1003 - Les servants d'autel à Marie-Galante

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3 € N° 1003 - Mars 2020 www.guadeloupe.catholique.fr LES SERVANTS D’AUTEL À MARIE-GALANTE pages 10 et 11 RENCONTRE DES ÉVÊQUES pages 3 ENTRÉE EN CARÊME pages 3-4-5 et 20

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2 Pèlerinages ......................................2 “L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3 Message du pape pour le Carême .............................4-5 Querida Amazonia ...........................6 Engagenemt ....................................7 En route avec Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus (suite) ...................8 Les jeunes ........................................9 Les servants d’autel dans la joie ..............................10-11 La famille .................................12-13 Brèves ............................................14 La Saint Maroun avec les Libanais .15 Jubilé .............................................16 Mots croisés ...................................17 Infos ...............................................18 Calendrier de Mgr Riocreux ............................19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE C.I.A. S.E. La réunion d’information et d’échange qui s’est déroulée le 18 février à Pointe-à-Pitre, a permis à Stephane de Navacelle avocat, Laetitia Atlani-Duault anthropologue (membres de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise) et Sandra François directrice de l’association d’aide aux victimes en Guadelou pe, d’effectuer un travail d’in - formation et de pédagogie pour libérer la parole des victimes d’abus sexuels. Une prise de conscience se fait jour, dont a témoigné la cinquantaine de personnes Réouverture de la Chapelle de Beausoleil

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3 LES ÉVÊQUES ET VICAIRES GÉNÉRAUX RÉUNIS À BASSE-TERRE Chaque année, les trois évêques de Martinique, Guadeloupe et Guyane se retrouvent avec leurs vicaires généraux pour trois jours de travail, prière et ren- contres. Ainsi, fin janvier, à l’évêché de Basse-Terre, Mgr Riocreux a accueilli cette session de la Province ecclésias- tique. Une telle rencontre est d’abord un mo- ment joyeux de retrouvailles, puisque se vit ainsi la collégialité affective et effective. Cette communion se réalise en- suite lors des eucharisties concélébrées, notamment celle de la fête de St Tho- mas d’Aquin en l’église du carmel. L’archevêque de Martinique, dominicain, a présenté brillamment à la foule présente le célèbre théologien du 13 ème siècle, lui aussi fils de Saint Dominique. L’ordre du jour de la rencontre est toujours bien rempli. Avec tout d’abord, un tour de table rappelant les grands moments de l’année, les soucis et les perspectives. Mgr Lafont a évoqué longuement le Synode pour l’Amazonie en octobre dernier et a ainsi préparé l’accueil du document post-synodal Que- ria Amazonia publié le 12 Février. L’expérience de ce synode et l’exhortation apostolique se résument en un mot : conversion. Les six participants de cette réunion ont longuement réfléchi à ce thème de la conversion pastorale avec une attention aux jeunes adultes. La transmission de la foi ne se réalise pas automatiquement. Une constatation évidente dans les trois diocèses est celle de la diminution du nombre de jeunes dans nos assemblées. Un vrai défi est à relever en nous inspirant des deux documents essentiels du pape : “La joie de l’Evangile” et ”Laudato si”. Aussi, les diocèses ont présenté ce qui se réalise déjà, notamment avec la grande mission en Guyane avec visite aux familles et le rassemblement dio- césain récent en Martinique. La Guadeloupe se prépare à une Pentecôte dio- césaine avec confirmation de 800 adultes et jeunes dans le Vélodrome de Gourdeliane. Le projet commun de “Bible en nous” largement diffusé a été aussi source d’émerveillement devant cette soif de connaître la Parole de Dieu. Un long échange a été sur le thème de la « Synodalité », cette manière de vivre la mission en Eglise ensemble. Cela se réalise pour l’Eglise universelle dans les synodes romains depuis 50 ans et pour l’Eglise en France lors de la dernière assemblée de Lourdes. Et nous pouvons le vivre régulièrement dans cette « marche » ensemble pour la mission. Par ailleurs, nous constatons une évolution démographique pour la Martinique et la Guadeloupe qui ont perdu 20.000 habitants en 10 ans avec le vieillisse- ment de la population et le départ de nombreux jeunes pour la métropole. C’est la raison même de l’existence de l’aumônerie Antilles-Guyane en France, avec son aumônier, le Père Marcel Crépin. Enfin, deux sujets essentiels ont été abordés, celui des prêtres et de leur forma- tion. Actuellement une vingtaine de jeunes des trois diocèses sont en formation à Fort-de-France, Toulouse, Aix-en-Provence et Rome. RÉCONCILIATION Le mercredi des cendres, à la messe, nous chan- tons le psaume 50 : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour ». Et nous en- tendons Paul nous lancer cet appel : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Le temps de Carême est le temps de la Réconciliation, du pardon, de la pénitence. 40 jours au cours desquels nous nous reconnaissons pécheurs… aimés par Dieu et pardonnés. Paul nous exhorte à béné- ficier de ce temps fort pour la vie chrétienne : « Le voici maintenant le moment fa- vorable. » (2 Co 6, 2) Le Carême, temps de récon- ciliation avec Dieu et avec nos frères. Avec Dieu sa- cramentellement. Les 24 h pour le Seigneur, les célébra- tions pénitentielles consti- tuent des « moments fa- vorables ». Avec nos frères et sœurs. Nous avons tou- jours à nous réconcilier et c’est à toi à faire le premier pas. « Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, va d’abord te ré- concilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » (Mt 5, 24). Dans son message de Ca- rême, le pape François nous rappelle ce devoir de ré- conciliation. Bon Carême ! L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux présentes. « Il s’agit de repousser la honte et la peur afin de se libérer d’une vraie souf -ff france trop souvent cac hée ! » a expliqué M. de Navacelle. Mme Fran?ois a dit combien l’association « Guadav France Victimes 971 » présente en Guadeloupe depuis dix ans était à l’écoute de la souffrance des victimes de tous les abus afin de les soutenir et les accompagner dans leurs démarches juridiques, médicales ou éducatives. Son tél. : 0590 84 22 86. (Service CIASE B.P. 30132 - 75525 PARIS cedex 11 ou victimes@ciase.fr )

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4 MESSAGE DU PAPE POUR LE CARÊME Chers frères et sœurs ! Cette année encore, le Sei gneu r nous accorde un temps favorable pour nous préparer à cé lébrer avec un cœur renouvelé le grand My s- tère de l a m ort et de l a ré su rre ction de Jésus, pierre angulaire de la vie chrétienne personnelle et comm u- nautaire. I l nous faut constamment reven ir à ce Mystère, avec notre es - prit et notre cœur. En effet, ce M ys - tère ne cesse de grandir en nous, dans la mesure où nous nous lai s- sons entraîner par son dynamisme spirituel et y a dhérons par une r é- ponse libre et généreuse . Le M yst ère pasca l, f ondemen t de la c onversi on La joie du chrétien découle de l’écoute et de l’accueil de la BonneN ou velle de l a m ort et de l a ré sur - rection de Jé sus : Le Kéry gm e. Il résume le M ystère d’un amour “si réel, si vrai, si concret qu’il nous offre une rel ation f aite de di a- logue sincère et fécon d” (Exhort. ap .Christus vivit , n. 117). Celuit qu i cro it en cette annonce re jette le mensonge se lon leque l notre vie aurait son ori gine en nous - même, a lors qu’en réa lité e lle jai llit de l’amour de Dieu le Père , de sa v olonté de d onner l a vie en abon - dance (cf. Jn 10, 10). En revanche, si nous écoutons la voix envo û- tante du “père du mensonge (cf. Jn 8, 45), nous ris quons de sombre r dans l’abîme du non-sens, de vivre l’enfer dès ici-bas sur terre , comme en témoignent ma lheureusement de n ombre ux événement s dr am a- tiques de l’ex périence humaine personnelle et collective . En ce Carême de l’année 2020, je vou dr ais d onc étendre à tous le s chrétiens ce que j’ai déjà écrit aux jeunes dans l’Exhortation Apo s- toli queChristus vivi t : “Regardet les bras ouverts du Christ cruc i- fié , laisse-toi sauver encore et en - core. Et quand tu t’approches pou r confesser tes péc hés, crois ferm e- ment en sa miséricor de qui te l i- bère de la faute. Contem ple son san g répan du avec tant d’amour et laisse-toi purifier par lui. Tu pour - ras ainsi renaître de nouveau” (n. 123). La Pâ que de Jésus n’est pas un événement du passé : par la puissance de l’Esprit Saint, elle est toujours actue lle et nous permet de re garder et de toucher avec foi la chair du Christ chez tant de per- so nne s sou ffr ante s. Urgence de la conversio n Il est salutaire de contempler plus profondément le M ystère pascal, grâce auquel la miséricorde de Dieu nous a été donnée. L’exp é- rience de la miséricorde , en effet , n’est possible que dans un “face à face” avec le Seigneur cruci - fié et ressuscité “ qui m’a aimé et s’est livré pour moi” (Ga 2, 20). Un dialogue cœur à cœur, d’ami à ami. C’est pourquoi la prière est si importante en ce temps de C a- rême. Avant d’être un devoir , elle exprime le besoin de correspondre à l’amour de Dieu qui nous pré- cède et nous soutient toujours. En effet, le chrétien prie tout en ayant conscience d’être aimé malgré son in dignité. La prière peut pren dre NOUS VOUS EN SUPPLIONS AU NOM DU CHRIST, LAISSEZ-VOUS RÉCONCILIER AVEC DIEU (2 Co 5, 20)

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5 différentes formes, mais ce qui compte vraiment aux yeux de Dieu, c’est qu’elle creuse en nous jusqu’à réussir à entamer la dureté de notre cœur, afin de le convertir toujours plus à Lui et à sa volonté. En ce temps favorable, laissons- nous donc conduire comme Israël dans le désert (cf. Os 2, 16), afin que nous puissions enfin entendre la voix de notre Epoux, pour la faire résonner en nous avec plus de profondeur et de disponibilité. Plus nous nous laisserons impliquer par sa Parole, plus nous pourrons ex- périmenter sa miséricorde gratuite envers nous. Ne laissons donc pas passer ce temps de grâce en vain, dans l’illusion présomptueuse d’être nous-mêmes les maîtres du temps et des modes de notre conversion à lui. La volonté passionnée de Dieu de dialoguer avec ses enfants Le fait que le Seigneur nous offre, ne fois de plus, un temps favo- rable pour notre conversion, ne doit jamais être tenu pour acquis. Cette nouvelle opportunité devrait éveiller en nous un sentiment de gratitude et nous secouer de notre torpeur. Malgré la présence, cet espace offert pour un changement de cap exprime la volonté tenace de Dieu de ne pas interrompre le dialogue du salut avec nous. En Jé- sus crucifié, qu’il “a fait péché pour nous” (2 Co 5, 21), cette volonté est arrivée au point de faire retom- ber tous nos péchés sur son Fils au point de “retourner Dieu contre lui-même”, comme le dit le Pape Benoît XVI (Enc. Deus caritas est, n. 12). En effet, Dieu aime aussi ses ennemis (cf Mt5, 43-48). Le dialogue que Dieu par le Mys- tère pascal de son Fils veut établir avec chaque homme s’est pas comme celui attribué aux habitants d’Athènes, qui “n’avaient d’autre passe-temps que de dire ou écou- ter les dernières nouveautés” (Ac 17, 21). Ce genre de bavardage, dicté par une curiosité vide et su- perficielle, caractérise la monda- nité de tous les temps et, de nos jours, il peut aussi se faufiler dans un usage trompeur des moyens de communication. Une richesse à partager et non pas à accumuler seulement pour soi Mettre le Mystère pascal au centre de la vie signifie éprouver de la compassion pour les plaies du Christ crucifié perceptibles chez les nombreuses victimes innocentes des guerres, dans les atteintes à la vie, depuis le sein maternel jusqu’au troisième âge, sous les innombrables formes de violence, de catastrophes environnemen- tales, de distribution inégale des biens de la terre, de traite des êtres humains dans tous aspects et d’appât du gain effréné qui est une forme d’idolâtrie. Aujourd’hui encore, il est impor- tant de faire appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour qu’ils partagent leurs biens avec ceux qui en ont le plus be-soin en faisant l’aumône, comme une forme de participation per- sonnelle à la construction d’un monde plus équitable. Le partage dans la charité rend l’homme plus humain, alors que l’accumulation risque de l’abrutir, en l’enfermant dans son propre égoïsme. Nous pouvons et nous devons aller en- core plus loin, compte tenu des dimensions structurelles de l’éco- nomie. C’est pourquoi, en ce Ca- rême 2020, du 26 au 28 mars, j’ai convoqué à Assise de jeunes économistes, entrepreneurs et porteurs de changement, dans le but de contribuer à l’esquisse d’une économie plus juste et plus inclusive que l’actuelle. Comme le Magistère de l’Eglise l’a répété à plusieurs reprises, la politique est une forme éminente de charité. Ainsi en sera-t-il de la gestion de l’économie, basée sur ce même esprit évangélique qui est l’esprit des Béatitudes. J’invoque l’intercession de la Très- Sainte Vierge pour ce Carême à venir, afin que nous accueillions l’appel à nous laisser réconcilier avec Dieu, pour fixer le regard du cœur sur le Mystère pascal et nous convertir à un dialogue ouvert et sincère avec Dieu. C’est ainsi que nous pourrons devenir ce que le Christ dit de ses disciples : sel de la terre et lumière du monde (cf. Mt 5, 13-14). Pape François

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6 QUERIDA AMAZONIA AMAZONIE BIEN-AIMÉE Pu bl iée le 12 février dernier, l’ex hortation aposto lique post - syno dale du pape François est intitu lée « Queri da Amazonia, Amazonie bien-aimé e». Elle suit le Syno de sur l’Amazonie qui s’est dérou lé à Rome en octo bre 2019, et qui s’est ac he- vé par un texte ayant pour titre Amazon ie : nouveaux c hemins pour l’Église et pour une éc o- logie intégra le ». Une exhortation qui complèt e le document du s ynode Le pape adresse cette exhortation «au peu ple de Dieu et à toutes les personnes de bonne volont é», bien au-delà des neuf pays que compte l’Amazonie. Il souhaite ré - vei ller l’affection et la préoccu pa - tion pour cette terre qui est aussi l a « n ôtre » et inviter à l’admirer et à la reconnaître comme un mystère sacré. Humblement, le pape veut «exprimer quatre grands rêves que l’Amazonie lui inspir e», déclinant ainsi son propos en quatre partie s: le rêve socia l, le rêve cu lture l, le rêve éco logiqu e, le rêve ecc lésia l. Composée de 111 points et ponc - tuée de nombreux poèmes em - pruntés à des auteurs sud-amér i- ca ins m ais auss i de citations de s papes précé dents, l’exhortation apostolique Querida Amazonia s’articule autour de ces quatr e « rêves » exprimés par le pape François. Des prêtres, diacres, re ligieu x et laïcs p lus nom breux Le pape n’évo que pas comme s o- lution l’ ordin ation sac erd otale de diacres permanents mariés, mais ex horte tous les évêques « à être plus généreux en orientant ceu x qui montrent une vocation mi s- sionnaire à choi sir l’Amazonie » . Sou lignant par ai lleurs le manque de séminaires pour la formation des indigènes dans la région, le Pape deman de « de réviser co m - plètement la structure et le cont e- nu tant de la formation initiale que de la formation permanente des prêtres, afin qu’ils ac quièrent les attitudes et les capacités que r e- quiert le dialogue avec les cultures amazoniennes ». Ne pas « déprécier ce qu’i l y a de bon dans les cu ltures » En Amazonie, l’É glise catholique doit se développer à travers un processus d’inculturation, c’est-à - dire grâce à « l’écoute et le dia - logue avec les personnes, les ré a- lité s et le s hi stoire s de leur terre » . Ce processus ne doit ni « dépr é- cier ce qu’il y a de bon dans les cultures » locales ni se couper de la « richesse » de la Tra dition mill é- naire de l’É glise . L’inculturation de la s piritualité c hrétienne passe par un effort d’inculturation de la liturgie. Le pontife su gg ère ainsi d’inté grer dans la liturgie un certain nombre d’éléments pro pres à l’ex périence des in digènes dans leur « contact intime avec la nature » : chants , danses, rites, gestes et symboles . Chaque homme sur terre doit « s’in digner » Chaque homme sur terre doit « s’indi gner » devant l’injustice de « l’hi stoire de d ou leur et de mé - pris » vécue par les habitants de la région, demande le pontife. Face aux « mentalités de colonisation » , cette dernière se perpétuant a u- jourd’hui même si elle « se d é- guise et se dissimule », il convient en premier lieu de reconnaître les h abit ants de l’Am azonie co mme « réellement humains » . Les pauvres, dépositaires d’un tréso r Les membres de l’É glise doivent donner aux plus pauvres de la r é- gion, particu lièrement les autoc h- tones, une place centra le car i ls sont « dépositaires d’un trésor de s- tiné à dis paraître ». Face aux « m i- grations forcées » qui désintè grent peu ples, fami lles et cu ltures, les jeunes d’Amazonie doivent « prendre en charge les racines » et rester attachés à leurs histoires, « cordon ombilical » qui unit des peup les « aussi variés que leur ter - ritoire ». En effet , « l’identité et le dialogue ne sont pas ennemis » si cette première exclut tout « indi gé - nisme com plètement fermé » . Encoura ger « les dons populaires » des femme s Le pape a en outre souli gné le rôle majeur des femmes dans cette région : grâce au « dévouement admir able » de cert aine s d’entre elles, de nombreuses comm u- nautés privées de prêtre se sont m ainten ues. Il f au t d onc cess er de penser l’ Église en termes fonctio n- nel s : ce « réd uc tionni sme » revient à estimer que les femmes obtien - dr ont un statut seulement si elle s acc èdent au sac rement de l’ ordre. Une telle vision con duit à les « cléri ca liser » . Pascal GBIKP I

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7 Je suis Sœur Aury-Anne, novice dans la congrégation des sœurs de St Joseph de Cluny. En cette journée de la vie consacrée, j’aimerai m’adresser tout particulièrement aux jeunes pour vous dire « N’ayez pas peur », ne laissez personne décider à votre place de votre avenir. Faites confiance au Seigneur. Dieu n’enlève pas, il donne plus que vous ne pourriez désirer. Dans la rue, on m’arrête souvent pour me demander « Pouki ou vlé fè ça ». Et je réponds tout simplement, « Pour Jésus, il m’appelle ». Très tôt, le Seigneur a tout bouleversé. A l’âge de 15 ans, j’ai entendu l’appel de Dieu résonner dans mon cœur lors d’une retraite vocationnelle. J’ai compris que le Seigneur m’appelait à lui donner toute ma vie. Après le bac, j’ai commencé à cheminer en étant ac- compagné par un prêtre et en passant de temps en temps des week-ends chez les sœurs. J’ai fréquenté un groupe de jeunes et fait le catéchisme. J’ai terminé mes études puis j’ai eu une expérience professionnelle et je gardais toujours le lien avec mes amis. C’est à l’âge de 22 ans que j’ai commencé à cheminer avec les sœurs de St Joseph de Cluny comme postulante. Le charisme d’Anne-Marie Javouhey m’attirait. Je suis heureuse et il n’y a pas de plus grand bonheur que de répondre à l’appel. Chers jeunes : « Osez, n’ayez pas peur, le Seigneur a préparé une route pour vous, celle du bonheur ». L’EDUCATION ATTENTIVE AVEC « PARLEZ-MOI D’AMOUR » La responsable nationale de « Parlez-moi d’amour », Valérie Ternynck (conseillère conju- gale) était en Guadeloupe, en février, pour une semaine de formation : un parcours d’éducation affective, relationnelle et sexuelle ouvert à tous, qui s’appuie sur l’écoute, la compassion et la capacité de résilience. Pour les adultes, deux soirées pour apprendre à « Ecouter » ont été données. Et une journée sur « Comment prendre soin de la vie affective de mon adolescent ». Cette formation n’était pas qu’une mise à jour, mais aussi une aide pour les parents, grands-parents, éducateurs, afin d’éclairer leurs jeunes par un regard bienveillant rempli de confiance. Pour les jeunes des écoles catholiques, plusieurs interventions de deux heures ont été proposées aux jeunes de 4 ème , filles et garçons séparés pour qu’ils sortent des schémas proposés par l’hyper sexualisation de la société et notam- ment par la pornographie, qui blessent profondément et donnent une idée fausse d’une sexualité épanouissante. La méthode de « Parlez-moi d’amour » est chrétienne et s’appuie sur la beauté de la personne, comme Dieu la voit et l’a créée. Elle permet aux jeunes d’apprendre à se connaître d’abord dans le fonctionnement de leur corps (différent pour le garçon et pour la fille), leur sensibilité, l’intelligence et la volonté, pour ensuite découvrir leur cœur profond avec un désir de beau, de vrai, de cohérence : une unité intérieure. Les jeunes sont écoutés et peuvent poser toutes les questions, même les plus douloureuses, concernant la vie amoureuse. La qualité d’écoute et de non jugement, la bienveillance sont primordiales face à des jeunes ou adultes qui vivent de grosses souffrances. « Avant de donner des avis ou des conseils, il faut s’assurer d’avoir écouté tout ce que l’autre avait besoin d’extériori- ser. Cela implique de faire le silence intérieur pour écouter sans bruit dans le cœur, ou dans l’esprit » (Pape François, Amoris Laetitia) « Parlez-moi d’amour » c’est plus de 100 animateurs bénévoles en France et dans les DOM-TOM. Contact en Guadeloupe : parlezmoidamour971@hotmail.com Laetitia Penava Valérie Ternynck - sentation du Seigneur, en la cath é- drale St Pierre St Paul de Pointe-à - Pitre, une trentaine de reli gieuses avaient pris place dans les premiers rangs pour cette journée de la vieconsacrée. M gr Riocreux a rappe - lé l’origine de la fête liturgique et l’invitation faite par l’Eglise pour le renouvellement de l’en gagement des consacrés. Il a aussi mentio n- né les congrégations présentes SERVIR LE SEIGNEUR dans le diocèse, notamment les Sœurs de St Paul de Chartres et les sœurs St Joseph de Cluny, les Sœurs Dominicaines, les Sœurs de Notre-Dame de Compassion, une sœur Bénédictine, ainsi que les carmélites. Cette journée de la vie consacrée est aussi l’occasion de prier pour les vocations religieuses. ENGAGEMENT

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8 SPIRITUALITÉ EN ROUTE AVEC STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS ! 2ème étape : l ’humilité Chers amis, en entrant dans ce temps fort qu’est le Carême, nous vous invitons à poursuivre la route avec T hérèse dans la deuxième étape de sa Petite Vo ie : l’humi lité. Cette attitu de d’âme, fondement de la vie spi - rituelle, ne nous est guère fam i- lière, avouons-le. Et pourtant, elle es t fond am ent ale si no us vo u- lons vivre une re lation perso n- nelle plus vraie avec Dieu, dans la prièr e; avec soi-même, en jeû - nant de tout ce qui nous écarte de Lui. Et ainsi, purifiés de notre égoïsme et de notre orguei l, nous pourrons aimer plus plei- nement notre prochain en par- tagean t ce que nous avons e t ce que n ous sommes . « L’humi lité , c’es t la vérit é», affirme la gran de Thérèse d’Avila. Fidèle disciple de sa «M ère », Thérèse « l a P etit e », pour l’avoir vécu, peut nous ai der effic acem ent su r c e ch emin d e convers ion . Nous em pruntons ici, comme dans le précédent numéro, la mé - ditation de notre Frère Luc-Marie Perr ier, carme . Il s’a git donc de se reconnaître pécheur pour s’offrir au pardon créateur et libérateur de Jésus. Tu le comprends aisémen t: ce m ou - vement d’âme re quiert l’humilité, c’est-à-dire l a co nvi ction intime de notre impuissance, la certitude que, sans Dieu, nous ne pouvons rien faire , ni rien obtenir de bon. Est hum ble ce lui qui se connaît en vérité tel qu’il est, celui qui ne craint pas d’ouvrir les yeux sur ses mauvais penchants, son amour - propre, son égoïsme et surtout,son incapacité radicale à y rem é- dier tout seul. Tout le monde pratiquement accède à ce niveau. Qui n’a jamais expérimenté l’échec, l’inaptitude à franc hir certains o bstac les ? Mais encore faut-i l l’accepter. C’est ici que se situe la frontière. Savoir que l’on n’est rien, c hacun en est p lus ou moins confusément persua dé, m ême Satan. Quant à a imer cette situation , c’est une autre affaire … Très peu nom breuses sont les âmes qui acceptent leur finitude sa ns se tr oubl er. P lus n om breus es sont celles qui tapent du pied, é prouvent du dé pit, une tristesse d’accablement , voire même se haïssent parce qu’e lles se sentent petites et faibles. Lors donc, la vraie humilité ne consiste pas se u- lement d ans la co nn aissa nce de sa m isère , mais dans la vue aimée de sa pet itesse. Consentir à être pauvre face à Dieu , à se tenir devant Lui les m ains vi des , voilà la difficulté , voilà ce qui caractérise les Saints . Thérèse estimait que ses lumières sur son néant et son humble ac - ceptation de sa petitesse étaient la plus grande des grâces du Se i- gneur. On tom be ? Il nous arrive de chuter, toujours dans les mêmes défauts, malgré nos efforts ? Pour - quoi s’en étonne r? Acce ptons-le dans la paix du cœu r; rece vons cette humiliation sans nous cris per, sans nous attrister exagérément. Ressasser son péché, se décour a- ger de ne pas pro gresser dans la vertu peut cacher un subtil orgueil. Le Sei gneur donne gratuitement, m ais I l veut, pour ce la, l’humi lité, la vérité dans le cœur de celui qu’Il comble. Tant que nous sommes ble Ta nt que nou s so mm e riches de ce que nous avons fait, de ce que nous croyons faire pa r nous-mêmes, Il ne peut a gir. Regarde dans l’Evangil e : il a fal - lu que les Apôtres pêc hent toute la nuit sans rien pren dre pour que Jésus, au matin, puisse rem plir leurs filets en un instant. Quand on a com pris ce la, on ne craint plus d’être pauvre face à Dieu. Au contraire , on veut le rester , car c’est le mo yen d’attirer sa force. En effet, p lus l’enfant est petit, plus on met d’em pressement à le secourir. Ainsi Saint Paul peut dir e: «Je met s m a force d ans m a fai- bless e» (2 Cor 11,30) . Il est lé gitime de dire que le Se i- gneur nous aime à cause de nos faiblesses, celles-ci exer çant sur son Cœur un incoercible pouvoir d’a t- traction. Nous pouvons réuti liser notre péc hé pour nous rep lace r dans la trajectoire de la sainteté, en disant à Jésus après la chut e : «Tu v o is, Se igneur, ce que je su is capable de faire sans Toi, livré à moi - même. Je te demande pardon. Viens à mon aid e! J’ai un besoin vital de Toi. Sei gneur, aie pitié de mo i!» Cette attitude prend corps dans le Sacrement de Réconciliation . Cepen dant, accepter d’être p é- cheur ne signifie pas que l’on pa c- tise avec le péché. La confusion serait ennuyeuse. Tu dois bien saisir la nuance. Quand Thérèse dit qu’il faut rester petit, consenti r dans la joie à demeurer sans ver - tu, elle n’incite pas à la paresse, à renoncer au combat spirituel. Dieu sait combien elle aura lutté pou r aimer dans sa vie. (A su ivre) Sœurs Carmé lites de Gour beyre

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9 LES JEUNES LE SCOUTISME EST BIEN VIVANT En cette année du centenaire du scoutisme en France, ici, en Guadeloupe, on se souvient de la fondation du mouvement scout avant la guerre par le père Durand, alors curé du Moule. Récemment, les scouts et guides ont célébré les 80 ans du scou - tisme guadeloupéen . En ce début de 2020, les responsables ont fait le point avec Mg r Riocreux en présentant différents projets pour cette année. 300 jeunes, garçons et filles appartiennent à un des 11 groupes dans le territoire. Prêts à relever le défi de l’augmentation des effectifs, ils espèrent aussi que des a dultes et les prêtres s’associent à ce développement du mouvement. F. C. EXPÉRIENCE INOUBLIABLE POUR LES JEUNES DE SAINT JEAN BOSCO Début février, 60 jeunes issus des dispositifs “Bosco Initiatives Jeunesse”, ont effectué, en présence de Nicolas Truelle, directeur général de la Fonda- tion Apprentis d’Auteuil, l’ascension de la Soufrière. Leurs formateurs étaient également de la partie, pour une expérience mémorable s’inscrivant dans le dispositif de remobilisation de ces jeunes. « Ce genre d’initiative participe de l’estime de soi, afin que ces jeunes que nous accueillons sur le site, soient en capacité de se raconter autrement que par l’inaction ou la perte de perspectives » nous a déclaré Nicolas Truelle « J’ai vu des jeunes qui reconnaissent l’autorité des éducateurs. Il y avait des moments plus difficiles et certains n’hésitaient pas à demander de l’aide aux accompagnateurs pour les aider à monter. J’ai vu alors le symbole de ce que font justement les adultes auprès de ces jeunes, à savoir les aider à remonter dans le train de leur vie » a-t-il ajouté. S’exprimant sur les antennes de Radio Massabielle, Il a appelé enfin de ses vœux que les acteurs qui travaillent autour des problématiques d’insertions, se rapprochent pour permettre à ces jeunes de ne pas vivre des parcours brisés, de sorte qu’en passant d’un dispositif à l’autre, ils ne soient pas obligés de tout reprendre à zéro, voire d’arrêter. « Nous avons à cœur de partager avec les associations et organisations qui le souhaitent, les valeurs qui nous animent, celles attachées à la personne, sa dignité, ses qualités, dans le droit fil de la doctrine sociale de l’Eglise » a-t-il conclu. Thierry FUNDÉRÉ JEUNES DU DOYENNÉ DE MORNE-À-L’EAU Par une belle journée ensoleillée, en pleine nature, a été l’occasion pour la Pastorale des jeunes du do yen - né de Morne-à-l’Eau de transmettre leur joie en C hrist à travers le t hème « Baptisés et envoyés, E glise du Christ en mission dans le monde » . En ce jour de la fête de la conversion de Saint Paul, à l’ancien camp mil i- taire d’Anse-Bertrand, 600 jeunes se sont retrouvés pour la louange, la cé lébration et les éc hanges à traversdifférents ateliers : peinture, fres ques sur les grands témoins comme M gr Cabo, chants, choré graphie, projec - tion vidéo, etc. En dehors de l’atelie r peinture, toutes ces act ivités éta ient animées par les jeunes de la Pas - torale ; il s’a gissait d’une évan géli - sation des jeunes par d’autres déjà engagés dans l’Eglise. La présence de Sœur Marietta, déléguée diocé - saine de la Pastorale des Jeunes et du diacre Jean Paul, a été appréciée . Parmi les jeunes présents, voici deux témoignages. « J’ai trouvé cette jour- née très intéressante. Bien que ne faisant pas partie de la pastorale des jeunes, j’ai pu ainsi me rappro- cher du Seigneur en me faisant de nouveaux amis », reconnait Saïna. Janice ajoute : « J’ai dansé, chanté, et le témoignage du diacre Jean- Paul m’a montré que nous pouvons mettre Dieu dans notre vie ». Chimène et Mariline

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10 LES SERVANTS D’AUTEL DANS LA JOIE LES JEUNES Samedi 15 février , tôt le matin à Ber gevin, des centaines de jeunes aux T-Shirt de différentes couleurs attendaient le moment de l’e m - barquement sur les deux bateaux les emmenant à Marie-Galante. Ils étaient 730 heureux de cette jou r- née à Grand Bour g. Là, dans l’é glise de l’immaculée conception, ils ont été accueillis par des dizaines de jeunes en bleu, les c horistes et les prêtres des paroisses, dont le père Vincent de Paul. Puis , les cars les ont conduit à l’habitation Murat, lieu mis à dis position pour la jour - née et aména gé pour la circon s- tance . 11 h. La messe commence a près une lon gue procession de tous ces jeunes en aube blanche. Présidée par M gr Riocreux, concé lébrée pa r une dizaine de prêtres, la célé - bration a été le sommet de cette journée des servants d’autel. Dans l’échan ge avec les jeunes, l’évêque a commenté l’évan gile de la mul - tiplication des pains en rappelant l’essentie l: les 7 sacrements. I l a aussi souli gné combien leur se r- vice était un en gagement d’E glise . Deux témoignages d’un jeune de 22 ans, Jérémy et de Sœur Fran - ciane ont fait réfléchir les jeunes sur leur vie future, notamment dans une vocation reli gieuse ou sacerdotale. Les présentations par

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11 « Après une traversée houleuse, un accueil très chaleureux nous attendait. Le père Vincent de Paul, les prêtres et les paroissiens de Marie-Galante étaient là dès notre arrivée dans l‘église de Grand Bourg. Puis, l’eucharistie a débuté par une grande procession des servants d’autel de chaque doyenné. Au cours de cette messe en plein air, Mgr Riocreux a insisté sur deux verbes : « Aimer et Servir ». En effet, nous sommes appelés à vivre notre service par amour envers les autres en paroisse et en dehors de l’église. Chaque année, cette journée nous permet de mieux connaître les servants d’autel des autres paroisses. Cette initiative de cette journée diocésaine sur une des îles de notre Archipel, nous rappelle l’unité de notre diocèse, qui s’étend bien au-delà de la Basse-Terre et de la Grande-Terre. Vincent CARVIGAN (Accompagnateur des servants d’autel du Raizet) « En ce samedi, nous servants d’autel de la Guadeloupe, étions réunis à Marie-Galante pour partager comme chaque année nos rires, nos joies et notre foi. Cette rencontre s’est déroulée à Château Murat, lieu magnifique ! Nous avons eu la chance de recevoir la communion des mains de notre évêque. Un déjeuner préparé a été apprécié. Nous avons eu ensuite un temps de rencontres entre paroisses. Ainsi, j’ai pu échanger avec des servants d’autel de Saint-François et de Pointe-à-Pitre. En ces moments-là, je sens encore plus qu’au quotidien l’esprit de notre Sauveur. » Mathis R. (Servant d’autel de la Paroisse de Saint-Claude) A la fin de la messe, 2 témoins ont donné une parole d’espérance aux jeunes et accompagnateurs pré- sents : « Il est important de remercier tout le monde et surtout notre Dieu, du plus petit au plus grand car c’est à grâce à la présence de tous ces servants d’autel et tous ceux qui s’investissent pleinement que nous vivons ce type de journée. J’ai déjà plus de 15ans de service dans ma paroisse. Je vous invite à retenir trois mots : Service, Amour, et Espérance. » Jérémy C. (Accompagnateur des servants d’autel de Capesterre Belle-Eau) « Aujourd’hui, j’interviens après Jérémy. Le Seigneur fait bien les choses, puisque, j’ai connu Jérémy enfant, car sa mère était l’amie de ma Grand-Mère paternelle. Cette grand-mère était une femme de prière, orga- nisatrice de pèlerinages. Adolescente, j’ai entendu l’appel du Seigneur. Et cet appel s’est confirmé en étant à la messe dominicale, en écoutant la Parole de Dieu suivie d’une homélie par le Père Chalder. L’l’Evan- gile parlait de la pêche miraculeuse. Jésus ordonnait à Pierre et à ses amis de « Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez»(Jean 21, 1-11). Jésus m’a trouvé et j’ai répondu : «Me voici, Seigneur!». Vous aussi jeunes qui êtes là, ce matin, vous êtes aussi appelés à être son disciple et témoigner de votre fo ! N’ayez pas peur, Jésus nous accompagne et il mettra toujours sur notre route des témoins pour nous accompagner. Le Service Diocésain des Vocations est à votre disposition sous la responsabilité du Père Gérard. N’hésitez pas à vous décider. « Qui veut suivre Jésus ? » Il y en a un, deux, trois mains qui se lèvent ! Formidable ! Nous sommes là pour vous et avec vous ! » Sr Franciane SAINTE-LUCE (Provinciale Dominicaines d’Albi, membre de l’équipe diocésaine des Vocations) « Je n’ai cessé de me questionner sur la logistique qui a été mise en place. Une fois sur place, j’ai un seul mot : Amen. Cette journée s’est déroulée merveilleusement. Je n’oublie pas les touristes ou habitants de Marie-Galante qui venaient prendre des photos ou poser des questions. Pour finir, la messe et les présentations des travaux de chaque doyenné ont rendu cette journée vivante. » Lukas P. (Servant d’autel à Sainte-Rose) Témoignages doyenné ont été appréciées de tous : Illustrations de la Parole de Dieu dans un bel enchaînement animé par le père Paul-Antoine. La joie de ce rassemblement s’est pro- longée au retour, les jeunes chan- tant des cantiques et témoignant de leur service en Église. Pere Gé- rard Foucan et toute l’équipe d’or- ganisation pouvaient être heureux de cette journée inoubliable.

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12 LES ASSOCIATIONS FAMILIALES CATHOLIQUES Christine et Jean-Joseph Bo - det, en tant que responsables nationaux des AFC, vous v e- nez de vivre un sé jour avec les groupes AFC en Gua deloupe. pouvez-vous situer pour nous le cadre de v ot re renc ontre. Je suis membre du bureau de la Confédération Nationale des AFC et responsable du secteur form a- tion. A ce titre, nous organisons des sessions de formation pou r les responsables afin de parta ger une culture commune. Christine anime avec moi et d’autres forma - teurs ces sess ions. Je su is d’ au tre part « référent » régiona l pour les DOM-TOM et Christine a été res - ponsable pour les DOM-TOM de ce que l’on appe lle les « c han - tier s-éd uca tion » : de s ré unions de parents qui échangent sur des su jets éducatifs. C’est donc à ce titre que nous voulions renco n- trer les responsables des AFC de Guadeloupe pour échanger avec eux sur leurs activités, répon dre à leurs interro gations et resserre r les liens entre tous . Les AFC ont un idéal por -rr teur d’es pérance pour les familles. pouvez-vous nous rappe ler brièvement l’histo - rique du mouvement ? La première association s’est créée en 1905 dans le dé parte - ment de l’Ain. En pleine période de laïcisme où les communautés religieuses enseignantes ont été obligées de quitter la France, des parents ont voulu s’associer pour défendre l a liberté de co nsc ien ce dans les écoles publiques. Très vite de nombreuses associations se sont montées, elles ont jugé né cessa ire de se fédérer afin de pouvoir coordonner leurs actions et gagner en efficacité. Dans chaque département il y a une Union Départementale des A s- sociations Familiales (UDAF ). En 1955 les ACCF sont devenues les AF C. Je voudrais insister d’ailleurs sur ce sigle AFC : Association F a- mi liale Cat holique et non Ass o- ciation des Familles Catholiques. Nous ne sommes pas un s ynd i- cat des familles catholiques mais nous voulons pro poser à toutes le s famille s ce tré so r de l a famille te l que l’ensei gne l’Eglise. Nous ne sommes pas un mouvemen t de spiritualité, nous agissons dans l’ordre tem porel à la lumière de la Doctrine Sociale de l’E glise. N ous so mme s d’ aille urs le seul mouvement familial à fon der ai n- si notre action exp licitement su r l’Ensei gnement de l’E glise. Onze associations existent ainsi en Gu a- delou pe. Dans la soci été d’aujourd’hu i la famille est quelque pe u malmenée. les AFC font tou t pour en r égénérer la vitalit é. Par que lles actions ? Les AF C se sont données trois missions : promouvoir la fami lle telle qu’elle est définie par l’Eglise, rendre service aux familles et être une force de proposition auprès des res ponsables politi ques et économ iques. A ce titre elles sont bien sûr eng a- gées dans les questions du m a- ria ge et de la bioéthique en re n- contrant les parlementaires afin de leur apporter une ar gumentation que nous sommes quasiment les seuls à leur donner et si besoin est, en manifestant publiquement leur opposition aux projets de loiscomme actuellement au sujet des lois de bioéthique et de la « PMA pour toutes ». Mais les AFC ont aussi pour mission de faire des propositions aux maires et aux élus départementaux et régionaux pour améliorer la vie de toutes les familles dans des situations très concrètes concernant tout ce qu i touche la vie quotidienne des fa - milles. Quand une famille va bien , les membres de la famille vont bien et l a soc iété t ou te entière va bien. Chaque association est amenée à di sc erner en f onction des besoins des familles qui les entourent et des ressources dont elle dis pose les actions qu’elle peut mener. Plus il y aura d’adhé - rents et plus il y aura de militants et plus de services pourront être ren dus . Chez nous en Guadelou pe, qu’avez-vous trouvé ? Nous avons co nstaté une situa - tion fami liale assez compara ble à celle de la métropole avec cepen - dant des spécificités liées à l’éloi - gnement et à l’histoire de l’île et de ses habitants. Nous avons été im pressionnés par l’affluence et la joie des célébrations auxquelles nous avons part icipé. Nous avons perçu la préoccupation des res - ponsables des associations mais aussi du cler gé sur les questions d’éducation , de structure familiale mais aussi de difficultés écon o- miques entraînant un exode des forces vives vers la métropole ou le Canada. Mais nous avons sur - tout rencontré de belles perso n- nalités prêtes à agir pour le bien de tous. Propos recuei llis par J.-M. GAUTHIE R LA FAMILLE

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13 LA FAMILLE CANA : POUR RESPIRER EN FAMILLE La Communauté du Chemin Neuf en Guadeloupe a organisé en 2019, la semaine CANA des- tinée à permettre aux couples de prendre du temps pour eux, pour leur couple. A l’issue de celle-ci il leur est proposé un cheminement spirituel afin de mieux aimer. Regroupés en petites « fraternités » à l’image des disciples du Christ, les couples échangent mensuelle- ment autour de thèmes relatifs au couple, à la famille et se retrouvent plus particulièrement au cours de trois week-end et d’une retraite an- nuelle. C’est ainsi que les fraternités CANA se sont retrouvées sur le site de Saint-Jean Bosco le 21 et 22 dé- cembre 2019 pour un week-end afin de partager ensemble autour de l’avent. Le cadre paisible et ver- doyant était propice au recueille- ment et à la préparation de la cé- lébration de la naissance de Jésus. Deux principaux temps ont mar- PROCHAINS RENDEZ-VOUS - Cana Plage le 24 mai : ouvert à tous - Semaine Cana : du 19 au 25 juillet qué ce week-end : Tout d’abord, les familles ont réalisé leur arbre de gratitude pour partager les mer- cis qu’on se dit peu ou pas du tout. Enfants et parents ont apprécié ce moment d’échanges profonds. Il s’agissait de faire écho à l’exhorta- tion du pape François qui invite les familles à prendre soin de chacun de ses membres en sachant dire les mots à priori simples que sont : merci, pardon, s’il te plaît. V. et J.-M. LAPOUSSIN LE PARCOURS TANDEM POUR LES COUPLES Le parcours tandem répond à une interpellation des Evêques de France s’adressant lors de divers rassemblements pour appeler leurs membres à la mission dans l’accompagnement des jeunes couples en recherche. Il s’agit d’aider les couples à découvrir à partir de leur expérience et de leur désir de réussir dans la vie : Les richesses du dialogue en couple et du partage entre équipiers. La place dans leur vie quotidienne de Dieu et ce que peut leur apporter la vie en Eglise. La fécondité d’un cheminement en équipe proposé et soutenu par une communauté chrétienne qui est en principe la paroisse. Le parcours est prévu pour deux ans au rythme d’une réunion mensuelle. Témoignage de cinq couples qui cheminent depuis un an avec l’aide du couple, Marc et Noémie DOW, animateur ayant l’expérience d’une vingtaine d’années aux Equipes Notre Dame et du Diacre Freddy ALGOU, accompagnateur Spirituel. Intégrer le groupe tandem nous a procuré une grande sérénité. Échanger avec d’autres leur expérience à la lumière de la foi chrétienne, nous a permis de grandir dans notre couple. Les différents sujets sont souvent en rapport avec notre vie et nous permettent de nous positionner et de nous corriger. Nous sommes de caractères différents. Les thèmes de ce parcours humain et spirituel traitant des sujets comme l’écoute, les loisirs, la souffrance… nous ont permis de nous remettre sur la bonne route. Nathalie et Rudy le parcours tandem nous apporte beaucoup sur le plan humain et spirituel. Nous sommes très attentifs aux différents thèmes (22 en tout) qui sont très enrichissants et nous essayons de les mettre en pratique. Le fait de partager notre expérience avec d’autres nous aide beaucoup et nous fait évoluer. Notre participation plus active à la messe du dimanche nous a permis de prendre conscience de la présence de Dieu dans nos vies, ce qui nous permet de mieux le découvrir et de construire notre couple sous son regard. Steffy et Manuel Nous avons répondu à l’invitation de la journée de secteur des Equipes Notre-Dame, au cours de laquelle le parcours tandem a été présenté. Désireux d’échanger et de réfléchir avec d’autres couples sur l’aspect humain et spirituel et à la proposition d’un couple aîné des E.N.D, nous n’avons pas hésité à prendre contact avec les responsables, et voilà nous avons intégré l’équipe existante car pour nous c’est un moyen pour mieux se connaître, s’accepter et vivre mieux notre foi, notre objectif étant de nous unir par le sacrement du mariage. David et Bernard Suite à une discussion avec mon collègue de travail au sujet de Tandem, nous avons pris connaissance et ensuite j’en ai discuté avec Joël ; c’est ainsi que nous avons trouvé fort intéressante la proposition, car jusqu’à présent nous n’avions pas fait l’expérience d’un groupe de partage spirituel. Nous vivons notre spiritualité en participant à la messe et en prenant un temps de prière dans les chapelles. En découvrant Tandem, nous avons appris à partager et voir comment d’autres couples vivent leur spiritualité, nous trouvons les thèmes d’actualité, et adaptés à notre mode de vie. Ils nous aident à améliorer notre vie de couple. À ce jour nous avons eu l’occasion de nous entretenir sur 17 thèmes tels : Qui fait quoi ? - Dieu dans ma vie - la « Belle » Famille etc. Martine et Joël Nous avons décidé de faire tandem parce que nous avions le désir de nous marier. Cependant, nos personnalités sont très différentes. Nous avions du mal à accorder notre relation pour créer une union réelle qui permet aux couples de pouvoir tout affronter. Aujourd’hui, à mi-parcours dans le programme tandem, nous ne sommes pas déçus. L’équipe tandem a bien répondu à nos attentes et nous a offert bien plus. En effet, en abordant d’une manière générale les thèmes difficiles de la vie concrète du couple : cela nous permet de nous découvrir l’un et l’autre agréablement surpris. Marie-Christine et Elvis

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14 BRÈVES UNE JOURNÉE POUR LES PRÊTRES ARRIVÉS RÉCEMMENT Accueillis par Mgr Riocreux et le Père Silène, vicaire général, ils ont approfondi l’histoire ancienne et récente de notre Eglise, depuis ses origines jusqu’au 20 ème siècle avec le synode diocésain de 1995 et le 150 ème anniversaire du diocèse en l’an 2000. La présentation historique et pastorale a été suivie aussi d’une séquence sur les finances avec l’économe diocésaine, Carole Chomet. Puis, de nombreuses informa- tions furent données sur la communication, la liturgie avec de riches échanges. Cette rencontre de qualité a été ouverte par la prière et s’est conclue par une messe concélébrée dans la chapelle de l’évêché. CHAPELLE DE BEAUSOLEIL RÉOUVERTE Dans les hauteurs de Vieux-Habitants, la chapelle de Beau- soleil était fermée depuis 2013. Sous l’impulsion du Père Lavital, avec toute la population, les travaux ont été réalisés, permettant l’ouverture de ce lieu. Le mercredi 19 Février, une messe solennelle a été concélébrée par le Père Silène, vicaire général, et plu- sieurs prêtres en présence d’une grande foule. Désormais, chaque mercredi et samedi soir, une messe est célébrée. Mgr Riocreux viendra présider la messe du samedi 7 Mars. EXPOSITION VÊTEMENTS LITURGIQUES Cet événement à pour but de permettre de découvrir les métiers de la restauration du Patrimoine et notre richesse culturelle. Après le Concile Vatican II (1962-1965) ces anciens vê- tements et ornements étaient relégués dans les placards situés dans les combles de l’Eglise et voués à une détério- ration. L’exposition est ouverte du 6 au 28 mars 2020 - Les jeudis 12, 19 et 26 mars, de 10h à 17h30 - Les Vendredis 13, 20 et 27 mars, de 10h à 17h30 - Les Samedis 14, 21 et 28 mars, de 10h à 17h30 - Le dimanche 8 mars de 8h à 12h. (Entrée gratuite)

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15 BRÈVES JUBILÉ POUR SEPT PRÊTRES ORDONNÉS EN 2000 Le mercredi 29 janvier à l’église du Sacré Cœur de Pointe-à-Pitre, les 20 ans d’ordination des pères : Alfred Lavital, Pierre Claver Ananu, Lavaud Christophe, Anthony Etienne, Serge Merlin Babakila, Godefroid Siasia Nzita et Yves-Gérald Richemond. Cette eucharistie présidée par le Père Alfred Lavital, doyen du groupe, a été l’occasion pour de nombreux fidèles venus de plusieurs paroisses, de rendre grâce au Seigneur qui prend soin de son Eglise par l’entremise des prêtres. Le père Édouard Silène, notre vicaire général, et le père Alain Diedhiou, vicaire général du diocèse de la Guyane( de passage en Guadeloupe pour participer à la rencontre des Évêques et vicaires généraux de la province Antilles Guyane) nous ont apporté leur soutien par leur présence fraternelle. Dans son homélie le Père Pierre Claver, en commentant l’évangile du Jour (Mc 4, 1-20) a rappelé la mission du semeur de l’Evangile que nous avons reçue le jour de notre ordination. Ensuite il a mis l’accent sur le rôle de la famille comme matrice des vocations. Il a terminé ses propos en exhortant les jeunes à ne pas avoir peur de répondre à l’appel de Dieu pour être des semeurs de sa Parole. Père Yves-Gérald RICHEMOND LA SAINT MAROUN CÉLÉBRÉE PAR LES LIBANAIS Chaque année, les chrétiens ma- ronites célèbrent Saint Maroun, er- mite en Syrie, qui est à l’origine de l’Eglise maronite. Décédé en 410, il a inspiré des hommes devenus moines eux aussi dans la vallée de la Kadisha au Liban. Cette Eglise liée à l’histoire du pays et de tout le Moyen Orient est présente en Guadeloupe par les nombreux li- banais attachés à leur Eglise et à leur culture.Dimanche 9 Février, près de 200 fidèles d’origine libanaise mais aussi syrienne étaient réunis dans la chapelle du CPSO pour une messe présidée par Mgr Riocreux avec le Père Jacques Nicolas, nou- veau curé de la mission maronite. L’évêque grec orthodoxe pour la région, Mgr Ignace et le Père Ya- coub assistaient à cette belle cé- lébration. La messe maronite est entièrement chantée en arabe, et aussi en français avec la consécra- tion faite en syriaque, langue du Christ. Emotion, ferveur et joie ont marqué les participants. Dans sa méditation, Mgr Riocreux a retracé l’histoire des maronites et les liens entre le Liban et la France depuis St Louis au 13ème siècle. A plusieurs reprises, il a été applaudi montrant l’appréciation des pro- pos. L’évêque a présenté le Père Jacques, arrivé récemment en sou- lignant son parcours de mission- naire successivement en Argentine et au Paraguay. Il a dit aussi sa sa- tisfaction de la présence du prêtre qui officie à St Pierre St Paul. Un déjeuner et une superbe fête libanaise avec chants des enfants et des jeunes ont manifesté la joie de ce jour. Beaucoup ont ex- primé leur reconnaissance pour l’accueil fait aux Libanais venus durant ces dernières décennies et pour cette mission maronite St Charbel. Chaque dimanche, à 10h, la messe maronite est célébrée dans la chapelle du CPSO. Tous peuvent y participer et découvrir la beauté de cette liturgie.

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16 JUBILÉ ACTION DE GRÂCES POUR 60 ANS DE SACERDOCE Le 25 février 1960, j’étais ordon- né prêtre pour la Guadeloupe par Mgr Gilles Barthe, alors évêque de Monaco. Voici mon itinéraire en vous révélant que durant ces 60 années de vie sacerdotale, j’ai vécu passionnément ma mission et je n’ai pas cessé de nourrir des rêves. Or la plupart du temps, ce qu’il y a de pire dans les rêves, dit-on, c’est leur vanité. Dans ma tendre jeunesse, j’avais l’ambition de vouloir réaliser des choses… et je ne suis pas arrivé à ce que je pensais. Cependant, on m’a per- mis de réaliser certains projets, et dans le même temps, j’ai souvent laissé à d’autres l’initiative. Aussi, je remercie le Seigneur pour tout ce qu’il a fait pour moi. Il m’a donné un toit pour dormir, une bonne santé et j’ai pu faire des études. Je n’ai pas trop souf- fert, sauf peut-être de solitude ou de jugements parfois injustes. On a fait miroiter devant moi, la place que j’aurais pu avoir en m’enga- geant dans la politique, si je faisais acte de candidature aux élections ! J’ai eu la prudence et la grâce de n’avoir pas succombé à cette ten- tation. Parfois, on me demande : « Alors, qu’est-ce qui a donc changé en vous durant ces années ? ». Je réponds tout simplement. J’étais un jeune bougre, né à Gosier, l’ainé d’une nombreuse progé- niture, dont les parents rêvaient pour eux un bel avenir. A l’âge de douze ans, à l’école communale, je n’étais pas, je crois, un élève particulièrement brillant, mais stu- dieux et sérieux. Cependant, pris en défaut d’arriver très souvent en retard à l’école le matin, le maître me mettait en signe de punition derrière le tableau de la classe. C’était alors la coutume. Un autre temps ! Il m’obligeait également à écrire cent fois, sur une feuille de papier « Je ne dois pas arriver en retard à l’école. » Ce maître d’école était même allé chez mes parents pour leur dire : « Ne laissez pas cet enfant prendre l’habitude d’aller à la messe tous les matins avec sa grand’mère avant de venir à l’école, il risque de devenir un curé. Et s’il continue je le mettrai à la porte ». Ce à quoi ma pauvre mère n’avait su quoi répondre. Or, au moment de présenter ses élèves au certificat d’étude, ce maitre d’école avait publique- ment déclaré à haute voix dans la classe : « Je présente un tel, un tel au certificat d’étude. Mais pas Gillot! Mais si Gillot veut aussi se présenter, je ferai son dossier ! » J’avais alors répondu respectueu- sement en levant la main : « Oui, Monsieur le directeur, moi aussi je veux me présenter ! » En venant mettre ma signature sur le dossier de candidature, il m’a dit : « Voilà ! Si vous réussissez, je vous ferai ce cadeau. » C’était un bel encrier en verre. Et joignant le geste à la parole, il glissa doucement devant moi ce bel encrier dont il avait l’habitude de se servir lui-même. Or, parmi tous ceux qu’il avait présentés au certificat, seulement trois d’entre nous avaient été ad- mis, dont moi-même ! Dans ces années 1944-1945, fin de la guerre, j’étais encore à l’école communale. Le curé de la Paroisse, le Père Rhiel, me voyant participer régulièrement à la messe chaque matin, avait demandé à ma grand-mère que j’accompagnais de me poser la question de savoir si je ne voulais pas devenir prêtre. Ainsi, cette question, je l’avais re- prise et redite en forme de de- mande à mon père. Ce denier m’avait laissé le choix à condition de réussir mon certificat d’études. Ce qui fut fait. Cela m’a conduit au petit séminaire de Blanchet à Gourbeyre pour les études secon- daires. Comme, nous étions en période de guerre et qu’il n’y avait pas d’enseignants au petit séminaire, on avait fini par arrêter les cours, fermer le petit séminaire de Blan- chet et renvoyer chacun chez ses parents. Au bout de quelques temps, les responsables avaient décidé de rappeler quelques-uns d’entre nous pour nous envoyer dans l’Hexagone afin de pour- suivre nos études. Et de nouveau je fus parmi les trois envoyés au petit séminaire d’Allex dans la Drôme, où je me suis retrouvé en compagnie de quelques plus anciens guadeloupéens qui m’y avaient précédé. (A suivre) P. Yves GILLOT

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17 HORIZONTALEMENT 1 - Indispensable au maintien de la vie. 2 - La Guadeloupe en fait partie. Rareté de lumière. 3 - Parente. Salutation. Toi en créole guyanais. 4 - Négation. Education et scolarisation. 5 - Pour relier. Expert. Moi en créole guyanais. 6 - Globules rouges. Argent. 7 - Sud-Américain. Relié. 8 - Pâtes italiennes. 9 - Il vaut mieux ne pas s’y laisser prendre. Fin de verbe. Rayons à éviter. 10 - Type d’intrigue. VERTICALEMENT 1 - Qui détient un pouvoir absolu. 2 - Prénom féminin. Manque. 3 - Glissière. 4 - Je. Choisit. 5 - Bois d’Afrique très résistant. Négation. 6 - Un brin de seconde. Métal blanc très malléable. 7 - Impôt. Partie de Pointe-à-Pitre. 8 - Région de France réputée pour ses sources thermiques. 9 - On a toujours tendance à le mettre à l’abri des regards. Parcourut 10 - Deux. Algue verte. 11 - Ancienne dynastie. 12 - Mot nouveau dans une langue. . P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 65 M OTS CROISÉS N O 64 ( SOLUTION ) ST AUGUSTIN À L’EHPAD DU SACRÉ-CŒUR Vendredi 14 février, les résidents de l’EHPAD ont été honorés de la pré- sence de Dominique Touzé qui a présenté les « Confessions de Saint Augustin », avec les musiciens Denis et Fortuné Toussaint. Ce fut un réel enchantement. Une véritable interaction a pris naissance où les résidents le temps de la prestation sont de- venus acteurs au sein du jeu de rôle de Dominique en étant son père, sa mère et autre dont père Blain, Saint Ambroise. Ce fut un excellent moyen pour les revaloriser et créer un grand moment de joie et de foi. Ils ont pu se retrouver dans le texte et ils ont été impressionnés par le jeu de l’acteur. Un moment de partage et d’échange qui s’est conclu par le déjeuner. Florence HAMEL

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18 INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr Nouveauté à Radio Massabielle ! Depuis novembre notre radio diocésaine retransmet les vêpres et la messe du dimanche depuis l’église Saint-Michel du Raizet. 17h45 Vêpres solennelles / 18h15 Messe dominicale Prières La Parole de Dieu chaque matin Le chapelet de Lourdes à 10 H 30 et à 15 H Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire POUR PRÉPARER LA SEMAINE SAINTE MESS’AJE Guadeloupe vous invite à méditer LA PASSION SELON ST JEAN Les 28 et 29 Mars de 16h à19h et de 9h à18h au Collège Saint Joseph de Cluny - La Jaille - BAIE MAHAULT Participation : 20€ (repas sorti du sac) Renseignements et inscriptions : mail : vincine.marie-luce@orange.fr CHANTS, PRIÈRE ET LITURGIE AVEC LE CHANTEUR PATRICK RICHARD - 19 mars : Veillée St Michel du Raizet - 20 mars : Matin, messe avec les enfants de l’externat St Joseph de Cluny à St Pierre et St Paul de Pointe-à-Pitre - 21 mars : Veillée à la cathédrale de Basse-Terre avec la pastorale des jeunes - 22 mars :16h30 à St Jean Bosco Gourbeyre - 25 mars : Veillée à St Michel du Raizet - 27 mars : Veillée à St Michel du Raizet avec la pastorale des jeunes - 29 et 30 mars : Marie-Galante

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19 Dimanche 1 er Mars sH-ESSEDUPREMIERDIMANCHEDE#ARÐME à Petit-Bourg sH#ÏLÏBRATIONDELAPPELDÏCISIF des catéchumènes à Petit-Bourg Mardi 3 Mars Conseil Episcopal Jeudi 5 Mars Inauguration de l’exposition Vêtements liturgiques à Pointe-à-Pitre Samedi 7 Mars s2ENCONTREAVECLESCONlRMANDSDELA*AILLE s-ESSEÌLACHAPELLEDE"EAUSOLEIL6IEUX(ABITANTS Dimanche 8 Mars sH-ESSEÌ3T*EAN"OSCO'OURBEYRE Mardi 10 Mars s#ONSEILPRESBYTÏRAL s2ENCONTREAVEC-GR!NTOINEDE2OMANET évêque aux armées Jeudi 12 Mars Rencontre des EDC Du 15 au 20 Mars A Paris, pour rencontres et réunions Du 23 au 27 Mars A Rome, Présence à l’audience générale avec le pape mercredi. Rendez-vous. A partir du 30 Mars A Lourdes, pour l’assemblée annuelle de printemps des évêques de France OFFICIEL CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX 24 H POUR LE SEIGNEUR : VENDREDI 20 ET SAMEDI 21 MARS Un verset tiré de l’Évangile de Jean (8,11) « Moi non plus, je ne te condamne pas » signifie que, devant le Seigneur, personne ne trouve un juge, mais plutôt un père qui l’accueille, le console et lui indique aussi le chemin pour être renouvelé. C’est ainsi que cet événement de prière et de réflexion « 24 heures pour le Seigneur », qui en est à sa 7 ème édition, est institué par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Le pape François a rappelé cet événement à la fin de l’audience générale du mercredi 4 février : « Comme il serait significatif que nos églises aussi, en cette occasion particulière, soient longtemps ouvertes pour demander la miséricorde de Dieu et l’accueillir dans le sacrement du pardon ». Il a poursuivi : « Le pardon est toujours nécessaire, parce que le pardon est le signe de l’amour. Si nous n’avions pas la dimension du pardon, cela signifierait que, d’une certaine façon, la dimension de l’amour manquerait aussi parce qu’aucun de nous n’est parfait. » Vatican News Nominations A partir du 1 er mars 2020 Madame Gisèle ACOMAT, Déléguée épiscopale pour la catéchèse Monsieur Thierry FUNDÉRÉ, Directeur de Radio-Massabielle ___________________________ Père Juste NIONGUI, Aumônerie de la prison de Basse-Terre Père Lucien KOUAROGO, Aumônier de la Légion de Marie

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3 789561 703007 Vivons en enfants de lumière Avec nos frères catéchumènes, nous entrons dans le temps du Carême, moment favorable pour que les futurs baptisés, jeunes et adultes, achèvent de préparer leur cœur. Il s’agit d’un temps de purification et d’illumination qui les fera entrer dans une ami- tié profonde avec le Christ. Nous qui les accompagnerons dans les prochaines célébrations dominicales par la prière et par notre présence, nous ouvrirons aussi nos cœurs pour recevoir la pleine lumière du Christ : lumière reçue par l’aveugle-né, lumière refusée par ceux qui croient voir. Le Christ nous délivre de notre cécité en nous offrant le pardon de Dieu. Il nous ouvre un avenir, un chemin de lumière dans nos vies. La liturgie nous place sur ce chemin de la rencontre avec lui “la lumière du monde”.

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