Page 1
3 € N° 1002 - Février 2020
www.guadeloupe.catholique.fr
JOURNÉE DE LA VIE CONSACRÉE !
pages 8-11 et 20
RETRAITES
DES PRÊTRES
pages 2, 4-5
SECOURS
CATHOLIQUE
pages 13
Mme Véronique Fayet, Présidente Nationale
Les sœurs Marietta et Joseph-Marie de Saint Joseph de Cluny et sœur Marie-Emmanuelle, carmélite
Page 2
2
Retraite des spiritains ......................2
“L’Edito” de Mgr Riocreux ...............3
Retraite du presbytérium ...............4-5
Lutte et prévention contre les
abus sexuels ....................................6
Journée mondiale du malade .........7
Spiritualité : en route avec
Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus .........8
Vie Consacrée............................9-11
Brèves ............................................12
Visite du Secours Catholique
National .........................................13
La société et les jeunes .................14
Paroles entendues .........................15
Culture ...........................................16
Mots croisés ...................................17
Infos ...............................................18
Calendrier
de Mgr Riocreux ............................19
Bimensuel fondé en 1967
Numéro de CPPAP : 0516 G 88298
EVECHE : place Saint-François
97100 BASSE-TERRE
Tél. : 0590 81 36 69
Directeur de la publication
et de la rédaction : Mgr Jean-Yves RIOCREUX
Rédacteur en chef : Jean-Marie GAUTHIER
Equipe de rédaction : Jean-Marie GAUTHIER
Les pères Yves GILLOT,, Pierre CHERY.
Aurore MONDAIN, Jérémiah CARLTON,
Micheline TISBA, Thierry FUNDÉRÉ,
Pascal GBIKPI, Edilène LEPENNEC
Maquettiste : Marie COLEAU-JULIEN
Impression : PrintCaraïbe : 0590 90 90 90
www.guadeloupe.catholique.fr
Adressez vos réactions :
Pascale LOUIS et Aurore MONDAIN :
eveche@catholique-guadeloupe.org
SOMMAIRE JOURNÉE DU MALADE
ET DE LA SANTÉ
Depuis 1992, l’Eglise catholique cé-
lèbre le 11 février, fête de Notre Dame
de Lourdes, la Journée Mondiale du
Malade.
Cette année, cette journée se décline
dans les diocèses français en un di-
manche de la santé, afin de rappeler
que l’accompagnement des personnes
souffrantes est une priorité évangélique.
Elle aura lieu cette année le dimanche
9 février, sur le thème : « Ta nuit sera
lumière ».
SPIRITAINS EN RETRAITE SPIRITUELLE
MARDI 11 FÉVRIER
FÊTE DE NOTRE-DAME DE LOURDES À MASSABIELLE
à18 h, messe présidée par Mgr Riocreux
Début janvier, les dix spiritains travaillant dans six paroisses du dio-
cèse ont vécu la retraite spirituelle dans leur maison de Massabielle.
Elle était animée par le Père Alain Mayama, assistant général de la
congrégation à Rome sur le thème de la « Mission ». En cette année du
chapitre général des spiritains qui se tiendra en Pologne en juin, ils ont
réfléchi sur leur engagement missionnaire et la vie fraternelle.
Mercredi 8 Janvier, Mgr Riocreux a concélébré la messe avec les
retraitants dans l’église de Massabielle en présence d’une assemblée
de fidèles. L’évêque a expliqué l’importance de ce temps de ressour-
cement annuel pour les prêtres.
Page 3
3
LES PRÊTRES JUBILAIRES
En cette année 2020, plusieurs prêtres du diocèse célèbrent
un jubilé.
70 ans
- Père Paul SANNER
60 ans
- Père Yves GILLOT
Le père Gillot ordonné prêtre le 24 février 1960
célèbre le jubilé des 60 ans de sacerdoce dans
les églises où il a exercé son ministère : Basse-
Terre, Pointe-Noire, Massabielle, Saint-Pierre et
Saint-Paul et Le Moule.
40 ans
- Père Edouard SILENE
- Père Louis-Gabriel BLOT
25 ans
- Père Leroy Gesner ROMAIN
- Père Simonraj SAVARIMUTHU
20 ans
- Père Alfred LAVITAL
- Père Anthony ETIENNE
- Père Pierre Claver ANANU
- Père Serge Merlin BABAKILA
- Père Lavaud CHRISTOPHE
- Père Yves Gérald RICHEMOND
- Père Godefroid SIASIA NZITA
Des célébrations ont lieu dans différentes églises.
Et mercredi 29 janvier, 7 prêtres ont ravivé le souvenir
de leur ordination en l’an 2000
lors d’une messe en l’église du Sacré Cœur.
29 JOURS
Ce mois de février de
2020, année bissextile
comporte… 29 jours ! Un
jour de plus à vivre dans la
prière et la charité !
Et ce mois est riche de
fêtes et d’évènements. Il
commence en effet avec
la fête de la présentation
du Seigneur au Temple le
dimanche 2 Février. De-
puis 30 ans, c’est aussi la
Journée de la Vie Consa-
crée. Le dossier de notre
journal présente différentes
congrégations religieuses.
La prière de la dernière
page nous invite à l’action
de grâces pour les consa-
crés.
Puis le 11 Février nous rap-
pelle Lourdes et les ma-
lades. Cette fête de Notre-
Dame de Lourdes est une
invitation à prier pour les
malades et à les accom-
pagner.
Enfin, la dernière semaine
du mois sera marquée par
le Carnaval, évènement
majeur aux Antilles.
Le mardi-gras précède le
temps de jeûne et de par-
tage du Carême. Celui-ci
débute le mercredi des
Cendres le 26 Février.
Ces évènements sont pré-
sentés dans ce journal,
ainsi que différentes ren-
contres du mois de janvier.
Bonne lecture à vous tous !
L’ÉDITO
de Mgr Jean-Yves Riocreux
PALAVRA VIVA
À ST BARTH
Premier engagement de Karine
et Bruna dans la Communauté
Palavra Viva à Rome le 31
décembre 2019.
Page 4
4
RETRAITE DU PRESBYTÉRIUM
Alors que nos esprits caressaient
encore le souvenir
de la belle l i-
tur gie de la Nativité et nos oreilles
b
ou rd onn aient en co re de s v œu x
du nouvel an, arrivait vite le temps
de la retraite spirituelle des prêtresdu diocèse du 5 au 11 janvier à
Saint-Jean-Bosco - lieu
du bo n
repos loin de la vie tré pidante
des
paroisses. Nous étions un e
cinquantaine de prêtres autour de
notre
évêque .
LIBERTÉ DU PRÊTRE
ET MYSTÈRE PASCAL
Notre foi chrétienne
se propose comme un
message de liberté et de
libération.
Jésus est un homme
libre. Cette affirmation
sous-tend chaque Evan-
gile. A la vérité, elle est
une des clés d’interpré-
tation de sa vie, de sa
naissance à sa mort, un
« marqueur » de l’homme
qu’il fut dans le cadre de
la société qui était la sienne.
Saint Paul affirme : « Là où est l’Esprit du Seigneur,
là est la liberté » (2Co 3,17). Et ailleurs : « C’est pour
que nous restions libres que le Christ nous a libérés. »
En ce troisième millénaire, la seule valeur qui fasse
encore l’unanimité, c’est la liberté. Ce désir de liberté
continue de se manifester dans tous les domaines :
social, politique, économique, psychologique.
L’homme manifeste une telle soif de liberté parce
que son aspiration la plus fondamentale est l’aspi-ration au bonheur et il pressent qu’il n’y a pas de
bonheur sans amour, et pas d’amour sans liberté.
Le prêtre dans son ministère prêche l’amour et est
témoin de l’amour comme son Maître, le Seigneur
Jésus, mort et ressuscité, source de sa liberté.
Il ne peut bien réaliser sa mission à sa suite et à celle
de ses lointains prédécesseurs que s’il sait fixer son
regard sur le seul « homme libre » : libre face à la
famille, à son environnement social, à la politique,
à la loi, aux biens matériels, à la femme, face à ses
apôtres, dans sa parole et dans l’amour.
Agneau et pasteur, il agit dans les sacrements en
particulier l’Eucharistie, célébration de la victoire de
l’amour et de la liberté, sous la puissance de son
Esprit pour entraîner, par la Parole, les peuples aux-
quels il est envoyé.
Ainsi, il met ses pas dans les pas de celui qui l’a libé-
ré pour qu’il soit libre pour proposer aux hommes et
aux femmes de ce temps le seul Sauveur, Christ et
Seigneur le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité.
La liberté intérieure de Marie dans son mystère de
Mère restera toujours pour le prêtre le modèle par-
fait de la vraie liberté.
Père Jean-Benoît GNAMBODE, p.s.s.
Aumônier des carmélites à Gourbeyre
UN DÉFI POUR LA MISSION
AUJOURD’HUI
La retraite a pour but de se re-
trouver et se ressourcer fraternel-
lement. Elle avait pour thème :
« Liberté du prêtre et mystère pas-
cal, un défi pour la mission au-
jourd’hui ».
Les conférences du P. Jean Benoît,
sulpicien béninois, m’ont permis
de faire le plein d’énergie pour une
année de ministère - « 20/20 » -,
notamment sur le pardon, grâce à
cette phrase « L’endurcissement du
cœur, c’est une maladie de l’esprit
dont le seul remède est l’Amour ».
Que demander de plus pour aller
se confesser - « vider son sac » - et
recevoir le sacrement du pardon.
Cette année, chez nous, la retraite
était une véritable thérapie collec-
tive pour mieux répondre à notre
vocation sacerdotale.
Merci à tous et particulièrement
aux dames de Basse-Terre pour
les repas exquis. “Ad Jesum per
Mariam”.
Père Kaze EUGÈNE, smm
Curé de Capesterre-Belle-Eau
Page 5
5
MERCI PÈRE JEAN-BENOÎT
Le Père Lucien Joseph a remer -
cié le pré dicateur au nom de
tous les prêtres .
Père Jean-Benoît, une retraite s piri-
tuelle est une halte pour le cœur et
pour l’esprit. Au milieu de leur act
i-
vité de prédication, Jésus lui-même
n’hésitait pas à inviter ses dis-
ciples à l’écart. « Venez à l’écart e t
repo sez-vou s un peu ». (Mc 6,31 ).
Preuve que ce moment est d’une
importance particulière dans la
vie de ceux que le Christ s’est
choisis.
Pour nous
prêtres d’ici, nous avons
entend
u cette invit ation co mme
un appel à entrer plus profond
é-
m ent dans le m ystère de notre
sacerdoce. Un check-up spirituel
pour v
ivre un m inistère tou jours
plus unifié et é panoui. Comme les
a
pôtres, nous nous sommes m is à
l’écart pen dant une semaine, non
pour nous cou per des autres, mais
pour mieux être avec eux – pou r
m ieux raviver en nous le don et
la mission que chaque prêtre a,
un jour, reçus par l’imposition des
m ains de son évêque.
Pour cela, Père Jean-Benoît, dès
le début de la retraite , vous nous
avez emmenés à l’écart au
désert
– lieu de silence, de solitude, de
pénitence, de mort – mais aussi
lieu de vie, d’écoute, de grâce. Un
lieu qui nous force à nous « vid er
de nos préoccu pations pour re n-
co ntr er n otre créateur ». D ieu vient
nous rencontrer pour se lier d’al-
liance avec nous, une alliance dans
le san g et vous avez pris du temps
pour nous rappeler la fi
délité de
Dieu qui ne peut jamais renier sa
parole.
Me voici
Par notre « Me voici » prononcé
le jour de notre ordination, nousavons aussi donné notre parole
à ce Dieu
qui nous veut libres et
qui respecte notre liberté. Dans la
célébration de l’Eucharistie, dans la
dispensation des dons de la grâce,
dans la prière, vous nous avez a i-
dés à découvrir ou à redécouvrir la
grandeur du sacerdoce, sa beauté
et combien nous sommes bien
fra
giles par rapport à cette di gnité
à laquelle nous sommes élevés.
Saint Jean-Marie Vianney, figure
exce
ptionnelle de prêtre que vous
avez évoqué à que
lques reprises,
allait jus
qu’à dire : « Sans le prêtre,
la mort et la passion de Notre
Seigneur ne serviraient à rien
».
Autrement dit : c’est le prêtre qui
continue l’œuvre de Rédemption
su r la terre.
Vous avez insisté pour nous dire
que le sacerdoce ne nous a pp ar-
tient pas, qu’il est le sacerdoce du
Christ, que c’est avec admiration,
pres qu’en adoration que nous d e-
vons l’exercer et contemp ler sa
splen
deur. Ici encore, je vou drais
re
prendre ces quel ques mots du
Saint curé : « O
h ! Que le prêtre
est quelque chose de
grand. S’il
le comprenait, i l mourrait ». Ce
que nous avons à réa
liser, n’est
pas notre œuvre, mais l’œuvre de
l’Esprit qui se sert
de notre esprit,
de notre bouche
, de nos mains
pour proc
lamer sans cesse la Pa -
role, pour la traduire de manière
à toucher les cœurs
, sans l’altérer ,
ni l’amoindrir, pour refaire le geste
d’offrande de Jésus à la Cène
,
gestes de par don envers les p é-
cheurs. Puisque c’est l’œuvre du
Christ , nous ne saurions utilise r
notre position pour satisfaire nos
caprices ou nos sensibilités pe r-
sonnelles, aussi justifiées qu’ils
puissent être. Merci aussi de nousavoir rappelé qu’en dépit de cette
grâce spéciale qui nous a été faite,
nous demeurons des instruments
pauvres et humbles. S’il est certain
que nous portons un tr
ésor, nous
demeurons néanmoins des vases
d’argile. Le Mystère que nous c
é-
lébrons tient son efficacité, non de
notre di
gnité, mais du Christ.
La Li be rté de Jésus
Enfin , vous avez mis en lumière la
liberté de Jésus
, une liberté totale
pour un don total. Le Christ est res -
té libre devant les puissants, libre
devant des
pharisiens, libre pou r
appe
ler les péc heurs à la conve r-
sion. A sa suite, nous nous donnons
librement. Et puisque le C hrist
nous appe
lle à la liberté, nous ne
pouvons nous accommoder de pe -
tits discours arran geants, soit pou r
nous faire plaire – ou pour plaire
aux autres – ou pour obtenir des
f
ave urs dans un m onde où le rel a-
tivisme gan grène dan gereusement
les consciences. C her père, merci
de nous avoir permis, pendant ces
jours, d’admirer la beauté du sace
r-
doce et de ren dre grâce à chaque
instant. Cette
grâce reçue pour le
service des autres, que nous puis
-
sions nous en émervei ller toujours,
dans la joie et l’es
pérance.
Nous a
llons repartir c hez nous
pour mieux être avec nos frères.
Sûrs qu’après cet éc lairage, avec
l’
aide de Die u et le secou rs de
la Vierge Marie, nous délivrerons
désormais de meilleures ordo
n-
nances pour la guérison pleine et
entière des âmes souffrantes, pou
r
la plus grande gloire de Dieu et
pour le salut du monde
.
Père Lucien JOSEPH, Curé de Baie-Mahault
Page 6
6
SESSION
PRÉVENTION ET LUTTE
CONTRE LES ABUS SEXUELS
Une session de formation a
été organisée le 20 janvier
pour les prêtres du diocèse de
Guadeloupe sur le sujet sen-
sible de la détection des abus
sexuels sur les mineurs et les
personnes vulnérables dans
l’Eglise. Me Bernard Ollivier,
avocat a été l’intervenant.
A l’initiative de l’évêque de Guade-
loupe, cette importante session de
formation s’est tenue le lundi 20
janvier au Centre Pastoral Siméon
Ouali. Tous les prêtres du diocèse
y participaient ainsi que des diacres
et des religieuses. Cette session
a été un temps d’information et
d’échange sur ces problématiques
très lourdes que l’Eglise a décidé
de traiter avec transparence et cou-
rage. Elle s’inscrivait dans le cadre
des dispositions prises pour préve-
nir et lutter contre les abus sexuels sur mineurs et personnes vulné-
rables au sein de l’Eglise. Déjà, de
nombreux diocèses ont organisé
de telles journées de réflexion et de
formation sur ce thème.
Le diocèse de Lyon a réalisé des en-
registrements vidéos des victimes,
des psychiatres, des thélologiens.
Deux vidéos ont été présentées lors
de cette session.
La commission indépendante
déjà à l’œuvre
Devant le presbytérium, Me Ollivier
a décliné les repères juridiques
sur le plan pénal et canonique qui
s’appliquent en l’espèce. De même,
les thématiques suivantes ont fait
l’objet d’explications documentées :
l’obligation de signalement, ce que
le signalement doit comporter, quand il faut signaler, comment
distinguer les faits de la rumeur,
droit ecclésial et droit étatique, droit
pénal canonique et droit français ;
prêtre et évêque, qui informe et qui
signale. Rappelons que la Confé-
rence des Evêques de France (CEF)
a créée fin 2018 lors de son assem-
blée plénière à Lourdes, une com-
mission indépendante sur les Abus
Sexuels dans l’Eglise (CIASE). Elle
est chargée « de faire la lumière sur
les abus sexuels sur mineurs dans
l’Eglise catholique depuis 1950,
de comprendre les raisons qui ont
favorisé la manière dont ont été
traitées ces affaires et de faire des
préconisations, notamment en éva-
luant les mesures prises depuis les
années 2000 ».
Indemniser les faits prescrits
En novembre 2019, les évêques
de France ont voté le principe
d’une somme d’argent unique et
forfaitaire destinée à la reconnais-
sance de la souffrance des victimes
des prêtres pédocriminels.
Tout un arsenal juridique, cano-
nique et réglementaire a été pré-
senté aux prêtres du diocèse du-
rant cette journée de formation et
de sensibilisation qui a fait place
également à des temps de parole
et d’échange. Sur les antennes de
Radio Massabielle, le père Jonas
Saint-Paul a insisté sur la nécessité
de traiter ce fléau.
Thierry FUNDÉRÉ
L’APPEL AUX VICTIMES
La commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise a lancé un appel
à témoignages le 3 juin 2019 pour écouter et entendre ceux et celles qui ont
souffert personnellement ou qui peuvent témoigner des abus sexuels - toute
agression ou atteinte sous quelque forme que ce soit - commis par des prêtres
ou des religieux(ses). Les victimes (mineurs au moment des faits, majeurs pro-
tégés et personnes qui, dans le cadre d’une relation de hiérarchie, d’autorité,
d’accompagnement spirituel ou d’emprise se sont trouvées engagées dans une
relation à caractère sexuel non librement consentie) sont invitées à se manifes-
ter auprès de cette commission qui est à leur écoute 7 jours sur 7, de 9h à 21h,
par téléphone au 01.80.52.33.55, par email (victimes@ciase.fr) ou par courrier
postal à l’adresse suivante : Service CIASE – BP 30132, 75525 Paris cedex 11.
Page 7
7
”ET MOI JE VOUS SOULAGERAI” (MT 11, 28)
JOURNÉE MONDIALE DU MALADE
Les paroles que Jésus prononce :
« Venez à moi, vous tous qui peinez
et ployez sous le fardeau, et moi,
je vous soulagerai » (Mt 11, 28)
indiquent le mystérieux chemin de
la grâce qui se révèle aux simples
et qui offre un soulagement à ceux
qui peinent et qui sont fatigués.
Ces mots expriment la solidarité
du Fils de l’homme, Jésus-Christ,
face à une humanité affligée et
souffrante. Que de personnes
souffrent dans leur corps et dans
leur esprit ! […] En cette XXVIII
ème
Journée Mondiale du Malade, Jé-
sus adresse son invitation aux ma-
lades et aux opprimés, aux pauvres
qui savent bien qu’ils dépendent
entièrement de Dieu et qui, bles-
sés par le poids des épreuves, ont
besoin de guérison. Jésus-Christ
n’impose pas de lois à ceux qui
vivent l’angoisse de leur propre si-
tuation de fragilité, de douleur et
de faiblesse, mais il offre sa miséri-
corde, c’est-à-dire sa personne qui
les réconforte. Jésus regarde l’hu-
manité blessée. […]
Compassion
Pourquoi Jésus-Christ nourrit-il ces
sentiments ? Parce qu’il s’est fait faible lui-même, faisant ainsi l’ex-
périence de la souffrance humaine
et recevant à son tour le réconfort
du Père. De fait, seul celui qui fait
personnellement cette expérience
saura être un réconfort pour l’autre.
Il existe diverses formes graves de
souffrance : les maladies incurables
et chroniques, les pathologies psy-
chiques, celles qui nécessitent de
la rééducation ou des soins pallia-
tifs, les divers handicaps, les ma-
ladies de l’enfance et de la vieil-
lesse… Dans ces circonstances, on
ressent parfois un manque d’hu-
manité et il apparaît alors néces-
saire de personnaliser l’approche à
l’égard du malade, non plus seu-
lement en soignant mais aussi en
prenant soin, pour une guérison
humaine intégrale. Lorsqu’elle est
malade, la personne ressent que,
non seulement son intégrité phy-
sique est compromise, mais aussi
ses dimensions relationnelle, in-
tellectuelle, affective et spirituelle.
[…] Chers frères et soeurs ma-
lades, la maladie vous place d’une
façon toute particulière parmi ceux
qui sont « fatigués et opprimés »,
ceux qui attirent le regard et le
coeur de Jésus. C’est de là que
vient la lumière pour vos moments
d’obscurité, l’espérance pour votre
réconfort. Il vous invite à aller à lui :
« Venez ». […]
C’est dans cette oeuvre de récon-
fort envers les frères malades que
se situe le service du personnel
de santé, médecins, infirmiers,
agents sanitaires et administratifs,
aides-soignants et volontaires qui,
par leur compétence, agissent
en faisant sentir la présence du
Christ, qui offre sa consolation et
se charge de la personne malade
en soignant ses blessures.
Dévouement
du personnel soignant
Chers agents du monde de la san-
té, toute intervention diagnostique,
préventive, thérapeutique, de re-
cherche, de soin et de rééducation,
s’adresse à la personne malade,
où le substantif “personne” prime
toujours sur l’adjectif “malade”.
Par conséquent, votre action doit
tendre constamment à la dignité et
à la vie de la personne, sans jamais
céder à des actes de nature eutha-
nasiste, de suicide assisté ou de
suppression de la vie, pas même
quand le stade de la maladie est
irréversible. […]
En cette XXVIII
ème Journée Mon-
diale du Malade, je pense aux
nombreux frères et soeurs qui,
dans le monde entier, n’ont pas
la possibilité d’accéder aux soins,
parce qu’ils vivent dans la pauvre-
té. Je m’adresse donc aux insti-
tutions sanitaires et aux Gouver-
nants de tous les pays du monde,
afin qu’ils ne négligent pas la jus-
tice sociale au profit de l’aspect
économique. Je souhaite qu’en
conjuguant les principes de soli-
darité et de subsidiarité, il soit pos-
sible de coopérer pour que tous
aient accès aux soins appropriés
pour sauvegarder et retrouver la
santé. […] Je confie à la Vierge
Marie, Santé des malades, toutes
les personnes qui portent le poids
de la maladie, avec leurs familles,
ainsi que tous les personnels de
santé. Je vous assure que je suis
proche de vous tous dans la prière
et je vous envoie de grand cœur
la Bénédiction apostolique.
Pape François,
Vatican, 3 janvier 2020
Page 8
8
SPIRITUALITÉ
EN ROUTE AVEC
STE THERESE DE L’ENFANT-JESUS !
Après l’annonce o ffi cielle de la
prochaine visite des reliques
de
Sainte Thérèse dans notre
diocèse en juin et une petite
esquisse biographique, nous
vo
us invitions à commen -
cer par la prier. Au jourd’hui,
nous vous
pro posons de nous
mettre en route avec e
lle pou r
découvrir sa « Petite Voie de
Con
fiance et d’Abandon » qui
nous m
ènera au Christ.
Nous empruntons ici
des textes
du frère carme Luc-Marie Perrier,
extrait
s de sa brochure « Jeune s
en route ver s Jé sus avec Petite
Thérèse ». (aux éditions du Carme
l
– Mars 1997
)
1ère étape :
Un Dieu plein d ’amour
La vie de cha que saint est caract é-
risée par une intuition fon dame n-
tale, une i dée force. Chez Thérèse,
c’est l a co nfi ance inébr anlable en
la Miséricor
de de Dieu, la certitu de
d’être véritablement aimée to
u-
jours et partout. Cette clé de le c-
ture exp lique toute sa vie et nous
livre la substance de son message
spiritue
l.
Thérèse a découvert au cœur de
son existence,
par les évènements
et les rencontres
qu’elle a faites,
le vrai Visa
ge de Dieu : Dieu est
Amour
.
Attention à ce mot si galvaudé au -
jourd’hui ! Afin d’éviter de le dé -
naturer, dès que tu le prononces,
considère qu’il sous-entend le
sacrifice et la croix. En effet, celui
qui aime donne tout, jus qu’à son
sang et sa propre vie. Thérèse a
ren
co ntré l’ am ou r de Die u : unamour personnel. Celui d’un Ami
qui se tient sans cesse à ses côtés,
qui ne te perd pas de vue et te
suit du Regard en chacun de tes
m ouvements. Non pas d’un regard
inquisiteur guettant la moindre
faute, mais d’un Regard amoureux.
Si une
personne t’a déjà séduit, tu
sais par expérience qu’i
l est p lai-
sant de la regarder. En Dieu, c’est
de
cet ordre.
L’Am ou r de Jésus
Sous quel mode, à quel de gré ?
Au-delà de tout ce que tu peux
ima
giner et de tout ce que tu
as
pu et pourras ép rouver pou r
quelqu’un, c’est-à-dire l’infini, sans
limite s aucu ne ! Jé sus te ch érit
avec une tendresse et une dél
i-
catesse ineffables. Ceci, gratuit e-
m ent, sans que tu aies à faire quoi
que ce soit. Cet Amour t’est donné
quoi que tu fasses. Ce n’est pas
nous qui avons provoqué l’Amou r
du Seigneur par nos vertus ou nos
œuvres. I
l nous a aimés le premie r
et Il nous précèdera toujours. Au
s-
si, quelle paix de savoir que rien,
jamais rien ne pourra nous en
le-
ver cet Amour in fini pour nous ! Là
est ton Rocher, ton uni
que point
d’appui : l’Amour de Jésus. Même
tes fautes ne
peuvent l’em pêche r
de t’aimer. Au contraire, plus tu
t’éloi
gnes de Lui et plus Il désire te
retrouver.
C’est la grande découverte de
Thérè
se : Die u e st un Père Mi sé -
ricordieux. Elle a compris avec une
acuité saisissante que le Cœur
de
Dieu est un Cœur plein de misér i-
cor de. Dès qu’Il voit une misère, Il
se
penche vers elle pour la sauver.
Cette Miséricorde n’est pas réservée
aux
grands pécheurs : Sainte Marie -
Madeleine ou Saint Augustin…
Elle agit aussi puissamment dans
le cœur
des créatures les plus
pures comme la Mère
de Dieu.
A la
différence que, chez les pre-
miers, elle guérit, tandis que chez
les secon
des, elle fait éviter la ble s-
sure. [… ]
Ainsi, Jésus a soif des âmes. Sa
mort sur
la Croix est une mort
d’amour. Tel est le messa
ge de
Dieu aux hommes, sa
dernière et
ultime parole :
“l’Am our m eurt d e
ne pas être aimé” .
Puisqu’Il a soif de nous, offrons-Lui
donc cette
joie de nous tenir à ses
côtés. N’allons
pas à Lui par devoir,
par peur ou par tradition, mais pou
r
Lui faire
plaisir. On pourrait être
tenté
de croire qu’à partir du mo -
ment où Dieu nous est ac quis, on
peut faire n’importe quoi, que
du
moment où on est assuré de son
pardon, on peut pécher à volonté.
A quoi bon s’efforcer dans la vertu
puisqu’Il pardonne à tout coup ?
Raisonner ainsi, ce serait
bien ma l
compren dre l’Amour du Seigneur
et profiter
de sa bonté. Ne b a-
fouons pas ainsi la Miséricorde.
Vivons-la comme un recours
pour
le sa lut et non comme un passe-
droit pour l’iniquité
.
L’amour appe lle l’amour ! Cette loi
est
inscr ite en ton cœur. Si tu te sa is
aimer en vérité, tu vas c
herc her à
répon
dre. Tu as déjà éprouvé le
désir de remercier une personne
après avoir été touc
hé par sa genti l-
lesse. Le témoi gna ge de son amour
t’a aussitôt
donné l’envie de lui ren -
voyer le même amour.
Tu vois donc
que vivre la Miséri -
corde incite plutôt à la vertu qu’au
péché.
Sœurs Carmélites de Gourbe yre
eleine ou SS iaint Aug us tin
Page 9
9
VIE CONSACRÉE
PROFESSION PERPÉTUELLE
DE SŒUR BLANDINE-MARIE
Dimanche 5 Janvier 2020 , dans
la Lumière de l’E
piphanie
du Seigneur, Sœur B
landine-
Marie – Suzy J
érémie a été
consacrée à Dieu au sein de
l’Ordre de la Visitation Sainte
Marie au Monastère de Voiron.
Une vie, pers évérant
de
Grâce en Grâce
Née en 1967, le Sei gneur m’a fait
la Grâce d’être baptisée et confir -rr
mée à l’au be de m a vie. Ent ou rée
de l’amour de mes chers parents,
de mes cinq frères et sœurs aînés,
j’ai eu la grâce d’acquérir de solides
bases humaines et s piritue lles... au
sein de notre paroisse Saint-Joseph
de Vie
ux-H abit ants. D ans cette com -
munauté paroissiale vivante et fer -rr
vente, j’ai notamment fait partie du
groupe de prière « Persévérance »
qui a continué de creuser ma soif de
l
a Parole de Die u et de l’E uc haristie.
Persévérance : un mot qui
donne
déjà tout un pro
gramme, toute
l’orientation de ma vie jus
qu’à ce
jour. Car si j’ai ressenti très tôt l’appel
à n’appartenir qu’à Jésus, la route
a été
longue, notamment à cause
d’un tempérament timide et réser -rr
vé, et de difficultés de santé de puis
la préadolescence …
Après avoir e ffectué toutes mes
études en Guadelou
pe dans le
public, j’ai commencé ma vie pro-
fessionne lle en 1988 comme pro-
fesseur de mathémati ques au Pe n-
sionnat de Versailles à Basse-Terre ,
dans la
proximité des Sœurs de
Saint Joseph de Cluny. J’aimais mon
m étier, mais j’étais attirée par une
vie plus intérieure...
Même si j’ai d’abord pensé au
Carme l, ma santé ne me permettait
pas de l’envisa ger. J’ai choisi de me
m ettre au service de l’évan gélisation
par les retraites prêc hées, au sein
de l’Œuvre des Foyers de Charité
:
en 1998 à la Martinique, puis au
Fo
yer de Châteauneuf-de-Galaure
et au Fo
yer de Charité du Mexique.
15 années de Belle Grâce
, avant
de céder à l’a
pp el du cloître dans
l’Ordre de la Visitation dont la s piri-
tualité m’ouvrait à d’autres grâces !
Fleurir en fin, dans le
Jar
din qui m’atten dait !
L’Ordre de la Visitation Sainte Marie
a été fondé en juin 1610
par Saint
Fran
çois de Sales et Sainte Jeanne
de Chantal «
pour donner à Dieu des
filles
d’oraison », avec une touche
s
péciale : l’absence « d’austères
austérités »,
qui ne doit pas porter à
la facilité, mais susciter une exi gence
d’intimité avec le Christ…
L’es
prit de la Visitation est « u n
es prit d’une profonde humilité e n-
vers Die u et de d ouc eur enver s le
prochain ; d’ autant qu’il y a moins
de ri
gueur pour le corps, qu’il y ait
plus de douceur de cœur » (Sain t
François de Sales
). « Tenez-v
ous si bien et si fidèlement
auprès de notre Sei
gneur que vous
puissiez puiser en son sein la lu -
mière et la force dont vous aurez
be
so in. » (Ste Jeanne de Chantal )
Marie, à la Visitation, est porteuse
de la Joie ! Cette Joie, nous essa
yons
de la conserver dans notre cœur
;
e
lle est a limentée par notre oraison.
Dans
la foi, nous savons que cette
oraison re
jaillit sur le monde.
Notre prière nous fait participer à
l’évan
gélisation du monde par une
«
secrète fé co ndité ».
Le mystère
de la Visitation, c’est aus -
si voir Jésus présent en chacune de
nos sœurs, en toute
personne ren -
contrée : un sourire, une paro le, un
service... C’est dans l’amour, la
paix,
la joie, que se construit petit à petit
le Ro
yaume de Dieu...
Dieu est toujours plus
grand que
notre cœur
, mais notre cœur doit
essa
yer de s’ajuster continuellement
aux ins
pirations de l’Es prit-Saint. Il est
im
portant pour moi de discerner ce
qui me dis perse et ce qui m’aide à
vivre en
présence de Dieu, ce qui
m’em
pêche d’entrer dans l’es prit de
ma vocation et ce qui m’aide à m’
y
ma inten ir... sans tens ion. « Il faut tou t
faire
paisiblement » nous dit Saint
François de Sales.
Je ren
ds grâce au Seigneur pou r
son choix,
pour les difficultés qui
so nt m on chemin de sa nctifi ca tion.
Je ve
ux l ui redire d’ une m anière
nouvelle le Oui de mon Ba
ptême,
le Oui
de mon engagement dans
l’Œuvre des Fo
yers de Charité, le
Oui
de ma Profession reli gieuse...
Oui
, et il continue d’en faire au -
jourd’hui pour tous...
Sœur B landine-Mari e
Page 10
10
LA SPIRITUALITÉ DE SAINT LOUIS MARIE
GRIGNON DE MONTFORT
VIE CONSACRÉE
La vie de notre fondateur et sa sp i-
ritualité sont basées sur les Saintes
Écritures, la Magistère de l’ Église. Et
tout est centré sur
le C hrist. Mont -
fort, né en Bretagne en 1673 fait
toujours allusion à son ba
ptême. Par
son baptême, il est devenu fils de
l’Église, enfant de Dieu-Père et frère
de Jésus-Christ. Le baptême était
vraiment im
portant pour Louis-Ma -
rie. C’est en souvenir du lieu de son
baptême qu’il a adopté le nom de
« Mont
fort ». « Mont fort-sur-Meu »
est le lieu
de sa naissance et son
baptême. Dans le re
gistre de son
baptême, le nom est « Louis Gri
-
gnon ». Ensuite, en vertu de sa
grande dévotion et sa consécration
à
la Très Sainte Vierge Marie, i l va
aussi ajouter « Marie » dans son
pré-
nom. Par combinaison, il est devenu
Louis-Marie Gri
gnon de Montfort.
C’est son amour pour Jésus et M
a-
rie qui va l’orienter vers les p lus
pauvres. Sa foi en Jésus-C
hrist n’était
pas une foi théorique sans aucun
engagement auprès des démunis
et
des défavorisés. Il ne restait pas
« en haut » à re
garder les pauvres
« en
bas ». C lerc et inte llectue l, il va
« descendre » au milieu des pauvres.
Jeune prêtre, il voulait déjà s’eng
a-
ger comme aumônier à « l’hôpita l
général » afin d’être au chevet des
gens qui étaient incapables
d’assu -
rer par eux-mêmes leur survie. De
m ême que J ésus est n é comme
un pauvre et parmi les pauvres,
de
m ême Montfort ne re gardait pas les
privilèges
de son rang de prêtre et il
a parta
gé la vie des pauvres.
Saint Mont for t, homme pauvr e
Montfort, durant toute sa vie a d é-
veloppé un amour passionné pour
les pauvres. Sa vie simple et son en -
gagement auprès des plus pauvres
re
stent et deme urent une sou rce
d’inspiration pour l’
Église. Tout cela
fait de Grignon de Montfort un
homme authentique, un vrai témoin
du Christ, vrai a
pôtre de Marie et un
vrai fils de l’É glise. Il se détache de
tout pour apparten
ir un iquement à
Jésus-C
hrist : « Celui qui veut mar -rr
cher à ma suite, qu’il renonce à lui -
m ême, qu’il prenne sa croix chaque
jour et qu’i
l me suive » (Lc 9, 23 ).
Mont
fort a renoncé à toute po s-
session de biens matériels et à son
hérita ge familial. Dans une lettre, il
confirme à ses parents son renonce -
ment radical : « Je ne prétends rien
voir ni toucher [de l’héritage] de la fa -
mille dont Jésus-Christ m’a fait naître.
Je ren
once à tou t… ». T ou t cela e st
pour dire que sa vie de pauvreté était
conforme à l’ensei gnement de son
Maître, Jésus-Christ. Une exi
gence
qu’i
l fait aussi à sa sœur monia le. A
ce sujet, Montfort est un exemp le
dans les familles en Guadeloupe où
la question d’héritage pose encore
de graves problèmes .
Montfor t, homme de grand
désir pastoral
Cinq mois après son or dination s a-
cerdotale, en 1700, il n’avait pas
peur d’exprimer sa grande passion
qu’on peut
diviser en trois :
-Son désir de faire aimer Notre
Se
igneur.
-Son désir de répandre la dévotion
à
la Très Sainte Vierge.
- Son
désir d’enseigner le cat é-
chisme aux pauvres.
La Lettre au supérieur est révé
larice :
« Je re ssen s d’un côté un amour se -
cret de la retraite et de la vie cachée
pour anéant ir ma nature corro m-
pue et qui aime à paraître dans lemonde. De
l’autre côté, je sens de
gran ds désirs de faire aimer Notre
Seigneur et sa sainte Mère, d’aller
d’une manière pauvre et sim ple
faire le catéchisme aux pauvres de
la campagne et exciter les pécheurs
à la dévotion à la Sainte Vierge ».
V
oilà succ inctement le charisme
vécu par Sa int Lou is-Mar ie Gr ignon
de Montfort. Tous ces petits détails
m’
ont infl uen cé d ans m on che-
minement à la vie reli gieuse et s a-
cerdotale. Le saint Fondateur nous
laisse et nous livre un secret pou r
bien vivre notre vie consacrée tout
en restant de « bons prêtres » suivant
le cœur de Jésus-Christ. Enfin, Mont -tt
fort , à travers ses écrits , nous fait d é-
couvrir la beauté de la vie consacrée
et combien il est beau d’être dis
-
ciple de Jésus-Christ au cœur d’un
monde dévasté par la haine et le
profit personnel. Ce « missionnaire
apostolique » a évangélisé la Bre
-
tagne, l’Anjou, la Normandie et la
Sainton ge lors de missions pop u-
laires. Il est mort le 28 Avril 1716 à
Saint-Laurent-sur-Sèvre en Vendée ,
lieu où Saint Jean-Paul II vint en pè
-
lerinage en septembre 1996.
P. Nor bert TIBEAU , smm
Page 11
11
SŒUR GENEVIÈVE :
SOURIRE ET SERVICE TOUJOURS !
« Notre mission est d’al -ll
ler vers les autres , de
m ontrer par nos vies
que Dieu est compa
s-
sion en servant les petits
et les
pauvres » . Tel est
le bel idéal des Sœurs
de Notre-Dame de Com
-
pass ion, communauté
religieuse dans laquelle
Suzane Gran
dman, origi -
naire de Sainte-Anne, a
prononcé ses vœux défi
-
nitifs et a pris le nom de
Sœur Geneviève. Elle a
au
jourd’hui 74 ans. « M a
vocation est toute simp le,
vous savez. Toute
jeune
j’ai ressenti l’appe l de Dieu à me
donner, et avec sa grâce j’ai to
u-
jours rencontré des guides spi -ii
ritue ls qui m’ont permis de pro -
gresser et de cheminer dans la
foi et la paix, dit en toute simpli -ii
cité et douceur Sœur Geneviève.
D’abord mon curé
quand j’étais
enfant, et
je suis allée faire mon
noviciat à Notre-Dame de Sion en
Suisse. De retour en Guade lou pe
en 1968,
j’ai fait mon juniora t
au Sacré-Cœur,
puis début n o-
vembre 1973 je prononçais mes
vœux définitif
s devant Père O scar
Lacroix, vicaire général, qui re
m -
plaçait Mgr Siméon Oualli part i
à la rencontre des évêques à
Lourdes
(tous les deux m’on t
toujours
guidée avec discerne -
m ent et assurance ). Le Père
Ernest Cabo était à l’époque curé
du Sacré-Cœur et Père Jacques
Hivon responsable du Foyer
Paul VI : ils ont beaucoup fai t
pour notre implantation dans ce
quartier populaire de Boissard. »
Servir les famille s
Aux familles dans le plus grand
dénuement et vivant dans de p
e-
tites cases modestes, les Sœurs
de N.-D. de Com
passion a pp or-
taient les soins , le soutien scolaire
et
l’alphabétisation aux enfants
et toutes aides indispensables.
Au
jourd’hui encore, même si les
temps ont chan
gé, les Sœurs
sont toujours
là, a pp ortant r é-
co nf ort et vi sitant le s m alade s
et personnes isolées chez elles.
« Notre centre de St Martin de P
o-
rès est là, à côté du lycée la Pe r-
sévérance, même si les normes
officielles ayant changé, on ne
peut pas recevoir autant c hez
nous, c’est pourquoi nous allons
chez
les gens », ex plique paisibl e-
ment Sœur Geneviève qui a été
rejointe
par Sœur Marie-Claude.
« Il ne faut pas être compliqué e
t
ne pas craindre
», poursuit-elle .
«Un petit fait tout simp le : pas -
sant ré gulièrement devant un
jeune déshérité stationnant dans la rue,
je n’ai jamais
cessé
de le saluer en
souriant gentiment, et
lui un jour de me ré
-
pon dre : vous savez ma
sœur, votre sour
ire me
réconforte c
haque fois
que vous passez, c’est
tout ce que je vous de
-
man de et je vous dis
merc
i ».
Sœur Genev iève pour -
sui t : « notre vie sim ple
est rythmée par
la prière
des heure s dan s notre
chapelle où nous avons
la messe une fois
par
semaine le mardi avec
père An
dré Dénéc y qui continue
de nous accompagner. »
Fête patronale
Les Sœurs Hos pitalières de
Notre-Dame
de Compassion ont
leur fête
patronale le 15 se p-
tembre de cha que année en la
fête de Notre-Dame des Sept
Dou
leurs. « Nous sommes quatre
en Guadelou
pe, sœur Michèle et
la supérieure sœur Lydia à notre
maison Ste Mart
he à Prise d’Eau,
et nou
s ici » conclut sœur Ge -
neviève qui se remet lentement
d’une o
pération ortho pédi que à
la jam be, mais qui ne l’em pêc he
pas de demeurer « bon pied bon
œil ». Un mot pour conclure :
« malgré la violence qui entoure
nos sociétés, demeurons tou jour s
dans l’espérance. E lle seu le nous
permet de tenir » .
J.-M . GAUTHIE R
Sœur Marie-Claude et Sœur Geneviève
Page 12
12
LES MOTARDS DU NORD
PARTICIPENT À LA MESSE
Dimanche 19 janvier, ils ont quitté le nord Basse-Terre pour le nord
Grande-Terre. Accueillis par le père Silvère Numa, curé, et les fidèles de la
paroisse Saint-Philippe et Saint-Jacques de Petit-Canal, ils ont dit l’impor
-
tance du res pect de la vie qui est un don de Dieu. « Trop de morts sur les
routes de la Guadeloupe, trop de familles endeuillées » ont dit les deux
représentants des motards et de la DEAL « cellule Sécurité routière ».
Dans son homélie, le prêtre a bien fait la relation entre l’Evangile du jou
r
et les consi
gnes de sécurité routière. Le Christ, l’A gneau de Dieu que
nous montre Jean le Baptiste vient
pour que nous ayons la vie. A la sor -
tie les motar ds ont reçu la béné dic-
tion pour bien comprendre l’impor -
tance d’être aimé de Die u et d’être
son enfant et pour respecter le code
de la route.
Roland A.
BRÈVES
Page 13
13
SECOURS CATHOLIQUE
VISITE DE LA PRÉSIDENTE
NATIONALE
Après avoir visité les déléga-
tions du Secours Catholique
de l’Océan Indien et du Pa-
cifique, Véronique Fayet Pré-
sidente Nationale a posé ses
valises aux Antilles (Guade-
loupe et Martinique). La dé-
légation de la Guadeloupe l’a
accueillie le 10 Janvier 2020.
Moments d’échange, de par-
tage, de découverte pour tout
un chacun et aussi des temps
conviviaux.
Avec les familles
Véronique Fayet nous a rappelé
cette ambition qui est la nôtre :
reconstruire notre société à par-
tir des plus pauvres, redonner du
pouvoir d’agir aux personnes qui
ont l’expérience de la pauvreté,
de l’exclusion, afin de repenser et
bâtir avec les personnes pauvres
un monde juste et fraternel. Nous
devons mettre les personnes
pauvres au cœur de nos ins-
tances, bannir les préjugés ; nous
devons construire, continuer d’agir
à nos niveaux particuliers, inspi-
rer des lois. Et comme disait Mgr
Rodhain, faire en charité au-
jourd’hui ce qui doit devenir la
justice de demain.
La présidente a pu se rendre
compte des actions menées par des équipes locales du Secours
Catholique en Guadeloupe, pour
assurer une vie digne aux per-
sonnes en situation de précarité.
Avec les enfants
C’est la période du carnaval, les
bénévoles de l’équipe du Gosier
ont permis aux enfants de faire
des costumes à partir d’un vieux
jean, de feuilles de raisin de bord
de mer et de bombes de couleurs.
En Guadeloupe le taux d’illet-
trisme est très élevé. L’équipe
locale de Sainte-Rose a mis en
place un atelier : lire pour jouer ;
lire pour le plaisir. L’objectif étant
de promouvoir le plaisir de lire
par l’animation, inciter les enfants
à découvrir le livre sous forme de
jeu et amener le livre à la ren -
contre des enfants sur leur lieu de
vie. Ce fut l’occasion pour la prési -
dente d’échanger avec les enfants
participant à cet ate
lier.
Avec les prisonniers
Un bénévole de l’équipe prison a
constaté que
les jeunes, une fois
libérés
, se retrouvaient à nouveau
incarcérés. La ra ison : «il n’y a rien
pour nous dehor
s ». Ce bénévo le
a
donc créé une association CSMP
(Concept Saint Martin de Porres)
dont l’objectif est de réduire, voire
supprimer les sorties sèches des
détenus. Le CSMP accompa
gne
les PPSMJ (personnes p lacées
sous main de justice) pendant
et après l’incarcération dans un
parcours de réinsertion sociale et
professionne
l. D’où la présence
du chantier d’insertion a
gricole
sur le site
de Fon d Sarail .
Enfin, la présidente a pu découvrir
notre réseau lors
de la soirée fe s-
tive et de l’inau guration du siè ge
de la délégation en présence de
l’évêque et de l’aumônier.
Marce lle BALA GNE
Page 14
14
ÉDUCATION
LA SOCIÉTÉ ET LES JEUNES
Père Jean-Marie Petitclerc,
salésien, est coordinateur du
réseau « Don Bosco Action
Sociale » et auteur de nom-
breux livres sur l’éducation.
De passage en Guadeloupe, il a
répondu à nos questions.
Don Bosco a écrit : « Les jeunes
sont la partie la plus délicate et
la plus précieuse de la société ».
Une affirmation aussi pour notre
temps ?
J’entends ici ou là beaucoup de
gens me parler de la jeunesse sous
l’angle des problèmes qu’elle pose
à notre société. Que d’articles sur
« les problèmes des jeunes », « les
jeunes à problèmes », « les pro-
blèmes posés par les jeunes à pro-
blème » ! Don Bosco nous apprend
à considérer la jeunesse sous l’angle
de la chance qu’elle est pour nous.
La jeunesse, c’est la chance pour
l’avenir de notre société, de notre
Eglise ! Aussi, à une heure où elle
est parfois si maltraitée, combien
est-il important d’en prendre soin !
Prendre soin des jeunes, c’est
d’abord apprendre à les écouter,
à prendre en compte leurs vrais besoins. Combien ai-je pu ren-
contrer de jeunes, dans l’exercice
de mon métier d’éducateur spé-
cialisé, qui, parce qu’ils n’ont ren-
contré personne pour les écouter,
sombrent dans des addictions !
Prendre soin des jeunes, c’est ne
pas les laisser seuls devant ce dé-
ferlement d’images et de mes-
sages qui circulent sur internet et
les réseaux sociaux. Il m’arrive de
rencontrer des parents qui offrent
à leur enfant de 12 ans un smart-
phone de dernière génération, sans
leur donner le moindre conseil sur
la manière de l’utiliser. C’est un peu
comme si on offrait à un jeune les
clefs d’une voiture, sans l’informer
au préalable du code de la route.
Prendre soin des jeunes, c’est non
seulement les sécuriser, mais aussi
les responsabiliser, en leur donnant
l’occasion d’exprimer leurs talents
au travers de vraies responsabili-
tés. Parfois, à force de vouloir trop
protéger, on ne responsabilise pas
assez.
Donnez-nous des clés pour en-
rayer le cloisonnement entre
les différents lieux de vie des
jeunes.
Une difficulté majeure rencontrée
par les jeunes aujourd’hui, - et ceci
me paraît aussi vrai en Guade-
loupe qu’en métropole -, réside à
mes yeux dans le fait que tous les
jours ils circulent dans trois lieux :
ils passent du temps en famille,
à l’école et dans la cité, au milieu
de leurs copains. Et chacun de ces
lieux est marqué par une culture
différente : la famille s’inscrit dans
les valeurs de la tradition, l’école
dans celles de la République et la
cité est marquée par une culture de
l’entre-pairs, de l’entre jeunes, for-
tement influencée par les réseaux
sociaux. Dans un tel morcellement, il est difficile de se construire. Voilà
pourquoi, au Valdocco, l’associa-
tion que j’ai fondée en métropole
pour accompagner les enfants et
les adolescents domiciliés dans
les quartiers jugés prioritaires par
la politique de la ville, les éduca-
teurs ont pour mission de rejoindre
l’enfant dans ses trois champs de
vie. Dans la cité, par l’animation
de rue. A l’école, par l’accompa-
gnement scolaire et la prévention
du décrochage. En famille, grâce
à toutes les actions menées dans
le cadre du soutien à la parentalité.
Le maître-mot de l’action menée
réside dans le concept de « média-
tion famille-école-cité ». Il s’agit de
créer du lien entre tous les adultes
qui cheminent auprès de l’enfant. Il
me semble en effet que le premier
droit de l’enfant à l’orée du XXI
ème
siècle réside dans la cohérence des
adultes qui l’accompagnent sur ses
chemins d’éducation.
Dans votre homélie lors de la
messe chez les carmélites, vous
avez dit qu’il fallait « libérer la
parole » et que c’était en cela
que résidait l’autorité de Jésus.
Tout un programme en effet
pour notre temps troublé.
Dans le commentaire que j’effec-
tuais sur la guérison du possédé,
j’insistais sur le fait que Jésus s’y
prenait autrement que ses contem-
porains. Trop souvent, ces derniers
avaient pour méthode de « conte-
nir » en réduisant au silence, voire
même dans certains cas en en-
chaînant. Jésus, au contraire, libère
l’expression, en disant avec force :
« Sors de cet homme ». Et c’est par
la libération de la parole qu’il mène
à l’apaisement. Et c’est sur cette
cohérence entre son « dire » (son
enseignement) et son « faire » (sa
manière de guérir) qu’il fonde son
Page 15
15
PAROLES ENTENDUES
DIMANCHE
DE LA PAROLE DE DIEU
(1)
Il nous a été proposé de diffu-
ser la « Bible en nous », auprès
des enfants comme des adultes.
C’est certainement une excellente
chose, encore faut-il que chacun,
avec l’aide des prêtres et de gens
compétents, puisse en tirer profit.
Cette « Bible en nous » donc est
bienvenue, puisque il y a plusieurs
années déjà, un petit groupe de
chrétiens a essayé d’entrer comme
on dit, dans « la vérité de l’Ecri-
ture. » A ce propos de « vérité »,
quelqu’un posait la question de
savoir « est-ce que la Bible nous
donne quelques critères pour voir
plus clair dans ce domaine ? » Je
répondais que la vérité biblique
n’est pas abordée de manière phi-
losophique, elle est abordée de
manière existentielle, c’est-à-dire
comme une histoire. Cette histoire
n’est pas une histoire repliée sur
elle-même, mais elle est l’histoire
d’une promesse. Dieu qui agit hier,
agit aujourd’hui et va agir demain.
Cette promesse de Dieu déroule
donc un temps linéaire de telle
manière qu’il ne peut pas conte-
nir à lui seul toute la promesse. Ce
qui veut dire conjointement deux
choses : il y a bien une réalité qui
se révèle, mais en même temps
cette vérité-là reste voilée. La
Bible nous montre donc que Dieu,
plus Il se révèle, plus Il se cache.
« Deus absconditus », Dieu caché,
dit l’Ecriture. Ce qu’Il révèle c’est
qu’Il est plus grand que les mots,
au-delà des mots. C’est une véri-
té qui nous étonne, une vérité qui
n’a pas peur de se salir les mains.
Dieu est allé chercher l’humanité
dans la violence et jusque dans
la trahison. La Bible enfin nous
montre un Dieu qui proteste, qui s’emporte mais qui est passionné
de l’homme. A travers tout cela la
Foi, l’Espérance et la Charité nous
tiennent aux entrailles, car Dieu fi-
dèle nous cherche, et Il se laisse
trouver.
P. Yves GILLOT
autorité, à la différence des scribes
et des pharisiens dont l’hypocrisie
contribuait à miner l’autorité.
Jean Bosco ne cessait de dire à ses
collaborateurs qui œuvraient auprès
des jeunes : « Qu’on leur laisse
ample liberté de sauter, de courir,
de faire de la musique, du théâtre !
Chaque fois que l’on permet à un
enfant de mettre des mots, des
sons, des gestes, des couleurs sur
ce qu’il ressent, on fait reculer la
violence ! » La prévention de la
violence passe par la libération de
l’expression.
Donnez-nous des raisons d’es-
pérer.
Commençons par apprendre à
distinguer « l’espérance » du seul
« espoir ». L’espoir a un objet :
j’espère que... Il est soumis à
l’échéance du « ou bien/ou bien » :
ou bien je suis reçu à l’examen,
ou bien je suis collé ; ou bien il
fait beau, ou bien il fait mauvais.
L’espérance, quant à elle, n’a pas
de complément d’objet : j’espère...
Elle se maintient dans l’ouverture.
Elle ne se définit pas par son conte-
nu, mais par son mouvement. Elle
ne nous offre pas telle ou telle re-
présentation d’un objet précis à es-
pérer, mais elle ouvre le réel à ce
qu’on ne perçoit pas encore.
Mon espérance, je la fonde sur
la jeunesse d’aujourd’hui. Je sens
chez les jeunes une telle énergie,
que je les sens capables de rele-
ver les défis qui se posent à notre
époque, que ce soit dans le do-
maine de la construction d’une so-
ciété plus fraternelle ou dans celui
d’un monde plus respectueux de
l’écologie. Combien il me paraît
important de leur faire savoir que
nous comptons sur eux ! Ils sont
notre espérance !
J.-M. GAUTHIER
(1) Journée s pécia le pour encou -
rager à lire et méditer la Bible, le
IIIème dimanc he du temps or di-
naire (cette année le 26 janvier) a
été instituée par le pape François
par la lettre a posto lique Aperuit
illis du 30 se ptembre 2019, pour
être le dimanc he de la Paro le de
Dieu. En cette semaine de prière
pour l’unité des chrétiens cet
encoura gement à lire la Bi ble
prend tout son sens.
SESSION SUR LA BIBLE
Mardi 25 février
Le père Hugues Lafine, prêtre
de Martinique animera une jour-
née de formation sur la Bible.
Inscriptions et renseignements auprès
des paroisses et à l’évêché.
Page 16
16
CULTURE
FESTIVAL INTERNATIONAL
DES ORGUES DE GUADELOUPE
Du 30 janvier au 9 février 2020,
l’association « les Amis de l’Orgue de la
Basse-Terre » organise son 3
ème festival
international.
Témoignage des deux titulaires
« Chaque office ou récital, est l’occasion de
découvrir ou redécouvrir les sonorités ex-
traordinaires des grandes orgues de la ca-
thédrale de Basse-Terre : ses jeux de fonds
romantiques, son plein jeu riche et ses
anches puissantes. Notre cathédrale pos-
sède maintenant un instrument ouvert sur
plus de trois siècles de musique, plaçant
les grandes orgues de Notre-Dame de
Basse-Terre comme le phare de ce Festival
International. » Jean-Michel Lesdel
« Avec l’arrivée de l’orgue Bertrand Cattiaux à la cathédrale, le festival peut s’enorgueillir d’avoir aujourd’hui
les moyens d’accueillir les plus grands concertistes mondiaux. Après Domenico Severin, d’origine italienne
et titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Meaux, nous aurons cette année Steffen Markus Scha-
land, organiste de l’église noire de Brasov en Roumanie. C’est une volonté d’ouverture du festival vers l’in-
ternational. Gageons que ce festival vous fera découvrir encore plus passionnément l’instrument magique
qu’est l’orgue ! » Joël Gustave-dit-Duflo.
Programme
s Jeudi 30 janvier à 20 h : ouverture du Festival à
la cathédrale de Basse-Terre avec Jean-Michel Les-
del et Joël Gustave-dit-Duflo, co-titulaires (Soprano
invitée : Mme Marie-Sabine Clémençon)
s Samedi 1 er février à 20 h : Chœurs et Orgues à
l’église Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre.
Gérard Goudet, organiste titulaire du grand orgue
de la cathédrale de Chalon-sur-Saône ; avec les
chorales les Poinsettias du Carmel, et le Chœur de
la ville de Pointe-à-Pitre.
s Dimanche 2 février à 17 h en l’église Saint-
Charles Borromée de Gourbeyre. M. Axel Cham-
bili-Casadesus aux grandes orgues ; avec les cho-
rales « à cœurs d’hommes » de Saint-Robert et les
chorales du Matouba et de Saint-Claude.
s Jeudi 6 février : Journée pour les scolaires, en
l’église Saint Dominique de Baillif. Visite et dé-
monstration de l’instrument. Inscription au 0690
21 00 67.
s Vendredi 7 février à 20 h en l’église Saint Do-
minique de Baillif. Christian Bachelet, titulaire de
l’orgue de l’église Saint-Just d’Arbois ; avec les cho-
rales réunies de Saint Robert et Baillif , et la chorale
les Roses de Sainte Thérèse.
s Samedi 8 février à 20 h :
clôture du Festival en la cathé-
drale Notre-Dame de Guade-
loupe à Basse-Terre. Avec M.
Steffen Markus Schland, orga-
niste de l’église noire de Bra-
sov – Roumanie.
J.-M. Les del et J. Gustave- dit-Duflo
Page 17
17
HORIZONTALEMENT
1 - Les joueurs de loto espèrent ardemment.
ce genre de rêve.
2 - Ils œuvrent pour la réunion des Eglises chrétiennes.
3 - Possessif. Associé. Tout-terrain. Colombie.
4 - Langue. Filière scolaire. Lycée à Pointe-à-Pitre.
5 - Lituanie. Indo-européen.
Marque de chaussons pour enfant.
6 - Oiseaux. Ecole supérieure à Aix-en-Provence. Porto Rico.
7 - Après le méga volt. Organisme salutaire. Ecrivain italien.
8 - Au milieu de pied. Réfuta. Partie politique québécois.
Non qualifiable.
9 - Ronger. Regroupement de pays. Appris.
10 - Rendue insensible.
VERTICALEMENT
1 - Indication du dosage et de la fréquence de prise
d’un médicament.
2 - Remettra en marche.
3 - Ecole communale. N’importe qui.
4 - Exploration de plusieurs voies de détection.
5 - Oubliée. Miettes.
6 - Apparue. Terrain défriché.
7 - Préfixe négatif. Situation.
8 - Immense.
9 - Exclus.
10 - Italie.
11 - Prime.
12 - Inaccessible aux non-initiés.
P. CHERY, cssp
(Solution dans le prochain numéro)
M OTS CROISÉS N O 64
M OTS CROISÉS N O 63 ( SOLUTION )
EN CHEMIN AVEC NELSON MANDELA
Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Guyane, a été de 1983 à 1994 curé de Sowe-
to, professeur de séminaire. Il a agi aux côtés de Mgr Desmond Tutu et de Nelson
Mandela pour améliorer la vie quotidienne des noirs victimes de l’apartheid. Il a
vécu l’abolition de ce système. Il a récemment publié un livre : « Prier 15 jours
avec Nelson Mandela ». Mgr Lafont a été invité à présenter en Guadeloupe :
« Le rôle de l’Eglise catholique sur la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ».
s 6 E N D R E D I J A N V I E R Ì H C O N F Ï R E N C E Ì L A M Ï D I A T H Ò Q U E D E "
