1004 - Ils seront bientôt bâptisés

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3 € N° 1004 - Avril 2020 www.guadeloupe.catholique.fr ILS SERONT BIENTÔT BAPTISÉS pages 4-5 DU NOUVEAU À RADIO MASSABIELLE pages 12-13

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2 “L’ Edito” de Mgr Riocreux ............... 3 74 adultes bientôt baptisés ............................ 4-5 Paroles à entendre : souffrance ....... 6 Méditation de Carême : Une version ratée du paradis .......... 7 En route avec Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus (suite) ................... 8 Pastorale de la santé : Vie d’équipe et relecture ................. 9 Denier de l’église .................... 10-11 Communcation : Radio Massabielle .................... 12-13 Retraites ......................................... 14 Réhabilitation St Pierre St Paul ...... 15 La Parole de Dieu dans nos vies .... 16 Mots croisés ................................... 17 Infos ......................................... 18-19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT, , Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE SPÉCIAL « EGLISE EN GUADELOUPE » Un journal se prépare toujours à l’avance. Ce fut le cas pour notre journal diocésain préparé avant le confinement. Depuis le 16 Mars, toutes les activités ont été réduites. Notre imprimeur est dans l’impossibili - té de réaliser le journal, version papier. C’est la raison de ce numéro spécial envoyé par internet. Ce numéro de Carême évoque nos catéchu - mènes qui, hélas, n’ont pu participer aux célé - brations de Carême en vue de leur baptême à Pâques. Articles et photos leur rappelleront les belles célébrations de l’appel décisif du 1 er et 4 Mars. Ce journal est aussi le signe de la communion spirituelle que nous vivons désormais. Avec notre amitié. L’Equipe de rédaction d’Eglise en Guadeloupe

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3 Depuis une semaine, nous traversons une grande épreuve. Avec le « confi - nement », nous vivons au cœur de ce temps de Carême une quaran\ taine ! Ce message veut nous inviter à vivre ces jours difficiles dans l’\ espérance et la fraternité. Nous pensons à tous ceux qui souffrent, malades du Covid 19 et soignants, personnes âgées dans la solitude, enfants et jeunes privés d’\ école, prison - niers. Nous pensons aux familles dans le deuil, vivant dans cette épreuve pa\ r un nombre limité de personnes pour les funérailles de leur cher dé\ funt. A tous, aux habitants de toute la Guadeloupe, de Marie-Galante, des Saintes, de la Désirade, Saint Martin et Saint Barthélémy, je voudrai dire mon désir que notre communauté sorte grandie de cette épreuve par une vraie solidarité et un esprit de service entre tous. Oui, nous espérons que ce que nous vivons en ce moment nous aide à\ grandir dans la charité. Nous catholiques, nous vivons ce temps dans la prière, personnelle et\ en famille ainsi que dans la communion spirituelle. Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons mercredi prochai\ n l’Annonciation, confinés, dans nos maisons. En effet, mercredi 25 mars, à l’invitation de toute l’Eglise, nous pourrons nous a\ ssocier d’une manière spéciale à cette fête mariale. Ce jour, nous pourrons lire dans notre Bible, le récit de l’Annonce faite à Marie dans l’Evangile de Luc 1, 26-38, dire ensemble le « Je vous salue Marie », chanter, prier. Nous confierons à Marie nos frères et sœurs malades. Nous lui\ dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, « le fruit béni de ses entrailles » (Lc 1, 42), Lui qui a pris sur Lui nos souffrances et nos péchés. Dans notre prière, nous pourrons confier au Seigneur nos craintes e\ t nos doutes en pensant à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34). Ce mercredi 25 Mars à 14h30, en union avec toute l’Eglise en Franc\ e, les cloches de nos églises sonneront pendant dix minutes. Le soir, dans nos maisons, nous pourrons prier en famille, allumer une bougie, geste de communion et d’espérance. Merci de relayer largement ce message autour de vous, par tous les moyen\ s à votre disposition. Depuis la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe à Basse-Terre, je vous bénis tous et je prie avec vous et pour vous ! + Jean\bYves RIOCREUX 19 Mars 2020, en la fête de Saint Joseph L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux AUX CATHOLIQUES DU DIOCÈSE DE BASSE-TERRE ET A TOUS LES HABITANTS DE LA GUADELOUPE, DES ÎLES DU SUD ET DU NORD

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4 CATÉCHUMÉNAT 74 ADULTES BIENTÔT BAPTISÉS 67 adultes de 20 à 60 ans ont participé à la célébration de l’Ap- pel décisif le dimanche 1 er mars. 7 ont été accueilli le mercredi 4 mars à Saint Martin. En ce premier dimanche de Carême, les catéchumènes des 18 paroisses sont arrivés à Petit-Bourg en début d’après-midi. Accueillis par la paroisse et l’équipe diocèse, ils se sont ins- tallés dans la salle paroissiale pour un enseignement donné par Mgr Riocreux. Celui-ci leur a présenté l’ap- pel décisif, célébration qu’ils allaient vivre dans l’église ND du Bon Port. L’évêque a souligné combien c’est la grâce de Dieu dans leur cœur qui les a conduits jusqu’à ce jour. Et il a insis- té aussi sur l’après baptême lorsqu’ils seront des néophytes. Avec leur nom sur la poitrine, accom- pagnés des parrains et marraines, ils se sont installés dans l’église. 15 H, la chorale paroissiale entraine l’assem- blée par le chant : « Si le Père vous appelle, tressaillez de joie ». Oui, joie pour ces « élus » appelés bientôt « illu- minés » par la lumière du Christ à leur baptême dans 40 Jours. Après la lecture des textes du premier dimanche de Carême et l’homélie, chacun des catéchumènes a répondu « Me voici » à l’appel de son prénom. Et s’approchant de l’autel, ils ont été enveloppés d’une écharpe violette, signe de leur chemin de Carême 2020. Au terme, l’évêque et les 5 prêtres présents ont béni ces 67 catéchu- mènes de 18 Paroisses, heureux de l’appel à suivre le Christ. A l’occasion de leur baptême, les catéchumènes écrivent une lettre dans laquelle ils expriment leur parcours. Beau témoignages de foi que nous sommes heureux de partager. « Troisième enfant d’une fratrie de quatre, mon père n’a pas accepté que je sois baptisé enfant, voulant que « ce soit notre choix ». J’ai néanmoins grandi près de personnes de grande foi. Il ya dix ans, je commence à me poser des questions alors tout semble au beau fixe : métier qui me plait, amis, voyages. De retour en Guadeloupe, accueilli à bras ouverts, je m’installe. Je découvre la paroisse. Le catéchuménat a été dans le prolongement de ma démarche. Je présente humblement ma demande pour le baptême, la confirma- tion et l’eucharistie pour devenir enfant de Dieu et membre de la grande famille de l’Eglise. » (Pierre, 50 ans) « Ma tante m’a conduit à l’église pour une messe de Noël. C’était ma première messe. N’étant pas baptisée, j’étais gênée. Depuis ce Noël, alors enfant, j’ai cheminé. Adulte,j’ai choisi de me préparer aux sacrements de l’initiation chrétienne. Je souhaite maintenant mieux comprendre la Bible et ensuite transmettre la foi à mes futurs enfants. » (Amandine, 22 ans) « J’ai grandi dans une famille adventiste, et j’ai participé souvent à des célébrations dans cette communauté. Un jour, à Pâques, j’ai été invité à la messe. Je me suis sentie bien. Après mon baptême, je participerai à la vie de la paroisse, notamment en décorant l’église. » (Tracy, 27 ans) « Born in Jamaica, I am 38 years old. I am a carpenter. One friend gave me a prayer book. My plans are to integrate myself into the Church. I admire my godfather and godmother, very dedicated to the Church. » (Demiso, Saint Martin) « J’arrive au terme de trois années de catéchuménat. J’ai eu beaucoup de joie en venant aux rencontres du samedi. Je peux dire que j’ai rencontré Dieu et je souhaite devenir l’un de ses enfants, intégrer l’Eglise catholique et faire partie de la communauté. Lors de la semaine sainte, j’ai entendu ce message : « Mets ta confiance dans le Seigneur et il t’aidera. Je pense enfin que je suis destinée à aider. C’est ma mission et je dois maintenant déterminer plus précisément sous quelle forme. » (Sloane 31 ans) Ils Témoignent

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5 Le diocèse de Guadelou pe est consti - tué des paroisses de Grande Terre et Basse Terre ainsi que des îles, dont celle de Saint-Martin , à 200 km au nord de l’archi pel. Cette paroisse sin - gulière de 35.000 habitants se doit d’être visité par son évê que ! En tant que pasteur de ce diocèse multiforme, je me fais le devoir d’aller reé gulièrement dans les deux îles du Nord. Et cha que visite est une joie ! Elle me permet de rencontrer les fi - dèles et de constater au-delà de la singularité, la vitalité des communau - tés catholi ques à côté d’autres co m- munau tés ch rétienne s. Une fois de plus, lors de deux journées à Saint Martin avec deux célébrations, j’ai pu constater cette vitalité, notam - ment par la célébration de l’a pp el d é- cisif de 7 catéchumènes en l’église de Marigot. En ce début de Carême, a près l’a pp el décisif de 67 adultes à Petit-Bour g, j’avais le bonheur d’ap - peler 5 femmes et deux hommes bien préparés par le curé, Père Marcin Karwot, les re ligieuses sa lésiennes et des laïcs témoignant de leur foi. Ils ont fait leur demande par écrit, pour l’un d’entre eux, originaire de Jamaïque en anglais, exprimant leur désir d’être ba ptisés à Pâ ques. Beau moment pour ces catéchumènes et leurs accompa gnateurs ! Le Père Marcin m’a dit aussi sa joie de voir le nombre d’enfants catéchi - sés augmenter. I ls étaient 300 l’an dernier et ils sont désormais 4 00 . Et pour l’annonce de l’Evan gile et dans la plus pure tradition de l’E glise, nous envisa geons depuis quelque temps la création d’une école catholique à Sa int Mart in. 30 mois a près Irm a Evoquer Saint Martin, c ’est raviver le souvenir du terrible c yclone Irma A SAINT-MARTIN, EN VISITE PASTORALE du 12 Se ptembre 2017 qui a fra p- pé lour dement l’île. Un gran d mou - vement de solidarité a permis l’aide d’urgence dans un premier temps ainsi que de la reconstruction dans un second tem ps. Tout a été rendu possible par l’aide publi que, les as - surances ainsi que les dons suscités par l’émotion locale et nationale. Que tout les donateurs soient ici re - mer ciés ! Cette reconstruction était aussi une des raisons de mon séjour. Nous avons en effet à restaurer deux des trois églises et des locaux paroissiaux à Grand Case et au Quartier d’Or - léans. Des réalisations ont dé jà été faites, mais d’autres sont encore à réaliser. Des actions admirables ont permis cette reconstruction, telle celle de jeunes français en tour du monde en v oilier. L ors de le ur e sca le d’ une sema ine, ces jeunes ont apporté une aide bénévole précieuse pour la pro - chaine réhabilitation du presbytère de Gran d Case, lieu occupé autrefois par le Père Frantz, puis par le Père Charles Cornelius. En mai prochain, lors de la confirma - tion de 60 jeunes à Mari got, je pourrai v oir cette re co nstruc tion avancer. Ré jou issons-nous pour cette v ivante et singulière paroisse dans cette île de Saint Martin, ainsi nommée par C hris - toph e Co lom b en novem bre 1493, lors de son deuxième voya ge dans la région. + J.-Y. R

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6 SOUFFRANCE Lors de son jubilé des 60 ans de sacerdoce, Père Gillot a parlé des souffrances que Dieu vous a épargné : « Je remercie le Seigneur pour tout. Il m’a donné un toit pour dormir ; je n’ai jamais eu faim, et j’ai eu une bonne santé et je n’ai pas beaucoup souffert non plus » a-t-il dit. Aujourd’hui des gens souffrent intérieurement. Voici ce témoignage. Je ne suis pas médecin, mais je peux décrire la situation psy- chique dont j’ai été victime, qui m’a fait souffrir, et qui me semble être proche de ce qu’on appelle le « burn out ». Le « burn out » est décrit comme « un état d’épui- sement physique, émotionnel et mental, lié à une dégradation du rapport d’une personne à son tra- vail ». Des médecins, des prêtres, des juristes, et de simples agricul- teurs ou artisans m’ont raconté eux aussi cet état d’épuisement dans leur travail ou leur carrière. J’ai connu moi-même cet état de fatigue indescriptible, à l’époque où j’étais tout seul curé de saint Pierre – saint Paul, à Pointe-à- Pitre, dans les années 70. La difficulté alors, c’est qu’on n’ose pas dire ou expliquer tout simplement ce qu’on ressent. Le problème finalement c’est qu’on accumule tout dans la tête et le cœur. Un jour, alors que je me sentais épuisé et fatigué, et que je n’arrivais pas à dormir le soir, je m’étais regardé dans le miroir. Et j’avais constaté que j’avais le vi- sage amaigri, les traits tirés, avec des épaules pendantes et un gros ventre. Séance tenante, j’ai pris la décision de me mettre à faire du sport. Aussitôt, j’ai été acheté une paire de baskets et des vête- ments de sport. Je les ai déposés au pied de mon lit afin de pouvoir les voir réellement dès le lever le matin. Ainsi dès l’aube, d’abord trois fois par semaine puis chaque matin, je faisais plusieurs tours de la place de la Victoire et même jusqu’à Jarry. A cette heure-là, je ne rencontrais que des meutes de chiens dont j’avais peur, et parfois aussi d’autres coureurs. Ce pro- gramme sportif a duré très long- temps, plus pour moi comme une passion, que comme un remède, à tel point que quand je partais ailleurs, la première chose que je mettais dans ma valise, c’était mes vêtements et mes chaussures de sport. J’ai ainsi fait des « footing matinaux » au cours des différents pèlerinages auxquels j’ai participé. Des jeunes nombreux sont venus courir avec moi dans les champs de canne quand j’étais à Moule alors qu’ils venaient faire des ré- visions du bac à la paroisse. Ac- tuellement j’ai beaucoup réduit mon circuit et, à mon âge, je me contente chaque jour d’une heure à une heure de marche to- nique toujours à l’aube autour du stade proche. J’ai donc gardé cette pratique sportive régulière, en me faisant violence parfois pour me lever le matin afin de ne pas me laisser décourager par la fatigue. Bien au contraire et durant cette période de retraite, j’ai parfois invité des jeunes garçons à venir faire avec moi des exercices de musculation deux ou trois fois par semaine. Ça leur évite d’être oisifs, ça les aide à mieux travailler, ça leur main- tient l’équilibre.L’autre « pratique » qui n’a pas été sans effets sur ma vie, c’est la messe et la prière. Au lever du jour, la toute première chose que je fais c’est la prière du Bré- viaire que les prêtres, religieux, religieuses et diacres sont invités à faire aussi, et la Sainte Messe. Avec « le chapelet », j’y trouve le réconfort spirituel dont j’ai besoin pour tenir. La prière, ce n’est pas bien entendu une activité spor- tive. Mais à l’image du sport, il faut parfois se faire violence aussi pour ne pas négliger, oublier ou même remettre à plus tard, cette pratique religieuse essentielle. Le travail intellectuel enfin, je tiens à lire et relire saint Augus- tin, mais pas seulement lui. Je fais aussi l’effort pour que mon cerveau demeure en alerte, que mes courtes homélies soient construites et reliées à la vie, et que je comprenne cette socié- té qui nous entoure, et tout ce questionnement des jeunes et des personnes qui souffrent réel- lement autour de nous, et que je fais mien ! Père Yves GILLOT PAROLES À ENTENDRE

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7 MÉDITATION DE CARÊME par Mgr Macaire UNE VERSION RATÉE DU PARADIS ? Dans son « poème calendrier lagunaire », Aimé Césaire, avec la beauté violente de sa plume, met à nu une certaine vision de notre pays par nous-mêmes : Le poète révèle la souffrance de l’inintelligibilité (ou du mystère in- sondable) de cette terre pour ses propres habitants (1). Il évoque, bien sûr, l’incontournable cicatrice barbare tracée dans notre âme par la traite et l’esclavage (2). Il exprime comme impossible la paix vers laquelle, comme tout humain, court, brûlant, le Martini- quais, dans un combat aux accents désespérés, vers une fin humaine- ment inaccessible (3). Il avoue la fuite pusillanime à la- quelle semble condamnée toute élévation de notre culture sociale (4). Il relate un cauchemar qui infeste régulièrement, époque après époque, l’âme de chacun et de tous (5). Il raconte la fragilité complexée d’un peuple qui, comme un épi gracile ou un insecte éphémère, subit les cyclones, les éruptions ou les séismes de sa terre et de son histoire (6). Il témoigne aussi que la force de ses paroles n’a d’égale que la gra- vité de son mal incessant (7)… Mais voici la phrase la plus ter- rible, la plus violente, peut-être la plus vraie, de son poème… Elle témoigne d’un amour filial déçu, pour une terre-mère qui semble maladroite à rassasier (8) ses en- fants du lait spirituel et culturel désiré. Elle est empreinte d’une nostalgie résignée, surprenante quand on connaît la vie et l’œuvre de l’homme… « Je m’accommode de mon mieux de cet avatar d’une version du paradis absurdement ratée - c’est bien pire qu’un enfer »Le poète, surtout celui-là, est bien plus sage que les raisonneurs, les politiques, les intellectuels, les émeutiers ou les marchands de ce siècle ! Lui qui connaît la force des mots n’ignore pas l’ineptie des so- phistes qui prétendront, hier ou de- main, détenir une solution au mal- être de nous. Ici une fuite en avant, là une providence étatique, là-bas une révolution sanguinaire, plus près une danse effrénée ou une parade masquée, demain une ré- clame alléchante, aujourd’hui une promesse de campagne, après-de- main une solution miracle… rien n’y fera à l’avenir, comme rien n’y a fait jadis, inutile de rêver ou de se battre : avec nos pauvres armes, nous ne sommes qu’un papillon au milieu d’un vent cyclonique… « L’avatar du paradis raté » ! Mais puisque Césaire nous fait l’honneur de parler de « Paradis » et « d’enfer », nous voilà fondés à introduire quelqu’un qu’on ne peut ignorer dans l’équation mar- tiniquaise… le Dieu Créateur et Sauveur ! Celui qui écoute la sup- plique des pauvres ! Celui qui a sauvé Adam de sa chute, Abraham de sa stérilité, Moïse des mains de Pharaon, Israël de l’esclavage et de l’errance, David de son péché, le peuple des ténèbres, Madeleine de sa débauche, la Samaritaine de son égarement, l’aveugle de sa cécité, Lazare de son tombeau et Jésus de la mort !... Aimé provoque le croyant à crier : « Je suis pauvre et malheureux, mon Dieu, viens vite ! Tu es mon secours, mon libé- rateur : Seigneur, ne tarde pas ! » (Ps 69, 3) 2020, une carême à ne pas rater ! + Frère David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (1) « J’habite, dit-il, une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite une soif irrémédiable ». (2) « J’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cents ans ». (3) « J’habite de temps en temps une de mes plaies, chaque minute je change d’appartement et toute paix m’effraie tourbillon de feu » (4) « J’habite donc une vaste pensée, mais le plus souvent je préfère me confiner dans la plus petite de mes idées » (5) « À vrai dire je ne sais plus mon adresse exacte bathyale ou abyssale, j’habite le trou des poulpes, je me bats avec un poulpe pour un trou de poulpe » (6) « Frères n’insistez pas vrac de varech m’accrochant en cuscute ou me déployant en porona c’est tout un et que le flot roule et que ventouse le soleil et que flagelle le vent ronde bosse de mon néant » (7) « La pression atmosphérique ou plutôt l’historique agrandit démesurément mes maux même si elle rend somptueux certains de mes mots » (8) Ne parle t-il pas d’habiter « le pis le plus sec du piton le plus efflanqué (…) le troupeau de chèvres tirant sur la tétine de l’arganier le plus désolé ? »

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8 Le reli quaire de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sera en Gua- delou pe en juin prochain. Belle occasion pour méditer la vie, les écrits, les prières de celle qui a été missionnaire par sa prière et l’offrande de ses sou ffrances. Elle a été proclamée patronne des missions en 1 927 et docteur de l’Eglise en 1997. SPIRITUALITÉ EN ROUTE AVEC STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS ! l’h u mili té Sœur Thérèse de l’Enfant-Jé- sus insiste sur la nécessité de ne pas croire en sa propre force, de ne pas s’appuyer su r ses propres mér ites, pour être en mesure de ne compter que sur Dieu seul. Autrement dit, quan d tu fais du bien autour de toi, que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche. Vis - le avec dé tach em ent . Tu fais comme Thérèse, tu joues à la banque de l’Amour : au lieu de présenter au Seigneur le bien que tu as fait, pour qu’Il te rétribue tout de suite, tu oublies tes bonnesactions (en sachant qu’elles te ra p- porteront au dernier jour : « Ton Père, qui voit dans le secret, te le ren dra » Mt 6…). Ne t’approprie aucu ne de te s b onne s œu vre s. Qu’e lles soient pour toi un moti f d’action de grâces. Alors, faisons nôtre la prière de Sainte T hérèse pour o btenir l’hu - mi lité : « Je le sais , ô mon Dieu , Vous a baissez l’âme or guei lleuse, mais à ce lle qui s’humi lie, Vous donne z une éternité de gloire. Je veux don c me mettre au dernier ran g, parta - ger vos humiliations, afin d’avoi r part avec Vous dans le Royaume des Cieux . Mais, Seigneur, ma faiblesse Vous est connue ; chaque matin, je co nn ue ; cchaha ququ ee ma tin, j h prends la résolution de prati que r l’humilité et, le soir, je reconnais que j’ai commis encore bien des fautes d’or gueil. A cette vue, je suis tentée de me découra ger ; mais, je le sais, le découra gemen t est aussi de l’orgueil. Je veux donc, ô mon Dieu, fonder sur Vous seu l mon espérance : puis que Vous pouvez tout, daignez faire naître en mon âme la vertu que je d é- sire. Pour obtenir cette grâce de votre infinie miséricor de, je Vous ré pèterai bien souvent : « Ô Jésus, doux et hum ble de cœur, rende z mon cœur sem blable au vôtre ! » (Prière 20 ) (A su ivre) Sœurs Carmélites de Gourbeyr e ACTION DE GRÂCE CONTRE SUFFISANCE Au lieu de me faire du mal, de me porter à la vanité, les dons que le Bon Dieu m’a prodigués (sans que je les lui demande) me portent vers Lui, je vois que Lui seul est immuable, que Lui seul peut remplir mes immenses dé- sirs. Etre petit, c’est encore ne point s’attribuer à soi-même les vertus qu’on pratique, se croyant capable de quelque chose, mais reconnaître que le bon Dieu pose ce trésor dans la main de son petit enfant pour qu’il s’en serve quand il en a besoin ; mais c’est toujours le trésor du bon Dieu. Ste Thérèse de Lisieux PRIÈRE DE STE THÉRÈSE POUR OBTENIR L’HUMILITÉ Je le sais, ô mon Dieu, vous abaissez l’âme orgueilleuse mais à celle qui s’humilie vous donnez une éternité de Gloire, je veux donc me mettre au dernier rang, partager vos humiliations afin « d’avoir part avec vous » dans le Royaume des Cieux. Mais Seigneur, ma faiblesse vous est connue ; chaque matin je prends la résolution de pratiquer l’humilité et le soir je reconnais que j’ai commis encore bien des fautes d’orgueil, à cette vue, je suis ten- tée de me décourager mais, je le sais, le découragement est aussi de l’orgueil, je veux donc, ô mon Dieu, fonder sur Vous seul mon espérance : puisque vous pouvez tout, daignez faire naître en mon âme la vertu que je désire. Pour obtenir cette grâce de votre infinie miséricorde je vous répéterai bien souvent : « ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ! »

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9 PASTORALE DE LA SANTÉ VIE D’ÉQUIPE ET RELECTURE Le mois dernier, une rencontre de formation pour la pasto - ra le de la santé organisée par l’équipe Diocésaine s’est t e- nue à la salle paroissiale de Prise- d’Eau avec trente parti- cipants. Thème de cette re n- contre : Importance de la vie d’équipe et de la relecture. Le père Jean Hamot, fidèle à son h abit ude a mi s de l’entr ain ave c un très beau c hant : ”Mi on Bon nouvè l pou nou anons é, m i on Bon nouvè l, nouvè l a Bondyé” . Puis, nous avons travaillé en petits groupes autour de deux questions : Pourquoi est-il important de faire équipe ? Pourquoi est-i l important de faire de la relecture ? Pourquoi est-il important de faire équipe ? La remontée de tous les groupes i n- sistaient sur le fait que faire équipe est essentie l au bon accomp liss e- ment de la mission. La pastorale de la santé est un service d’ Église. On ne peut pas faire É glise seul. Jésus envo yait ses disciples en mission 2 par 2. L ’équipe permet l’entraide , la solidarité. Au sein de l’équipe on s’enrichit du don des autres. Dans son ensei gnement, le père Hamot, nous rappelle que nous devons toujours garder à l’esprit que nous sommes envoyés en mission auprès de personnes atteintes de maladies , handic a- pées… C’est l’É glise qui nous en - voie en mission, nous ne sommes pas dans une démarche privée. En acceptant une mission d’Eglise, nous acce ptons en même tem ps de nous dépouiller et de nous lai s- ser guider par l’Esprit car la réal i- sation de la mission c’est l’œuvre de l’Esprit-Saint. Ce qui nous est demandé lorsque nous sommes en é quipe, c’est d’être à l’écoute des autres. Quand nous sommes à l’écoute des autres, nous sommes à l’écoute du Christ. L’équipe est le lieu d’identification de l’ Ég lise dans les institutions de santé. L’é quipe est le lieu où l’on a pp rend à vivre ensemble la mission. C’est aussi le premier lieu de formation des a c- teurs de la pastorale de la santé. C’est le lieu privilé gié du parta ge de la Parole de Dieu, du discerne - m ent et de la relecture. L’équipe est un lieu important du partage de la foi, de l’espérance et de la prière fraternelle . Pourquoi est-il important de faire d e la relect ure ? Sur la re lecture, la remontée a été aussi très ric he. La re lecture est indispensable pour que nous co m - prenions le but de ce que nous fa i- sons. Nous visitons les mala des, nous leur apportons la commu - nion, mais nous devons pren dre le temps de nous interro ger : Où a llons-nous ? La re lecture nous permet de compren dre que nous cherchons à évangéliser, à sauver des âmes. La relecture doit pouvoi r nous donner de la joie, de l’esp é- rance et de l’enthousiasme pou r annoncer le Christ ressuscité. Pou r illustrer ces fruits de la relecture, le père Hamot, nous a pris l’exemple des disciples d’Emmaüs (Luc 24, 18-35). Alors qu’ils cheminaient abattus, désespérés, Jésus les re- joints et fait avec eux la relecture de tous les événements qu’ils avaient vécus en leur expliquant les écritures, et quand ils le recon- nurent à la fraction du pain, ils re- tournèrent tout de suite à Jérusa- lem annoncer aux autres la Bonne Nouvelle et leur foi : le Christ est ressuscité. A l’exemple, des dis- ciples d’Emmaüs, la relecture doit nous permettre de reconnaître la présence du Christ dans la mission que nous accomplissons et d’avoir plus de force et de joie pour l’an- noncer aux autres. Ce qui nous a émerveillés le plus selon les réactions des partici- pants, c’est quand le père Hamot fit le parallèle avec Marthe et Ma- rie dans l’évangile de saint Luc 10, 38-42. Marthe s’active aux tâches ménagères indispensables au bon fonctionnement du foyer. Marie est au pied de Jésus, elle écoute la Pa- role de Dieu. Sans le savoir peut- être, elle fait de la relecture. Nous sommes Marthe, lorsque nous agissons, quand nous travaillons ou lorsque nous sommes en mis- sion. Marie nous fait comprendre que ce que nous faisons quand nous sommes mission, doit revenir à la Parole de Dieu pour être exa- miner à la lumière de cette Parole, afin de pouvoir repartir en mission revigorés. Nous ne pouvons pas dissocier Marthe et Marie, les deux dimensions de la vie qu’elles sym- bolisent nous sont indispensables. En conclusion, en faisant la relec- ture, nous découvrons ce que Dieu fait en nous. Nous découvrons aussi ce qu’il fait dans le cœur des personnes que nous visitons. Il est donc essentiel de travailler en équipe et de faire régulièrement une relecture. Ismar OGUENIN

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12 RADIO MASSABIELLE INAUGURE SA NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE En cette mont ée vers P âques, Radio Massabielle, qui pou r- suit sa structuration , dévoile sa nouve lle i dentité visue lle. Para llèlement, peu à peu, de n ou velles émi ss ions s’in s- tallent sur la grille des pr o- grammes . Pas simple de faire évoluer le logo d’une ra dio. La règle en la matière, c’est de rafraichir , de faire évoluer , sans rupture. Car cette démarche doit nécessairement s’inscrire dans une continuité , être adossée à une histoire, un vécu, l’existant. Cette nouvelle identité visuelle de Radio Massabielle s’est donc faite dans le strict respect des éléments constitutif de la charte graphique initiale de la station catholique de notre archipel. L’on retrouve donc le symbole de la colombe, les cou leurs maria les é galement. Une dominante de bleu et de vert, ma r- queurs identitaires de Radio Ma s- sab ielle en lettre s bla nch es. Le s fréquences ressortent davantage, de même que le slo gan « donnon s du sens à la vies », pour un pro- duit fini qui gagne en lisibilité, dans une forme rectan gulaire adoucie par des arron dis. Une déclinaison en f orme ca rrée de cette identité visuelle est également prévue en fonction des supports de comm u- nication qui seront utilisés et des publications . Vo lont é d’aller de l’ avant Mais au-delà de ce lo go, Radio Massabielle poursuit sa mutation. Une convention lie désormais la ra dio et le diocèse, lequel s’engage à accompa gner et à subventionne r l’association. Cette convention pr é- voit en outre que c’est l’évêque de Guadeloupe qui nomme le dire c- teur de Ra dio Massabielle, après consultation de la présidence et du co nseil d’ admini stration. « De puis le 1er m ars , comme dél é- gué épiscopal à l’information, j’a i reçu aussi la mission de directeu r de Radio Massa bielle. Je travai lle - rai avec la présidente, Mme Jac -cc queline Cachemire-Thôle et l’e n- semble du con seil d’admini stration ainsi qu’avec les permanents de la ra dio. Je reço is cette une m iss ion exaltante comme une grâce et av ec d’humilit é. J e r em er - cie Monse igneur R iocreux, M a- dame La Présidente, le bureau de Radio Massabielle, les pe r- m anents Patrice et Michel pou r leur confiance. Je n’ou blie pas tous les bénévoles qui donnen t de leur temps au service de la m ission. Ensemble, par la grâce d e Di eu et av ec l’aid e d e n otre Sainte Mère , nous ferons de notre mieux. J’in siste sur le nou s car seu l, on n’est rien » . Davantage de direct s et de n ou veau x r ende z-v ous De n ou ve au x rendez-v ous vie n- dront peu à peu étoffer l’offre de co nten u de R adio M assa bielle. Ainsi, depuis le début du carême, le Père Je an H am ot intervient le lundi après-midi de 16h à 17h, les conférences du Père Guillaume de Menthière sont diffusées, de même que les ensei gnements du Père Lafine. Le mercredi après-m i- di est consacré à la jeunesse. Max Jasor signera éga lement une r u- brique heb doma daire autour du livre ave c un invité. L a retr ansmi s- sion des vê pres et de la messe du dimanche soir depuis l’é glise Saint-Michel du Raizet est devenu un ren dez-vous incontournable et très apprécié des fidèles. L’amb i- tion est de retransmettre en direct toutes les grandes célébrations, mais aussi de faire des captations sur des évènements pour diffu- sion ultérie ure. D urant l a sem aine sainte, c’est toute une série de rendez-vous qui seront proposés aux auditeurs et qui pourront être vécus en direct. La grille des pr o- grammes remanié de Radio Mas - sabielle prendra définitivement f orme au lendem ain d u week-end pascal. La ré dactio n COMMUNICATION

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14 RETRAITES MISYON LARI C’est plus d’une centaine de personnes qui ont vécu ce pèlerinage de dé- but de carême à pieds. Partis du Sacré-Cœur le 29 février après la messe de 6h30 célébrée par Mgr Riocreux, ils faisaient halte au Lamentin à 12 h puis continuaient vers Cadet-Sainte-Rose pour y camper. Pour vivre cette marche solidarité/fraternité avec les familles et les jeunes en difficulté, qui sont dans les rues, l’équipe Misyon Lari a fait le choix de se laisser accompagner par ce- lui qui est appelé le « vagabond de Dieu » : Benoît-Joseph Labre qui fut un « pèlerin-mendiant » et qui est le saint des « personnes exclues ». Dimanche 1 er mars les marcheurs rejoignaient Sainte-Rose où ils ont eu une belle eucharistie de clôture dans l’après-midi. La communauté paroissiale de Cadet-Sainte-Rose mobilisée par le père Jacques, ainsi que nos équipes TKL ont fait le maximum pour bien les recevoir… Ils ont pu être hébergés à la M.F.R. voisine de la chapelle où ils ont campé. Malgré leur fatigue ils ont pris du temps pour parler avec nous et ils ont animé une belle veillée. On a été content de dialoguer avec Père Paul-Antoine et Père Plaucoste, les prêtres accompagnateurs, sur la mission au concret dans la vie ! Un vrai carême de partage. Minette MATOURAPARSAD UNE RENCONTRE PERSONNELLE AVEC TON DIEU ! Lors de la semaine du carnaval et de l’entrée en carême (24 au 29 février), une trentaine de laïcs et religieuses de St Joseph de Cluny ont vécu une retraite de silence avec St Ignace. « Les Exercices spi- rituels » ont été créés par Ignace de Loyola, fondateur de la « Compa- gnie de Jésus » (Jésuites) au 16 ème siècle. Ils ont une méthode pour « examiner sa conscience, médi- ter, contempler, prier… et préparer l’âme à se défaire de toutes ses af-fections déréglées. Puis à chercher et trouver la volonté de Dieu dans le règlement de sa vie et de son salut » (1 er Annotation des exer- cices spirituels). Le père jésuite, Paul-Fils Belotte, d’Haïti, nous a formés et accompa- gnés durant ces 5 jours intenses, avec les exercices et la Parole de Dieu, que nous avons découverts dans leur profondeur. Ces jours au sein de la communauté de Versailles à Basse-Terre fut un havre de paix ! Les lieux : le grand jardin, la vue mer ou la soufrière, les chambres individualisées, la Chapelle et l’oratoire, ainsi que la présence et la bienveillance des sœurs, sans oublier la qualité des repas (en silence), sont propices pour se re- centrer sur nous-mêmes, loin du bruit et de l’agitation du monde, et de rencontrer le Seigneur et sa Volonté sur chacun. Sr Anne-ma- rie (supérieure) et Sr Véronique, habituées à ses exercices ont pu aussi nous accompagner lors d’en- tretien individuel, nécessaire pour progresser dans ces exercices bien arides quand on débute. Tous, avons pu témoigner de la qualité de cette méthode utilisée par des milliers de prêtres, religieuses et laïcs depuis toujours. Nous avons pu voir nos pauvretés, nos égare- ments, mais aussi toute la beauté de ce vers quoi le Seigneur nous appelle avec nos dons et talents. Ignace nous rappelle que le fonde- ment de l’homme est qu’il est créé pour louer, honorer et servir Dieu, et ainsi sauver son âme ! Laetitia PENAVA

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15 EGLISE DIOCÈSAINE 23 FÉVRIER : INAUGURATION DE LA SALLE PAROISSIALE DE TROIS-RIVIÈRES La paroisse de Trois-Rivières bénéficiait d’une salle paroissiale fermée depuis plusieurs années Et voici qu’en ce 7 ème dimanche « ordinaire », après restauration, elle a été réouverte. Ce dimanche, après la messe présidée par Mgr Riocreux, la salle a été bénite par l’évêque. Le Père Rodel, curé et les paroissiens étaient heureux de retrouver leur salle magnifiquement aménagée et décorée pour la circonstance. Tout cela a été possible par la décision prise par la paroisse et le diocèse qui a apporté sa contribution financière et technique. Mme Chomet, l’économe et Louis Bibrac chargé des travaux étaient présents ainsi que les fidèles nombreux et heu- reux ! RÉHABILITATION DE L’EGLISE ST PIERRE ST PAUL Depuis des années, les respon- sables et paroissiens de Saint Pierre Saint Paul espéraient une prochaine restauration pour la grande église de Pointe-à-Pitre. En effet, des dé-gradations à la toiture et des travaux indispensables d’électricité contrai- gnaient la municipalité de la Ville à prendre les décisions et la direction des opérations.Après de nombreuses réunions entre Etat, Région et Commune de Pointe-à-Pitre, voici qu’une pre- mière tranche de travaux a com- mencé récemment. La Région a apporté 300.000€ et assure la maîtrise d’œuvre de ces premiers travaux. Une contrainte cependant : la cathédrale est fermée en jour- née et est ouverte uniquement pour les célébrations des messes et enterrements. Pour la semaine sainte, les offices auront lieu aux heures habituelles, dont la Vigile Pascale présidée par Mgr Riocreux samedi 11 Avril à 19 h. Merci de la compréhension de tous pour l’inconvénient engendré par ces travaux. Soyons heureux que cette première tranche soit ré- alisée. La suite viendra prochaine- ment en 2020 et 2021. Père SILÈNE Le p ère Rodel François avec Mgr Riocreux LeLe Lepèpèèreèrre reRoRoRodeodedeel elFrFrFrraraançançonççoçooisoi c Mgr Riocreux s isavaveavvecvec ecMgMgrMgr grRRioRiocoiococrecrrereeuxeuxuxux

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16 BIBLE EN NOUS LA PAROLE DE DIEU DANS NOS VIES ! Pour nous approprier plus en pr o- fondeur encore « Bible en nous » , le père Hugues Lafine, délégué épiscopal à la formation conti - nue en Mart inique, inv ité par Mgr Riocreux, est venu à notre re n- contre le 25 février, jour de mardi gras, à St Luc de Baimbri dge. Et ce sont plus de trois cents personnes, délé guées des paroisses et des mouvements, qu i se sont retro u- vées pour enten dre son message si bien vu lgarisé pour “creuser” la P arole de Die u. Audacieux dans ses propos pou r nous mettre en évei l, et nous pe r- mettre de “rebon dir”, il a truffé son enseignement d’anec dotes et de “croisements“ pour nous a i- der à relier l’An cien Te stament et le Nouveau Testament, et par des exemp les précis re lier hier et a u- jour d’hui dans notre vie de chr é- tien. Le bricola ge ! N ous avons l’ art de bricoler avec tout , mais avecDieu, on ne bricole pas, on crée. Dieu crée en nous ! Ré génère sa création à tout instant. Danger si on s’éloigne de la Parole de Dieu ! La conversion ! D ieu ne re - pousse pas les pharisiens en tant qu’hommes ou femmes. Il veut les forcer à la conversion pour les sa u- ver. Voilà l’en jeu ! Les genres littéraires dans la Bi bl e ! Ils sont pour nous rendre accessible la Parole de Dieu (par l’incu lturation…). Nous sommes reliés à une Grande Histoire , ne l’oublions pas ! La M iss ion ! Après le baptême Jésus est envoyé tout de suite « il n’a pas le temps de prolonger la fête co mme on le f ait chez n ous ! ». Le baptême pour Jésus vis i- blement débouche sur un travail, une formation à renouve ler sans cesse, un passage au désert pour se purifier. Et c’est la tentation au dé sert et le déb ut de l a Mi ss ion et de l’ensei gnement de Jésus quicommence par le combat avec le diable. « l’Esprit-Saint est le vrai protagoniste de la Mission » selon une belle expression de Mgr E m - m anuel Lafont. Et père Hugues d’insister : « la Parole de Dieu ainsi creusée, priée, com prise nous aide à ne pas nous découra ger » . … être béni par Die u (biblique- m ent par lant) c’est a ller là où on ne vou drait pas, rencontrer des gens différents, chan ger nos h a- bit ude s f amili ales ou au tre s… nous remettre en question. Voi là ce qu’est “entrer dans la mission” étape après étape . Voilà, parmi d’autres, quel ques pépites d’or semées au cours de ce temps de ressourcement pou r nous ai der à cheminer vers Pâques ! Oui “Bible en nous” doit nous ai - der à aller de l’avant ! Jean-Marie GAUTHIER TÉMOIGNAGES « En nous parlant de la sorte, le père Hugues nous a permis de découvrir les multiples facettes de la Bible, les articulations différentes qui nous ap- paraissent trop comme des contra- dictions, alors qu’en vérité il n’en est rien. Nous devons progresser dans l’approfondissement de Bible en nous… mais ça ne peut se faire que marche après marche ! » Jocelyn C. (Nord Basse-Terre) « j’ai été frappée d’observer que ce qui nous paraît des répétitions à n’en plus finir dans les différents livres de la Bible sont en fait à chaque fois (à chaque répétition si on peut dire) il y a comme un progrès, même s’il est petit. J’ai aimé entendre que Dieu marche avec nous en nous faisant faire à chaque fois des petits pro- grès, c’est encourageant ! » Paulette (catéchiste Sud Basse-Terre) « J’ai aimé le fait qu’on nous ait per- mis de ‘surfer’ sur la Bible, même si pour moi c’est allé un peu vite. Je ne percevais pas tous les liens à faire. Je voyais la Bible que comme un cloi- sonnement. Même si Père Chalder ne cesse de nous instruire en nous disant que la Bible est un livre relié ! C’est vrai ! ça va m’aider dans l’édu- cation de mes enfants. » Sylvie (jeune mère de famille – Ste Bernadette des Grands Fonds) « En catéchèse on voudrait que les enfants apprennent tout, tout de suite ! Mais non, c’est par palier qu’il faut aller. En fait la Bible, c’est sans cesse une découverte même pour nous les vieux ! » Thérèse et Albert (Abymes) « Ce prêtre a fait respirer la Bible de- vant nous et ça c’est bien. Pour la nouvelle catéchiste que je suis dans l’Enseignement Catholique, je com- prends mieux les questions que les enfants et les jeunes nous posent. Il nous faut continuer à travailler notre pédagogie, comme le père l’a fait devant nous aujourd’hui ! » Madly C. (Massabielle II)

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17 HORIZONTALEMENT 1 - Anomalie. 2 - Escortera 3 - Radio émettant en Guadeloupe. Relation amoureuse passagère. Sans masque. 4 - Avec un B, c’est naturel. Appris. A toi. 5 - Appareil qui mesure les odeurs. 6 - Prénom féminin. Grand écran. Carte de crédit. 7 - souvent dans l’eau. Comme Teddy Riner. Sous-vêtement pour homme. 8 - Boisson. Préfixe. En matière de. 9 - Extrêmement riche. 10 - Séparations. VERTICALEMENT 1 - Spécialiste de la Sainte Vierge. 2 - Reliée. Consonne doublée, 3 - Chaine d’info en continue. Note. Fameux joueur camerounais. 4 - Syndicat français. Note. Séché. 5 - Organisation mondiale des femmes. Copie carbone. Université d’Outremer. 6 - Station de radio en Lorraine. Manie. Partie d’extrême droite dans plusieurs pays. 7 - Immeubles. Au milieu de Noël. 8 - L’oranger en est un. Technique d’imagerie médicale. 9 - Nouveauté dans la télédiffusion. Jeune branche. 10 - C’est-à-dire. Consonne doublée. Premier. 11 - Décoreraient. 12 - Répugnantes. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 66 M OTS CROISÉS N O 65 ( SOLUTION ) Tél. : 0590 83 10 45 Sacré-Cœur - Pointe-à-Pitre Evêché de Basse-Terre - Marie-Galante Nouveaux horaires à Pointe-à-Pitre : Tous les jours de 7h30 à 14h3 0 Des livres à portée de mains pour cheminer … HISTOIRE D’UNE VIE THÉRÈSE MARTIN MGR GUY GAUCHER Carme déchaux, Mgr Guy Gau- cher, évêque auxiliaire de Lisieux, a voué une vénération particulière à Sainte Thérèse de Lisieux dont il a travaillé tous les écrits et a contribué à la nouvelle édition de ses œuvres. LA MESSE EN TRÉSOR CACHÉ PÈRE LUC-MARIE PERRIER En détaillant de façon très claire les grandes parties de l’Eucharistie le père Luc-Marie Perrier, carme, applique à chacune d’elles le même éclairage : il s’agit de se souvenir, de célébrer et d’en vivre. Une démarche dont tu ne sortiras pas indemne.

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18 INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr Nouveauté à Radio Massabielle ! Depuis novembre notre radio diocésaine retransmet les vêpres et la messe du dimanche depuis l’église Saint-Michel du Raizet. 17h45 Vêpres solennelles / 18h15 Messe dominicale Prières La Parole de Dieu chaque matin Le chapelet de Lourdes à 10 H 30 et à 15 H Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire RÉCOLLECTION DES CATÉCHISTES DU DOYENNÉ DE BASSE-TERRE Samedi 7 mars, 200 catéchistes de toutes les paroisses se sont réunis pour un enseignement du Père Jean-Benoît, aumônier des sœurs carmélites. La catéchèse est un pilier pour l’éducation de la foi ; un service à l’Église et dans l’Église ; une mission et une transmission. La transmission n’est pas seulement un devoir à l’égard de nos jeunes ; elle est aussi une des manières de mettre à l’épreuve ce que nous connaissons et ce que nous croyons. On ne peut pas annoncer le Christ sans croire en lui. Transmettre la parole dans notre vie qui est liée par les sacrements dans l’action de la liturgie. La parole est une ri- chesse, une nourriture, un apprentissage de la rencontre de Jésus. Une union avec Jésus et une rencontre avec l’autre Nous sommes annonciateurs de la Parole avec une préparation adéquate. C’est le meilleur héritage que nous pouvons donner : la foi ! Éduquer dans la foi pour qu’elle grandisse. Se l’approprier, en vivre, puis la témoigner. Aider les enfants, les jeunes, les catéchumènes à connaître et à aimer toujours plus le Seigneur. Demeurer en Jésus ! Etre attachés à Lui, à l’intérieur de Lui, avec Lui, parlant avec Lui : demeurer en Jésus. Rôle d’un(e) catéchiste Transmettre la Foi, c’est évangéliser et participer à l’Eucharistie chaque Dimanche, former les jeunes qui reçoivent le Sacrement à tra- vers les Évangiles. Nous sommes des éducateurs de la foi, des missionnaires. La catéchèse s’articule autour des sacrements, et nous permet de montrer comment participer à la vie de l’Eglise. Enseigner en insistant sur l’existence de Dieu. Cet enseignement a été suivi de l’Eucharistie et s’est terminé par un partage convivial et fraternel. Marie-Denise et Orane (Catéchistes à Basse-Terre)

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19 INFOS Nomination A partir du 10 mars 2020 Père Denis Avimadjènon (prêtre du diocèse de Lokossa, Bénin), Administrateur de la paroisse de Trois-Rivières IN MEMORIAM : VANESSA JEUNE ENGAGÉE DANS L’ÉGLISE Vanessa, 33 ans est décédée en métropole. Ce deuil a marqué sa famille très in- vestie dans l’Eglise, la paroisse du Sacré Cœur et le diocèse de Saint Denis où elle résidait. Formée à l’environnement, elle était déléguée de son diocèse à Lourdes en novembre dernier où elle avait fait connaissance avec Mgr Riocreux. Celui-ci a prési- dé les funérailles à Pointe Noire le 3 Mars et il a transmis les condoléances de Mgr Delannoy, évêque de Saint Denis. Au cours de cette célébration, a été rappelée l’im- plication de Vanessa auprès des jeunes. « Sa foi, sa joie de vivre, son dynamisme et sa disponibilité nous a marqués » a dit sa sœur lors du témoignage, ajoutant : « elle a accompagné de nombreux jeunes, participé aux JMJ. Vanessa, Adieu. Que notre Père t’accueille dans sa lumière et dans la paix de son royaume. » LE RECTEUR DE MONTLIGEON EN GUADELOUPE Du vendredi 13 au dimanche 15 mars, le père Paul Denizot, recteur du sanctuaire de Montligeon, a rencontré des groupes de prières sur le thème : L’espérance chrétienne, notre relation à la mort, la vie éternelle, la prière pour les défunts et les âmes du pur- gatoire ! Il a été accueilli dans plusieurs paroisses : Baillif, Sainte-Rose, le Moule, St Michel du Raizet et Petit-Bourg. TROIS-RIVI È RES : TRISTERRE ET ÉMOTION Le dimanche 8 Mars, la nouvelle de la tentative de suicide du Père Rodel a suscité une grande émotion à Trois-Rivières et en Guadeloupe. Père Rodel, spiritain, est curé de la paroisse depuis 2017. Le drame s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche . Dimanche matin, j’étais sur place pour rencontrer les paroissiens et organiser l’urgence et prévoir aussi pour cette communauté paroissiale sous le choc . Un bref communiqué publié dimanche midi diffusé sur le site et par Radio Massabielle a été largement répercuté en Gua deloupe et au- delà . Hospitalisé et opéré le dimanche, père Rodel a été transféré au Pavillon ORL du CHU le vendredi 13 mars. Pour assurer la vie paroissiale, je nomme le Père Denis Avimadjènon, arrivé récemment en Guadelou pe « ad mini strateur » de Tr ois-Rivière s. Je remercie tous ceux qui ont fait parvenir des messages de soutien et de prières . + J-Y R

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3 789561 703007 Prière en ce temps d’épreuve Dieu viens à mon aide Seigneur, à notre secours ! “Pitié, mon Dieu, pitié pour moi ! En toi je cherche refuge, un refuge à l’ombre de tes ailes, aussi longtemps que dure le malheur. Je crie vers Dieu, le Très-Haut, vers Dieu qui fera tout pour moi” (Ps 56, 2-3) . Jésus, fils de David, aie pitié de nous ! Quand tu étais au milieu de ton peuple en Galilée, tu étais sensible à la détresse et à la misère de tous les malades qu’on amenait à toi. Aucune détresse humaine ne te laissait indifférent. Aussi, nous nous tournons vers toi avec confiance pour implorer ton secours face à la menace de cette épidémie causée par le virus Covid-19. Nous en appelons à ta miséricorde ! Pitié, Seigneur, ami de la vie, lent à la colère et plein d’amour ! Dans ta bienveillance, Jésus, épargne-nous, protège-nous, guéris-nous et libère-nous. Éloigne le fléau particulièrement des tout-petits et des plus fragiles. Éclaire aussi la recherche scientifique afin qu’elle apporte rapidement des solutions efficaces et viables pour tous, surtout dans les pays les plus pauvres. Toi qui n’as pas écarté l’appel de Jaïre pour sa fille ainsi que celui du centurion pour son serviteur, écoute notre appel pour notre monde en souffrance et en désarroi ! A toi soit la gloire pour les siècles sans fin ! Sainte Marie, priez pour nous ! Saint Joseph, priez pour nous ! Saint Michel archange, priez pour nous ! Saint N., priez pour nous ! Saints et saintes de Dieu, priez pour nous ! Amen !

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