1002 - Journée de la vie consacrée

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3 € N° 1002 - Février 2020 www.guadeloupe.catholique.fr JOURNÉE DE LA VIE CONSACRÉE ! pages 8-11 et 20 RETRAITES DES PRÊTRES pages 2, 4-5 SECOURS CATHOLIQUE pages 13 Mme Véronique Fayet, Présidente Nationale Les sœurs Marietta et Joseph-Marie de Saint Joseph de Cluny et sœur Marie-Emmanuelle, carmélite

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2 Retraite des spiritains ......................2 “L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3 Retraite du presbytérium ...............4-5 Lutte et prévention contre les abus sexuels ....................................6 Journée mondiale du malade .........7 Spiritualité : en route avec Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus .........8 Vie Consacrée............................9-11 Brèves ............................................12 Visite du Secours Catholique National .........................................13 La société et les jeunes .................14 Paroles entendues .........................15 Culture ...........................................16 Mots croisés ...................................17 Infos ...............................................18 Calendrier de Mgr Riocreux ............................19 Bimensuel fondé en 1967 Numéro de CPPAP : 0516 G 88298 EVECHE : place Saint-François 97100 BASSE-TERRE Tél. : 0590 81 36 69 Directeur de la publication et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY. Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON, Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ, Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90 www.guadeloupe.catholique.fr Adressez vos réactions : Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN : eveche@catholique-guadeloupe.org SOMMAIRE JOURNÉE DU MALADE ET DE LA SANTÉ Depuis 1992, l’Eglise catholique cé- lèbre le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du Malade. Cette année, cette journée se décline dans les diocèses français en un di- manche de la santé, afin de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique. Elle aura lieu cette année le dimanche 9 février, sur le thème : « Ta nuit sera lumière ». SPIRITAINS EN RETRAITE SPIRITUELLE MARDI 11 FÉVRIER FÊTE DE NOTRE-DAME DE LOURDES À MASSABIELLE à18 h, messe présidée par Mgr Riocreux Début janvier, les dix spiritains travaillant dans six paroisses du dio- cèse ont vécu la retraite spirituelle dans leur maison de Massabielle. Elle était animée par le Père Alain Mayama, assistant général de la congrégation à Rome sur le thème de la « Mission ». En cette année du chapitre général des spiritains qui se tiendra en Pologne en juin, ils ont réfléchi sur leur engagement missionnaire et la vie fraternelle. Mercredi 8 Janvier, Mgr Riocreux a concélébré la messe avec les retraitants dans l’église de Massabielle en présence d’une assemblée de fidèles. L’évêque a expliqué l’importance de ce temps de ressour- cement annuel pour les prêtres.

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3 LES PRÊTRES JUBILAIRES En cette année 2020, plusieurs prêtres du diocèse célèbrent un jubilé. 70 ans - Père Paul SANNER 60 ans - Père Yves GILLOT Le père Gillot ordonné prêtre le 24 février 1960 célèbre le jubilé des 60 ans de sacerdoce dans les églises où il a exercé son ministère : Basse- Terre, Pointe-Noire, Massabielle, Saint-Pierre et Saint-Paul et Le Moule. 40 ans - Père Edouard SILENE - Père Louis-Gabriel BLOT 25 ans - Père Leroy Gesner ROMAIN - Père Simonraj SAVARIMUTHU 20 ans - Père Alfred LAVITAL - Père Anthony ETIENNE - Père Pierre Claver ANANU - Père Serge Merlin BABAKILA - Père Lavaud CHRISTOPHE - Père Yves Gérald RICHEMOND - Père Godefroid SIASIA NZITA Des célébrations ont lieu dans différentes églises. Et mercredi 29 janvier, 7 prêtres ont ravivé le souvenir de leur ordination en l’an 2000 lors d’une messe en l’église du Sacré Cœur. 29 JOURS Ce mois de février de 2020, année bissextile comporte… 29 jours ! Un jour de plus à vivre dans la prière et la charité ! Et ce mois est riche de fêtes et d’évènements. Il commence en effet avec la fête de la présentation du Seigneur au Temple le dimanche 2 Février. De- puis 30 ans, c’est aussi la Journée de la Vie Consa- crée. Le dossier de notre journal présente différentes congrégations religieuses. La prière de la dernière page nous invite à l’action de grâces pour les consa- crés. Puis le 11 Février nous rap- pelle Lourdes et les ma- lades. Cette fête de Notre- Dame de Lourdes est une invitation à prier pour les malades et à les accom- pagner. Enfin, la dernière semaine du mois sera marquée par le Carnaval, évènement majeur aux Antilles. Le mardi-gras précède le temps de jeûne et de par- tage du Carême. Celui-ci débute le mercredi des Cendres le 26 Février. Ces évènements sont pré- sentés dans ce journal, ainsi que différentes ren- contres du mois de janvier. Bonne lecture à vous tous ! L’ÉDITO de Mgr Jean-Yves Riocreux PALAVRA VIVA À ST BARTH Premier engagement de Karine et Bruna dans la Communauté Palavra Viva à Rome le 31 décembre 2019.

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4 RETRAITE DU PRESBYTÉRIUM Alors que nos esprits caressaient encore le souvenir de la belle l i- tur gie de la Nativité et nos oreilles b ou rd onn aient en co re de s v œu x du nouvel an, arrivait vite le temps de la retraite spirituelle des prêtresdu diocèse du 5 au 11 janvier à Saint-Jean-Bosco - lieu du bo n repos loin de la vie tré pidante des paroisses. Nous étions un e cinquantaine de prêtres autour de notre évêque . LIBERTÉ DU PRÊTRE ET MYSTÈRE PASCAL Notre foi chrétienne se propose comme un message de liberté et de libération. Jésus est un homme libre. Cette affirmation sous-tend chaque Evan- gile. A la vérité, elle est une des clés d’interpré- tation de sa vie, de sa naissance à sa mort, un « marqueur » de l’homme qu’il fut dans le cadre de la société qui était la sienne. Saint Paul affirme : « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2Co 3,17). Et ailleurs : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. » En ce troisième millénaire, la seule valeur qui fasse encore l’unanimité, c’est la liberté. Ce désir de liberté continue de se manifester dans tous les domaines : social, politique, économique, psychologique. L’homme manifeste une telle soif de liberté parce que son aspiration la plus fondamentale est l’aspi-ration au bonheur et il pressent qu’il n’y a pas de bonheur sans amour, et pas d’amour sans liberté. Le prêtre dans son ministère prêche l’amour et est témoin de l’amour comme son Maître, le Seigneur Jésus, mort et ressuscité, source de sa liberté. Il ne peut bien réaliser sa mission à sa suite et à celle de ses lointains prédécesseurs que s’il sait fixer son regard sur le seul « homme libre » : libre face à la famille, à son environnement social, à la politique, à la loi, aux biens matériels, à la femme, face à ses apôtres, dans sa parole et dans l’amour. Agneau et pasteur, il agit dans les sacrements en particulier l’Eucharistie, célébration de la victoire de l’amour et de la liberté, sous la puissance de son Esprit pour entraîner, par la Parole, les peuples aux- quels il est envoyé. Ainsi, il met ses pas dans les pas de celui qui l’a libé- ré pour qu’il soit libre pour proposer aux hommes et aux femmes de ce temps le seul Sauveur, Christ et Seigneur le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. La liberté intérieure de Marie dans son mystère de Mère restera toujours pour le prêtre le modèle par- fait de la vraie liberté. Père Jean-Benoît GNAMBODE, p.s.s. Aumônier des carmélites à Gourbeyre UN DÉFI POUR LA MISSION AUJOURD’HUI La retraite a pour but de se re- trouver et se ressourcer fraternel- lement. Elle avait pour thème : « Liberté du prêtre et mystère pas- cal, un défi pour la mission au- jourd’hui ». Les conférences du P. Jean Benoît, sulpicien béninois, m’ont permis de faire le plein d’énergie pour une année de ministère - « 20/20 » -, notamment sur le pardon, grâce à cette phrase « L’endurcissement du cœur, c’est une maladie de l’esprit dont le seul remède est l’Amour ». Que demander de plus pour aller se confesser - « vider son sac » - et recevoir le sacrement du pardon. Cette année, chez nous, la retraite était une véritable thérapie collec- tive pour mieux répondre à notre vocation sacerdotale. Merci à tous et particulièrement aux dames de Basse-Terre pour les repas exquis. “Ad Jesum per Mariam”. Père Kaze EUGÈNE, smm Curé de Capesterre-Belle-Eau

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5 MERCI PÈRE JEAN-BENOÎT Le Père Lucien Joseph a remer - cié le pré dicateur au nom de tous les prêtres . Père Jean-Benoît, une retraite s piri- tuelle est une halte pour le cœur et pour l’esprit. Au milieu de leur act i- vité de prédication, Jésus lui-même n’hésitait pas à inviter ses dis- ciples à l’écart. « Venez à l’écart e t repo sez-vou s un peu ». (Mc 6,31 ). Preuve que ce moment est d’une importance particulière dans la vie de ceux que le Christ s’est choisis. Pour nous prêtres d’ici, nous avons entend u cette invit ation co mme un appel à entrer plus profond é- m ent dans le m ystère de notre sacerdoce. Un check-up spirituel pour v ivre un m inistère tou jours plus unifié et é panoui. Comme les a pôtres, nous nous sommes m is à l’écart pen dant une semaine, non pour nous cou per des autres, mais pour mieux être avec eux – pou r m ieux raviver en nous le don et la mission que chaque prêtre a, un jour, reçus par l’imposition des m ains de son évêque. Pour cela, Père Jean-Benoît, dès le début de la retraite , vous nous avez emmenés à l’écart au désert – lieu de silence, de solitude, de pénitence, de mort – mais aussi lieu de vie, d’écoute, de grâce. Un lieu qui nous force à nous « vid er de nos préoccu pations pour re n- co ntr er n otre créateur ». D ieu vient nous rencontrer pour se lier d’al- liance avec nous, une alliance dans le san g et vous avez pris du temps pour nous rappeler la fi délité de Dieu qui ne peut jamais renier sa parole. Me voici Par notre « Me voici » prononcé le jour de notre ordination, nousavons aussi donné notre parole à ce Dieu qui nous veut libres et qui respecte notre liberté. Dans la célébration de l’Eucharistie, dans la dispensation des dons de la grâce, dans la prière, vous nous avez a i- dés à découvrir ou à redécouvrir la grandeur du sacerdoce, sa beauté et combien nous sommes bien fra giles par rapport à cette di gnité à laquelle nous sommes élevés. Saint Jean-Marie Vianney, figure exce ptionnelle de prêtre que vous avez évoqué à que lques reprises, allait jus qu’à dire : « Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre Seigneur ne serviraient à rien ». Autrement dit : c’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption su r la terre. Vous avez insisté pour nous dire que le sacerdoce ne nous a pp ar- tient pas, qu’il est le sacerdoce du Christ, que c’est avec admiration, pres qu’en adoration que nous d e- vons l’exercer et contemp ler sa splen deur. Ici encore, je vou drais re prendre ces quel ques mots du Saint curé : « O h ! Que le prêtre est quelque chose de grand. S’il le comprenait, i l mourrait ». Ce que nous avons à réa liser, n’est pas notre œuvre, mais l’œuvre de l’Esprit qui se sert de notre esprit, de notre bouche , de nos mains pour proc lamer sans cesse la Pa - role, pour la traduire de manière à toucher les cœurs , sans l’altérer , ni l’amoindrir, pour refaire le geste d’offrande de Jésus à la Cène , gestes de par don envers les p é- cheurs. Puisque c’est l’œuvre du Christ , nous ne saurions utilise r notre position pour satisfaire nos caprices ou nos sensibilités pe r- sonnelles, aussi justifiées qu’ils puissent être. Merci aussi de nousavoir rappelé qu’en dépit de cette grâce spéciale qui nous a été faite, nous demeurons des instruments pauvres et humbles. S’il est certain que nous portons un tr ésor, nous demeurons néanmoins des vases d’argile. Le Mystère que nous c é- lébrons tient son efficacité, non de notre di gnité, mais du Christ. La Li be rté de Jésus Enfin , vous avez mis en lumière la liberté de Jésus , une liberté totale pour un don total. Le Christ est res - té libre devant les puissants, libre devant des pharisiens, libre pou r appe ler les péc heurs à la conve r- sion. A sa suite, nous nous donnons librement. Et puisque le C hrist nous appe lle à la liberté, nous ne pouvons nous accommoder de pe - tits discours arran geants, soit pou r nous faire plaire – ou pour plaire aux autres – ou pour obtenir des f ave urs dans un m onde où le rel a- tivisme gan grène dan gereusement les consciences. C her père, merci de nous avoir permis, pendant ces jours, d’admirer la beauté du sace r- doce et de ren dre grâce à chaque instant. Cette grâce reçue pour le service des autres, que nous puis - sions nous en émervei ller toujours, dans la joie et l’es pérance. Nous a llons repartir c hez nous pour mieux être avec nos frères. Sûrs qu’après cet éc lairage, avec l’ aide de Die u et le secou rs de la Vierge Marie, nous délivrerons désormais de meilleures ordo n- nances pour la guérison pleine et entière des âmes souffrantes, pou r la plus grande gloire de Dieu et pour le salut du monde . Père Lucien JOSEPH, Curé de Baie-Mahault

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6 SESSION PRÉVENTION ET LUTTE CONTRE LES ABUS SEXUELS Une session de formation a été organisée le 20 janvier pour les prêtres du diocèse de Guadeloupe sur le sujet sen- sible de la détection des abus sexuels sur les mineurs et les personnes vulnérables dans l’Eglise. Me Bernard Ollivier, avocat a été l’intervenant. A l’initiative de l’évêque de Guade- loupe, cette importante session de formation s’est tenue le lundi 20 janvier au Centre Pastoral Siméon Ouali. Tous les prêtres du diocèse y participaient ainsi que des diacres et des religieuses. Cette session a été un temps d’information et d’échange sur ces problématiques très lourdes que l’Eglise a décidé de traiter avec transparence et cou- rage. Elle s’inscrivait dans le cadre des dispositions prises pour préve- nir et lutter contre les abus sexuels sur mineurs et personnes vulné- rables au sein de l’Eglise. Déjà, de nombreux diocèses ont organisé de telles journées de réflexion et de formation sur ce thème. Le diocèse de Lyon a réalisé des en- registrements vidéos des victimes, des psychiatres, des thélologiens. Deux vidéos ont été présentées lors de cette session. La commission indépendante déjà à l’œuvre Devant le presbytérium, Me Ollivier a décliné les repères juridiques sur le plan pénal et canonique qui s’appliquent en l’espèce. De même, les thématiques suivantes ont fait l’objet d’explications documentées : l’obligation de signalement, ce que le signalement doit comporter, quand il faut signaler, comment distinguer les faits de la rumeur, droit ecclésial et droit étatique, droit pénal canonique et droit français ; prêtre et évêque, qui informe et qui signale. Rappelons que la Confé- rence des Evêques de France (CEF) a créée fin 2018 lors de son assem- blée plénière à Lourdes, une com- mission indépendante sur les Abus Sexuels dans l’Eglise (CIASE). Elle est chargée « de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations, notamment en éva- luant les mesures prises depuis les années 2000 ». Indemniser les faits prescrits En novembre 2019, les évêques de France ont voté le principe d’une somme d’argent unique et forfaitaire destinée à la reconnais- sance de la souffrance des victimes des prêtres pédocriminels. Tout un arsenal juridique, cano- nique et réglementaire a été pré- senté aux prêtres du diocèse du- rant cette journée de formation et de sensibilisation qui a fait place également à des temps de parole et d’échange. Sur les antennes de Radio Massabielle, le père Jonas Saint-Paul a insisté sur la nécessité de traiter ce fléau. Thierry FUNDÉRÉ L’APPEL AUX VICTIMES La commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise a lancé un appel à témoignages le 3 juin 2019 pour écouter et entendre ceux et celles qui ont souffert personnellement ou qui peuvent témoigner des abus sexuels - toute agression ou atteinte sous quelque forme que ce soit - commis par des prêtres ou des religieux(ses). Les victimes (mineurs au moment des faits, majeurs pro- tégés et personnes qui, dans le cadre d’une relation de hiérarchie, d’autorité, d’accompagnement spirituel ou d’emprise se sont trouvées engagées dans une relation à caractère sexuel non librement consentie) sont invitées à se manifes- ter auprès de cette commission qui est à leur écoute 7 jours sur 7, de 9h à 21h, par téléphone au 01.80.52.33.55, par email (victimes@ciase.fr) ou par courrier postal à l’adresse suivante : Service CIASE – BP 30132, 75525 Paris cedex 11.

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7 ”ET MOI JE VOUS SOULAGERAI” (MT 11, 28) JOURNÉE MONDIALE DU MALADE Les paroles que Jésus prononce : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai » (Mt 11, 28) indiquent le mystérieux chemin de la grâce qui se révèle aux simples et qui offre un soulagement à ceux qui peinent et qui sont fatigués. Ces mots expriment la solidarité du Fils de l’homme, Jésus-Christ, face à une humanité affligée et souffrante. Que de personnes souffrent dans leur corps et dans leur esprit ! […] En cette XXVIII ème Journée Mondiale du Malade, Jé- sus adresse son invitation aux ma- lades et aux opprimés, aux pauvres qui savent bien qu’ils dépendent entièrement de Dieu et qui, bles- sés par le poids des épreuves, ont besoin de guérison. Jésus-Christ n’impose pas de lois à ceux qui vivent l’angoisse de leur propre si- tuation de fragilité, de douleur et de faiblesse, mais il offre sa miséri- corde, c’est-à-dire sa personne qui les réconforte. Jésus regarde l’hu- manité blessée. […] Compassion Pourquoi Jésus-Christ nourrit-il ces sentiments ? Parce qu’il s’est fait faible lui-même, faisant ainsi l’ex- périence de la souffrance humaine et recevant à son tour le réconfort du Père. De fait, seul celui qui fait personnellement cette expérience saura être un réconfort pour l’autre. Il existe diverses formes graves de souffrance : les maladies incurables et chroniques, les pathologies psy- chiques, celles qui nécessitent de la rééducation ou des soins pallia- tifs, les divers handicaps, les ma- ladies de l’enfance et de la vieil- lesse… Dans ces circonstances, on ressent parfois un manque d’hu- manité et il apparaît alors néces- saire de personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus seu- lement en soignant mais aussi en prenant soin, pour une guérison humaine intégrale. Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité phy- sique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, in- tellectuelle, affective et spirituelle. […] Chers frères et soeurs ma- lades, la maladie vous place d’une façon toute particulière parmi ceux qui sont « fatigués et opprimés », ceux qui attirent le regard et le coeur de Jésus. C’est de là que vient la lumière pour vos moments d’obscurité, l’espérance pour votre réconfort. Il vous invite à aller à lui : « Venez ». […] C’est dans cette oeuvre de récon- fort envers les frères malades que se situe le service du personnel de santé, médecins, infirmiers, agents sanitaires et administratifs, aides-soignants et volontaires qui, par leur compétence, agissent en faisant sentir la présence du Christ, qui offre sa consolation et se charge de la personne malade en soignant ses blessures. Dévouement du personnel soignant Chers agents du monde de la san- té, toute intervention diagnostique, préventive, thérapeutique, de re- cherche, de soin et de rééducation, s’adresse à la personne malade, où le substantif “personne” prime toujours sur l’adjectif “malade”. Par conséquent, votre action doit tendre constamment à la dignité et à la vie de la personne, sans jamais céder à des actes de nature eutha- nasiste, de suicide assisté ou de suppression de la vie, pas même quand le stade de la maladie est irréversible. […] En cette XXVIII ème Journée Mon- diale du Malade, je pense aux nombreux frères et soeurs qui, dans le monde entier, n’ont pas la possibilité d’accéder aux soins, parce qu’ils vivent dans la pauvre- té. Je m’adresse donc aux insti- tutions sanitaires et aux Gouver- nants de tous les pays du monde, afin qu’ils ne négligent pas la jus- tice sociale au profit de l’aspect économique. Je souhaite qu’en conjuguant les principes de soli- darité et de subsidiarité, il soit pos- sible de coopérer pour que tous aient accès aux soins appropriés pour sauvegarder et retrouver la santé. […] Je confie à la Vierge Marie, Santé des malades, toutes les personnes qui portent le poids de la maladie, avec leurs familles, ainsi que tous les personnels de santé. Je vous assure que je suis proche de vous tous dans la prière et je vous envoie de grand cœur la Bénédiction apostolique. Pape François, Vatican, 3 janvier 2020

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8 SPIRITUALITÉ EN ROUTE AVEC STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS ! Après l’annonce o ffi cielle de la prochaine visite des reliques de Sainte Thérèse dans notre diocèse en juin et une petite esquisse biographique, nous vo us invitions à commen - cer par la prier. Au jourd’hui, nous vous pro posons de nous mettre en route avec e lle pou r découvrir sa « Petite Voie de Con fiance et d’Abandon » qui nous m ènera au Christ. Nous empruntons ici des textes du frère carme Luc-Marie Perrier, extrait s de sa brochure « Jeune s en route ver s Jé sus avec Petite Thérèse ». (aux éditions du Carme l – Mars 1997 ) 1ère étape : Un Dieu plein d ’amour La vie de cha que saint est caract é- risée par une intuition fon dame n- tale, une i dée force. Chez Thérèse, c’est l a co nfi ance inébr anlable en la Miséricor de de Dieu, la certitu de d’être véritablement aimée to u- jours et partout. Cette clé de le c- ture exp lique toute sa vie et nous livre la substance de son message spiritue l. Thérèse a découvert au cœur de son existence, par les évènements et les rencontres qu’elle a faites, le vrai Visa ge de Dieu : Dieu est Amour . Attention à ce mot si galvaudé au - jourd’hui ! Afin d’éviter de le dé - naturer, dès que tu le prononces, considère qu’il sous-entend le sacrifice et la croix. En effet, celui qui aime donne tout, jus qu’à son sang et sa propre vie. Thérèse a ren co ntré l’ am ou r de Die u : unamour personnel. Celui d’un Ami qui se tient sans cesse à ses côtés, qui ne te perd pas de vue et te suit du Regard en chacun de tes m ouvements. Non pas d’un regard inquisiteur guettant la moindre faute, mais d’un Regard amoureux. Si une personne t’a déjà séduit, tu sais par expérience qu’i l est p lai- sant de la regarder. En Dieu, c’est de cet ordre. L’Am ou r de Jésus Sous quel mode, à quel de gré ? Au-delà de tout ce que tu peux ima giner et de tout ce que tu as pu et pourras ép rouver pou r quelqu’un, c’est-à-dire l’infini, sans limite s aucu ne ! Jé sus te ch érit avec une tendresse et une dél i- catesse ineffables. Ceci, gratuit e- m ent, sans que tu aies à faire quoi que ce soit. Cet Amour t’est donné quoi que tu fasses. Ce n’est pas nous qui avons provoqué l’Amou r du Seigneur par nos vertus ou nos œuvres. I l nous a aimés le premie r et Il nous précèdera toujours. Au s- si, quelle paix de savoir que rien, jamais rien ne pourra nous en le- ver cet Amour in fini pour nous ! Là est ton Rocher, ton uni que point d’appui : l’Amour de Jésus. Même tes fautes ne peuvent l’em pêche r de t’aimer. Au contraire, plus tu t’éloi gnes de Lui et plus Il désire te retrouver. C’est la grande découverte de Thérè se : Die u e st un Père Mi sé - ricordieux. Elle a compris avec une acuité saisissante que le Cœur de Dieu est un Cœur plein de misér i- cor de. Dès qu’Il voit une misère, Il se penche vers elle pour la sauver. Cette Miséricorde n’est pas réservée aux grands pécheurs : Sainte Marie - Madeleine ou Saint Augustin… Elle agit aussi puissamment dans le cœur des créatures les plus pures comme la Mère de Dieu. A la différence que, chez les pre- miers, elle guérit, tandis que chez les secon des, elle fait éviter la ble s- sure. [… ] Ainsi, Jésus a soif des âmes. Sa mort sur la Croix est une mort d’amour. Tel est le messa ge de Dieu aux hommes, sa dernière et ultime parole : “l’Am our m eurt d e ne pas être aimé” . Puisqu’Il a soif de nous, offrons-Lui donc cette joie de nous tenir à ses côtés. N’allons pas à Lui par devoir, par peur ou par tradition, mais pou r Lui faire plaisir. On pourrait être tenté de croire qu’à partir du mo - ment où Dieu nous est ac quis, on peut faire n’importe quoi, que du moment où on est assuré de son pardon, on peut pécher à volonté. A quoi bon s’efforcer dans la vertu puisqu’Il pardonne à tout coup ? Raisonner ainsi, ce serait bien ma l compren dre l’Amour du Seigneur et profiter de sa bonté. Ne b a- fouons pas ainsi la Miséricorde. Vivons-la comme un recours pour le sa lut et non comme un passe- droit pour l’iniquité . L’amour appe lle l’amour ! Cette loi est inscr ite en ton cœur. Si tu te sa is aimer en vérité, tu vas c herc her à répon dre. Tu as déjà éprouvé le désir de remercier une personne après avoir été touc hé par sa genti l- lesse. Le témoi gna ge de son amour t’a aussitôt donné l’envie de lui ren - voyer le même amour. Tu vois donc que vivre la Miséri - corde incite plutôt à la vertu qu’au péché. Sœurs Carmélites de Gourbe yre eleine ou SS iaint Aug us tin

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9 VIE CONSACRÉE PROFESSION PERPÉTUELLE DE SŒUR BLANDINE-MARIE Dimanche 5 Janvier 2020 , dans la Lumière de l’E piphanie du Seigneur, Sœur B landine- Marie – Suzy J érémie a été consacrée à Dieu au sein de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie au Monastère de Voiron. Une vie, pers évérant de Grâce en Grâce Née en 1967, le Sei gneur m’a fait la Grâce d’être baptisée et confir -rr mée à l’au be de m a vie. Ent ou rée de l’amour de mes chers parents, de mes cinq frères et sœurs aînés, j’ai eu la grâce d’acquérir de solides bases humaines et s piritue lles... au sein de notre paroisse Saint-Joseph de Vie ux-H abit ants. D ans cette com - munauté paroissiale vivante et fer -rr vente, j’ai notamment fait partie du groupe de prière « Persévérance » qui a continué de creuser ma soif de l a Parole de Die u et de l’E uc haristie. Persévérance : un mot qui donne déjà tout un pro gramme, toute l’orientation de ma vie jus qu’à ce jour. Car si j’ai ressenti très tôt l’appel à n’appartenir qu’à Jésus, la route a été longue, notamment à cause d’un tempérament timide et réser -rr vé, et de difficultés de santé de puis la préadolescence … Après avoir e ffectué toutes mes études en Guadelou pe dans le public, j’ai commencé ma vie pro- fessionne lle en 1988 comme pro- fesseur de mathémati ques au Pe n- sionnat de Versailles à Basse-Terre , dans la proximité des Sœurs de Saint Joseph de Cluny. J’aimais mon m étier, mais j’étais attirée par une vie plus intérieure... Même si j’ai d’abord pensé au Carme l, ma santé ne me permettait pas de l’envisa ger. J’ai choisi de me m ettre au service de l’évan gélisation par les retraites prêc hées, au sein de l’Œuvre des Foyers de Charité : en 1998 à la Martinique, puis au Fo yer de Châteauneuf-de-Galaure et au Fo yer de Charité du Mexique. 15 années de Belle Grâce , avant de céder à l’a pp el du cloître dans l’Ordre de la Visitation dont la s piri- tualité m’ouvrait à d’autres grâces ! Fleurir en fin, dans le Jar din qui m’atten dait ! L’Ordre de la Visitation Sainte Marie a été fondé en juin 1610 par Saint Fran çois de Sales et Sainte Jeanne de Chantal « pour donner à Dieu des filles d’oraison », avec une touche s péciale : l’absence « d’austères austérités », qui ne doit pas porter à la facilité, mais susciter une exi gence d’intimité avec le Christ… L’es prit de la Visitation est « u n es prit d’une profonde humilité e n- vers Die u et de d ouc eur enver s le prochain ; d’ autant qu’il y a moins de ri gueur pour le corps, qu’il y ait plus de douceur de cœur » (Sain t François de Sales ). « Tenez-v ous si bien et si fidèlement auprès de notre Sei gneur que vous puissiez puiser en son sein la lu - mière et la force dont vous aurez be so in. » (Ste Jeanne de Chantal ) Marie, à la Visitation, est porteuse de la Joie ! Cette Joie, nous essa yons de la conserver dans notre cœur ; e lle est a limentée par notre oraison. Dans la foi, nous savons que cette oraison re jaillit sur le monde. Notre prière nous fait participer à l’évan gélisation du monde par une « secrète fé co ndité ». Le mystère de la Visitation, c’est aus - si voir Jésus présent en chacune de nos sœurs, en toute personne ren - contrée : un sourire, une paro le, un service... C’est dans l’amour, la paix, la joie, que se construit petit à petit le Ro yaume de Dieu... Dieu est toujours plus grand que notre cœur , mais notre cœur doit essa yer de s’ajuster continuellement aux ins pirations de l’Es prit-Saint. Il est im portant pour moi de discerner ce qui me dis perse et ce qui m’aide à vivre en présence de Dieu, ce qui m’em pêche d’entrer dans l’es prit de ma vocation et ce qui m’aide à m’ y ma inten ir... sans tens ion. « Il faut tou t faire paisiblement » nous dit Saint François de Sales. Je ren ds grâce au Seigneur pou r son choix, pour les difficultés qui so nt m on chemin de sa nctifi ca tion. Je ve ux l ui redire d’ une m anière nouvelle le Oui de mon Ba ptême, le Oui de mon engagement dans l’Œuvre des Fo yers de Charité, le Oui de ma Profession reli gieuse... Oui , et il continue d’en faire au - jourd’hui pour tous... Sœur B landine-Mari e

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10 LA SPIRITUALITÉ DE SAINT LOUIS MARIE GRIGNON DE MONTFORT VIE CONSACRÉE La vie de notre fondateur et sa sp i- ritualité sont basées sur les Saintes Écritures, la Magistère de l’ Église. Et tout est centré sur le C hrist. Mont - fort, né en Bretagne en 1673 fait toujours allusion à son ba ptême. Par son baptême, il est devenu fils de l’Église, enfant de Dieu-Père et frère de Jésus-Christ. Le baptême était vraiment im portant pour Louis-Ma - rie. C’est en souvenir du lieu de son baptême qu’il a adopté le nom de « Mont fort ». « Mont fort-sur-Meu » est le lieu de sa naissance et son baptême. Dans le re gistre de son baptême, le nom est « Louis Gri - gnon ». Ensuite, en vertu de sa grande dévotion et sa consécration à la Très Sainte Vierge Marie, i l va aussi ajouter « Marie » dans son pré- nom. Par combinaison, il est devenu Louis-Marie Gri gnon de Montfort. C’est son amour pour Jésus et M a- rie qui va l’orienter vers les p lus pauvres. Sa foi en Jésus-C hrist n’était pas une foi théorique sans aucun engagement auprès des démunis et des défavorisés. Il ne restait pas « en haut » à re garder les pauvres « en bas ». C lerc et inte llectue l, il va « descendre » au milieu des pauvres. Jeune prêtre, il voulait déjà s’eng a- ger comme aumônier à « l’hôpita l général » afin d’être au chevet des gens qui étaient incapables d’assu - rer par eux-mêmes leur survie. De m ême que J ésus est n é comme un pauvre et parmi les pauvres, de m ême Montfort ne re gardait pas les privilèges de son rang de prêtre et il a parta gé la vie des pauvres. Saint Mont for t, homme pauvr e Montfort, durant toute sa vie a d é- veloppé un amour passionné pour les pauvres. Sa vie simple et son en - gagement auprès des plus pauvres re stent et deme urent une sou rce d’inspiration pour l’ Église. Tout cela fait de Grignon de Montfort un homme authentique, un vrai témoin du Christ, vrai a pôtre de Marie et un vrai fils de l’É glise. Il se détache de tout pour apparten ir un iquement à Jésus-C hrist : « Celui qui veut mar -rr cher à ma suite, qu’il renonce à lui - m ême, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’i l me suive » (Lc 9, 23 ). Mont fort a renoncé à toute po s- session de biens matériels et à son hérita ge familial. Dans une lettre, il confirme à ses parents son renonce - ment radical : « Je ne prétends rien voir ni toucher [de l’héritage] de la fa - mille dont Jésus-Christ m’a fait naître. Je ren once à tou t… ». T ou t cela e st pour dire que sa vie de pauvreté était conforme à l’ensei gnement de son Maître, Jésus-Christ. Une exi gence qu’i l fait aussi à sa sœur monia le. A ce sujet, Montfort est un exemp le dans les familles en Guadeloupe où la question d’héritage pose encore de graves problèmes . Montfor t, homme de grand désir pastoral Cinq mois après son or dination s a- cerdotale, en 1700, il n’avait pas peur d’exprimer sa grande passion qu’on peut diviser en trois : -Son désir de faire aimer Notre Se igneur. -Son désir de répandre la dévotion à la Très Sainte Vierge. - Son désir d’enseigner le cat é- chisme aux pauvres. La Lettre au supérieur est révé larice : « Je re ssen s d’un côté un amour se - cret de la retraite et de la vie cachée pour anéant ir ma nature corro m- pue et qui aime à paraître dans lemonde. De l’autre côté, je sens de gran ds désirs de faire aimer Notre Seigneur et sa sainte Mère, d’aller d’une manière pauvre et sim ple faire le catéchisme aux pauvres de la campagne et exciter les pécheurs à la dévotion à la Sainte Vierge ». V oilà succ inctement le charisme vécu par Sa int Lou is-Mar ie Gr ignon de Montfort. Tous ces petits détails m’ ont infl uen cé d ans m on che- minement à la vie reli gieuse et s a- cerdotale. Le saint Fondateur nous laisse et nous livre un secret pou r bien vivre notre vie consacrée tout en restant de « bons prêtres » suivant le cœur de Jésus-Christ. Enfin, Mont -tt fort , à travers ses écrits , nous fait d é- couvrir la beauté de la vie consacrée et combien il est beau d’être dis - ciple de Jésus-Christ au cœur d’un monde dévasté par la haine et le profit personnel. Ce « missionnaire apostolique » a évangélisé la Bre - tagne, l’Anjou, la Normandie et la Sainton ge lors de missions pop u- laires. Il est mort le 28 Avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée , lieu où Saint Jean-Paul II vint en pè - lerinage en septembre 1996. P. Nor bert TIBEAU , smm

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11 SŒUR GENEVIÈVE : SOURIRE ET SERVICE TOUJOURS ! « Notre mission est d’al -ll ler vers les autres , de m ontrer par nos vies que Dieu est compa s- sion en servant les petits et les pauvres » . Tel est le bel idéal des Sœurs de Notre-Dame de Com - pass ion, communauté religieuse dans laquelle Suzane Gran dman, origi - naire de Sainte-Anne, a prononcé ses vœux défi - nitifs et a pris le nom de Sœur Geneviève. Elle a au jourd’hui 74 ans. « M a vocation est toute simp le, vous savez. Toute jeune j’ai ressenti l’appe l de Dieu à me donner, et avec sa grâce j’ai to u- jours rencontré des guides spi -ii ritue ls qui m’ont permis de pro - gresser et de cheminer dans la foi et la paix, dit en toute simpli -ii cité et douceur Sœur Geneviève. D’abord mon curé quand j’étais enfant, et je suis allée faire mon noviciat à Notre-Dame de Sion en Suisse. De retour en Guade lou pe en 1968, j’ai fait mon juniora t au Sacré-Cœur, puis début n o- vembre 1973 je prononçais mes vœux définitif s devant Père O scar Lacroix, vicaire général, qui re m - plaçait Mgr Siméon Oualli part i à la rencontre des évêques à Lourdes (tous les deux m’on t toujours guidée avec discerne - m ent et assurance ). Le Père Ernest Cabo était à l’époque curé du Sacré-Cœur et Père Jacques Hivon responsable du Foyer Paul VI : ils ont beaucoup fai t pour notre implantation dans ce quartier populaire de Boissard. » Servir les famille s Aux familles dans le plus grand dénuement et vivant dans de p e- tites cases modestes, les Sœurs de N.-D. de Com passion a pp or- taient les soins , le soutien scolaire et l’alphabétisation aux enfants et toutes aides indispensables. Au jourd’hui encore, même si les temps ont chan gé, les Sœurs sont toujours là, a pp ortant r é- co nf ort et vi sitant le s m alade s et personnes isolées chez elles. « Notre centre de St Martin de P o- rès est là, à côté du lycée la Pe r- sévérance, même si les normes officielles ayant changé, on ne peut pas recevoir autant c hez nous, c’est pourquoi nous allons chez les gens », ex plique paisibl e- ment Sœur Geneviève qui a été rejointe par Sœur Marie-Claude. « Il ne faut pas être compliqué e t ne pas craindre », poursuit-elle . «Un petit fait tout simp le : pas - sant ré gulièrement devant un jeune déshérité stationnant dans la rue, je n’ai jamais cessé de le saluer en souriant gentiment, et lui un jour de me ré - pon dre : vous savez ma sœur, votre sour ire me réconforte c haque fois que vous passez, c’est tout ce que je vous de - man de et je vous dis merc i ». Sœur Genev iève pour - sui t : « notre vie sim ple est rythmée par la prière des heure s dan s notre chapelle où nous avons la messe une fois par semaine le mardi avec père An dré Dénéc y qui continue de nous accompagner. » Fête patronale Les Sœurs Hos pitalières de Notre-Dame de Compassion ont leur fête patronale le 15 se p- tembre de cha que année en la fête de Notre-Dame des Sept Dou leurs. « Nous sommes quatre en Guadelou pe, sœur Michèle et la supérieure sœur Lydia à notre maison Ste Mart he à Prise d’Eau, et nou s ici » conclut sœur Ge - neviève qui se remet lentement d’une o pération ortho pédi que à la jam be, mais qui ne l’em pêc he pas de demeurer « bon pied bon œil ». Un mot pour conclure : « malgré la violence qui entoure nos sociétés, demeurons tou jour s dans l’espérance. E lle seu le nous permet de tenir » . J.-M . GAUTHIE R Sœur Marie-Claude et Sœur Geneviève

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12 LES MOTARDS DU NORD PARTICIPENT À LA MESSE Dimanche 19 janvier, ils ont quitté le nord Basse-Terre pour le nord Grande-Terre. Accueillis par le père Silvère Numa, curé, et les fidèles de la paroisse Saint-Philippe et Saint-Jacques de Petit-Canal, ils ont dit l’impor - tance du res pect de la vie qui est un don de Dieu. « Trop de morts sur les routes de la Guadeloupe, trop de familles endeuillées » ont dit les deux représentants des motards et de la DEAL « cellule Sécurité routière ». Dans son homélie, le prêtre a bien fait la relation entre l’Evangile du jou r et les consi gnes de sécurité routière. Le Christ, l’A gneau de Dieu que nous montre Jean le Baptiste vient pour que nous ayons la vie. A la sor - tie les motar ds ont reçu la béné dic- tion pour bien comprendre l’impor - tance d’être aimé de Die u et d’être son enfant et pour respecter le code de la route. Roland A. BRÈVES

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13 SECOURS CATHOLIQUE VISITE DE LA PRÉSIDENTE NATIONALE Après avoir visité les déléga- tions du Secours Catholique de l’Océan Indien et du Pa- cifique, Véronique Fayet Pré- sidente Nationale a posé ses valises aux Antilles (Guade- loupe et Martinique). La dé- légation de la Guadeloupe l’a accueillie le 10 Janvier 2020. Moments d’échange, de par- tage, de découverte pour tout un chacun et aussi des temps conviviaux. Avec les familles Véronique Fayet nous a rappelé cette ambition qui est la nôtre : reconstruire notre société à par- tir des plus pauvres, redonner du pouvoir d’agir aux personnes qui ont l’expérience de la pauvreté, de l’exclusion, afin de repenser et bâtir avec les personnes pauvres un monde juste et fraternel. Nous devons mettre les personnes pauvres au cœur de nos ins- tances, bannir les préjugés ; nous devons construire, continuer d’agir à nos niveaux particuliers, inspi- rer des lois. Et comme disait Mgr Rodhain, faire en charité au- jourd’hui ce qui doit devenir la justice de demain. La présidente a pu se rendre compte des actions menées par des équipes locales du Secours Catholique en Guadeloupe, pour assurer une vie digne aux per- sonnes en situation de précarité. Avec les enfants C’est la période du carnaval, les bénévoles de l’équipe du Gosier ont permis aux enfants de faire des costumes à partir d’un vieux jean, de feuilles de raisin de bord de mer et de bombes de couleurs. En Guadeloupe le taux d’illet- trisme est très élevé. L’équipe locale de Sainte-Rose a mis en place un atelier : lire pour jouer ; lire pour le plaisir. L’objectif étant de promouvoir le plaisir de lire par l’animation, inciter les enfants à découvrir le livre sous forme de jeu et amener le livre à la ren - contre des enfants sur leur lieu de vie. Ce fut l’occasion pour la prési - dente d’échanger avec les enfants participant à cet ate lier. Avec les prisonniers Un bénévole de l’équipe prison a constaté que les jeunes, une fois libérés , se retrouvaient à nouveau incarcérés. La ra ison : «il n’y a rien pour nous dehor s ». Ce bénévo le a donc créé une association CSMP (Concept Saint Martin de Porres) dont l’objectif est de réduire, voire supprimer les sorties sèches des détenus. Le CSMP accompa gne les PPSMJ (personnes p lacées sous main de justice) pendant et après l’incarcération dans un parcours de réinsertion sociale et professionne l. D’où la présence du chantier d’insertion a gricole sur le site de Fon d Sarail . Enfin, la présidente a pu découvrir notre réseau lors de la soirée fe s- tive et de l’inau guration du siè ge de la délégation en présence de l’évêque et de l’aumônier. Marce lle BALA GNE

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14 ÉDUCATION LA SOCIÉTÉ ET LES JEUNES Père Jean-Marie Petitclerc, salésien, est coordinateur du réseau « Don Bosco Action Sociale » et auteur de nom- breux livres sur l’éducation. De passage en Guadeloupe, il a répondu à nos questions. Don Bosco a écrit : « Les jeunes sont la partie la plus délicate et la plus précieuse de la société ». Une affirmation aussi pour notre temps ? J’entends ici ou là beaucoup de gens me parler de la jeunesse sous l’angle des problèmes qu’elle pose à notre société. Que d’articles sur « les problèmes des jeunes », « les jeunes à problèmes », « les pro- blèmes posés par les jeunes à pro- blème » ! Don Bosco nous apprend à considérer la jeunesse sous l’angle de la chance qu’elle est pour nous. La jeunesse, c’est la chance pour l’avenir de notre société, de notre Eglise ! Aussi, à une heure où elle est parfois si maltraitée, combien est-il important d’en prendre soin ! Prendre soin des jeunes, c’est d’abord apprendre à les écouter, à prendre en compte leurs vrais besoins. Combien ai-je pu ren- contrer de jeunes, dans l’exercice de mon métier d’éducateur spé- cialisé, qui, parce qu’ils n’ont ren- contré personne pour les écouter, sombrent dans des addictions ! Prendre soin des jeunes, c’est ne pas les laisser seuls devant ce dé- ferlement d’images et de mes- sages qui circulent sur internet et les réseaux sociaux. Il m’arrive de rencontrer des parents qui offrent à leur enfant de 12 ans un smart- phone de dernière génération, sans leur donner le moindre conseil sur la manière de l’utiliser. C’est un peu comme si on offrait à un jeune les clefs d’une voiture, sans l’informer au préalable du code de la route. Prendre soin des jeunes, c’est non seulement les sécuriser, mais aussi les responsabiliser, en leur donnant l’occasion d’exprimer leurs talents au travers de vraies responsabili- tés. Parfois, à force de vouloir trop protéger, on ne responsabilise pas assez. Donnez-nous des clés pour en- rayer le cloisonnement entre les différents lieux de vie des jeunes. Une difficulté majeure rencontrée par les jeunes aujourd’hui, - et ceci me paraît aussi vrai en Guade- loupe qu’en métropole -, réside à mes yeux dans le fait que tous les jours ils circulent dans trois lieux : ils passent du temps en famille, à l’école et dans la cité, au milieu de leurs copains. Et chacun de ces lieux est marqué par une culture différente : la famille s’inscrit dans les valeurs de la tradition, l’école dans celles de la République et la cité est marquée par une culture de l’entre-pairs, de l’entre jeunes, for- tement influencée par les réseaux sociaux. Dans un tel morcellement, il est difficile de se construire. Voilà pourquoi, au Valdocco, l’associa- tion que j’ai fondée en métropole pour accompagner les enfants et les adolescents domiciliés dans les quartiers jugés prioritaires par la politique de la ville, les éduca- teurs ont pour mission de rejoindre l’enfant dans ses trois champs de vie. Dans la cité, par l’animation de rue. A l’école, par l’accompa- gnement scolaire et la prévention du décrochage. En famille, grâce à toutes les actions menées dans le cadre du soutien à la parentalité. Le maître-mot de l’action menée réside dans le concept de « média- tion famille-école-cité ». Il s’agit de créer du lien entre tous les adultes qui cheminent auprès de l’enfant. Il me semble en effet que le premier droit de l’enfant à l’orée du XXI ème siècle réside dans la cohérence des adultes qui l’accompagnent sur ses chemins d’éducation. Dans votre homélie lors de la messe chez les carmélites, vous avez dit qu’il fallait « libérer la parole » et que c’était en cela que résidait l’autorité de Jésus. Tout un programme en effet pour notre temps troublé. Dans le commentaire que j’effec- tuais sur la guérison du possédé, j’insistais sur le fait que Jésus s’y prenait autrement que ses contem- porains. Trop souvent, ces derniers avaient pour méthode de « conte- nir » en réduisant au silence, voire même dans certains cas en en- chaînant. Jésus, au contraire, libère l’expression, en disant avec force : « Sors de cet homme ». Et c’est par la libération de la parole qu’il mène à l’apaisement. Et c’est sur cette cohérence entre son « dire » (son enseignement) et son « faire » (sa manière de guérir) qu’il fonde son

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15 PAROLES ENTENDUES DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU (1) Il nous a été proposé de diffu- ser la « Bible en nous », auprès des enfants comme des adultes. C’est certainement une excellente chose, encore faut-il que chacun, avec l’aide des prêtres et de gens compétents, puisse en tirer profit. Cette « Bible en nous » donc est bienvenue, puisque il y a plusieurs années déjà, un petit groupe de chrétiens a essayé d’entrer comme on dit, dans « la vérité de l’Ecri- ture. » A ce propos de « vérité », quelqu’un posait la question de savoir « est-ce que la Bible nous donne quelques critères pour voir plus clair dans ce domaine ? » Je répondais que la vérité biblique n’est pas abordée de manière phi- losophique, elle est abordée de manière existentielle, c’est-à-dire comme une histoire. Cette histoire n’est pas une histoire repliée sur elle-même, mais elle est l’histoire d’une promesse. Dieu qui agit hier, agit aujourd’hui et va agir demain. Cette promesse de Dieu déroule donc un temps linéaire de telle manière qu’il ne peut pas conte- nir à lui seul toute la promesse. Ce qui veut dire conjointement deux choses : il y a bien une réalité qui se révèle, mais en même temps cette vérité-là reste voilée. La Bible nous montre donc que Dieu, plus Il se révèle, plus Il se cache. « Deus absconditus », Dieu caché, dit l’Ecriture. Ce qu’Il révèle c’est qu’Il est plus grand que les mots, au-delà des mots. C’est une véri- té qui nous étonne, une vérité qui n’a pas peur de se salir les mains. Dieu est allé chercher l’humanité dans la violence et jusque dans la trahison. La Bible enfin nous montre un Dieu qui proteste, qui s’emporte mais qui est passionné de l’homme. A travers tout cela la Foi, l’Espérance et la Charité nous tiennent aux entrailles, car Dieu fi- dèle nous cherche, et Il se laisse trouver. P. Yves GILLOT autorité, à la différence des scribes et des pharisiens dont l’hypocrisie contribuait à miner l’autorité. Jean Bosco ne cessait de dire à ses collaborateurs qui œuvraient auprès des jeunes : « Qu’on leur laisse ample liberté de sauter, de courir, de faire de la musique, du théâtre ! Chaque fois que l’on permet à un enfant de mettre des mots, des sons, des gestes, des couleurs sur ce qu’il ressent, on fait reculer la violence ! » La prévention de la violence passe par la libération de l’expression. Donnez-nous des raisons d’es- pérer. Commençons par apprendre à distinguer « l’espérance » du seul « espoir ». L’espoir a un objet : j’espère que... Il est soumis à l’échéance du « ou bien/ou bien » : ou bien je suis reçu à l’examen, ou bien je suis collé ; ou bien il fait beau, ou bien il fait mauvais. L’espérance, quant à elle, n’a pas de complément d’objet : j’espère... Elle se maintient dans l’ouverture. Elle ne se définit pas par son conte- nu, mais par son mouvement. Elle ne nous offre pas telle ou telle re- présentation d’un objet précis à es- pérer, mais elle ouvre le réel à ce qu’on ne perçoit pas encore. Mon espérance, je la fonde sur la jeunesse d’aujourd’hui. Je sens chez les jeunes une telle énergie, que je les sens capables de rele- ver les défis qui se posent à notre époque, que ce soit dans le do- maine de la construction d’une so- ciété plus fraternelle ou dans celui d’un monde plus respectueux de l’écologie. Combien il me paraît important de leur faire savoir que nous comptons sur eux ! Ils sont notre espérance ! J.-M. GAUTHIER (1) Journée s pécia le pour encou - rager à lire et méditer la Bible, le IIIème dimanc he du temps or di- naire (cette année le 26 janvier) a été instituée par le pape François par la lettre a posto lique Aperuit illis du 30 se ptembre 2019, pour être le dimanc he de la Paro le de Dieu. En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens cet encoura gement à lire la Bi ble prend tout son sens. SESSION SUR LA BIBLE Mardi 25 février Le père Hugues Lafine, prêtre de Martinique animera une jour- née de formation sur la Bible. Inscriptions et renseignements auprès des paroisses et à l’évêché.

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16 CULTURE FESTIVAL INTERNATIONAL DES ORGUES DE GUADELOUPE Du 30 janvier au 9 février 2020, l’association « les Amis de l’Orgue de la Basse-Terre » organise son 3 ème festival international. Témoignage des deux titulaires « Chaque office ou récital, est l’occasion de découvrir ou redécouvrir les sonorités ex- traordinaires des grandes orgues de la ca- thédrale de Basse-Terre : ses jeux de fonds romantiques, son plein jeu riche et ses anches puissantes. Notre cathédrale pos- sède maintenant un instrument ouvert sur plus de trois siècles de musique, plaçant les grandes orgues de Notre-Dame de Basse-Terre comme le phare de ce Festival International. » Jean-Michel Lesdel « Avec l’arrivée de l’orgue Bertrand Cattiaux à la cathédrale, le festival peut s’enorgueillir d’avoir aujourd’hui les moyens d’accueillir les plus grands concertistes mondiaux. Après Domenico Severin, d’origine italienne et titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Meaux, nous aurons cette année Steffen Markus Scha- land, organiste de l’église noire de Brasov en Roumanie. C’est une volonté d’ouverture du festival vers l’in- ternational. Gageons que ce festival vous fera découvrir encore plus passionnément l’instrument magique qu’est l’orgue ! » Joël Gustave-dit-Duflo. Programme s Jeudi 30 janvier à 20 h : ouverture du Festival à la cathédrale de Basse-Terre avec Jean-Michel Les- del et Joël Gustave-dit-Duflo, co-titulaires (Soprano invitée : Mme Marie-Sabine Clémençon) sSamedi 1 er février à 20 h : Chœurs et Orgues à l’église Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre. Gérard Goudet, organiste titulaire du grand orgue de la cathédrale de Chalon-sur-Saône ; avec les chorales les Poinsettias du Carmel, et le Chœur de la ville de Pointe-à-Pitre. sDimanche 2 février à 17 h en l’église Saint- Charles Borromée de Gourbeyre. M. Axel Cham- bili-Casadesus aux grandes orgues ; avec les cho- rales « à cœurs d’hommes » de Saint-Robert et les chorales du Matouba et de Saint-Claude. sJeudi 6 février : Journée pour les scolaires, en l’église Saint Dominique de Baillif. Visite et dé- monstration de l’instrument. Inscription au 0690 21 00 67. sVendredi 7 février à 20 h en l’église Saint Do- minique de Baillif. Christian Bachelet, titulaire de l’orgue de l’église Saint-Just d’Arbois ; avec les cho- rales réunies de Saint Robert et Baillif , et la chorale les Roses de Sainte Thérèse. sSamedi 8 février à 20 h : clôture du Festival en la cathé- drale Notre-Dame de Guade- loupe à Basse-Terre. Avec M. Steffen Markus Schland, orga- niste de l’église noire de Bra- sov – Roumanie. J.-M. Les del et J. Gustave- dit-Duflo

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17 HORIZONTALEMENT 1 - Les joueurs de loto espèrent ardemment. ce genre de rêve. 2 - Ils œuvrent pour la réunion des Eglises chrétiennes. 3 - Possessif. Associé. Tout-terrain. Colombie. 4 - Langue. Filière scolaire. Lycée à Pointe-à-Pitre. 5 - Lituanie. Indo-européen. Marque de chaussons pour enfant. 6 - Oiseaux. Ecole supérieure à Aix-en-Provence. Porto Rico. 7 - Après le méga volt. Organisme salutaire. Ecrivain italien. 8 - Au milieu de pied. Réfuta. Partie politique québécois. Non qualifiable. 9 - Ronger. Regroupement de pays. Appris. 10 - Rendue insensible. VERTICALEMENT 1 - Indication du dosage et de la fréquence de prise d’un médicament. 2 - Remettra en marche. 3 - Ecole communale. N’importe qui. 4 - Exploration de plusieurs voies de détection. 5 - Oubliée. Miettes. 6 - Apparue. Terrain défriché. 7 - Préfixe négatif. Situation. 8 - Immense. 9 - Exclus. 10 - Italie. 11 - Prime. 12 - Inaccessible aux non-initiés. P. CHERY, cssp (Solution dans le prochain numéro) M OTS CROISÉS N O 64 M OTS CROISÉS N O 63 ( SOLUTION ) EN CHEMIN AVEC NELSON MANDELA Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Guyane, a été de 1983 à 1994 curé de Sowe- to, professeur de séminaire. Il a agi aux côtés de Mgr Desmond Tutu et de Nelson Mandela pour améliorer la vie quotidienne des noirs victimes de l’apartheid. Il a vécu l’abolition de ce système. Il a récemment publié un livre : « Prier 15 jours avec Nelson Mandela ». Mgr Lafont a été invité à présenter en Guadeloupe : « Le rôle de l’Eglise catholique sur la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ». s6ENDREDIJANVIERÌH CONFÏRENCEÌLAMÏDIATHÒQUEDE"ASSE 4ERRE s3AMEDI er février à 18 h, conférence salle Rémi Nainsouta à Pointe-à-Pitre. Le matin dédicace et signature du livre « Prier 15 jours avec Nelson Mandela » à la Procure Siloé à Pointe-à-Pitre. s$IMANCHEFÏVRIERÌH, conférence en l’église de Saint-Michel du Raizet. Thème : « Mandela, une lumière sur nos pas ». Suivie de la messe de la chan- deleur.

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18 PO UR LE S JEUNE S : PA S A PA S AV E C LE SEIGNEUR Samedi 8 Février de 9h à 13h Rencontre vocationnelle pour les garçons de 14 à 25 ans au centre pastoral Siméon Oualli (CPSO) Renseignements et inscriptions auprès du Père Gérard 0690 95 53 42 - pgerardfoucan@gmail.com Samedi 29 Février de 9h30 à 13h Rencontre vocationnelle pour les filles de 14 à 25 ans chez les Sœurs de Saint Joseph de Cluny pensionnat de Versailles Renseignements et inscriptions auprès de sœur Marie-Laurence au 0696 22 32 7 5 Tu as entr e 25 et 4 5 ans Tu penses sérieusement à te consacrer au Seigneur.. . Contact : Père Gérard 0690 95 53 42 (pour les garçons) Sœur Franciane 0690 34 78 33 (pour les filles) INFOS — Bulletin d’abonnement — Nom : (M., Mme, Mlle) : .............................................................................................................................................................. Prénom : ....................................................................................................................................................................................... Adresse : ........................................................................................................................................................................................ S’abonne / Se réabonne pour un an. Ci-joint paiement à l’ordre de : Association Diocésaine de Guadeloupe – BP 243 – 97168 Pointe-à-Pitre Cedex - CCP 200 50 S Basse-Terre COMMENT S’ABONNER • Tarifs • L’abonnement est annuel et il peut se contracter à tout moment dans l’année. GUADELOUPE : 31 euros • AUTRES TERRITOIRES FRANÇAIS : 37 euros • CARAIBE : 37 euros • AUTRES PAYS : 46 euros. En dehors de la Guadeloupe, toutes les expéditions sont faites PAR AVION. Il va de soi que ces tarifs sont ceux de l’abonnement « ordinaire » et que tout abonnement DE SOUTIEN est le bienvenu et sans limite de montant ! MERCI. Nombreuses infos sur le site ! Retrouvez de nombreuses informations : les horaires de messe et de nombreux articles sur la vie des paroisses, du diocèse et du monde. www.guadeloupe.catholique.fr Nouveauté à Radio Massabielle ! Depuis novembre notre radio diocésaine retransmet les vêpres et la messe du dimanche depuis l’église Saint-Michel du Raizet. 17h45 Vêpres solennelles / 18h15 Messe dominicale Prières La Parole de Dieu chaque matin Le chapelet de Lourdes à 10 H 30 et à 15 H Nouvelles : L’Eglise et le monde avec Radio Vatican Paroles d’Evêques : Avec Mgr Riocreux et Mgr Macaire Librairie Siloë de Pointe-à-Pitre (changement de gérance) Nouveaux horaires à compter du 1 er Février 2020 Ouverture en continu de 7h30 à 14h30 du lundi au vendredi - 7h30 à 13h le samedi Téléphone : 0590.83.10.45

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19 Dimanche 2 Février sH *OURNÏEDELA6IE#ONSACRÏE Messe de la Fête de la Présentation du Seigneur en l’église St Pierre St Paul Lundi 3 Février Rencontre avec les prêtres nouvellement arrivés dans le diocèse Mardi 4 Février Réunion des Doyens Mercredi 5 Février Rencontre avec Mr Nicolas Truelle, Directeur Général de l’œuvre d’Auteuil Jeudi 6 Février Rencontre à l’évêché avec des jeunes du Collège de Massabielle Vendredi 7 Février sH-ESSEÌ"AILLIF Dimanche 9 Février Messe avec la mission maronite au CPSO Mardi 11 Février sH -ESSEDELAFÐTEDE.$DE,OURDES en l’église de Massabielle Samedi 15 Février Journée avec les 800 servants d’autel à Marie-Galante Dimanche 16 Février Messe au CHU Lundi 17 Février Rencontre des prêtres avec le père Moïse, Modérateur général des Foyers de Charité et le père Aine, père du Foyer de Charité de Martinique Mardi 18 Février Conseil Episcopal Mercredi 19 Février Rencontre avec les confirmands de Saint-Claude Jeudi 20 Février Rencontre avec les EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens) Dimanche 23 Février sH -ESSEÌ4ROIS 2IVIÒRES Inauguration de la salle paroissiale Lundi 24 Février sH -ESSEDESMARCHANDESENLACATHÏDRALE de Basse-Terre Mardi Gras 25 Février Session de formation Mercredi des Cendres 26 Février Messe d’entrée en Carême à St Pierre St Paul Jeudi 27 Février Messe à la chapelle St Robert de Baillif OFFICIEL CALENDRIER DE Mgr RIOCREUX O FFRANDE S PO U R F U NÉRAILLE S ET MARIA G ES Par décision du diocèse, l’offrande pour les célébrations de funérailles ou de maria ges (casuel) est de tradition dans l’Eglise. La somme fixée est indicative, et il ne s’agit pas d’un tarif. A compter du 1 er Janvier 2020 l’offrande est fixée àr 180 €.

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3 789561 703007 Prière à la Vierge Marie pour les Consacrés Marie, figure de l’Eglise, Epouse sans ride et sans tache, qui, en t’imi- tant « conserve virginalement une foi entière, une espérance ferme, une charité sincère », soutiens les personnes consacrées qui tendent vers la béatitude unique et éternelle. A Toi, Vierge de la Visitation, nous les confions, afin qu’elles sachent se hâter à la rencontre des hommes dans la nécessité, pour apporter de l’aide, mais surtout pour apporter Jésus. Apprends-leur à proclamer les merveilles que le Seigneur accomplit dans le monde, afin que tous les peuples magnifient son nom. Soutiens-les dans leur travail en faveur des pauvres, des affamés, des désespérés, des humbles et de tous ceux qui cherchent ton Fils d’un cœur sincère. Toi qui as fait la volonté du Père, empressée dans l’obéissance, courageuse dans la pauvreté, accueillante dans ta féconde virginité, obtiens de ton divin Fils que ceux qui ont reçu le don de le suivre dans la vie consacrée sachent lui rendre témoignage par une exis- tence transfigurée, en avançant joyeusement, avec tous les autres frères et sœurs, vers la patrie céleste et la lumière sans crépuscule. Exhortation apostolique post-synodale de Jean-Paul II Sur la Vie Consacrée et sa mission dans l’Eglise et dans le monde (1996)

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