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3 € N° 1003 - Mars 2020
www.guadeloupe.catholique.fr
LES SERVANTS D’AUTEL À MARIE-GALANTE
pages 10 et 11
RENCONTRE
DES ÉVÊQUES
pages 3
ENTRÉE
EN CARÊME
pages 3-4-5 et 20
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Pèlerinages ......................................2
“L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3
Message du pape
pour le Carême .............................4-5
Querida Amazonia ...........................6
Engagenemt ....................................7
En route avec Ste Thérèse
de l’Enfant-Jésus (suite) ...................8
Les jeunes ........................................9
Les servants d’autel
dans la joie ..............................10-11
La famille .................................12-13
Brèves ............................................14
La Saint Maroun avec les Libanais .15
Jubilé .............................................16
Mots croisés ...................................17
Infos ...............................................18
Calendrier
de Mgr Riocreux ............................19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90
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Adressez vos réactions :
Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN :
eveche@catholique-guadeloupe.org
SOMMAIRE
C.I.A. S.E.
La réunion d’information et d’échange qui s’est déroulée le 18 février à Pointe-à-Pitre, a
permis à Stephane de Navacelle avocat, Laetitia Atlani-Duault anthropologue (membres
de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise) et Sandra François
directrice de l’association d’aide aux victimes en Guadelou pe, d’effectuer un travail d’in -
formation et de pédagogie pour libérer la parole des victimes d’abus sexuels.
Une prise de conscience se fait jour, dont a témoigné la cinquantaine de personnes
Réouverture de la Chapelle de Beausoleil
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LES ÉVÊQUES ET VICAIRES GÉNÉRAUX
RÉUNIS À BASSE-TERRE
Chaque année, les trois évêques de
Martinique, Guadeloupe et Guyane se
retrouvent avec leurs vicaires généraux
pour trois jours de travail, prière et ren-
contres. Ainsi, fin janvier, à l’évêché de
Basse-Terre, Mgr Riocreux a accueilli
cette session de la Province ecclésias-
tique.
Une telle rencontre est d’abord un mo-
ment joyeux de retrouvailles, puisque
se vit ainsi la collégialité affective et effective. Cette communion se réalise en-
suite lors des eucharisties concélébrées, notamment celle de la fête de St Tho-
mas d’Aquin en l’église du carmel. L’archevêque de Martinique, dominicain, a
présenté brillamment à la foule présente le célèbre théologien du 13
ème siècle,
lui aussi fils de Saint Dominique.
L’ordre du jour de la rencontre est toujours bien rempli. Avec tout d’abord,
un tour de table rappelant les grands moments de l’année, les soucis et les
perspectives. Mgr Lafont a évoqué longuement le Synode pour l’Amazonie en
octobre dernier et a ainsi préparé l’accueil du document post-synodal Que-
ria Amazonia publié le 12 Février. L’expérience de ce synode et l’exhortation
apostolique se résument en un mot : conversion. Les six participants de cette
réunion ont longuement réfléchi à ce thème de la conversion pastorale avec
une attention aux jeunes adultes. La transmission de la foi ne se réalise pas
automatiquement. Une constatation évidente dans les trois diocèses est celle
de la diminution du nombre de jeunes dans nos assemblées. Un vrai défi est à
relever en nous inspirant des deux documents essentiels du pape : “La joie de
l’Evangile” et ”Laudato si”.
Aussi, les diocèses ont présenté ce qui se réalise déjà, notamment avec la
grande mission en Guyane avec visite aux familles et le rassemblement dio-
césain récent en Martinique. La Guadeloupe se prépare à une Pentecôte dio-
césaine avec confirmation de 800 adultes et jeunes dans le Vélodrome de
Gourdeliane. Le projet commun de “Bible en nous” largement diffusé a été
aussi source d’émerveillement devant cette soif de connaître la Parole de Dieu.
Un long échange a été sur le thème de la « Synodalité », cette manière de vivre
la mission en Eglise ensemble. Cela se réalise pour l’Eglise universelle dans les
synodes romains depuis 50 ans et pour l’Eglise en France lors de la dernière
assemblée de Lourdes. Et nous pouvons le vivre régulièrement dans cette
« marche » ensemble pour la mission.
Par ailleurs, nous constatons une évolution démographique pour la Martinique
et la Guadeloupe qui ont perdu 20.000 habitants en 10 ans avec le vieillisse-
ment de la population et le départ de nombreux jeunes pour la métropole.
C’est la raison même de l’existence de l’aumônerie Antilles-Guyane en France,
avec son aumônier, le Père Marcel Crépin.
Enfin, deux sujets essentiels ont été abordés, celui des prêtres et de leur forma-
tion. Actuellement une vingtaine de jeunes des trois diocèses sont en formation
à Fort-de-France, Toulouse, Aix-en-Provence et Rome.
RÉCONCILIATION
Le mercredi des cendres,
à la messe, nous chan-
tons le psaume 50 : « Pitié
pour moi, mon Dieu, dans
ton amour ». Et nous en-
tendons Paul nous lancer
cet appel : « Laissez-vous
réconcilier avec Dieu ».
Le temps de Carême est le
temps de la Réconciliation,
du pardon, de la pénitence.
40 jours au cours desquels
nous nous reconnaissons
pécheurs… aimés par Dieu
et pardonnés.
Paul nous exhorte à béné-
ficier de ce temps fort pour
la vie chrétienne : « Le voici
maintenant le moment fa-
vorable. » (2 Co 6, 2)
Le Carême, temps de récon-
ciliation avec Dieu et avec
nos frères. Avec Dieu sa-
cramentellement. Les 24 h
pour le Seigneur, les célébra-
tions pénitentielles consti-
tuent des « moments fa-
vorables ». Avec nos frères
et sœurs. Nous avons tou-
jours à nous réconcilier et
c’est à toi à faire le premier
pas. « Si tu te souviens que
ton frère a quelque chose
contre toi, va d’abord te ré-
concilier avec ton frère, et
ensuite viens présenter ton
offrande. » (Mt 5, 24).
Dans son message de Ca-
rême, le pape François nous
rappelle ce devoir de ré-
conciliation. Bon Carême !
L’ÉDITO
de Mgr Jean-Yves Riocreux
présentes. « Il s’agit de repousser la honte et la peur afin de se libérer d’une vraie souf -ff
france trop souvent cac hée ! » a expliqué M. de Navacelle.
Mme Fran?ois a dit combien l’association « Guadav France Victimes 971 » présente en
Guadeloupe depuis dix ans était à l’écoute de la souffrance des victimes de tous les abus
afin de les soutenir et les accompagner dans leurs démarches juridiques, médicales ou
éducatives. Son tél. : 0590 84 22 86.
(Service CIASE B.P. 30132 - 75525 PARIS cedex 11 ou victimes@ciase.fr )
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MESSAGE DU PAPE POUR LE CARÊME
Chers frères et sœurs !
Cette année encore, le Sei gneu r
nous accorde un temps favorable
pour nous préparer à cé
lébrer avec
un cœur renouvelé le grand My
s-
tère de l a m ort et de l a ré su rre ction
de Jésus, pierre angulaire de la vie
chrétienne personnelle et comm
u-
nautaire. I l nous faut constamment
reven
ir à ce Mystère, avec notre es -
prit et notre cœur. En effet, ce M ys -
tère ne cesse de grandir en nous,
dans la mesure où nous nous lai s-
sons entraîner par son dynamisme
spirituel et y a
dhérons par une r é-
ponse libre et généreuse .
Le M yst ère pasca l,
f
ondemen t de la c onversi on
La joie du chrétien découle de
l’écoute et
de l’accueil de la BonneN
ou velle de l a m ort et de l a ré sur -
rection de Jé sus : Le Kéry gm e. Il
résume le M
ystère d’un amour “si
réel, si vrai, si concret qu’il nous
offre une rel ation f aite de di a-
logue sincère et fécon d” (Exhort.
ap .Christus vivit , n. 117). Celuit
qu i cro it en cette annonce re jette
le mensonge se lon leque l notre
vie aurait son ori
gine en nous -
même, a lors qu’en réa lité e lle jai llit
de l’amour de Dieu le Père
, de sa
v
olonté de d onner l a vie en abon -
dance (cf. Jn 10, 10). En revanche,
si nous écoutons
la voix envo û-
tante du “père du mensonge (cf. Jn
8, 45), nous ris
quons de sombre r
dans l’abîme du non-sens, de vivre
l’enfer dès ici-bas sur terre
, comme
en témoignent ma
lheureusement
de n
ombre ux événement s dr am a-
tiques de l’ex périence humaine
personnelle et collective
.
En ce Carême de l’année 2020, je
vou dr ais d onc étendre à tous le s
chrétiens ce
que j’ai déjà écrit aux
jeunes dans l’Exhortation Apo s-
toli queChristus vivi t : “Regardet
les bras ouverts du Christ cruc i-
fié , laisse-toi sauver encore et en -
core. Et quand tu t’approches pou r
confesser tes péc
hés, crois ferm e-
ment en sa miséricor de qui te l i-
bère de la faute. Contem ple son
san g répan du avec tant d’amour et
laisse-toi purifier par lui. Tu pour -
ras ainsi renaître de nouveau” (n.
123). La Pâ
que de Jésus n’est pas
un événement du passé : par la
puissance de l’Esprit Saint, elle est
toujours actue
lle et nous permet
de re garder et de toucher avec foi
la chair du Christ chez tant de
per-
so nne s sou ffr ante s.
Urgence
de la conversio n
Il est salutaire de contempler plus
profondément le M ystère pascal,
grâce auquel la miséricorde de
Dieu nous a été donnée. L’exp
é-
rience de la miséricorde , en effet ,
n’est possible que dans un “face
à face” avec le Seigneur cruci -
fié et ressuscité “ qui m’a aimé et
s’est livré pour moi” (Ga 2, 20).
Un dialogue cœur à cœur, d’ami
à ami. C’est pourquoi la prière est
si importante en ce temps de C a-
rême. Avant d’être un devoir , elle
exprime le besoin de correspondre
à l’amour de Dieu qui nous pré-
cède et nous soutient toujours. En
effet, le chrétien prie tout en ayant
conscience
d’être aimé malgré son
in
dignité. La prière peut pren dre
NOUS VOUS EN SUPPLIONS AU NOM DU CHRIST,
LAISSEZ-VOUS RÉCONCILIER AVEC DIEU
(2 Co 5, 20)
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différentes formes, mais ce qui
compte vraiment aux yeux de
Dieu, c’est qu’elle creuse en nous
jusqu’à réussir à entamer la dureté
de notre cœur, afin de le convertir
toujours plus à Lui et à sa volonté.
En ce temps favorable, laissons-
nous donc conduire comme Israël
dans le désert (cf. Os 2, 16), afin
que nous puissions enfin entendre
la voix de notre Epoux, pour la faire
résonner en nous avec plus de
profondeur et de disponibilité. Plus
nous nous laisserons impliquer par
sa Parole, plus nous pourrons ex-
périmenter sa miséricorde gratuite
envers nous. Ne laissons donc pas
passer ce temps de grâce en vain,
dans l’illusion présomptueuse
d’être nous-mêmes les maîtres
du temps et des modes de notre
conversion à lui.
La volonté passionnée
de Dieu de dialoguer
avec ses enfants
Le fait que le Seigneur nous offre,
ne fois de plus, un temps favo-
rable pour notre conversion, ne
doit jamais être tenu pour acquis.
Cette nouvelle opportunité devrait
éveiller en nous un sentiment de
gratitude et nous secouer de notre
torpeur. Malgré la présence, cet
espace offert pour un changement
de cap exprime la volonté tenace
de Dieu de ne pas interrompre le
dialogue du salut avec nous. En Jé-
sus crucifié, qu’il “a fait péché pour
nous” (2 Co 5, 21), cette volonté
est arrivée au point de faire retom-
ber tous nos péchés sur son Fils
au point de “retourner Dieu contre lui-même”, comme le dit le Pape
Benoît XVI (Enc. Deus caritas est,
n. 12). En effet, Dieu aime aussi
ses ennemis (cf Mt5, 43-48).
Le dialogue que Dieu par le Mys-
tère pascal de son Fils veut établir
avec chaque homme s’est pas
comme celui attribué aux habitants
d’Athènes, qui “n’avaient d’autre
passe-temps que de dire ou écou-
ter les dernières nouveautés” (Ac
17, 21). Ce genre de bavardage,
dicté par une curiosité vide et su-
perficielle, caractérise la monda-
nité de tous les temps et, de nos
jours, il peut aussi se faufiler dans
un usage trompeur des moyens
de communication.
Une richesse à partager
et non pas à accumuler
seulement pour soi
Mettre le Mystère pascal au centre
de la vie signifie éprouver de la
compassion pour les plaies du
Christ crucifié perceptibles chez les
nombreuses victimes innocentes
des guerres, dans les atteintes
à la vie, depuis le sein maternel
jusqu’au troisième âge, sous les
innombrables formes de violence,
de catastrophes environnemen-
tales, de distribution inégale des
biens de la terre, de traite des
êtres humains dans tous aspects
et d’appât du gain effréné qui est
une forme d’idolâtrie.
Aujourd’hui encore, il est impor-
tant de faire appel aux hommes
et aux femmes de bonne volonté
pour qu’ils partagent leurs biens
avec ceux qui en ont le plus be-soin en faisant l’aumône, comme
une forme de participation per-
sonnelle à la construction d’un
monde plus équitable. Le partage
dans la charité rend l’homme plus
humain, alors que l’accumulation
risque de l’abrutir, en l’enfermant
dans son propre égoïsme. Nous
pouvons et nous devons aller en-
core plus loin, compte tenu des
dimensions structurelles de l’éco-
nomie. C’est pourquoi, en ce Ca-
rême 2020, du 26 au 28 mars,
j’ai convoqué à Assise de jeunes
économistes, entrepreneurs et
porteurs de changement, dans
le but de contribuer à l’esquisse
d’une économie plus juste et plus
inclusive que l’actuelle. Comme le
Magistère de l’Eglise l’a répété à
plusieurs reprises, la politique est
une forme éminente de charité.
Ainsi en sera-t-il de la gestion de
l’économie, basée sur ce même
esprit évangélique qui est l’esprit
des Béatitudes.
J’invoque l’intercession de la Très-
Sainte Vierge pour ce Carême à
venir, afin que nous accueillions
l’appel à nous laisser réconcilier
avec Dieu, pour fixer le regard du
cœur sur le Mystère pascal et nous
convertir à un dialogue ouvert et
sincère avec Dieu. C’est ainsi que
nous pourrons devenir ce que le
Christ dit de ses disciples : sel de
la terre et lumière du monde (cf.
Mt 5, 13-14).
Pape François
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6
QUERIDA AMAZONIA
AMAZONIE BIEN-AIMÉE
Pu bl iée le 12 février dernier,
l’ex hortation aposto lique post -
syno dale du pape François est
intitu
lée « Queri da Amazonia,
Amazonie bien-aimé
e». Elle
suit
le Syno de sur l’Amazonie
qui s’est
dérou lé à Rome en
octo
bre 2019, et qui s’est ac he-
vé par un texte ayant pour titre
Amazon
ie : nouveaux c hemins
pour l’Église et pour une éc
o-
logie intégra le ».
Une exhortation qui complèt
e
le document du s ynode
Le
pape adresse cette exhortation
«au peu ple de Dieu et à toutes
les personnes de bonne volont
é»,
bien au-delà des neuf pays que
compte l’Amazonie. Il souhaite ré
-
vei ller l’affection et la préoccu pa -
tion pour cette terre qui est aussi
l
a « n ôtre » et inviter à l’admirer et à
la reconnaître comme un mystère
sacré. Humblement, le pape veut
«exprimer quatre grands rêves que
l’Amazonie lui inspir e», déclinant
ainsi son propos en quatre partie s:
le rêve socia l, le rêve cu lture l, le
rêve éco
logiqu e, le rêve ecc lésia l.
Composée de 111 points et ponc -
tuée de nombreux poèmes em -
pruntés à des auteurs sud-amér i-
ca ins m ais auss i de citations de s
papes précé dents, l’exhortation
apostolique Querida Amazonia
s’articule autour de ces quatr e
« rêves » exprimés par le pape
François.
Des prêtres,
diacres, re ligieu x
et laïcs p lus nom breux
Le
pape n’évo que pas comme s o-
lution l’ ordin ation sac erd otale de
diacres permanents mariés, mais
ex
horte tous les évêques « à être
plus généreux en orientant ceu x
qui montrent une vocation mi s-
sionnaire à choi sir l’Amazonie » . Sou
lignant par ai lleurs le manque
de séminaires pour la formation
des indigènes dans la région, le
Pape
deman de « de réviser co m -
plètement la structure et le cont e-
nu tant de la formation initiale que
de
la formation permanente des
prêtres, afin
qu’ils ac quièrent les
attitudes et
les capacités que r e-
quiert le dialogue avec les cultures
amazoniennes
».
Ne pas « déprécier ce qu’i l y a
de bon dans les cu ltures »
En Amazonie, l’É glise catholique
doit se développer à travers un
processus d’inculturation, c’est-à -
dire grâce à « l’écoute et le dia -
logue avec les personnes, les ré a-
lité s et le s hi stoire s de leur terre » .
Ce processus ne doit ni « dépr é-
cier ce qu’il y a de bon dans les
cultures » locales ni se couper
de
la « richesse »
de la Tra dition mill é-
naire de l’É glise .
L’inculturation de la s piritualité
c
hrétienne passe par un effort
d’inculturation de la liturgie. Le
pontife su
gg ère ainsi d’inté grer
dans la liturgie un certain nombre
d’éléments
pro pres à l’ex périence
des in digènes dans leur « contact
intime avec la nature » : chants
,
danses, rites,
gestes et symboles .
Chaque homme sur terre doit
« s’in
digner »
Chaque homme sur terre doit
« s’indi gner » devant l’injustice de
« l’hi
stoire de d ou leur et de mé -
pris » vécue par les habitants de la
région, demande le pontife. Face
aux « mentalités de colonisation »
,
cette dernière se perpétuant a u-
jourd’hui même si elle « se d é-
guise et se dissimule », il convient
en premier lieu de reconnaître les
h
abit ants de l’Am azonie co mme
« réellement humains »
.
Les pauvres, dépositaires
d’un tréso r
Les membres de l’É glise doivent
donner aux
plus pauvres de la r é-
gion, particu lièrement les autoc h-
tones, une place centra le car i ls
sont « dépositaires d’un trésor de
s-
tiné à dis paraître ». Face aux « m i-
grations forcées » qui désintè grent
peu ples, fami lles et cu ltures,
les jeunes
d’Amazonie doivent
« prendre en charge les racines »
et rester attachés à leurs histoires,
« cordon ombilical »
qui unit des
peup
les « aussi variés que leur ter -
ritoire ». En effet , « l’identité et le
dialogue ne sont pas ennemis » si
cette première exclut tout « indi
gé -
nisme com plètement fermé » .
Encoura ger « les dons
populaires » des femme s
Le pape a en outre souli gné le rôle
majeur des femmes dans cette
région : grâce au «
dévouement
admir able » de cert aine s d’entre
elles, de nombreuses comm
u-
nautés privées de prêtre se sont
m
ainten ues. Il f au t d onc cess er de
penser l’
Église en termes fonctio n-
nel s : ce « réd uc tionni sme » revient
à estimer
que les femmes obtien -
dr ont un statut seulement si elle s
acc èdent au sac rement de l’ ordre.
Une telle vision con
duit à les
«
cléri ca liser » .
Pascal GBIKP I
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7
Je suis Sœur Aury-Anne, novice dans la congrégation des sœurs de St Joseph de Cluny. En
cette journée de la vie consacrée, j’aimerai m’adresser tout particulièrement aux jeunes pour
vous dire « N’ayez pas peur », ne laissez personne décider à votre place de votre avenir. Faites
confiance au Seigneur. Dieu n’enlève pas, il donne plus que vous ne pourriez désirer. Dans la rue,
on m’arrête souvent pour me demander « Pouki ou vlé fè ça ». Et je réponds tout simplement,
« Pour Jésus, il m’appelle ».
Très tôt, le Seigneur a tout bouleversé. A l’âge de 15 ans, j’ai entendu l’appel de Dieu
résonner dans mon cœur lors d’une retraite vocationnelle. J’ai compris que le Seigneur
m’appelait à lui donner toute ma vie. Après le bac, j’ai commencé à cheminer en étant ac-
compagné par un prêtre et en passant de temps en temps des week-ends chez les sœurs.
J’ai fréquenté un groupe de jeunes et fait le catéchisme. J’ai terminé mes études puis j’ai
eu une expérience professionnelle et je gardais toujours le lien avec mes amis.
C’est à l’âge de 22 ans que j’ai commencé à cheminer avec les sœurs de St Joseph de
Cluny comme postulante. Le charisme d’Anne-Marie Javouhey m’attirait. Je suis heureuse et il n’y a pas de plus grand
bonheur que de répondre à l’appel. Chers jeunes : « Osez, n’ayez pas peur, le Seigneur a préparé une route pour
vous, celle du bonheur ».
L’EDUCATION ATTENTIVE AVEC
« PARLEZ-MOI D’AMOUR »
La responsable nationale de « Parlez-moi d’amour », Valérie Ternynck (conseillère conju-
gale) était en Guadeloupe, en février, pour une semaine de formation : un parcours
d’éducation affective, relationnelle et sexuelle ouvert à tous, qui s’appuie sur l’écoute,
la compassion et la capacité de résilience.
Pour les adultes, deux soirées pour apprendre à « Ecouter » ont été données. Et une
journée sur « Comment prendre soin de la vie affective de mon adolescent ».
Cette formation n’était pas qu’une mise à jour, mais aussi une aide pour les parents,
grands-parents, éducateurs, afin d’éclairer leurs jeunes par un regard bienveillant rempli
de confiance.
Pour les jeunes des écoles catholiques, plusieurs interventions de deux heures ont été proposées aux jeunes de 4
ème ,
filles et garçons séparés pour qu’ils sortent des schémas proposés par l’hyper sexualisation de la société et notam-
ment par la pornographie, qui blessent profondément et donnent une idée fausse d’une sexualité épanouissante.
La méthode de « Parlez-moi d’amour » est chrétienne et s’appuie sur la beauté de la personne, comme Dieu la voit et
l’a créée. Elle permet aux jeunes d’apprendre à se connaître d’abord dans le fonctionnement de leur corps (différent
pour le garçon et pour la fille), leur sensibilité, l’intelligence et la volonté, pour ensuite découvrir leur cœur profond
avec un désir de beau, de vrai, de cohérence : une unité intérieure. Les jeunes sont écoutés et peuvent poser toutes
les questions, même les plus douloureuses, concernant la vie amoureuse. La qualité d’écoute et de non jugement, la
bienveillance sont primordiales face à des jeunes ou adultes qui vivent de grosses souffrances.
« Avant de donner des avis ou des conseils, il faut s’assurer d’avoir écouté tout ce que l’autre avait besoin d’extériori-
ser. Cela implique de faire le silence intérieur pour écouter sans bruit dans le cœur, ou dans l’esprit » (Pape François,
Amoris Laetitia)
« Parlez-moi d’amour » c’est plus de 100 animateurs bénévoles en France et dans les DOM-TOM.
Contact en Guadeloupe : parlezmoidamour971@hotmail.com
Laetitia Penava
Valérie Ternynck
-
sentation du Seigneur, en la cath é-
drale St Pierre St Paul de Pointe-à -
Pitre, une trentaine de reli gieuses
avaient pris place dans les premiers
rangs pour cette journée de la vieconsacrée. M
gr Riocreux a rappe -
lé l’origine de la fête liturgique et
l’invitation faite par l’Eglise pour le
renouvellement de l’en
gagement
des consacrés. Il a aussi mentio
n-
né les congrégations présentes
SERVIR LE SEIGNEUR
dans le diocèse, notamment les
Sœurs de St Paul de Chartres et
les sœurs St Joseph de Cluny, les
Sœurs Dominicaines, les Sœurs de
Notre-Dame de Compassion, une
sœur Bénédictine, ainsi que les
carmélites. Cette journée de la vie
consacrée est aussi l’occasion de
prier pour les vocations religieuses.
ENGAGEMENT
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8
SPIRITUALITÉ
EN ROUTE AVEC
STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS !
2ème étape : l ’humilité
Chers amis, en entrant dans ce
temps fort qu’est
le Carême,
nous vous invitons à poursuivre
la route avec T hérèse dans la
deuxième étape de sa Petite
Vo
ie : l’humi lité. Cette attitu de
d’âme, fondement de la vie spi
-
rituelle, ne nous est guère fam i-
lière, avouons-le. Et pourtant, elle
es t fond am ent ale si no us vo u-
lons vivre une re lation perso n-
nelle plus vraie avec Dieu, dans
la
prièr e; avec soi-même, en jeû -
nant de tout ce qui nous écarte
de Lui. Et ainsi,
purifiés de notre
égoïsme et
de notre orguei l,
nous
pourrons aimer plus plei-
nement notre prochain en par-
tagean t ce que nous avons e t ce
que n ous sommes . « L’humi lité ,
c’es t la vérit é», affirme la gran de
Thérèse d’Avila. Fidèle disciple de
sa «M ère », Thérèse « l a P etit e »,
pour
l’avoir vécu, peut nous ai der
effic acem ent su r c e ch emin d e
convers
ion .
Nous em pruntons ici, comme
dans le précédent numéro, la mé
-
ditation de notre Frère Luc-Marie
Perr
ier, carme .
Il s’a git donc de se reconnaître
pécheur pour s’offrir au pardon
créateur et libérateur de Jésus. Tu
le comprends aisémen
t: ce m ou -
vement d’âme re quiert l’humilité,
c’est-à-dire l a co nvi ction intime
de notre impuissance, la certitude
que, sans Dieu, nous ne pouvons
rien faire
, ni rien obtenir de bon.
Est
hum ble ce lui qui se connaît
en vérité tel qu’il est, celui qui ne
craint pas d’ouvrir les yeux sur ses
mauvais penchants, son amour
-
propre, son égoïsme et surtout,son incapacité radicale à
y rem é-
dier tout seul.
Tout le monde pratiquement
accède à ce niveau. Qui n’a jamais
expérimenté l’échec, l’inaptitude à
franc
hir certains o bstac les ? Mais
encore faut-i
l l’accepter. C’est ici
que se situe la frontière. Savoir que
l’on n’est rien, c hacun en est p lus
ou moins confusément persua dé,
m ême Satan. Quant à a imer cette
situation
, c’est une autre affaire …
Très peu nom breuses sont les
âmes qui acceptent leur finitude
sa ns se tr oubl er. P lus n om breus es
sont celles qui tapent du pied,
é
prouvent du dé pit, une tristesse
d’accablement , voire même se
haïssent parce qu’e lles se sentent
petites et faibles. Lors donc, la
vraie humilité ne consiste pas se u-
lement d ans la co nn aissa nce de sa
m isère , mais dans la vue aimée de
sa pet
itesse.
Consentir à être pauvre face à
Dieu , à se tenir devant Lui les
m ains vi des , voilà la difficulté , voilà
ce qui caractérise les Saints .
Thérèse estimait que ses lumières
sur son néant et son humble ac
-
ceptation de sa petitesse étaient
la plus grande des grâces du Se i-
gneur. On tom be ? Il nous arrive de
chuter, toujours dans les mêmes
défauts, malgré nos efforts ? Pour -
quoi s’en étonne r? Acce ptons-le
dans la paix du cœu r; rece vons
cette humiliation sans nous cris per,
sans nous attrister exagérément.
Ressasser son péché, se décour a-
ger de ne pas pro gresser dans la
vertu peut cacher un subtil orgueil.
Le Sei gneur donne gratuitement,
m ais I l veut, pour ce la, l’humi lité,
la vérité dans le cœur de celui qu’Il
comble. Tant que nous sommes ble Ta nt que nou s so mm e
riches de ce que nous avons fait,
de ce que nous croyons faire pa
r
nous-mêmes, Il ne peut a
gir.
Regarde dans l’Evangil e : il a fal -
lu que les Apôtres pêc hent toute
la nuit sans rien pren
dre pour que
Jésus, au matin,
puisse rem plir
leurs filets en un instant. Quand
on a com
pris ce la, on ne craint
plus d’être pauvre face à Dieu. Au
contraire
, on veut le rester , car c’est
le mo
yen d’attirer sa force.
En effet, p
lus l’enfant est petit,
plus on met d’em pressement à le
secourir. Ainsi Saint Paul peut dir
e:
«Je met s m a force d ans m a fai-
bless e» (2 Cor 11,30) .
Il est lé gitime de dire que le Se i-
gneur nous aime à cause de nos
faiblesses, celles-ci exer
çant sur son
Cœur un incoercible pouvoir d’a t-
traction. Nous pouvons réuti liser
notre péc
hé pour nous rep lace r
dans la trajectoire de la sainteté,
en disant à Jésus après la chut
e :
«Tu v o is, Se igneur, ce que je su is
capable de faire sans Toi, livré à moi
-
même. Je te demande pardon.
Viens à mon aid
e! J’ai un besoin vital
de Toi. Sei
gneur, aie pitié de mo i!»
Cette attitude prend corps dans le
Sacrement de Réconciliation .
Cepen dant, accepter d’être p é-
cheur ne signifie pas que l’on pa c-
tise avec le péché. La confusion
serait ennuyeuse. Tu
dois bien
saisir la nuance. Quand Thérèse
dit qu’il faut rester petit, consenti
r
dans la joie à demeurer sans ver
-
tu, elle n’incite pas à la paresse, à
renoncer au combat spirituel. Dieu
sait combien elle aura lutté
pou r
aimer
dans sa vie. (A su ivre)
Sœurs Carmé lites de Gour beyre
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9
LES JEUNES
LE SCOUTISME EST BIEN VIVANT
En cette année du centenaire du scoutisme en France, ici, en
Guadeloupe, on se souvient de la fondation du mouvement
scout avant la guerre par le père Durand, alors curé du Moule.
Récemment, les scouts et guides ont célébré les 80 ans du scou
-
tisme guadeloupéen .
En ce début de 2020, les responsables ont fait le point avec Mg r
Riocreux en
présentant différents projets pour cette année. 300
jeunes, garçons et filles appartiennent à un des 11 groupes dans
le territoire. Prêts à relever le défi de l’augmentation des effectifs,
ils espèrent aussi que
des a dultes et les prêtres s’associent à ce
développement du mouvement.
F. C.
EXPÉRIENCE INOUBLIABLE
POUR LES JEUNES DE SAINT JEAN BOSCO
Début février, 60 jeunes issus des dispositifs “Bosco Initiatives Jeunesse”,
ont effectué, en présence de Nicolas Truelle, directeur général de la Fonda-
tion Apprentis d’Auteuil, l’ascension de la Soufrière. Leurs formateurs étaient
également de la partie, pour une expérience mémorable s’inscrivant dans
le dispositif de remobilisation de ces jeunes. « Ce genre d’initiative participe
de l’estime de soi, afin que ces jeunes que nous accueillons sur le site, soient en capacité de se raconter autrement
que par l’inaction ou la perte de perspectives » nous a déclaré Nicolas Truelle « J’ai vu des jeunes qui reconnaissent
l’autorité des éducateurs. Il y avait des moments plus difficiles et certains n’hésitaient pas à demander de l’aide aux
accompagnateurs pour les aider à monter. J’ai vu alors le symbole de ce que font justement les adultes auprès de
ces jeunes, à savoir les aider à remonter dans le train de leur vie » a-t-il ajouté. S’exprimant sur les antennes de Radio
Massabielle, Il a appelé enfin de ses vœux que les acteurs qui travaillent autour des problématiques d’insertions, se
rapprochent pour permettre à ces jeunes de ne pas vivre des parcours brisés, de sorte qu’en passant d’un dispositif
à l’autre, ils ne soient pas obligés de tout reprendre à zéro, voire d’arrêter. « Nous avons à cœur de partager avec
les associations et organisations qui le souhaitent, les valeurs qui nous animent, celles attachées à la personne, sa
dignité, ses qualités, dans le droit fil de la doctrine sociale de l’Eglise » a-t-il conclu.
Thierry FUNDÉRÉ
JEUNES DU DOYENNÉ
DE MORNE-À-L’EAU
Par une belle journée ensoleillée, en
pleine nature, a été l’occasion pour
la Pastorale des jeunes du do
yen -
né de Morne-à-l’Eau de transmettre
leur joie en C hrist à travers le t hème
« Baptisés et envoyés, E
glise du
Christ en mission dans le monde » .
En ce jour de la fête de la conversion
de Saint Paul, à l’ancien camp mil
i-
taire d’Anse-Bertrand, 600 jeunes se
sont retrouvés pour
la louange, la
cé
lébration et les éc hanges à traversdifférents ateliers :
peinture, fres ques
sur les
grands témoins comme M gr
Cabo, chants, choré graphie, projec -
tion vidéo, etc. En dehors de l’atelie r
peinture, toutes ces act ivités éta ient
animées
par les jeunes de la Pas -
torale ; il s’a gissait d’une évan géli -
sation des jeunes par d’autres déjà
engagés dans l’Eglise. La présence
de Sœur Marietta, déléguée diocé
-
saine de la Pastorale des Jeunes et
du diacre Jean Paul, a été appréciée
.
Parmi les jeunes présents, voici deux
témoignages. « J’ai trouvé cette jour-
née très intéressante. Bien que ne
faisant pas partie de la pastorale
des jeunes, j’ai pu ainsi me rappro-
cher du Seigneur en me faisant de
nouveaux amis », reconnait Saïna.
Janice ajoute : « J’ai dansé, chanté,
et le témoignage du diacre Jean-
Paul m’a montré que nous pouvons
mettre Dieu dans notre vie ».
Chimène et Mariline
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10
LES SERVANTS D’AUTEL
DANS LA JOIE
LES JEUNES
Samedi 15 février , tôt le matin à
Ber
gevin, des centaines de jeunes
aux T-Shirt de différentes couleurs
attendaient le moment de l’e m -
barquement sur les deux bateaux
les emmenant à Marie-Galante. Ils
étaient 730 heureux de cette jou r-
née à Grand Bour g. Là, dans l’é glise
de l’immaculée conception, ils ont
été accueillis par des dizaines de
jeunes en bleu, les c horistes et les
prêtres des paroisses, dont le père
Vincent de Paul. Puis
, les cars les
ont conduit à l’habitation Murat,
lieu mis à dis
position pour la jour -
née et aména gé pour la circon s-
tance .
11 h. La messe commence a près
une lon gue procession de tous ces
jeunes en aube blanche. Présidée
par M gr Riocreux, concé lébrée pa r
une dizaine de prêtres, la célé -
bration a été le sommet de cette
journée des servants d’autel. Dans
l’échan
ge avec les jeunes, l’évêque
a commenté l’évan gile de la mul -
tiplication des pains en rappelant
l’essentie l: les 7 sacrements. I l a
aussi souli gné combien leur se r-
vice était un en gagement d’E glise .
Deux témoignages d’un jeune de
22 ans, Jérémy et de Sœur Fran -
ciane ont fait réfléchir les jeunes
sur leur vie future, notamment
dans une vocation reli gieuse ou
sacerdotale. Les présentations par
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11
« Après une traversée houleuse, un accueil très chaleureux nous attendait. Le père Vincent de Paul, les prêtres et les paroissiens de
Marie-Galante étaient là dès notre arrivée dans l‘église de Grand Bourg. Puis, l’eucharistie a débuté par une grande procession des
servants d’autel de chaque doyenné. Au cours de cette messe en plein air, Mgr Riocreux a insisté sur deux verbes : « Aimer et Servir ».
En effet, nous sommes appelés à vivre notre service par amour envers les autres en paroisse et en dehors de l’église. Chaque année,
cette journée nous permet de mieux connaître les servants d’autel des autres paroisses. Cette initiative de cette journée diocésaine sur
une des îles de notre Archipel, nous rappelle l’unité de notre diocèse, qui s’étend bien au-delà de la Basse-Terre et de la Grande-Terre.
Vincent CARVIGAN
(Accompagnateur des servants d’autel du Raizet)
« En ce samedi, nous servants d’autel de la Guadeloupe, étions réunis à Marie-Galante pour partager comme chaque année nos
rires, nos joies et notre foi. Cette rencontre s’est déroulée à Château Murat, lieu magnifique ! Nous avons eu la chance de recevoir
la communion des mains de notre évêque. Un déjeuner préparé a été apprécié. Nous avons eu ensuite un temps de rencontres
entre paroisses. Ainsi, j’ai pu échanger avec des servants d’autel de Saint-François et de Pointe-à-Pitre. En ces moments-là, je sens
encore plus qu’au quotidien l’esprit de notre Sauveur. »
Mathis R.
(Servant d’autel de la Paroisse de Saint-Claude)
A la fin de la messe, 2 témoins ont donné une parole d’espérance aux jeunes et accompagnateurs pré-
sents : « Il est important de remercier tout le monde et surtout notre Dieu, du plus petit au plus grand
car c’est à grâce à la présence de tous ces servants d’autel et tous ceux qui s’investissent pleinement que
nous vivons ce type de journée. J’ai déjà plus de 15ans de service dans ma paroisse. Je vous invite à
retenir trois mots : Service, Amour, et Espérance. »
Jérémy C.
(Accompagnateur des servants d’autel de Capesterre Belle-Eau)
« Aujourd’hui, j’interviens après Jérémy. Le Seigneur fait bien les choses, puisque, j’ai connu Jérémy enfant,
car sa mère était l’amie de ma Grand-Mère paternelle. Cette grand-mère était une femme de prière, orga-
nisatrice de pèlerinages. Adolescente, j’ai entendu l’appel du Seigneur. Et cet appel s’est confirmé en étant
à la messe dominicale, en écoutant la Parole de Dieu suivie d’une homélie par le Père Chalder. L’l’Evan-
gile parlait de la pêche miraculeuse. Jésus ordonnait à Pierre et à ses amis de « Jetez le filet du côté droit
de la barque, et vous trouverez»(Jean 21, 1-11). Jésus m’a trouvé et j’ai répondu : «Me voici, Seigneur!».
Vous aussi jeunes qui êtes là, ce matin, vous êtes aussi appelés à être son disciple et témoigner de votre
fo ! N’ayez pas peur, Jésus nous accompagne et il mettra toujours sur notre route des témoins pour nous
accompagner. Le Service Diocésain des Vocations est à votre disposition sous la responsabilité du Père
Gérard. N’hésitez pas à vous décider. « Qui veut suivre Jésus ? »
Il y en a un, deux, trois mains qui se lèvent ! Formidable ! Nous sommes là pour vous et avec vous ! »
Sr Franciane SAINTE-LUCE
(Provinciale Dominicaines d’Albi, membre de l’équipe diocésaine des Vocations)
« Je n’ai cessé de me questionner sur la logistique qui a été mise en place. Une fois sur place, j’ai un seul mot : Amen. Cette journée
s’est déroulée merveilleusement. Je n’oublie pas les touristes ou habitants de Marie-Galante qui venaient prendre des photos ou
poser des questions. Pour finir, la messe et les présentations des travaux de chaque doyenné ont rendu cette journée vivante. »
Lukas P.
(Servant d’autel à Sainte-Rose)
Témoignages
doyenné ont été appréciées de
tous : Illustrations de la Parole de
Dieu dans un bel enchaînement
animé par le père Paul-Antoine. La
joie de ce rassemblement s’est pro-
longée au retour, les jeunes chan-
tant des cantiques et témoignant
de leur service en Église. Pere Gé-
rard Foucan et toute l’équipe d’or-
ganisation pouvaient être heureux
de cette journée inoubliable.
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12
LES ASSOCIATIONS
FAMILIALES CATHOLIQUES
Christine et Jean-Joseph Bo -
det, en tant que responsables
nationaux des AFC, vous v e-
nez de vivre un sé jour avec les
groupes AFC en Gua deloupe.
pouvez-vous situer pour nous
le cadre de v ot re renc ontre.
Je suis membre du bureau de la
Confédération Nationale des AFC
et responsable du secteur form
a-
tion. A ce titre, nous organisons
des sessions de formation pou
r
les responsables afin de parta
ger
une culture commune. Christine
anime avec moi et d’autres forma
-
teurs ces sess ions. Je su is d’ au tre
part « référent » régiona
l pour les
DOM-TOM et Christine a été res
-
ponsable pour les DOM-TOM de
ce que
l’on appe lle les « c han -
tier s-éd uca tion » : de s ré unions
de parents qui échangent sur des
su
jets éducatifs. C’est donc à ce
titre que nous voulions renco
n-
trer les responsables des AFC de
Guadeloupe pour échanger avec
eux sur leurs activités, répon
dre
à leurs interro
gations et resserre r
les liens entre tous .
Les AFC ont un idéal por -rr
teur d’es pérance pour les
familles. pouvez-vous nous
rappe
ler brièvement l’histo -
rique du mouvement ?
La première association s’est
créée en 1905 dans le dé
parte -
ment de l’Ain. En pleine période
de laïcisme où les communautés
religieuses enseignantes ont été
obligées
de quitter la France, des
parents ont voulu s’associer pour
défendre l
a liberté de co nsc ien ce
dans les écoles publiques. Très
vite de nombreuses associations
se sont montées, elles ont jugé
né
cessa ire de se fédérer afin de pouvoir coordonner leurs actions
et gagner en efficacité. Dans
chaque département il y a une
Union Départementale des A
s-
sociations Familiales (UDAF ). En
1955 les ACCF sont
devenues les
AF
C. Je voudrais insister d’ailleurs
sur ce sigle AFC : Association F
a-
mi liale Cat holique et non Ass o-
ciation des Familles Catholiques.
Nous ne sommes pas un s
ynd i-
cat des familles catholiques mais
nous voulons
pro poser à toutes
le
s famille s ce tré so r de l a famille
te
l que l’ensei gne l’Eglise. Nous
ne sommes pas un mouvemen
t
de spiritualité, nous agissons dans
l’ordre tem
porel à la lumière de
la Doctrine Sociale de l’E
glise.
N
ous so mme s d’ aille urs le seul
mouvement familial à fon
der ai n-
si notre action exp licitement su r
l’Ensei
gnement de l’E glise. Onze
associations existent ainsi en Gu
a-
delou pe.
Dans la soci été d’aujourd’hu i
la
famille est quelque pe u
malmenée. les AFC font tou
t
pour en r
égénérer la vitalit é.
Par que
lles actions ?
Les AF C se sont données trois
missions : promouvoir
la fami lle
telle qu’elle est définie par l’Eglise,
rendre service aux familles et être
une force
de proposition auprès
des res
ponsables politi ques et
économ
iques.
A ce titre elles sont bien sûr eng
a-
gées dans les questions du m a-
ria ge et de la bioéthique en re n-
contrant les parlementaires afin de
leur apporter une ar
gumentation
que nous sommes quasiment les
seuls à leur donner et si besoin
est, en manifestant publiquement
leur opposition aux projets de loiscomme actuellement au sujet des
lois de bioéthique et de la « PMA
pour toutes ». Mais les AFC ont
aussi pour mission de faire des
propositions aux maires et aux
élus départementaux et régionaux
pour améliorer la vie de toutes les
familles dans des situations très
concrètes concernant tout ce qu
i
touche la vie quotidienne des fa -
milles. Quand une famille va bien ,
les membres de la famille vont
bien et l
a soc iété t ou te entière
va bien. Chaque association est
amenée à di sc erner en f onction
des besoins des familles qui les
entourent et des ressources dont
elle dis pose les actions qu’elle
peut mener. Plus il y aura d’adhé -
rents et plus il y aura de militants
et plus de services pourront être
ren dus .
Chez nous en Guadelou pe,
qu’avez-vous trouvé ?
Nous avons co nstaté une situa -
tion fami liale assez compara ble à
celle de la métropole avec cepen
-
dant des spécificités liées à l’éloi -
gnement et à l’histoire de l’île et
de ses habitants. Nous avons été
im
pressionnés par l’affluence et la
joie des célébrations auxquelles
nous avons part
icipé. Nous avons
perçu la préoccupation des res -
ponsables des associations mais
aussi du cler gé sur les questions
d’éducation , de structure familiale
mais aussi de difficultés écon
o-
miques entraînant un exode des
forces vives vers la métropole ou
le
Canada. Mais nous avons sur -
tout rencontré de belles perso n-
nalités prêtes à agir pour le bien
de tous.
Propos recuei llis par J.-M. GAUTHIE R
LA FAMILLE
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13
LA FAMILLE
CANA :
POUR RESPIRER EN FAMILLE
La Communauté du Chemin
Neuf en Guadeloupe a organisé
en 2019, la semaine CANA des-
tinée à permettre aux couples de
prendre du temps pour eux, pour
leur couple. A l’issue de celle-ci il
leur est proposé un cheminement
spirituel afin de mieux aimer.
Regroupés en petites « fraternités »
à l’image des disciples du Christ,
les couples échangent mensuelle-
ment autour de thèmes relatifs au
couple, à la famille et se retrouvent plus particulièrement au cours de
trois week-end et d’une retraite an-
nuelle.
C’est ainsi que les fraternités CANA
se sont retrouvées sur le site de
Saint-Jean Bosco le 21 et 22 dé-
cembre 2019 pour un week-end
afin de partager ensemble autour
de l’avent. Le cadre paisible et ver-
doyant était propice au recueille-
ment et à la préparation de la cé-
lébration de la naissance de Jésus.
Deux principaux temps ont mar-
PROCHAINS RENDEZ-VOUS
- Cana Plage le 24 mai : ouvert
à tous
- Semaine Cana : du 19 au 25 juillet
qué ce week-end : Tout d’abord,
les familles ont réalisé leur arbre
de gratitude pour partager les mer-
cis qu’on se dit peu ou pas du tout.
Enfants et parents ont apprécié ce
moment d’échanges profonds. Il
s’agissait de faire écho à l’exhorta-
tion du pape François qui invite les
familles à prendre soin de chacun
de ses membres en sachant dire
les mots à priori simples que sont :
merci, pardon, s’il te plaît.
V. et J.-M. LAPOUSSIN
LE PARCOURS TANDEM POUR LES COUPLES
Le parcours tandem répond à une interpellation des Evêques de France s’adressant lors de divers rassemblements
pour appeler leurs membres à la mission dans l’accompagnement des jeunes couples en recherche. Il s’agit d’aider
les couples à découvrir à partir de leur expérience et de leur désir de réussir dans la vie : Les richesses du dialogue en
couple et du partage entre équipiers. La place dans leur vie quotidienne de Dieu et ce que peut leur apporter la vie
en Eglise. La fécondité d’un cheminement en équipe proposé et soutenu par une communauté chrétienne qui est en
principe la paroisse. Le parcours est prévu pour deux ans au rythme d’une réunion mensuelle.
Témoignage de cinq couples qui cheminent depuis un an avec l’aide du couple, Marc et Noémie DOW, animateur
ayant l’expérience d’une vingtaine d’années aux Equipes Notre Dame et du Diacre Freddy ALGOU, accompagnateur
Spirituel.
Intégrer le groupe tandem nous a procuré une grande sérénité. Échanger avec d’autres leur expérience à la lumière de la foi chrétienne, nous
a permis de grandir dans notre couple. Les différents sujets sont souvent en rapport avec notre vie et nous permettent de nous positionner et
de nous corriger. Nous sommes de caractères différents. Les thèmes de ce parcours humain et spirituel traitant des sujets comme l’écoute, les
loisirs, la souffrance… nous ont permis de nous remettre sur la bonne route.
Nathalie et Rudy
le parcours tandem nous apporte beaucoup sur le plan humain et spirituel. Nous sommes très attentifs aux différents thèmes (22 en tout) qui
sont très enrichissants et nous essayons de les mettre en pratique. Le fait de partager notre expérience avec d’autres nous aide beaucoup et
nous fait évoluer. Notre participation plus active à la messe du dimanche nous a permis de prendre conscience de la présence de Dieu dans
nos vies, ce qui nous permet de mieux le découvrir et de construire notre couple sous son regard.
Steffy et Manuel
Nous avons répondu à l’invitation de la journée de secteur des Equipes Notre-Dame, au cours de laquelle le parcours tandem a été présenté.
Désireux d’échanger et de réfléchir avec d’autres couples sur l’aspect humain et spirituel et à la proposition d’un couple aîné des E.N.D, nous
n’avons pas hésité à prendre contact avec les responsables, et voilà nous avons intégré l’équipe existante car pour nous c’est un moyen pour
mieux se connaître, s’accepter et vivre mieux notre foi, notre objectif étant de nous unir par le sacrement du mariage.
David et Bernard
Suite à une discussion avec mon collègue de travail au sujet de Tandem, nous avons pris connaissance et ensuite j’en ai discuté avec Joël ;
c’est ainsi que nous avons trouvé fort intéressante la proposition, car jusqu’à présent nous n’avions pas fait l’expérience d’un groupe de partage
spirituel. Nous vivons notre spiritualité en participant à la messe et en prenant un temps de prière dans les chapelles. En découvrant Tandem,
nous avons appris à partager et voir comment d’autres couples vivent leur spiritualité, nous trouvons les thèmes d’actualité, et adaptés à notre
mode de vie. Ils nous aident à améliorer notre vie de couple. À ce jour nous avons eu l’occasion de nous entretenir sur 17 thèmes tels : Qui
fait quoi ? - Dieu dans ma vie - la « Belle » Famille etc.
Martine et Joël
Nous avons décidé de faire tandem parce que nous avions le désir de nous marier. Cependant, nos personnalités sont très différentes. Nous
avions du mal à accorder notre relation pour créer une union réelle qui permet aux couples de pouvoir tout affronter. Aujourd’hui, à mi-parcours
dans le programme tandem, nous ne sommes pas déçus. L’équipe tandem a bien répondu à nos attentes et nous a offert bien plus. En effet,
en abordant d’une manière générale les thèmes difficiles de la vie concrète du couple : cela nous permet de nous découvrir l’un et l’autre
agréablement surpris.
Marie-Christine et Elvis
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14
BRÈVES
UNE JOURNÉE POUR LES PRÊTRES ARRIVÉS RÉCEMMENT
Accueillis par Mgr Riocreux et le Père Silène, vicaire général, ils ont
approfondi l’histoire ancienne et récente de notre Eglise, depuis ses
origines jusqu’au 20
ème siècle avec le synode diocésain de 1995 et le
150
ème anniversaire du diocèse en l’an 2000. La présentation historique
et pastorale a été suivie aussi d’une séquence sur les finances avec
l’économe diocésaine, Carole Chomet. Puis, de nombreuses informa-
tions furent données sur la communication, la liturgie avec de riches
échanges. Cette rencontre de qualité a été ouverte par la prière et s’est
conclue par une messe concélébrée dans la chapelle de l’évêché.
CHAPELLE DE BEAUSOLEIL
RÉOUVERTE
Dans les hauteurs de Vieux-Habitants, la chapelle de Beau-
soleil était fermée depuis 2013.
Sous l’impulsion du Père Lavital, avec toute la population,
les travaux ont été réalisés, permettant l’ouverture de ce
lieu. Le mercredi 19 Février, une messe solennelle a été
concélébrée par le Père Silène, vicaire général, et plu-
sieurs prêtres en présence d’une grande foule. Désormais,
chaque mercredi et samedi soir, une messe est célébrée.
Mgr Riocreux viendra présider la messe du samedi 7 Mars.
EXPOSITION
VÊTEMENTS LITURGIQUES
Cet événement à pour but de permettre de découvrir les
métiers de la restauration du Patrimoine et notre richesse
culturelle.
Après le Concile Vatican II (1962-1965) ces anciens vê-
tements et ornements étaient relégués dans les placards
situés dans les combles de l’Eglise et voués à une détério-
ration.
L’exposition est ouverte
du 6 au 28 mars 2020
- Les jeudis 12, 19 et 26 mars, de 10h à 17h30
- Les Vendredis 13, 20 et 27 mars, de 10h à 17h30
- Les Samedis 14, 21 et 28 mars, de 10h à 17h30
- Le dimanche 8 mars de 8h à 12h.
(Entrée gratuite)
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15
BRÈVES
JUBILÉ POUR SEPT PRÊTRES
ORDONNÉS EN 2000
Le mercredi 29 janvier à l’église du Sacré Cœur de Pointe-à-Pitre, les 20
ans d’ordination des pères : Alfred Lavital, Pierre Claver Ananu, Lavaud
Christophe, Anthony Etienne, Serge Merlin Babakila, Godefroid Siasia
Nzita et Yves-Gérald Richemond. Cette eucharistie présidée par le Père
Alfred Lavital, doyen du groupe, a été l’occasion pour de nombreux
fidèles venus de plusieurs paroisses, de rendre grâce au Seigneur qui prend soin de son Eglise par l’entremise
des prêtres. Le père Édouard Silène, notre vicaire général, et le père Alain Diedhiou, vicaire général du diocèse
de la Guyane( de passage en Guadeloupe pour participer à la rencontre des Évêques et vicaires généraux de la
province Antilles Guyane) nous ont apporté leur soutien par leur présence fraternelle. Dans son homélie le Père
Pierre Claver, en commentant l’évangile du Jour (Mc 4, 1-20) a rappelé la mission du semeur de l’Evangile que
nous avons reçue le jour de notre ordination. Ensuite il a mis l’accent sur le rôle de la famille comme matrice
des vocations. Il a terminé ses propos en exhortant les jeunes à ne pas avoir peur de répondre à l’appel de Dieu
pour être des semeurs de sa Parole.
Père Yves-Gérald RICHEMOND
LA SAINT MAROUN
CÉLÉBRÉE PAR LES LIBANAIS
Chaque année, les chrétiens ma-
ronites célèbrent Saint Maroun, er-
mite en Syrie, qui est à l’origine de
l’Eglise maronite. Décédé en 410,
il a inspiré des hommes devenus
moines eux aussi dans la vallée de
la Kadisha au Liban. Cette Eglise
liée à l’histoire du pays et de tout
le Moyen Orient est présente en
Guadeloupe par les nombreux li-
banais attachés à leur Eglise et à
leur culture.Dimanche 9 Février, près de 200
fidèles d’origine libanaise mais
aussi syrienne étaient réunis dans
la chapelle du CPSO pour une
messe présidée par Mgr Riocreux
avec le Père Jacques Nicolas, nou-
veau curé de la mission maronite.
L’évêque grec orthodoxe pour la
région, Mgr Ignace et le Père Ya-
coub assistaient à cette belle cé-
lébration. La messe maronite est
entièrement chantée en arabe, et
aussi en français avec la consécra-
tion faite en syriaque, langue du
Christ. Emotion, ferveur et joie ont
marqué les participants.
Dans sa méditation, Mgr Riocreux
a retracé l’histoire des maronites et
les liens entre le Liban et la France
depuis St Louis au 13ème siècle. A
plusieurs reprises, il a été applaudi
montrant l’appréciation des pro-
pos. L’évêque a présenté le Père
Jacques, arrivé récemment en sou-
lignant son parcours de mission-
naire successivement en Argentine
et au Paraguay. Il a dit aussi sa sa-
tisfaction de la présence du prêtre
qui officie à St Pierre St Paul.
Un déjeuner et une superbe fête
libanaise avec chants des enfants
et des jeunes ont manifesté la
joie de ce jour. Beaucoup ont ex-
primé leur reconnaissance pour
l’accueil fait aux Libanais venus
durant ces dernières décennies
et pour cette mission maronite St
Charbel. Chaque dimanche, à 10h,
la messe maronite est célébrée
dans la chapelle du CPSO. Tous
peuvent y participer et découvrir la
beauté de cette liturgie.
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16
JUBILÉ
ACTION DE GRÂCES
POUR 60 ANS DE SACERDOCE
Le 25 février 1960, j’étais ordon-
né prêtre pour la Guadeloupe par
Mgr Gilles Barthe, alors évêque
de Monaco. Voici mon itinéraire
en vous révélant que durant ces
60 années de vie sacerdotale, j’ai
vécu passionnément ma mission
et je n’ai pas cessé de nourrir des
rêves. Or la plupart du temps, ce
qu’il y a de pire dans les rêves,
dit-on, c’est leur vanité. Dans ma
tendre jeunesse, j’avais l’ambition
de vouloir réaliser des choses…
et je ne suis pas arrivé à ce que je
pensais. Cependant, on m’a per-
mis de réaliser certains projets, et
dans le même temps, j’ai souvent
laissé à d’autres l’initiative.
Aussi, je remercie le Seigneur
pour tout ce qu’il a fait pour moi.
Il m’a donné un toit pour dormir,
une bonne santé et j’ai pu faire
des études. Je n’ai pas trop souf-
fert, sauf peut-être de solitude ou
de jugements parfois injustes. On
a fait miroiter devant moi, la place
que j’aurais pu avoir en m’enga-
geant dans la politique, si je faisais
acte de candidature aux élections !
J’ai eu la prudence et la grâce de
n’avoir pas succombé à cette ten-
tation.
Parfois, on me demande : « Alors,
qu’est-ce qui a donc changé en vous durant ces années ? ». Je
réponds tout simplement. J’étais
un jeune bougre, né à Gosier,
l’ainé d’une nombreuse progé-
niture, dont les parents rêvaient
pour eux un bel avenir. A l’âge de
douze ans, à l’école communale,
je n’étais pas, je crois, un élève
particulièrement brillant, mais stu-
dieux et sérieux. Cependant, pris
en défaut d’arriver très souvent en
retard à l’école le matin, le maître
me mettait en signe de punition
derrière le tableau de la classe.
C’était alors la coutume. Un autre
temps ! Il m’obligeait également
à écrire cent fois, sur une feuille
de papier « Je ne dois pas arriver
en retard à l’école. » Ce maître
d’école était même allé chez mes
parents pour leur dire : « Ne laissez
pas cet enfant prendre l’habitude
d’aller à la messe tous les matins
avec sa grand’mère avant de venir
à l’école, il risque de devenir un
curé. Et s’il continue je le mettrai
à la porte ». Ce à quoi ma pauvre
mère n’avait su quoi répondre.
Or, au moment de présenter ses
élèves au certificat d’étude, ce
maitre d’école avait publique-
ment déclaré à haute voix dans la
classe : « Je présente un tel, un
tel au certificat d’étude. Mais pas
Gillot! Mais si Gillot veut aussi se
présenter, je ferai son dossier ! »
J’avais alors répondu respectueu-
sement en levant la main : « Oui,
Monsieur le directeur, moi aussi
je veux me présenter ! » En venant
mettre ma signature sur le dossier
de candidature, il m’a dit : « Voilà !
Si vous réussissez, je vous ferai
ce cadeau. » C’était un bel encrier
en verre. Et joignant le geste à la parole, il glissa doucement devant
moi ce bel encrier dont il avait
l’habitude de se servir lui-même.
Or, parmi tous ceux qu’il avait
présentés au certificat, seulement
trois d’entre nous avaient été ad-
mis, dont moi-même !
Dans ces années 1944-1945,
fin de la guerre, j’étais encore à
l’école communale. Le curé de
la Paroisse, le Père Rhiel, me
voyant participer régulièrement
à la messe chaque matin, avait
demandé à ma grand-mère que
j’accompagnais de me poser la
question de savoir si je ne voulais
pas devenir prêtre.
Ainsi, cette question, je l’avais re-
prise et redite en forme de de-
mande à mon père. Ce denier
m’avait laissé le choix à condition
de réussir mon certificat d’études.
Ce qui fut fait. Cela m’a conduit
au petit séminaire de Blanchet à
Gourbeyre pour les études secon-
daires.
Comme, nous étions en période
de guerre et qu’il n’y avait pas
d’enseignants au petit séminaire,
on avait fini par arrêter les cours,
fermer le petit séminaire de Blan-
chet et renvoyer chacun chez ses
parents. Au bout de quelques
temps, les responsables avaient
décidé de rappeler quelques-uns
d’entre nous pour nous envoyer
dans l’Hexagone afin de pour-
suivre nos études. Et de nouveau
je fus parmi les trois envoyés au
petit séminaire d’Allex dans la
Drôme, où je me suis retrouvé
en compagnie de quelques plus
anciens guadeloupéens qui m’y
avaient précédé.
(A suivre)
P. Yves GILLOT
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HORIZONTALEMENT
1 - Indispensable au maintien de la vie.
2 - La Guadeloupe en fait partie. Rareté de lumière.
3 - Parente. Salutation. Toi en créole guyanais.
4 - Négation. Education et scolarisation.
5 - Pour relier. Expert. Moi en créole guyanais.
6 - Globules rouges. Argent.
7 - Sud-Américain. Relié.
8 - Pâtes italiennes.
9 - Il vaut mieux ne pas s’y laisser prendre. Fin de verbe.
Rayons à éviter.
10 - Type d’intrigue.
VERTICALEMENT
1 - Qui détient un pouvoir absolu.
2 - Prénom féminin. Manque.
3 - Glissière.
4 - Je. Choisit.
5 - Bois d’Afrique très résistant. Négation.
6 - Un brin de seconde. Métal blanc très malléable.
7 - Impôt. Partie de Pointe-à-Pitre.
8 - Région de France réputée pour ses sources thermiques.
9 - On a toujours tendance à le mettre à l’abri des regards.
Parcourut
10 - Deux. Algue verte.
11 - Ancienne dynastie.
12 - Mot nouveau dans une langue.
.
P. CHERY, cssp
(Solution dans le prochain numéro)
M OTS CROISÉS N O 65
M OTS CROISÉS N O 64 ( SOLUTION )
ST AUGUSTIN À L’EHPAD DU SACRÉ-CŒUR
Vendredi 14 février, les résidents de l’EHPAD ont été honorés de la pré-
sence de Dominique Touzé qui a présenté les « Confessions de Saint
Augustin », avec les musiciens Denis et Fortuné Toussaint. Ce fut un réel
enchantement. Une véritable interaction a pris naissance où les résidents
le temps de la prestation sont de-
venus acteurs au sein du jeu de rôle de Dominique en étant son père,
sa mère et autre dont père Blain, Saint Ambroise. Ce fut un excellent
moyen pour les revaloriser et créer un grand moment de joie et de foi.
Ils ont pu se retrouver dans le texte et ils ont été impressionnés par le
jeu de l’acteur. Un moment de partage et d’échange qui s’est conclu
par le déjeuner.
Florence HAMEL
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INFOS
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Nombreuses infos sur le site !
Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles
sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde.
www.guadeloupe.catholique.fr
Nouveauté à Radio Massabielle !
Depuis novembre notre radio diocésaine retransmet les vêpres et la messe
du dimanche depuis l’église Saint-Michel du Raizet.
17h45 Vêpres solennelles / 18h15 Messe dominicale
Prières
La Parole de Dieu chaque matin
Le chapelet de Lourdes à 10 H 30 et à 15 H
Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican
Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire
POUR PRÉPARER LA SEMAINE SAINTE
MESS’AJE Guadeloupe vous invite à méditer
LA PASSION SELON ST JEAN
Les 28 et 29 Mars de 16h à19h et de 9h à18h
au Collège Saint Joseph de Cluny - La Jaille - BAIE MAHAULT
Participation : 20€ (repas sorti du sac)
Renseignements et inscriptions : mail : vincine.marie-luce@orange.fr
CHANTS, PRIÈRE ET LITURGIE
AVEC LE CHANTEUR PATRICK RICHARD
- 19 mars : Veillée St Michel du Raizet
- 20 mars : Matin, messe avec les enfants de l’externat St Joseph de Cluny
à St Pierre et St Paul de Pointe-à-Pitre
- 21 mars : Veillée à la cathédrale de Basse-Terre avec la pastorale des jeunes
- 22 mars :16h30 à St Jean Bosco Gourbeyre
- 25 mars : Veillée à St Michel du Raizet
- 27 mars : Veillée à St Michel du Raizet avec la pastorale des jeunes
- 29 et 30 mars : Marie-Galante
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Dimanche 1 er Mars
s H - E S S E D U P R E M I E R D I M A N C H E D E # A R Ð M E
à Petit-Bourg
s H # Ï L Ï B R A T I O N D E L A P P E L D Ï C I S I F
des catéchumènes à Petit-Bourg
Mardi 3 Mars
Conseil Episcopal
Jeudi 5 Mars
Inauguration de l’exposition Vêtements liturgiques
à Pointe-à-Pitre
Samedi 7 Mars
s 2 E N C O N T R E A V E C L E S C O N l R M A N D S D E L A * A I L L E
s - E S S E Ì L A C H A P E L L E D E "
