire aussi la recherche scientifique afin qu’elle apporte rapidement des solutions
efficaces et viables pour tous, surtout dans les pays les plus pauvres.
Toi qui n’as pas écarté l’appel de Jaïre pour sa fille ainsi que celui du centurion
pour son serviteur, écoute notre appel
pour notre monde en souffrance et en désarroi !
A toi soit la gloire pour les siècles sans fin !
Sainte Marie, priez pour nous !
Saint Joseph, priez pour nous !
Saint Michel archange, priez pour nous !
Saint N., priez pour nous !
Saints et saintes de Dieu, priez pour nous !
Amen !
