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SACREMENT DE RÉCONCILIATION
UNE GRÂCE QUI NOUS EST
OFFERTE EN ABONDANCE
Nos péchés peuvent être par-
donnés du fait que Jésus, en
mourant sur la Croix et en res-
suscitant a pris sur lui tous les
péchés des hommes et nous
offre de manière définitive d’être,
comme l’apôtre Paul, récon-
ciliés avec Dieu. Pour cela, il
a voulu que son Eglise soit le
signe de l’instrument du par-
don, afin que nous ne vivions
plus dans le pêché. D’où l’im-
portance de la confession.
« Un vécu profond, puissant. Je me
suis senti étreint par l’amour du Sei-
gneur, par sa chaleur, par sa bou-
leversante miséricorde. Après avoir
dit l’acte de contrition et que le curé
m’ait donné l’absolution, j’ai pleuré
à chaudes larmes de longues mi-
nutes. J’étais soulagé, j’avais vidé
mon sac, déposé ce poids, beau-
coup trop lourd pour mes épaules ». Ce témoignage d’un fidèle qui nous
a raconté comment une confes-
sion très chargée en émotion, avait
transformé sa vie, résume parfaite-
ment combien nous aurions tort de
ne pas saisir cette main tendue en
permanence par notre Seigneur.
Les sacrements, rappelons-le, sont
des signes efficaces qui transfor-
ment ceux qui les reçoivent en en-
gageant leur foi. La confession n’est
pas un trait qui efface le passé, elle
rend l’homme capable d’avenir et
de sainteté.
La vie nouvelle reçue dans l’initia-
tion chrétienne (baptême, confir-
mation, eucharistie), ne supprime
ni la fragilité, ni la faiblesse hu-
maine, et encore moins l’inclination
au pêché. Mais aidés par la grâce
du Christ, les baptisés peuvent me-
ner ce combat : celui de la conver-
sion en vue de la sainteté et de la
vie éternelle, à laquelle le Seigneur
ne cesse de nous appeler.
En nous confessant,
nous avons tout à gagner
C’est que le Seigneur ne veut pas
nous laisser seuls, égarés, avec notre
mauvaise conscience, notre tristesse
ou notre aveuglement. Il vient nous
donner la vie en surabondance et la
joie. En témoignent ces nombreuses
scènes de l’Evangile qui nous disent
son amour pour sauver les hommes
de ce qu’ils cro yaient être des situa-
tions désespérées. (Le Fils prodigue :
Luc 15,1-32 ; le paral ytique : Marc 2,
1-12
ou en co re l a sa m aritaine : Je an
4, 1-10
).
Ce qui nous est demandé, c’est de
reconnaître notre pêché, de dire
nos blessures
, mais ce sacrement
nous emmène beaucou
p plus loin.
Nous retrouvons notre vérita
ble na-
ture, abimée
par le pêché. Nous
améliorons aussi le monde , car en
confessant notre
pêc hé personne l,
nous participons au travail
de sain -
teté de toute l’Eglise, dont chaque
ba
ptisé est membre et dont le
Christ est la tête (E ph 1, 22). Et
puis, à travers ce sacrement, nous
laissons le C hrist nous aimer et agi r
en nous (Luc 15,7 : « I l y aura p lus
de joie dans le ciel pour un seul pé -
cheur qui se re pent que pour 99
justes qui n’ont pas besoin de se
repentir ») .
La voie de la puret é
de l’
âme ?
Se confesser très ré gulièrement et
non une
fois par an, n’est-ce pas
aussi un moyen, dès lors que l’on
a choisi de suivre le chemin du
Christ , de renforcer constamment
notre foi
, de nous laisser habiter
par lui et ce faisant de nous tran s-
former en profondeur, en faisant
en sorte d’une confession à l’autre
de ne pas revenir devant le prêtre,
ave c les même s chos es à se f aire
pardonner. A mé diter. Thierry FUNDERE
Ce sacrement nous dé-responsabilise-t-il de nos actes ?
Non, loin de là, il affine notre conscience. On ne peut se
conduire n’importe comment et se dire qu’il suffira ensuite de
venir se confesser.
Ne risque-t-il pas de nous décourager ?
Au contraire, il nous invite à nous appuyer sur la force de Dieu
(Jn 5,14), pour ne pas retomber dans les mêmes fautes.
Ne pourrait-on pas se passer du prêtre ?
Dieu a choisi de passer par le prêtre en lui donnant de mani-fester sa bonté et pour que je puisse entendre objectivement,
de mes oreilles, qu’il me pardonne vraiment (Jn 20,23 et Mt
18,18). Dire le « Je confesse à Dieu » à la messe ne saurait
suffire.
Quand se confesser ?
Quand on le désire en fait ! Si l’Eglise recommande de recevoir
régulièrement le sacrement de réconciliation (le minimum re-
quis étant une fois par an), chaque fois que nous le recevons,
nous sommes censés devenir meilleurs.
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